#Direct 🔴 Emission spéciale : suivez la passation de pouvoir à Matignon entre François Bayrou et ...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
L'immigration n'est pas une chance pour la France, je crois l'inégalité des races. Oui, bien sûr. Est-ce que nous avons le droit d'être chez nous en France ?
Au secours ! Les fondateurs du Fond National cherchaient en quelque sorte une petite avec le Pen évidemment, c'était mal de le connaître. En politique, je leur avais dit je reviens mais si je reviens, je ne m'arrêterai pas.
C'est la société du spectacle. Le rassemblement national est en train de se construire. Pour la victoire !
Jean-Marie Le Pen mène depuis si longtemps un combat. L'immigration. L'immigration.
Un million de chômeurs, c'est un million d'immigrés en trop. Rarement la vie politique avait atteint ce niveau de polémique. La politique c'est dur.
Mon père c'est quelqu'un dont vraiment je suis fier. Énorme surprise. Jean-Marie Le Pen semble devoir être le second.
Personne n'a vu venir le renversement. La bête est encore debout. Jean-Marie Le Pen à l'extrême le populiste.
Dimanche à 13h sur Public Sénena et sur publicsena.fr. faire. [Musique] Bonjour à tous et merci de nous retrouver en direct sur Public Sena pour cette édition spéciale avec une double actualité.
Il aura fallu 24 heures à Emmanuel Macron pour trouver le successeur de François Bairou. Sébastien Lecnu est donc le nouveau premier ministre chargé de consulter les forces politiques pour bâtir un accord. Mais les partis sont-ils prêts à négocier ?
Ce proche d'Emmanuel Macron est-il prêt à rompre avec le macronisme ? On suivra ces premiers pas à Matignon puisque nous serons en direct pour suivre la passation de pouvoir. Ce sera à partir de midi passion de pouvoir avec François Bairou et le nouveau premier ministre.
Vous le voyez qui fait la une ce matin de nombre de vos quotidiens régionaux. Le Cornu prend la suite pour le Dauphiné. Cette fois c'est son tour pour Paris.
Normandie la terre d'élection de Sébastien Lecnu ou encore Sébastien Lecnu prend du galon. C'est la une de la voie du nord. Et puis l'autre actualité, c'est ce mouvement bloqu des mobilisations dans plusieurs villes du pays.
On sera en direct à Nant et à Marseille avec la presse quotidienne régionale. On est à Paris avec Quentin Calmé qu'on retrouvera régulièrement dans cette émission alors que Bruno Retaillot annonce ce matin déjà près de 200 interpellations dans le pays. À 13h, nous aurons l'analyse de nos éditorialistes.
Et pour commencer, place au débat politique. Bonjour Laurence Rossignol. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes sénatrice socialiste du Val de Mar. Bonjour Olivier Paco. Merci également d'être là.
Sénateur LR de Loise. Bonjour Andrea Cotarac. Merci également d'être avec nous.
Porte-parole du Rassemblement national. Vous êtes conseiller régional d'Auverronalpe. Et puis dans quelques instants, Mélanie Vogel, la sénatrice écologiste, va nous rejoindre.
Mais d'abord on va regarder le portrait de Sébastien Lecornui. Les premières réactions politiques à sa nomination, c'est avec Audre Vetas. Peu avant 20h, le convoi de Sébastien Lecnu arrive à l'Élysée.
Emmanuel Macron vient de nommer son homme de confiance, discret ministre des armées depuis 3 ans, pour le poste à haut risque de premier ministre. L'homme de 39 ans venu de la droite, proche du président depuis 2017, est présenté comme un fin négociateur. Et la tâche est immense.
Il doit consulter les forces politiques du Parlement pour faire adopter un budget et composer son gouvernement. Je veux dire sincèrement à nos compatriotes que je mesure leurs attentes et que je connais les difficultés. Nous sommes au travail avec humilité et nous allons tout faire pour y arriver.
Ce qui est loin d'être gagné avec la gauche. L'écologiste Marine Tondelier voit la nomination de Sébastien Lecnu comme une ultime provocation de la part du président. Les socialistes aussi sont échaudés.
Au fond, Sébastien le Cornu à Matignon, c'est Emmanuel Macron à Matignon. Je ne refuse jamais la discussion. simplement, je le dis aussi nettement que je dis que j'irai discuter que si j'ai le sentiment que nous sommes baladés, que les Français sont baladés, alors je censurerai.
Sentiment mitigé aussi au Rassemblement national. C'est surtout le premier et dernier soldat de la Macronie que va faire Sébastien Lecu sur le dossier de l'immigration qui n'a jamais été ouvert ni par Bruno Retaillot, homme de droite soi-disant, ni par aucun gouvernement macroniste. Côté républicain, on salue le profil de cet homme issu de la droite.
Ça n'est pas le choix d'un premier ministre socialiste et ça je m'en félicite. Beaucoup de Français veulent justement que l'État se sert la ceinture, veulent une politique de sécurité, d'autorité et sur ces bases là, on peut je pense vraiment construire une feuille de route, un vrai projet. En coulisse, tout le monde le sait, Emmanuel Macron vient de jouer son Vatou.
En cas d'échec, la pression imposerait très certainement une nouvelle dissolution. Laurence signale, les socialistes espérait une rupture, espérait même Olivier Fort l'avait dit. Qu'est-ce que vous pensez de ce choix de Sébastien Lecornu en très proche d'Emmanuel Macron ?
Écoutez, pour l'instant le choix de Sébastien Lecornu, c'est un choix de continuité. Le message qui est envoyé, le signal qui est envoyé, c'est celui de la continuité. C'est un ministre qui était encore avant-hier ministre d'un gouvernement renversé à l'Assemblée nationale.
Il est là depuis 2017, il est très proche du président de la République et il a endossé depuis le début l'orientation du président de la République. Donc pour le moment, c'est un message de continuité. Or, la continuité, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire dans la période actuelle.
Alors, après le Sébastien Lecnu, indépendamment de ses qualités de négociation que tout le monde lui prête et qu'il a probablement, mais c'est pas tant le sujet des qualités de l'individu que de la feuille de route qu'il va avoir. Est-ce que il va recevoir l'ensemble des des formations politiques ? Est-ce qu'il y vient avec des une feuille de route qui va lui permettre de répondre aux aspirations des Français ?
En ce qui concerne les socialistes, on a été très clair depuis hier, on l'avait déjà été depuis 15 jours. Un, nous ne participerons pas ce gouvernement, ça me paraît tellement évident, mais il paraît que c'est mieux. C'est mieux quand c'est dit, donc je le redis.
Et d'autre part, nous avons trois trois trois points : justice fiscale, euh justice sociale et enfin investissement d'avenir pour la France. Investissement d'avenir aussi bien sur les questions écologiques, transport et cetera. Donc voilà pour nous les la feuille de route, c'est aussi ce que demande Laurent Voquier, le patron des députés LR à l'Assemblée nationale.
Est-ce que les LR doivent participer à ce gouvernement ? Est-ce que Sébastien Lecorn c'est un bon profil pour succéder à François Dairo ? Moi, je fais partie de ceux qui alors que la rumeur le cornu enflait n'y croyaient pas parce qu'effectivement Nil Noé soupsolait c'est effectivement euh la macronie entre guillemets pure et dure et ça me semblait un choix un petit peu étonnant.
Maintenant Sébastien Lecornu est quelqu'un qui est loin d'être bête, qui a beaucoup d'expérience et qui sait ce qu'il faut pas faire entre guillemets. Il a eu l'exemple de monsieur Bairou. L'heure de vérité, ce sera le budget.
Et donc pour réussir à concilier un minimum entre guillemets de soutien, il va falloir effectivement qu'il sache parler et à son aile- droite entre guillemets et à son aile gauche. Alors il y a des gestes qui vont être assez faciles à faire à mon avis. Par exemple, la suppression de deux jours fériers que souhaitait monsieur Baou, c'était une imbécilité sans nom.
Et je suis pratiquement sûr que ça fera pas partie du package qu'il va proposer lors du budget. Euh lorsqu'il s'agissait aussi de mettre des franchises plus importantes ou au niveau donc euh des médicaments, je suis sûr qu'il ne va pas faire cette bêtise. Il va peut-être essayer de faire un petit geste euh vis-à-vis de la droite en révisant l'AME, en réduisant le fameux panier euh de soins et ça serait une bonne chose.
Maintenant, pour répondre clairement à votre question, il est évident que les LR n'iront pas à n'importe quel prix dans ce gouvernement. Bruno Rotaillot parle d'un contrat d'urgence nationale. Il y aura quelques points très précis concernant la fiscalité et là nous aurons probablement des désaccords avec le Parti socialiste.
Imaginez que ce gouvernement puisse satisfaire et les socialistes et les républicains me semblent assez iconoclastes. Donc je ne le condamne pas d'avance mais j'attends de voir un peu quand même. C'estàd si vous pouvez paraller et les LR et les socialistes, ça veut dire qu'il est un peu condamné à la santé.
Et bien écoutez, on a eu monsieur Barnier qui n'a pas réussi à faire passer un budget. On a eu monsieur Baou qui n'a pas réussi à présenter un budget. Le magicien il parviendra peut-être mais j'avoue être sceptique.
André Cotarc 3e premier ministre depuis la dissolution. Est-ce que le corps nuus ça peut être le bon ? Mais c'est pas une affaire de personne.
Euh les rapports de force à l'Assemblée nationale restent les mêmes. Le Rassemblement national est le premier parti, non pas de l'opposition mais de l'Assemblée nationale. Euh et on est dans une situation aujourd'hui absolument inédite où ceux qui ont perdu ces élections législatives de 2024 vont devoir gouverner le pays.
Donc monsieur le Cornu finalement a peut-être des qualités de négociateur. Je pense surtout qu'il ne va pas falloir euh faire preuve de déni force à l'Assemblée nationale. Finalement, Emmanuel Macron avait le choix ou bien de démissionner, la Constitution le lui permet, ou bien de dissoudre l'Assemblée nationale parce que 69 % des Français y sont favorables et que les Français ont voté à deux reprises, aux élections européennes et aux élections législatives, ont sanctionné fermement le macronisme et veulent tourner la page.
Il a choisi la troisième voix, celle de nommer son plus proche collaborateur, celle de nommer son premier des fidèles parmi les fidèles. Ça sera un premier ministre collaborateur. Mais bien sûr, je veux dire, c'est Emmanuel Macron qui est à Matignon.
C'est Emmanuel Macron qui sera à Matignon. Donc nous, on est on ne censure jamais a priori, vous le savez. On va savoir qu'est-ce qu'il va faire sur l'immigration, qu'est-ce qu'il va faire sur la contribution à l'Union européenne ?
Qu'est-ce qu'il va faire en matière de santé quand on sait qu'un Français sur trois refuse de se faire soigner pour des raisons financières ? Bref, monsieur le Cornu est apprécié, je le vois, je l'écoute, je lis parce qu'il avait il était ministre des armées avec un budget qui augmentait. Aujourd'hui, il va être premier ministre d'un gouvernement minoritaire avec un budget qui est censé se restreindre et avec des thématiques qui sont, on ne peut plus tendu à commencer par la crise sociale dans notre pays.
On va évidemment parler du budget. Mélanie Vogel, vous nous avez rejoint, sénatrice écologiste des Français établi de France. Qu'est-ce que vous pensez de ce choix de Sébastien Lecornu ?
Est-ce qu'une négociation est possible avec les écologistes ? Écoutez, je voulais pas vous dire quelque chose de très nouveau par rapport à ce qui a été dit. La nomination en fait, c'est pas une question de personne, c'est une question politique.
Quel est le message qui est envoyé par la nomination de quelqu'un qui est au fond sur un périmètre encore plus rétréci que celui de Michel Barni ou de François Bairou qui est vraiment un macroniste purju jus. Il a été ministre depuis le début, il y a pas un gouvernement depuis 2017 auquel il n'est pas participé. Donc on est vraiment là sur la nomination de quelqu'un qui incarne de manière très forte euh le macronisme purju qui est exactement la politique qui a rejetée.
Et en fait la question auquelle est confronté le pays en ce moment puisqu'on est avant les discussions budgétaires et que c'est la grande question qui sera posé au prochain gouvernement, quel budget peut être adopté pour la France ? C'est face au problème qu'on doit résoudre qui est suit d'une augmentation de la charge de la dette. Comment résoudre ce problème et qui va payer ?
Et là, il y a deux réponses radicalement différentes. D'un côté, celles et ceux qui disent et bien celles et ceux qui se sont le plus enrichi, ont le plus contribué à la crise doivent participer en premier aux efforts. Et de l'autre, et c'était la réponse de François Bairou, les plus vulnérables doivent payer en travaillant plus et en ayant des services publics dégradés.
