Les casseurs seront-ils les payeurs ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 58 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:09OuverteRéponse directe
Bonjour Edwige Diaz, sénatrice de la Gironde, vous présidiez le groupe Union nationale pour les territoires et étiez l'oratrice de votre groupe sur ce texte.
- 10:18OuverteRéponse directe
Bonjour Hugo Bernal-Cite, député LFI du Nord.
- 10:25OuverteRéponse directe
Bonjour Benjamin Huyn, sénateur du Haut-Rhin, groupe RDPI.
- 10:33ComplaisanteÉludée
Avant d'entamer ce débat, je vous propose de regarder les principales mesures de ce projet de loi voté cette nuit.
- 16:58RelanceRéponse directe
Mais vous entendez l'argument de la gauche qui dit ce texte est liberticide, c'est une atteinte à la liberté de manifester.
- 19:46RelanceRéponse directe
Est-ce que vous n'y voyez pas une atteinte à la liberté de manifester de gens qui pourraient se dire je ne vais plus manifester parce que j'ai peur de me retrouver dans un attroupement et d'être considéré comme coupable juste parce que j'étais dans un attroupement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:48PrésentateurFait
« L'État peut se retourner contre des auteurs indirects de dégradation dans la limite de 10 000 euros par personne. »
- 11:05PrésentateurFait
« Nous ne pouvons plus laisser la majorité de nos concitoyens payer pour une minorité de casseurs. »
- 11:15Invité politiqueFait
« Les casseurs peuvent déjà être des payeurs dans notre droit pénal et dans notre droit civil actuel. »
- 11:30Invité politiqueFait
« Si vous êtes là, vous n'avez pas cassé, mais vous étiez là, on va pouvoir venir vous chercher pour vous réclamer de l'argent parce que vous étiez dans un attroupement. »
- 12:00Invité politiqueFait
« Quand vous cassez, vous ne payez pas, ce qui est complètement faux juridiquement. »
- 12:05Invité politiqueFait
« Quand vous ne cassez pas, vous payez aussi, puisque le contribuable paye aussi les dégradations. »
- 13:49Invité politiqueFait
« Tu casses, tu répares et tu dois réparer avec l'argent du contribuable et pas l'argent des gens qui bossent. »
- 14:00Invité politiqueFait
« C'est du bon sens. »
- 16:05Invité politiqueFait
« Nous avons défendu ce texte parce qu'en fait il reprend en partie les idées défendues par Marine Le Pen depuis bien longtemps. »
- 16:14Invité politiqueFait
« Elle avait présenté une conférence de presse visant précisément à mettre en place le principe du casseur-payeur. »
- 16:51Invité politiqueChiffre
« 95% des Français qui sont favorables à ce texte vont pouvoir enfin avoir satisfaction. »
- 17:02Invité politiqueFait
« Le texte n'est pas liberticide. »
- 17:12Invité politiqueFait
« Ils sont contre l'augmentation du nombre de caméras. »
- 17:14Invité politiqueFait
« Ils sont contre l'interdiction de territoire français pour ceux qui ont participé à une émeute. »
- 17:18Invité politiqueFait
« Ils sont contre l'alourdissement des peines du coup pour les fauteurs de troubles. »
- 17:23Invité politiqueFait
« Ils sont contre la suspension des allocations familiales, des APL ou du RSA pour les délinquants. »
- 17:37Invité politiqueChiffre
« 70% des électeurs de gauche qui eux aussi voudraient faire payer les casseurs. »
- 19:24Invité politiqueChiffre
« 1 milliard d'euros du fait des émeutes de 2023, 1 milliard de pertes de chiffre d'affaires. »
- 23:21Invité politiqueFait
« La précarité ne doit pas signifier l'impunité. »
- 23:40Invité politiquePromesse
« Il faut que les dégâts soient intégralement réparés même si la personne doit payer jusqu'à la fin de sa vie. »
- 30:01Invité politiqueFait
« jamais le rassemblement national n'a dit qu'on voulait faire dormir les gens dans la rue »
- 30:25Invité politiquePromesse
« nous nous voulions par exemple mettre en place les peines planchers »
- 31:01Invité politiquePromesse
« nous avons proposé aussi une augmentation de la sanction en matière de dissimulation du visage »
- 31:12Invité politiquePromesse
« nous avons donc souhaité l'expulsion des délinquants étrangers »
- 34:14Invité politiqueFait
« elle est présumée innocente »
Temps de parole
- Présentateur60 %
- Edwige Diaz14 %
- ?11 %
- Ugo Bernalicis9 %
≈ 41,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Public
Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
Allez
Quentin, la une de la presse régionale, la forte baisse des ventes de carburant en France.
Voilà, c'est lié bien sûr au prix dans les stations-service, c'est-à-dire à la une du Dauphiné Libéré, à Grenoble ou encore de l'Est Républicain, le journal de Nancy. Dans certaines stations, c'est allé jusqu'à moins 40% de consommation. Conséquence des prix, les gens ne bougent plus, ils restent à la maison, ils sacrifient beaucoup de choses. C'est ce qu'on lit dans les pages intérieures de l'Est Républicain. Autre conséquence, certaines stations, notamment en milieu rural, voient leur avenir menacé. On attend de voir ce que la libération de stocks de gasoil va avoir comme conséquence. Va-t-on voir la baisse de la facture de 12 à 18 centimes par litre, comme le promet le Premier ministre.
Des réunions qui doivent encore se tenir avec les distributeurs cette semaine pour préparer la mise en place de la mesure.
