L'irresponsabilité des forces politiques laisse prospérer la violence | Jean-Noël Barrot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 61 %Attaque 29 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:21OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous ce que l'on vit depuis une semaine ? Est-on dans un moment de bascule ?
- 3:48RelanceRéponse partielle
À qui pensez-vous ?
- 5:13OuverteRéponse directe
Quelle est la responsabilité de la puissance publique pour contenir la violence ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Dominique de Villepin dénonce une diabolisation de LFI. Est-ce que vous l'entendez ?
- 7:52FerméeRéponse directe
Est-ce qu'à la demande du chef de l'État, vous allez convoquer l'ambassadeur Charles Kochner ?
- 11:16OuverteRéponse directe
Que vont faire la France et les entreprises françaises face au jugement de la Cour suprême américaine sur les droits de douane ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:33Jean-Noël BarrotFait
« Nous n'avons aucune leçon, s'agissant de la violence en particulier, à recevoir de l'international réactionnaire et les analyses de la vie politique, de la place qui occupe la violence et des violences plus généralement. »
- 12:18Jean-Noël BarrotChiffre
« Les droits de douane, c'est d'abord un impôt sur les foyers et sur les entreprises américaines. C'est d'ailleurs les entreprises américaines qui avaient attaqué cette décision du président des États-Unis devant la Cour suprême qui leur donne raison. »
- 24:01Jean-Noël BarrotChiffre
« Aucun pays de l'Union européenne n'a dépensé autant que la France pour sa défense depuis la Seconde Guerre mondiale. »
- 26:47Jean-Noël BarrotPromesse
« C'est un projet essentiel pour la sécurité de la France, pour la sécurité de l'Allemagne et la sécurité de l'Europe. Ça fait 8 ans qu'on y travaille et on se battra jusqu'au bout pour qu'il aboutisse jusqu'à la dernière seconde. »
- 31:32Jean-Noël BarrotFait
« La France considère qu'on ne change pas les régimes de l'extérieur et par la force. »
- 37:40Jean-Noël BarrotFait
« J'ai immédiatement pris trois décisions. La première c'est de saisir la justice parce qu'il faut que la justice puisse faire toute la lumière sur cette affaire et qu'elle dispose de moyens dont je ne dispose pas. »
- 46:59Jean-Noël BarrotChiffre
« La fréquentation, l'exposition des mineurs dans notre pays au site pornographique a baissé de moitié. »
- 53:15Fait
« l'Afrique voit bien avec quel cynisme elle est traitée par les deux grandes superpuissances de ce monde »
Temps de parole
- ?100 %
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[musique]
Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans Question politique. Au lendemain de la marche à Lyon en hommage au militant d'extrême droit radical Quentin Duran qu'on s'interroge ce midi sur les conséquences politiques étant à un point de bascule. En tout cas, la pression est maximale sur la France insoumise, mais on entend aussi certains s'inquiéter que l'on puisse renvoyer à dos LFI et le Rassemblement national. Et les réactions dépassent les frontières avec des postes sur les réseaux de la dirigeante italienne Georgia Meloni, mais aussi de l'administration Trump. [musique] Est-ce de la solidarité ou de l'ingérance dans la vie politique française ?
Nous en parlons ce dimanche avec notre invité de cela et bien sûr du coup de tonner après la décision de la Cour suprême américaine sur les droits de douane de Donald Trump. Le ministre des affaires étrangères Jean- Noël Barreot [musique] est en direct sur France interre. France info, le canal le canal 16 de la télévision. Une émission en partenariat avec le journal Le Monde. Nous sommes ensemble jusqu'à 13h. France Inter, [musique] question politique Alexandra Ben Saï. Bonjour et bienvenue Jean-Noel Barreau. Bonjour Alexandra Benï. Merci d'avoir accepté notre invitation. À mes côtés pour vous interview, je les salue Alix Bouillagué de France Télévision. Bonjour Alix. Bonjour Alexandra.
avec vous tout à l'heure, on fera un portrait fouillé de Jean-Noel Barreau. Oui, parce que Jean-Noël Barreau, rien ne vous prédestiné à devenir ministre des affaires étrangères. On va essayer d'en savoir plus sur votre style, sur vos références, mais aussi sur vos ambitions politiques. Françoise Fressos du journal Le Monde est également sur ce plateau. Bonjour Françoise. Bonjour à toutes et à tous. Alors avec vous, nous va se projeter vers 12h50 en 2027. Une question qui animera les débats de la campagne présidentielle ce midi. Que pèse encore la France dans le nouvel ordre mondial imposé par Donald Trump ?
Emmanuel Macron a beau se démultiplier, multiplier les initiatives sur toute la scène mondiale. Une vraie doute existe. La crainte d'une marginalisation est là. On se retrouve tout à l'heure Françoise pour cette séquence France 2027. Mais d'abord Jean-Noel Barreau. 5 minutes entre quatre yeux au sujet de la marche à Lyon hier en hommage à Quentin Duran battu à mort par des militants d'ultra gauche. On a vu les images de ce rassemblement. Des groupesuscules d'ultra droite, des jeunes masqués mélangés à quelques familles, un dispositif de sécurité massif, aucune grande figure politique, la famille n'y participait pas. Voilà pour la photo.
La préfecture du Rô a annoncé qu'elle compte saisir la justice au sujet de salut nazi ainsi que d'insultes raciste et homophobe pendant l'hommage. Jean-Noel Barreau, comment est-ce que vous qualifiez ce que l'on vit depuis une semaine ? Est-on dans le paysage politique à un moment de bascule ? Je condamne évidemment les signes les saluts nazis qui ont été observés hier lors de la manifestation et la préfecture du Rô a eu raison de saisir la justice à leur sujet. Est-ce que nous vivons dans un moment de bascule ? Ce qui est clair, c'est que la question de la violence et du civisme est aujourd'hui posée.
Et nous avons eu cette semaine à la suite de ce drame qui touche la communauté nationale, qui a endeuillé une famille française. Des débats qui portaiit à mon sens sur la responsabilité ou l'irresponsabilité de certaines forces politiques qui par leur discours, par leurs ambiguïtés, par leur manque de clarté créer un terau propice au développement d'autres propos et parfois au passage à l'acte. À qui pensez-vous ? Jean-No Baron. Je crois pardonnez-moi Alexandre ce débat a eu lieu.
Mais je crois comme le premier ministre l'a dit comme le premier ministre l'a dit avec beaucoup de sagesse que cette irresponsabilité de certaines forces politiques aux extrêmes de l'échiquet politique français ne doit pas éclipser la responsabilité civique individuelle. Ce qui fait la grandeur d'un pays et même d'une civilisation, c'est sa capacité à repousser, à rejeter la violence et cela dépend de la capacité de chacun de ses membres. a dit que la France insoumise devait faire le ménage dans ses rangs. C'est cela que vous neommez pas ce midi mais c'est cela que vous êtes dont vous êtes en train de parler. En l'occurrence c'est c'est la Franceoumise que vous visez.
Ce drame provient d'une de d'un acte de violence inoui motivé sans doute par des convictions d'extrême gauche. Mais l'extrême droite et n'est n n'est n'est pas étrangère a des violences qui ont endeuillé la communauté nationale par le passé. Tout acte de violence d'où qu'ils viennent est inacceptable. Mais ce que je veux dire par là, c'est que nous avons la responsabilité individuelle de tout faire pour refuser la violence quelle qu'elle soit dans les mots et dans les actes. Et si nous formons ensemble un cordon sanitaire pour endiguer et contenir la violence, nous parviendrons à ne lui laisser aucun oxygène pour pouvoir prospérer.