Et en fait là se pose euh la véritable question et je pense que Sébastien Lecornu n'a aucune raison de présenter quelque chose de radicalement différent de François Baou de Michel Barnier. Donc de notre côté, on va aller discuter avec lui et on va lui dire ce qu'on avait dit à Michel Barnier, ce qu'on avait dit à François Baou et en toute logique, je vois mal comment il pourrait se passer quelque chose de différent parce que la réalité c'est que le pays aujourd'hui et c'est le message des Français l'année dernière a besoin d'un changement. Le pays ne veut plus de la continuité du macronisme.
Et donc tant qu'Emmanuel Macron refusera au fond le message envoyé par les Français le résultat des élections qui a placé la gauche et les écologistes en tête, pas majoritaire mais en tête, et bien nous irons de crise en crise. On va se rendre dans la salle des conférences du Sénat. On retrouve Stéphane Dug.
Bonjour Stéphane, à votre micro vont se succéder plusieurs sénateurs dont Claude Maluret, c'est le président du groupe les indépendants ici au Sénat et les membres d'horizon parti d'Edouard Philippe. Bonjour Claude Maluret, bonjour président du du groupe les indépendants qui regroupe les sénateurs Horizon groupe des Philippes que vient de dire Orian. Comment vous accueillez aujourd'hui la nomination de Sébastien Lecnu à Matignon ?
Bah moi je l'accueille favorablement. Le problème c'est de savoir la question que tout le monde se pose c'est est-ce que c'est l'homme de la situation ? Euh donc dans cette formule il y a deux choses l'homme et la situation.
L'homme pour moi c'est un c'est un bon choix. Je le connais euh depuis longtemps. Il a à la fois euh beaucoup d'expériences euh ministériel depuis 8 ans.
Il a l'expérience des territoires parce qu'il a été euh une figure marquante de son département pendant pendant des années. Et puis c'est un homme de dialogue, c'est un homme de consensus. Même ses adversaires, je l'écoutais d'ailleurs à l'instant, lui reconnaissent.
Donc de ce point de vue là, je pense que c'est sans doute un bon choix. Maintenant, le deuxième terme, c'est la situation. Et cette situation, bien entendu, elle est compliquée, elle est complexe.
Pour moi, l'urgence bien entendu, c'est que la France dote d'un budget parce que sinon, elle sombrera dans la crise et pas seulement dans la crise politique, mais dans la crise économique, financière, budgétaire et sociale. Et pour cela, il y a qu'une solution. C'est une alliance de de ce que j'appellerais la coalition des raisonnables depuis la droite républicaine jusqu'à la gauche social-démocrate.
Est-ce que nous allons y parvenir ? Est-ce que Sébastien Lecnu va y parvenir ? À titre personnage, je pense que c'est un de ceux qui peut qui peut le faire mais bien entendu, ça n'est pas assuré.
Et puis une troisème 3è et notamment dans cette situation, c'est qu'en dehors de la collection des raisonnables, il y a les autres, il y a les extrêmes qui ont décidé d'ci par tous les moyens de faire chuter tout gouvernement, de faire chuter le président de la République. Ils sont ce matin en train d'appeler à bloquer tout. Ils sont dans la rue avec, on peut déjà dire les casseurs, il y a déjà eu pas mal de choses.
Il va nous falloir faire un budget d'économie. Ils sont en train d'augmenter la facture en cassant tout et on n'est que au début de la matinée. Euh ça va se poursuivre toute la journée.
Euh donc bien entendu, il faudra euh en plus que face à cette situation les Français comprennent, je crois qu'ils le comprendront et à mon avis assez rapidement que si on veut que la France se sorte des difficultés dans laquelle elle est aujourd'hui, il faut d'une part qu'elle ait un budget et d'autre part condamner les casseurs. Assez concrètement, vous parlez de bâtir un compromis sur le budget. C'est la mission que lui a confié Emmanuel Macron à Sébastien le Cornu.
Sur quoi cette négociation euh peut porter, jusqu'où en fait elle peut aller ? Parce que la gauche notamment, vous parliez des la gauche social-démocrate, elle demande une taxation des plus riches. Est-ce que ça vous vous pourriez l'accepter ?
Alors, bien entendu, euh personne ne va être satisfait de ce budget. Euh tout le monde a des euh objectifs et ces objectifs sont en grande partie ou en tout cas en partie contradictoire. C'est le propre de la situation.
On n'y est pas habitué en France. Dans d'autres pays, on y est habitué et on sait le faire. Il va falloir qu'on apprenne à le faire.
Euh si on commence une discussion en disant voilà nos lignes rouges, nous on veut taxer les riches, nous on veut pas augmenter les impôts de l'autre côté, évidemment ça ne marchera pas. C'est pour ça euh que le travail de Sébastien Lecornu, il va consister à cela. Euh François Baoui est arrivé l'an dernier.
Euh peut-être qu'il est possible aujourd'hui devant le danger euh de faire en sorte moi je crois qu'on peut y arriver aujourd'hui mais bien entendu per ça va pas être ça va être un budget qui dans d'une certaine façon ne satisfa qu'il va falloir chacun le mot que chacun fasse des compromis chacun fasse des adaptations. Est-ce que petit à petit, en définitive la France va peut-être y arriver et prendre exemple sur ces grands voisins européens qui en général eux y arrivent et ils sont arrivés dans les années précédentes sans avoir de vraies majorité. Un Claude Maluret optimiste.
Donc merci Claude Maluré, président du groupe les indépendants ici au Sénat d'avoir été en direct. Merci à vous. Et merci Stéphane.
À tout à l'heure. On va juste regarder ce qui se passe actuellement dans la cour de Matignon puisque on vous le disait à midi, passation pouvoir entre François Baou et Sébastien Lecnu. Ça se prépare, vous le voyez dans dans la cour de Matignon, Sébastien Lecnu qui rejoindra François Bairou.
Ils auront un entretien à H clos et puis des prises de parole qui suivront. On suivra bien sûr tout ça en direct. Un mot peut-être sur le calendrier choisi par Emmanuel Macron pour annoncer la nomination de Sébastien Lecnu.
Une nomination très rapide 24 heures après la chute de François Baou et à la veille de ce mouvement bloquou du 10 septembre. Est-ce que vous y voyez une volonté d'Emmanuel Macron de passer outre cette contestation sociale ? Non, je crois qu'il avait intérêt à faire vite.
On avait on a déjà vécu tous les scénari depuis 2024. On a un peu tout essayé. les nominations qui traînent en longueur, les ministres des missionnaires chargés d'affair d'expédire courante pendant des semaines et des semaines.
Là, on est on a un calendrier, on a un échéancier 1er octobre ou au plus tard 7 octobre, il faut qu'il y a un projet de loi de finance qui soit présenté, adopté en conseil des ministres. Donc et il y a effectivement une phase de discussion qui va s'ouvrir. On est le 10.
Je crois que le président pouvait pas traîner. Ne cherchons pas derrière cette nomination rapide autre chose que une réponse aux nécessités de l'agenda. Ouais.
Mais je sais pas. En tout cas, on est bien obligé d'y voir une absence totale de prise en compte de la journée de mobilisation aujourd'hui. Même si c'est pas volontairement le faire aujourd'hui, c'est en tout cas volontairement ne pas tenir compte de la journée d'aujourd'hui avec une mobilisation importante, avec des mots d'ordre qui sont précisément s'il vous plaît ne faites pas ce que Sébastien Lecornu va nous proposer de faire. sur les tracts de la mobilisation d'aujourd'hui, il y a écrit euh contre l'austérité pour la justice fiscale environnementale, soit exactement l'inverse euh du budget qui était en préparation jusqu'ici.
Donc quelle que soit la volonté et le plan, s'il y en a un ou pas, l'effet que ça a, c'est que les personnes qui se mobilisent depuis plusieurs semaines, qui se sont mobilisées dans les mois précédents, constate qu'il n'y a aucune écoute de la part de l'Élysée, de ce qui est en train de se passer dans le pays. Et ça, c'est un problème. C'est un problème parce que au fond et Claude Maluré disait il faudrait qu'on arrive à trouver des compromis.
Oui, on est dans une situation qui est d'une banalité absolue dans une démocratie européenne. Il y a aucune démocratie européenne ou un parti à la majorité absolue au Parlement. Aucune.
Il y a simple, il y a qu'un pays où ça existe, c'est la Hongrie. OK ? C'est plus une démocratie.
OK ? Donc dans toutes les autres démocraties, c'est parfaitement normal que un parti politique ou une force n'est pas la majorité absolue. Et ça marche très bien.
Ça marche très bien. On arrive à trouver des majorités. La différence en France, c'est qu'il est possible quand on est président de la République, qu'on a aucune majorité de quand même nommer des gens qui sont minoritaires et on a des outils constitutionnels pour pouvoir quand même durer.
C'est pas normal qu'il ait pas par exemple l'obligation d'un vote de confiance pour construire une majorité. C'est parfaitement anormal. Et je crois que voilà, il y a un mépris des règles.
La différence France, je veux dire un mot, la différence en France, c'est l'élection présidentielle. C'est quand même ça, c'est l'éléphant au milieu de la pièce de notre de nos difficultés constitutionnelles et politiques. André Card, non mais rapidement parce que cet exemple est quand même assez caduc.
Dire que ailleurs en Europe, il y a des coalitions qui se font est vrai à une exception près, c'est que le mode de scrutin est complètement différent. Oui, il y a la proportionnelle. Je rappelle quand même que la France est le seul pays de l'Union européenne, le seul où il n'y a aucune dose de proportionnel.
Oui, aucune. C'était une promesse d'Emmanuel Macron il y a 8 ans. Une promesse de monsieur Baou il y a 8 ans.
Par conséquent, c'est complètement différent. Par ailleurs, j'entendais à l'instant votre collègue qui parlait de coalition des raisonnables, mais on a on en a pas besoin dans le pays. Je veux dire, la situation est tout sauf raisonnable.
Raisonnable, c'est le synonyme de la continuité. Je rappelle quand même le bilan du macronisme, c'est un record de défaillance entreprise. C'est un record de pauvreté dans le pays selon l'INC, jamais enregistré depuis le milieu des années 90.
Les Français veulent une rupture. C'est pour ça que je suis absolument pessimiste et dubitatif concernant euh les résultats de monsieur le cornu. Et on va voir, on va faire le tour de nos régions avec nos nos partenaires de la presse quotidienne régionale.
On va aller à Marseille où on retrouve Léo Purget. Bonjour Léo, merci d'être avec nous, président et directeur éditorial du journal La Marseillaise Léo, que pensent les Marseillais de la situation politique actuelle et de cette nomination de Sébastien Lecnu ? Alors, les Marseillais, c'est peut-être un peu globalisant.
En tout cas, ceux qui se mobilisent dans la rue aujourd'hui en nombre nous disent que finalement ce pays est déjà bloqué. il est bloqué par euh les décisions et l'entêtement du président de la République. Et donc cette nomination de monsieur le cornu a été accueillie finalement avec indifférence parce que elle ne change rien si ce n'est qu'elle ajoute peut-être encore un peu plus un sentiment de mépris à l'égard de ceux qui contestent le budget qui avait été préparé par François Bairou et qui sont à la fois dans les urnes et aussi dans les enquêtes d'opinion plus récemment très majoritaires dans le pays.
Donc nous nous avons titré tous dans la rue pour tout débloquer avec des parenthèses autour de D parce que effectivement ce mouvement social qui s'était fondé sur un appel sur les réseaux sociaux un peu spontanés appelant à tout bloqué a un peu évolué depuis les parties de gauche ont décidé de le soutenir la CGT également et compte tenu de la situation et bien finalement Ce mouvement social espère avant tout débloquer la situation, pousser le président de la République et puis peut-être plus largement aussi les forces économiques à tourner la page du libéralisme et de l'austérité. On voit bien que ça n'est pas l'intention hein du président de la République actuellement. Un petit mot peut-être Léo si vous avez déjà des informations, un point sur les blocages du du côté de Marseille.
Comment se passe ce mouvement ? Oui, nous avons suivi ces blocages sur tout le sud de la France, d'ailleurs à Marseille, dans les quartiers de Laaros, de la Valentine, Place Castellan ou plus largement à à Toulon, à Vignon, à Nî, à Montpellier. Euh et donc euh effectivement ces ces blocages existent.
Ils sont essentiellement sur des axes de circulation. Ils ont été euh pour certains d'entre eux réprimés par la force publique. Et puis euh et bien l'élément important, c'est qu'il y a un défilé plus traditionnel qui s'est tenu à Marseille.
Euh j'en reviens pour l'observer et euh il y avait beaucoup beaucoup de monde. Alors comme souvent à Marseille euh la police et les syndicats sont assez éloignés dans les chiffres qu'ils annoncent. La préfecture de police pour un chiffre qui n'est pas définitif annonce 8000 manifestants.