Autre actualité dans nos régions,
c
'est encore et toujours cette mobilisation des lycéens qui ne s'arrêtent pas malgré les annonces du gouvernement. Et comment justement réagissent les présidents de régions à ces annonces ? On est avec François Bonneau. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le président socialiste de la région Centre-Val-de-Loire et vous présidez la commission éducation de Région de France. Parmi les annonces, il y
en
a une qui ne vous concerne plus directement. 4 milliards de prêts pour les régions, prêts à taux réduits pour le bâti scolaire. Est-ce que c'est une bonne mesure
?
Bonjour.
C
'est une mesure qui n'est pas la mesure la plus attendue. Pourquoi
? Aujourd
'hui, le gouvernement,
dont
le projet de loi de finances, annonce qu'il va réduire
d
'un milliard les moyens des régions.
Avec
cette réduction, nous n'aurions plus la possibilité d'investir, d'investir pour le confort d'été des jeunes, d'investir dans nos lycées comme nous le faisons chaque année.
Nous
proposer,
à
la place de moyens pour agir, de finalement rentrer dans une fuite en avant par l'emprunt, ça n'est pas notre ligne, ça n'est pas notre priorité.
Nous
demandons à conserver une capacité d'investissement pour rénover nos lycées, pour les mettre en performance énergétique par rapport à la canicule. S'il faut, en complément, aller vers l'emprunt, nous le faisons, mais centralement,
nous
voulons aujourd'hui conserver les moyens d'investir et ça n'est pas le projet de loi de finances. Donc nous demandons au gouvernement très clairement de revenir sur le projet de diminution importante des moyens des régions. Un milliard de suppression de moyens des régions, ça n'est pas tenérable, ça n'est pas acceptable. Si cela a été maintenu, nous ne pourrions pas engager, comme nous voulons,
une
rénovation de nos lycées. Si, au-delà de cela, nous avons un accès à
l
'emprunt qui nous permet de compléter, nous le ferons. Mais on ne peut pas tout miser sur l'emprunt. Regardez ce que ça donne au niveau de l'État. Aujourd'hui, au niveau de l'État, on voit que l'État est surendetté. Les régions ne veulent pas rentrer dans cette logique du surendettement.
D
'autant que ce chiffre est à la hauteur de vos besoins, ce chiffre de 4 milliards. J'entendais hier Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, qui disait qu'elle a metté 1 milliard par an sur les lycées, rien que dans sa région. Est-ce que 4 milliards pour 18 régions, c'est bien comprendre ce que vous vivez ?
Mais
ce sont 4 milliards pour 4 ans, 1 milliard par an. Et aujourd'hui, on ne sait pas d'ailleurs si ça concerne exclusivement les lycées ou les lycées et les collèges. Donc c'est une mesure qui est pour le moment une annonce. Nous demandons au gouvernement
de
nous recevoir,
de
faire le point sur les besoins,
de
maintenir les moyens dont nous avons absolument besoin pour poursuivre l'effort que nous faisons, pour l'orienter vers la lutte contre les effets de la canicule.
Et
à partir de ça, on pourra, je crois, engager très concrètement une réponse aux besoins des lycéens.
Il
ne
faut
pas oublier la demande des lycéens. Aujourd'hui, elle porte en effet sur la qualité du bâti. Globalement, la qualité du bâti a été très sensiblement améliorée par la décentralisation. Nous voulons aller plus loin et nous voulons répondre aux lycéens. La question des lycéens, elle porte sur le temps scolaire. Nous demandons au gouvernement de revoir les effets de la fameuse réforme Blanquer qui a multiplié à l'excès les possibilités de choix, tant et si bien que les jeunes à la fois ont des trous dans l'emploi du temps toute la journée et n'ont plus le temps de déjeuner correctement le midi.
Et nous demandons bien évidemment au gouvernement de revoir complètement Parcoursup qui est une source d'opacité et d'angoisse pour les lycéens. Merci beaucoup, merci François Bonneau d'avoir été avec nous, président de la région Centre-Val-de-Loire.
On
va parler d'une autre région dans la revue de presse, Quentin. On en parlait déjà hier. Le Sénat qui a rejeté le projet de loi constitutionnel d'autonomie de la Corse. Et Corse, matin, il revient.
Avec cette question en une du titre résigné et la photo des élus Corse favorables à l'autonomie présents en tribune du Sénat. C'est la tribune où on peut voir les débats dans l'hémicycle. On voit Gilles Simeoni qui est ici, le leader autonomiste assis au premier rang, le visage assez sombre. Et le journal qui s'interroge, Gilles Simeoni et les siens, vont-ils revenir dans la partie ? Début de la réponse ce soir lors du conseil de son parti, Fémou à Corsica. Le Premier ministre qui a demandé de son côté à la ministre des Collectivités locales, Françoise Gattel, de réunir rapidement les différentes parties afin de faire le point.
Elle, de son côté, dit croire qu'il y a encore un espoir d'aboutir.
L
'Union évoque le retour aux 90 km heure sur les routes de l'Aisne.
Voilà l'idée. Du retour aux 90 km heure divise, titre le journal ce matin.
On
se souvient de la mise en place de cette mesure sous Édouard Philippe en 2018. Le retour en arrière divise régulièrement. Les départements, il y
en
a déjà 52 en arrière qui ont pris cette décision. Les associations de prévention routière qui parlent des faits néfastes sur la sécurité sur les routes. Rien à cause de la lisibilité du code de la route. Avec ces allers-retours, on remet les panneaux dans un sens ou dans l'autre. Et cela, c'est peu compréhensible pour les automobilistes.
Le vaccin, c'est maintenant.
La campagne de vaccination contre la grippe débutée le 13 octobre préconise de ne pas attendre, explique ce matin journal du centre à Nevers. Les personnes ciblées, âgées de plus de 65 ans, les femmes enceintes, les patients atteints de maladies chroniques, tous ont normalement déjà reçu leur invitation à se faire vacciner. Il est plus prudent d'y aller maintenant, explique les professionnels de santé, pour éviter les pics, la file d'attente aussi à la pharmacie en décembre et en janvier. Si vous êtes vacciné aujourd'hui, rappelle aussi les professionnels dans le journal, la protection sera efficace tout l'hiver.
