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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 17 mai 2024 64 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Le neveu de Macron, un maire, une haine sans limites ? #cdanslair Archives 2023

Source d'origine 5 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Que sait-on des conditions de l'agression à Amiens ?

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Que sait-on du profil des 8 personnes, dont 3 en comparution ?

  • 4:51OuverteRéponse directe

    La chocolaterie familiale était-elle déjà prise pour cible ?

  • 5:51OuverteRéponse directe

    Comment Brigitte Macron a-t-elle réagi à cette agression ?

  • 7:14OuverteRéponse directe

    A-t-on franchi un seuil avec l'agression d'un proche du président ?

  • 9:11RelanceRéponse partielle

    Peut-on renvoyer les extrêmes dos à dos dans cette affaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:49PrésentateurFait
    « Certains Gilets jaunes avaient essayé de s'approcher de la propriété familiale au Touquet. »
  • 11:27InvitéFait
    « Je suis en solidarité totale avec ma famille et en rapport constant depuis hier 23h avec Jean-Baptiste et Jean-Alexandre. »
  • 11:52InvitéFait
    « En tant que président de la République, elles sont inqualifiables. »
  • 12:27InvitéFait
    « On commençait à le traiter de différents noms d'oiseaux. Et les coups ont commencé à pleuvoir. »
  • 18:47InvitéFait
    « Il ne faut pas s'étonner ensuite que certains, désinhibés, passent à l'acte. »
  • 19:56InvitéFait
    « Il y a un climat et un vocabulaire révolutionnaire. »
  • 28:55InvitéFait
    « Non, il y a déjà eu cette violence, elle a toujours existé. »
  • 36:09PrésentateurFait
    « L'État n'a jamais informé les habitants. Personne n'a informé la directrice de l'école. »
  • 41:03PrésentateurFait
    « Il y a une loi qui a été votée le 23 janvier 2023. »
  • 41:10PrésentateurFait
    « Une proposition de loi de la sénatrice Delattre qui renforce les mesures suite à la mort du maire de Signe en 2019. »
  • 41:50InvitéChiffre
    « Là, depuis 2020, il y a eu 275 maires, 913 adjoints et 3563 conseillers qui ont démissionné. »
  • 43:36PrésentateurFait
    « Résultat des coups, c'est pas simple d'installer des cadas, ça s'appelle des cadas, des centres d'accueil. »
  • 44:50InvitéFait
    « Ils avaient changé mon arbre généalogique. »
  • 45:14InvitéFait
    « Le tribunal judiciaire de Paris l'a annulée en raison d'une mauvaise qualification des faits. »
  • 46:52InvitéFait
    « La présidente du groupe Renaissance publie sur son compte Twitter une lettre de menace qu'elle a reçue et qui vise son bébé de 4 mois. »
  • 47:13InvitéFait
    « La présidente de l'Assemblée nationale, Yael Brunpivé, révèle à son tour avoir reçu une lettre d'insulte à caractère sexiste et antisémite. »
  • 56:41PrésentateurFait
    « François Hollande s'était effondré bien davantage. »

Temps de parole

  • Présentateur80 %
  • Invité8 %
  • Invité 24 %
  • ?4 %

≈ 25,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion.

0:13
Locuteur

On

0:13
Présentateur

finit parfois par se demander jusqu'où ça ira. Cette fois-ci, c'est le petit-neveu de Brigitte Macron qui a été roué de coup à Amiens devant la chocolaterie familiale quelques minutes après la prise de parole du président de la République en marche d'une casserole-ade. Une agression insupportable, inqualifiable pour le chef de l'État, rejoint dans cette condamnation, une fois n'est pas coutume, par toute la classe politique. La violence, toujours, qui s'est exprimée contre le maire de Saint-Brévin-Lépin, l'élu a été auditionné aujourd'hui au Sénat. Il sera reçu en fin d'après-midi par Elisabeth Borne et il raconte le harcèlement, les menaces.

Il parle d'attentats criminels avec l'incendie de son domicile et cible l'État qui l'a en quelque sorte laissé tomber face aux pressions notamment de l'extrême droite. Alors pourquoi ce climat de violence incontestable dans le pays, comme le dit ce matin le ministre de l'Intérieur qui est responsable ? Peut-on renvoyer les extrêmes, dos à dos, le petit neveu de Macron, un maire, la haine sans limite ? C'est une question, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Bruno Jeudy, vous êtes éditorialiste politique. On peut vous retrouver et retrouver votre interview politique de Gérard Larcher cette semaine dans le journal La Tribune.

David Doucan, vous êtes rédacteur en chef du service politique du Parisien Aujourd'hui en France. Merci d'être avec nous ce soir. Anne Fulda, vous êtes grand reporter au journal Le Figaro. Vous avez participé à l'ouvrage collectif Femmes d'État, publié chez Perrin. Et je rappelle aussi votre dernier livre, Emmanuel Macron, Un jeune homme si parfait, publié chez Plon. Enfin, Jérôme Fourquet, vous êtes directeur du département Opinion de l'Institut de sondage IFOP. Et vous êtes également de l'auteur de La France sous nos yeux, publié aux éditions du Seuil. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. Pour débuter cette émission,

1:51
Locuteur

je

1:51
Présentateur

voudrais qu'on revienne sur les faits. Peut-être avec vous, Bruno Jeudy, que sait-on des conditions dans lesquelles cette agression s'est passée à Amiens, je le disais, devant la chocolaterie familiale ? C'est produit lundi soir. Ça s'est produit lundi soir après l'intervention du président de la République.

2:10
Locuteur

Il

2:10
Présentateur

y avait des personnes qui s'étaient rassemblées pour une casserole-lade, comme ils le font assez régulièrement. Et puis, vous êtes dans le centre d'Amiens, il y a la chocolaterie Tronieu, qui est la chocolaterie familiale de la famille Tronieu. Brigitte, c'est le petit neveu de Brigitte Macron qui maintenant dirige cette chocolaterie, très connue à Amiens. Et puis, le petit neveu sortant ou étant devant sa chocolaterie, il y a eu une altercation avec un groupe de personnes, 8 personnes. Et il y a une bagarre qui a surgi. Trois personnes ont tabassé M. Tronieu, qui a été blessé à la tête, au genou, qui a des hématomes. Et puis, une ou deux côtes cassées, je crois.

3:02
Locuteur

Il

3:02
Présentateur

a

3:02
Locuteur

eu

3:02
Présentateur

4 jours d'ITT. Il

3:06
Locuteur

n'a

3:06
Présentateur

pas été hospitalisé, mais c'est le médecin traitant qui l'a pris en charge.

3:12
Locuteur

Il

3:12
Présentateur

y

3:12
Locuteur

a

3:12
Présentateur

3 personnes qui ont été rattrapées. Interpellées, donc 3 comparutions immédiates mercredi. Juste une question.

3:20
Locuteur

L'idée

3:20
Présentateur

aux surveillants, ce qui a permis rapidement à la police

3:23
Locuteur

de les

3:23
Présentateur

identifier. Et ensuite d'établir les faits. Et ils répondront devant la justice de leurs faits. Début juin. Début juin. Pour le rendez-vous avec la justice. Non, juste David Ducan, que sait-on du profil de ces 8 personnes, mais 3 comparutions immédiates ce jour ? Qui n'ont donc pas eu lieu, puisque les avocats de la défense de ces 3 personnes ont demandé du temps pour préparer leur défense. Donc c'est, je crois, le 5 juin que les procès

3:48
Locuteur

ont eu lieu. Oui,

3:48
Présentateur

c'est ça. Alors les profils sont intéressants, puisqu'on constate que pour l'un d'eux, il est considéré comme salarié en situation de handicap pour illettrisme. Pour un autre, il est sous curatel, ce qui veut dire qu'il n'a pas sa propre responsabilité.

4:04
Locuteur

C

4:04
Présentateur

'est quelqu'un d'autre qui... Donc

4:06
Locuteur

pour

4:07
Présentateur

l'instant de ce que l'on sait, on perçoit des profils, comme on dit, de fragilité. On dit souvent ça. La troisième est

4:14
Locuteur

une

4:14
Présentateur

mineure. Et la troisième,

4:16
Locuteur

16 ans, alors

4:17
Présentateur

elle, enfin... C'est pas la

4:19
Locuteur

troisième, c'est une quatrième.

4:20
Présentateur

Mais donc elle,

4:21
Locuteur

elle

4:21
Présentateur

passera devant un juge des mineurs.

4:24
Locuteur

C

4:24
Présentateur

'est

4:24
Locuteur

ça.

4:24
Présentateur

Mais donc on voit bien, et d'ailleurs le procureur l'a signifié. Il a dit attention à ces personnes fragiles qui peuvent, à un moment donné, basculer dans une forme de violence. Le procureur qui a dit, il faut que cesse le bal des hypocrites, ceux qui le matin, la main sur le cœur, jurent leur opposition à la violence, mais qui depuis des semaines allument des mèches. On y reviendra sur cette phrase du procureur qui laisse entendre que dans la classe politique, il

4:48
Locuteur

y a

4:48
Présentateur

une espèce de double jeu. C'est pas la première fois, peut-être toujours avec vous, David Doucan, que la chocolaterie familiale avait été prise pour cible. Oui, en fait, depuis 2017, régulièrement, il peut y avoir en marge comme ça de manifestations, des gestes ou des actes, de tentatives de dégradation ou autre sur cette chocolaterie. C'est,

5:10
Locuteur

au

5:11
Présentateur

fond, et on entre peut-être dans le vif du sujet politique, c'est le symptôme d'une haine comme ça qui se développe, qui se déploie. Contre Emmanuel Macron ? Contre Emmanuel Macron.

5:22
Locuteur

Bon,

5:22
Présentateur

depuis quelques années, on l'avait vu avec les Gilets jaunes, souvenez-vous aussi de ces effigies, de ces pantins qui avaient pu être brûlés à un certain moment, sur certains ronds-points, etc. Et on voit une résurgence, là, sans doute, au terme de cette bataille des retraites qui est en train de se terminer, peut-être, nous verrons, une résurgence de cette détestation, au fond, qui s'exprime. Détestation, dites-vous, on a utilisé ce soir le mot de haine, on a beaucoup parlé ces derniers jours également de violence, et on va beaucoup en parler ce soir. Un sentiment qui traverse la société française dont est parfaitement consciente

5:55
Locuteur

Brigitte

5:56
Présentateur

Macron, puisque, avec vous, Anne Fulda, elle s'est à plusieurs reprises exprimée sur ce sujet-là. Là, c'est sa famille qui est directement touchée. Elle a réagi hier à l'AFP. On peut peut-être dire ce qu'elle a dit. Elle était visiblement sous le choc. En tout cas, elle a vraiment conscience

6:09
Locuteur

que

6:10
Présentateur

cette violence peut arriver jusqu'aux portes de l'Elysée. On en avait parlé avec les Gilets jaunes. Et maintenant, jusqu'à sa famille.

6:16
Invité

Oui, elle en a conscience. Elle en a eu la preuve. Et on l'a vu. Il y a une image, moi, qui m'avait marquée. C'est le jour de la réélection d'Emmanuel Macron. Elle était au bras d'Emmanuel Macron. Et elle avait un visage grave, inquiet. Alors, on savait qu'a priori, elle n'avait pas très envie qu

6:33
Locuteur

'il

6:33
Invité

se représente, pour des raisons personnelles. Mais je pense aussi à cause de ce climat qu'elle percevait déjà et de cette haine qui était déjà présente lors du premier mandat. Donc, elle a toujours... Enfin, ça fait quelques temps qu'elle a cette inquiétude. Elle est, malgré tout, même si on ne la voit pas beaucoup, elle est très discrète depuis quelques temps. Elle n

6:56
Locuteur

'a

6:56
Invité

jamais été extrêmement présente. Mais elle est de plus en plus discrète. Néanmoins, elle rencontre pas mal de gens. Et je pense qu'elle perçoit plus qu'Emmanuel Macron, comme très souvent les femmes de chefs d'État, ce climat qu'il y a dans le pays. Et c'est en connaissance de cause qu'elle est inquiète.