Euh la CGT en annonce 80000 sur un chiffre définitif. en tout état de cause. Euh très clairement, les secteurs syndiqués se sont beaucoup mobilisés aujourd'hui et ils ont été rejoints notamment par des jeunes, par des lycéens qui se sont mobilisés de leur compté et qui ont convergé sur la cannebière euh pour emprunter ensuite le cours lieux avec plutôt un esprit bon enfant.
Merci beaucoup Léo. Merci Léo Purgat d'avoir été avec nous pour nous faire un point sur ce qui se passe du côté de Marseille. Sans transition, on va voir ce qui se passe du côté de Paris.
C'est avec Quentin Calmé. Quentin, merci d'être avec nous. Vous êtes sur l'un des points de blocage dans le 20e arrondissement de la capitale en compagnie du sénateur communiste Brossa.
Voilà, il y avait pas mal de membres tout à l'heure. Le principal, le plus gros du groupe est parti maintenant à la place de la République. Je kan Brosa.
Bonjour monsieur Brosa. On a vu des parlementaires de l'après, c'est-à-dire les purgés des insoumis. On a vu des écologistes.
Vous vous êtes communiste. C'est un mouvement en fait de gauche ce mouvement. Bloquont tout.
Je pense que c'est un mouvement qui est soutenu par beaucoup de Français. Beaucoup de Français qui ont voté aux dernières élections législatives, qui ont souhaité que ça change et qui constatent que le président de la République maintient coûte que coûte la même politique. Et donc bien sûr que notre place, notre place de parlementaire de gauche, c'est c'est d'être au côté de ces Français qui se mobilisent aujourd'hui.
Qu'est-ce qu'on peut dire exactement du mot d'ordre de cette journée ? Comment est-ce qu'on l'explicite aujourd'hui ? Je crois que le mot d'ordre de cette journée, l'objectif de cette journée, c'est de dire au gouvernement qu'il ne peut pas maintenir une politique qui est rejeté par une majorité de français.
On ne peut pas gouverner durablement un pays contre son peuple. Or, c'est exactement ce à quoi nous assistons depuis les dernières élections législatives. Et donc notre place est ici au côté notamment des des personnels soignants de de l'hôpital Tenon qui se battent pour maintenir un niveau de santé dans notre pays qui est sacrément malmené.
Comment comprendre la nomination expresse de Sébastien Lecnu ? Est-ce que c'est l'idée d'enjamember ce mouvement, de l'ignorer de la part de l'exécutif ou d'aller vite pour au contraire pouvoir mieux s'adresser à ce mouvement ? C'est une honte absolue nommée Sébastien le Cornu, c'est-à-dire un très proche du président de la République alors même que le président de la République a dissou l'Assemblée nationale et que les Français ont dit qu'il ne voulaiit plus de sa politique, c'est une provocation, c'est un bras d'honneur et je pense que tout le monde doit comprendre que seules des mobilisations sociales puissantes permettront de créer un rapport de force suffisant.
Et vraiment, il y a la journée d'aujourd'hui, mais il y aura aussi le 18 septembre à l'appel de l'intersyndical. On a besoin d'un grand mouvement social, d'un immense mouvement social si on veut que ça change dans notre pays. Et c'est ma dernière question.
Que doivent faire les communistes maintenant dans cette période qui s'ouvre à priori de négociation que doit ouvrir Sébastien Lecnu. Qu'est-ce que sera votre message vous au Premier ministre ? Nous dirons au Premier ministre que s'il compte poursuivre la même politique que celle qu'on connaît depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République, la sanction sera immédiate et on ira vers la censure et inévitablement vers une dissolution derrière.
Et bien merci. Merci Yann Bressa pour cette réaction en direct. Nous Orian, on va continuer à suivre les mobilisations dans Paris.
On va aller voir un autre point chaud dans quelques minutes. Et on vous suit évidemment Quentin, on vous retrouve dans quelques minutes et et on le disait un double actualité à la fois ce mouvement du 10 septembre mais vous le voyez la cour de Matignon qui se prépare à accueillir Sébastien Lecnu, le nouveau premier ministre François Baou. Passation de pouvoir dans quelques instants.
Il est quasiment midi hein, c'est l'heure prévu pour cette passation de pouvoir que nous suivrons bien sûr en direct. Nous suivons ces ces deux actualités. Peut-être un mot avant de retourner à Matignon Olivier Paco sur ce mouvement du 10 septembre.
Vous l'entendez, vous entendez ce message des Français, vous le comprenez ? Évidemment, il y a une colère, un malaise, une crise qui n'est pas qu'économique, qui est aussi un petit peu existentielle. Le problème c'est que LFI a souhaité instrumentaliser ce mouvement annoncé et on est passé de quelque chose qui devait ressembler au gilets jaune à une volonté de de lancer une grève générale, une espèce de grand soir.
Et donc ce mouvement du 10 septembre, il me semble d'une certaine façon décrédibilisé. On voit qu'il commence à y avoir des casseurs. C'est bien dommage dans un pays où le droit de manifester est un droit sacré, il est aujourd'hui noirci.
Et alors, très sincèrement, je veux répondre quand même à la question du euh du macavellisme de monsieur euh Macron, mais pas du tout. Ça faisait 15 jours qu'il était préparé à devoir changer de premier ministre. Alors, visiblement, il a tenté de trouver la perle rare, elle existe pas.
Donc, il a sorti une perle d'une vieille huîre. C'est Sébastien Lecornu. Je pense pas qu'il a un mépris vis-à-vis de l'opinion publique, mais en tous les cas aujourd'hui le 10 septembre il y a un blocage, il faut l'entendre mais malheureusement ce blocage, il est vissié par LI et une partie des des partis de gauche quand même.
Et je vais vous laisser évidemment répondre ce signel mais on est en direct de Matignon où François Bairou est donc sorti sur le le perron de Matignon. Il est quasiment midi. Sébastien Lecornu, le nouveau Premier ministre qui ne devrait donc plus tarder à faire son entrée dans cette cour de Matignon pour cette passation de pouvoir.
Vous avez vu il y a quelques instants le gouvernement des missionnaires he également qui est présent au côté de de François Baïou. On va peut-être rester sur cette image en direct. Voilà Sébastien Lecnu, le nouveau premier ministre, très ponctuel, il est midi pile qui fait donc son arrivée dans la cour de Matignon pour pour cette passation de pouvoir.
Sébastien Lecornu qui, on le disait est le 3e premier ministre d'Emmanuel Macron depuis la dissolution, le 5e depuis 2022 5e du second quinquena. Sébastien Lecornu, 39 ans, qui fait donc son arrivée, ses premiers pas à Matignon en tant que premier ministre. On va suivre évidemment tout cela en direct. euh les deux hommes qui vont euh s'entretenir hein tout d'abord euh en privé à Hiclo pour euh évidemment euh parler euh des dossier en cours et puis après euh cet entretien, Sébastien Lecnu et François Baïou devraient euh s'exprimer, euh prendre euh la parole, voilà, poignée de main entre les deux hommes, l'ancien premier ministre et donc le désormais nouveau premier ministre Sébastien Lecu.
Ils vont donc rejoindre les bureaux du premier ministre. On le voit euh beaucoup de monde dans cette cour de matinon, à la fois les les collaborateurs bien sûr de François Bairou et et je vous le disais les membres du gouvernement des missionnaires. un entretien dont on ne connaît pas évidemment la durée hein, ça peut ça peut varier selon les passations de pouvoir et on reviendra bien sûr en direct à la sortie de cet entretien pour suivre les prises de parole des deux hommes.
On reviendra en direct à Matignon dans quelques minutes. Je voudrais juste vous faire réagir à ce que à ce que vient de dire Olivier Paco notamment sur ce mouvement du 10 septembre. Est-ce que récupéré Oui.
Est-ce qu'il y a de la récupération est-ce qu' a de la politisation part de la gauche ? Une espèce de mythe qui serait des mouvements sociaux chimiquement euh spontané et pur. Spontané et pur, ça n'existe pas.
D'ailleurs, d'ailleurs Olivier Paco vient de dire lui-même et si je reprenais l'histoire des mouvements euh par exemple si je remonte loin, le mouvement pour dit pour l'école privée, l'école libre a été 84. Totalement mouvement récupéré, instrumentalisé par la droite de l'époque, le mouvement autour de la manife pour tous la manif pour tous, mouvement dans lequel la droite parlementaire s'est engouffrée également. Donc euh les les mouvements sociaux, c'est aussi de la politique, surtout quand la politique est aussi défaillante qu'elle est en ce moment.
Donc je ne sais je pense qu'à la fin de la journée probablement il y aura eu des des événements déplorables. J'espère j'espère que on va pas parler que de ça parce que je vois depuis ce matin une certaine gourmandise avec laquelle s politique parle de les casseurs les exaction et cetera et cetera comme si d'un certain comme si d'un certain point de vue j'espère qu'il ne les souhaite pas quand même mais il va falloir regarder ce qu'il y a eu derrière ça et moi l'impression que j'ai c'est qu'il y a des gens qui cherchent des formes nouvelles d'organisation je trouve que l'histoire des gens qu'on dit on fait une journée sans carte bleue mais quand les gens sont leur bulletin de vote ne sert à rien c'est ce qu'on leur a dit l'année dernière et l'année d'avant encore il cherch des nouvelles les manifestations. On a vu avec la réforme des retraites que le gouvernement n'a pas bougé.
Aujourd'hui, des gens cherchent des formes nouvelles d'expression. Le blocage, on n'utilise pas notre carte bleue. Je trouve ça plutôt malin.
Moi, ça fait longtemps que je pense que nous n'utilisons pas suffisamment notre pouvoir de consommateur sur l'activité économique. Nous pourrions décider bien davantage que nous le faisons. Bon, donc il va falloir regarder exactement ce qui s'est passé.
Et puis je rappelle quand même que après il y a le 18 qui vient la semaine prochaine qui est le mouvement à l'appel de l'intersyndical et qui est un mouvement avec une liste de revendication. Donc que le que le président de la République soit resté un peu sourd à ce qui se dit aujourd'hui, c'est possible mais il pourra pas rester sourd le 18 septembre au mouvement de l'intersyndical et le premier ministre a quand même ça sur la table indépendamment des politiques. C'est quel disque dialogue il il initie avec les centrales syndicales et les forces sociales qu'elle représent.
Effectivement, ça va faire partie des premiers dossiers he de Sébastien Lecornu qui on le rappelle est actuellement en train de s'entretenir à Matignon avec François Bairou il y a cette journée du 10. Le contexte politique est compliqué pour lui mais le contexte social aussi. Il y a cette journée d'aujourd'hui Laurence Signal aurait le rappelé dès la semaine prochaine une grande mobilisation à l'appel des syndicats.
Qu'est-ce qu'il doit dire ? Qu'est-ce qu'il doit faire Sébastien Lecornu sur ce sujet ? Mais en fait, c'est ce qu'on disait euh tout à l'heure, c'est-à-dire que le gouvernement Baou est tombé sur une question euh budgétaire et fiscale.
La question qui a été posée, c'est comment on règle le sujet du budget et de la dette aujourd'hui ? Quels sont les choix politiques qu'on fait parce que ce sont des choix profondément politiques pour diminuer le déficit. Est-ce que la diminution du déficit, c'est la diminution des dépenses publiques, des services publics, de la transition écologique ou est-ce que la diminution du déficit, c'est euh une poursuite de baisse et recettes et de la politique de l'offre.
C'est ça fondamentalement la question qui est posée aujourd'hui. Sébastien Lecornu, il est face à la même équation que celle face à laquelle était François Baou qui est que il a soit le choix et je pense d'ailleurs que sa nomination pose inévitablement cette question. Soit euh il y a une inflexion de la ligne pour aller vers la justice fiscale, la justice sociale et la transition vers verte pour préparer l'avenir.
Soit il y a une poursuite de la politique économique des macronistes. Et donc il va bien falloir voir à la fin la discussion qui est menée va plutôt vers un accord, ce qui sur les plateaux semble être le cas avec le Rassemblement national qui a annoncé tout de suite que ils attendaient de voir et qu'il ne censureraient pas automatiquement ou bien si puisque on dit depuis hier il y a une méthodologie parfaitement inédite bon qui est la méthodologie normale d'une démocratie qui est waouh il va aller parler avec les gens avant de former un gouvernement. Extraordinaire, on est face à un truc super spécial.
Bon, c'est comme ça que ça se passe partout ailleurs, mais bref, donc il va aller discuter avec tout le monde. A priori, il devrait se rendre compte s'il discuta avec tout le monde qu'il a pas de majorité pour la poursuite de sa de son de sa politique économique et budgétaire parce qu'elle existe pas cette majorité. Donc la logique démocratique, ce serait que après ces discussions, Sébastien Lecorn retourne vers Emmanuel Macron lui disant "Je suis désolé, il y a pas de majorité, je démissionne, nomme quelqu'un qui est en capacité d'en construire une." Sauf si sauf si, sauf qu'il y en a pas d'autres, sauf si il s'accorde avec l'extrême droite pour voter ou ne pas censurer un budget.