Allez,
on termine avec votre sujet préféré en cette période.
Non, c'est le vôtre.
Non, c'est le vôtre, les marchés de Noël, la Provence.
On en parle déjà dans les journaux. Effectivement, entre les vaccins contre la grippe et les premiers articles sur les marchés de Noël, pas de doute, winter is coming, l'hiver approche. Mais en tout cas, il y a un sujet très sérieux, il y
a
une réorganisation du marché de Noël à Marseille qui fâche. Le nombre de chalets sur le Vieux-Port va être réduit de moitié. De nombreuses artisanes disent être déçues de ne pas avoir été retenues cette année. L'Amérique explique, elle, de son côté, dans les pages intérieures, avoir préféré la qualité de l'offre à la quantité. En tout cas, rendez-vous du 14 novembre au 3 janvier sur le Quai de la Fraternité pour voir ce marché. Je suis sûr que vous irez. Merci,
Quentin. Je suis sûr qu'on aura l'occasion de reparler
de
marché de Noël quand vous revenez. Merci beaucoup, Quentin. À demain. On va passer à notre reportage en région. La gendarmerie qui s'adapte aux nouveaux usages depuis 8 ans.
Elle
dispose d'une brigade entièrement dédiée aux échanges en ligne avec les citoyens.
On
est à Rennes. Cette unité de 30 gendarmes est accessible à toute heure partout en France. Son rôle ? Apporter des réponses aux questions du public et faciliter les démarches grâce au numérique. Façon de maintenir le contact avec la population. On regarde ce reportage d'Alizé Barguin pour nos partenaires de TVR.
Leur terrain d'intervention se situe exclusivement en ligne. À Rennes, les 30 gendarmes de la brigade numérique répondent aux sollicitations du public depuis 2018. Quel que soit l'endroit où se trouve la personne et quel que soit le moment de la journée ou de la nuit, ils peuvent discuter en direct avec un gendarme qui soit en mesure de pouvoir leur répondre immédiatement. Accessible depuis le site et l'application de la gendarmerie ou via Massécurité, le dispositif permet d'obtenir des réponses et d'être orienté vers le service compétent, quelle que soit la situation.
Ce
matin, j'ai eu une personne qui nous a contactés pour nous dire que son épouse était partie en emmenant 33 pièces d'or.
Donc,
il nous demandait comment faire pour les récupérer. Déjà, on va lui demander exactement depuis quand elle est partie avec. S'il connaissait son lieu de domicile et là, vu qu'il s'agit d'un vol, on va l'orienter vers la brigade locale. Les opérateurs sont également formés à la prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelles. On fait beaucoup de psychologie. On va leur poser des questions par rapport à la situation qu'ils ont eue, à ce qu'ils ont vécu. Cette fois-ci, c'est nous qui sollicitons la brigade pour qu
'elle
prenne contact directement avec la victime afin qu
'elle
soit accueillie dans les meilleures conditions par un enquêteur spécialement formé.
La
compagnie numérique fait ainsi le lien avec l'ensemble des services de la gendarmerie nationale. Ça représente en moyenne 600 signalements par jour, que ce soit les jeunes mais également la population qui peut être dans des milieux un peu plus ruraux qui ont des difficultés à se rendre à leur brigade territoriale.
En
2025, une seconde brigade numérique a vu le jour à Poitiers, spécialisée elle dans la lutte contre la cybercriminalité.
Allez, place à notre débat politique du mercredi. Les casseurs seront-ils les payeurs
? Le
Sénat qui a voté cette nuit le projet de loi dit casseurs-payeurs initialement conçus après les violences qui ont émaillé la victoire du PSG en Ligue des champions. Les débats ont pris une toute autre tournure après les casse-pillages des dégradations du 17 octobre dernier. Alors, ce texte est-il une réponse adaptée ? Débat politique entre trois parlementaires. Bonjour Edwige Diaz. Pardon. Bonjour. Merci d'être avec nous. Sénatrice Arène de la Gironde, vous présidez le groupe Union nationale pour les territoires et vous étiez l'oratrice de votre groupe sur ce texte. Bonjour Hugo Bernal-Cite. Je ne
vais
pas y arriver ce matin. Député la France insoumise du Nord et Benjamin Huyn. Bonjour. Merci d'être avec nous. Sénateur du Haut-Rhin, vous appartenez au groupe RDPI, les sénateurs macronistes. Avant d'entamer ce débat, je vous propose de regarder les principales mesures de ce projet de loi votée. Cette nuit crée donc une responsabilité civile solidaire pour toute personne qui participe sciemment à un groupement formé en vue de commettre des dégradations ou qui se maintient dans un attroupement susceptible de troubler l'ordre public. En clair, l'État peut se retourner contre des auteurs indirects de dégradation dans la limite de 10 000 euros par personne.
Le texte qui prévoit également la possibilité de prélever les sommes dues sur certaines aides sociales. Pour commencer, je vais reprendre une phrase de Laurent Nunez qui portait ce texte hier dans l'hémicycle. Nous ne pouvons plus laisser la majorité de nos concitoyens payer pour une minorité de casseurs.
Il
n
'a
pas raison, il gouverne le décis?
