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interviewBFMTV· 10 septembre 2025 9 min

La passation de pouvoir à Matignon entre François Bayrou et Sébastien Lecornu en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

J'ai accueilli Sébastien Lecnu dans ses fonctions de premier ministre. Je lui ai souhaité la bienvenue et à ce moment il y a trois mots qui me viennent. Outre les mots de remerciement que j'adresse à l'équipe formidable que nous avons formé ensemble et avec qui nous avons très bien travaillé et comme vous savez plusieurs projets déterminants sont prêts que vous aurez à à revoir.

Euh le premier mot, je vous l'ai dit, c'est aider. Le verbe aider. Euh je ferai et je suis sûr toute l'équipe qui m'entoure fera avec moi tout ce que nous pouvons pour aider le gouvernement.

D'abord parce qu'on a une petite expérience des choses qui sont moins faciles qu'on ne croit et des et des des enjeux, des difficultés. Euh mais aussi parce que le moment pour la France est un moment très important, euh très exigeant, très dangereux. Euh et donc euh mon aide et notre aide vous acquise euh à tout instant pendant les semaines, les mois qui viendront.

Euh deuxème verbe, rassembler. Je ne crois pas une seconde que notre pays va rester éternellement dans les divisions, les injures, la violence, tout ce qui s'est exprimé ces temps-ci et qui est en réalité un handicap profond pour son avenir. Et le troisème verbe, c'est inventer.

Je disais, je ne crois pas qu'on va rester dans la division et je ne crois pas non plus que nous allons demeurer un pays dans lequel élus ou forces politiques vont continuer à prétendre que le réel n'existe pas. Vont continuer à prétendre que non, on ne veut pas voir, on refuse de voir et que c'est à partir de là qu'on batt-il l'avenir. Je crois exactement le contraire.

Je pense que nous devons inventer le monde nouveau qui s'impose, qui va s'imposer, mais le faire à partir de la réalité. Et je suis persuadé qu'il y a des millions de Français euh qui ont envie de participer à cette reconstruction réaliste. Je crois profondément à l'idéal en politique.

Pense pas qu'on puisse vivre un engagement politique sans idéal, mais Jor dit ça beaucoup mieux que moi autrefois. aller vers l'idéal, il faut partir du réel. Et c'est ce réel là qui est qui a été, je crois pendant longtemps dissimulé et que les Français, je n'ai aucun doute, vont reprendre en main.

Je suis persuadé que au fond, c'est ça le moment qui s'ouvre. et donc aider, rassembler, inventer et on fera ça, monsieur le premier ministre avec vous. Merci beaucoup, monsieur le premier ministre.

Monsieur le premier ministre, mesdames messieurs les ministres, mesdames messieurs, je vais pas faire de grands discours puisque cette instabilité et la crise politique et parlementaire que nous connaissons commande à l'humilité, à la sobré Je remercie évidemment le président de la République pour sa confiance, mais je veux surtout non seulement vous remercier pour cette aide que vous me proposez et que je ne refuse pas et pour cause et surtout je veux saluer l'extraordinaire courage avec lequel vous avez défendu vos intimes convictions de militants et de citoyens jusqu'à cette dernière minute à Matignon et je crois moi aussi à une forme de justice qui fait qu'un jour tout cela sera reconnu et je le dis comme étant aussi votre cadet, monsieur le premier ministre. La deuxième des choses, c'est dire aux françaises et aux français qu'on va y arriver parce qu'au fond, vous venez de le dire, il n'y a pas de chemin impossible. Il faut qu'on arrive à mettre fin au fond à ce double décalage, le décalage entre la situation politique et le décalage avec ce qu'attend légitimement nos concitoyens et nos concitoyens pour leur vie quotidienne, pour la situation économique et sociale, leur sécurité.

Bref, ce pourquoi évidemment nous sommes missionnés. Et ce décalage entre la vie politique du pays et la vie réelle devient préoccupante et pas que celle que pas que pour celles et ceux qui gouverne, pardonnez-moi, mais pour l'ensemble de la classe politique dans son intégralité. Et puis comme ministre des armées sortant, ce décalage entre la vie politique intérieure et la géopolitique globale, on l'a encore vu ces dernières heures.

On ne pourra pas continuer ce décalage éternellement parce qu'évidemment il nous rattrapera. Alors pour cela, va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions. J'aurai l'occasion d'y revenir.

On vient d'en parler très longuement tous les deux, mais je le dis aussi, il va falloir des ruptures et pas que sur la forme et pas que dans la méthode des ruptures aussi sur le fond. Pas de grand discours. Dès cet après-midi, je vais recevoir les premières forces politiques dans les tout prochains jours, les forces politiques et les forces syndicales et j'aurai l'occasion de m'exprimer prochainement devant les Françaises et les Français.

Monsieur le Premier ministre, cher François, merci. Voilà donc pour les discours de François Beou et de Sébastien Lecnu. On avait par rien entre nous que ce serait des longs discours et bien on s'est trompé puisque ce fut quelques 4 5 minutes pour François Baou et à peine trois pour Sébastien Lecorniu.

Ce fut aussi court que leur entretien en tête à tête fut long parce qu'ils se sont sans doute dit beaucoup de choses mais effectivement ils n'ont pas voulu faire de longs discours. De mémoire, je ne me souviens pas d'une passation de pouvoir entre premier ministre qui a été aussi rapide. Ils se sont dit l'essentiel l'un et l'autre.

François Bairou a proposé son aide et le cornu a dit on va retrouver Loï Besson dans la cour avec François Bairrou qui part sous les applaudissements. Loï oui François Bairou raccompagné à la sortie de l'hôtel de Matignon par son successeur Sébastien Lecnu après moins de 10 minutes de discours les deux compris. C'est vrai qu'on s'attendait pas à une passation aussi rapide en tout cas lors des discours des des deux premiers ministres alors que le rendez-vous a été très long.

Des messages politiques quand même. François Bairou qui a assuré qu'il serait bien sûr là pour pour aider. Ce n'est pas forcément ce qu'il menaçait de de faire il y a 9 mois lorsque Sébastien Lecnu devait être ce momentlà par le le chef de l'État.

Et puis la réponse de Sébastien Lecornu, le nouveau premier ministre qui a salué le courage le courage qu' a eu François Byrou de tenir jusqu'au bout sur ses convictions personnelles par rapport à ce problème de la dette qu'il considère comme le principal défi. Il n'a pas repris pour autant ce mot à son compte. C'est important de le signaler.

Sébastien Lecornu qui a regretté le décalage entre les attentes des Français le du quotidien et la situation politique, cette instabilité. Il a promis des ruptures et il a voulu être clair là-dessus. Ça ne sera pas seulement sur la forme, il y en aura aussi sur le fond.

C'est clairement un message que souhaite envoyer le Premier ministre