Quelle est la responsabilité quelle est la responsabilité de la puissance publique pour nous parvenir à contenir la violence ? Et bien c'est d'abord évidemment de donner tous les moyens aux instruments de la République, la justice et la police, de qualifier et de sanctionner les faits lorsque ils sont établis. Mais c'est aussi de former des citoyens qui en responsabilité euh demain parviendront par leur décision, par leur posture à rejeter la violence d'où qu'elle viennent.
Et ça veut dire la famille, ça veut dire l'école, ça veut dire le démantellement des réseaux sociaux tels qu'ils existent aujourd'hui et qui sert pour notre jeunesse de caisse de radicalisation ou de radicalité en tout cas et de caisse de polarisation. Emmanuel Macron a annoncé une réunion la semaine prochaine pour discuter des groupes d'actions violentes avec les ministres concernés. Il dit "I'n pas de place pour les ministres d'où qu'elles viennent. Il faut être totalement intraitable. Est-ce qu'on n'est pas assez intraitable aujourd'hui avec ces gropuscules ? Est-ce que c'est cela dont il s'agit ?
Il faut en tout cas tirer les leçons chaque fois que un acte de violence comme celui qu'on a observé qui a beaucoup choqué dans ces dans les images qui ont été diffusées euh les Français et les Français tirent toutes les leçons pour donner les moyens à la justice à la police mais aussi pour en tirer les leçons comme je le disais pour restaurer le civisme qui est indispensable pour que la violence reflue. Vous avez sans doute lu ce poste d'un ancien ministre des affaires étrangères. La France traverse un moment de Charlie Kirk. C'est ce qu'a écrit Dominique de Villepin sur X.
Il fait donc référence à ce militant d'extrême droite américain assassiné par un homme se revendiquant de l'antifascisme. Donald Trump et ses partisans, vous le savez, Jean Noël Barreot ont tenté d'en rendre responsable l'opposition démocrate. Dominique de Villepin fait donc un parallèle et il explique qu'il refuse la symétrie des violences entre gauche et droite. Il dénonce une diabolisation de LFI qui prépare la prise de pouvoir de l'extrême droite. Dominique de Villepin, ça n'est pas un insoumis. Là, il tire un signal d'alarme sur ce qui est en train de se passer. Est-ce que vous l'entendez ?
Je n'ai aucune complaisance avec le discours de la France insoumise que euh je condamne et que j'attaque régulièrement sur les sujets internationaux encore la semaine dernière ou cette semaine euh à l'Assemblée nationale. Ceci étant dit, il faut se garder ici comme ailleurs de toute instrumentalisation à des fins politiques de ce drame. Il faut s'interroger sur l'époque que nous vivons, la place que nous laissons à la violence. Et je crois que le constat est clair, c'est que nous avons laissé s'introduire où nous sommes habitués à une forme d'ambiguïté, à une forme d'acceptation, de tolérance, de la violence. Pas toujours par les actes, mais y compris dans les paroles.
C'est pourquoi je parlais euh des familles, je parlais de l'école, je parle aussi des réseaux sociaux qui nous ont imposé une grammaire de la violence et de la radicalité. Il nous faut à tout prix reprendre le contrôle pour pouvoir rejeter la violence. La violence, il y en a toujours eu. Euh l'objectif, quand on s'engage, quand on est militant politique et démocrate, c'est mon cas, et bien c'est de faire en sorte que la violence toujours et partout reflue. Cette violence, Jean-No Barreau, elle a été observée à l'étranger. Jeudi, sur les réseaux sociaux, l'administration américaine a dénoncé justement la violence de l'extrême gauche.
Une menace pour la sécurité publique, est-il écrit dans ce poste que l'ambassade des États-Unis en France a traduit et relayé ? Est-ce qu'à la demande du chef de l'État, vous allez bien convoquer l'ambassadeur Charles Kuchner ? Oui, nous allons convoquer l'ambassadeur des États-Unis en France puisque l'ambassade des États-Unis en France a fait un commentaire sur ce drame dont je rappelais tout à l'heure qu'il concerne la communauté nationale. Nous refusons toute instrumentalisation euh de ce drame qui en deuil une famille française à des fins à défitique.
Nous n'avons aucune leçon, s'agissant de la violence en particulier à recevoir de l'international réactionnaire et les analyses de la vie politique, de la place qui occupe la violence et des violences plus généralement. Nous nous les servons nous-mêmes avec assez de verves et nous ne permettons pas que d'autres nous les servent. Ça ne sera pas la première fois que vous recevrez Charles Cochner.
Non, bien évidemment, nous avons beaucoup de sujets à aborder avec vous le convoquez, vous le savez, le sort qui a été réservé à un juge français de la Cour pénale internationale, à un ancien ministre, ancien vice-président de la Commission européenne français Thierry Breton, tous de tous deux ciblés par des sanctions américaines qui sont injustifiées et injustifiées. Emmanuel Macron a écrit une lettre à ce sujet à Donald Trump pour expliquer justement que c'était injustifié. Est-ce que vous pensez que Charles Kuchner va vous apporter des réponses ? Est-ce qu'il y a déjà eu un accusé de réception à Washington à cette lettre ?
Je lui dirai en tout cas que s'agissant du juge français Nicolas Guillou, euh les sanctions dont il fait l'objet sont une atteinte à l'indépendance de la euh justice internationale. Et s'agissant de Thierry Breton que les sanctions dont ils font euh dont il fait l'objet euh sont une atteinte à l'autonomie décisionnelle de l'Union européenne. Il s'agissant tout particulièrement d'une d'une régulation que la France a soutenu de toutes ses forces pour réguler les réseaux sociaux et qui n'a qui n'a aucune portée comme on dit extraterritorial. C'estàdire qu'il ne concerne pas les États-Unis mais uniquement l'Europe. Il n'est pas le seul, l'administration Trump n'est pas la seule à avoir réagi.
Il y a aussi euh un pays européen, l'Italie Georgia Méloni qui vient du parti d'extrême droite fratellie d'Italia. Sur les réseaux, c'est-elle aussi dite choquée par la mort de Quentin Dean. Et selon son entourage, Georgia Méloni a été stupéfaite de la réaction d'Emmanuel Macron qui a dit que chacun reste chez soi, les moutons seront bien gardés. Euh est-ce que là Jean-Noël Barreau, c'est de la solidarité européenne ou c'est de l'ingérence de la part de l'Italie ? Mais si je je file la métaphore agricole puisque le Salon international de l'agriculture vient d'ouvrir ses portes, c'est la réponse du berger à la bergère. Et je crois que euh l'incident est clos.
Ce que nous demandons simplement à nos partenaires et à nos amis euh c'est de respecter un principe auquel nous nous tenons, pas d'ingérence dans nos affaires et singulièrement pas dans un drame qui une nouvelle fois, je le répète, touche d'abord la communauté nationale. Allez Jean-Noël Baron, on ouvre la conversation avec les questions d'Alix Bouillagué et de Françoise Fresse. cet événement majeur aux États-Unis qui concerne toute la planète. La Cour suprême américaine a déclaré que les taxes supplémentaires, les fameux droits de douanes réciproquinsi que Donald Trump les a appelé était en fait illégal. Je traduis Donald Trump.
Le jugement de la Cour suprême sur les droits de douane est profondément décevant, dit le chef de l'État américain. J'ai honte de certains membres de la Cour qui ne font pas ce qu'il faut pour notre pays. Question de Françoise Fressose. Que vont faire la France et les entreprises françaises ? Est-ce qu'elles vont demander un remboursement des droits de douane qui avaient été imposés ? Quelle est votre position ? D'abord, si vous me permettez, de qualifier cette nouvelle qu'on ne peut pas qualifier de mauvaises nouvelles. Pourquoi ? Bien, parce que les droits de douane, c'est d'abord un impôt sur les foyers et sur les entreprises américaines.