Je je vous laisse répondre évidemment Andr Cotarade dans quelques minutes, mais juste on va retourner euh on va retourner euh celle des conférences puisqu'on entend aussi euh les réactions de différents partis politiques dont un proche membre du socle commun, Hervé Marseille, le président du groupe Union centrist au Sénat qui préside également l'UDI, l'un des partis du socle commun. Il était il y a quelques minutes avec Stéphane Duquet. Hervé Marseille, bonjour.
Vous êtes le président du groupe centriste au Sénat. Sébastien Lecnu va être nommé premier ministre. Ce midi, passation de pouvoir à Maton avec François Bairou.
Comment vous accueillez sa nomination chez les centristes ? Écoutez, d'abord, je voudrais remercier François Baou euh pour son travail, ses efforts, son engagement. Il a permis de remettre euh à niveau le débat concernant la situation de la France.
Alors maintenant euh son gouvernement a été défait lundi, on a vu dans quelles circonstances et le président a choisi de nommer Ah, on un petit problème technique avec cet entretien d'HV Marseille enregistré il y a quelques minutes. On y reviendra peut-être dans quelques instants. Andrea Cotarac, Mélanie Vogel parler d'un d'un accord possible entre le RN et Sébastien Lecornu.
Est-ce qu'il y a un accord ? Mais nous, si vous voulez, on va poser des lignes rouges à nouveau sur l'immigration, record d'immigration sous le macronisme, sur la justice sociale, record de pauvreté sur euh la justice fiscale, euh répondre à la crise. Mais qu'est-ce que vous mettez derrière ces mots ?
Parce que la gauche aussi parle de justice sociale, de justice fiscale. Ça veut dire quoi justice sociale, justice fiscale pour vous ? On parle du mouvement du 10 septembre qui est une traduction d'une colère sociale évidente dans le pays.
Maintenant, je lisais dans les colonnes du Figaro Jérôme Fourquet, le sociologue qui à mon avis n'est pas tort. Il expliquait que ce mouvement est effectivement récupéré par la gauche et l'extrême gauche et qu'il ressemblera davantage à Nuit Debout sous le quinquena de François Hollande qu'au gilets jaunes qui avait objectivement une initiative populaire rurale dans nos territoires. Vous voyez d'ailleurs les mobilisations de ce mouvement, elles sont principalement dans les métropoles.
Mais j'aurais quand même répondre à mes amis de gauche. On entendait à l'instant monsieur Brosa Brosa devant un hôpital qui parlait de moyens qui expliquait que le macronisme avait détruit les services publics. Pardon mais les Français n'oublient pas François Hollande lorsque vous étiez au pouvoir et dans le top 3 des présidents de la République qui ont supprimé le plus grand nombre de maternités sur nos territoires.
Lorsque vous avez gouverné Europe écologie et le Parti socialiste, le pays, vous avez supprimé 15000 lits d'hôpitaux. Et ça, si vous voulez, les Français n'oublient pas, il n'oublie pas que vous avez appelé à voter en 2017 au législativ de 2017, au législativ de 2022, au présidentiel de 2022, au législativ de 2024. Vous avez appelé et porté au pouvoir Emmanuel Macron.
Les Français n'oublient pas et avec tout le respect que j'ai pour vous, c'est peut-être aussi pour ça que le Parti socialiste qui a gouverné le pays pendant 24 ans ces 40 dernières années est descendu en dessous de 2 % aux élections présidentielles. Les Français n'oublient pas mais ça c'est le passé. Je pose la même question concernant monsieur le cornu.
Nous nous proposons une rupture avec le macronisme. Pas parce qu'on est capricieux, pas parce qu'on est méchant, mais parce que les Français se sont exprimés à main de reprise aux élections. J'ai du mal à me dire comment est-ce qu'un fidèle parmi les fidèles d'Emmanuel Macron va mettre une en place une politique qui rond avec le Macronisme.
J'y crois pas vraiment. Et c'est pour ça que dans le fond et c'est d'ailleurs l'expression de Marine Le Pen, il y aura d'inétables élections. Jordan Bardella, nous l'espérons sera premier ministre parce que les Français le le souhaitent.
Et donc nous, on cherche pas un négociateur comme le propose monsieur Atal. On propose pas de négociation, on propose un arbitre. Parce qu'en démocratie, l'élément fondamental c'est pas d'aller discuter avec les gens.
En démocratie, on ne veut pas un négociateur, on veut un arbitre. Et cet arbitre, c'est le peuple souverain. Et donc, nous proposons la dissolution.
En fait, je suis désolé mais mais soyez désolé, je vais vous répondre il y a pas de sou. Ouais. Ouais.
Alors, vous avez dit la majorité des Français souhaitent que Jordan Bardella soit premier ministre. On est premier on est en Européativ et encore il y a 2 tiers des Françaises et des Français l'année dernière qui a fait barrage à cette option qui allit vot qui non ti des Français qui sont allés voter pour vous empêcher d'arriver au pouvoir pour parce que il savait qu'il y avait un risque précisément que Jordan Bardella devienne premier ministre et qu'il ne voulait pas que ça arrive. Vous avez effectivement et c'est terrible et j'espère que ça changera un/3 des Français qui votent pour vous et les 2/3 qui ne veulent pas vous voir au pouvoir et c'est le arrêtez de raconter n'impançais veulent pas gouver le fond euh euh que vous avez fait prétenduement républicain.
Je rappelle quand même pardon mais c'est grâce aux électeurs d'Europe écolog monsieur Vokier a été réélu dans son fière de Veloire par exemple c'est grâce aux électeurs de la France insoumise que monsieur Darmannain madame Borne artisane de la réforme des retraites rejetées par les Français ont été réélus et on de pas vouloir vous mettre au pou vous avez réussi à faire en sorte que le Rassemblement national ne gouverne pas soit brav que nos auditeurs sachent que nos collectivités territoriales qui nous regardent que nos chefs d'entreprise qui nous regardent qui rejettent l'instabilité institutionnelle démocratique que cette instabilité est la conséquence de ce front prétendum républicain qui a galvoder la démocratie. Olivier. Oui.
Alors, permettez-moi de revenir sur autre chose et et qui est la la la source entre guillemets la situation actuelle. La seule à avoir parlé sur le plateau pour l'instant de la dette, c'est Mélanie Vogel. Bon et si aujourd'hui le gouvernement a explosé, qu'on a un nouveau premier ministre, c'est suite aux mesures prétendument permettant de résoudre la problématique de la dette.
Tout est parti. Bon, je suis heureux de vous entendre parler de la dette parce que j'ai l'impression qu'elle n'existe plus chez beaucoup de responsables politiques qu'il soit au RN ou à gauche. Or, c'est pas le seul problème par on en reparle du bilan de François Hollande sur la dette publique.
Juste la dette publique avant et à la fin du Canada de François Hollande aucun gouvernement gouvernement socialiste. Po, j'apporte un élément de votre réflexion et voilà. Bon non parce que je veux aller jusqu'au bout quand même du raisonnement et montrer qu'il y a une voix particulière qui est portée aujourd'hui uniquement par les Républicains, pas par le RN, pas par la gauche concernant les solutions pour sortir du problème que connaît notre pays.
Vous ne voulez pas travailler plus, vous voulez plus d'impôts. En partie, les le les LR ont le courage. peut-être tout sauf des magogues et ce sera peut-être pas forcément populaire au niveau électoral, mais on dit clairement les choses.
Notre pays ne peut s'en sortir aujourd'hui qu'en travaillant plus. Quand travaillant plus et travailler plus, ça ne veut pas dire supprimer de jours fériers parce que là c'était travailler plus sans gagner plus. Mais donc parmi les propositions que nous faisons et que j'espère le premier ministre prendra et bien c'est de débloquer les 35 heures pour ceux qui le veulent.
On va pas obliger tout le monde à repasser à 36, 37 ou 39, mais ceux qui le veulent qui puissent bénéficier de ce qu'on appelle nous un seuil libératoire au niveau des prélèvements. C'est le retour des heures supplémentaires défiscalisées. On peut pas faire autrement.
Et quand tout à l'heure votre collègue de la Marseillaise disait qu'on vivait dans un pays où il y avait une austérité, il parlait oui de libéralisme, d'austérité. On n jamais eu un budget plus élevé. Jamais, jamais on a dépensé plus avec des services publics qui fonctionnent mal.
Pourquoi ? Parce que il faut les réorganiser. Je pourrais vous parler de l'école, mais on va juste laisser répondre le rance.
Après on aura le temps d'abord, d'impôt, plus de travail. Il y a pas d'autres solution. Alors d'abord pour les 35 he aujourd'hui un salarié peut travailler plus de 35 he après il est payé en or supplémentaire.
Donc la proposition la proposition qui est faite par Olivier Paco, c'est en fait de moins rémunérer les heures supplémentaires du tout parce que c'est d'augmenter la durée légale du travail donc c'est moins rémunéré les heures supplémentaires. Et ben vous avez pas compris ce que c'est que le seuil libératoire audessus des 116 peut-être pour qu'on avance euh soit on est un certain nombre à penser que ce pays est menacé par des des entreprises de déstabilisation et dont la dissolution ou la destitution du président de la République font partie aujourd'hui. Voilà.
Mais peut-être vous en fin de compte chez les LR vous êtes d'accord pour tout ça ? Vous êtes d'accord pour la dissolution ? Je l'appelle pas de mes vœux mais je pense qu'elle sera inéluable plusieurs lignes politiques je crois ou on va on va pas Est-ce que vous est-ce que vous pensez que vous pourriez gouverner avec une majorité relative du rassemblement national à l'Assemblée que vous pourriez compléter l'Assemblée nationale telle qu'elle est aujourd'hui non voilà mais telle qu'elle pourrait être après une dissolution ça je suis pas devin moi du présent le futur honnêtement fiction est-ce que vous pourriez me gouverner compléter une majorité Elle veut me faire dire que je suis pour une alliance avec le RN.
Le RN est à gauche économiquement. Ils ont voté contre 15h supplémentair pour son pour la retraite à 62 ans. Ce sont vos alliés économiques.
J'aimerais plutôt vous faire dire que vous y êtes hostile. Vous êtes surtout tous responsables du budget. On revenir à ce débat.
On va juste réécouter on va réécouter Hervé Marseille. Hervé Marseille le président de l'UD. On va le réécouter.
C'est un entretien enregistré il y a quelques minutes depuis le Sénat avec Stéphane Duget. Justement, quelle doit être sa méthode ? Parce que le président l'a charger de bâtir un accord sur ce budget.
Comment est-ce qu'il peut réussir là où François Baï a échoué ? Bon, il y a d'abord un travail interne. C'est peut-être ce qui a pêché avec euh Michel Barnier avec François Baou, c'est l'animation politique du socle parlementaire, c'est-à-dire les présidents des partis qui constituent le soutien au gouvernement dont vous êtes.
Oui. Et donc bien sûr, il y a les présidents de groupe, il y a le gouvernement, mais il y a aussi les partis politiques et on n pas peut-être su travailler à l'animation politique de de ce socle parlementaire et politique. Et aujourd'hui, tout le monde réclame un contrat de gouvernement en disant en matière de méthode, il y a il y a un périmètre parlementaire qui soutient le gouvernement.
Il y a un premier ministre. Mais il faut maintenant qu'on se mette d'accord autour d'un contrat de gouvernement les uns et les autres pour savoir quelle va être la méthode de travail, les priorités et puis à partir de là travailler avec les socialistes a un compromis parce qu'on sait très bien qu'il n'y a pas de majorité, qu'il faut donner de la stabilité au pays et donc il faut travailler un compromis avec le Parti socialiste. Et sur quoi ce ce compromis peut se bâtir ?
à gauche notamment les socialistes, vous les évoquez, eux demandent de taxer les plus riches. Est-ce que Sébastien le Gornu peut rester sur l'objectif de 44 milliards d'euros d'économie qui était celui de François Baou ? Bon, écoutez, on est au début de l'histoire, hein, il a été nommé hier soir à 20h.
Euh je pense pas qu'on ait des réponses tout de suite à à midi puisque la passation de pouvoir a lieu ce midi. Mais dès cet après-midi, je pense qu'il y a des consultations qui sont engagées et euh il va falloir faire des avancées les uns et les autres. Euh à partir du du travail qui avait été réalisé par le gouvernement de François Bairou, il va falloir trouver des points de compromis sur euh la justice fiscale avec peut-être euh des taxations euh supplémentaires concernant les hauts patrimoines.
