Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewClémentine Autain· 1 juillet 2025 58 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

🟠 Clémentine Autain sur LCP "Ici, c'est Politique" 30/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 49 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que pour vous, il faudrait tout simplement acter la fin de l'année scolaire ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La proposition de Marine Le Pen sur la climatisation dans les écoles, hôpitaux et maisons de retraite, quelle est votre réaction ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous proposez concrètement sur les ZFE ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'objectif de contenir l'augmentation de la température mondiale sous les 1,5° est aujourd'hui perdu ?

  • 16:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi la gauche est-elle divisée sur les ZFE ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    La motion de censure déposée par le PS, comment la prenez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Clémentine AutainPromesse
    « Il faut créer une nouvelle branche de la sécurité sociale pour l'alimentation. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Un an après le nouveau Front populaire, l'Alliance de la gauche arrivé en tête l'an dernier aux législatives. Cette même gauche est plus que jamais divisée façon puzzle. Clémentine Autin a créé un nouveau mouvement l'après.

Mais elle ne désespère pas une candidature commune pour la prochaine présidentielle sur laquelle elle garde un œil elle aussi. À moins que le calendrier ne soit encore bousculé par une dissolution. Clémentin député écologiste et social de Saint-Sani et l'invité de LCP.

L'indice est politique. Bonsoir et merci de votre fidélité à LCP à l'indic politique. Bonsoir Clémentin bonsoir sur ce plateau.

Je ne suis pas tout seul, vous le voyez pour vous interroger ce soir. À commencer par Elsa Mondagava de LCP. Bonsoir Ellaza.

Bonsoir Réy Réy Clément de Challenge. Bonsoir Beranger, Beranger Bonde de France info. Bonsoir Hugo Hugo Couturier, Hugo Perchoir sur la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale sur laquelle vous pouvez intervenir en direct pour poser vos questions, faire vos remarques qui seront relayées autant que possible.

Avec vous Clémentine Autin, nous allons commencer dans un instant à évoquer l'alerte canicule sur la France. On parle de canicule avec des alertes rouges dans certains départements. Notre pays est-il prêt à faire face à des épisodes climatiques de plus en plus sévères ?

Les retraites. François Baou promet des arbitrages pour l'automne prochain mais pour l'instant c'est toujours les 64 ans. La loi audio lieu visuel qui vient d'être rejetée à l'Assemblée nationale.

Je vois que ça vous donne le sourire. On va y revenir tout à l'heure. Et puis la situation au proche-orient à Gaza.

Les habitants ciblent de l'armée israélienne lors de distribution alimentaire. Plus de 550 personnes ont été tuées. Et en fin d'émission, un invité viendra échanger avec vous.

On parlera d'économie capitalisation. Peut-être un vil un mot pour vous. Vous nous le direz.

On va vivre deux journées étouffantes. Météo France annonce des températures records demain et après-demain. Température record pour une fin juin avec des pointes attendues à 41°gr et des minimales très élevés entre 20 et 24°gr.

Ça fait plus d'une semaine que le thermomètre grimpe en particulier dans les écoles mais aussi les entreprises sur les chantiers dans les maisons de retraite et 16 départements ont été placés en vigilance rouge. Ça concerne toute l'Île-de-Fance et le centre. La dernière fois c'était en 2023.

À l'heure qu'il est, d'après le dernier recensement, Clément Martinotin, 200 écoles sont fermées, ça reste minoritaire. Ce sont les maires qui prennent la décision en coordination avec le préfet. Est-ce que pour vous, il faudrait tout simplement acter la fin de l'année scolaire ?

Écoutez, non seulement l'État euh ne sait pas agir contre le réchauffement climatique, mais en prime, il n'est pas capable d'adapter la société à la catastrophe qui vient. Donc, il faudrait en effet que l'État ait anticipé. Et c'est pourquoi, vous le savez, je plaide pour l'esprit public et c'est exactement ça l'esprit public, c'est-à-dire faire en sorte que l'État soit capable d'anticiper les problèmes et d'organiser les solutions.

Aujourd'hui, il y a une urgence. Est-ce qu'il faut fermer les écoles en disant les vacances scolaires c'est vendredi ou samedi, on ferme dès maintenant ? Mais il aurait fallu anticiper.

On peut pas le faire maintenant. Bien sûr, si on est dans l'urgence, on ferme mais pas au cas par cas. C'est un peu étrange d'avoir une ministre qui dit "Bon ben, vous faites comme vous voulez.

Si vous le sentez, vous fermez, si vous le sentez pas, vous fermez pas." Enfin, on a l'impression d'une désorganisation totale. Donc, on ne peut pas être au pied du mur à se demander comment on fait quand on a des classes qui en réalité ne peuvent plus accueillir correctement.

Mais aujourd'è j'essaie de pas me mettre dans un mur parallèle. Vous seriez maire d'une ville. Vous feriez quoi ?

Vous fermeriez la la Bien sûr que je protègerai. Bien sûr que je protégerai. Mais je serai très en colère.

Je serai très en colère. Euh vous savez, c'est dans tous les domaines que l'État euh marche à l'envers, que le gouvernement fait l'inverse de ce qu'il faut faire sur un sujet majeur aujourd'hui. On le sait, le réchauffement climatique, c'est pas pour dans euh euh 2000 ans, c'est là tout de suite.

Et les catastrophes et les catastrophes, elles sont là tout de suite. Restons sur les écoles. Elsa.

Oui, la proposition de Marine Le Pen, on voulait entendre votre réaction. Elle dit les grands ans que la France déploie un grand plan d'équipement pour la climatisation dans les hôpitaux, les écoles, les maisons de retraite, les services publics. Oui.

Alors si on peut ne pas avoir comme solution uniquement la climatisation, d'accord, qui est énergivore, on le sait, mais d'essayer de penser les choses sur un plus long terme d'organisation, de manière de construire nos nos espaces et en particulier la rénovation thermique. La rénovation thermique est une des clés essentielles pour faire face au réchauffement climatique. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?

On a la prime rénove qui a été imaginée, qui est petite, 4,5 milliards au démarrage alors qu'il en faudrait au moins 10 et le gouvernement décide de passer cette enveloppe à 2,3 milliards, c'est-à-dire l'inverse exactement de ce qu'il faut faire. Mais vous pouvez décliner à peu près dans tous les domaines. Prenez la question des transports en commun et du rail.

Vous savez que c'est un enjeu essentiel pour faire face au réchauffement climatique que vient d'annoncer le patron de la SNCF qu'il voulait dans les 10 ans à venir fermer jusqu'à 10000 km de ligne de rail, c'est-à-dire entre 13 et euh 30 % de ce qu'on appelle les lignes de fine dessert, vous voyez qui sont en fait les transports du quotidien. On voit que souvent aussi les choses c'est une question d'argent. Il va y avoir une proposition de loi déposée cette semaine sur les bouilloirs thermiques.

On a beaucoup parlé des passoirs thermiques cet hiver là. C'est les habitations, il fait trop chaud hein. Mais c'est c'est souvent lié hein.

Ceux qui sont dans des étages connaissent aussi voilà se sentiment d'étouffé la proposition lois s'il faut mettre des ventilations des ventilateurs qui payent. Bien souvent ce sont les propriétaires qui disent que c'est aussi compliqué pour eux d'adapter les logements aujourd'hui isolés parce que il y a les passoirs et les bouilloirs mais enfin souvent ce sont les mêmes. C'est qu'il y a un problème d'isolation.

Donc l'État pour moi doit prendre ses responsabilités et investir massivement dans la rénovation thermique du bâtiment. y compris les bâtiments privés y compris les propriétés privées. Aider bien sûr aider trouver des systèmes d'aide euh qui peuvent être évidemment différente en fonction euh de euh des revenus des uns et des autres.

Sauf que ce qu'on sait déjà aujourd'hui, c'est que ce sont évidemment ceux et celles qui n'ont pas les moyens euh de faire ces travaux de rénovation qui vivent dans ces passoirs et dans ces bouilloirs. Donc la question écologiste et la question sociale sont en réalité très imbriqué et c'est pourquoi je dis qu'il faut un pilote dans l'avion. Il faut que la puissance publique prenne la main et qu'on ne laisse pas chaque individu finalement être euh dans une difficulté et face à un sort individuel, mais qu'il y ait une capacité collective à relever le défi parce que c'est un enjeu qui nous concerne toutes et tous.

Quand on dit chaleur excessive, on parle aussi de circulation en ville et de limitation de vitesse qui s'impose évidemment pour réduire la pollution. Et ça nous amène des rangè à parler des aides des feux, les zones à faible émission. Oui.

Euh, exemple typique peut-être de la difficulté de légiférer sur ces sur ces sujets-là. Euh les ZFE ont été supprimés euh par l'Assemblée nationale. Euh votre du RN est des insoumis.