7:14
Présentateur

Jérôme Fourquet, on entend beaucoup dans les commentaires, y compris ce que disait Olivia Grégoire tout à l'heure, on a franchi un seuil.

7:20
Locuteur

Et

7:20
Présentateur

le fait qu'on s'en prenne à la famille, indirecte, à un petit neveu, dans une chocolaterie, on marche d'un rassemblement, on a atteint encore autre chose. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette lecture-là ? Et quelle est votre lecture à vous, à la place qui est la vôtre, des mères, en première ligne, des élus qui ont choisi la famille ? Alors, effectivement, il faut faire la part des choses. L'Association des maires de France, par exemple, alerte depuis un moment sur la montée des violences vis-à-vis des élus, notamment des élus des maires. Et donc, on en parlera tout à l'heure avec ce qui s'est passé à Saint-Brévin. Là, on est sans doute dans un autre registre, parce que c'est la famille,

7:59
Locuteur

j

8:00
Présentateur

'allais dire, par alliance du président de la République. Mais tout ça a commencé, vous l'avez dit, dès 2017, avec les premières ordonnances sur le travail, puis la crise des gilets jaunes, où des gens s'arrêtaient pour cracher sur cette vitrine de cet établissement, insultaient les vendeuses, à tel point qu'on avait déjà installé des policiers devant cette chocolaterie. Et donc, on a eu cette espèce de continuum

8:25
Locuteur

qui

8:26
Présentateur

est monté en puissance. Alors, ce président de

8:29
Locuteur

la

8:29
Présentateur

République, il cristallise une forme de ressentiment dans toute une partie de la population. On rappelle qu'il a été giflé, atteint l'ermitage par un individu lors du précédent mandat. On rappelle aussi que durant la crise des gilets jaunes, certains gilets jaunes avaient essayé de s'approcher de la propriété familiale au Touquet. Et donc, ça fait longtemps déjà qu'il

8:51
Locuteur

y

8:51
Présentateur

a un ressentiment qui est très fort. Mais manifestement, aujourd'hui, il déborde,

8:55
Locuteur

y

8:56
Présentateur

compris sur l'entourage et les personnes qui sont proches.

9:01
Locuteur

C

9:01
Présentateur

'est quand même la première fois qu'une personne est agressée en raison de son lien de parenté avec le président de

9:08
Locuteur

la

9:08
Présentateur

République. C'est la première fois sous la 5e République. C'était le sens de la question. C'est en ça qu'on a franchi un cran, parce que M. Tronieu, père et fils, n'ont aucune activité politique. Il faut dire aussi, parce que ça fait partie des fake news qui traînent, que M. et Mme Macron, Brigitte Macron, première dame, n'a aucun lien financier avec l'entreprise familiale. Effectivement, ça a été fondé par la famille Tronieu, donc sa famille. Mais elle, ce que vous pouvez lire sur nombreuses bêtises sur les réseaux sociaux, c'est qu'en gros, vous achetez un macaron dans la maison Tronieu et vous enrichissez Brigitte.

9:44
Locuteur

C

9:44
Présentateur

'est ça qui...

9:45
Locuteur

D

9:45
Locuteur 10

'accord, oui.

9:45
Locuteur

Non,

9:46
Présentateur

ça fait partie des choses qui sont fausses. Et c'est vrai que M. Tronieu qui a témoigné, donc son neveu, il dit, « Oui, notre vie est devenue impossible parce que les gens viennent et s'en prennent à notre commerce, parce qu'ils pensent s'en

10:02
Locuteur

prendre à la famille Macron. » On va poursuivre cette

10:03
Présentateur

discussion. Je voudrais juste citer cette réaction de François Ruffin, qui a dit « On ne défend pas la démocratie en s'attaquant à un chocolatier ». Et nous allons venir sur les réactions de l'ensemble de la classe politique sur ce sujet. En tout cas, les trois personnes suspectées d'avoir agressé le petit neveu de Brigitte Macron, on le disait tout à

10:19
Locuteur

l

10:19
Présentateur

'heure, ont été placées en détention provisoire, âgées de 20 à 34 ans. Ils seront donc jugés le 5 juin prochain. Ce n'est pas la première fois que la chocolaterie familiale, on l'a dit, Damien, est prise pour cible. Mais cette fois, toute la classe politique a condamné les violences contre Jean-Baptiste Tronieu. Magali Lacroze et Christophe Roetick. C'est intolérable, tout le monde doit le condamner, unanimement ce qui a été fait. C'est une ignominie. On ne répond pas à la violence politique, quelque part sociale du président de la République, par de la violence physique. J'espère que la justice y apportera une réponse extrêmement ferme.

11:02
Invité

Je suis horrifié. Ça participe de la dérive auquel on assiste aujourd'hui.

11:07
Présentateur

Quand on combat des idées, on le fait par les idées, pacifiquement, et c'est le meilleur moyen de les défendre.

11:14
Invité

À la télévision, à la radio ce matin, de droite à gauche, c'était donc chacun sa formule, chacun suivant sa ligne politique. Condamnation unanime de l'agression de Jean-Baptiste, fils de Jean-Alexandre,

11:27
Présentateur

petit-neveu de la Première Dame, à Amiens, lundi soir.

11:31
Locuteur

Je

11:32
Invité

suis en solidarité totale avec ma famille et en rapport constant depuis hier 23h avec Jean-Baptiste et Jean-Alexandre. J'ai à plusieurs reprises dénoncé cette violence qui ne peut que mener au pire. Il a été agressé parce que c'est notre petit-neveu. En tant que concle, je considère ses actions comme absolument

11:49
Locuteur

inacceptables.

11:52
Invité

En tant que président de la République, elles sont inqualifiables.

11:54
Locuteur

Alors

11:55
Présentateur

que le président achève une interview au 20h de TF1 lundi soir, dans les rues d'Amiens, un rassemblement se forme contre l'adoption de la réforme des retraites et contre le président. Son

12:05
Invité

petit-neveu Jean-Baptiste Tronieu, propriétaire de la chocolaterie, rentre chez lui et croise sur sa route des manifestants. La suite est racontée par son père.

12:14
Présentateur

Il est tombé sur eux devant le magasin. Il commençait à tambouronner sur les portes et sur les vitres.

12:21
Locuteur

Et

12:22
Présentateur

ils ont reconnu mon fils. Une dizaine d'individus d'entre eux s'est rapproché de lui. On commençait à le traiter de différents noms d'oiseaux. Et les coups ont commencé à pleuvoir.

12:34
Invité

Huit personnes sont interpellées, trois sortiront libres de garde à vue. Face à la presse, leurs proches avancent leur propre version des faits.

12:43
Locuteur

Il

12:44
Présentateur

y a eu juste des poubelles posées,

12:46
Locuteur

il

12:46
Présentateur

y

12:46
Locuteur

a

12:46
Présentateur

eu juste un sac lancé.

12:48
Locuteur 1

C'était vraiment, voilà, juste pour embêter, on va dire, le monde. Il n

12:52
Locuteur

'a

12:52
Locuteur 1

pas été non plus tabassé, tabassé,

12:54
Locuteur

à

12:54
Locuteur 1

être à terre, etc. Il a juste reçu deux coups de poing.

12:59
Invité

Depuis le premier mandat du président, les chocolateries de son petit-neveu sont prises pour cible. Particulièrement en période de haute tension sociale. Le procès des trois agresseurs présumés est renvoyé au 5 juin.

13:13
Locuteur

Oui,

13:14
Présentateur

le 5 juin, ce procès, alors qu'il

13:15
Locuteur

y

13:15
Présentateur

a un rendez-vous politique début juin à l'Assemblée. D'ailleurs, il

13:19
Locuteur

y

13:19
Présentateur

a un rendez-vous social, le 6, avec une mobilisation à l'appel de l'intersyndical. Et le 8, effectivement, selon toute vraisemblance, la proposition de loi du groupe Liotte, qui vise à abroger le passage aux 64 ans, ainsi que l'augmentation de la durée de cotisation, d'ailleurs, devrait être examinée dans le cadre de leur niche parlementaire absolument. Jean-Pourquet, vous voulez réagir à ce reportage ? Oui, on voit un peu plus le profil de ces agresseurs, mais qui encore s'inscrit dans un continuum. Il y a eu plusieurs dégradations de ce bâtiment, de cette chocolaterie. Des comités d'entreprise avaient arrêté de travailler en termes de commandes pour cette chocolaterie.

Donc il y a tout un climat

13:58
Locuteur

qui

13:59
Présentateur

s'est progressivement installé. Et on parle souvent d'un mouvement social, mais il

14:05
Locuteur

y a

14:05
Présentateur

un autre terme qui est celui de conflit social. Et donc ça fait maintenant trois mois que la France est chauffée à blanc et en tension. Et on voit que des éléments, des individus psychologiquement fragiles, peuvent en marge se laisser aller à ce type d'exaction en justifiant leurs actes face caméra. Là, on a des verbatims qui disent « voilà, il faut un nouveau mai 68, on ne peut pas rester comme ça, etc. » Et on retrouve un peu le climat qui prévalait au moment de la crise des Gilets jaunes. Souvenez-vous, quand des manifestants avaient incendié la préfecture du Puy-en-Velay,

14:38
Locuteur

alors

14:39
Présentateur

même que des fonctionnaires étaient dans cette préfecture, le président de la République et sa femme s'étaient rendus le lendemain ou le surlendemain au Puy-en-Velay. Et le convoi présidentiel avait été de nouveau pris à partie.

14:52
Locuteur

Et

14:53
Présentateur

des enquêtes qui avaient eu lieu après, des reportages journalistiques, avaient montré qu'un certain nombre de gens qui avaient pris ce cortège présidentiel à partie, en allant jusqu'à taper sur les vitres de la voiture présidentielle, avaient dit que si le président était sorti à ce moment-là, il l'aurait lynché. Donc on retrouve ce climat-là. Nos confrères de Elab ont réalisé un sondage hier qui indique que pour 68% des Français, Emmanuel Macron est quelqu'un de méprisant. Donc le président s'est lui-même défendu de cette... Il a récusé ce qualificatif. Mais on voit bien le climat

15:29
Locuteur

dans

15:30
Présentateur

lequel tout ça s'inscrit. Et ces tensions qui se sont exacerbées depuis des mois peuvent faire passer à l

15:36
Locuteur

'acte

15:37
Présentateur

un certain nombre d'individus sous le coup de la colère, de la boisson ou

15:43
Locuteur

autre.

15:43
Présentateur

Avec certains propos, à votre avis, utilisés dans le débat politique qui peuvent trouver une résonance particulière chez des gens à

15:51
Locuteur

qui

15:51
Présentateur

on appelle parfois l'insurrection, le soulèvement... Alors, on peut voir les choses comme ça. Moi, je ne

15:57
Locuteur

vais

15:57
Présentateur

pas jusqu'à imputer une responsabilité à quiconque. Néanmoins, il

16:01
Locuteur

y

16:01
Présentateur

a un climat. Et vous avez des individus. Bruno a rappelé le contexte. Il était 22h

16:05
Locuteur

après

16:06
Présentateur

une casserole-lade. Vous voyez le profil des individus en centre-ville.

