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ChroniqueAntoine Léaument· 9 juin 2017 10 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsJustice

MON DROIT DE RÉPONSE À QUOTIDIEN - Le Bon Sens

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54Invité politiqueFait
    « Le 30 juin, Jean-Luc Mélenchon faisait une conférence de presse, et une des questions qui intéressait les journalistes présents c'était la plainte de Bernard Cazeneuve contre Jean-Luc Mélenchon. »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « J'écris ensuite un article très détaillé pour montrer que Quotidien a coupé une partie très importante des propos de Jean-Luc Mélenchon et que Quotidien passe sous silence le fait que la question qui est posée par son journaliste la 2ème fois avait déjà été posée par un autre journaliste quelques minutes auparavant. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « Quotidien a voulu me répondre. Alors le sujet commence un peu sur le même mode que celui de la veille, et ça commence encore pire puisque cette fois-ci, Jean-Luc Mélenchon est décrit comme « très énervé ». »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « Jean-Luc Mélenchon lui-même, dans l'extrait passé par Quotidien, dit explicitement : « C'est bon Monsieur, je vous ai déjà répondu ». »
  • 3:19Invité politiqueFait
    « On dit que je « dénonce un montage ». Alors ça, c'est inexact. Je dis que le montage est malhonnête et j'explique dans mes tweets et dans l'article pourquoi je trouve qu'il est malhonnête. »
  • 4:32Invité politiqueFait
    « une de ses collègues, qui se penche pour lui dire d'arrêter de poser cette question puisque Jean-Luc Mélenchon y a déjà répondu. »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « Les montages sont malhonnêtes lorsqu'ils ne donnent pas compte, lorsqu'ils ne rendent pas compte, de la réalité des propos de la personne qui est diffusée à la télévision. »
  • 8:07Invité politiqueFait
    « Laisser entendre qu'on manipule, qu'on bidonne, en expliquant qu'on a fait un montage, j'ai une définition à proposer : contre-feu, méthode de communication visant à mettre en avant un sujet d'actualité pour éviter qu'on parle d'autres problèmes plus embarrassants, c'est peut-être ça la manipulation. »
  • 8:42Invité politiqueFait
    « Cette plainte de Bernard Cazeneuve elle empêche qu'on parle des sujets de fond. Elle empêche qu'on parle de l'augmentation de la CSG que prévoit Emmanuel Macron, qui va toucher en particulier les fonctionnaires et les retraités. »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Jean-Luc Mélenchon

Salut tout le monde, il y'a quelques jours j'ai été mis en cause personnellement par Quotidien, l'émission de Yann Barthès et j'ai du coup demandé sur Twitter un droit de réponse qui est resté lettre morte pour l'instant. Donc j'utilise donc des moyens à ma disposition pour faire ce droit de réponse. Allez, c'est parti. Alors avant de rentrer dans le vif du sujet, je précise que cette vidéo n'est pas facile à faire parce que je ne peux pas utiliser les images de Quotidien, étant donné que ça ne respecterait pas les standards de droits d'auteur sur YouTube. Du coup pour contrer ce problème, je vais être obligé de faire des citations de l'émission de Quotidien.

Je précise une 2e chose, c'est que j'aime bien Quotidien, je trouve cette émission plutôt sympathique, plutôt marrante, je trouve que de temps en temps, ils lèvent des lièvres, ils trouvent des choses qui sont vraiment intéressantes, mais que, dans cette histoire, Quotidien a tort, et je vais vous expliquer pourquoi. Alors d'abord pour que vous compreniez bien je vais vous faire un petit récap très rapide de ce qui s'est passé. Le 30 juin, Jean-Luc Mélenchon faisait une conférence de presse, et une des questions qui intéressait les journalistes présents c'était la plainte de Bernard Cazeneuve contre Jean-Luc Mélenchon.

Alors dans cette conférence de presse, Jean-Luc Mélenchon a été interrogé sur ce thème par le journaliste de Quotidien qui était présent, puis, par d'autres journalistes qui posaient des questions similaires, puis de nouveau, par le journaliste de Quotidien qui a posé une question qui était déjà posée. Le soir même, Quotidien fait un sujet sur cette conférence de presse et présente Jean-Luc Mélenchon comme étant de mauvaise humeur avec un montage qui, c'est mon avis, est malhonnête et ne rend pas compte de ce qui s'est passé pendant cette conférence de presse.

C'est ce que j'explique, le lendemain matin, par une série de tweets dans lesquels j'explique ce que j'ai pensé du sujet de Quotidien et dans lequel j'explique pourquoi je trouve ce montage malhonnête. J'écris ensuite un article très détaillé pour montrer que Quotidien a coupé une partie très importante des propos de Jean-Luc Mélenchon et que Quotidien passe sous silence le fait que la question qui est posée par son journaliste la 2ème fois avait déjà été posée par un autre journaliste quelques minutes auparavant. Donc on est dans une situation où Jean-Luc Mélenchon se trouve à répondre pour la 2ème fois à une question à laquelle il a déjà répondu.