Euh c'est des c'est une loi qui a été mal expliquée, qui a été mal écrite, qui a été avec un manque de concertation. Comment vous Qu'est-ce qui s'est passé ? les les faut comprendre en fait c'est ça vise à répondre euh à ce qui se passe dans les cœurs de de grandes métropolees où on a beaucoup trop de gaz à effet de serre.

D'accord ? Donc on essaie de trouver des solutions en urgence pour limiter euh le fait qu'il y ait euh ces gaz à effet de serre en nombre complètement insupportable. Mais les affe elles ont des conséquences sur tous ceux qui habitent en périphérie.

Donc pourquoi est-ce que ça clive en fait comme sujet ? parce que il faut en réalité tenir les debouts. Il n'est pas possible que la préservation, voyez ce que je veux dire, enfin le fait de d'éviter le pire, on va dire en cœur de métropole se fasse au détriment de celles et ceux qui n'a pas été prévu dans le texte en fait.

Exactement. Qu'est-ce que vous proposez vous alors ? Est-ce que vous avez des propositions nouvelles ?

Mais je n'arrête pas de vous dire. Je vous ai dit que il fallait investir. Donc il faut être capable d'investir et de faire en sorte que l'écologie que l'on propose soit une écologie.

Est-ce que vous allez prép faire d'autres propositions concrètes à l'Assemblée ? Oui, mais il faut les moyens bien sûr qu'on va faire et sur les ZFE, on va faire des propos concrètement ça veut dire que l'autre bout de l'échelle. Si on fait des ZFE, il faut que ceux qui habitent en banlieu et j'en fais partie, voilà, on ait les moyens de pouvoir venir par à l'entrée.

Enfin, non, c'est pas forcément des parkings, c'est aussi des transports en commun. Voilà, les transports en commun, on en on en est où des transports en commun ? On investit quand dans les transports en commun ? on les rend accessibles.

À quel moment la gratuité des transports publics ça devrait être vous mettez les deux dans une même moi, dans une même loi pour être sûr que les deux avance en même temps. C'est ça. Moi je vais vous dire une chose hein.

La question écologique, elle va pas se régler uniquement par des réglementations hein, c'est-à-dire des interdictions. Et si on veut que l'écologie soit populaire et non pas punitive, mais c'est moi je ne crois pas. Mais je suis pas d'accord avec vous parce qu'aujourd'hui ce qui est punitif et les écoles qui ferment, c'est le réchauffement climatique qui est punitif.

C'est pas les écologistes. Donc il faut arrêter avec ça. C'est pas c'est pas ce que je suis en train de dire.

C'est pas une histoire de punir, c'est une histoire d'investir. Je vous l'ai dit, il y a la question de la rénovation thermique, il y a la question du rail et des transports en commun dans lesquels il faut investir. Il y a les énergies renouvelables.

Et là encore, le gouvernement est fait totalement à l'envers. L'extrême droite a proposé un moratoire sur les énergies renouvelables. Non mais voyez où on est.

C'est délirant avec la gauche qui était absente des bancs pour le voter. Simplement écoutez l'agriculture, on peut aussi discuter de l'agriculture avec avec la loi du plan, c'est un sujet absolument actuel. Refire tous les textes avout sur les le le ZFE, vous avez remarqué comme nous tous que les insoumises n'ont pas voté.

Oui, je suis en train de vous expliquer l'équation. Vous êtes en colère contre enfin je viens de vous expliquer l'équation. Je suis pas en colère.

Je suis en train de vous dire que la gauche, elle doit pas être soumise à au seul débat qui est pour ou contre les NFE alors que on a une équation à tenir qui est à la fois de réduire les émissions de à effet de faire en cœur de métropole et de ne pas et de écoutez-moi bien et de et de ne pas le faire toujours contre celles et ceux qui habitent en périphérie. C'est pourquoi ma réponse et j'insiste ma réponse et j'insiste. Elle est dans une politique publique offensive d'investissement qui touche à tous les domaines qui permettent la transition écologique et la bifurcation et pas de s'empiller matin, midi et soir sur des normes.

Ça peut faire obstacle le genre de vote des mis à des accords par exemple pour les municipales de dire on ne s'associe pas avec des partis qui votent ce genre de choses. Je ne le crois pas. Je vais vous dire pourquoi.

C'est je ne crois pas qu'il y ait au fond du fond un total désaccord. La France insoumise on laisse répondre. Oui, mais ça c'est la question qui est mal posée par le gouvernement parce que il y a rien d'autre pour accompagner.

Alors donc vous vouliez dire quoi ? La France insoumise ? Non, ce que je veux vous dire c'est que je ne crois pas qu'il y ait un désaccord majeur entre les différentes forces de gauche dans une politique publique que nous on devrait mener parce que toute la gauche est d'accord pour dire qu'il faut résoudre cette équation que je suis en train de vous expliquer depuis tout à l'heure.

Quand quand on est soumis à une proposition Oui. Non. du gouvernement qui ne fait rien sur l'écologie, qui ne fait rien aussi sur l'agriculture.

Enfin, c'est pas qu'elle fait rien, c'est qu'elle elle accompagne ont eu raison de voter contre. Donc donc quand même, il y a il y a eu il y a ce que je suis en train j'entends bien que ce qui ce qui est très intéressant, c'est de voir qu'on pourra jamais s'entendre. Mais moi ce que je vous dis et je vous le dis solennellement, non, je vous le dis solennellement quand on est divisé sur un vote qui est un vote qui est proposé par le gouvernement, gouvernement qui ne veut pas de la bifurcation écologique et qui nous met à chaque fois dans des alternatives où c'est blanc ou noir.

Voilà. Alors que en réalité ce qui rassemble à gauche, c'est de vouloir tenir ses debouts. Donc je ne crois pas qu'il y a une divergence profonde, indépassable sur ce sujet-là.

Je pense qu'il y a au contraire énormément de convergence aujourd'hui pour dire sur les sujets majeurs que que je vous cite que nous sommes capable de faire ensemble une politique publique populaire écologiste. Hugo oui madame Autin, il y a il y a deux questions pour vous sur les transports. Il y a quelqu'un qui dit bah il est où l'argent pour investir et la même personne qui dit la gratuité des transports publics comment on fait car c'est vachement cher mais ça marche bien.

Oui. Alors l'argent c'est bien, on peut parler du budget. On fait tout de suite un saut mais de l'argent il y en a beaucoup.

Euh je vais donner déjà un seul chiffre, c'est celui de la Cour des comptes. 62 milliards d'euros de manque à gagner sur euh toutes les ris tournes qui ont été faites aux ultra riches euh depuis euh que Emmanuel Macron est au pouvoir. Voilà, ça c'est très concret.

C'est 62 milliards que nous avons perdu dans les recettes publiques. Je vous donne une deuxième idée, la taxe Zucman. Euh c'est une taxe qui est inspirée d'un économiste, Gabriel Zucman et qui dit "Si on taxe à 2 % le patrimoine des ultra riches qui aujourd'hui contourne l'impôt fortement, très fortement, on peut faire rentrer dans les caisses publiques en gros 20 milliards d'euros." On va je vais pas vous faire la liste aujourd'hui et je vous assure je et je vous assure, j'ai fait un livre sur l'esprit public dans lequel il y a un chapitre sur la fiscalité et j'ai mis mon nez à cette occasion dans le budget de l'État et j'ai été moi-même, pourtant je fais de la politique depuis longtemps, surprise des marges de manœuvre incroyables qui existent si on décide de mettre le budget de l'État au service de l'esprit public, du bien commun et non pas à perte avec la politique de l'offre. ou c'est 200 milliards d'euros qui sont donnés aux grandes entreprises sans aucune contrepartie ni sociale ni environnementale.

La flat taxe qui fait que on va y revenir ce qui se paye en dividende je voudrais qu'on reste sur les questions de climati. Oui justement sur le réchauffement climatique la température mondiale a augmenté et on se demande est-ce que l'objectif de contenir l'augmentation de la température mondiale sous les 1,5°gr pour vous est-ce que aujourd'hui il est perdu ? C'était c'était un objectif qui était intenable ?

Ah bah là aujourd'hui on est en train de le perdre bien sûr, mais c'est pas parce qu'on est en train de le perdre que il faut pas très vite se donner les moyens de ne pas perdre le chapitre suivant. On signe des accords, on ne les tient pas, on ne s'en donne pas les moyens. Et ce qui moi me me m'impressionne en fait sur ce sujet pour avoir discuté avec de très nombreux scientifiques, de très nombreux acteurs de institutionnel sur ces enjeux-là, ce qu'ils nous disent, c'est que les solutions, on les connaît.

