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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 20 juillet 2018 7 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéJustice

Benalla / Macron : une affaire d'Etat ? - Les questions SMS #cdanslair 20.07.2018

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 50 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    Qui a fourni le casque et le brassard ?

  • 1:11OuverteRéponse directe

    Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron doit-il démissionner ?

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Quel est le rôle du directeur de cabinet ?

  • 1:48FerméeÉludée

    Qui d'autre habite Quai Branly ?

  • 2:49OuverteRéponse partielle

    Combien de collaborateurs à l'Élysée et dans les ministères n'apparaissent pas dans les organigrammes officiels ?

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Comment se fait-il que les policiers présents lors de l'intervention musclée d'Alexandre Benalla restent passifs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16InvitéFait
    « A priori, les autorités qui ont habilité M. Benalla à se trouver dans cette mission de police. »
  • 1:02InvitéFait
    « Je pense qu'il aurait dû présenter sa démission à Emmanuel Macron et assumer et porter sur lui la responsabilité de cela. »
  • 2:17InvitéFait
    « Dans le cas de Benalla, si c'était un collaborateur du président, il peut y avoir une légitimité à ce qu'il ait un logement de fonction. »
  • 3:10InvitéFait
    « Emmanuel Macron était encore plus loin puisqu'il voulait que les ministres travaillent avec leur administration et non plus avec leur cabinet. »
  • 3:46InvitéFait
    « Les CRS sont là pour contenir les manifestants. Ils ne sont pas pour aller derrière et s'occuper des personnes qui ont été interpellées. »
  • 4:06InvitéFait
    « M. Benalla, il est de l'Élysée. »
  • 4:50InvitéFait
    « On est aussi sous un uniforme des êtres humains. Et que quand on a affaire à une personnalité comme M. Benalla, il n'est pas forcément évident d'intervenir pour s'opposer à lui avec toutes les conséquences qu'il peut y avoir des autorités hiérarchiques après. »
  • 5:11InvitéFait
    « Normalement, il y a un service dédié à la protection du président de la République et de son épouse qui est formée pour ça et qui normalement devrait exercer seul ce type de responsabilité. »
  • 6:05InvitéFait
    « En ne s'exprimant pas sur le sujet et en ne prenant pas l'initiative, lui ou son entourage direct, de clarifier, de donner les éléments d'information, d'expliquer ce qui s'est passé et qui est cet homme, forcément, ça laisse libre cours à toutes les supputations possibles. »
  • 6:40InvitéChiffre
    « Il a eu, à titre honorifique, le grade de lieutenant-colonel, ce qui n'est quand même pas rien à 26 ans. »

Temps de parole

  • Invité29 %
  • Présentateur22 %
  • Invité 216 %
  • Invité 313 %
  • Invité 411 %
  • ?8 %

≈ 45,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Question

0:04
Présentateur

très simple pour commencer. Qui a fourni le casque

0:06
Locuteur

et

0:07
Présentateur

le brassard

0:08
Locuteur

? Est

0:09
Présentateur

-ce qu'on a une idée ? Parce que le casque et

0:12
Locuteur

le

0:12
Invité

brassard, ça

0:14
Présentateur

ne se trouve pas dans

0:14
Locuteur

le

0:15
Invité

commerce. A priori, les autorités qui ont habilité M. Benalla à se trouver dans cette mission de police. Alors l'enquête le dira, ça ne m'appartient pas aujourd'hui de dire potentiellement les éléments

0:30
Locuteur

que j

0:31
Invité

'ai. C

0:31
Locuteur

'est

0:31
Invité

un simple casque de la préfecture de police,

0:33
Locuteur

c

0:33
Invité

'est ça ? Pas de liseré CRS ? Oui, oui. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a deux types de policiers sur le maintien de l'ordre. Vous avez les CRS qui sont en première ligne et qui sont là pour contenir les manifestants, soit pour les empêcher de passer, soit pour les faire reculer. Et puis derrière, vous avez des policiers de sécurité publique de la préfecture de police qui, quand les CRS interpellent un manifestant un peu trop violent, on le passe derrière. Et c'est ensuite des policiers de la préfecture de police ou de la sécurité publique qui le prennent en charge. Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron doit-il démissionner ?

1:02
Locuteur

En

1:02
Invité

tout cas, je pense qu'il aurait dû présenter sa démission à Emmanuel Macron et

1:06
Locuteur

assumer

1:08
Invité

et porter sur lui la responsabilité de cela. C'est le seul moyen d'éviter que ce soit le président qui soit en première ligne.

1:13
Présentateur

Est-ce qu'on peut rappeler très brièvement le rôle du directeur de cabinet ? Il y

1:17
Locuteur

a

1:17
Présentateur

un secrétaire général à l'Elysée qui est vraiment le numéro 2 de l'Elysée. Le directeur de cabinet, il a un rôle un peu différent ?