En fait, c'est-à-dire que moi je suis un peu navré par ce projet de loi parce que les casseurs peuvent déjà être des payeurs dans notre droit pénal et dans notre droit civil actuel. La réalité de ce texte, ce n
'est
pas que les casseurs soient les payeurs,
c
'est les pas-casseurs qui peuvent être payeurs. Voilà, c'est ça ce texte, c'est que si vous êtes là, vous n'avez pas cassé, mais vous étiez là, on va pouvoir venir vous chercher pour vous réclamer de l'argent parce que vous étiez dans un attroupement, c'est
-à
-dire une manifestation, puisque toute manifestation est un attroupement, surtout du point de vue du pouvoir actuel qui est plutôt en conflictualité avec le mouvement social et avec les gens plutôt que dans une garantie de la liberté de manifester. Donc voilà, on est, je pense, dans une hypocrisie des plus totales. On est en train d'essayer de vendre ça au grand public comme en creux, expliquant qu'aujourd'hui quand vous cassez, vous ne payez pas, ce qui est complètement faux juridiquement, ce qui fait que le texte est très faible. Quand vous ne cassez pas, vous payez aussi, puisque le contribuable paye aussi les dégradations. Oui, oui, oui, mais vous savez, ça, ça s'appelle, quand il y
a
des dégradations en toute matière, en fait, vous avez une forme de solidarité nationale et c'est tant mieux, je pense que les gens ne veulent pas supprimer la solidarité nationale. On ne
va
pas dire aux commerçants qu
'on
n
'a
pas retrouvé qui a cassé votre vitrine, débrouillez-vous. Personne ne dit ça et c'est tant mieux et donc je pense qu'il faut les soutenir. Mais en fait, là, on essaye de trouver des manières de finalement dissuader les gens d'aller en manifestation parce que le but, ce n
'est
pas de faire payer. Le but, c'est de faire peur aux gens en disant si vous allez dans une manifestation et il y aura de la casse, peut-être que vous ferez attraper alors que vous n'avez rien commis et que vous n'avez rien cassé. C'est un texte pour contraindre la liberté de manifester dans ce pays.
C
'est pour ça que notre opposition à l'Assemblée, en tout cas, elle sera totale. Benjamin, ce texte est un peu la traduction législative de la phrase de Gabriel Attal. En tout cas, si tu répars, est-ce que… Tu répars avec ton argent et pas celui du contribuable. En fait, ce que… C'est bien, c'est déjà le cas dans la loi. C'est super. Réécrivons la loi qui existe déjà. On va laisser finir.
On va laisser finir, Benjamin.
Après, le gouvernementaliciste, vous lui répondez. Premièrement, moi, je ne suis pas surpris de la volonté de la France insoumise de ne pas voir les casseurs payés parce que les casseurs sont les vôtres. Vous les appelez à la violence. Quand j'entends… Là,
je suis obligé de laisser dérouler. Je ne peux pas interrompre. C'est le but signé. Allez-y, après le gouvernementaliciste. S'il y a un
mensonge en minute une,
je commence… Mais vous, vous
allez pouvoir lui
répondre. Finissez, Benjamin.
Vous allez pouvoir lui répondre. Allez-y, laissez-le
finir. On ne va pas s'en sortir.
Quand j'entends… Merci beaucoup. Quand j'entends le maire de Saint-Denis qui dit que la violence peut être légitime, quand j'entends Jean-Luc Mélenchon qui demande d'abattre la citadelle, on a vu à Limoges ce que ce genre de phrase produit. Donc, c'est
simple. Tu casses, tu répares
et tu dois réparer avec l'argent du contribuable et pas l'argent des gens qui bossent, qui veulent faire vivre un commerce, pas l'argent des maires qui voient leurs abribus amochés, qui voient leur mairie détruite par les flammes. Voilà, c'est du bon sens. C'est du bon sens. Et surtout, ça donne à l'État tous les moyens de déclencher son action récursoire parce que dans un avis publié cette année en 2026, le Conseil d'État a très bien expliqué que l'action récursoire de l'État n'avait pas été engagée. Et donc là, ça donne tout simplement les moyens civils.
Ça n'avait pas été
engagé du
fait de l'État, pas du fait de la loi.
Mais parce
que la loi n'était pas assez forte, M. Bernalicis. Parce que la loi n'était pas
assez forte. Une phrase, il y
a
un mensonge, on ne
va
pas s'en sortir. Alors, je vois que c'est compliqué de parler, mais vous, c'est sujet complément violence. Vous, c'est sujet complément immigration. Vous, c'est sujet complément
violence. On sait qu'on venait à l'émotion du texte, mais c
'est visiblement pas
le cas.
Répondez et après je donne la parole
à l'État.
Les fantasmes de monsieur qui explique que Jean-Luc Mélenchon serait responsable de la violence, on voit bien qu'il veut faire payer Jean-Luc Mélenchon pour la casse dans les manifestations. C'est votre obsession, vous demandez au renseignement territorial
de mettre dans des notes que nous serions derrière. C'est l'ordre républicain.
Vous
vous en fichez de votre
propre texte.
L'ordre
pour la liberté de commercer.
L'ordre pour la
liberté d'étudier. L
'ordre
républicain. La République jusqu'au
bout. Et le gouvernement. Vous vous en fichez jusqu'au bout.
Vous vous en fichez de votre texte.
Vous
en avez parlé une seconde. Vous n
'avez
parlé que de la France insoumise et de nous qui est des casseurs dans les manifestations.
Ça ne vous intéresse pas de savoir comment on fait pour dédommager. Répondez le
gouvernement à
l
'État. Ça ne vous intéresse pas comment on fait pour dédommager tout ça. Surtout que votre texte il est en réalité inapplicable. C'est ça la vérité. Vous faites de l'agitation pour vous faire plaisir pour venir sur les plateaux télé mettre en cause vos adversaires politiques. Vous voulez qu
'il
n
'y ait
pas de casse ? Vous voulez qu
'il
n
'y ait
pas de casse
?
Absolument. Alors faites en sorte que les revendications des manifestantes et des manifestants
soient entendues.