Alors, il y en a pas une, hein, il y a pas une solution miracle pour euh euhiguer, enfin amoindrir en fait ce réchauffement climatique. C'est un ensemble de politiques publiques mais elles sont sur la table. Just conement.

Concrètement, qu'est-ce que vous préconisez comme mesure un peu plus forte ? Je je peux recommencer mais je je pense tout ce que vous avez dit avant. Voilà, je veux bien vous les redire parce qu'en fait c'est un ensemble de politiques publiques.

Donc j'ai insisté rénovation thermique, je pense que vous m'avez compris. Les rails et les transports en commun, c'est absolument fondamental. Or en ce moment, on veut supprimer des petites lignes et notamment le rail.

C'est complètement fou le fait qu'aujourd'hui le train soit parfois plus cher que l'avion sur certains trajets. Mais c'est et toutous. On va vers une autre question dans les albes d'Opon.

Je vous ai parlé de l'agriculture et la bois du plomb pas les faire capable de soutenir une agriculture intensive en emploi et parfois intensive en intran dans les Alpes du sud de la station d'AOS station de ski a décidé d'arrêter définitivement le ski. Est-ce que pour vous ça peut être une des un des exemples à suivre ? Ah bah en tout cas, il y a un enjeu pour les montagnes qui est énorme.

Vous savez que je suis allée dans les Alpes euh maritime il y a pas très dans pardon dans les Hautes Alpes, excusez-moi. J'étais dans les Hautes Alpes dans pendant plusieurs jours et euh justement j'ai fait un débat sur la question de l'avenir des montagnes parce qu'il y a l'enjeu des des Jeux Olympiques. venir des stations de ski même bien sûr des stations de ski mais aussi des Jeux Olympiques et comment on réinvente quelque part la montagne dans un moment où on sait que euh il va falloir transformer et les pistes de ski aujourd'hui vous savez elles sont surtout au service euh d'un plus petit nombre de gens qui ont beaucoup beaucoup d'argent et c'est quelque chose qui se dédémocratise encore plus que plus que jamais parce qu'il y en a moins et en fait ce sont les hyper riches de ski.

Euh je pense qu'il faut réfléchir à la transformation euh des montagnes de ce type. Oui, je pense que c'est un sujet euh important, politique et qu'il faut imaginer. Alors, on va parler de de réchauffement climatique.

On va ça va chauffer aussi à l'Assemblée nationale demain avec une motion de censure qui a été déposée par les députés socialistes et que toute la gauche votera. Le RN a fait savoir qu'il n'y joindrait pas ses voix et donne rendez-vous plutôt au moment du budget de Vine 26 dont vous avez déjà un peu parlé. Le Parti socialiste a déposé la motion de censure dans la avec l'appui sans l'appui pardon des autres parties du Nouveau Front populaire.

Comment vous le prenez ça ? Écoutez moi j'ai jamais eu d'indulgence pour François Baïou donc je voterai la motion de censure. C'est pas ça que je vous pose comme question.

Le fait que le PS dépose sa motion de censure, les autres suivez-moi si vous m'aimez et comment vous le prenez ? Ah je pense que c'est mieux quand on fait les choses ensemble. Je pense que c'est vraiment mieux quand on fait les choses.

C'est un seul coup quand même. Je vous le redis. Je pense que c'est mieux quand on fait les choses ensemble pas plus que ça.

Et j'aimerais bien que ça s'arrête le petit jeu de qui a commencé. Oui mais c'est moi qui la dépose. Mais vous vous êtes devant le fait à pli mais oui mais nous on a le droit de tirage.

Oui mais nous on a pensé avant. Stop. Voilà maintenant faut faut faire du com mais là c'est le PS qui reprend les manettes quand même.

Non mais faut faire du commun et tant qu'on aura pas compris ça avec le PS c'est possible. Oui avec le PS c'est possible. D'ailleurs, on l'a fait avec le nouveau Front populaire et 9 millions de personnes se sont déplacées pour vot pour nous nous mettons en tête.

Donc vous voyez que c'est possible. Alors le cette motion de censure, on sait déjà qu'elle a peu de chance de passer puisque le RN, sauf Tremblement de terre annoncé qu'il ne voterait pas. Euh c'est les paris sont ouverts.

Non non mais mais à quoi ça sert fondamentalement de de voter de de de d'enclencher tout ce processus que que le PS a lancé alors que si c'est pour voilà se retrouver à l'automne ? À quoi ça sert finalement ? Écoutez, c'est le Rassemblement national qui prend la responsabilité de mettre François Baou sous respiration artificielle et être très dépendant d'ailleurs du Rassemblement national.

Mais nous, on agit pas en fonction du Rassemblement national. Ça sert au moins à une chose, c'est à montrer le vrai visage de du parti de Marine Le Pen. Mais ça sert aussi à redonner la main au RN.

Clairement, non, ça redonne pas la main au RN. Bah, c'est eux qui l'ont manifestement demain. Bah, écoutez, en tout cas, les Françaises et les Français voi aussi ce qui se passe.

Pourquoi attendre ? Pourquoi lui laisser encore du temps pour continuer à mener sa politique ? Ce sont les électeurs et les électrices du Rassemblement national qui d'ailleurs dans les enquêtes d'opinion disent qu'il et elle souhaite la motion de censure en finir avec le gouvernement Bairou.

Donc c'est au RN de s'expliquer devant ses électeurs et ses électrices. Mais nous c'est notre responsabilité de dire stop. La question des retraites c'est pas une petite une petite question s'il y avait que celle-là.

Mais il y a rien à garder du conclave qui donc s'est achevé. Il y a quand même deux mesures que François Baouait intégrer dans le projet de budget de la sécurité sociale quand même qui sont le les deux trimestres en plus pour les femmes au titre de la maternité et l'âge de départ sans des codes qui est abaissé 6 66 ans et demi au lieu de 67. Vous vous dites pas bah c'est toujours ça de prix.

Non mais arrêtez, on fait pas la manche. On est sur un sujet où les Français sont descendus par millions dans la rue, où tous les syndicats sont contre et où c'est une écrasante majorité des Français qui non seulement ne veut pas travailler plus longtemps, mais qui en plus dit 59 % dans les enquêtes d'opinion que il et elle sont prêts à cotiser davantage pour maintenir la possibilité de partir à 62 ans avec suffisamment d'années de cotisation pour pouvoir partir non pas avec une retraite misérable mais avec une retraite digne de ce nom. Donc pourquoi ?

Et l'Assemblée nationale a voté le 5 juin dernier dans la niche parlementaire des communistes. Nous avons enfin pu voter. Qu'a dit le parlement ?

Il a dit "Nous ne voulons pas de cette loi." Donc faire un conclave, dire aux organisations syndicales, vous allez pouvoir vous mettre d'accord mais donner une limite qui est celle de ne pas toucher à l'âge de départ, honnêtement c'est irresponsable. C'est de l'enfumage.

C'est ce qui crée du dégoût pour les Françaises et les Français à l'égard de la politique. Donc moi, je suis extrêmement en colère de l'attitude de François Baot, y compris des déclarations qu'il a fait lui-même sans arrêt. Le parlement aura le dernier mot, les organisations syndicales pourront dire ce qu'elles souhaitent faire et en réalité tout est totalement ficelé et il n'y a pas de dialogue et on est en train de discuter de de de tout petits morceaux.

Donc en fait pour conclure ce que disait Beréranger, demain vous comperez les voix de la gauche. Qui a voté pour la motion de censure ou pas ? On va compter les voix de la gauche.

C'està dire bah ça ça ça aboutira à ça. Il y aura que la gauche qui votera la motion de censure. Et ben oui, bah nous serons là pour dire que nous nous opposons à François Bayon.

Nous serons là pour dire que de l'affaire Betaram parce que là on a parlé des retraites hein mais c'est pour l'ensemble de son œuvre depuis la dernière motion de censure. L'affaire Betaram c'est pas rien quand même. Sauf que le PS il met pas ça dans son texte.

Bah, peut-être que lui ne met pas ça, mais moi je le mets euh au pot de ma colère contre ce gouvernement. Et c'est pour ça aussi que vous vrezz la motion de censure. Oui, c'est une des raisons et il y en a beaucoup vous savez euh contre ce gouvernement.

Moi, je suis très en colère en fait, chacun il voit ce qu'il veut, quoi. Les reculs, le Parti socialiste a été totalement d'accord avec nous pour dénoncer ce qui s'est passé dans l'affaire Betaram. Donc vous ça vous allez pas le nier sur les les enjeux écologiques, les reculs que nous vivons là, c'est insensé. au moment où on a encore une crise avec la canicule et ce qu'on voit là sous nos yeux, comment expliquer que le gouvernement soit à ce point, j'allais dire à côté de ses pompes, mais je je pardonnez-moi, mais à ce point en dehors complet de ce qu'il faudrait faire quand on voit ce qui se passe.