16:10
Locuteur

Il faut faire blanc,

16:11
Présentateur

c

16:11
Locuteur

'est ce que vous disiez. Vous citiez un sondage,

16:13
Présentateur

je voudrais en citer un autre. Ce n

16:15
Locuteur

'est

16:15
Présentateur

pas de chez vous, mais ce n

16:16
Locuteur

'est

16:16
Présentateur

pas grave. Si, je crois que c

16:16
Locuteur

'est

16:16
Présentateur

de chez vous, d'ailleurs. Pour 35% des Français, il est parfois nécessaire de recourir à des actions violentes pour faire avancer ces idées. C'est-à-dire que... C'est IFAP, je crois. Et du coup, ça veut dire que c'est presque une violence légitime assumée par une partie des Français qui disent de toute façon qu

16:33
Locuteur

'il

16:33
Présentateur

ne nous reste plus que ça. Voilà. Alors, jusqu'à présent, cette violence, elle s'exerçait vis-à-vis de bâtiments publics. Oui. Voir vis-à-vis des représentants de l'ordre. On l

16:43
Locuteur

'a

16:43
Présentateur

vu dans les manifestations. Mais là, on a franchi un cap. Ça peut être des élus et maintenant des proches ou des membres de famille. Et des symboles. Donc, cette chocolaterie. Et puis, on parlait pendant le reportage de l'endroit où Emmanuel Macron avait fêté sa victoire, qui aujourd'hui ne peut plus... C

17:01
Locuteur

'est

17:01
Présentateur

la coupole ? Oui, c

17:02
Locuteur

'est la Rotonde. La Rotonde,

17:02
Présentateur

pardon.

17:03
Locuteur

La Rotonde,

17:03
Présentateur

c'est une brasserie dans le quartier de Montparnasse, pour ceux qui connaissent, qui s'appelle La Rotonde. C'est là que le président avait fêté son accession au deuxième tour de la présidentielle en 2017. C'est rapidement devenu un peu le symbole d'une grande brasserie, alors que c'est une brasserie très sympathique, mais qui n'a rien d'un resto trois étoiles. Et la vie de ces restaurateurs, qui sont originaires du Cantal, qui travaillent dur, elle est devenue infernale.

17:31
Locuteur

C

17:31
Présentateur

'est-à

17:31
Locuteur

-dire

17:31
Présentateur

que leur établissement, à chaque manifestation, est protégé par quasiment une compagnie de CRS. Et toujours pris pour cible. Toujours pris pour cible. On a mis le feu dans ce restaurant pendant les Gilets jaunes. Il y a encore une tentative d'incendie lors des manifestations contre les retraites. Et c'est vraiment incroyable. Et je peux même vous citer un troisième exemple. Le président est allé boire un verre dans un petit village qui s'appelle Pérole, dans l'Hérault, il y a quelques semaines lorsqu'il a fait ses premières sorties. Le fait de s'être attablé dans cet établissement de boire un verre, depuis l'établissement, est régulièrement harcelé.

Les responsables sont harcelés parce que le président est venu boire un

18:08
Locuteur

verre.

18:08
Présentateur

Donc il y a quelque chose de totalement irrationnel. Jérôme disait que des gens sont chauffés à blanc. Mais ils sont chauffés à blanc par qui et comment ? Ils sont chauffés à blanc aussi par des responsables syndicaux, des responsables politiques. les réseaux sociaux qui amplifient tout ça et qui évidemment chez des esprits un peu plus faibles, des esprits parfois sous différents... l'alcool ou je ne

18:29
Locuteur

sais

18:29
Présentateur

pas quoi. Oui, enfin vous qui ont nourri une colère depuis des années.

18:33
Locuteur

Et puis

18:33
Présentateur

qui vont tabasser une personne en raison de son lien avec le président de la République. Il y a dans la violence symbolique, elle finit tôt ou tard par se transformer par une violence tout court. On y est, on y est déjà. C'est ce

18:46
Locuteur

qui est

18:46
Présentateur

en train de se passer. Et les hommes politiques qui tweetent, qui incitent l'insurrection, qui tweetent, qui posent avec un ballon à la tête, à l'effigie d'Emmanuel Macron, le député Thomas Porte, ceux qui sont allés manifester, applaudir la décapitation de Louis XVI pour dire « on fera comme pour Macron ». Eh bien, il ne

19:04
Locuteur

faut

19:04
Présentateur

pas s'étonner ensuite que certains, désinhibés, passent à l'acte. Anne Fulda, vous disiez que c'est une façon naturellement d'atteindre, en s'en prenant un

19:13
Locuteur

restaurant, à une enseigne, à

19:15
Présentateur

une chocolaterie, c'est une façon de s'en prendre,

19:16
Locuteur

évidemment, à Emmanuel Macron.

19:19
Invité

Oui, un membre, un peu cette fameuse théorie du corps du roi, lui-même a théorisé, d'ailleurs c'est un peu ironique, lui-même, sa première grande interview, alors qu'il était candidat au magazine 1, où il avait tellement théorisé sur cette absence de la figure du roi, avec laquelle il a une relation très contrastée et étonnante, parce que d'une certaine façon, il a voulu la remplacer, cette figure du roi. Et il la remplace, mais de façon terrible. C'est-à-dire que ses opposants politiques s'en servent, parce qu'effectivement, il y a un climat et un vocabulaire révolutionnaire. Ça a été évoqué à l'instant, on parlait de ce député qui a posé, effectivement,

19:56
Locuteur

avec

19:56
Invité

la tête sur le pied,

20:00
Locuteur

sur

20:00
Invité

la tête d'Olivier Dussopt. Évidemment,

20:06
Locuteur

c

20:06
Invité

'est difficile de ne pas parler, même si ça s

20:08
Locuteur

'en

20:08
Invité

énervera obligatoirement, du fait que le communiqué de Mélenchon, de Jean-Luc Mélenchon,

20:18
Locuteur

il

20:19
Invité

dit que ce n

20:19
Locuteur

'est

20:19
Invité

pas bien.

20:20
Locuteur

Vous trouvez qu'il est ambigu dans sa réaction ? Oui,

20:22
Invité

même son vocabulaire, il parle du chocolatier trop nu. On a l'impression, c'est comme au temps

20:27
Locuteur

des tribunaux révolutionnaires, le

20:28
Invité

chocolatier avec le citoyen trop nu. Ce n'est pas neutre, tout ça, c'est un climat.

20:33
Locuteur

Mais il condamne.

20:34
Invité

Il condamne tout en disant, mais il

20:35
Locuteur

y

20:35
Invité

a eu d'autres agressions. Nous, on a des candidats qui ont été agressés, on ne dit rien, il n

20:40
Locuteur

'y a

20:40
Invité

pas les mêmes condamnations, etc. Donc, c'est une manière de dire, oui, bon, c'est grave, mais ce n

20:43
Locuteur

'est

20:43
Invité

pas si grave que ça. C'est une manière de relativiser.

20:46
Présentateur

Justement, cette question de Régis en Côte d'Or, Jean-Luc Mélenchon n'aurait-il pas mieux fait de se taire plutôt que de réagir ainsi à l'agression de Jean-Baptiste Trogneu ? Visiblement, ce téléspectateur considère qu'il était à côté. Il y a quand même une partie, pardon, ils ne sont peut-être pas là autour de la table, il y

20:59
Locuteur

a

20:59
Présentateur

une partie de la classe politique et des gens qui parfois vont manifester qui disent, il y a une autre violence qui est exercée contre le pays parce qu'on ne nous a pas écoutés, parce qu'on a manifesté sereinement et que l

21:10
Locuteur

'on

21:10
Présentateur

ne nous a pas entendus. Et cette violence sociale-là débouche sur une violence réelle et sur une forme de colère. On entend aussi cet argument porté d'ailleurs par les amis de Jean-Luc Mélenchon notamment. – On ne pourra pas fonctionner ensemble avec ces arguments-là. Ce n'est pas tenable, ce n

21:27
Locuteur

'est

21:27
Présentateur

pas durable. Le fonctionnement de nos sociétés civilisées et démocratiques, c'est nous sommes en désaccord, nous discutons, nous débattons et puis quand on n'arrive pas à se mettre d'accord, nous votons. Et puis ensuite, une fois que nous avons voté, il y a des règles institutionnelles qui s'appliquent et ces règles institutionnelles, nous les chérissons parce qu'elles garantissent l'état de droit. Ce qui permet, l'état de droit permet que la loi du plus fort ne s'applique pas et donc est censée protéger aussi, en particulier les plus modestes d'entre nous et les plus fragiles. Donc l'argument qui consiste à dire, il

22:00
Locuteur

y

22:00
Présentateur

a une violence politique parce qu'on mène une politique avec laquelle je ne suis pas d'accord et que j'ai dit que je n'étais pas d'accord et donc on ne m

22:05
Locuteur

'a

22:05
Présentateur

pas écouté et donc je suis violent, ça ne fonctionne pas. Non oui, mais ça, ça ne peut pas fonctionner. On l'entend beaucoup. On l'entend beaucoup, mais je ne vois pas le débouché fonctionnel pour que nous continuions à vivre ensemble avec ces arguments-là. L'insurrection à laquelle appelle Jean-Luc Mélenchon le 14. Voilà,

22:22
Locuteur

mais

22:22
Présentateur

sur la question de votre téléspectateur, est-ce qu'il aurait dû condamner, pas condamner

22:25
Locuteur

?

22:25
Présentateur

Moi, je voudrais pointer quelque chose. Depuis hier soir, l'ensemble des responsables insoumis s'est précipité pour condamner cette agression. J'ai vu notamment Thomas Porte, celui qui avait mis le pied sur le ballon de football à l'effigie d'Olivier Dussopt, foncer à la télévision dans une chaîne d'info en continu pour condamner très sérieusement et très fermement cette agression. Pourquoi

22:48
Locuteur

? Sans

22:49
Présentateur

doute parce qu'il y a là un risque

22:52
Locuteur

de

22:52
Présentateur

retour de bâton, de retour de boomerang dans l'opinion. Et les macronistes, d'ailleurs, le camp Macron l'a bien perçu, qui pointent et qui accusent la France insoumise d'avoir une part de responsabilité dans le déploiement de cette violence en disant, ce que disait Bruno tout à l'heure, en disant, à force de manier cette violence symbolique dans les mots, il peut y avoir des conséquences réelles dans la vie réelle. C'est exactement ce que Gérald Darmanin a dit ce matin à la radio. Il l

23:18
Locuteur

'a

23:18
Présentateur

dit très clairement.

23:20
Locuteur

Mais

23:20
Présentateur

ça,

23:20
Locuteur

ça

23:21
Présentateur

peut fonctionner. J'observe dans le baromètre IFOP publié aujourd'hui ou hier qu'Emmanuel Macron gagne un point de popularité, mais qu'il gagne, sur le mois qui vient de s'écouler, 8 points chez nos concitoyens de plus de 65 ans. Pourquoi ? Parce que depuis le 49-3,

23:39
Locuteur

on

23:39
Présentateur

constate une forme de désordre.

23:40
Locuteur

Il

23:41
Présentateur

y

23:41
Locuteur

a

23:41
Présentateur

eu des nuits un peu agitées, un

23:44
Locuteur

peu

23:44
Présentateur

partout en France.