1:22
Locuteur

C

1:23
Invité

'est le chef des conseillers, on va dire, du premier cercle des conseillers autour du président. C'est

1:28
Locuteur

par lui

1:29
Invité

que… Non, précisément. Non, les conseillers

1:33
Locuteur

thématiques sont

1:35
Invité

sous l'autorité du secrétaire

1:36
Locuteur

général. C'est le secrétaire général, oui. Et

1:37
Invité

le directeur de cabinet a plus un rôle, justement, par rapport au fonctionnement de la maison. C'est plus administratif. Et l'Elysée, voilà, c'est l'inverse, vous savez, pour le gouvernement… Mais ce

1:44
Locuteur

n

1:44
Invité

'est pas le chef de cabinet non plus, parce que lui,

1:46
Locuteur

il

1:46
Invité

était rattaché au chef

1:47
Locuteur

de

1:47
Invité

cabinet.

1:48
Locuteur

À

1:48
Présentateur

part Alexandre Benalla, qui d'autre habite Quai Branly

1:51
Locuteur

?

1:52
Présentateur

Alors

1:52
Locuteur

là… On

1:52
Invité

vient de découvrir que lui…

1:54
Présentateur

Non, évidemment, on ne

1:56
Locuteur

peut

1:56
Présentateur

pas répondre à cette question, malheureusement, là, je dis ça, aux téléspectateurs qui nous

2:00
Locuteur

écoutent. Si quelqu'un là nous

2:01
Présentateur

écoute,

2:01
Locuteur

il peut nous appeler…

2:03
Présentateur

Mais on peut rappeler qu'il y a un précédent célèbre. À Mazarin. Voilà,

2:06
Locuteur

Mazarin.

2:08
Présentateur

Mazarin et Madame Pinjot, qui étaient logés, ainsi que la famille…

2:12
Locuteur

Encore, il y

2:14
Invité

a une différence, pour le coup, à la décharge, peut-être, d'Alexandre Benalla, c'est que, dans le cas de Benalla, si c'était un collaborateur du président, il peut y avoir une légitimité à ce qu'il ait un logement de fonction. Ça peut être contestable, mais il y avait une logique. Là, dans le cas de Mimitan, c'est vraiment le fait du prince qui loge sa… Surtout

2:31
Locuteur

si il le suit dans

2:31
Invité

tous ses déplacements, ça peut paraître logique, s'il est appelé au dernier moment…

2:36
Locuteur

Oui, qu'il soit à proximité. Ça,

2:37
Invité

c'est pas impossible. Ce qui est fou, c'est que la décision a été prise, en

2:39
Locuteur

tout cas, mise en place, alors

2:42
Invité

qu'il y

2:42
Locuteur

avait

2:42
Invité

déjà eu connaissance de cette affaire.

2:44
Présentateur

Sait-on combien de collaborateurs à l'Élysée et dans les ministères n'apparaissent pas

2:49
Locuteur

dans

2:49
Présentateur

les organigrammes officiels ? C'est énorme.

2:53
Locuteur

Oui, et là encore… Il y a

2:54
Présentateur

beaucoup de gens comme ça qui gravitent et qui ne sont pas officiellement répertoriés.

2:58
Invité

Et là encore, chaque gouvernement fait des… non pas des lois, mais des règlements pour dire qu'il faut limiter le nombre de conseillers ministériels. Emmanuel Macron était encore plus loin puisqu'il voulait que les ministres travaillent avec leur administration et non plus avec leur cabinet. Donc on a réduit considérablement le nombre de conseillers officiels. Résultat, il faut bien faire travailler des

3:17
Locuteur

gens… Il me semble qu'il y a une différence

3:18
Invité

entre les ministères et l'Élysée, parce que je crois qu'un des premiers décrets qui avait été pris sous Emmanuel Macron consistait à justement déclarer obligatoirement au journal officiel tout collaborateur qui travaillerait dans un ministère. Ce qui n'est pas le cas à l'Élysée.

3:30
Présentateur

Question pour vous, Denis Jacob. Bonjour Préhens, ça ne

3:31
Locuteur

va

3:31
Présentateur

pas vous plaire. Comment se fait-il, et on se pose tous la question, que les policiers présents

3:36
Locuteur

lors

3:37
Présentateur

de l'intervention musclée d'Alexandre Benalla restent passifs

3:41
Locuteur

? Pourquoi

3:42
Présentateur

personne n'intervient

3:43
Locuteur

?

3:43
Invité

Alors il y a deux réponses. La première, je vous l'ai donnée précédemment, c'est le service d'ordre. Les CRS sont là pour contenir les manifestants.

3:52
Locuteur

Ils

3:52
Invité

ne sont pas pour aller derrière et s'occuper des personnes qui ont été interpellées.