Exact. On l'a vu donc, sauf surprise, demain le Rassemblement national donne plutôt rendez-vous à l'automne sur le budget pour le dépôt d'une motion de censure. C'est déjà écrit par avance.

Vous aussi la gauche, vous allez les enchaîner sur le budget et nous serons sans doute sans aucun doute en désaccord avec le budget. Pourquoi ? Parce que François Baou a déjà annoncé qu'il cherchait 40 milliards. 40 milliards d'économie sur la dépense publique.

Et vous ces 40 milliards, c'est forcément des hausses d'impôts. Mais j'aime pas cette formule, pardonnez-moi, mais je trouve que la formule est typiquement d'ailleurs celle que rabâche en permanence euh le gouvernement et même le Rassemblement national, trop de taxes, trop d'impôts comme si c'était indifférencié. La question c'est les impôts de qui ?

Ce qu'on a baissé, les impôts qu'on a baissé, c'est les impôts des ultra riches, c'est les impôts des grands groupes économiques. Et pendant ce temps-là, on propose d'augmenter la TVA. Ça c'est totalement injuste.

Donc je suis en désaccord avec ça. Par contre, je pense en effet qu'il est temps d'arrêter euh de démultiplier les niches fiscales, de faire des flat taxes qui permettent aux ultra riches de se payer en dividende et d'échapper à l'impôt, qu'il faut arrêter de donner des centaines de milliards d'euros aux grandes entreprises sans mettre aucune contrepartie ni sociale ni environnementale. Donc oui, je pense que on a des marges de manœuvre du côté des recettes et même du côté des dépenses avec les aides publics.

Pas tellement de débat au moment du budget. On voit bien qu'on arrivera, le gouvernement n'arrivera pas à vous mettre d'accord sur les 40 milliards. François Baou, il tombera au moment du budget pour vous, c'est une évidence.

En tout cas, nous voterons, nous censurerons si de route. Alors, comment est-ce que ça veut dire que vous voterez la motion de censure du RN ou que la gauche déposera une motion de censure ? Nous déposerons une motion de censure.

Nous verrons à ce moment-là comment ça se c'est acté. Il y aura une motion de censure du NFP sur le budget. Je vois pas comment il pourrait en être autrement.

D'accord. Parce que sinon ça voudrait que dire que vous voteriez la motion de censure du RN. Oui, mais vous savez ce petit jeu de qui va voter ?

Alors le RN vote pas parce que de la gauche à un moment donné c'est un peu rhtorique donc je préfère que ce soit celle de la gauche et que le RN se dépatouille que l'inverse c'est l'évidence mais à la fin c'est est-ce qu'on veut que ce gouvernement tombe ou est-ce qu'on veut qu'il ne tombe pas ou ben pour qu'il tombe il faut que le RN vote avec vous ou vous avec le RN en fait dans n'importe quel sens. Donc vous dites la gauche va déposer une motion de censure pour que le RN la rejoigne. Mais c'est vous voyez bien la manière dont vous le formulez.

Nous on veut faire tomber le gouvernement. nos voix iront sur une motion de censure pour faire voter ce gouvernement. Après, faisons mais faisons attention à ce que à ce que nous disons.

Attendez, attendez mais c'est important ce que vous dites. Clémentin la gauche votera une motion de censure pour faire tomber le gouvernement au moment du budget s'il est pas tombé là. Donc, quelle que soit la motion de censure, nous déposerons la nôtre, vous le savez bien.

Et par ailleurs, je pense qu'il faut pas prendre les électeurs et les électrices pour des imbéciles. Je veux dire, euh tout nous oppose avec l'extrême droite. Qui peut croire un instant qu'il y aurait une espèce d'alliance autour d'une motion de censure entre l'extrême droite et nous ?

Alors, évidemment, si c'est euh une motion de censure avec des critères qui sont qui qui qui n'ont absolument rien à voir, nous aurons une discussion de l'opportunité, du moment, de tout ça. Mais il faut être concret. Est-ce qu'on veut que ce gouvernement tombe ?

La réponse pour ma part. Et oui. Donc si la motion de censure ne passe pas là, mardi il y en aura une autre sur le budget.

Je je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Si la feuille de route continue à être ce qu'elle est, je vois pas bien comment il pourrait en être autrement. Vous rendez compte 40 milliards d'euros, qu'est-ce que ça veut dire ?

Il va les prendre où ? Alors, on va les renier. Le l'hôpital est en burnout, les profs n'en peuvent plus dans les écoles qui sont surchargées.

Vous voulez faire toute la liste, les transports publics sont exangles. Et quoi d'autre ? On va faire quoi ?

Il va les prendre où ? Il va les prendre où ? parlerovisu publicon équé tout à l'heure en ouverture d'émission parce que la motion de rejet préalable sur la loi de l'audiovisuel public a été votée.

Donc la loi dati, on va faire ça pour dire ça pour faire simple et renvoyé à ses chers études et vous votre groupe avait déposé aviez déposé aussi beaucoup d'amendements au cas où pour Mais là il y a la motion de rejet qui a été votée. Le RN l'a voté ça vous a surprise ? Ah oui, ça m'a surprise parce que j'avais assisté à une des fois, c'est la trem fois hein, qu'elle se cogne euh qu'elle subit un un camouflé, un échec à l'Assemblée nationale avec sa proposition de loi sur l'audiovisuel public qui est un une manière de de de casser en règle hein, euh l'audiovisuel public.

Et au moment de ce débat en commission des affaires culturelles, l'extrême droite n'était pas en reste pour euh enchaîner des propositions qui à diminuer la part de l'audiovisuel public. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi ils ont voté qu ?

Et ben c'est invitez-les pour leur demander. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ça vous a surprise donc ?

Oui, ça m'a surprise. Mais c'est plutôt mais c'est Vous êtes plutôt satisfaite quand même. Euh je je j'aimerais qu'il s'explique parce que quel est le la logique politique qui les amène à ça ?

Est-ce que c'est pour masquer le fait qu'ils vont pas voter la censure ? Est-ce que c'est de la pure tactique ? Voyez ce que je veux dire ?

Peut-être peut-être peut-être un coup de théâtre pour la censure aussi. Je ne j'en sais rien mais ce que je veux dire c'est que c'est pas cohérent avec ce qu'il raconte sur l'audiovisuel public et d'ailleurs partout dans le monde. Vous voyez bien que quand l'extrême droite est au pouvoir, elle s'attaque à l'information, à l'information de qualité, à l'information publique et d'ailleurs en règle générale à l'espace public.

Donc il y a une question de cohérence du RN sur ce sujet. Euh oui, il y a une question. Alors, vous pouvez toujours voter une motion de rejet, ça dit pas le sens.

Vous dites vous remettez à plus tard. Voyez ce que je veux dire ? Justement parce qu'on essaie de décrypter un petit peu, je vous donne là le l'analyse qu'en fait un conseiller d'un des groupes du bloc central, il dit attention en fait Rachidati ça accélère le processus pour elle puisque en de jours de débat à l'Assemblée le texte n'aurait pas pu être adopté, il aurait fallu le reprendre à la rentrée.

Là il va pouvoir aller plus vite au Sénat. Donc dans le bloc central, on se demande s'il y a pas eu aussi peut-être un arrangement ou en tout cas elle a pas mobilisé ses troupes et ça peut l'arranger finalement de voir son taxe rejeté. Mais ça c'est un des points les plus intéressants dans ce que vous dites.

C'est l'attitude. Non mais attendez attendez dans ce que vous venez de dire, il y a un point qui est fondamental, c'est que si cette motion Roger elle a été adoptée, c'est parce que les macronistes une fois de plus et maintenant ça devient une habitude ne sont pas au rendez-vous dans l'hémicycle soutenir leur ministre, leur gouvernement. D'ailleurs, ça a été vrai aussi sur la taxe du Zucman.

Quand on a gagné à l'Assemblée nationale sur la taxe du peintre, c'est parce que la gauche était très mobilisée et que euh les macronistes euh ils ont ils étaient très nombreux à avoir piscine. Donc je crois qu'il y a un vrai sujet dans leur propre camp euh qui n'est pas soudé où il y a une démobilisation très importante et ça ça dit quelque chose d'un gouvernement d'un camp politique qui est en perte de vitesse, qui va à volot et qui n'est pas capable de souder ses prémis. Pour revenir sur le fond du texte, qu'est-ce qui vous gênait vraiment dans dans dans le fait de créer une holding de l'audiovisuel public ?

Est-ce que c'était une simple question d'organisation qui vous déplais ? Bah parce qu'on alors la logique des holdings en plus dans les services publics en règle générale, dans l'espace public en règle générale, on connaît la musique hein. C'est-à-dire que d'abord c'est souvent des logiques de restructuration qui au passage permettent de faire des économies et donc d'avoir moins de moyens humains pour faire vivre l'audiovisuel public.