23:45
Locuteur

Il

23:45
Présentateur

y

23:45
Locuteur

a

23:45
Présentateur

des casserole-lades qui peuvent tourner mal, etc. Et sur ce point-là, Emmanuel Macron, sa stratégie,

23:50
Locuteur

c

23:50
Présentateur

'est d'incarner ce qu'on appelle le parti de l'ordre. C'est de dire, bon, j'ai fait une réforme difficile, mais enfin, il faut qu'on continue à vivre en société. Donc, on ne

24:00
Locuteur

s

24:00
Présentateur

'attaque pas, on ne met pas le feu à la rotonde, on ne met pas le feu à ceci, cela. Et il a cette stratégie-là, totalement assumée. Et

24:07
Locuteur

je

24:07
Présentateur

constate, en tout cas en observant cette enquête-là, qu'auprès de nos concitoyens les plus âgés, ça fonctionne, y compris, et aussi, ça fonctionne très fortement auprès de ceux qui ont voté pour lui au premier tour. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il consolide son socle. Oui. Consolide son socle. Donc, quand il attaque les insoumis, plutôt qu'il fait attaquer les insoumis, sur le thème, attention à

24:24
Locuteur

ce

24:24
Présentateur

que vous dites, parce qu'ensuite, il y

24:25
Locuteur

a

24:25
Présentateur

des actes qui peuvent intervenir, il parle à toute une partie de la population, et il lui parle en la convaincant. On a parlé des insoumis, on va parler aussi du Rassemblement National dans un instant. On peut juste s'arrêter sur le fait que cette fois-ci, même s'il y a des nuances, l'ensemble de la classe politique a quand même condamné ce qui s'est passé. Ils sont sensibilisés quand même à cette violence qui s'exprime contre l'ensemble des élites. Il y a des mets quand même. Ah bon, il y a des mets ? C'est-à-dire qu'on voit bien, par exemple, vous citiez tout à l'heure la réaction de François Ruffin. Très bien, François Ruffin change de ton quand même.

C'est le même homme qui, en 2018, est allé quasiment aux portes de l'Élysée pour promettre, dans une lettre qu'il a lue au moment de la crise des Gilets jaunes, le même sort que Kennedy à Emmanuel Macron. Il l'avait dit, il finira comme il l'avait dit. Alors, on voit bien que François Ruffin, qui est dans une mue intéressante,

25:15
Locuteur

c

25:15
Présentateur

'est-à-dire qu'une possible candidature à l'Élysée se profilant, il est en train de peut-être trouver un peu de sang-froid et de mesures. Tant mieux ! Mais moi, j'ai entendu d'autres responsables, certains, comme Alexis Corbière, ils ont condamné sans nuance. Jean-Luc Mélenchon, il est quand même tordu, son tweet. Et Mme Rousseau...

25:37
Locuteur

Qu'est-ce qui

25:37
Présentateur

est tordu ? Ce que

25:38
Locuteur

disait Anne.

25:40
Présentateur

Il met en parallèle le fait que, oui, on me somme, les commentateurs me somme de réagir à l'agression contre le chocolatier trop mieux. Passons sur l'expression révolutionnaire. Pour dire derrière, mais j'entends pas les mêmes condamnations pour des membres et collaborateurs de députés insoumis. Mais il n'y a pas à faire de nuance. On condamne nettement ou on ne condamne pas. Jean-Luc Mélenchon, il essaie toujours de... Voilà, c'est toujours un petit peu la remise en cause au fond de la démocratie telle qu'elle doit fonctionner. Ça veut dire que cette violence à l'encontre des élus n'inquiète pas, y compris les élus de la France insoumise ?

26:19
Locuteur

Ils

26:20
Présentateur

n'en font pas l'objet. Ils ne font pas l'objet de harcèlement. Ils ne font pas l'objet de violences de la même manière, non ? On sait aussi que Jean-Luc Mélenchon, à un moment donné, était la cible d'extrême droite, y compris avec des menaces de mort. Et que les services de sécurité français s'étaient emparés de ce sujet-là. Donc oui, ça existe aussi dans

26:44
Locuteur

le... Est-ce

26:44
Présentateur

que l'exercice des responsabilités a changé, par exemple, ces dernières semaines pour Emmanuel Macron ? Est-ce que sa sécurité a été renforcée ? Est-ce que les ministres sortent moins ? Que savez-vous, justement, des dispositions qui sont prises pour

26:58
Locuteur

les protéger ? Sur la sécurité de

26:58
Présentateur

Emmanuel Macron, elle n'a pas changé.

27:00
Locuteur

Elle

27:00
Présentateur

est déjà, de toute façon, très renforcée depuis quasiment son accession à l'Elysée, la crise des Gilets jaunes, les crises successives. Pour les ministres, il y

27:07
Locuteur

avait

27:07
Présentateur

eu une consigne qu'ils ne sortent pas pendant la réforme des retraites. Ils avaient diminué les déplacements. Ils ont à nouveau été incités à reprendre les routes de province justement pour aller défendre la réforme des retraites une fois qu'elle a été promulguée. D'où les casserole-là, les multiples manifestations qui entravent les déplacements de certains. Quant à Brigitte Macron, par exemple, depuis l'agression dont a été victime son petit-neveu, elle n

27:37
Locuteur

'a

27:37
Présentateur

pas modifié son agenda. Hier, elle a fait ses déplacements. Cet après-midi, elle était à Beauval où il y avait beaucoup de gens qui lui ont apporté son soutien. Elle n

27:44
Locuteur

'a

27:44
Présentateur

pas changé son mode de fonctionnement, même si ces derniers temps, elle s'était faite un peu plus discrète parce que le climat était quand même extrêmement tendu. Est-ce que, j'allais dire que c'était mieux avant, les uns les autres qui étaient sur le terrain avec d'autres chefs d'État, est-ce qu'on assiste vraiment à un renforcement de cette violence à l'endroit du président de la République principalement ? Ou est-ce que lorsqu'on suivait à l'époque Jacques Chirac, François Hollande, Nicolas Sarkozy, il y avait aussi cette haine dont nous parlons ce soir ?

Est-ce qu'on refait le match à chaque fois en ayant peu de mémoire ou est-ce qu'on assiste vraiment à quelque chose qui est différent, qui est singulier et qui prend de l'ampleur ? Un peu des deux. Parce que si on se remémore, vous nous invitez à être nostalgiques et à se

28:29
Locuteur

tenir nos

28:29
Présentateur

données de terrain. Souvenez-vous que Manuel Valls aussi avait été giflé une fois dans un déplacement. Il y

28:33
Locuteur

a

28:33
Présentateur

eu l'enfarinage de François Hollande. Ça reste quand même un

28:39
Locuteur

moment

28:39
Présentateur

violent parce qu'on ne sait pas ce que c'est à ce moment-là, cette farine. Ça peut être quelque chose de toxique. Jacques Chirac a

28:44
Locuteur

y accès. Jacques Chirac,

28:44
Invité

on lui a craché.

28:45
Locuteur

Bien sûr. Jacques Chirac,

28:46
Présentateur

on l'a tiré dessus au 14 juillet, en extrême droite. Donc, à la question, est-ce que ça n'a jamais existé, c'est tout à fait nouveau ? Non. Il y a déjà eu, cette violence, elle a toujours existé. Qu'est-ce qui est nouveau

28:59
Locuteur

? Un,

29:01
Présentateur

les réseaux sociaux, l'information en continue. Le tambour. Donc, forcément, les choses prennent une dimension supplémentaire. Deux, peut-être le degré quand même de violence.

29:11
Locuteur

Et

29:11
Présentateur

là, j'évoque un instant le maire de Saint-Brévin. C'est quand même son domicile qu'on incendie.

29:16
Locuteur 4

Oui, bien sûr, on va en parler. C

29:17
Locuteur

'est sa maison. Vous imaginez

29:19
Présentateur

votre maison.

29:19
Locuteur

Avec sa

29:20
Locuteur 4

femme et ses enfants.

29:20
Présentateur

Il y a des gens qui ne

29:22
Locuteur

sont

29:22
Présentateur

pas d'accord avec votre émission de la veille.

29:24
Locuteur

Il

29:24
Présentateur

faut brûler votre maison. C'est quand même très choquant.

29:27
Locuteur

Et

29:27
Présentateur

donc, ce niveau-là de... Parce qu'effectivement, tentative de tirer sur Jacques Chirac,

29:32
Locuteur

c

29:32
Présentateur

'est extrêmement violent. Là, il y a une volonté de pression politique extrêmement lourde. Là, dans le cas du maire de Saint-Brévin, donc là, c'est plutôt les réseaux d'extrême droite, en l

29:42
Locuteur

'occurrence.

29:42
Présentateur

On va en parler. On

29:43
Locuteur

va parler

29:43
Présentateur

que les gilets jaunes, c'était quasiment une tentative de lynchage. Tout à fait. Pour contrer Emmanuel Macron. Donc, pour finir de répondre à la question, oui, il y a aussi une montée en puissance de cette violence. Et elle s'explique aussi, je pense, en un mot, parce que notre paysage politique a explosé. En 2017, Emmanuel Macron a dynamité le paysage politique. Et donc, dans cette restructuration-là, peut-être que certains sont un peu perdus. Et vous parliez d'intimidation. C'est une notion que je retiens quand on voit ce qu'a dit le maire de Carnac,

30:09
Locuteur

qui

30:09
Présentateur

s'appelle Olivier Pépic, qui avait dû annuler un concert dans une église. Et il a dit, je ne sais, je sais. Il regrettait de l'avoir annulée. Il dit, je sais que c'est leur donner une victoire qu'ils ne méritent pas. Mais ils étaient prêts à aller jusqu'à la violence. Donc, il y a cette volonté aussi, ce que vous expliquez à l'instant, d'intimider, de faire pression, pour parfois peser sur des décisions. Ou même, on l'a vu, et on pourra en reparler dans un instant, sur des votes à l'Assemblée nationale. Mais ceux qui sont le plus souvent en première ligne confrontés à la violence, ce sont les élus.

Le maire de Saint-Brévin, vous en avez parlé à l'instant, à Saint-Brévin-les-Pins, qui a présenté sa démission, a raconté aujourd'hui son sentiment d'abandon et les menaces quotidiennes. Il évoque même un attentat criminel. Il était auditionné au Sénat aujourd'hui. Dans le viseur de la majorité, les extrêmes renvoyaient dos à dos et accusés de faire monter la violence dans le pays. L'Asso Gélabert et Quentin Gilles.

31:06
Locuteur

Après

31:06
Présentateur

deux refus, il a enfin trouvé un restaurant qui a accepté de l'accueillir. Séance de dédicaces pour Éric Zemmour au son des casseroles. Interdiction de filmer à l'intérieur de l'établissement, mais devant,

31:19
Locuteur

pas

31:29
Présentateur

sa face tendue entre opposants du polémiste.

31:32
Locuteur

Je

31:32
Invité

suis là contre le fascisme, qui distille la haine et la violence. Voilà pourquoi je suis là.

31:38
Locuteur

Et

31:38
Présentateur

pro

31:39
Locuteur 1

Zemmour.

31:40
Locuteur

Je

31:40
Locuteur 1

ne

31:40
Locuteur

suis

31:40
Locuteur 1

pas un facho du tout. Mais eux, ils ne savent pas trop ce qu'ils font.

31:43
Invité

Ils ne ressemblent à

31:44
Locuteur

rien. Et ils sont

31:45
Invité

ridicules.

31:48
Locuteur

L

31:48
Présentateur

'ancien candidat à la présidentielle aux 7% des voix n'a pas voulu répondre à nos questions. Dans un contexte où le climat de violence fait la une de l'actualité.

31:58
Locuteur

Comme

31:59
Invité

à Saint-Brévin-les-Pins, théâtre de manifestation contre la création d'un centre d'accueil pour réfugiés, encouragé par certains membres du parti Reconquête.

32:09
Locuteur

Le

32:10
Présentateur

22 mars dernier, à 5h du matin, le maire Yannick Moraise est victime d'un acte criminel.