Comme ça vous n'aurez pas de manifestation et il n
'y aura
pas de casse et ça se passera bien dans le pays. Parce qu'il y
a
une casse invisible du quotidien parce que vous faites des budgets successifs qui maintiennent vos amis les riches dans une toute puissance de leur richesse et la pauvreté progresse dans ce pays. Et cette casse-là dans le pays vous n'en avez rien à faire. Cette casse sociale. Le
fait que des gens
tombent dans la misère vous n'en avez rien à faire.
C
'est votre bilan politique.
Avant
de vous
laisser répondre Benjamin-Maman je vais donner la parole à Edwige Az. Il ne peut se prévaloir de ses propres
turpitudes. Vous connaissez sans doute cette phrase. Donc c'est peut-être à vous de réparer les premiers. Edwige Az, vous avez défendu vous ce texte hier.
Oui
nous avons défendu ce texte parce qu'en fait il reprend en partie les idées défendues par Marine Le Pen depuis bien longtemps. Déjà en juillet 2023 elle avait présenté une conférence de presse visant précisément à mettre en place le principe du casseur-payeur. Donc nous nous réjouissons que ce texte arrive enfin. Simplement nous avons perdu beaucoup de temps et ce texte ne va pas assez loin. Il va dans la bonne direction mais pas assez loin. Et hier on a assisté à une tentative de détricotage orchestrée par la gauche qui clairement s'est placée du côté des casseurs ce que je regrette mais en même temps je ne suis pas vraiment surprise.
Donc maintenant nous attendons de voir la navette parlementaire.
On
va voir quel destin sera réservé à ce texte mais en tout cas moi ce que je vois c'est que 95% des Français qui sont favorables à ce texte vont pouvoir enfin avoir satisfaction.
Mais vous entendez l'argument de la gauche qui dit ce texte c'est liberticide c'est une attente à la liberté de manifester.
Non c'est pas vrai le texte n'est pas liberticide mais ce qu'on a vu hier c'est la gauche tentait de détricoter tout le texte vous voyez j'ai repris la responsabilité civile solidaire ils sont contre l'augmentation du nombre de caméras ils sont contre l'interdiction de territoire français pour ceux qui ont participé à une émeute ils sont contre l'alourdissement des peines du coup pour les fauteurs de troubles ils sont contre la suspension des allocations familiales des APL ou du RSA pour les délinquants ils sont contre et donc moi
j'ai vraiment un problème avec
ça oui mais du coup vous êtes même en contradiction avec vos propres électeurs parce que je crois que c'est 70% des électeurs de gauche qui eux aussi voudraient faire payer les casseurs donc écoutez continuez
à vous fracturer par
rapport à votre socle électoral c'est pas moi qui vais m'en plaindre
non peut-être je pense qu'il y
a
une différence fondamentale entre les deux extrêmes vous avez à l'extrême droite Adam Medvediaz
une personne on n'est pas à l
'extrême droite monsieur
une personne qui dit au fond la
même
chose que
vous
est
-ce qu'il dit la même chose que vous c
'est génial
souffrez
d
'entendre
une autre opinion que la vôtre ça y est je l'ai déjà entendu souffrez d'entendre une opinion républicaine et pas extrémiste alors premièrement
vous
avez l'extrême droite qui dit au fond en France
vous n'avez que
vous
n'avez que des devoirs et vous n'avez pas le droit de manifester pacifiquement puisque l'extrême droite voulait revenir à un texte des années 1970 qui prévoit non pas tu casses tu répares et tu répares avec l'argent
qui
est le tien et pas celui du contribuable mais tu organises des arrestations massives d'étudiants et ensuite vous avez l'extrême gauche qui pense que au fond on n'a que des droits et vous avez au fond l'autoritarisme et donc l'anarchie nous c
'est
la république c'est le droit de liberté de manifester en paix mais c'est aussi le devoir de manifester en paix et c'est ce que ce texte prévoit en augmentant les sanctions non pas pénales mais les sanctions civiles c'est aussi simple que ça c'est une mesure de bon sens c'est la mesure du bon sens pour permettre aux commerçants de bosser même quand il y a une grande soirée de ligue des champions et Paris Saint-Germain et même quand il y a des manifestations pacifiques que je défends quand bien même je pourrais être en désaccord avec certaines revendications qui sont portées c'est la mesure du bon sens du maire
mais vous n'y voyez pas que j'ai été pendant 6 ans maire de
Zimmerbar qui en a marre de voir son abribus dégrader mais vous n'y
voyez pas une atteinte à la liberté de manifester
c
'est la mesure de bon sens
qui travaille et qui en a marre que son argent soit prélevé 1 milliard d'euros du fait des émeutes de 2023 1 milliard de pertes de chiffre d'affaires de chiffres et d'exploitation
Combien de milliards le
bilan de la Macronie
? Le
week-end mais le
1
milliard
votre bilan économique c'est des classes
dédoublées dans les zones d'éducation prioritaires c
'est les savoirs fondamentaux à l
'école Oui bien sûr
Pour revenir au texte est