C'est d'ailleurs les entreprises américaines qui avaient attaqué cette décision du président des États-Unis devant la Cour suprême qui leur donne raison. et forcé de constater que les études dont on dispose aujourd'hui montrent que c'est bien en grande partie les ménages américains, les Américains eux-mêmes qui ont payer la facture. Bon, mais nous on est quand même aussi impacté et que le le déficit commercial américain ne s'est pas résorbé. Donc, difficile de qualifier cette décision de la Cour suprême de mauvaise nouvelles. Maintenant, le président des États-Unis a annoncé une nouvelle vague de de droite de 10 % puis 15 % dans la nuit.
Nous allons analyser l'impact potentiel de telle décision sur l'économie européenne. Nous allons euh euh essayer de comprendre si cela signifie que l'accord qui avait été trouvé par la Commission européenne et les États-Unis, vous vous en souvenez, dans un golfe écossais est toujours valable. Il est permis d'en douter. Et nous allons prendre les mesures pour répondre. Union européenne négocié con vous savez que c'est la Commission européenne qui négocie au nom de la France et des autres pays de l'Union européenne les accords commerciaux mais rien n'empêche la France de donner son avis ce que nous ne nous priverons pas de faire.
Mais est-ce que ça veut dire que cette décision elle va donner la possibilité aux partenaires des États-Unis de renégocier ces accords signés notamment pour l'Union européenne ? Est-ce que en clair on a un coup à jouer ? De toute évidence, il y a quelque chose à réécrire, à reconstruire. Je le dis, entre deux partenaires commerciaux de premier plan, l'Union européenne et les États-Unis, aucun ne peut sortir gagnant de guerre commerciale. Donc peut-être qu'on peut reprendre sur une feuille blanche ou en tout cas reprendre les éléments. Optimiste hein, parce que là, on voit plutôt l'escalade du côté.
Mais si j'étais pessimiste François Fresso, je serais sans doute pas à la place que j'occupe aujourd'hui. Ce que je dis simplement, c'est que de toute évidence quelque chose doit être repris. Ensuite, la France n'est pas seul décisionnaire. Le Parlement européen qui s'apprêtait à avaliser la semaine prochaine l'accord de Turnbury, celui qui avait été trouvé en août dans un golf écossé, va lui aussi se poser des questions.
Bref, tout le monde va se poser des questions et dans ce moment d'interrogation euh européen, il faut il faut une position unie et euh dès demain, je serai pour ma part à Bruxelles, je ferai un certain nombre de de propositions sur la balle des éléments que j'ai Est-ce que vous pensez qu'il faut reporter la ratification de cet accord commercial ?
La question était La question euh s'était déjà posée, vous vous souvenez, puisque c'est euh la combinaison de la position très forte de la France, mais aussi celle du Parlement européen qui a remis en question cet accord, qui est qui a sans doute amené l'administration américaine à revenir sur ses prétentions telles qu'elles étaient exprimées sur le Groenland. Donc, les parlementaires européens étaient encore en train de débattre de cette question là. Évidemment, ces informations récentes, même si je le dis, il faut il faut se garder euh de prendre des conclusions actives. Les droits de ques sont vos recommandations ?
Mais non, parce que j'attends d'avoir les analyses mais j'aurais l'air de quoi si je si d'ors et déjà je prenais des recommandations sans avoir une analyse détaillée de l'impact sur les filières françaises, j'aurais l'air de quoi ? On sent la fermeté quand même. Il faut toujours faire preuve de fermeté dans ses affaires. Ce sont les intérêts français mais aussi les intérêts de l'Europe. Euh sauf que Donal Trump la fermeté souvent il passe outre hein. C'est pas son sujet la fermeté. Non mais regardez Oui, mais regardez ce qui s'est passé quand la Cour suprême a a annoncé sa décision. Est-ce que vous avez observé euh ce qui s'est passé ?
et les marchés boursiers américains ont rebondi comme pour saluer la décision de la Cour suprême. Et c'est bien que quelque part l'intérêt américain lui-même est en jeu dans cette ça le fait que justement la croissance des ménages soit en train de s'effondrer aux États-Unis. Donald Trump a été élu sur l'équation la vie moins chère. Est-ce que ça ça peut être est-ce que est-ce que le président américain peut peut-être changer d'avis sur ces droits de douanes ? Bon, j'ai dit tout à l'heure qu'il fallait pas faire d'ingérence chez les autres. Je vais pas en faire moi-même, mais ce que je constate, c'est que nous sommes deux économies très interconnectées.
Euh les l'économie américaine a un besoin vital de l'économie européenne. Les géants du numérique font la moitié de leur profit en Europe et l'épargne européenne finance très largement les entreprises américaines et leur déficit. Donc là, vous pensez à l'instrument tiré torsion. Vous dites qu'on aurait les armes pourir la haute aux États-Unis. une guerre commerciale entre les États-Unis et le et l'Europe ne peut avoir aucun effet positif bénéfique pour l'économie américaine. Et donc, espérons que sur cette base là, on puisse conclure des accords équilibrés. Est-ce que vous pensez que tous les pays ont été très prudents et vous êtes encore ce midi très prudent Jean-Noel ?
Mais parce que j'ai pas encore les chiffres et les chiffres de quel chiffre précisément quelle filière ? Voyez, on avait un accord tricoté. Alors nous on a dit que c'était une première étape, que c'était sans doute pas tout à fait encore équilibré mais chaque vous savez chaque filière, il y avait une sorte de taux général mais chaque filière avait des traitements particuliers. Tout cet édifice avec la décision des de la Cour suprême s'effondre et les décisions qui suivent du président américain, c'est de c'est de dire je vais mettre 10 ou 15 % partout. Et donc il faut voir quel quel pendant 5 mois, quelles sont les filières qui gagnent, qui perdent, qu'est-ce qui se passe après les 5 mois.
C'est tout ça, c'est tout ça qu'il faut bien analyser avant de prendre des décisions. Donald Trump qui avait dit, c'était pendant sa campagne en 2023 que s'il était élu, il pourrait arrêter le conflit en Ukraine en 24 he pourtant mardi, l'Ukraine entrera dans sa 5e année de conflit depuis l'invasion de la Russie dans un entretien vendredi à la FP. Volodimir Zelinski affirme que l'armée de Kief a libéré 300 km² dans le sud du pays. Vous dites "Ouais, c'est c'est vous le confirmez cette information." Non seulement l'armée ukrainienne vient dans un geste d'un panache et d'un courage init de libérer 300 km².
Mais rendons-nous compte qu'après 4 ans, le le le bilan de Vladimir Poutine, c'est un échec cuisant et humiliant. Échec cuison, il est quand même Mais non, aujourd'hui la Russie contrôle la moitié des territoires qu'elle occupait illégalement au printemps d'il y a 4 ans. La Russie perd plus d'un a perdu plus d'un million euh ou a accusé plus d'un million de pertes humaines dans cette guerre, c'est-à-dire plus que l'ensemble des pertes soviétiques et russes depuis 1945. Et aujourd'hui, c'est 1000 soldats russes qui sont tués sur le front pour des gains qui sont microscopiques.
Et quand je dis des soldats, je suis aimable parce que vos confrères des journaux indépendants russes et ukrainien ont démontré que ce que ce que l'on trouve sur le front, ce sont des mercenaires et des repris de justice et que parmi ces 1000 pertes humaines russes sur le front, il y en a un nombre considérable qui sont provoqués par la Russie elle-même, par des assassinats des chefs militaires russes contre les soldats russes. Mais nous disant cela, est-ce que ça veut dire que vous croyez que la Russie ne pourra pas soutenir longtemps cet effort et que ça lui coûte trop cher ? On n pas coûte très cher. La Russie va entrer en récession, les caisses de la Russie sont vides.