32:15
Locuteur

La

32:16
Présentateur

façade de sa maison et ses deux voitures sont incendiées. L'élu annonce vouloir démissionner et fait réagir, certes à contre-temps, le plus haut sommet de l'État. Ça montre qu'il y a une montée de l'extrémisme dans notre pays. Et évidemment, il faut qu'on soit très, très vigilant sur ce sujet. L'extrémisme, il vaut des deux côtés. Auditionné au Sénat aujourd'hui, Yannick Moraise dénonce la présence systématique de l'extrême droite dans les manifestations organisées sur sa commune de 14 000 habitants.

32:45
Locuteur

Le

32:45
Invité

15 octobre 2022,

32:47
Locuteur

une

32:47
Invité

première manifestation est organisée par ce collectif de la Pierre-Atlé.

32:52
Locuteur

Elle

32:52
Invité

réunit à peu près une quarantaine de personnes dont la majorité

32:56
Locuteur

proviennent

32:56
Invité

déjà de l'extérieur de la commune. Puisque sur Saint-Brévin,

33:01
Locuteur

il

33:01
Invité

y

33:01
Locuteur

a

33:01
Invité

quand même relativement peu de personnes qui sont à l'extrême, notamment l'extrême droite.

33:07
Présentateur

Des démonstrations de force qui peuvent embarrasser certaines personnalités politiques. Lorsque le GUD, groupe d'extrême droite réputé pour ses actions violentes, déambule en plein Paris, Marine Le Pen s'empresse de nier tout lien avec certains de ses membres.

33:21
Locuteur

Tous

33:24
Invité

les gens qui, à un moment ou à un autre, dans leur existence et dans les 50 ans d'existence du Front National, ont eu une responsabilité de comptable ou même d'élu, ne font pas partie de mes proches. Il faut arrêter avec ça.

33:38
Locuteur

De

33:38
Présentateur

l'autre côté de l'échiquier politique, l'extrême gauche est, elle aussi, accusée de participer au climat de violence.

33:44
Locuteur

En

33:45
Présentateur

pleine protestation contre la réforme des retraites, Thomas Porte, député LFI, s'affiche sur les réseaux sociaux avec un ballon sous le pied, à l'effigie du ministre du Travail.

33:56
Locuteur

Et

33:56
Présentateur

devant le siège de Renaissance, plusieurs élus LFI scandent un slogan polémique.

34:01
Locuteur 10

Luce, Luce, on a décapité

34:04
Locuteur

Macron ! La

34:09
Présentateur

provocation, un reproche régulièrement fait au chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon. Ah bah la mauvaise République ! Et c'est bien heureux

34:18
Locuteur

qu

34:20
Présentateur

'Emmanuel Macron ait choisi de se donner on ne sait pourquoi, sans jour, que nous ne lui donnons pas,

34:27
Locuteur

dont

34:28
Présentateur

la conclusion serait le 14 juillet, et nous lui apprendrons à cette occasion à bien comprendre toute la signification d'insurrection contre l'arbitraire et l'ancien régime que signifie aujourd'hui et pour toujours et pour la terre entière le 14 juillet et la marseillaise.

34:48
Locuteur

Des

34:48
Présentateur

propos condamnés par la majorité présidentielle comme par d'autres responsables politiques dans une atmosphère de contestation sociale très élevée en France.

34:57
Locuteur

Sans

34:58
Présentateur

compter l'omniprésence des réseaux sociaux, entre joutes verbales, provocations et pour certains appels à la haine, la frontière semble fine, de plus en plus fine.

35:06
Locuteur

Je

35:09
Présentateur

voudrais qu'on revienne un instant sur cette audition au Sénat de ce maire qui a raconté à quel point il était, Bruno Jeudy, seul. Oui. Et à quel point il avait appelé au secours, notamment, évidemment, l'État. Écoutez, cette audition du maire de Saint-Brévin-les-Pains, Yannick Moraes, Yannick Moraes est assez édifiante et accablante pour l'État. Ça a duré deux heures et j'ai trouvé qu'il y avait un condensé de tout ce qui dysfonctionne pour un maire. Ils sont 35 000 en France et beaucoup se sentent aujourd'hui... Ils sont au bout de la chaîne.

35:42
Locuteur

C

35:42
Présentateur

'est-à-dire que tout ce qui se passe dans le pays, à un moment ou à

35:44
Locuteur

un

35:44
Présentateur

autre, tout ce que l'État ne fait pas, toutes les petites lâchetés, toutes les normes qui s'empilent, c'est les maires qui arrivent. Et là, avec ce qui s'est passé à Saint-Brévin-les-Pains, avec ce maire qui a fait la chronologie de ce qui s'est passé,

35:57
Locuteur

c

35:57
Présentateur

'est-à-dire depuis, au fond, le démantèlement de la jungle de Calais en 2016, l'ouverture d'un centre transitoire d'accueil de réfugiés dans sa petite ville de 14 000 habitants, c'est l'État qui a décidé,

36:09
Locuteur

c

36:09
Présentateur

'est pas lui. C'était des centres, au début, qui étaient provisoires, des mini-Calais, en quelque sorte. Il y

36:14
Locuteur

en

36:14
Présentateur

avait un peu partout qui avaient été faits de l'époque de Bernard Cazeneuve, vous voyez. Et puis, en 2021, ce centre devient définitif. Et là, le maire, que dit le maire ? Il dit, l'État n'a jamais informé les habitants. Personne n'a informé la directrice de l'école. Et au fond, c'est moi, le conseil municipal et la directrice de l'école, qui a dû informer les habitants, les riverains.

36:34
Locuteur

Il dit, le préfet n'a

36:34
Présentateur

jamais mis en

36:35
Locuteur

place une

36:35
Présentateur

réunion publique sur place. Et ensuite, c'est là que ça a commencé à dérailler.

36:38
Locuteur

C

36:38
Présentateur

'est-à-dire que d'abord, j'allais dire, sa population a compris.

36:42
Locuteur

Il

36:42
Présentateur

y

36:42
Locuteur

a

36:42
Présentateur

eu un collectif qui s'est monté, mais il n'était pas non plus des centaines. Et ce collectif est allé recruter, parmi l'extrême droite, parmi les groupuscules reconquêtes. Il y

36:51
Locuteur

a

36:51
Présentateur

même un candidat au législatif qui était dans une commune des Côtes d'Armor, où il y avait le même problème, à Calac, je crois, ça s'appelle. Et il est venu faire... Comme il faisait à Calac, c'est-à-dire pression sur les maires, il est venu avec des militants en conquête et des militants du Rassemblement National et des groupuscules, il est venu faire des manifestations, des manifestations qui sont devenues plus importantes à chaque fois. Et il a été menacé.

37:14
Locuteur

Et il a reçu... Il a été menacé. Il

37:15
Présentateur

le dit, j'ai reçu des tracts ignobles. À chaque fois que j'allais voir la gendarmerie, on m'imposait la liberté d'expression. Et il dit, le procureur ne nous a jamais répondu. Il demandait des sanctions, car il se sentait menacé. Absolument, lui, il a demandé. Il a tiré le signal d'alarme auprès du sous-préfet, auprès du préfet. Rien n'est venu. Olivier Véran lui a écrit. Le président de la République lui écrit le 3 mai après l'incendie de sa maison. Sa maison est incendiée, on l'a vu dans votre reportage, fin mars. Le président lui écrit une lettre pour apporter son soutien. Véran lui écrit aussi. Mais au fond, il ne

37:51
Locuteur

se

37:51
Présentateur

passe rien. C'est-à-dire qu'il n'a pas plus de soutien et il est tout seul à se débrouiller pour essayer de faire face, en plus, à ce harcèlement de l'extrême droite.

38:00
Locuteur

Et il aurait

38:00
Présentateur

fallu simplement peut-être mettre en place une protection policière, non ? Ou je ne

38:04
Locuteur

sais

38:04
Présentateur

pas, peut-être qu'elle était là, elle

38:05
Locuteur

existait,

38:06
Présentateur

non ? Vous mener des enquêtes, mais

38:07
Locuteur

les

38:08
Présentateur

propos de ce maire rappellent ce qu'on a entendu à propos de l'affaire Samuel Paty.

38:14
Locuteur

En

38:14
Présentateur

fait, c'est des fantassins de la République qui sont aux premières lignes. Ceux que les extrêmes testent en permanence, qu'il s'agisse de l'extrême droite ici, des islamistes ou de l'ultra-gauche.

38:25
Locuteur

Et

38:25
Présentateur

l'État central, derrière,

38:27
Locuteur

ne

38:29
Présentateur

les protège pas. Et donc, les remparts tombent les uns après les autres. Et donc, moi, ça m'a fait penser très fortement à cette affaire où, quand on a fait la chronologie de la sympathie, on était exactement dans la même chose. Donc, on a un climat général de désinhibition des formes de violences.

38:45
Locuteur

On

38:46
Présentateur

a un climat particulier, depuis quelques années, de conflictualité politique plus importante. Et on a parallèlement un État central, un État régalien,

38:55
Locuteur

qui

38:56
Présentateur

ne protège pas ou qui protège mal

38:57
Locuteur

ses

38:59
Présentateur

représentants, surtout ceux qui sont désarmés, un maire, un enseignant, avec, dans l'audition cet après-midi au Sénat, la ministre en charge des collectivités locales qui a dit qu'on va mettre en place un observatoire. Oui. Alors, voilà, j'allais demander que va faire l'État, effectivement.

39:16
Locuteur

Un

39:16
Présentateur

observatoire.

39:17
Locuteur

Un observatoire, des violences pour les élus.

39:19
Présentateur

Quand il

39:19
Locuteur

y

39:19
Présentateur

a un problème, on crée une commission. Donc, maintenant, on crée un observatoire. Tout ça est documenté. On sait exactement l'état des menaces,

39:25
Locuteur

l

39:25
Présentateur

'état des violences. Maintenant, c'est des réactions

39:27
Locuteur

dont

39:27
Présentateur

on a besoin. Avec l'idée que les sanctions à l'endroit des élus sont d'ores et déjà, dorénavant, plus réprimées. C'est une circonstance aggravante de s'en prendre un élu. Là, pour le coup, c

39:40
Locuteur

'est

39:40
Présentateur

un problème politique pour Emmanuel Macron. Oui, c'est un problème politique. Le témoignage du maire de Saint-Brévin, pour le coup, pointe un désordre. Je vous expliquais tout à l'heure que ce qui est très fonctionnel comme levier pour Emmanuel Macron,

39:55
Locuteur

c

39:55
Présentateur

'est justement d'incarner le parti de l'ordre. Là, c'est un désordre. Ce n

39:57
Locuteur

'est

39:57
Présentateur

pas normal que les gendarmes prennent le sujet un peu, en tout cas selon son témoignage, à la légère, que le sous-préfet ne le rappelle pas, que le préfet... Bon, ça, c'est un dysfonctionnement. Et nous sommes dans une situation un peu de blocage politique parce qu'il n

40:10
Locuteur

'y a

40:10
Présentateur

pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Bon, très bien. Donc, c'est difficile de faire passer des

40:14
Locuteur

lois.

40:14
Présentateur

Mais là, sur

40:15
Locuteur

ce sujet-là, il n'y a pas besoin de faire

40:17
Présentateur

passer une loi.

40:18
Locuteur

Il

40:19
Présentateur

faut juste décider d'interdire une manifestation d'extrême droite ou de protéger un maire qui se sont menacés. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire réinsuffler un peu d'énergie dans les administrations. Ça veut dire qu'il faut tenir ces administrations, il

40:33
Locuteur

faut

40:33
Présentateur

les diriger. Je pense que Gérald Darmanin dirige son administration. Je ne pense pas qu'il soit face à un ministre faible.