-ce que vous n'y voyez pas une atteinte à la liberté de manifester de gens qui pourraient se dire je ne vais plus manifester parce que j'ai peur de me retrouver dans un attroupement et d'être considéré comme coupable juste parce que j'étais dans un
attroupement
très concrètement madame
aujourd
'hui
quand
vous allez manifester pacifiquement
et
que vous vous retrouvez
dans
un groupe
qui
est hostile
le
bon sens c'est de s'en aller de ce groupe donc si vous vous maintenez dans un groupe hostile
qui
commence à être violent
que
les forces de l'ordre
auxquelles
j'exprime mon soutien de même qu'aux manifestants pacifiques
que
les forces de l'ordre vous sommes
sommes
à ce groupe d'arrêter les violences
que
non seulement ce groupe poursuit les violences qu'après une seconde sommation il les poursuit encore et que vous vous vous maintenez dans ce groupe violent
on
ne
peut
pas dire que vous n'étiez pas prévenu et on ne peut pas dire d'une certaine façon que vous n'étiez pas complice de cela et surtout ce que le texte prévoit ce sont les moyens opérationnels pour identifier les caméras les drones parce que nous faisons confiance dans la technologie pour aider les forces de l'ordre voilà parce que nous nous sommes français nous sommes européens et nous voulons que la technologie soit au service de la république
Hugo
Bernays non mais moi je suis je
suis
atterré parce que je vois monsieur qui reproche au rassemblement national une volonté potentielle s'ils étaient au pouvoir de faire des milliers d'arrestations de jeunes pour les empêcher de manifester
mais
c'est ce que vous venez de faire depuis des semaines pas du tout
mais franchement
c'est le bilan de monsieur Darmanin vous les avez vu les bilans publiés par monsieur Darmanin quasiment deux à trois fois par semaine du nombre de personnes mises en garde à vue ça se compte en milliers de jeunes la majorité sont des
mineurs il faut qu'il y ait des milliers c'est des milliers de casseurs il n'y a pas besoin d'attendre l'arrivée au pouvoir du RN
un
casseur
une sanction il n
'y
a pas besoin d'attendre l'arrivée
au pouvoir du RN il y a des jugements derrière après
le
gouvernement il n'y a pas que des garde à vue je
crois que ça
vous
dérange parce que je
suis un
casseur une excuse je vais finir
ma phrase quand même de toute
façon de toute façon je vais la finir allez-y sur le fait que effectivement il n
'y a
pas besoin d'attendre l'arrivée au pouvoir du RN vous appliquez déjà son programme madame Diaz à 100%
raison là-dessus malheureusement dans nos villages dans nos vallées
dans nos montagnes et deuxièmement vous n'avez pas l'air d'aller souvent en manifestation je suis désolé vous n'avez pas l'air de voir comment fonctionne une manifestation parce
que on a
des manifestations associatives sportives
c'est bien c'est très bien mais tant mieux pour vous
moi aussi je fais des manifestations
sportives associatives j'en fais aussi des revendicatifs
nous on est les élus utérin c'est la
différence vous êtes vraiment jaloux
en fait c'est juste de la jalousie parce que vous quand vous étiez mère vous
n'étiez pas aussi connu
que Balibagayoko c
'est ça votre sujet on va rester sur un débat c'est
faire des cantines Hugo Bernalicis
moi
je ne
veux
pas être un influenceur j'ai été maire je n
'ai
pas été influenceur on va passer à un sujet du texte qui a fait débat c'est le fait que de prélever des prestations les sommes dues sur les prestations sociales on va écouter un extrait de ce débat là
très
franchement je ne comprends pas cette idée qui viserait à exonérer de leur responsabilité civile ceux qui par leur comportement ont contribué à ce que les dommages se causent donc l'idée elle porte plus sur le reste à vivre personne ne doit se sentir complètement à l'abri quels que soient ses comportements
désormais servir à financer la réparation de dommages quelle cohérence y a-t-il encore à voter des budgets pour une mission précise si les sommes allouées peuvent ensuite être détournées de leur finalité Edwige vous
défendiez vous défendiez
cette
mesure de prélever sur les prestations sociales vous vouliez même aller encore plus loin que ce qui était prévu par le texte qui
a
été adopté d'ailleurs qui a été adopté est-ce que là la question de la faisabilité se pose
?
Oui parce qu'en fait la précarité ne doit pas signifier l'impunité à un moment donné quelqu'un qui est solvable s'il est condamné et qu'il doit payer une amende il va la payer parce qu'il est solvable et à l'inverse l'insolvabilité organisée indirectement l'impunité donc nous nous avons dit avec Marine Le Pen qu'il faut que les dégâts soient intégralement réparés même si la personne doit payer jusqu'à la fin de sa vie ça malheureusement ça n'a pas été retenu mais peut-être qu'au moment de la navette parlementaire ça le sera donc si la personne bénéficie de la solidarité nationale via l'accès à un logement social via des APL via du RSA etc.