3:56
Locuteur

Ils

3:56
Invité

sont là pour contenir. Les CRS font leur travail de manière professionnelle et exemplaire et ce n

4:00
Locuteur

'est

4:00
Invité

pas contestable. Après,

4:02
Locuteur

il

4:02
Invité

y a effectivement deux ou trois fonctionnaires autour de M. Benalla. Je rappelle que M. Benalla, il est de l'Élysée. Vous, vous êtes salarié France Télévisions. Allez dire à votre patron que ce qu'il fait, c'est illégal, avec toutes les conséquences qu'il peut y avoir derrière. Les pressions professionnelles, des mesures contraignantes. On va vous retirer de votre poste et on va vous mettre au placard. Il

4:27
Locuteur

y

4:27
Invité

a cette inquiétude. Et on voit d'ailleurs sur la vidéo certains agents qui hésitent. Il

4:31
Locuteur

y

4:31
Invité

a de l'hésitation. J'interviens, j'interviens pas. Il ne

4:34
Locuteur

faut

4:34
Invité

pas oublier que certes, on est des policiers et qu'on doit faire appliquer les textes de règlement. Mais on est aussi sous un uniforme des êtres humains. Et que quand on a affaire à une personnalité comme M. Benalla, il n'est pas forcément évident d'intervenir pour s'opposer à lui avec toutes les conséquences qu'il peut y avoir des autorités hiérarchiques après.

4:57
Locuteur

Avec

4:58
Invité

des

4:58
Locuteur

policiers

4:58
Présentateur

diplômés, des gendarmes surentraînés, des chambelans rompus aux arts martiaux, l'Elysée embauche des privés. C'est vrai qu'on peut se demander, il y avait vraiment besoin d

5:07
Locuteur

'embaucher

5:09
Présentateur

en plus ?

5:10
Locuteur

Ce

5:10
Invité

qu'on peut dire, c'est que normalement, il y

5:11
Locuteur

a

5:11
Invité

un service dédié à la protection du président de la République et de son épouse qui est formée pour ça et qui normalement devrait exercer seul ce type de responsabilité. Après, on pourrait peut-être clarifier un petit peu ces statuts.

5:28
Locuteur

C

5:28
Invité

'est-à-dire que là, on a du privé qui arrive sur des fonctions qui sont normalement des fonctions régaliennes de protection de la présidente, du président de

5:33
Locuteur

la

5:33
Invité

République et de sa famille. Mais on remarque également qu'à l'inverse, on a certains anciens ministres, par exemple le ministre de l'Intérieur, qui vont bénéficier de la soi-disant protection de policiers,

5:44
Locuteur

qui

5:44
Invité

devraient être embauchés en tant que policiers. Et on se rend compte, au travers de différents scandales qui passent

5:47
Locuteur

dans la

5:48
Invité

presse, qu'il y

5:48
Locuteur

a

5:48
Invité

des policiers qui sont embauchés en tant que chauffeurs, par exemple. Et ça, est-ce que c'est normal ? Je pense qu'il y aurait quelques statuts qu'on pourrait largement clarifier.

5:55
Présentateur

Alexandre Benalla n'en sait-il pas d'abord beaucoup sur Emmanuel Macron lui-même ? Ça, c'est la grande rumeur.

6:02
Locuteur

On

6:03
Présentateur

se pose la question.

6:04
Locuteur

Mais

6:05
Invité

ça, Emmanuel Macron est responsable de cette rumeur.

6:08
Locuteur

C

6:08
Invité

'est-à-dire qu'en ne s'exprimant pas sur le sujet et en ne prenant pas l'initiative, lui ou son entourage direct, de clarifier, de donner les éléments d'information, d'expliquer ce qui s'est passé et qui est cet homme, forcément, ça laisse libre cours à toutes les supputations possibles.

6:26
Présentateur

Comment cet individu est-il devenu officier de réserve dans la gendarmerie

6:29
Locuteur

? Comment

6:30
Présentateur

est

6:30
Locuteur

-ce

6:30
Présentateur

qu'on devient officier de réserve dans la gendarmerie

6:32
Locuteur

?

6:32
Invité

Ça, je ne

6:33
Locuteur

sais

6:33
Invité

pas. Je ne suis pas gendarme, donc je ne

6:35
Locuteur

peux

6:35
Invité

pas vous répondre. Tout ce que je sais, c'est qu'il est également membre de la réserve citoyenne de la gendarmerie. Je l'ai dit tout à l'heure. Et il a eu, à titre honorifique, le grade de lieutenant-colonel, ce qui n'est quand même pas rien à 26 ans.

6:46
Présentateur

C'est sur la base du bénévolat, normalement, on se propose. Avec cette affaire, le président Macron n'est-il pas totalement discrédité pour le reste de son quinquennat

6:53
Locuteur

? Ça

6:54
Invité

serait beaucoup

6:54
Locuteur

trop tôt pour le dire,

6:56
Invité

mais c'est une épine dans le pied, oui. Oui, image entachée. Et présidence aussi un peu bloquée, parce que maintenant, s'il veut faire avancer des réformes un peu difficiles, donc un peu populaires, c'est toujours plus compliqué lorsqu'on a une polémique comme ça sur le dos.

7:09
Présentateur

Merci beaucoup à tous les quatre. Merci à l'équipe qui a préparé cette émission. Ce soir, la Rodif est à 22h40. Très bonne soirée sur France 5.

7:15
Locuteur

Sous-titrage ST' 501