40:38
Locuteur

Loin

40:38
Présentateur

de là. Toutefois, de manière générale, est-ce que ce gouvernement-là n'est pas un peu fatigué ?

40:45
Locuteur

Regardez à

40:45
Présentateur

cette question d'Olivier Danlen qui fait écho à ce que vous

40:47
Locuteur

dites.

40:47
Présentateur

On n

40:48
Locuteur

'a

40:48
Présentateur

jamais connu un tel climat de violence en France. Darmanin est-il celui qu'il faut à l'intérieur ? Sur cette affaire,

40:52
Locuteur

il

40:52
Présentateur

se planque. Il se planque ? Sur cette affaire, il se planque. Sa ministre déléguée, Dominique Faure, qui dans un premier temps a dit « Nous étions à côté du maire ». Le maire dit exactement le contraire. Ce qui se passe, c'est qu'il y a des textes. Il y a une loi qui a été votée le 23 janvier 2023. Un texte, une proposition de loi de la sénatrice Delattre qui renforce les mesures suite à la mort du maire de Signe en 2019. renforce

41:15
Locuteur

les mesures

41:16
Présentateur

qui aggravent les peines quand on s'en prend à un élu. Vous

41:19
Locuteur

l

41:19
Invité

'avez, il faut les appliquer.

41:20
Présentateur

Anne Fulda.

41:20
Invité

Ce qui est intéressant,

41:21
Locuteur

c

41:21
Invité

'est qu'au-delà du cas de ce maire qui est évidemment dramatique, il

41:24
Locuteur

y

41:24
Invité

a plein d'autres maires qui sont désemparés, qui ont été l'objet d'attaques. Il y a de plus en plus de démissions. J'ai retrouvé des chiffres de l'Association des maires de France qui est présidée, rappelons-le, par David Lissnard, qui est quand même un concurrent potentiel d'Emmanuel Macron et qui pourra se servir à un moment de ces termes-là parce que le maire reste quand même l'élu qui a toujours été le plus populaire pour les Français. Il y

41:48
Locuteur

a

41:48
Invité

de plus en plus de... Là, depuis 2020,

41:50
Locuteur

il

41:50
Invité

y a eu 275 maires, 913 adjoints et 3563 conseillers qui ont démissionné. Alors, ce n

41:55
Locuteur

'est

41:55
Invité

pas toujours pour des raisons non pas qu'ils ont été menacés, c'est aussi pour des emplois du temps chronophage, l'impression d'être seul, d'être abandonné dans des tâches difficiles, d'être pris à partie, attaqué par leurs administrés, etc. Mais c'est extrêmement important, c'est le signe vraiment d'un malaise et d'un dysfonctionnement démocratique.

42:13
Locuteur

Je suis d'accord avec

42:13
Présentateur

vous, Anne Fulda, j'ai l'impression que ce diagnostic-là, il est fait depuis longtemps. Et quand on entend la première ministre dire « Derrière chaque élu, c'est la République elle-même

42:22
Locuteur

qui est

42:23
Présentateur

attaquée

42:23
Locuteur

»,

42:24
Présentateur

l'indignation, on l

42:25
Locuteur

'a déjà entendue. On l'a déjà entendue,

42:27
Présentateur

on l'a entendue en 2019 quand il y

42:28
Locuteur

a

42:28
Présentateur

eu le maire de Signe qui est mort à la suite d'un problème de décharge. Là, cette fois-ci, c'est le maire... Alors là, heureusement, il y a une tentative d'assassinat, c'est parce que c'est quand même une tentative d'assassinat, c'est ce qu'il dit,

42:40
Locuteur

lui. C'est ce qu'il dit, c'est un attentat.

42:41
Présentateur

Bon, il s'en sort, mais il va quand même quitter la commune, ça fait 32 ans qu'il y vit.

42:45
Locuteur

Il ne veut

42:45
Présentateur

plus

42:46
Locuteur

vivre dans cette

42:46
Présentateur

commune. Il ne veut plus vivre dans cette

42:47
Locuteur

commune, il en

42:48
Présentateur

a décidé. Il part en bateau. Il part après 32 ans. Pour la République, ça veut dire quelque chose. C'est un désastre de bout en bout. Il y a eu non-assistance à maire en danger dans cette affaire. C'est aussi simple que ça. Vous êtes d'accord avec ce que disait David Ducan si en gros, la solution passe aussi par réinsuffler une forme d'énergie, de volonté politique dans les services, dans les préfectures pour qu

43:12
Locuteur

'à

43:12
Présentateur

un moment donné, ces affaires-là soient prises très au sérieux. Je pense qu

43:15
Locuteur

'il

43:15
Présentateur

y

43:15
Locuteur

a

43:15
Présentateur

un empilement des normes et que là, manifestement, le préfet, le ministère de l'Intérieur, il y a quelque chose qui a dysfonctionné. On n'a pas pris, on a sous-estimé cette affaire de Saint-Brévenement. Pourquoi ? Parce que c'est aussi une politique migratoire que l'État n'assume pas. Emmanuel Macron, il

43:31
Locuteur

y

43:31
Présentateur

a quelques années, nous a dit, nous allons mettre des migrants, nous allons envoyer des migrants un peu en province. Résultat des coups, c'est pas simple d'installer des cadas, ça s'appelle des cadas, des centres d'accueil. C'est pas simple d'accueillir des cadas. Mais c'est pas là, ça relève pas des maires. Donc il faut que l'État assume sa politique aussi. Et là, il n'a pas assumé. Hélène, elle s'exprime parfois bien souvent d'abord sans aucune retenue sur les réseaux sociaux et les femmes d'une manière générale. C'est ce que nous disait tout à l'heure Olivia Grégoire qui était mon invitée. On font souvent les frais, quelle que soit leur appartenance politique, leur parti politique.

Elles font face à des campagnes de harcèlement, d'insultes et même de désinformation. Là encore, Brigitte Macron, on a fait les frais. Mais désormais, vous allez le voir, la justice sanctionne. Juliette Perrault et Benoît Thébault.

44:19
Locuteur

C

44:19
Invité

'est une rumeur délirante qui a pourtant tourné en boucle sur Internet. Brigitte Macron serait un homme et pas n'importe lequel. Son propre frère, Jean-Michel Tronieux. Une fausse information diffusée par la sphère complotiste, associée à l'extrême droite. Les contenus en question ont aujourd'hui été retirés du web. Interrogée à ce sujet des mois plus tard, Brigitte Macron répond.

44:43
Locuteur

C

44:43
Invité

'est-à-dire, au début, j'ai regardé ça d'un petit peu loin. J'en entendais parler, mais bon. Et puis, à un moment donné, je me suis rendu compte qu'ils étaient en train de bouleverser ma généalogie. Comment ça ? C'est-à-dire, ils avaient changé mon arbre généalogique.

44:56
Locuteur

C

44:56
Invité

'est-à-dire, les trois quarts de la famille, c'était bien. Puis d'un seul coup, on arrive à mon frère. Je suis mon frère. Et là,

45:02
Locuteur

on

45:02
Invité

touche à la généalogie de mes parents.

45:05
Locuteur

Et

45:05
Invité

là, c'est impossible.

45:06
Locuteur

L

45:07
Invité

'épouse du président a intenté une procédure contre deux femmes qu'elle accuse d'avoir propagé cette rumeur. Le tribunal judiciaire de Paris l'a annulée en raison d'une mauvaise qualification des

45:16
Locuteur

faits.

45:18
Invité

Brigitte Macron prise pour cible. Moquée et insultée aussi lorsqu'elle intervient dans le débat public. Sur la question de l'écriture inclusive, par exemple. Il y

45:28
Locuteur

a deux pronoms. Il et elle.

45:30
Invité

La langue est si belle. Et deux pronoms,

45:33
Locuteur

c'est bien. C

45:37
Présentateur

'est fou de dire autant de conneries en une phrase. Brigitte Macron considère que le pronom, il et elle, n'a pas sa place dans la langue française. On lui dit que les Français considèrent que Brigitte Macron n'a pas sa place dans le débat public.

45:48
Invité

Même chose sur le port de l'uniforme à l'école, auquel l'ancienne professeure de français se dit favorable.

45:56
Locuteur

Cela

45:56
Invité

gomme les différences. On gagne du temps.

46:01
Locuteur

Plus

46:02
Présentateur

c'est réac, plus Brigitte Macron est contente. Brigitte Macron est favorable à l'uniforme et nous, nous sommes favorables aux femmes de président qui la ferment.

46:12
Invité

Une femme de président, mais aussi sa famille, directement visée.

46:17
Locuteur

Avec

46:17
Invité

un symbole, la chocolaterie d'Amiens. Régulièrement attaquée en 2018 pendant le mouvement des Gilets jaunes et dont le directeur, le petit-neveu de Brigitte Macron, s'est donc fait agresser lundi soir.

46:30
Locuteur

Un acte

46:31
Locuteur 4

de violence largement condamné.

46:33
Locuteur

Il

46:34
Locuteur 4

faut qu'il

46:34
Locuteur

y ait

46:34
Locuteur 4

une limite très claire qui soit posée. Déjà, la violence n'est pas une réponse à une opposition à un projet et que toucher à nos familles devrait être une ligne rouge absolument infranchissable. et Aurore Berger

46:46
Locuteur

connaît

46:47
Invité

bien le sujet.

46:48
Locuteur

Fin

46:48
Invité

mars, la présidente du groupe Renaissance publie sur son compte Twitter une lettre de menace qu'elle a reçue et qui vise son bébé de 4 mois.

46:58
Locuteur

Il

46:58
Présentateur

est si petit son rejeton, il ne pourra pas s'enfuir. Feu, batte de baseball, barre de fer, tout sera... Non, tout est bon pour vous éradiquer. Alors prenez garde tous les jours et surtout la nuit.

47:09
Locuteur

Le

47:10
Invité

lendemain, la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Brunpivé, révèle à son tour avoir reçu une lettre d'insulte à caractère

47:17
Locuteur

sexiste

47:18
Invité

et antisémite. Vous voyez, ça commence très aimablement par « Salut la grosse truie juive

47:23
Locuteur

!

47:23
Invité

»

47:24
Locuteur

«

47:24
Invité

Cinq bâtards youpins, tu nous files du boulot !

47:26
Locuteur

» «

47:27
Invité

On n'a plus de ziklons, hélas, mais des barres de fer pour éliminer cette saloperie de youd.

47:32
Locuteur

» «

47:32
Invité

Cinq, quel plaisir de les éradiquer ! » « Jamais,

47:35
Locuteur

je

47:36
Invité

n'aurais imaginé, jamais, qu'en m'engageant en politique, j'aurais à subir l'antisémitisme, le sexisme, la violence verbale.

47:46
Locuteur

»

47:47
Invité

Des menaces qui ne visent pas que les femmes de la majorité présidentielle. La députée écologiste Sandrine Rousseau est elle aussi régulièrement la cible d'attaques. Elle affirme avoir déjà obtenu trois condamnations de la part de la justice pour des menaces de mort ou de viol.

48:03
Locuteur

Anne

48:03
Présentateur

Fulda, votre réaction sur le reportage

48:04
Locuteur

?

48:06
Invité

C'est vrai que c'est effarant. Et en fait, pour revenir à ce qui touche la Brigitte Macron, ça me fait repenser au... Vous savez, au début de son premier mandat, Emmanuel Macron avait voulu instituer un statut de la première dame pour la protéger et pour que... Bon, je ne

48:24
Locuteur

sais

48:24
Invité

pas si ça aurait changé quelque chose dans la violence, des agressions, parce que finalement, on en revient toujours à la même chose. On en revient toujours à la responsabilité des réseaux sociaux qui amplifient de manière incroyable la moindre fausse information.