Les l'essence est rationnée dans un grand nombre de régions russes et maintenant ce sont les télécommunications, les communications, les applications qui sont bloquées. Voyez où en est réduite la Russie. Mais Vladimir Ptine, on a le sentiment qu'il a le temps devant lui. Euh, je crois que le temps joue contre Vladimir Poutine et que si les communications euh sont coupées ou si une décision a été prise de bloquer les communications en Russie, c'est que l'ambiance, l'atmosphère politique en Russie ne va pas si bien que cela. Et il y a une raison simple, c'est que Vladimir Poutine est en train de ruiner et de discréditer la Russie. Et c'est une honte et ça doit cesser.
Euh selon l'Express, le chef de la cellule diplomatique de l'Élysée, Emmanuel Bonne a rencontré le 3 février dernier, c'est-à-dire il y a 2 semaines, Yuri Utchakov, hein, c'est le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine. Est-ce que d'abord vous pouvez nous confirmer cette information ? Est-ce qu'il s'agit aussi avec cette rencontre et bien de préparer une rencontre ou un échange entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ? Bon, la France n'a jamais exclu par principe d'avoir des contacts avec euh la Russie en transparence avec euh nos partenaires euh et et amis ukrainien et à condition que ça soit utile. Ça fait 3 ans qu'on lu a pas parlé avec condition que ce soit utile.
Vous nous confirmez que cet échange, cette rencontre a eu lieu à condition que cela soit utile et pourquoi c'est utile ? Et pourquoi pourquoi ça peut être utile dans le moment que nous vivons être utile ? Mais est-ce qu'elle a eu lieu déjà ? Pourquoi ça peut être utile dans le moment que nous vivons ? euh tout simplement parce que l'Europe est devenue le premier soutien de l'Ukraine sans aucune comparaison possible, le premier soutien financier, le premier soutien militaire et qu'il est donc normal que l'Europe puisse disposer d'un canal indépendant de contact euh à la Russie sans avoir à dépendre des autes.
Vous avez ce canal indépendant, est-ce qu'il s'agit bien là de préparer une rencontre, un échange entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ? On a le sentiment qu'Emmanuel Macron dit aujourd'hui oui, il faut reprendre le dialogue avec je le je le redis. D'abord, il y a eu un échange euh entre le président de la République et Vladimir Poutine l'été dernier, vous vous en souvenez. Il y a des contacts entre diplomates. Ça n'est pas nouveau. Il y a une ambassade ici, il y a une ambassade là-bas.
La raison pour laquelle euh les les des contacts indépendants européens euh peuvent être utile aujourd'hui, c'est que je le redis, d'abord, c'est notre sécurité qui se joue dans le règlement de cette crise et par ailleurs, aujourd'hui, nous sommes les principaux soutiens de l'Ukraine. Et donc il est important que nos messages puissent être entendus mais qu'on puisse entendre aussi là où en est la la je dirais l'administration du alors attendez la France se met beaucoup en avant mais quand on regarde en pourcentage du PIB l'aide apportée à l'Ukraine on n'est pas si bon que ça en fait hein. Le Danemark nous nous précède la Lituanie la Lonie.
Est-ce qu'on a vraiment les moyens de nos ambitions pesés pour essayer de régler ce conflit ? Alors, d'abord, notre soutien à l'Ukraine, il ne se limite pas, mais j'y reviendrai à à nos efforts budgétaires nationaux. C'est le prêt de 90 milliards d'euros qui vient d'être agréé au niveau européen et qui permet, disons-le, au moment où les caisses se vid en Russie à la à l'Ukraine d'aborder les deux prochaines années sans soucis financier. C'est ensuite la coalition des volontaires dont le président de la République est un initiative et qui est euh est un exemple sans équivalent dans notre histoire récente depuis des décennies.
de mise en commun à l'extérieur de l'OTAN, en coopération avec l'OTAN, des forces ou des capacités militaires de plus de 30 pays pour pouvoir euh nous assurer que la paix une fois conclue soit véritablement garantie. Ensuite, sur le plan budgétaire, nous avons fait beaucoup depuis le début euh de la guerre. Nous avons d'ailleurs cette semaine annoncé euh la le deuxème volet d'un d'un fond 71 millions d'euros qui permet aux entreprises françaises des infrastructures, de l'eau, de l'énergie et cetera d'aller développer des projets en fonction des besoins ukrainiens.
Donc nous continuons, euh je dirais au au fil de l'eau dans le domaine militaire, dans le domaine civil, dans le domaine humanitaire aussi à apporter de l'aide au niveau national. Mais disons-le et on y reviendra sans doute sur le dernier point, la place de la France 2027 et cetera. Notre capacité à peser à l'extérieur dépend de notre force intérieure et des décisions courageuses que nous aurons à prendre sur les justement jean- Noël Barreau, on a entendu cette semaine des reproches inhabituellement sévères de la Pologne et de l'Allemagne sur nos dépenses d'armement plus globales. Le chef de la diplomatie allemande dit que les efforts de Paris pour la défense sont insuffisants.
En clair, Paris parle beaucoup de souveraineté mais n'augmente pas assez vite son budget de défense. Qu'est-ce que vous lui leur répondez à la Pologne et à l'Allemagne ? Je dis que étant donné la l'ampleur des défis et des transformations que nous vivons aujourd'hui, il est normal qu'avec nos plus proche partenaires, puisque vous savez que l'Allemagne et la Pologne sont des de des partenaires très proches, nous nous avons exactement nous avons même euh cette ce ce groupe que nous formons tous les trois qu'on appelle le triangle de Vaimar au sein duquel nous coordonnons étroitement et donc il est normal d'avoir des divergences.
L'importance l'importance c'est que nous puissions par des débats et le dialogue aplanir ces divergences et faire des convergences. Là c'était sévère le triangle de Va arrive mais c'est normal d'avoir de temps en temps des débats entre amis. Tout le monde en a c'est normal à condition bien sûr de pouvoir convergir. Mais les débats de les débats ils doivent se faire sur la base disons-le de la clarté de la vérité. Et quelle est la vérité des chiffres ? Et bien c'est que aucun pays de l'Union européenne n'a dépensé autant que la France pour sa défense depuis la Seconde Guerre mondiale. Aucun. Donc donc il mente en fait. Donc l'Allemagne ment. L'Allemagne ne dit pas la vérité.
La Pologne non plus. l'Allemagne et la Pologne euh ont se sont appropriés un un une idée que le président de la République a beaucoup promu depuis 10 ans qui est celle de la souveraineté, de l'autonomie stratégique appliquée désormais à leur défense puisqu'il voi bien comme nous le voyons la menace augmentée sur notre flanc oriental à l'est de l'Europe mais aussi ailleurs dans le monde et il voit bien que le principal partenaire ou allié dans l'OTAN est tenté est en train de faire un pivot et de réduire son niveau d'engagement. Et donc ils disent il faut vraiment que je j'accélère et que je me dote de mes propres capacités.
Mais nous répondons que pour ce qui nous concerne, ça fait depuis la Seconde Guerre mondiale qu'on s'y prépare en ayant fait non seulement le choix d'être fort mais aussi un choix qui est essentiel qui est celui de l'indépendance. L'indépendance l'indépendance de notre dissuasion nucléaire. l'indépendance de nos forces armées. Et cette indépendance aujourd'hui qui est un vrai modèle que le monde entier nous envie, et bien nous devons pouvoir en faire un exemple pour l'Europe. Ce que nous voulons, c'est que l'Europe demain soit aussi forte que la France aujourd'hui. Mais pour ça, il faut s'appuyer sur la vérité historique et la vérité des chiffres. C'est de la conviction.