et qu'elle commet un méfait et bien oui il faut aussi qu'elle soit sanctionnée donc que ça passe par un prélèvement du montant de cette solidarité nationale nous ça ne nous choque pas et aussi je crois que c'est attendu par les Français
Le Sénat est allé plus loin que le texte initial sur ce sujet des déprestations sociales
Mais au
fond
si vous
êtes casseur
vous
devez payer
et
si
vous
êtes insolvable alors il est normal que l'État se tourne vers tous les revenus
que
vous recevez pour que vous puissiez payer et pas le contribuable et on peut même imaginer c'est ce que propose Abriel Attal
parce
qu'il est extrêmement pragmatique
qu
'il puisse y avoir une avance qui ensuite soit remboursée donc nous sommes parfaitement clairs sur le sujet nous sommes parfaitement clairs
tu
casses tu répares avec ton argent et pas celui du contribuable tu salis tu nettoies avec ton argent et pas celui du contribuable tu défies l'autorité on t'apprend à la faire respecter c'est aussi simple que ça c'est du bon sens
au
fond la philosophie qu'on défend
ce
sont des droits et des devoirs
quand
dans une société il n'y a que
des
droits c'est l'anarchie c'est ce que veut la France insoumise
quand
dans une société il n'y a que des devoirs c'est l'autoritarisme et c'est ce que le Rassemblement National veut nous nous voulons la République
ce
sont des droits et des devoirs tout simplement et c'est ce que ce texte propose et nous nous sommes opposés aux amendements réactionnaires du Rassemblement National qui voulaient faire la loi de 1970 parce que nous nous voulons la France du 21ème siècle nous ne voulons pas la France des années 70
Hugo
Bernalissi sur cette question des prestations sociales
non
mais moi je m'étonne que vous n'ayez pas eu le raisonnement complet dans votre délire répressif vous auriez pu vous dire que vous faites une amende qui soit en réalité proportionnelle au revenu parce que si je suis votre raisonnement aussi génial qu'il soit du coup si je suis très riche je peux aller casser j'ai les moyens de réparer c'est ok
c
'est super comme raisonnement non la réalité c'est que vous vous en fichez et que vous voulez effectivement taper les gens qui se mobilisent qui ont le plus intérêt à se mobiliser c'est à dire ceux qui sont le plus dans la précarité comme ça vous leur mettez bien la tête sous l'eau définitivement surtout quand je reviens c'est pas tu casses
tu
payes non non c
'est
t'as pas cassé mais t'étais là
tu
vas payer on va te prendre sur ton RSA c'est ça que vous êtes en train de voter que vous avez voté en la circonstance j'espère qu'on enlèvera tout ça à l'Assemblée qu'on rejettera le texte malheureusement j'ai un espoir qui est assez réservé et limité sur le sujet on devra s'en remettre à mon avis au conseil constitutionnel et même là j'ai un espoir assez réservé et limité n'empêche que la logique qui est sous-jacente à la vôtre elle est purement et simplement scandaleuse et de toute façon dans les droits fondamentaux qui sont garantis encore un petit peu dans notre pays vous ne pourrez pas laisser zéro euro sur le compte en manque de quelqu'un à la fin vous ne pourrez jamais lui prendre toutes ses aides sociales parce que les gens qui sont dans les minima sociaux ben non en fait ils ne vivent pas bien avec les minima sociaux parce que sinon quand on écoute Mme Diaz on aurait l'impression que vous avez les gens qui sont aux aides sociales et qui vivent comme des pachas et qui passent qui auraient comme hobby de sortir dans la rue pour casser des vitrines ou que sais-je encore des abrébus ou autre mais c'est complètement déconnecté de la réalité je vois que Mme Diaz met beaucoup d'applications à aller chercher dans le moindre détail des aspects répressifs de la mobilisation mais jamais aucun mot sur les revendications pour régler le problème c'est pas une loi casseur-payeur qu'il nous faut c'est les milliards d'euros pour l'éducation nationale pour les lycéennes et les lycéens c'est les milliards d'euros dont on a besoin pour avoir une université à la hauteur et les places dans l'université c'est l'augmentation des salaires parce que vous avez vu la mobilisation s'est élargie et c'est tant mieux la CGT appelle à généraliser la grève le 5 novembre prochain mais
juste pardon un petit point c'est le blocage des prix
on ne sera pas dans des arrestations arbitraires avec des gens qui vont payer de manière arbitraire c'est-à-dire qu'il va y avoir
des décisions de justice
il va y
avoir
des décisions de justice mais c'est déjà le cas pour vous on est dans des arrestations arbitraires
et des justice arbitraires
c'est pas moi qui le dis c'est monsieur Olivier Cagnes qui est professeur de droit pénal et qui a analysé ça avec d'autres de ses confrères sur l'usage préventif des gardes à vue et des moyens de répression
mais après il y a des décisions de justice
oui mais en attendant la décision de justice vous avez une épée de Damoclès au-dessus de la tête quand vous avez votre convocation vous n
'avez
pas envie de retourner à la prochaine c'est fait pour dissuader les gens de manifester c'est le seul but et en plus vous savez quoi ça ne fonctionnera pas
Benjamin alors point
1
on
a défendu une loi juste je prends un exemple vous l'avez voté sur cet amendement ? le Rassemblement National voulait en gros interdire les gens d'avoir accès au logement social donc au fond les laisser dans la rue
donc
vous avez le Rassemblement National qui veut que les Français dorment dans la rue ensuite vous avez la France Insoumise qui accepte toutes les violences nous on croit dans la France du travail mais il faut que
vous arrêtez avec ce mensonge ensuite la
deuxième chose sur les revendications
15
fois des
appels à manifester pacifiquement ce qui me hanfle
avec
les
casses c'est premièrement les images de commerce brisé de mairies abattues mais c'est aussi que à cause de ces violences ce sont tous les manifestants qui payent et la preuve on ne parle hélas plus des revendications et nous on serait heureux de débattre des mesures qu'on propose pour la jeunesse mais surtout avec la jeunesse Gabriel Attal propose un pacte pour la jeunesse 150 jeunes de 16 à 25 ans tirés au sort pour élaborer avec eux des propositions et surtout on en a
déjà fait on en a déjà fait
mais si regardez faisons une réunion tous ensemble
pour savoir
ce qu'on va proposer à exemple
augmenter le nom des
professeurs revaloriser les professeurs
le contraire de ce qu'a fait Gabriel Attal quand
il était au gouvernement remettre de l'exigence un certificat d'études un
brevet
qui fonctionne un bac qui fonctionne des bâtiments améliorés nous avons des propositions pour la jeunesse il a surtout un bilan pour les jeunes aussi ah oui le bilan on le connait Edwige