48:38
Locuteur

Alors

48:38
Présentateur

là,

48:38
Locuteur

il

48:38
Présentateur

y

48:38
Locuteur

a

48:38
Présentateur

des choses un tout petit peu différentes dans le reportage tel que ça a été présenté. Il y

48:42
Locuteur

a à la fois le fait qu'on s'en prenne

48:44
Présentateur

à son identité de genre en disant qu'elle n'est pas une femme et de l'autre côté, le fait qu'elle soit critiquée, ça paraît plus légitime. On prend

48:52
Locuteur

la

48:52
Présentateur

parole

48:52
Locuteur

dans le

48:53
Présentateur

débat public, on a le droit de critiquer

48:54
Locuteur

la première

48:55
Invité

dame. avant elle. Mais c'est vrai que je n'ai pas souvenir d'attaques aussi violentes et touchant à ça. Parce que par exemple, on se souvient d'une polémique qui avait marqué à l'époque de Bernard de Chirac. Mais c'était des humoristes qui s'étaient moqués d'elle avec son sac. Ce n'était pas dramatique. C

49:12
Locuteur

'est

49:14
Présentateur

plutôt comparable à ce qu'a subi Michel Obama ou Hillary Clinton.

49:18
Locuteur

Ou Madame

49:18
Présentateur

Pompidou d'une certaine

49:19
Locuteur

façon. à

49:20
Invité

l'époque, on remonte à loin. Mais finalement, plus près de nous, il n

49:24
Locuteur

'y a

49:24
Invité

pas eu d'attaque comparable d'une telle violence et surtout d'une telle portée. On est dans le domaine aussi du faux plotisme, des fake news, etc. Que faire de ça ?

49:35
Locuteur

Quand

49:35
Présentateur

vous allez voir Brigitte Macron, son collaborateur, vous montre toujours d'abord un gros dossier dans lequel figurent toutes les fake news, tout ce qui

49:44
Locuteur

traîne

49:45
Présentateur

sur elle, sur les réseaux sociaux. Et c'est assez impressionnant de voir tout ce qui peut se dire, s'écrire, les délires, les fantasmes, les fake news, les propos complotistes. Et c'est assez sidérant. Et ça, ça a commencé dès son arrivée à l'Élysée avec son mari qu'elle est devenue première dame. Et c'est vrai que, par exemple, là, récemment, dans les derniers propos complotistes, son conseillif s

50:11
Locuteur

'est

50:11
Présentateur

remarqué que là, tout à coup, dès qu'il y a eu dans un premier temps, les trois personnes devaient être déférées devant le tribunal aujourd'hui. finalement, ce sera délément. Et il y avait immédiatement, tiens, comme par hasard, pour les agresseurs de Tronieu, ça

50:27
Locuteur

va très vite.

50:29
Présentateur

Et il me faisait remarquer que Mme Macron, justement, elle, ça fait plusieurs... Ça fait longtemps qu'elle a déposé une plainte pour diffamation contre un médium, le fameux médium et la fausse journaliste qui ont fait courir le fait qu'elle

50:43
Locuteur

n'était pas

50:43
Présentateur

une femme. et à ce jour, elle n

50:46
Locuteur

'a

50:46
Présentateur

toujours pas réussi à les envoyer au tribunal. David Ducamp. Oui, il y a quelques semaines, j'ai organisé, vous savez, ce fameux

50:54
Locuteur

face au lecteur

50:55
Présentateur

du Parisien qui est très connu. Alors, il y a quelques semaines, j'en ai animé un avec Mme Macron. Et il fait aujourd'hui écho dans mon esprit par rapport à l'agression d'hier puisque à cette occasion-là, les lecteurs avaient beaucoup interrogé la première dame sur sa vie quotidienne, sa perception aussi de tout ce qui peut être relayé sur ses réseaux sociaux et elle nous avait confié avoir peur.

51:17
Locuteur

Elle

51:18
Présentateur

avait dit, moi j'ai peur.

51:19
Locuteur

J

51:19
Présentateur

'ai peur pour mon mari, elle le disait comme ça. J'ai peur pour mon mari, j'ai peur pour moi, mais moi j'étais témoin de cet échange. Il y avait une vraie sincérité. Elle exprimait un sentiment de peur et on percevait qu'elle le ressentait vraiment.

51:32
Locuteur

Ce

51:32
Présentateur

n'était pas une tentative comme peuvent le faire parfois les responsables politiques. Il y

51:38
Locuteur

a

51:38
Présentateur

eu de la sincérité dans cette expression. Il y a la première dame, mais il y a aussi Aurore Berger, il y a aussi la présidente de l'Assemblée nationale. On entendait tout à l'heure Olivier Grégoire qui nous dit que son bébé est aussi menacé désormais sur les réseaux sociaux. Est-ce qu'il y a, j'allais dire, vis-à-vis des femmes, vous qui suivez de très près l'avis politique les uns les autres, est-ce qu'il

52:01
Locuteur

y a

52:01
Présentateur

vis-à-vis des femmes une espèce de surenchère ?

52:03
Locuteur

On

52:03
Présentateur

pourrait parler aussi de madame... Rousseau ? Oui, madame Rousseau, évidemment, qui a réussi à faire condamner...

52:11
Locuteur

Condamner, c'était dit dans le...

52:11
Présentateur

Exactement. Est-ce qu'il

52:13
Locuteur

y a

52:13
Présentateur

vis-à-vis des femmes un harcèlement qui dépasse les bornes ? Est-ce qu'elles ont un traitement singulier ? Indéniablement, oui. C'est clair. Bien sûr que c'est beaucoup plus dur. Bien sûr que, au fond, le sexisme, il est là, est bien là, est bien installé et malgré les progrès considérables qui ont pu intervenir, ça continue. Et ça les affecte les élus

52:36
Locuteur

?

52:37
Présentateur

Oui.

52:38
Locuteur

C

52:38
Présentateur

'est aussi parce qu'il y

52:39
Locuteur

a

52:39
Présentateur

une

52:39
Locuteur

amplification... Ou est-ce qu'ils se disent bon, c'est les réseaux

52:40
Présentateur

sociaux,

52:41
Locuteur

c'est pas grave, au bout d'un moment... Ça fait partie du job. Non,

52:43
Présentateur

parce qu'au bout d'un moment, quand en plus c'est ciblé sur les enfants, c'est quand même... Au fond, c'est abject. Voilà. C'est abject. C'est tout. Et donc, oui, un responsable politique, qu'il soit un homme, une femme, en l'occurrence les femmes, elles ont tout à

52:57
Locuteur

fait

52:57
Présentateur

la légitimité d'être affectées

52:58
Locuteur

par ça. Mais je vais

52:59
Présentateur

vous

52:59
Locuteur

dire

52:59
Présentateur

quelque chose. Aujourd'hui, la première ministre, Matignon, c'est une femme. La présidente de l'Assemblée nationale, c'est une femme. La présidente du groupe majoritaire, du groupe

53:09
Locuteur

présidentiel,

53:10
Présentateur

de la majorité de l'Assemblée nationale, c'est une femme. Et

53:12
Locuteur

voilà.

53:13
Présentateur

Et ça, tous ceux qui sont dans cette haine, dans cette détestation, eh bien... La réponse, c'est qu'elles arrivent à des postes de

53:19
Locuteur

responsabilité.

53:20
Présentateur

Ils ont allumé la télévision et tous les jours, ils les voient en direction. Alors, Elisabeth Borne est peut-être un peu fragilisée politiquement. Enfin, en tout cas, pour l'instant, elle est

53:27
Locuteur

là.

53:27
Présentateur

Elle fait la cible des attaques, elle aussi, elle est, oui, aussi comme les autres. Ou pas moins. Y compris sur la vie privée, récemment. Oui, effectivement.

53:33
Locuteur

Là, pour

53:33
Présentateur

le coup,

53:34
Locuteur

ce

53:34
Présentateur

n'était pas sur les réseaux sociaux, c'était dans un livre. Jérôme Fourquet. Et on peut comprendre la peur parce que même si, comme vous disiez, on tourne la page, ce ne sont que les réseaux sociaux, c'est des milliers, voire des dizaines de milliers de messages que vous recevez.

53:45
Locuteur

Et

53:46
Présentateur

donc, on appelle ça des trolls. Et donc, vous recevez des attaques comme ça. Et donc, n'importe quel être humain, je pense, ne peut être qu'être affecté. Regardez ce qui s'était passé. On est en marge de la politique avec la jeune Mila qui a été mise sous protection policière. Là, c'était par dizaines de milliers

54:02
Locuteur

de

54:02
Présentateur

messages. Et donc, c'est en voie

54:04
Locuteur

de

54:04
Présentateur

jour et de la nuit, dès que vous ouvrez votre téléphone ou votre ordinateur.

54:07
Locuteur

Que savez

54:07
Présentateur

-vous les uns les autres de l'organisation ? Là, pour le coup, Mila, on savait exactement d'où venaient les pressions, le harcèlement. Est-ce que là, il y a des organisations d'une certaine manière, nous avons ce soir parlé des extrêmes, de ces groupuscules qui agissent parfois dans les manifestations et aussi parfois sur les réseaux sociaux. Est-ce que c'est organisé pour à un moment donné se dire sur tel texte, on va cibler tel était l'élu ? Parce qu'à un moment donné, on veut soit les impressionner, soit les intimider. Dans l'affaire de Saint-Brévin-les-Pains, clairement, là, il

54:37
Locuteur

y

54:37
Présentateur

a un pilonnage sur le maire pour l'impressionner et le faire renoncer. Donc là, il y a eu... Et c'est le cas de plein de maires actuellement dans ces affaires-là. Mais les députés sur les retraites, on peut peut-être nous

54:49
Locuteur

dire un mot sur le

54:50
Présentateur

fait qu'ils allaient rentrer sur le terrain et qu'ils étaient soumis à une énorme pression sur les réseaux sociaux et sur

54:55
Locuteur

le marché.

54:56
Présentateur

On avait attaqué des permanences électorales. Au moment de la crise des gilets jaunes, à côté de Montpellier, des individus s'étaient introduits de nuit

55:04
Locuteur

dans

55:04
Présentateur

le jardin d'une députée. De nuit. Cagoulé, etc. Donc on voit qu'il y a un continuum comme ça et que dans les périodes de tension, il y a une espèce de chambre d'écho entre les réseaux sociaux et ce qui se passe sur le terrain. Alors ça peut être soit fomenté par des groupuscules, mais les réseaux sociaux, vous avez vu la masse de gens qu

55:23
Locuteur

'il y a,

55:23
Présentateur

il y a toujours, comme on disait tout à l'heure, 30% des gens qui considèrent que parfois il faut aller à la violence. C'est des millions d'individus et là-dessus, vous pouvez toujours retrouver des gens qui peuvent être mobilisables et qui s'allument tout seuls pour déverser leur haine du moment sur telle ou telle personnalité. Et nous revenons maintenant à vos questions.

55:45
Locuteur

On

55:46
Présentateur

se posait d'ailleurs cette question en début d'émission. En s'attaquant à la famille du chef de l'État, n'a-t-on pas franchi une nouvelle limite ? Oui, incontestablement, puisque c'est sans doute la première fois qu'une personne est agressée en raison de son lien de parenté avec la famille, avec le couple présidentiel. Et là, c'est incontestablement un cran.