François Pressose, une question sur l'autre sujet qui fâche entre Berlin et Paris. L'avion de combat du futur, c'est un projet emblématique de la défense européenne. Elle a été lancé il a été lancé en 2017. 9 ans plus tard, le chancier chancelier M doute en public de la du besoin pour l'Allemagne d'avoir le même avion de combat que défend la France. L'industriel Airbus évoque déjà une autre solution entre deux avions. Est-ce que le scaf est enterré ou est-ce que vous pensez qu'on peut encore le défendre ? C'est un projet essentiel pour la sécurité de la France, pour la sécurité de l'Allemagne et la sécurité de l'Europe.
Ça fait 8 ans qu'on y travaille et on se battra jusqu'au bout pour qu'il aboutisse jusqu'à la dernière seconde. Est-ce qu'on n'est pas les derniers à y croire à Paris ? Parce que quand le chancelier Mertz évoque en public qu'il doute de quand mon lointain prédécesseur Robert Schummann était le seul à nager à contre-courant en 1950, 5 ans après la deuxième guerre mondiale où déjà on entendait le ressentiment monter partout à Paris et en Allemagne et bien il a proposé et il a réussi à faire aboutir un projet de coopération qui a apporté 8 décennies de pay prospérité à l'Europe.
Pardon mais si la France aujourd'hui renonce à créer avec l'Allemagne des projets de coopération qui nous engagent pour des décennies bien alors nous trahissons fond. Qu'est-ce qui peut encore sauver cet avion ? Et bien, je crois qu'il faut que les industriels fassent un pas chacun dans la direction l'un de l'autre et je crois qu'il faut que nos responsables politiques comme le président de la République mais c'est c'est ça doit être le cas par en France mais ça doit être le cas en Allemagne voit qu'il ne s'agit pas là simplement d'un projet d'équipement militaire mais qu'il s'agit d'un projet politique comme la communauté de le du charbon et de l'acier.
La communauté européenne était avant tout un projet politique. Ça n'était pas que pour le charbon et pour l'acier. C'était pour lier nos destins les uns aux autres et être ainsi plus fort pour affronter les défis et pour être aussi plus indépendant. Jean-Noël Barou, un nouvel exemple de l'ordre mondial selon Trump. Jeudi à Washington, le président américain a réuni pour la première fois son conseil de la paix censé aider à la reconstruction à Gaza et à résoudre les conflits armés dans le monde. Une question d'Alix Bouyagué. Bruxelles a a dépêché une de ses commissaires à cette réunion avec pour mission d'évoquer uniquement le plan de paix et la reconstruction de Gaza.
Sur Twitter, sur X, vous avez déclaré que la commission n'aurait jamais dû assister à cette réunion inaugurale. Pourquoi est-ce que c'est une erreur ? Je veux pas faire toute l'émission sur Robert Schumman, mais les pères fondateurs de l'Union européenne en Italie, en France, en Allemagne, quand ils ont conçu ces institutions européennes qui sont aujourd'hui si décriées, ils l'ont fait avec un principe en tête, un principe fondamental et fondateur. Ce principe, c'est la subsidiarité. Chacun s'occupe de ses affaires et certaines affaires sont traitées au niveau européen parce que c'est plus efficace.
D'autres le sont au niveau national parce que c'est là qu'elles doivent l'être et d'autres enfin doivent l'être au niveau local. Du local à l'européen, le pouvoir doit être exercé là où il peut l'être avec le plus d'efficacité et de justice. Et quand la Commission européenne part assister à une réunion à Washington sans en avoir reçu le mandat des États-membres, c'est-à-dire en violant en quelque sorte les règles qui partagent les pouvoirs entre les Étatsmembres et la commission, et bien c'est ma responsabilité de successeur de Robert Schumman de le dire publiquement.
Mais concrètement, va y avoir des sanctions, va y avoir je sais pas une réunion pour justement dire que il y a eu un faux pas. Là, vous accusez Ursula Vlenlen. En fait, vous dites que la commission décide, c'est Ursula Vleyen. C'est pas Ursula Van Derleyen qui s'est rendu à Washington. C'est une commissaire. Elle a pas pris jambes, elle y allait toute seule. Elle avait une petite idée en tête et sans doute qu'elle avait prévenu des gens audessus d'elle.
Vous aurez compris que je défends et défendrai la l'Europe, la construction européenne, la souveraineté européenne, mais dans un moment où les institutions sont si décriées, il est indispensable que les règles de droit, les règles de d'équilibre entre les institutions européennes soient pleinement respectées.
Mais va y avoir des sanctions enfin pour cette commissaire qui qui est allé à cette réunion de je peux pas vous faire le le je dirais l'analyse exhaustive de des conséquences que peuvent entraîner une telle décision mais en tout cas ça doit jamais se reproduire mais ce que vous décrivez en tout cas c'est une sacrée situation de crise pour l'Europe mais je crois que la commission a beaucoup à faire vous savez il y a aujourd'hui on a parlé des États-Unis on a parlé de notre place dans le monde mais tout ça dépend de notre force intérieure. C'est vrai pour pour la France, c'est vrai pour l'Europe.
La Commission devrait se concentrer dans les 100 prochains jours à 100 % sur l'unification et le renforcement du marché intérieur pour qu'on se renforce à l'intérieur et pour qu'on puisse faire entendre notre voix sur tous les grands sujets, le commerce, l'Ukraine, le Moyen-Orient, le Soudan, la République démocratique du Congo, tous ces sujets. Si nous avons un marché intérieur encore plus fort, encore plus puissant, si nous donnons à nos entreprises les moyens de se développer et et si nous devenons plus indépendants, nous serons beaucoup plus écoutés. des questions sur une autre partie du monde, l'Iran.
Jean-Noël Barreau, de nouvelles parce que de nouvelles manifestations étudiantes ont eu lieu hier euh à Teran et parce que les États-Unis ont quand même déployé un arsenal militaire impressionnant dans la région. Françoise, la France est-elle pour ou contre une intervention militaire américaine en Iron ? La France considère qu'on ne change pas les régimes de l'extérieur et par la force.
Cependant, la France su fut avec évidemment beaucoup de préoccupations et d'attention ce qui se passe en Iran en appelant d'abord à la fin définitive de la répression, à la libération des prisonniers, des prisonniers politiques, à l'arrêt des exécutions, au rétablissement des moyens de communication et un changement de posture radical de la part du régime vis-à-vis de son propre peuple qui mérite comment elle fait, qu'est-ce qu'elle fait là en ce moment ? La France a pris un certain nombre de décisions. Je sais que une actualité en chasse une autre, mais euh nous avons décidé et proposer un certain nombre de sanctions au niveau européen qui ont été adoptées il y a quelques jours.
Nous avons soutenu l'inscription du corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et nous sommes très attentifs à pouvoir apporter tout le soutien que nous pouvons au peuple iranien. Tout cela nous le faisons en étant in attentif qui réclame une intervention américaine d'une certaine manière. Alors, les avis sont très partagés puisque nous ne sommes pas les seuls à considérer que les interventions par la force ne produisent que que ne produisent pas de de d'effets souhaitables ou ou désirables. Par ailleurs, nous sommes très attentifs également à nos intérêts directs.
D'abord en Iran, nos agents, nos ressortissants, nos emprises, Cécile Colurer et Jacques Paris qui sont encore en sécurité à l'ambassade de France, mais dont nous exigeons le retour en France et la libération définitive. Nous sommes aussi vigilants à nos ressortissants, nos agents, nos emprises dans la région qui pourraient être entraîné dans une escalade extrêmement grave dans le cas où une intervention militaire interviendrait. Tout cela c'est des ce sont des des sujets qui nous mobilisent beaucoup ces derniers jours. Parlons à présent d'une nouvelle polémique au sujet de la rapporteuse de l'ONU pour les territoires palestiniens, Francesca Albanaise.