Et la deuxième chose, c'est que ça s'assoit aussi sur les spécificités euh les spécificités de chacune des antennes. Et ça, c'est pour moi une des grandes forces de notre audiovisuel public. Est-ce qu'il y avait pas aussi une part de de fixation peut-être sur le fait que Rachidati portait le le texte ?

On sait qu'elle est un peu controversée à gauche. Moi ce qui m'intéresse, c'est le contenu du texte. C'est pas J'ai pas voté euh la motion de Roget en me disant tiens euh euh ça va faire les pieds de de Rachidati.

Non, ce qui m'intéresse, c'est est-ce qu'on gagne cette bataille avec toutes celles et ceux qui sont en grève d'ailleurs et je les salue. Euh toutes celles et ceux qui sont attachés à cet audiovisuel public. La question de l'information euh c'est une question majeure aujourd'hui.

D'ailleurs, je le dis, si nous arrivons au pouvoir, quand nous arriverons au pouvoir, pour moi, une des premières lois à faire adopter, c'est une loi anticoncentration adossée à une loi qui donne des moyens pour développer l'audiovisuel public. Parce que on parle beaucoup de sécurité mais il y a une sécurité à laquelle on pense pas beaucoup, c'est la sécurité de la conversation publique. Et pour qu'il y ait une sécurité de la conversation publique, il faut que les journalistes puissent faire leur travail.

Il faut qu'on ait de l'information de qualité et avec tout le pouvoir qu'on a donné au GF femme et la place finalement de 10 milliardaires dans le monde médiatique aujourd'hui invite à ce que encore une fois la puissance publique, l'esprit public soit en rendez-vous. Clairin Vincentor devrait revendre ses news par exemple. Ah je pense qu'il y a un sujet avec l'ARCOM parce que non mais si vous si votre loi anti anti concentration passé Vincent Boloré devrait revendre ses news.

Oui parce que enfin en tout cas ces news ou autre il y a il y a un anticons ou autre chose mais il y a il y a deux sujets sur ces news ou autres c'est que il y a aussi la logique de l'ARCOM. Parfois on dit, vous savez, il y a l'ARCOM qui fait des recommandations sur ces news, ça va pas. Vous avez pas dit ce vous avez dit, enfin il y a des propos qui vont pas, il y a pas assez d'invités d'hiver mais c'est l'ARCOM qui donne les chaînes.

Je veux dire, il faut faut quand même se rendre compte. Que vouz dire ? Ben ce que je veux dire, c'est que c'est la puissance publique qui décide aussi de l'attribution des des Donc vous par exemple, vous diriez pas d'attribution de Cs, pas de canal à C. un canal qui ne respect un canal qui ne respecte pas des règles de pluralisme de manièreous concrètement ça veut dire quoi aujourd'hui il faut arrêter ces news je suis hyper clair je dis que on a une instance de régulation d'accord avec des des canaux pour émettre qui sont des canaux donnés par le le public ça nous appartient à toutes et tous la question du pluralisme de l'information pour moi ça c'est les principes mais concrètement ça veut dire Et ben concrètement, ça veut dire que l'ARCOM doit appliquer ses principes et par exemple concrètement aujourd'hui, qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça vous vous voyez pas que ça pose un problème que c'est si mais je vous demande précisément ce que ça veut dire. Bah oui, je pense qu'il y a un sujet de savoir si ces news doit avoir la possibilité d'émettre sur un canal qui est donné par la puissance publique. Oui, je pense que c'est un sujet du point de vue des principes.

C'est pour ça que je veux pas ce que je veux dire c'est que ce qui m'intéresse c'est les principes. Les principes et euh le le bien commun qui est à noué. L'information doit être un bien commun.

Clémentin vous êtes membre de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Nous allons parler notamment de Gaza où la famine s'installe de plus en plus. Ce nouveau système de distribution d'aide humanitaire mise en place par Israël est un échec.

Pire, lors des distributions alimentaires, l'armée israélienne débordée n'hésite pas à ouvrir le feu sur les hommes, les femmes, les enfants qui viennent chercher de quoi survivre. Le bilan approche les 600 morts et des milliers de blessés. Et ce matin, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barreot dit que la France se tient prête à concourir à la sécurité des distributions alimentaires.

Il dit que c'est un scandale, une honte, une attente à la dignité de la personne humaine. Pour vous, c'est une déclaration qui va dans le bon sens de la diplomatie française ? Oui, enfin, on a un petit problème avec la diplomatie française, c'est que vraiment c'est le zigzag permanent, hein.

C'est un coup dans un sens, un coup dans l'autre, on sait plus où on est, ça dépend des jours. Donc, j'aimerais bien que sur cet enjeu qui est un enjeu humain, qui est un enjeu de droit international, qui est un enjeu de justice pour un peuple qui aujourd'hui subit un génocide, et bien j'aimerais bien qu'il y ait de la constance, voilà, dans ce que l'État français décide de faire ou de ne pas faire. C'est des où c'est essayé d'avoir une position un peu d'équilibre et de pas choisir un camp plutôt qu'un autre.

Ah parce que vous trouvez que quand il y a Israël qui aujourd'hui l'état d'Israël de Benjamin Netaniaahou ce gouvernement de Benjamin Netaniaahou qui affamme un peuple qui massacre des civils, qui est en train qui a laminé ça Emmanuel Macron Bar déjà dénoncé. Mais donc pourquoi vous me dites pourquoi vous me parlez ? Vous me dites des zigzags.

Est-ce que c'est quoi les zigzags sur les zigzags ? C'est que quand c'est que quand Israël par exemple euh Benjamin Netaniaou décide d'attaquer l'Iran, ce qui est contraire au droit international. C'est bien, c'est important quand même de se le redire puisque visiblement sur les plateaux à plein de moments, on a l'impression que se référer au droit international, c'est quand ça nous arrange.

Quand c'est Poutine qui agresse la Russie, alors là, il y a un problème de droit international. Mais je pense que c'est important de dire aussi que quand Israël attaque l'Iran, il y a un problème aussi de de droit international. Et à ce moment-là, que fait Emmanuel Macron ?

Il décide que il annule la conférence à Washington avec l'Arabie Saoudite pour la reconnaissance de l'État palestinien. Est-ce qu'il faut la reprogrammer très vite ? Oui.

Et j'attends et je et on m'a dit "Ah mais oui, mais c'est juste elle est juste reculée." Ah bon ? Mais elle est reculée quand ?

Ça changerait beaucoup de choses de reconnaître l'État de Palestine ou ce serait juste symbolique aujourd'hui ? C'est c'est symbolique et c'est diplomatique. Vous savez, la diplomatie c'est le rapport de force.

Et le rapport de force, il peut fonctionner quand on a aussi de la suite dans les idées. Donc j'attends de la France qu'elle ait de la suite dans les iné dans la reconnaissance de l'État palestinien. Elle a trop tardé dans euh le fait d'avoir aussi des sanctions, de chercher des alliés euh à à l'échelle internationale et il y en a dans les pays du sud dont on s'est trop longtemps trop longtemps coupé et enfin d'être clair sur le droit international.

Aujourd'hui, le sujet c'est la brutalité, la force, la loi de la jungue ou la diplomatie et la capacité à s'appuyer sur le droit internet. Vous parlez de sanction, comment fait-on pression sur Benjamin Netaniaahou qui, qu'on le veuille ou le nom considère qu'il a qu' c'était une victoire, ce qu'il a fait en Iran avec le soutien des Américains. Comment fait-on pression aujourd'hui sur sur les Israéliens ?

En cherchant des alliés, d'abord en ayant une constance dans sa position et j'insiste là-dessus. Euh je je pense que euh la France fait des ages sur le plan diplomatique et donc a aussi du mal à trouver des alliés pour défendre euh des principes et il faut les défendre avec cohérence. Pens à qui ?

Je pense je pense à qui ? Bah ça dépend des sujets. Enfin ça dépend des enfin sur ce sujet et notamment quand on parle de sanction européenne.

Voilà mais ça ça dépend mais pour trouver des alliés il faut aussi avoir des points de vues qui soient des points de vue qui soient cohérents dans la durée. Vous voyez ce que je veux dire ? Sinon, c'est compliqué de trouver des alliés.

Et par ailleurs, vis-à-vis des États-Unis, ça peut pas là aussi ça c'est c'est ça dépend des jours. Enfin, c'est pas possible de fonctionner comme ça. Trump est un danger.

D'accord. C'est un danger. Et quand il vient prêter main forte à l'Iran, moi j'aimerais bien que la France, elle tienne bon sur les principes.

C'est pas ce qu'elle a fait. Elle a dit Issël a le droit de se défendre. Alors, on défend le droit international ou on défend je ne sais pas quoi.