Euh peut-être garder sur le plan social les avancées qui peuvent être faites. Moi-même avec les centristes, nous avons toujours mis en avant les problèmes de pouvoir d'achat qui ont été insuffisamment pris en considération depuis des mois voir des années. On se souvient que pendant la COVID, le président de la République mettait à l'honneur tous ceux qui étaient en première ligne, tous ces gens qui travaillaient au quotidien en dépit de la de la de la difficulté dans les supermarchés, le ramassage des déchets et cetera.
Et on a un peu oublié euh ce problème du pouvoir d'achat dans lequel j'inclus le logement parce que on voit bien qu'il y a un problème social dans le pays et d'ailleurs aujourd'hui même il y a des revendications qui s'expriment de façon peut-être un peu trop violente parfois mais il y a besoin de prendre en considération je crois cette aspiration. Merci AV Marseille président du groupe centriste ici au Sénat. Merci beaucoup.
Et voilà pour cet entretien enregistré. Il y a quelques minutes. On on va retourner dans la cour de Matignon.
Je vous le rappelle, François Baou et Sébastien Lecornu sont actuellement en train de s'entretenir. Sébastien Lecornu qui est arrivé à Midhile dans cette cour de Matignon. Une vingtaine de minutes donc que les deux hommes sont en train de se parler.
Vous le voyez, les micros ont été installés pour leur prise de parole qui devrait avoir lieu dans quelques minutes. On suivra bien sûr ces discours en direct sur notre antenne. Mélanie Vogel Laurence Rossignol.
Quand vous entendez à l'instant Hervé Marseille parler de taxation des haut patrimoines dire "On n'a pas assez tenu compte du social, il faut tenir compte plus des questions sociales. Est-ce que vous dites finalement il y a peut-être un accord qui est possible avec ce sole commun ?" Ben ça me fait bien penser que s'il y avait eu la nomination d'un ou d'une première ministre gauche, on aurait pu effectivement certainement trouver une manière de construire un budget plus juste avec le soutien d'une partie du socle commun.
Oui, et je pense que c'est précisément la raison pour laquelle Macron voulait pas le faire. Sébastien le cornu il peut pas battre. Oui, il peut enfin c'est à lui de montrer qu'il peut le faire.
J'entendais tout à l'heure Olivier Paco qui disait que dans ce budget, le prochain budget, il faudrait pas qu'il y ait euh les deux jours de congé supprimé, le doublement des franchises et puis toute une série probablement aussi de réduction drastique qui était prévu dans le budget Bairou et qui passe très mal auprès des électeurs et je parle pas en plus des services publics qui sont dans le département de Yeppaco dans l'Oise comme dans le mien dans le Valle de Marne en grande difficulté. Donc à un moment donné, il va falloir euh j'entends bien, on veut moins moins d'économique prévu dit la droite, mais en même temps, on veut pas de recette supplémentaire et on veut tenir la trajectoire des déficits. Dans un pays où quand même, il y a une chose qui est maintenant acquise pour tout le monde, c'est que la fiscalité en France est injuste entre ceux qui qui vivent de leur travail et qui gagnent difficilement leur vie et ceux qui ont des très hauts patrimoines.
Quand nous proposons un impôt sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros 100 millions d'euros quand même beaucoup d'entre nous on n'imagine même pas ce que c'est et que on nous mettons cette proposition là sur la table on espère bien quand même que si ce gouvernement veut relancer du pouvoir donner du pouvoir d'achat à ce qu'on demande relancer les services publics parce que deux exemples. Moi, je veux bien qu'on ait des budgets où la seule la seule ambition de ces budgets, ce soit s'aligner sur les les les règles de déficit public, mais on a quand même besoin pour l'avenir et pour demain d'investir. Deux exemples, dans notre pays, il y a des ponts qui sont fermés les parce qu'on a plus les moyens d'entretenir les ponts.
Les gens font des détours de 70 km pour aller d'un point A à un point B. 2e point, les piscines. On ne peut plus entretenir nos piscines dans beaucoup de villes.
Ça veut dire que demain, c'est des gamins qui seront en risque de noyade parce qu'ils auront pas appris à nager. On a quand même besoin aussi pas simplement de distribuer de l'argent mais de penser à l'avenir. Or, le budget Baou avait une une un défaut, un vis majeur.
C'est un budget de récession. Et si j'entends ce que dit Olivier Paco donc les Républicains par sa voix que on s'en sortira en travaillant plus donc en fait en créant de la richesse. Oui.
Voilà. Pour créer de la richesse, faut pas commencer par avoir une politique économique est une politique récessive qui va conduire à l'épargne parce que ceux qu'on pas de sous, ils en auront toujours pas. Ils consommeront pas. dans ce qu' é parceque de relance de l'investissement et et de la richesse nous paraît indispensable.
C'est ce que nous proposons nous socialistes de discuter aujourd'hui avec le premier ministre et j'ajoute aussi quand même la relance de nos travaux indispensables en matière écologique et environnementale. Voilà, on a besoin aussi de préparer l'avenir des canicules, l'avenir des inondations. Tout tout ça c'est sur la table de du gouvernement qui sera nommé et que les socialistes veulent bienqu veut bien discuter.
J'ai réuscore une chose, il y a le budget et il y a aussi une crise démocratique profonde. Je n'imagine pas que dans le gouvernement que monsieur le Cornu va constituer, nous ayons de nouveau des ministres mis en examen. Ce n'est pas possible.
C'était une règle intangible auparavant. Avec les macronistes, c'est devenu une banalité. Oh, tu es mis en examen, c'est pas grave, tu restes, tu gardes ton ministère.
Quoi le problème ? Et bien, c'est un problème pour les Français. Donc nous avons besoin aussi d'un gouvernement qui réponde à la crise de confiance à l'égard des représentants politiques et ça commence par aucun ministre mis en examen dans un gouvernement.
J'ai été longue, j'arrête. Andrea Cotarac, il faut meubler en attendant. Faut meubler en attendant.
On attend la la fin de cet entretien, on le rappelle. Et et on voit et on voit la cour de coupe exactement très respectueux. Et on voit la la cour de Matignon, cet entretien donc toujours en cours entre François Vaot et Sébastien Lecnu.
Vous parliez tout à l'heure de justice fiscale, de justice sociale, disant que c'est une demande du RN. Est-ce que par exemple sur la taxation des hauts revenus vous seriez prêt à toper ? Bien sûr, bien sûr, parce que tout le monde doit faire un effort.
Je vous prends l'exemple de la taxe Zucman. Pourquoi est-ce que le rassemblale s'est abstenu ? Parce que sur le principe, cette taxation est louable mais comme d'habitude avec à gauche, on part dans les caricature cette taxe Zucman c'est trois fois l'ISF.
Cette taxe Zucman prend les biens professionnels par exemple et donc sur le principe on était d'accord mais ça a été encore une fois tellement galvodé, exagéré par la gauche qu'on était obligé de partir sur la justice fiscale, c'est comment est-ce qu'on voit un budget ? Comment est-ce que on l'envisage ? On nous parle d'augmenter les impôts, les socialistes, Europe écologie les vert, mais je dois avouer aussi monsieur Barnier.
Pourquoi est-ce qu'on a sanctionné et censuré monsieur Barnier la dernière fois ? C'est qu'il prévoyait un budget avec 20 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires. On considère que les Français n'en peuvent plus et donc il faut agir sur certains points qui paraissent quand même des tabous.
La contribution de la France, la contribution nette de la France à l'Union européenne, c'est 10 milliards jusqu'en 2027. Est-ce qu'on peut faire comme les autres pays de l'Union européenne à savoir commencer à baisser le gouvernement a baissé l'augmentation ? Deuxièmement, est-ce qu'on peut par exemple proposer une augmentation de 0,18 % de la taxation sur les transactions financières ?
Est-ce qu'on peut s'attaquer au comité théodule ? Parce que moi, je veux bien entendre, monsieur le premier ministre, enfin je veux bien que vous me coupiez pas, mais si vous parlez en même temps entre vous, c'est un peu compliqué. Deuxièmement, sur François Bairou, ilalerte dit-il sur la dette.
Très bien. Il était où avant Matignan ? il était commissaire au plan.
Où sont ces travaux ? Où sont ces travaux ? Combien ça a coûté ?
Est-ce que ça a servi vraiment ? Tous ces comités déodules, il faut en parler. Et enfin, le tabou de chez tabou, l'immigration.
Est-ce que là aussi on peut envisager, comme l'avait prévu d'ailleurs Michel Rocard pour le RMI, de le réserver aux personnes de nationalité française ? Ailleurs en Union européenne, on a des prestations sociales qui sont distribuées aux personnes étrangères à une condition, c'est qu'elle séjourne, parfois c'est 3 ans, parfois c'est 4 ans, parfois c'est 5 ans. En France, si on réserve les prestations sociales aux personnes de nationalité française, et bien c'est 16 milliards d'économies. 16 milliards d'économies.
Et je le dis à nos collectivités qui parfois ont ont d'innombrables problèmes. Les LR, monsieur Bairou et parfois même certaines personnes de gauche ont applaudi il y a quelques semaines madame Van Derengager auprès de Donald Trump sur l'importation de 265 milliards européens en terme de euh gaz naturel liquefié américain d'importation. Plus de 100 300 milliards d'investissements européens vers les États-Unis.
On pas entendu les mêmes voix. 100 milliards européens pour la sécurité de l'Ukraine. Tout le monde a applaudi et derrière on est en train de pleurnicher pour demander à ce que les dolitran ne soient pas remboursé.
Pardon mais le budget ce sont des choix politiques et à un moment donné et bien nous nous allons poser ça sur la table auprès de le cornu s'il ne veut pas nous entendre ce la censure. Mélanie Vogel non j'ai du mal à réagir. C'était une espèce de bouilli de j'ai rien compris.
Enfin je sais pas je vais vous expliquer professeur. C'est bon c'est bon. Qu'est-ce que vous n'avez pas compris ?
Non mais dites-moi parce que tout à l'heure c'est euh vous êtes responsable de certaines choses sans précision. Très bien. Maintenant vous c'est une bou histoire qui est responsable d'horreur.
Oui bon si vousêtes pas au courant je 48 résistants qui ont fondé le Front National j'aimerais que vous en ayez autant mais aucun problème. Moi je débat de tout accord. La bouillie dites-moi qu'est-ce que c'est que la bouille ?
C'est les les alors les 16 milliards sur les présent ces chiffres sont complètement faux. La contribution de la France à l'Union européenne comme les autres pays décideraient de la baisser ça n'existe pas. Non, il faudit surtout que vous vous renseignez.
Non mais sur quels sont vos chiffres est-ce que vous savez comment ça marche en fait ? Dites-moi quels sont vos chiffres. Donc tous les on vote un budget pluriéannuel. un cadre plurannuel au niveau européen.
Euh la France a voté et les États participent au budget de l'Union européenne qui mène des politiques. Par exemple la Pâque dont la France bénéficie largement est le premier pays bénéficiaire dans l'Union européenne. Voilà.
Oui. C'est en fait si vous voulez c'est le principe des maises-moi quels sont vos chiffres parce que là vous expliquez des mécanismes. C'est très bien.
Puné les Pays-Bas à l'Allemagne ont baissé leur contribution nette à l'Union européenne la France l'a pas fait. Vous expliquez un mécanisme, c'est très bien. Non mais vous racontez n'importe quoi.
Vous racontez n'importe quoi. Donc proposez les économies pour le budet. Mais attendez alors de sujets qui n'ont aucun rapport j'ai bouilli, j'ai ceci mais je n'ai pas de réponse concrète que vous vous proposez vous 2 minutes.
Très poli plus en plus poli. Donc la contribution de la France à l'Union européenne c'est quelque chose qui est acté au niveau européen que la France a validé comme tous les autres pays européens et le Parlement européen et qui dit que chaque pays en fonction de sa richesse contribue d'un certain pourcentage au budget européen et ensuite ce budget européen est utilisé après un vote au Parlement pour mener des politiques publiques. Il est parfaitement normal.
En tout cas, moi me situant à gauche, je trouve ça parfaitement normal, que les pays les plus riches contribuent plus, que les pays les plus pauvres et que les pays les plus pauvres reçoivent plus que les pays les plus riches. Jusque-là, euh c'est de la redistribution de base. Tout est normal, c'est acté par le budget européen et il y a pas de pays qui peut décider de manière unilatérale "Ah, je vais payer moins." La même manière que il y a pas unilatéralement des citoyens riches qui peuvent se dire "Ah mais non, mais moi je vais payer moins d'impôt".
Bon euh ça c'est la première chose et et je sais même plus à quoi je suis censé réagir. La bouille je pense que c'est vous mais allez-y Oui, simplement super punchline le on a beaucoup parlé de fiscalité et vous êtes tous les trois d'accord pour augmenter la fiscalité même mon collègue du bon c'est oublié chers amis que la France est de très loin le pays le plus fiscalisé d'Europe et si la hausse de la fiscalité était l'outil la baguette magique pour résoudre tous les problèm ça serait et on serait on serait un de prospérité, ce qui n'est malheureusement pas le cas. La taxe Zukman, why not ?