Alors, je cite ce que certains lui reprochent. Elle est accusée d'avoir désigné Israël comme un ennemi communité. Francesca albanaise dément. Elle dénonce une manipulation de ses propos. La semaine dernière, vous avez appelé à la démission de madame Albanaise Jean- Noël Barreau. Mais dans une lettre ouverte mercredi, 150 personnalités dont une majorité d'anciens diplomates néerlandais, il y a aussi d'anciens ministres grecs, argentins ou encore danois, affirment que la rapporteuse n'a pas qualifié Israël d'ennemis commun de l'humanité. Ils appellent donc j'en j'y arrive le qu d'ors à revenir sur les déclarations inexactes attribuées à madame albanise et bien et à les rectifier publiquement.
Et bien et bien non parce que d'abord euh je n'ai euh je n'ai pas dit que madame Albanaise avait dit qu'Israël texto était un ennemi communité. Reprenez mes propos. Ils sont publics, ils étaient à l'Assemblée nationale. Donc cette tribune comme beaucoup d'autres d'ailleurs se sont fondés sur une interprétation de mes propres propos.
Moi ce que j'ai fait parce que ces propos sont condamnables, je les ai condamné et qui s'ajoutent à une longue liste de provocations inacceptables comme la justification, la relativisation du 7 octobre, pire massacre antisémite de notre histoire au cours duquel 51 de nos compatriotes ont perdu la vie et que je vais vous dire plus généralement ce qu'est ma philosophie. Si ces propos n'ont pas été ces propos donc vous dites ces propos sont condamnables mais ils n'ont pas été prononcés. Moi j'ai du mal, je suis un petit peu per écoutez-les et vous verrez.
Et si vous ne voyez pas pourquoi ils sont condamnables, et bien c'est précisément pour revenir au premier sujet de conversation aujourd'hui parce que dans l'ambiguïté, dans l'absence de clarté et bien se propage tous les discours de haine et en particulier les discours de haine antisémite. Et moi, je vais vous dire pourquoi nous avons fait la reconnaissance de l'état de Palestine l'année dernière. Parce que nous refusons que le camp de la guerre ne l'emporte sur le camp de la paix. Et nous refusons en Israël que les extrémistes puissent nier au peuple palestinien le droit d'avoir la dignité de se tenir debout sur la terre dans laquelle plonge ses racines.
Nous condamnons les décisions du gouvernement israélien. Les décisions récentes visant à étendre son contrôle en 6 Jordanie. Mais nous refusons aussi nous refusons aussi les extrémistes de l'autre côté ceux du Hamas et de leur soutien qui ni à Israël le droit à l'existence et à la sécurité. Et donc moi, pardon, mais ayant contribué au côté du président de la République à faire prendre à la France une décision capitale de de politique étrangère, tous les discours de haine d'où qu'ils viennent prenant partie d'un côté ou de l'autre. Vous renouvellez votre appel à la démission de madame Albanisé. Et qu'est-ce qui va se passer lundi justement à cette réunion ?
Il y a une session du conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Est-ce que vous cours de laquelle au cours de laquelle la France réaffirmera évidemment son attachement viscéral non seulement au aux Nations Unies mais aussi au comité des droits de l'homme ? Attendez aussi au comité des droits de l'homme. Qu'est-ce qu'il fait le comité des droits de l'homme ? Parce qu'on parle beaucoup de choses. C'est pas comité des droits de l'homme il mène des enquêtes et sur la base de ces enquêtes, on peut faire la chasse à l'impunité.
Et c'est le cas notamment de la Syrie où vous vous souvenez que grâce à l'exfiltration par la France de César, 55000 photographies ont pu être en quelque sorte rassemblé par le comité des droits de l'homme pour Albanaise demain vous demandez sa démission demain jeudi qu'est-ce qui se passe quand vous savez les rapporteurs spéciaux sont des experts indépendants qui sont nommés pour 3 ans et qui sont irrévocables pendant leur mandat lorsque la question de son renouvellement a été posée j'ai dit que nous n'étions pas favorables. J'ai regretté qu'elle le soit.
Et est-ce que est-ce que j'ai Attendez, moi j'ai pas ce que j'ai dit, pardon hein, ce que j'ai dit à plusieurs reprises, c'est pas c'est pas merci de bien vouloir faire démissionner madame. Je sais qu'elle n'est pas démissionnable, mais ce que j'ai dit, c'est que la succession de c des provocations dans un contexte où nous essayons de de tracer un chemin vers la paix devrait l'amener elle-même à avoir la dignité de démissionner ses fonctions. Elle a dit qu'elle ne démissionnerait pas. On ouvre un autre chapitre de l'actualité Jean-Noel Barreau, l'affaire Epstein Epstein avec Alex Bouyagué.
Le nom du diplomate François Éd apparaît près de 200 fois Fabrice Éds de 200 fois dans les documents Ipstin entre 2010 et 2017, il était secrétaire des affaires étrangères pour l'Orient. Il aurait transmis à l'américain des informations diplomatiques sensibles de quelle nature ? Ah alors euh je rembobine euh comme vous sans doute et comme beaucoup de français, j'ai été effaré euh d'apprendre ce que j'ai appris et quand je l'ai appris, j'ai immédiatement pris trois décisions. La première c'est de saisir la justice parce qu'il faut que la justice puisse faire toute la lumière sur cette affaire et qu'elle dispose de moyens dont je ne dispose pas.
J'ai lancé une enquête administrative, donc une enquête interne qui est en cours avec un certain nombre à ce stade là sur cette elle est pas terminée. Des auditions ont eu lieu tout au long de cette semaine, d'autres on suppose que vous êtes un peu au courant de ces auditions. L'enquête est en cours et j'ai on a lancé ou j'ai lancé une procédure disciplinaire à l'encontre de monsieur Fabrice Éd qui elle aussi est en cours. qu'il est un peu tôt d'abord pour vous livrer toutes les conclusions, savoir un peu comment les responsabilités peuvent être établies.
Mais ce qui est sûr, c'est que il y a ces trois procédures en cours et que on ira jusqu'au bout et qu'on veillera évidemment à ce que les les les responsabilités puissent être établies. Vous me posez une question sur les informations diplomatiques que qu'est-ce qu'il a transmis concrètement à Jeffreyine ? Je peux pas vous répondre exactement et il faut bien comprendre que bon ça ça va concerner sans doute cette affaire là mais ça va concerner aussi beaucoup d'autres affaires de cette nébuleuse non je vous parle du reste mais les informations chacun le sait sont extrêmement parcellaires.
Euh donc euh il y a des documents qui soit n'ont pas encore été rendus public, d'autres qui vont donc je ne sais pas vous dire à ce stade la manière dont cette euh cette ce caractère parcellaire de l'information va influer sur le euh le résultat des des enquêtes. Ce que je peux vous dire c'est que euh ceux qui en ont la charge pour ce qui concerne mon ministère, la justice fait son travail indépendamment euh sont déterminés à faire toute la lumière et aller jusqu'au bout du travail. La dernière question de cette séquence d'actualité. Vous êtes le ministre d'affaires étrangères donc on fait le tour des grands dossiers internationaux.
Il y a une visite du ministre de l'intérieur en Algérie, une visite de 2 jours. Euh que pouvez-vous, est-ce que cette visite a apporté des informations nouvelles au sujet du journaliste Christophe Glaise qui purge une peine de 7 ans de prison en Algérie pour guillemets apologie du terrorisme ? Nous demandons la libération euh euh immédiate et inconditionnelle de Christophe Glaise et des messages ont été passés progressés pendant cette visite en ce sens.