C'est-à-dire, ça dépend des jours parce qu'on est pris euh dans des engrenages de de de je ne sais quoi qui font qu'on ne comprend plus rien à la fin que veut la France. Et moi et moi j'appelle à ce que la France c'est une parole claire. Et la parole claire, c'est celle de la diplomatie.

C'est celle de ne jamais accepter la brutalité. Parce que vous voyez ce qui s'est fait au Moyen-Orient, ça fait longtemps, on devrait le savoir hein, au Moyen-Orient et en Afrique, à chaque fois qu'on est allé avec des prétendus guerre préventive, alors on pourrait parler de l'Irak en 2003, c'est quand même ça a quand même été une catastrophe intersidérale puisqu'on a jamais retrouvé les preuves qui étaient censé être là au nom desquels on a fait la guerre. Mais on y laisse des bourbiers, on y laisse, on y sème de la haine.

Vous croyez que vous croyez que c'est en faisant comme ça qu'on va convaincre l'Iran de ne pas faire l'arme nucléaire alors qu'on était à deux doigts d'un accord à nouveau et c'est pour ça d'ailleurs que Benjamin Netano est intervenu, c'est pour empêcher l'accord. Il a mis les États-Unis devant le fait accompli et donc je repose à la France. La France tentait de négociation.

Enfin, il y avait une j'ai et c'est aussi pour ça d'ailleurs que que tout s'est accéléré. Il y avait une tentative de négociation, de reprise des négociations. Oui.

Et ben d'ailleurs, c'était quelques jours après que euh Benjamin Netaniaahu a décidé d'attaquer euh l'Iran. La date était prévue quelques jours après. Mais avant que les Américains euh les Américains ont changé, vous le savez bien.

Ils ont d'abord euh fait euh la Corse ou Obama et ensuite ils s'en sont retirés. Et ce que je trouve complètement fou et qui est peu dit, c'est que je signale quand même que euh l'Iran euh dans l'accord qui a alors qui lit pas les États-Unis mais qui qui lit par exemple la France, il y a une possibilité de surveillance contrairement à Israël. Israël euh a euh on le sait du nucléaire militaire, on le sait très bien, mais comme il n'est pas dans l'accord comme lui il n'est pas dans l'accord de non prolifération de non prolifération et bien euh il n'y a pas de possibilité de surveillance alors que l'Iran, il y a une possibilité de surveillance.

Donc je redoute ici comme ailleurs que au nom d'un danger qui est réel, c'est-à-dire Israël a peur pour sa sécurité parce que si l'Iran a la bombe atomique, c'est un problème. Mais au nom de ça en fait on risque avec ces attaques brutales contraires au droit international d'aggraver le mal, d'insécuriser encore plus lesens et de fracturer la société. Alors vous parliez de fracturation de la société, je voudrais vous parler de ce qui s'est passé à Paris il y a quelques jours.

Vous avez entendu parler certainement. Ça fait plus de 15 millions de vues sur le réseau Twitter de Rima Hassan qui a été prise à partie dans la rue à Paris. Vous êtes au courant de ça ?

Je suis pas sûr de l'avoir vu mais vous allez me dire mais vous êtes pas au courant de ça ? Ah ben on en parle pas si vous dites ben si vous n'êtes pas au courant. 15 millions de vues sur Twitter donc Rima Hassan député et les filles européennes a été prise à partie donc à Paris par deux personnes qui lui ont dit on va vous brûler la Palestine et qui ont dit vive Israël en hébreu et euh Rimaassan a filmé cette séquence mais si vous n'avez pas eu j'allais vous demander si ça vous avait choqué si vous avez l'impression que c'était absolument désolé je ne l'ai pas vu.

Non c'est très étonnant. Euh oui c'est c'est possible. Alors je passe pas ma vie sur Twitter.

Non mais c'est très étonnant quand même. Elle est D'accord. Alors justement parce qu'elle voulait m'amener à une autre question Rémy sur euh mais je vais aller regarder ça tout de suite parce que Oui. apporté si c'était pour vous une espèce d'importation du conflit du proche-Orient en France mais vous n'avez pas vu.

Non, j'ai pas vu ces images. Ce que je je peux juste dire c'est que ce qu'a fait Rima Hassan avec la Flotile et Greta Tunberg, c'est une visibilité forte qui a été voilà donc je ne sais pas quelle est votre question parce que j'ai pas vu l'image. Comment vous jugez euh justement la stratégie de Jean-Luc Mélenchon de placer le conflit isolopalistinien au cœur de tous les débats publics ?

Pour vous, c'est c'est une bonne idée ? En tout cas, je pense que la France insoumise a créé euh de l'affect de cette questionlà. Alors, ça peut pas être la seule question euh autour de laquelle un projet politique de gauche peut s'articuler, mais c'est un élément important de notre proposition politique.

Ça dit aussi des choses fortes. Et et vous comprenez les procès en antisémitisme qui sont faits à Jean-Luc Mélenchon ? Est-ce que c'est quelque chose qui vous paraît aberrant ou au contraire ?

Ah, je pense que quand on dit l'antisémitisme est résiduel ou quand bon, on va pas faire la liste, oui, il y a il y a des propos qui méritent d'être clarifiés. Maintenant, ce que je n'accepte pas, c'est que on tire la bobine en expliquant que la France insoumise est antisémicte et en donnant des blancsins à l'extrême droite. C'est son propos.

Je pense qu'il y a des formules malheureuses à clarifier mais mais j'insiste hein. Je veux dire l'inversion en ce moment des repères historiques politiques, elle est affolante parce que vous croyez quoi ? Quand l'extrême droite va arriver, le la colonne vertébrale de l'extrême droite, c'est l'identité.

Nous, c'est l'égalité. Eux, c'est l'identité. Mais ce que vous disez Rémy, c'est est-ce que vous comment vous recevez qu'est-ce que vous comment vous jugez ces procès en antisémitisme à l'attention de Jean-Luc Menélchon ?

On parle pas de la France insoumise répondu. Je pense je pense qu'il a des formulations euh qui ne vont pas, je l'ai dit à plusieurs reprises et ça c'est clair mais je je pense que je pense que deux formulations qui ne vont pas voilà à la France insoumise est antisém. Non, on parle pas de France, on parle de Jean-Luc Mélenchon.

Moi je moi je vous parle de l'ambiance générale dans laquelle on est et cette ambiance elle est pas possible, elle est pas acceptable. Donc une chose est que Jean-Luc doit Mélenchon s'explique sur un certain nombre de ces formulations qui ne vont pas. Mais ça n'en fait pas un antisémite.

Mais moi je je veux pas les son délégat. Enfin ça c'est c'est contraire effectivement à son à son à son histoire à ce qu'il est. Maintenant ça serait bien que il ne laisse pas d'ambiguïté sur ses formulations.

Qu'est-ce qu'il devrait faire ? C'est ça. Clarifier être cl parce que c'est mais posez-lui la question.

Moi, je suis pas la porte-parole, écoutez, je suis pas la porte-parole de moins en voilà, j'ai dit ce que j'en pensais. Maintenant, je vous dis avec tout autant de de fermeté que il faut arrêter il faut aussi arrêter de raconter que la France insoumise est antisémite et ne plus s'occuper de ce qui se passe du côté de l'extrême droite et d'inverser les valeurs qui sont les valeurs de toute la gauche versus les valeurs de l'extrême droite. On va parler de la gauche maintenant.

La gauche, combien de divisions ? Parce que ce weekend François Ruffin qui siège dans le même groupe que vous à l'Assemblée nationale a lancé son mouvement debout dans la perspective de la présidentielle notamment. Lui aussi espère rassembler la gauche derrière son nom en en entendant s'adresser notamment à la France des classes populaires et moyennes qui sont passées en partie à l'extroit du point de vue électorat hein.

Et François Ruffin qui s'est présenté dans un passé récent comme celui qui défend la France des bourg contre la France des Tours, pas contre mais à côté de la France des tours, lui maintenant il dit qu'il veut représenter la France qui pue un peu sous les bras. Oui, c'est sa formule. pas, ça vous choque pas ?

J'aurais pas utilisé cette formule. Voilà. Fait sourire ou c'est un ça vous gêne.

J'aurais pas utilisé cette formule mais je vois je vois ce qui je vois j'imagine que ce qu'il veut dire, je pas discuter directement avec lui, il veut représenter celles et ceux qui travaillent à la suur de leur front. J'imagine que c'est exactement ça qu'il veut dire. D'ailleurs, quand vous écoutez Non, mais quand vous écoutez son discours, il a insisté sur le travail, la valeur du travail.

Donc c'est dans ce sens-là euh à n'en pas douter qu'il utilise cette formule. Alors après-demain euh Luciasté et les écologistes appellent euh le le l'ensemble des chefs de la gauche. Lucy Casté appelle Oui.