Jaffe moi
je m'étonne des propos du collègue macroniste jamais le rassemblement national n'a dit qu'on voulait faire dormir les gens dans la rue nous
ne sommes pas d'extrême droite
par ailleurs vous dites que nous souhaitons organiser les arrestations massives et que nous faisons preuve d'autoritarisme enfin franchement cette caricature ne vous ressemble pas pardon de le dire nous ce que nous avons proposé hier et d'ailleurs vous avez fait preuve d'un certain manque de courage et je l'ai dit hier au président de la commission et je l'ai dit également au
ministre de l'Intérieur
nous nous voulions par exemple mettre en place les peines planchers pour assurer et bien une sanction minimale de manière à dissuader le fauteur de trouble de s'insérer du coup dans un mouvement violent ou même de récidiver là vous avez refusé je ne comprends pas et même le président de la commission a indiqué que oui que ce n'était pas le moment de placer ça dans un texte qu'il faudrait avoir un débat plus large sur la question et bien ça tombe bien à l'occasion de la niche parlementaire du groupe UNT qui aura lieu le 10 décembre nous proposerons ce texte et on verra comment vous vous positionnerez parce que là vous n'aurez plus le moyen de fuir nous avons proposé aussi une augmentation de la sanction en matière de dissimulation du visage là aussi vous avez trouvé un argument fallacieux pour voter contre et nous avons donc souhaité l'expulsion des délinquants étrangers en fait les personnes étrangères qui se retrouvent dans un attroupement là aussi vous avez voté contre je pense que vous avez peur de vous attirer les foudres de la gauche qui d'ailleurs c'est assez surprenant et ce n
'est
pas du tout contre vous monsieur Bernalicis mais on n'a pas de LFI au Sénat enfin juste une seule personne qui n'est pas là ce matin mais en fait la gauche hier donc c'est-à-dire les communistes les écologistes et les socialistes ont pris la parole sur ce texte ils ont défendu exactement la même chose que si j'étais encore à l'Assemblée nationale avec
vous en face
de moi
et d'ailleurs
c'est assez étonnant ce matin de voir
que c'est LFI
qui représente l'ensemble de la gauche voilà c'est juste que je voulais souligner parce que vous n'avez pas pu inviter peut-être de représentants PS écolo ou communiste je ne
sais
pas
le
NFP n'existe
pas
encore ce que je veux dire enfin pas forcément allez-y je ne
sais pas madame Diaz
sur
les peines planchers moi ce qui me fait de la peine c'est qu'il n'y
a
pas de plancher à votre autoritarisme c
'est que
c'est un texte qui prévoit un mécanisme civil pas un mécanisme pénal mais c'est la preuve donc
il n'est
pas
il ne va pas assez loin
sujet verbe sanction sujet verbe immigration vous vous avez peur
des étrangers vous avez peur des
étrangers nous on a confiance dans une France diverse avec des
gens différents vous voulez revenir à la France
dans tous les sens du terme des
années 70 et c'est
très surprenant de voir que vous avez si peur d'une France avec c'est vrai des étrangers qui contribuent à notre nation alors
que vous êtes le parti de Trump et de Poutine le parti de l'étranger là on parle de casseur et on est une partie de Trump et une partie de Poutine n'importe
quoi
ce n'était pas le
sujet puisque ce sont soit vos
financeurs ce sont ceux que vous acclamez vous parlez des
délinquants vous parlez des délinquants donc il faut sanctionner tous les délinquants
les nationaux et les étrangers et même les étrangers et pas l'action pénale et c'est pour ça que j'ai dit hier que vous avez manqué de courage et que vous décevrez les français sinon on fait des monstres de complexité ça c'est une fuite c'est de la lâcheté vous voulez faire des monstres des monstres de
complexité absolument pas nous avons le courage de dire tu casses tu réponses est-ce que c'est le moment de parler d'hypocrisie du rassemblement national sur le tu casses tu payes il y a 4 millions d'euros dans les tuyaux quand même que vous devez rembourser
avec votre organisation politique
parce que vous avez un petit peu pillé le parlement
européen alors c'est vrai qu'il n'y avait pas des images de flammes à la télé c'était moins démonstratif il y avait moins de manifestants autour de vous pour faire ce pillage oui oui deux condamnations et le pouvoir en cassation c'est juste parce que c'est embêtant de se balader avec un bracelet
c
'est dommage que vous batiez là-dedans on va revenir
vous
savez c'est le
coeur
de
l'affaire
parce
que les gens pour consentir à
l'autorité
on va
revenir
au fond du texte les gens ils ont besoin aussi que chez les responsables politiques en l'occurrence il y ait un minimum d'exemplarité
en tout cas de respect de la loi regardez dans vos rangs regardez les sanctions
de vos
collègues ils ne sont pas là donc
je ne
vais
pas tirer sur l'ambulance mais
alors que vous vous êtes là avec votre organisation politique c'est évident deux condamnations à pouvoir en cassation
elle
est
présumée innocente
elle sera
candidate à l'élection présidentielle je comprends
ça vous
déplaise mais en
tout cas nous
faisons compagnie on
va terminer sur le texte
parce que là on dévie complètement du sujet le texte va arriver chez vous le texte va arriver chez vous à l'Assemblée Hugo Benalysis vous nous l'avez un peu dit tout à l'heure mais vous pensez qu'il sera adopté à l'Assemblée dans cette version ? Ah bah écoutez la fusion acquisition en cours entre le rassemblement national et le groupe enfin le bloc central et le macronisme est en train d'achever sa mue définitive donc moi je ne
me
fais aucune illusion sur le fait que tout ce beau monde voit favorablement ce texte en réalité et c'est ça qui est ma plus grosse crainte dans les circonstances c'est que finalement la bascule autoritaire elle est en train de se faire sous nos yeux et voilà un des éléments de l'équation Rapidement Benjamin
Défendre
le droit de manifester en paix défendre le droit des étudiants à proposer des choses pour améliorer leur avenir c'est ce que nous voulons c'est ce que nous voulons en les écoutant c'est ce que nous voulons en proposant des choses et c'est ce que nous voulons en faisant en sorte que ceux qui cassent et qui les empêchent de s'exprimer voire qu'il est violente payent merci beaucoup merci à tous les trois pour ce débat sur ce texte qui a donc été adopté cette nuit au Sénat merci à tous de nous avoir suivis à 15h vous vivrez en direct la séance de questions au gouvernement au Sénat et nous on se retrouve demain très bonne journée merci beaucoup
Public
Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat
Edwige Diaz