Euh d'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à passer des messages et je veux une nouvelle fois, comme j'ai déjà pu le faire publiquement, saluer l'attitude très digne de la famille, mais aussi la mobilisation de certaines figures du du monde du sport qui comptent quand elle quand elle s'exprime. Ensuite, ce déplacement, il a il avait vocation à obtenir un réengagement des autorités algériennes sur des sujets qui sont très importants pour nous, sécuritaire et et migratoire. Le dialogue a été apaisé. Maintenant, il faut qu'il se traduise en acte. Nous verrons bien. Va-t-on vers une renégociation des accords de 1968 qui ont été euh évoqués récemment par Sébastien Lecornu, le premier ministre.
Oui, c'est notre souhait et c'est pas Mais est-ce que ça progresse ou pas ? C'est notre souhait que ça progresse. Jean-Noël Barreot, vous êtes l'invité de question politique et on tente encore de mieux vous connaître aujourd'hui. France interre, Alexandra Benï, question politique avec Alix Bouillagué qui veut vous faire entendre cette archive. Dans ce temple des Nations- Unies, nous sommes les gardiens d'un idéal. Nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c'est un vieux pays, la France d'un vieux continent comme le mien.
L'Europe qui vous le dit aujourd'hui. Jean Noël Barot, vous avez d'illustres prédécesseurs au qu d'ors on vient d'entendre Dominique de Villepin, c'était le 14 février 2003 à l'ONU. Un discours pour dire non à la guerre en Irak. C'est un discours qui a marqué les esprits bien au-delà des des frontières françaises. On se souvient aussi du Bert Veddrine avec son franc parler, son indépendance, sa porté médiatique. Et vous, quel est votre style, votre marque de fabrice fabrique et même votre référence ?
Ce que je peux vous dire en tout cas, c'est que euh dans les fonctions qui m'ont été confiées par le président de la République, il y a une décision qui a été préparée pendant plus d'un an et qui aura très largement structuré mon action au sein de du ministère des Affaires étrangères qui est une décision capitale de politique étrangère qui est la reconnaissance de l'État de Palestine. Mais c'est pas vous qui avez fait le discours aux Nations- Unies ? J'en ai fait un puisque la reconnaissance de par la France de l'État de Palestine ne s'est pas inscrite dans un vide.
Elle s'est appuyée sur une déclaration, la déclaration de New York qui a été euh conçue en au mois de juillet dernier, qui a été adopté à l'écrasante majorité des des Nations- Unies et que j'ai porté et qui pour la première fois poste 7 octobre qui a été quand même un événement très traumatique dans la région mais au-delà ramenait si vous voulez ensemble des objectifs qui jusqu'à présent ou desou des parties prenantes qui s'affrontaient et cette cette vision là d'équilibre de rejet des discours de haine. Je crois que c'est d'où qu'il viennent d'ailleurs sans prendre partie, sans mettre en concurrence les souffrances.
Je crois que c'est ce que j'ai apporté dans ce processus qui nous a conduit. Je vois sur le fond mais là je vous parle de votre style votre vous avez un référent en tête. On a entendu Domic de Vilpin, je vous ai parlé d'ervérir. Mais je je les mon histoire familial et et politique explique bien des prises de position qui sont les miennes notamment sur ce conflit-là. Et cette histoire c'est celle c'est celle des des pères fondateurs de l'Europe qui ont surmonté la la le confort, la facilité du ressentiment pour avoir la hauteur de vue de proposer aux anciens ennemis des voies de coopération.
C'est celle des justes et des résistants qui ont fait objection de de conscience, qui ont objecté euh ou opposé à la violence qu'on voulait leur imposer euh les armes de l'esprit, quoi. Et c'est ça qui m'inspire au quotidien. Vous êtes vous êtes un jeune ministre que vous avez 42 ans, vous ventez votre proximité avec Emmanuel Macron. Il paraît que vous l'avez même au téléphone à toute heure du jour et de la nuit, mais vous êtes aussi dans l'ombre quelque part d'un président qui est hyper actif et beaucoup sur ces dossiersl. Est-ce que c'est possible d'exister au côté d'Emmanuel Macron ? Ça c'est aux autres qu'il faut le demander parce que moi je fais pas ça pour exister.
Je me suis engagé pleinement sur le sujet de la de la Palestine que j'évoqué là. Je me suis je m'engage aussi pleinement pour la transformation la modernisation de mon ministère qui qui en a besoin qui avec ses 14000 ingents fait un travail remarquable mais qui doit continuer de se réformer, de s'armer face au défis. Et puis je crois qu'on en a un de défi qui est qui est considérable et qui est devant nous et qui en fait est sous-jacent à toutes les discussions que nous avons eu aujourd'hui. Qu l'Europe ? Quelle Europe ? Et on va avoir la discussion dans quelques instants. En 2027, quelle Europe ? Et juste juste pour conclure, vous êtes aussi un ambitieux un ambitieux politique.
Vous êtes vous entretenez une relation de filiation politique avec l'ex-premier ministre François Bairou. Euh il se dit que vous rêvez de prendre sa suite à la tête du du modème. Est-ce que c'est tabou d'évoquer sa succession ? Je suis pas un ambitieux. Je suis un militant. Un militant de la démocratie, un militant euh de la justice, un militant aussi de l'espérance. C'est un certain nombre de de d'engagement de causes que que j'ai défendu et que je défends encore et que je continuerai de défendre au côté de François Baou. Mais vous dites qu'il faut aussi un centriste, candidat à la présidentielle en 2027. Euh François Baïou, il aura 75 ans.
Est-ce que vous pouvez être ce candidat là à la présidentielle ? Je crois que la période de réserve pour les élections municipales s'est ouverte aujourd'hui. Donc je vais répondre avec un tout petit peu de de retenu. Mais oui, ce grand courant de la vie politique française doit être représenté dans ses idées, dans ses femmes et dans ses hommes à l'élection présidentielle de 2027. Il a des réponses à apporter mais non [rires] des idées des et la force des convictions. Jean- Noël Barreau, vous êtes venu avec votre carte blanche militante. Sur quel sur quel thème voulez-vous braquer les projecteurs ce midi ?
Et bien sur les réseaux sociaux, j'en ai dit un mot tout à l'heure, mais je me suis réjoui que lors de son déplacement en Inde, le président de la République est est obtenu du premier ministre indien qu'il se joigne à cet effort qui maintenant rassemble plusieurs dizaines de pays pour restreindre l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux. Je me félicite que euh cette que cette prise de conscience nationale internationale progresse.
Maintenant, il va falloir passer aux actes et j'entends déjà un certain nombre qui disent "Ça sera impossible parce que les plateformes sont trop puissantes, parce que les États-Unis ne veulent pas de gouvernance mondiale." Et bien moi je le dis que c'est possible et je l'ai démontré dans mes fonctions précédentes que lorsque j'étais chargé du numérique en bloquant les sites pornographiques qui ne vérifiaent pas l'âge de leurs utilisateurs. Et un an après, puisqu'on peut faire le bilan, bien les résultats sont là. La fréquentation, l'exposition des mineurs dans notre pays au site pornographique a baissé de moitié. Donc c'est possible. Jean-Noël Barreau.
Nous allons parler de France 2027, l'Europe, la place de la France dans le monde. Mais d'abord, je voudrais vous faire réagir à cet urgent qui vient de tomber au sujet de la Russie. La Hongrie euh va bloquer le 20e paquet européen de sanction contre la Russie. C'est ce qu'on apprend de Budapest. Quelle est votre réaction ? Euh que ce sont des blocages qu'on doit pouvoir surmonter comme on l'a fait par le passé puisque euh ça fait 20 fois qu'on y parvient. Donc pas d'inquiétude sur le 20e paquet. Je je vais sans doute prendre connaissance des des raisons invoquées et et consacrer une partie de mon après-midi à tenter de lever ce blocage.