Bon est une invitation de Lucy Casté à laquelle les écologistes ont répondu présent, le parti socialiste a répondu présent. La prêt que je représente a répondu présent. Picardi de Debout avec François Ruffin a répondu présent et Génération a répondu présent.

Voilà. et Raphael Guxman n'a dit qu'il n'y pas. Jean-Luc Mélenchon donc a dit qu'il n'irait pas.

C'est peut-être aussi pour ça que je je retiens les écologistes. D'abord déjà juste sur Luci Castet, ça reste votre candidate comme c'était le cas il y a un an qui devait incarner vou dire comme premier ministre comme incarnation principale de de la gauche. Elle a elle a été notre candidate pour être première ministre.

Si demain il y a une dissolution, la question qui peut être posée, est-ce que on repropose Lucy Casté pour être première ministre ? Pas juste pour un poste de premier ministre. pour elle a été notre candidate pour qu'elle serait encore votre candidate pour c'est un peu étrange quelqu'un de la limiter à ce poste-là.

C'est ça que je veux dire. Et écoutez euh pour l'instant était candidate à ce poste-là et c'est ce quoi nous nous étions entendus. Moi je le dis si demain matin il y avait une dissolution et qu'on devait faire à nouveau une proposition de premier ministre je pense que ce serait bien de continuer à proposer Luci.

Après, je pense que Lucy Casté a un rôle à jouer parce qu'elle a incarné, cristallisé cette union et le fait qu'elle prenne cette initiative de nous rassembler est très important et je lui en ségré et je la remercie de continuer à se battre. 36h. Est-ce qu'est-ce que vous dites ce soir à ceux qui ont dit qu'il ne viendraient pas ?

Moi, je continuerai jusqu'au bout à me battre pour qu'on ait l'ensemble du spectre. Je ne me résous pas à ce scénario de reconstitution de de gauche irréconciliabl parce que je pense que c'est totalement totalement irresponsable dans la période. Vraiment irresponsable.

On a deux empêcheurs de se réunir que sont Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Gluxman qui fonctionnent comme un duo puisque chacun se nourrit de l'autre pour expliquer que au fond on ne peut pas avoir de solutions ensemble. Le problème c'est que nous sommes dans une situation où l'extrême droite à levant en poupe à l'échelle internationale qu'elle pourrait prendre le pouvoir en France et que dans le cadre de la tripartition, on n'est pas dans une période classique, on est dans un moment de tripartition du jeu politique. Il y a trois pôles et si nous on n'est pas capable de se rassembler, c'est plus difficile d'être vraiment et Jean-Luc Mélenchon dans la même salle.

Oui. Bah d'ailleurs d'ailleurs d'ailleurs d'ailleurs je signale je signale quand même que au moment des élections européennes, qu'est-ce qu'on a pas entendu hein entre les uns et les autres ? C'était des noms d'oiseaux du matin au soir et en 4 jours tout le monde hop a réussi à se mettre d'accord quand il s'est agit de sauver des sièges.

Donc si on n'est pas capable de le faire pour les Français en 2027 alors vraiment Hugo ça serait très irresponsable. Oui il y a une question pour vous dans le chat. Petite question à Clémenttinottin.

Vous êtes candidat une primaire de gauche et vous êtes légitime. Cependant, je me pose une question. Vous étiez dans le giron LFI encore quelques temps.

J'imagine que vous avez toujours cette idéologie. Mais si vous échouez une primaire face à Gluxman ou Fort, vous soutiendrez le candidat de la primaire ou LFI qui correspond plus à vos idées. Alors, c'est pourquoi ce qui est très important, c'est qu'on ait avec les travaux initiés par Lucy Castet, un travail programmatique qui permettent que tous les candidats à la primaire s'y réfèrent.

Parce que moi ce qui m'intéresse, c'est pas simplement les marges, voyez, c'est le cœur du projet qu'on va proposer. Et de ce point de vue, avec mes camarades de l'après, mais je le sais aussi avec euh avec François Ruffin, avec mes camarades de génération, je crois aussi avec les camarades écologistes, on va se battre pour que le point d'équilibre, le curseur reste au fond dans les purs de ce qu'a été le programme du Nouveau Front populaire. En tout cas, moi c'est ma bataille.

Je dis il faut deux jambes si on veut gagner. Il faut le rassemblement des gauchers des écologistes sur la base d'un projet de transformation en profondeur du pays. Et il faut les deux, pas simplement l'union, l'union.

Il faut l'union sur un programme qui peut créer de la dynamique populaire. Il faut Non non, rapide parce qu'il nous reste très peu de temps. Oui, vous avez déjà commencé à répondre à la question mais pour bien être sûr, vous imaginez vraiment que s'il y a une dissolution demain, vous pourriez refaire le nouveau Front populaire.

Il y en a beaucoup qui n'y croient plus du tout. Je je j'espère j'espère qu'on aura cette intelligence collective si demain il y a une dissolution. Mais c'est pas sûr.

Quand j'entends les déclarations des uns et des autres, vous voyez bien que le scepticisme peut être de mise mais vous pouvez compter sur moi pour plaider en ce sens de toutes mes forces. Et cette dissolution, est-ce que vous la souhaitez ? une nouvelle dissolution nouvel Emmanuel Macron peut redissoudre d'ici aller quelques jours.

Est-ce que pour vous il faut effectivement je ne suis pas sûr que ça règle le problème. Moi je n'ai jamais peur d'une dissolution. retourner devant euh les urnes, le peuple ne me fait pas peur.

Donc si telle est sa décision, nous retournerons. Je ne suis pas sûr que ça règle le problème. Et euh moi, j'en appelle toujours au résultat d'il y a 1 an où le Nouveau Front populaire est arrivé en tête et euh conclusion tirée par le président de la République, on va continuer la même politique.

Bien, peut-être qu'il peut se ressaisir et se dire que il y a un an, il a fait une erreur. Il aurait dû nous laisser la possibilité de gouverner. Un mot vraiment.

Oui. Il y a un an, vous quittiez LFI après la purge décidée par Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que rétrospectivement vous vous vous estimez y avoir plus gagnés ou davantage perdu ?

Je raisonne pas en ces termes en fait. Je je j'ai agi avec mes convictions. J'ai défendu à chaque étape ce en quoi je croyais.

Euh c'est pas possible d'être en désaccord à l'intérieur de la France insoumise sur un sujet ou sur un autre. Et donc c'est la brutalité qui euh a a été choisie par Jean-Luc Mélenchon et la direction de la France insoumise à notre égard parce que nous avons contesté euh nous avons contesté sur l'affaire Catnin. Nous avons contesté euh la difficulté l'incapacité même à être le faire de lance de l'Union.

Nous avons débattu de la stratégie du bruit de la fulreur de de Jean-Luc Mélenchon et pour tout ça on nous a dit c'est la porte. Voilà. Mais je le regrette parce que je pense que un grand mouvement politique ne se renforce pas.

Vous le regrettez, vous auriez préféré rester à LFI si ça avait été possible. J'aurais préféré gagner les batailles dans la France sans soumise. Voilà.

Si si. Mais c'est c'est même pas possible de les gagner puisque il y a pas de de manière de se compter, il y a pas de manière de faire trancher par les militantes et les militants un certain nombre de distances. Il est largement temps maintenant de recevoir un invité qui va débattre face à vous dans 2 minutes.

L'économie, la croissance, les retraites, la capitalisation. Il parlera de tout ça. Voici son portrait.

Face à vous, Clémentine Autin, un fervant partisan de la retraite par capitalisation. Un système dans lequel chaque personne épargne individuellement pour sa propre retraite. Notre invité est vice-président de la fondation Concorde, un laboratoire d'idées qui vient de publier un rapport : réinventer la retraite.

Son constat clair, le système actuel par répartition est en danger. Moins de travailleurs, moins de cotisans pour toujours plus de retraités qui vivent de plus en plus longtemps. Autre conséquences, un modèle social coûteux qui réduit le pouvoir d'achat des salariés. 37 % du coût du travail serait absorbé par les cotisations et prélèvement, soit plus de 12000 € pour un salarié qui gagne plus de 40000 € par an.

Sa solution ? Introduire une dose de capitalisation en intégrant des mécanismes de solidarité. Objectif alléger le poids financier supporté par l'État tout en veillant à ce que cette évolution ne se fasse pas au détriment des populations les plus vulnérables.

Un système hybride inspiré du modèle canadien avec une promesse. Tous les salariés seraient gagnants en terme de revenu, ce qui permettrait à l'État d'avoir plus de marches financières pour investir notamment. Mais ce modèle est-il souhaitable en France ?

Face à vous Nicolas Sironau. Voilà pour le portrait signé Marco Pomier. On reçoit donc Nicolas Sirenau qui arrive sur ce plateau.