D'ailleurs, on voit bien que les réactions sont allées à peu près dans le même sens, y compris de la part des opposants les plus farouches d'Emmanuel Macron, parce que là, les Insoumis ont baissé d'un cran la critique jusqu'à François Ruffin qui est élu d'Amiens, élu de la Somme par ailleurs, qui dit qu'on ne défend pas la démocratie en s'attaquant une chocolaterie. Pourquoi Emmanuel Macron suscite-t-il autant de haine ? Là aussi, est-ce qu'il

56:27
Locuteur

y

56:27
Présentateur

a une spécificité d'Emmanuel Macron où on a oublié la haine que pouvaient susciter un Jacques Chirac, un Nicolas Sarkozy ou un François Hollande ? Oui, alors d'abord,

56:35
Locuteur

oui,

56:36
Présentateur

on a oublié. Si on regarde les baromètres d'opinion, François Hollande s'était effondré bien davantage. Là, il

56:44
Locuteur

est à 30... C'est du

56:44
Présentateur

mécontentement.

56:45
Locuteur

C'est pas la mécontentement. Tout à

56:46
Présentateur

fait. Nicolas Sarkozy pouvait générer un peu aussi parfois de détestation, notamment dans le peuple de gauche à l'époque. Sur Emmanuel Macron, moi, je le distinguerais de deux choses. Il y a ce qui relève de sa politique, la politique qui l'entreprend depuis 2017. Si on devait la caractériser très rapidement, elle bouscule. Il y

57:06
Locuteur

a

57:06
Présentateur

quand même des réformes qui ont été faites. Il y

57:08
Locuteur

a

57:08
Présentateur

des réformes qui ont

57:09
Locuteur

été

57:09
Présentateur

faites dans le premier quinquennat et là, il y a eu une réforme très dure, très contestée par les Français qui a été adoptée. Donc ça, vous avez un premier élément de réponse. Ensuite, il

57:20
Locuteur

y

57:20
Présentateur

a un deuxième élément de réponse et ça, il en a lui-même fait l'analyse. C'est certaines phrases qu'il a pu prononcer, son style, au fond, qui fait à la fois son succès auprès de ce fameux socle que nous évoquions tout à l'heure, c'est-à-dire cette énergie, cette volonté toujours d'aller à la bataille, à la bagarre, mais qui, de temps en temps, aboutit à des phrases qu'il a pu regretter, celles qu'il a vraiment regrettées et d'ailleurs lui-même

57:43
Locuteur

le disait

57:43
Présentateur

récemment, là encore, devant les lecteurs du Parisien, pardonnez

57:46
Locuteur

-moi, mais c'était

57:46
Présentateur

récemment. Mais il a vraiment insisté sur le fait, celle dans la gare là.

57:52
Locuteur

Ceux qui ne sont rien.

57:53
Présentateur

Elle était terrible.

57:54
Locuteur

Elle était terrible. Elle a marqué au ferroux, cette

57:56
Présentateur

phrase. Mais voilà, donc vous avez ces deux piliers, au fond,

57:58
Locuteur

qui

57:58
Présentateur

peuvent peut-être permettre de comprendre pourquoi il y a cette réaction

58:01
Locuteur

-là.

58:02
Présentateur

Jérôme Fourquet. Pour ajouter un troisième pilier, mais qui fait écho aux deux premiers, notamment au deuxième, c'est aussi son parcours personnel.

58:09
Locuteur

Premier

58:09
Présentateur

de la classe, président, jeune élu, à qui tout a réussi et qui suscite

58:16
Locuteur

une

58:16
Présentateur

forme de ressentiment dans toute une partie de la population. Donc les phrases qu'il peut prononcer font écho pour certains. Et donc on arrive ensuite au résultat du sondage que j'indiquais tout à l'heure. Pour 68% des Français, il est méprisant. Le passage par la banque, etc. La start-up nation. Il s'en défend dès qu'il

58:36
Locuteur

le peut. Et quand il va

58:37
Présentateur

au contact des Français, qu'il les comprend.

58:41
Locuteur

Vous vous souvenez,

58:41
Présentateur

l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017, on était encore à Amiens, l'usine Whirlpool qui était en train de fermer et l'équipe d'Emmanuel Macron apprend que Marine Le Pen va faire le déplacement. Donc il lui grille la politesse, il va sur le site et il y a un piquet de grève. Il va serrer la main à des ouvrières qui étaient en train de tenir le piquet de grève et une des ouvrières lui dit « Ah mais vous serrez la main ?

59:06
Locuteur

»

59:08
Présentateur

Et alors il avait pris la mouche et donc ça a été raconté parce que dès l'époque, on considérait qu'il était méprisant. Il y avait un montage qui avait été fait, on le voyait se laver les mains alors qu'en fait on avait vu qu'il était dans un déplacement dans l'héros où il avait attrapé une anguille et ensuite on a fait des montages comme s'il se lavait les mains après avoir été

59:29
Locuteur

au

59:29
Présentateur

contact. Et

59:29
Locuteur

donc

59:29
Présentateur

cette image-là est restée et donc ces petites phrases et la politique qui est menée ont contribué à alimenter cette éducation.

59:36
Invité

J'ajouterai en plus de cela qui reste marqué pour lui un peu comme Giscard le syndrome du premier de la classe il est énarque, il est banquier d'affaires, enfin pour Pompidou l'était mais on ne lui reproche pas la même chose. Et puis aussi ce qu'on lui reproche et en tout cas ce qu'il se perçoit dans sa manière de faire la politique, le fait qu'il n

59:53
Locuteur

'ait

59:53
Invité

pas été élu avant, c'est quelque chose qui revient, on le dit à chaque fois mais obligatoirement il n'a pas fait comme ses prédécesseurs, la plupart de ses prédécesseurs le Tour de France, il ne connaît pas tous les maires si bien que ça intimement, il n

1:00:05
Locuteur

'y a

1:00:05
Invité

pas des renvois d'ascenseurs, ça s'est créé après.

1:00:12
Présentateur

Loir-et-Cher, il semblerait que la violence et les coups aient remplacé les bonnes vieilles engueulades, c'est ça, nouveau dialogue

1:00:18
Locuteur

?

1:00:19
Présentateur

On

1:00:20
Locuteur

s

1:00:20
Présentateur

'engueule encore

1:00:20
Locuteur

à l'Assemblée nationale. Alors à l'Assemblée nationale, on

1:00:22
Présentateur

s

1:00:23
Locuteur

'est toujours engueulé,

1:00:23
Présentateur

sans doute probablement plus cette fois-ci que peut-être les deux, trois, les mandatures précédentes. Non mais globalement, il y a une violence, je l

1:00:36
Locuteur

'ai

1:00:36
Présentateur

dit, la violence symbolique à monter d'un cran, elle est amplifiée par les réseaux sociaux, c'est ça la grande... Il y a un effet démultiplicateur. C'est vrai que c'est aujourd'hui le risque que prennent certains élus en poussant à la révolution, en poussant à l'insurrection, ça vaut pour la partie gauche de l'échiquier, mais enfin, il

1:00:55
Locuteur

y

1:00:55
Présentateur

a aussi d'autre côté à droite où dans les affaires qu'on a vues avec le maire de Saint-Brévin, il y a aussi une responsabilité. Donc c'est vrai que les

1:01:02
Locuteur

élus... C'est juste

1:01:03
Présentateur

de renvoyer extrême droite et extrême gauche dos à dos, ça a beaucoup choqué cette phrase-là prononcée par Elisabeth Borne en disant en gros tous responsables de la flambée, de la violence.

1:01:11
Locuteur

Oui,

1:01:12
Présentateur

moi je dirais que le style employé par les insoumis, forte outrance, beaucoup de... Vos reportages l'ont à nouveau démontré, peut avoir un effet de courte échelle

1:01:26
Locuteur

pour

1:01:27
Présentateur

Marine Le Pen. Ça participe par comparaison de lui offrir comme ça sur un plateau un badge de respectabilité. Donc ça, il peut y avoir cette conséquence-là. Ça c'est sur Marine Le Pen. Mais ensuite, sur l'extrême droite, les militants, les réseaux d'extrême droite, les... Voilà,

1:01:44
Locuteur

ce qu'on a vu... Ce

1:01:45
Présentateur

qu'on a vu à Saint-Brévin, qu'on a vu dans la manifestation à Paris, masqué, voilà. Alors là, ça peut avoir pour effet une surradicalisation.

1:01:54
Locuteur

Parce

1:01:54
Présentateur

qu'ils observent une gauche

1:01:58
Locuteur

plus

1:01:58
Présentateur

dure, en tout cas plus agitée, on le voit à l'Assemblée nationale, et il peut y avoir aussi un phénomène de surradicalisation aussi de l'extrême

1:02:07
Locuteur

droite.

1:02:07
Présentateur

Et regardez cette question, pardonnez-moi, des manifestants pacifiques se font souvent gazer, voire frapper. L'État ne participe-t-il pas à la montée de la violence

1:02:15
Locuteur

?

1:02:16
Présentateur

Jean-Bourquet. Alors, on a vu dans les dernières manifestations sur la réforme des retraites, notamment à Paris, que la doctrine de maintien de l'ordre avait un peu évolué

1:02:26
Locuteur

et

1:02:27
Présentateur

que notamment sous l'égide du préfet Nunez, les forces de l'ordre étaient systématiquement à distance des cortèges. Et donc, on n'a pas eu ce qu'on appelait de nassage et de gazage systématique comme on avait il y a quelques temps. Et les reportages que vous avez montrés lors des précédents Sénan Lair ont montré que quand il y a eu des tensions, c'est plutôt de la part d'éléments violents qui étaient en tête de cortège qui allaient volontairement en contact

1:02:51
Locuteur

que

1:02:52
Présentateur

de ça. Il y a eu quelques procédures, notamment des Braves M, qui

1:02:56
Locuteur

ont fait quelques... Voilà, c'est ça. C

1:02:58
Présentateur

'est

1:02:58
Locuteur

des cortèges

1:02:58
Présentateur

interdits le soir, etc. Donc, il peut aussi susciter... Mais là, le maire de Saint-Brévin n'y était pour rien et le chocolatier de... Non plus.

1:03:06
Locuteur

Non

1:03:06
Présentateur

plus. Allez, Gauthier, dans les Hauts-de-Seine. Absence de soutien de l'État pour les élus comme pour les enseignants, le personnel des urgences, les policiers, etc. C'est la grande... C'est...

1:03:18
Locuteur

C

1:03:18
Présentateur

'est aujourd'hui la grande difficulté d'un État qui, effectivement, s'est éloigné du terrain et on voit bien que sans doute qu'il manque un échelon intermédiaire d'un parti peut-être qui est plus enraciné sur le terrain. Et cette réflexion d'Elsa dans les Yvinkis, demain sera à l'abri d'un lâche qui ne supportera pas qu'on ne pense pas comme lui. Effectivement, on est un peu entré dans autre chose dans le débat public, ce que vous avez essayé d'analyser ce soir. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission. Il est l'heure de trouver Émilie Tran-Gouillen et toute l'équipe de CETA. Bonsoir Émilie au programme ce soir.

1:03:50
Invité

Bonsoir Caroline. Peut-être une excellente nouvelle pour les Français ce soir. Les 75 plus gros industriels ont accepté de revenir à la table des négociations avec les distributeurs. Alors, cela devrait bientôt se voir sur les prix des étiquettes dans nos supermarchés, mais on ne sait pas encore de quand ni de combien sera cette baisse.

1:04:06
Locuteur

C

1:04:06
Invité

'est justement ce qu'on va demander à Jean-Philippe André, le président de l'association nationale des industries alimentaires, l'ANIA. Il l'a annoncé tout à l'heure après sa réunion à Bercy et il est notre invité dans quelques minutes. Merci à vous.

1:04:20
Locuteur

Bonne

1:04:21
Présentateur

émission. On se

1:04:21
Locuteur

retrouve

1:04:21
Invité

demain dès 17h30 pour un

1:04:22
Présentateur

nouveau C'est dans l'air. Belle soirée.