Allez Françoise Fressose, une question qui sera au cœur du débat public et de la présidentielle dans 2 ans. La question de la la place de la France dans le monde, autrement dit sa capacité à porter une voix singulière, ce qui a toujours été sa vocation depuis le général de Gaulle. Alors, on voit Emmanuel Macron qui se démultiplie sur tous les fronts, l'Europe, l'Ukraine, la Palestine. Il cherche de nouveaux partenaires avec son récent voyage en Chine, en Inde pardon. Il se bat pour contrer le nouvel ordre mondial que tente d'imposer Donald Trump. Mais concrètement, les résultats apparaissent minces.
Et ce qui est frappant aussi, c'est le rapprochement aujourd'hui entre l'Allemagne et l'Italie, leur difficulté à se couper des États-Unis et l'idée au fond de dire "En 2027, il y aura plus d'Emmanuel Macron, donc on se débrouille sans lui. Est-ce que la France est déjà enterrée ?" Alors d'abord, je vais dire un mot pour défendre ma boutique parce que dire que la diplomatie française conduite que nous conduisons n'a n'a n'a aucun effet. C'est c'est quand même un peu sévère pour les diplomates français. Pas d'ffet.
Non, mais regardez bien sûr que enfin chacun est lucide, chacun voit bien que la la le grand défi géopolitique de notre siècle, c'est la rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine. L'un voulant rattraper l'autre, l'autre voulant éviter que cela ne se produise et que dans cette équation et bien la place de l'Europe et la place de la France est posée. Mais regardez ce que nous avons fait l'année dernière. On a parlé de la reconnaissance de la Palestine.
Je pourrais parler aussi de ce que nous avons fait à Nice où nous avons organisé la plus grande manifestation jamais consacrée à la préservation des océan et obtenu en 2 ans la la ratification ou l'entrée en vigueur d'un traité pour la protection de l'océan ou plus précisément de la haute mer, c'est-à-dire toutes les toute la partie de l'océan qui ne dépend pas des juridictions nationales. Aucun pays du monde, je dirais de notre taille comparable ne peut se prévaloir de tel succès diplomatique. Maintenant pour la suite 2027, quelle sera la place de la France dans l'ordre mondial ? Et bien, ce sont les Français qui en décideront. Et ça va ça, ils vont décider en fonction de quoi ?
De peut-être de l'état des déficits. Non, notre D'abord, je le disais, la donne principale, c'est la conflictualité, la rivalité entre les États-Unis et la Chine qui pourrait à un moment ou à un autre se transformer en une conflictualité dans laquelle nous pourrions d'ailleurs selon les choix que nous ferons en Europe et cetera être entraînés. Et dans cette équation qui semble déjà euh résolue, il y a en réalité une variable inconnue et cette variable inconnue, c'est l'Europe. Je n'y reviens pas, on en a beaucoup parler, l'indépendance et cetera.
Mais pour que l'Europe soit à la maille pour changer l'équation géopolitique mondiale, et bien il faut que la France soit à la hauteur de son histoire. Et donc le choix de 2000 que feront les Français en 2027 sera essentiel. Pourquoi ? parce que notre capacité à influer en Europe dépend directement et dépendra directement de notre force militaire, diplomatique, économique, budgétaire et morale. Parce que quand on voit dans le conflit franco-allemand qu'on voit surgir, il y a beaucoup cette question de la France arrive pas à réduire ses déficits, la France dépense beaucoup trop, la France se cache derrière l'Europe pour emprunter toujours.
Vous vous dites 2027, il va falloir un sacré plan de rigueur. Je dis en tout cas qu'il faudra choisir. Allons-nous nous laisser aller à la facilité à la facilité pardon de projets qui nous seront proposés par les deux extrêmes d'ailleurs. Projet de déclin qui diront pas leur nom mais qui seront des projets de de vassalisation à ces grandes puissances. euh États-Unis, Chine, euh je ne mets pas la Russie dans les grandes puissances puisque je vous ai dit qu'elle s'était totalement discréditée, mais on voit un petit peu l'idée.
Ou alors, allons-nous faire euh le choix euh de la conquête, du courage qui euh emporte euh des conséquences sur l'organisation des pouvoirs dans notre pays, mais aussi sur le rétablissement des finances publiques et qui permettront à la France de conserver la place qui est la sienne au premier rang. C'est c'est au fond ça le projet des conservateurs, des clinistes ou un projet de conquête pour notre pays. La troisième voie, c'est avec quel partenaire ? Alors, on a vu qu'il y avait eu ce voyage en Inde, mais on voit l'Inde au fond qui multiplie les gestes États-Unis, Chine, France. Euh c'est quoi nos partenaires fiables pour incarner une troisème fois ?
Pour incarner une une troisième fois, il faut d'abord s'interroger sur nous-même. Je le disais, la variable inconnue de cette équation qui semble inéluctable, hein, et qui comme Spart et Athè dans la guerre du Péloponaise ont fini par s'affronter semble semble nous condamner à un affrontement entre la Chine et les États-Unis. Donc l'Europe peut changer la dome si elle ouvre une troisème voie. Mais pour qu'elle ouvre une troisème voie, il faut d'abord qu'elle se lève, qu'elle qu'elle redresse la tête et qu'elle se déface de ses servitudes et qu'elle se renforce.
et une fois qu'elle l'aura fait, une fois qu'elle pourra parler de manière crédible et qu'elle sera un acteur euh dominant sur un certain nombre de sujets qui touchent à notre voisinage, on a parlé de l'Ukraine, et bien alors, je peux vous garantir que la majorité des pays du monde s'engouffreront dans cette troisème voie parce que eux-mêmes n'ont aucune envie de devoir choisir un camp. Ils entendent rester libre. Et donc si l'Europe montre la voie, alors euh on peut on peut espérer d'abord avec euh la l'Asie du Sud-Est, avec ce cette organisation qui s'appelle le CPTP, pardon pour l'aconyme. Et oui, mais c'est en gros les tous les pays du Pacifique, ça va jusqu'au Canada.
Eux, ils se disent l'Europe et ben c'est c'est notre partenaire privilégié mais il faut encore que l'Europe Bon l'Afrique voit bien avec quel cynisme elle est traitée par les deux grandes superpuissances de ce monde. Et quant à l'Amérique latine, elle voit bien aussi que si si rien n'est fait, elle va se retrouver en quelque sorte vassalisée dans un hémisphère dont elle n'a pas la la maîtrise du destin. Donc toutes ces régions du monde ont envie que l'Europe se lève, redresse la tête et c'est notre responsabilité. Jean- Noël Barreau. Ce sont les dernières minutes de l'émission. On se quitte. C'est le principe avec un vrai faux et vous connaissez la règle. Alors, je démarre.
Si vous étiez député mardi, vous voteriez contre le droit à l'aide à mourir. Vrai ou faux ? Vrai. Si le remanement est repoussé, c'est parce que Rachidati veut rester encore un peu au gouvernement. Vrai ou faux ? [rires] Faux sans doute, mais c'est pas moi qui décide. La France insoumise ne fait plus partie de l'arc républicain. Vrai ou faux ? Euh je ne sais pas ce que c'est Clarque républicain. Vous jouez sur les mots. Oui. Bah euh vrai aussi. Les comportements de la France insoumise s'inscrivent euh euh à l'Assemblée nationale à l'extérieur du respect des institutions répliques. Il ne faut pas renvoyer d'ada le RN et LFI. Vrai ou faux ? Euh faux.
Il n'y a pas des dizaines enfin pardon, il ne faut pas renvoyer dos à dos LFI et le RM. Donc vrai à votre affirmation. Il n'y a pas des dizaines de milliers de Français fortunés qui ne paient aucun impôts sur le revenu. Mais il y en a bien 13335. Et finalement, on a des documents à Ber qui le montre. Vrai ou faux ? J'ai l'impression que c'est vrai.