Sauf que comme d'habitude, c'est une solution de gauche que seule la gauche française veut mettre en place. On a mis en place les 35 heures, personne en Europe ne les a reprises. Personne en Europe ne veut de la taxe zu.
Et puis il faut pas oublier une chose quand même, c'est que les plus riches, les affreux, bah c'est quand même ceux qui payent le plus d'impôts et c'est normal. Ouais. Mais c'est normal.
Alors il y a de l'optimisation fiscale et encore aujourd'hui ce sont ceux qui payent le plus important et c'est normal pas en proportion écoutez en proportion de leur revenu. Je vais terminer je vais terminer en disant que dans notre Europe entre guillemets qu'on doit modifier. Pourquoi entre guillemets parce que il y a une autre Europe que je souhaite celle qui qui fonctionne aujourd'hui fonctionne mal.
Dans notre Europe aujourd'hui, il y a et dans notre monde entre guillemets de libre échange, les ultrariches peuvent partir. Il y a eu des études il y a pas si longtemps que ça concernant justement la taxe duman que ça pourrait effectivement en faire partir certains, peut-être pas autant que que les 1800 concernés, mais vouloir par ou contribuer à faire quitter le sol national à cause de mesures fiscales, c'est quand même très triste qu'ils aillent s'installer à Milan, à Bruxelles ou à Amsterdam, je ne le souhaite pas. Mais est-ce que juste c'est une ligne rouge pour vousier Paco parce que la gauche est pour taxer notre fiscalité.
Vous avez entendu Hervé Marseille ? Marseille c'est votre partenaire ici au sénat il est favorable aussi est-ce réformer la fiscalité ne serait-ce que la fiscalité locale qui a été complètement déstabilisée par la suppression de la taxe d'habitation mais oui il faut la réformer évidemment maintenant si réforme veut dire plus d'impôt c'est non oui mais mais y compris pour les plus hauts patrimoines alors les plus hauts patrimoines ils ont contribué un peu plus lors du dernier budget et il était prévu qu'il contribu un petit peu plus est-ce que ça peut ça peut de façon ponctuelle. Oui, mais c'est pas la 2017, 60 milliards de recettes fiscales par anédouvernements Macron successifs comme notamment par des exonérations vis-à-vis de certaines entre sois de que des entreprises de la grande distribution par exemple utilisent le crédit impôt recherche.
Je vois pas ce qu'il recherche dans une dans une entre distribution, on est d'accord hein. Il y a pas un labo dans lequel on va inventer des nouveaux tape sur les entreprises. Ce sont elles qui créent la richesse que le que l'État va redistribuer.
N'attaquons pas les entreprises. Je n'attaque pas les entreprises. La question n'est pas là.
Les entreprises créent de la richesse mais avant que l'État redistribue parce que en fin de compte je suis peut-être beaucoup moins étatiste que vous et beaucoup plus libéral. C'est aux entreprises elles-mêmes de redistribuer la richesse créée par des salaires décents. Or, le problème que nous avons, c'est que des entreprises qui font pourtant des bénéfices, répartissent des dividendes, versent des salaires qui sont tellement bas que l'État est obligé de mettre en place des dispositifs comme la prime d'activité ou c'est la collectivité publique qui vient compenser qui vient compenser.
Et c'est cher Laurence, il y a le salaire net, le salaire brut. Vous parlez pas de de toutes les contributions qui sont prises sur le salaire. Tout à l'heure vous parliez tout à l'heure vous parliez des franchises.
Tout à l'heure vous parlez tout le monde parle des médicaments, tout le monde parle de la santé. Le salaire brut, c'est ce qui finance la santé, la sécurité sociale et donc soit on il y a peut-être d'autres moyens et ça fait partie il y a déjà la CSG, il y a déjà la CSG qui contribue aussi à financer la sécurité des pays européens ont fait d'autres choix concernant effectivement le financement de la sécurité sociale. Peut-être que l'on peut regarder de ce côté-là mais sans système universel c'estd mais avec un financement par exemple sur la ce qu'on a appelé la TVA sociale à mon avis à la TV elle est pas sociale elle c'est la TVA avec une partie affectée à c'est de la TVA la discussion d'augmenter la TVA elle pourrait être posée sur la table mais aujourd'hui vous avez vu ce qu'on a pour 30 € dans le panier dans dans le dans le chariot allez expliquer au consommateur Non mais le but c'est que le salaire net augmente.
Mais ouais, je suis assez étonné d'entendre que le Parti socialiste est libéral puisque là encore c'est c'est le Parti socialiste qui a créé le CICE. Certes, en sous, on peut considérer que c'est bien, mais vous avez quand même distribué en tout cas vider les caisses de l'État de 30 milliards d'euros passer de la poche des Français aux grandes entreprises de ce pays sans contrepartie. C'est pour ça que Macron a contrepartie.
Vous avez vu que le résultat c'est zéro zéro emploi, zéro pour les territoires. Ça c'est la première chose. Et deuxièmement, plutôt que d'aller chercher à une TVA, augmenter la TVA, TVA sociale, j'entendais chercher un autre système pour faire payer les Français, il y a un rapport de la Cour des comptes qui nous explique que la fourchette haute des fraudes sociales, c'est 30 milliards d'euros.
C'est-à-dire 30 milliards d'argent des Français, des travailleurs qui cotisent chaque jour qui partent par les fenêtres. 30 milliards d'euros fraude aux cartes sociales. Non non pas non non non fraud à la TVA fraude aux marchandises fraud aux cartes vital de cotisation parfaitement raison et c'est d'ailleurs vous avez parfaitement raison c'est d'ailleurs pour ça que Marine Le Pen voulait créer un ministère défraudes parce qu'il y a des milliards et des milliards d'euros des Français qui partent à travers les fenêtres ça doit être une priorité.
Monsieur Atal avait commencé mais le résultat c'est quoi ? C'est 6 % de recouvrement. 6 % de recouvrement des fraudes, c'est largement insuffisant.
C'est Non, mais c'est très drôle parce que Ah, c'est une nouvelle bouill. Alors, j'attends les réponse. Mar Non, mais comme ça si vous voulez, elle est principalement concernée pour un procès pour fraude.
Madame, quand défendez l'état de droit, quand on fait appel, on est présumé innocent. Ah mais non, mais la présence ne nous empêche pas de dire qu'elle est condamné. C'est très bien.
Non, la présence d'innocence, c'est par exemple. Mais monsieur Cusac si vous voulez a quand même disparu payage politique monsieur du moment monsieur cac du moment où on a su qu' avait un problème quand c'est votre adversaire c'est un peu la différence entre vous et nous on respecte l'état de droit même quand ça vous concerne l'état de droit n'empêche pas de dire qu'elle est condamné voilà et la présence et elle est présumé innocente. Donc attendez le prochain procès.
Vous pouvez dire parler de fond politique parle des arguments. Je vous parlais de la lutte contre les fraudes. Vous parlez du procès de Marine Le Penme fait rire quoi quand vous dites Marine Le Pen ministère des fraudes un peu drôle pas je mar en dehors de Marine Le Pen pour moi le le vrai sujet et c'est c'est la discussion qu'il y avait tout à l'heure entre Laurence Rossignol et Livier Paco, c'est-à-dire que la question c'est où est-ce qu'on va chercher ces milliards dans les propositions qui sont faites pour par la droite en réalité le travail travailler plus pour gagner plus et cetera.
Modulo comment on on le on l'organise. Mais ça ça n'est pas une manière réelle de gagner plus puisque généralement on a une baisse des cotisations sociales. Donc les cotisations sociales c'est du salaire différé.
Alors c'est quelque chose que vous payez aujourd'hui parce que demain vous aurez votre retraite parce que demain si vous êtes malade vous aurez la sécu qui vous remboursera vos traitements et cetera. Donc baisser les cotisations sociales pour augmenter le salaire net, ce n'est pas en réalité augmenter le pouvoir d'achat réel des gens au cours de leur vie. Les gens qui gagneront 150 € au lieu de gagner 150 €.
Oui, il Mais oui, exactement. C'est bien sûr. C'est pour ça c'est pour ça que si vous donnez le choix aux gens et si vous donnez le choix individuellement aux gens de gagner 150 € de plus aujourd'hui, ils seront contents de les avoir.
Mais si l'État ne s'organise pas pour qu'en réalité ils gagner plus mais aussi continuer à cotiser pour que demain quand ils sont malades ou au chômage ou retraités ils puissent conserver des droits et un pouvoir d'achat correct. Euh on n' pas avancé le sujet mais la vraie question le le le vrai sujet qui est posé c'est de savoir est-ce qu'on veut résoudre le problème du déficit public en retrouvant des recettes qu'on a perdu volontairement par des baisses d'impôts et des baisses de cotisation 65 milliards en moyenne par an ou en dépensant moins. Et nous ce que nous disons c'est que il ne faut pas dépenser moins puisque la dépense publique globalement, si on met la la le côté la crise Covid de côté, la dépense publique globalement est stable en France par rapport au PIB.
Ce qui a baissé, ce sont les recettes. Ça a baissé principalement. Je je mets le Covid de côté puisque ça c'est ancré dans le passé.
C'est fini les dépenses Covid. C'est voilà c'est c'est pas c'est on doit éponger cette dette mais elle est terminée. Ce qui a ce qui explique la baisse de dépenses, la baisse de recette.
Excusez-moi, c'est principalement des baisses d'impôts qui bénéficient aux plus fortunés et aux grandes entreprises. Et c'est à ça que répond pas, c'est pas la seule proposition, mais c'est à ça que répond la taxe Zukman. Parce que vous avez dit, la France est le pays le plus fiscalisé de l'Union européenne, mais c'est quand on prend Non mais est-ce que je peux est-ce que je peux finir ?
C'est c'est quand on prend en moyenne les impôts qui sont payés par tête. Mais en réalité, le problème qu'on a, c'est pas le taux d'imposition moyen. C'est que pour 47 % de taux d'imposition moyen, les plus hauts patrimoines, les plus hauts revenus payent 27 %.
C'est ça qui est injuste. C'est ça, c'est ça le problème. Et si la taxe dumane permet de récupérer, qui est quand même une taxe qui simplement euh s'adresse aux personnes qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine et qui dit simplement qu'elles doivent au moins payer 2 % d'impôts euh des impôts équivalents en 2 % de leur patrimoine.
Si cette taxe selon nos calculs permet de rapporter entre 15 et 25 milliards d'euros, c'est parce que ces personnes aujourd'hui ne payent presque pas d'impôt. Si les plus riches contribuaient de manière simplement juste à au budget de l'État, et bien on aurait pas besoin de la taxe dumane. C'est c'est un mécanisme pour arrêter des suroptimisations et des abus qui ont pour effet que les plus riches aujourd'hui ne payent pour certains presque pas d'impôts quand effectivement la plupart des autres payent beaucoup d'impôts.
Et d'ailleurs, la proposition que nous avions dans le programme du Nouveau Front populaire de d'augmentation des tranches de l'impôt sur le revenu avait pour conséquence de n'avoir pas d'impact ou de diminuer les impôts de la plupart des foyers en France et d'augmenter sur les 4 % les plus riches. Et au fond, c'est ça la question. Où est-ce que vous allez prendre vos milliards ?
Est-ce que vous allez les prendre dans les poches des gens qui en ont plein sur le dos des plus vulnérables et qui ont le plus participé à la crise sociale et à la crise climatique qu'il faut résoudre ? Oou est-ce que vous allez les prendre dans la poche des plus vulnérables ? La question elle est là, elle est là la question et et la rép qui l' posé comme ça elle est pas elle est pas là.
C'est c'est trop simple de dire d'un côté il y a la méchante droite qui veut faire périer les pauvres et qui protège les riches et de l'autre il y a la gentille gauche qui se préoccupe du peuple et qui veut couper enfin tondre les les ultra riches. Évidemment les plus riches doivent contribuer beaucoup plus évidemment. Bah voilà mais pour qu'il puisse contribuer, il faut qu'il reste chez nous et qu'il ne soit pas tenté de par et il y a une seule chose vraiment, est-ce que la taxe Zucman est appliquée dans un pays aujourd'hui ?
Oui ou non ? Aujourd'hui non. Merci de me le dire.
Est-ce qu'il y a un pays qui projette de le faire aujourd'hui ? Oui ou non ? Non.
Ça c'est pas vrai. Il y a des discussions au Pays-Bas. Il y a des discussions personne ve faire personne ne veut le faire.
Alors peut-être que c'est une grave erreur hein et que seul Zukman a raison contre la terre entière. Toujours est-il que aujourd'hui dans la situation actuelle, c'est pas la meilleure façon de faire contribuer les riches. Mais je suis d'accord avec vous, il ne faut pas que les riches puissent optimiser, profiter de tous les leviers fiscaux pour ne pas payer d'impôt.