Ces tweets et cet article ont été très relayés sur internet ce qui a fait que, le soir même, Quotidien a voulu me répondre. Alors le sujet commence un peu sur le même mode que celui de la veille, et ça commence encore pire puisque cette fois-ci, Jean-Luc Mélenchon est décrit comme « très énervé ». Et là, on nous passe un extrait qui est précisément celui où JLM répond pour la 2ème fois à Quotidien, c'est-à-dire, à une question à laquelle il a déjà répondu plusieurs fois. D'ailleurs Jean-Luc Mélenchon lui-même, dans l'extrait passé par Quotidien, dit explicitement : « C'est bon Monsieur, je vous ai déjà répondu ». Écoutez, Monsieur, c'est bon je vous ai déjà répondu.

En montrant donc, que pour ceux ayant vu l'intégralité de la conférence de presse, qui est d'ailleurs disponible sur YouTube, -- je vous mets le lien dans la description -- pour les gens qui ont vu l'intégralité de la conférence de presse, on voit que Jean-Luc Mélenchon a effectivement déjà répondu à cette question. Alors une fois ce petit extrait passé pour montrer que Jean-Luc Mélenchon serait « très en colère », l'émission passe à moi et le journaliste présent en plateau dit que j'ai fait 13 tweets -- alors oui, ça s'appelle un « thread » -- mais voilà, comme c'est limité à 140 caractères, il faut en faire plusieurs pour pouvoir expliquer quelque chose.

J'ai aussi fait un article, mais ça il n'en est pas fait du tout mention sur Quotidien. Je me demande un petit peu pourquoi étant donné que l'article était très détaillé et précisait bien les raisons pour lesquelles je trouvais le montage, qui avait été fait la veille, malhonnête. mais ça... ... pas un mot sur cet article, alors tant pis. Et ensuite, on dit que je « dénonce un montage ». Alors ça, c'est inexact. Je dis que le montage est malhonnête et j'explique dans mes tweets et dans l'article pourquoi je trouve qu'il est malhonnête. Je le répète ici, s'il le faut.

Il est malhonnête pour 2 raisons : d'abord parce qu'il passe sous silence une partie très importante des propos de JLM sur la question qui était posée et ensuite parce qu'il met bout à bout plusieurs éléments qui ne rendent pas compte de l'ambiance de la conférence de presse, qui n'est pas celle qui est décrite par Quotidien. Ensuite il est lu en plateau, une partie d'un des tweets que j'ai faits qui dit que on s'apprête à passer à un autre thème.

Alors ce tweet est affiché à l'écran, mais c'est sur cette partie là du tweet qu'on insiste, alors qu'en réalité, ce que dit mon tweet en entier, c'est que Mélenchon avait déjà précisé le propos et que, effectivement, on s'apprêtait à passer à un autre thème, ce que chacun peut constater en regardant la conférence de presse. Et, d'ailleurs, chacun peut aussi constater dans les extraits mêmes de Quotidien, que ses collègues (les collègues du journalistes de Quotidien) commençaient à être agacés par le fait qu'il relance, sans cesse, sur une question à laquelle Jean-Luc Mélenchon avait déjà répondu.

Cette fois-ci, c'est pas dans les extraits de la conférence de presse qu'on le voit, c'est dans les extraits mêmes de Quotidien : il y a une journaliste, une de ses collègues, qui se penche pour lui dire d'arrêter de poser cette question puisque Jean-Luc Mélenchon y a déjà répondu. Alors ensuite, on revient sur un retour plateau où j'ai droit à une longue explication du journaliste de Quotidien qui commence par dire, je cite : « Alors, déjà oui, on fait des montages. On ne l'a jamais caché. C'est même le coeur du métier de journaliste. » Là, je suis désolé, mais c'est pas vraiment le coeur du métier de journaliste que de faire des montages. Le coeur du métier de journaliste c'est d'informer.

C'est-à-dire de donner des informations qui sont en lien avec la réalité. Les montages sont nécessaires dans le cadre du métier de journaliste particulièrement à la télé, pour que sa sa tienne dans un espace court, mais en revanche, les montages sont malhonnêtes lorsqu'ils ne donnent pas compte, lorsqu'ils ne rendent pas compte, de la réalité des propos de la personne qui est diffusée à la télévision. Alors ensuite ça va encore plus loin, puisque, le journaliste présent en plateau dit que « je rêve peut-être d'une chose : qu'il n'y est plus de reportages ni de montages de journalistes ». Donc, non je vous rassure ce n'est pas du tout mon rêve.

Je rêve juste d'une chose : c'est que les montages et les reportages soient honnêtes et pas malhonnêtes et qu'ils ne cachent pas une partie de la vérité. Alors ensuite, il est dit que j'invite les gens à aller sur YouTube pour voir par eux-mêmes la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon, et le journaliste présent en plateau invite, lui aussi, les téléspectateurs à aller sur YouTube, et lui, précise que « on pourra relever pleins d'autres moments où il s'en prend à des journalistes, beaucoup d'invectives à ceux qui posent des questions qui dérangent. » Donc, en fait, pas du tout, aller voir cette conférence de presse. Faites-vous une opinion par vous-mêmes.