Je vous laisse saluer Clémentin bonsoir monsieur le vice-président de la fondation Concorde. Et vous allez commencer puison a parlé déjà un petit peu de retraite mais vous vous allez aller plus loin. Vous avez parlé par exemple de capitalisation à la mode.

J'allais dire ben déjà merci beaucoup pour l'invitation. C'est déjà un grand plaisir pour moi d'avoir l'opportunité d'échanger avec vous sur un sujet qui me tient à cœur pour essayer de vous convaincre que même à gauche la capitalisation ça peut avoir du bon. Je vais je vais essayer.

En fait notre rapport il part d'un constat c'est que le système actuel d'un point de vue démographique financier n'est pas totalement soutenable. Et si à droite la principale mesure qui est poussée c'est de repousser encore et toujours l'âge de départ à la retraite à gauche la capitalisation reste un énorme tabou. Or, dans notre rapport, ce qu'on montre c'est que si on regarde concrètement ce que ça donne le à travers la capitalisation sur tous les niveaux de revenus, c'est que c'est plus efficace et plus égalitaire.

Alors ma première question, madame Autin, c'est que vous pour qui vous parliez de principe a un principe d'égalité à cœur, pourquoi refuser de regarder un système qui est beaucoup plus égalitaire que le système actuel ? Et en quoi le système par capitalisation est égalitaire ? Alors, il est plus égalitaire parce que aujourd'hui, il existe déjà ça s'appelle le PER.

Ça concerne 11 millions de personnes. Et les personnes qui cotisent, qui profite de la capitalisation, ce sont les plus riches, vous le savez, parce qu'ils ont la capacité d'épargne, parce qu'ils connaissent les actifs financiers. Moi, ce que je propose, en n rendant obligatoire une partie de capitalisation pour tout le monde, on rend accessible un actif qui est plus efficace, dont les riches sont les seuls à profiter pour une catégorie de la population qui aujourd'hui n'en profite absolument pas.

Non, c'est mignon. C'est c'est mais moi je je vais pas jouer la retraite en bourse en fait. Alors, c'est un point important que que vous mentionnez, c'est la question du risque.

Moi, le premier point que je veux mentionner, c'est que il faut pas penser que la retraite par capitalisation, c'est investir 100 % d'actions au K 40. Il y a des mixes, il y a des obligations, il y a des actions immobilières qui de par la diversification limitent le risque et il y a des processus dans le mode limite un risque. Ça limite, c'est bien, ça limite le Ah donc il y a un risque, on est d'accord. de rtion il y a un risque démographique qui est connu et il y a un risque également politique moi aujourd'hui ma pension est garantie par un gouvernement qui sera élu dans 35 ans et je ne sais pas si vous pouvez me garantir qu'il fonctionnera parfaitement.

Alors, vous n'avez rien compris au système des retraites en fait parce que le système de retraite bah oui, mais vous dites ça dépend du gouvernement justement. C'est bien la spécificité du système où on part des cotisations sociales parce que les cotisations sociales, elles sont prélevées sur le salaire. Donc c'est c'est un système qui est extrêmement sécurisant.

D'accord ? C'est pas la même chose que des impôts. Vous pouvez dire des impôts, un gouvernement change, vous voyez ?

Et il peut changer le système des impôts. Les cotisations sociales, c'est beaucoup plus sécurisant. Je vais même vous dire, je trouve ça tellement sécurisant que je pense qu'il faut créer une nouvelle branche de la sécurité sociale pour l'alimentation et créer une sécurité sociale de l'alimentation.

Et c'est c'est précisément une assise euh qui donne de la de la de la pérennité, de la sécurité sur des sujets fondamentaux comme le droit à la retraite. Donc un, je ne partage pas votre point de vue, il n'y a pas euh pour moi ni pour le corps d'ailleurs de péril en la demeure où notre système serait au bord du gouffre comme on nous l'a répété à à foison toutes ces dernières années. Donc ça c'est un constat que je ne partage pas et que le corps ne partage pas. au point d'ailleurs que le président du corps a été remercié tellement ça ne convenait pas de dire une chose pareille pour le président de la République.

Premier point. Le deuxième, je suis vraiment pour ne pas jouer en bourse, ne pas avancer vers la financiarisation de notre système de retraite aussi parce que mon analyse, c'est que le problème aujourd'hui, c'est la marchandisation du monde et c'est la financiarisation du capitalisme. Donc c'est certainement pas pour y mettre quelque chose de si précieux qu'elle sécurité pour la retraite, notre revenu, notre possibilité d'avoir un temps non marchandisé, libre à la retraite. en bourse et avec un système financier qui contient du risque.

D'ailleurs, vous êtes le premier à dire. Alors, il y a deux choses dans ce que vous dites. Il y a la notion de risque, je ne suis pas d'accord.

Il y a une éion des pensions qui est également prévue par le corps ou concrètement pour que les gens se rendent bien compte qui est une inégalité intergénérationnelle monstrueuse. On a aujourd'hui la génération du baby boon qui a bénéficié d'un taux de récupération de 200 %. C'est-à-dire que pour 1 € cotisé, ils ont pu récupérer 2 € de pension.

Ma génération ne sait pas si elle va avoir une retraite ou en tout cas une retraite qui aura des taux de récupération bien inférieurs à un. Donc ça c'est le premier élément de réponse. Le deuxème élément de réponse sur euh la financiarisation du monde, elle existe déjà aujourd'hui et c'est là où on aura un désaccord de vision du monde.

Nous on prend les le monde tel qu'il est aujourd'hui et il y a des aspects également positifs à la financiarisation. Attendez un instant avant de de vous énerver. Il permet et je vous remercie pour cela, s'il permet avoir une un système de capitalisation, un pilier de 10 à 20 % comme on le propose dans le rapport qui permettrait de capter des fonds dans un fond souverain par exemple, cela permettrait de redistribuer, d'investir dans des projets innovants, dans des projets de rénovation énergétique.

Donc la financiarisation peut avoir du bon. Et enfin, un dernier petit élément, vous proposez régulièrement une hausse des cotisations ou une augmentation des des ressources. Ça montre bien que vous considérez que le le système actuel a besoin de ressources supplémentaires.

Mais j'ai envie de vous dire, je veux juste vous convaincre, je n'y arriverai pas totalement, mais j'essaie quand même. J'aimerais vous convaincre que toutes vos propositions de taxes supplémentaires d'OS des cotisations, même si elle fonctionnait, elle pourraient tout à fait marcher dans un système par répartition où le surplu financier permettrait de récupérer un trou. Alors que dans le système par capitalisation, excusez-moi, il marcherait également pour créer un surplu financier que vous pourrez utiliser dans le répond pour Non mais moi je je pense que les Français sont très attachés au système par répartition parce qu'ils savent que c'est le système le plus juste, le plus solide.

Euh donc je ne vois aucune raison euh d'aller vers la capitalisation et je pense profondément que la modernité aujourd'hui n'est absolument pas dans ce type de solution. et et je suis convaincu que les Françaises et les Français se méfient de plus en plus de tous ces systèmes euh financiers euh de de de regardez les mutuels, il y a un débat qu'il faudrait ouvrir en fait. Je pense tellement l'inverse de vous, c'est que je c'est je pense que il faudrait ouvrir le débat sur à quoi servent les mutuels parce que c'est typiquement une comparaison qui fonctionne.

On a une part qui est donnée au mutuel et toujours moins de part d'ailleurs qui est dans la sécurité sociale. D'accord ? Et bien ça veut dire qu'il y a une géométrie variable et de l'injustice toujours plus grande avec la part des mutuels qui d'ailleurs se gave au passage he il faut quand même le dire alors que la sécurité sociale c'est à chacun selon ses moyens et et à chacun selon ses besoins.

Et bien ce principe là issu du Conseil national de la Résistance pour moi est un principe extrêmement fécond. Un mot vraiment mais un mot quand je c'est un mot c'est un mot en un mot les faits vous donnent tort puisque aujourd'hui dans le dans le sondage Haris Interactive 72 % des Français sont en faveur d'une part de capitalisation et aujourd'hui les gens se mettent à épargner parce qu'ils n'ont plus confiance au système actuel. Clémentin qu'est-ce que vous voulez répondre à ça ?

J'ai pas vu ce sondage donc je vais je vais aller regarder euh de près ce sondage euh auquel je sur lequel je suis extrêmement sceptique parce que je sais l'attachement des Français au système par euh par répartition et euh il faut un mix. Non, il faut pas un mix. Il faut que le bien commun reprenne la main.

Merci Nicolas Sirenaud. Merci Clémentin d'avoir été avec nous ce soir pour lundi c'est politique sur LCP. Bonne soirée sur la chaîne parlementaire et à lundi prochain. [Applaudissements] [Musique]