Ils doivent contribuer plus que les autes à hauteur de proposer si baisser la dépense de l'État. On doit baisser la dépense de l'état. Oui, mais ça alors ça fait quand même quelques années que des gouvernements succèdent en ayant pour ambition de baisser la dépense de l'État.
Je crois que ça a commencé. Ils ne l'ont pas fait là hein. Non.
Alors c'est les derniers ne l'ont pas fait. Euh nous avons tout euh si enfin la les déficits publics ont baissé sous le quincana de François Hollande c'est d'ailleurs pour ça qu'on nous parle après les efforts de Nicolas Sarkozy plus 25 % dans quelques instants juste regarder pourrait en débattre parce que et vous allez en débattre on va vous allez en débattre on va juste regarder l'image toujours en direct de la cour de Matignon où l'entretien se poursuit entre Sébastien Cornier et François Bairou. Ça fait euh 45 minutes maintenant que les deux hommes sont dans le bureau de Matignon et s'entretiennent.
Prise de parole, on vous le disait prévu à l'essue de cet entretien. On la suivra en direct et puis on va retourner en attendant dans la salle des conférences du Sénat où Roger Karouci, le sénateur LR Desen est avec Stéphane Duget. Bonjour Roger Carucci.
Bonjour. Vous êtes donc sénateur des mais vous êtes aussi membre du bureau des républicains. Les républicains seront reçus cet après-midi à 15h30 par Sébastien Lecornu qui sera donc premier ministre après la passation de pouvoir.
Qu'est-ce que vous allez lui dire à Sébastien Lecnu ? Qu'est-ce que vous en attendez ? C'est extrêmement simple.
Un qu'il rétablisse l'ordre public en France. De qu'il réduisent la dépense publique et n'augmente donc pas les impôts. 3 qu'on arrête avec les réformes qui ne servent à rien du style. on met en avant la proportionnelle et quatre qu'on retrouve un peu le sens de ce qu'est la nation, la République et l'autorité de l'État.
Vous avez Je pense qu'un homme comme Sébastien Lecornu qui vient de l'UMP au départ et qui est ministre de la défense donc qui a ce côté très régalien sera parfaitement sur cette ligne là. Dans son gouvernement, il y aura de la place pour des ministres à l'air, vous le souhaitez ? Bah, il y en a déjà dans le gouvernement actuel.
Il n'y a aucune raison si c'est accord si un contrat de gouvernement est possible qu'il n'y en ait pas dans le suivant. Je pense que Bruno Rotaillot a parfaitement sa place, d'autres aussi. Donc oui, je considère que les Républicains doivent rester dans le gouvernement, un gouvernement qui correspond sur sa majorité à ce qui étaient les gouvernements précédents, mais avec un premier ministre peut-être plus malin, plus subtil, plus souple, plus capable d'obtenir des votes, probablement que l'été sont pas décesseurs.
Et avec quelle méthode justement ? Parce que Emmanuel Macron lui demande avant de former un gouvernement de bâtir un compromis sur le budget, comment lui il peut il peut réussir ? La réalité c'est qu'on aura pas un compromis complet sur le budget.
Il faut à tout le moins qu'on ait un accord de non censure. C'est-à-dire qu'est-ce qu'il faut faire pour que à l'Assemblée nationale, pas au Sénat, mais à l'Assemblée nationale, un des groupes d'opposition ne censure pas de manière s'il y a le 493 à ce que le budget passe. Parce que chacun comprend que quand on est à 3400 milliards d'euros de dette et le déficit d'aujourd'hui, on ne peut pas continuer dans l'improvisation et dans le fait de ne pas avoir de budget dans les temps.
Ça ça réduit la capacité de la France, ça augmente nos taux d'intérêt, ça fera que les agences de notation vont probablement nous aborder dans les semaines qui viennent. Donc ça suffit à un moment un peu d'ordre, un peu de retour à une discipline budgétaire, on ne fera pas de mal. Et pour arracher un accord de non censur, il va falloir convaincre les socialistes qui eux demandent de taxer les plus riches.
C'est un petit peu contradictoire avec ce que vous pensez les plus riches. Moi, j'ai jamais compris ce que ça voulait dire. Si le débat c'est euh est-ce que à un moment donné, on l'avait fait nous sous SarkoZi, il y avait eu euh un impôt supplémentaire provisoire, mais un impôt supplémentaire sur les plus hauts revenus.
Bon, si c'est ça, on peut discuter bien que bon euh je suis pas sûr que au niveau d'imposition auquel on est arrivé, ce soit encore possible d'avoir des marges. Mais j'entends dire euh puisque j'ai entendu hier un socialiste dire "Mais est-ce que ceux qui gagnent plus de 500000 € par mois, par mois ou par an, peut-être par an plutôt, peuvent payer 3 4 % d'impôt de plus ?" Si c'est ça, on peut discuter.
Mais en tout cas, il ne faut plus toucher les classes moyennes, il faut plus toucher les entreprises et il faut faire en sorte qu'on redémarre sur de bonnes bases. Et très rapidement euh si Sébastien Lecnu échoue à obtenir un accord de non censure, est-ce qu'il faut qu'il démissionne avant même d'avoir pu former son gouvernement ? Non non, on arrête, on arrête.
Maintenant, on avance. Attendez, c'est le 5e premier ministre en 2 ans, c'est bientôt pire que la 4e République. Maintenant, il faut avancer.
Moi, je considère que si on n'y parvient pas, bah il faut dissoudre et on retourne devant les électeurs. Voilà, parce que là, à un moment ça va mais je pense qu'on va y parvenir. Merci Roger Carouci, sénateur des Ha en direct sur Public Sénat.
Merci beaucoup. Merci Stéphane. Avant de parler de la de la fin de ce qu'a dit Roger Carouti sur la dissolution, vous l'avez entendu Mélanie Vogel Laurence Rossignol, pour ceux qui gagnent plus de 500000 € par an, on peut discuter d'une taxation.
Est-ce que du coup ça ouvre la porte à un compromis ? Mais enfin le compromis, il est possible il est possible. C'est alors j'entends tout le monde en ce moment qui dit "Oui, c'est vrai quand même, on peut réinsuffler un petit peu de justice fiscale." Bon, il y aura des discussions qui se passeront avec probablement le premier ministre avant l'administration de son gouvernement.
On ajoute, il faut aussi du pouvoir d'achat pour les catégories populaires pour les les bas salaires et le Nous, on a mis le seuil jusqu'à 1900 € net par mois. Euh, il faut du poids d'achat et j'ajoute, il faut quand même se garder un peu de marge pour investir. Un pays dans lequel on n'investit pas, c'est un pays qui ne peut aller que de carimilla.
C'està-dire que cette année, c'est comme ça, l'année suivante ce sera pire et l'année encore après ce sera encore pire. Et on ne s'en sortira pas parce que je rappelle que la question de la dette, c'est pas tant le volume de la dette que celle de la charge de la dette. Ce qui compte, c'est combien on rembourse par an. et pour et le le la charge de la dette, elle s'évalue en fonction de du produit intérieur brut.
C'est ça qui fait le volume de la charge la dette. Donc on a intérêt à avoir une charge de la dette qui ne berère pas notre capacité à créer de la richesse et on a besoin de se pré voilà, on est tous d'accord là-dessus. Après, toutes les questions qu'on se pose, c'est comment on crée de la richesse ?
Ça incontestablement. Nous pensons que pour notre part qu'on peut pas créer de richesse dans un pays qui est bloqué comme on l' aujourd'hui avec une crise sociale démocratique et de avec des gens qui considèrent qu'ils sont maltraités. En fait, c'est ça les Français de temps en temps, on est nous on est là, on a des beaux discours, bla.
Écoutons ce qu'on racontent les Français. Les Français disent "En fait, c'est injuste, on est maltraité, on souffre, on s'en sort pas et les autres en haut ils se gavent et ils s'en mettent pas dans les poches." Voilà.
Donc on n'avancera pas ni sur le plan démocratique, ni sur le plan économique, ni sur le plan social tant qu'on a'ura pas répondu à cette équation qui est bien plus simple que l'édition qu'on a là. Et donc si tout le monde se met autour de la table avec cette ambition, ça bouge à Matignon ? Ça bouge.
Ça y est, ça y est, ça y est. Ça a l'air de bouger au bout de de 50 minutes d'entretien. L'entretien qui qui a l'air de de prendre fin entre François Bairou et Sébastien Lecnu.
Voilà les deux hommes qui sortent après, je je vous le disais 50 minutes d'entretien. On va écouter leur prise de parole respective. François Bairou donc ancien premier ministre et Sébastien Lecnu qui vient tout juste de le remplacer à Matignon.
J'ai accueilli Sébastien Lecornu dans ses fonctions de premier ministre. Je lui ai souhaité la bienvenue et à ce moment il y a trois mots qui me viennent. Outre les mots de remerciement que j'adresse à l'équipe formidable que nous avons formé ensemble et avec qui nous avons très bien travaillé et comme vous savez plusieurs projets déterminants sont prêts que vous aurez à à revoir.
Euh le premier mot, je vous l'ai dit, c'est aider. Le verbe aider. Euh je ferai et je suis sûr toute l'équipe qui m'entoure fera avec moi tout ce que nous pouvons pour aider le gouvernement.
D'abord parce qu'on a une petite expérience des choses qui sont moins faciles qu'on ne croit euh et des et des des enjeux, des difficultés euh mais aussi parce que le moment pour la France est un moment très important, très exigeant, très dangereux et donc mon aide et notre aide vous êtes acquise à tout instant pendant les semaines, les mois qui viendront. Euh deuxème verbe, rassembler. Je ne crois pas une seconde que notre pays va rester éternellement dans les divisions, les injures, la violence, tout ce qui s'est exprimé ces temps-ci et qui est en réalité un handicap profond pour son avenir.
Et le troisème verbe, c'est inventer. Je disais, je ne crois pas qu'on va rester dans la division et je ne crois pas non plus que nous allons demeurer un pays dans lequel élus ou force politique vont continuer à prétendre que le réel n'existe pas, vont continuer à prétendre que non, on ne veut pas voir, on refuse de voir et que c'est à partir de là qu'on bât-il l'avenir. Je crois exactement le contraire.
Je pense que nous devons inventer le monde nouveau qui s'impose, qui va s'imposer, mais le faire à partir de la réalité. Et je suis persuadé qu'il y a des millions de Français euh qui ont envie de participer à cette reconstruction réaliste. Je crois profondément à l'idéal en politique.
Pense pas qu'on puisse vivre un engagement politique sans idéal, mais Jor dit ça beaucoup mieux que moi autrefois. aller vers l'idéal, il faut partir du réel. Et c'est ce réel là qui est qui a été, je crois pendant longtemps dissimulé et que les Français, je n'ai aucun doute, vont reprendre en main.
Je suis persuadé que au fond, c'est ça le moment qui s'ouvre. et donc aider, rassembler, inventer et on fera ça, monsieur le premier ministre avec vous. Merci beaucoup, monsieur le premier ministre.
Monsieur le premier ministre, mesdames messieurs les ministres, mesdames messieurs, je vais pas faire de grands discours puisque cette instabilité et la crise politique et parlementaire que nous connaissons commande à l'humilité, à la sobré été. Euh je remercie évidemment le président de la République pour sa confiance, mais je veux surtout non seulement vous remercier pour cette aide que vous me proposez et que je ne refuse pas et pour cause et surtout je veux saluer l'extraordinaire courage avec lequel vous avez défendu vos intimes convictions de militants et de citoyens jusqu'à cette dernière minute à Matignon et je crois moi aussi à une forme de justice qui fait qu'un jour tout cela sera reconnu et je le dis comme étant aussi votre cadet, monsieur le Premier ministre. La deuxième des choses, c'est dire aux françaises et aux Français qu'on va y arriver parce qu'au fond, vous venez de le dire, il n'y a pas de chemin impossible.
Il faut qu'on arrive à mettre fin au fond à ce double décalage, le décalage entre la situation politique et le décalage avec ce qu'attend légitimement nos concitoyens et nos concitoyens pour leur vie quotidienne, pour la situation économique et sociale, leur sécurité. Bref, ce pourquoi évidemment nous sommes missionnés et ce décalage entre la vie politique du pays et la vie réelle devient préoccupante et pas que celle que pas que pour celles et ceux qui gouvernent, pardonnez-moi, mais pour l'ensemble de la classe politique dans son intégralité. Et puis comme ministre des armées sortant, ce décalage entre la vie politique intérieure et la géopolitique globale, on l'a encore vu ces dernières heures.
On ne pourra pas continuer ce décalage éternellement parce qu'évidemment il nous rattrapera. Alors pour cela, va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions. J'aurai l'occasion d'y revenir.