Regardez comment elle s'est déroulée, et vous verrez que Jean-Luc Mélenchon n'a répondu sèchement qu'à ce journaliste-là qui, de fait, posait une question qui avait déjà été posée et au bout d'un moment, je comprends, c'est relou de devoir répondre plusieurs fois à la même question. Et alors ensuite, c'est parti pour un grand numéro sur le métier de journaliste. Alors je cite, puisque je ne peux pas diffuser d'extraits : « Ce conseiller me reproche d'insister sur la question du jour : les accusations contre Bernard Cazeneuve. Pardon encore de tenter de faire mon métier.

Dans certains pays, un bon journaliste est jugé sur sa capacité à ne pas lâcher le morceau quand la réponse n'est pas satisfaisante. » Alors effectivement, c'est une façon intéressante de voir le métier de journaliste. Et, de fait, quand Elise Lucet va déranger les puissants pour leur poser des questions et leurs demander des comptes, je trouve que c'est une façon très intéressante de faire du journalisme.

En revanche, quand il s'agit de revenir sur une question qui a déjà été posée publiquement dans une conférence de presse, je ne vois pas l'intérêt de la reposer une dernière fois pour arriver à un objectif précis, c'est-à-dire énerver la personne qui est en face de soi pour ensuite pouvoir dire qu'elle était énervée. Ça, c'est pas du journalisme, ça s'appelle du militantisme. Alors ensuite, ça continue, le journaliste en plateau dit : « Je pense que lorsqu'un responsable politique qui aspire à diriger le pays qualifie l'ex-ministre de l'intérieur de commanditaire d'un assassinat, relancer, demander des précisions sur ce sujet, c'est le minimum.

» Alors là il y a un problème quand même, puisque le journaliste dit que Jean-Luc Mélenchon a qualifié Bernard Cazeneuve de « commanditaire d'assassinat » C'est faux. C'est pas du tout ce qu'il a dit. Il n'a pas utilisé le terme commanditaire. Donc voilà, alors je ne sais pas sur quel compte il faut mettre ça, je ne sais pas si c'est une erreur volontaire puisqu'il y a un prompteur, donc on peut se demander si le mot est écrit, je sais pas si c'est que sa langue a fourché. Mais toujours est-il que ce n'est pas ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon et que donc, en plateau, il y a un mensonge qui est dit par une personne qui est en train de se prétendre défenseur de la vérité.

Et cette longue diatribe du journaliste en plateau se termine par la chose suivante. Il dit : « Laisser entendre qu'on manipule, qu'on bidonne, en expliquant qu'on a fait un montage, j'ai une définition à proposer : contre-feu, méthode de communication visant à mettre en avant un sujet d'actualité pour éviter qu'on parle d'autres problèmes plus embarrassants, c'est peut-être ça la manipulation. » Alors c'est marrant qu'il utilise le mot de contre-feu, puisque c'est précisément ce que nous reprochons à cette affaire. Cette plainte de Bernard Cazeneuve elle empêche qu'on parle des sujets de fond.

Elle empêche qu'on parle de l'augmentation de la CSG que prévoit Emmanuel Macron, qui va toucher en particulier les fonctionnaires et les retraités. Elle empêche qu'on parle de la destruction du Code du Travail. Elle empêche qu'on parle du fait qu'il n'y a aucune proposition écologique dans le programme d'Emmanuel Macron en dépit du fait qu'il fait des phrase en anglais pour s'en prendre aux décisions de Donald Trump.

Donc voilà, il y a un certain nombre de personnes qui essaient de mettre en place des contre-feux pour empêcher qu'on parle des sujets de fond et qui ne cherchent à faire qu'une chose : diaboliser Jean-Luc Mélenchon pour éviter qu'on parle de son programme et mettre toujours en avant Emmanuel Macron avec des qualificatifs toujours sensationnels du genre « leader du monde libre » ou nous décrivant comment il « séduit le monde », pour qu'on s'intéresse qu'aux personnes et pas au fond des programmes, qu'on s'intéresse qu'à des gens et pas à des idées, alors que c'est au final, pour des idées qu'on doit voter pour les élections législatives le 11 et le 18 juin.

Donc, si des contre-feux sont mis en place, ils sont mis en place par ceux qui ne veulent pas qu'on parle des sujets de fond qui concernent les Françaises et les Français. Voilà c'est la fin de cette vidéo. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires. Si elle vous a plu, n'hésitez pas à la partagez sur les réseaux sociaux et à mettre des pouces bleus, et puis si vous voulez voir mes prochaines vidéos, abonnez-vous à ma chaîne. et comme ça vous recevrez des notifications. Voilà ! C'est tout pour aujourd'hui. Allez salut ! ( musique de fin )