On vient d'en parler très longuement tous les deux, mais je le dis aussi, il va falloir des ruptures et pas que sur la forme et pas que dans la méthode des ruptures aussi sur le fond. Pas de grand discours. Dès cet après-midi, je vais recevoir les premières forces politiques dans les tout prochains jours, les forces politiques et les forces syndicales et j'aurai l'occasion de m'exprimer prochainement devant les Françaises et les Français.
Monsieur le premier ministre, cher François, merci. Et voilà le gouvernement démissionnaires de François Bairou qui applaudit donc la sortie de l'ancien premier ministre qui va désormais quitter la cour de Matignon accompagné par son successeur Sébastien le Cornu qui vient donc de prononcer ses premiers mots en tant que nouveau premier ministre après un entretien de 50 minutes avec François Bairrou. Je voudrais évidemment euh vous faire réagir sur les premiers mots brève allocution hein du nouveau Premier ministre.
Euh humilité, sobriété, c'est ce qu'il a dit. On va y arriver. Un message d'optimisme et puis il a employé le mot que vous attendiez peut-être euh Laurence Rossignol mais Danogel les oppositions Andrea Cotarac le mot de rupture.
Qu'est-ce que vous pensez de ces premiers mots ? Ah ben je pense que le ce nouveau Premier ministre a le sens du teasing et euh qu'il a à m à 13h, il dit euh rupture. En fait, chacun euh ensuite euh entend ce qu'il veut entendre.
Euh tout le monde veut des ruptures. Euh est-ce que c'est une rupture avec la politique à laquelle il a lui-même participé euh depuis 8 ans ? Si c'est le cas, si c'est le cas, nous serions vraiment pas aimable de lui en tenir grif.
Voilà, s'il rond avec ce qu'il a fait lui-même, on va pas lui renvoyer qu'il l'a fait. Tant mieux s'il veut le faire. Donc maintenant, c'est dans les discussions qui vont s'ouvrir avec les différentes formations politiques, les présidents de groupe et cetera, qu'on va savoir ce que Sébastien Lecnu met dans le mot rupture parce que je pense que c'est un mot qui en ce moment est assez commun au vocabulaire politique mais qu'on y pas mais pas tous la même chose.
Mélanie Vogel, ce mot de rupture, est-ce qu'il vous laisse entrevoir un compromis possible ? Mais j'en sais absolument rien puisque au fond sur le contenu, il ne s'est rien passé. Euh François Bairou a fait euh une allocution un peu gênante où on n' pas compris euh la plupart euh des paragraphes en disant qu'il fallait inventer le monde nouveau qui s'impose à partir du réel.
OK. Euh et euh et Sébastien Lecornu qui est nommé pour la continuité annonce qu'il faut la rupture. Alors je ne sais pas de quoi on parle honnêtement.
Je je n'ai aucune idée de quoi on parle. Il n'a donné aucune indication quel type de rupture est-ce que c'est pas une main tendue aux oppositions depuis hier depuis sa nomination à 20h. Vous dites c'est la continuité du macronisme attendre ses deux mains le corn Emmanuel Macron c'est pareil là il dit rupture sur la forme rupture sur le fond.
Oui, mais les oppositions, il y a une opposition qui est représentée ici par monsieur qui est le Rassembl national et il y a l'opposition de la gauche et des écologistes que nous représentons. Mais niveau, et moi je sais bien qu'il a deux mains mais il va pas pouvoir tendre ses deux mains aux deux oppositions pour faire cette fameuse rupture. Il va falloir que ce gouvernement et le président de la République choisissent quelle alliance il va chercher dans les semaines qui viennent et elles ne sont pas compatibles.
Andrea Cotara, qu'est-ce que vous pensez des premiers mots du nouveau premier ministre ? C'était très bref. Hm hm.
Euh pour la simple et bonne raison, c'est que je le répète, les rapports de force ne changent pas. Le bloc central est minoritaire, les Macronistes ont été sanctionnés. Donc il n'a pas les marges de manœuvre pour établir, je parle en ce moment même en direct, un plan à voir.
Maintenant la rupture, ben c'est un mot un peu facile. Je crois que le peuple est la France est un peu fatigué par 8 années de macronisme, 8 années de division euh socialement, territorialement parlant. On est je crois très divisé, très affaibli.
Alors, monsieur B parler de rassemblement. Monsieur le cornu a parlé de rupture. C'est vrai que quand on a un président de la République avec 15 % de soutien, je crois populaire, il y a que le mot rupture.
Maintenant, qu'est-ce qu'il va mettre euh derrière ce mot-là ? Écoutez, laissons-lui un petit peu le temps aussi. Je suis assez pessimiste et dubitatif, je le répète, mais on va quand même lui laisser le temps euh de faire le tour, de rencontrer et de faire finalement ce qu'on fait les cinq euh premier ministres ces deux dernières années.
Et il va commencer he ses rencontres he il a dit commencer ses consultations notamment cet après-midi avec le socle commun, avec Renaissance Gabriel Atal et avec les LR qui seront reçus en milieu d'après-midi. Olivier Paco, qu'est-ce que vous souhaitez-vous qu'il mette derrière ce mot rupture ? Écoutez, son discours était un petit peu convenu, hein.
Quand on est sur les sur le perron de Matigan, c'est rare qu'on fasse un discours programmatique. Maintenant, outre la petite goutte de fiel qu'il a balancé à son prédécesseur en parlant du sérieux, on va devenir sérieux, on va devenir créatif, effectivement le mot rupure chacun technique très important. Oui, c'est c'est un peu cruel quand même.
Euh Ah mais les macronistes revendiquaient l'amateurisme. Toujours des que c'est vrai que ce terme rupture peut euh satisfaire tout le monde. Mais maintenant reste non bas hein.
Les mots c'est bien. Maintenant il faut les paroles actées entre guillemets. Il faut et là bah écoutez on attend.
Alors avec une vigilance bienveillante entre guillemets, moi je demande aussi c'est un discours qui est un petit peu à l'image de ce que l'on sait de monsieur le cornu savoir que c'est quelqu'un qui se dévoile peu, qui avance tranquillement. On verra bien mais voilà, personne n'a été froissé, personne n'a été séduit. Nous verrons et il en a appelé à l'ensemble de la classe politique pour mettre fin à ce qu'il a appelé le double décalage, le décalage entre la situation politique actuelle et et la vie réelle des Français et qualifie la situation préoccupante.
Vous partagez ce message en fait le alors oui et sa nomination est un symptôme extrêmement fort de ce décalage. C'est-à-dire que dans la société française, il y a une envie de justice et une envie de changement et que sa nomination est le symbole le plus symptomatique aujourd'hui d'une d'un mépris de ce besoin-là. Donc euh en fait, je veux dire, s'il est cohérent avec lui-même et qu'il souhaite mettre fin à ce décalage et engager des rupture, euh il devrait en tirer euh les conclusions et euh décider de ne pas euh diriger ce gouvernement.
Il peut tout à fait rompre avec les les années de macronisme qu' a derrière lui. Tu sais les êtres humains sont souples. Je crois pas qu'il a été nommé pour rompre avec le macronisme.
Oui, je pense pas qu'il a été nommé pour rompre avec le macronisme. Euh voilà, j'ai mes doutes. S'il nous propose donc pour vous rupture sur le fond, ça veut pas dire rompre avec le macronisme.
Ben écoutez, si la volonté du président de la République avait été de rompre avec le macronisme, euh je vois mal comment elle se serait exprimée en nommant son plus fidèle allié et euh son plus euh pur représentant. Euh je crois que si Emmanuel Macron avait compris le message démocratique que lui ont envoyé les Français, il serait allé vers l'évidence qui qui parle, je veux dire en ce moment, il est très occupé sur la salle internationale européenne et cetera, qui passe un coup de téléphone à ses homologues européens pour leur demander qu'est-ce que tu ferais dans ce cas-là. Je Ils vont tous lui dire "Bah, tu nommes quelqu'un du camp arrivé en tête pour charger de former un gouvernement." Bon euh il aurait fait ça si donc la rupture de la continuité dans la rupture de la continuité.
Moi je je sais pas ce que ça veut dire. Laurence signale un petit mot. Non non non maintenant on est on est impatient.
Moi, j'attends avec impatience les premières les premières rencontres, les premiers rendez-vous et qu'il nous dévoile un peu, qu'il se dévoile. Euh là, je dis là, il a fait du teasing, il nous a fait il il nous donne envie d'avoir la suite. Bah donc on la suite.
Voilà. Non, il nous donne envie d'entendre la suite. Voilà.
Merci beaucoup. Merci à tous les quatre. Merci d'avoir été avec nous pendant 7h30.
Vous le voyez, on va rester ensemble encore pendant quasiment 1 heure. Vous le voyez en direct sur ces images, Sébastien Lecornu, donc qui salue les membres du gouvernement des missionnaires de François Bairou dont certains sont peut-être conduits dans son gouvernement. On verra ça évidemment dans les prochaines heures, voir les prochains jours gouvernement dont il faisait évidemment partie.
Sébastien Lecornu, on va poursuivre cette édition spéciale, on vous le rappelle, hein, double actualité. Bienvenue si vous nous rejoignez en direct sur Public Sénat. Il est un petit peu plus de 13h.
On suit à la fin à la fois évidemment cette passation de pouvoir qui vient donc de s'achever entre François Bairou et Sébastien Lecnu. Et puis on suit également l'autre actualité, c'est-à-dire cette mobilisation du 10 septembre. euh mobilisation qui est donc en cours.
Ces mouvements bloquont tout qui ont lieu un peu partout dans le pays. On verra ça avec nos partenaires de la presse régionale et puis avec Quentin Calmet qui est dans les mobilisations à Paris. On va réécouter dans quelques instants Sébastien le Cornu.
Mais d'abord j'accueille nos éditorialistes qui vont analyser évidemment ce qui vient de se dire. Bonjour Michel Darmond, merci d'être avec nous. Michel éditorialiste politique à I24 News.
Bonjour Tam Tranui, merci d'être là, directrice adjointe de la rédaction de public sénat. Bonjour Émilie Zapfalski, merci également d'être avec nous, communiquante fondatrice de l'agence Émilie Conseil et bonjour Stéphane Vernet. Bonjour et vous êtes rédacteur en chef délégué pour Westfance à Paris.
Vous avez écouté, j'imagine attentivement Sébastien Lecornu, Michael Darmont, qu'est-ce que ça dit de ce que va être le premier ministre le Cornu, cette brève prise de parole qu'il a eu à Matinon à l'issue de son entretien avec François Baï ? Euh ça veut dire que il a le sentiment d'aller quand même vers l'incertitude, vers un peu vers l'inconnu. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il a vraiment très euh il a il a il a choisi pour plusieurs raisons de de concentrer de de restreindre maximum les euh euh ses propos.
En général, on a l'habitude un peu d'avoir déjà un jalonnement au moins les grandes pistes de d'un discours de politique générale ou et là on a bien entendu justement les mots sobriété, urgence, travail et donc en fait en réalité il a tout à faire parce que on lui a demandé en tout cas la feuille de route nouvelle supposée nouvelle et celle de de d'aller d'abord rechercher un accord donc politique avant de pouvoir composer un gouvernement. En réalité la la on n'est pas dans un début de de remanement. C'est ça qui est qui est nouveau.
On est d'abord dans la recherche d'un d'un accord politique. Enfin, ce que je rejoins surtout, c'est ce qui m'a beaucoup frappé, c'est bien évidemment aussi l'aspect sobre parce que en réalité, s'il avait vraiment dû dire ce qu'il pense l'un de l'autre, je pense qu'on aurait été sur une ambiance un peu plus chaude et un peu plus différente parce que personne n'oublie sur ce péron que François que François Berou a tout fait pour empêcher donc Sébastien Lecornu d'entrer à Matignon le 13 le 13 décembre alors que c'était pratiquement fait en disant am Macron c'était pas sérieux céit un courtisan que il n'a aucun poids politique évidemment il le sait. Donc euh voilà, lui si la France est n n'est pas bloquée aujourd'hui en concer la route pour Matignon c'est débloqué aujourd'hui pour effectivement pour pour Sébastien le cornu parce que le passif entre les deux hommes est quand même très sérieux et et d'où cette passation et Émilie on va peut-être avant de parler du fond analyser la forme la communication c'était très brève c'était pas extrêmement chaleureux entre les deux hommes vous la qualifiez comment cette prestation de pouvoir de poli républicaine un peu oui poli républicaine un peu froide on a vu aussi un même autour pas beaucoup d'émotions, quelque chose de très bref.
Même les applaudissements étaient un peu poussifs quand François Bairou a a terminé son petit discours. Euh c'est la seule chose un peu neuve qu'on peut remarquer, c'est qu'il était assez bref. Moi, je trouve quand même que sur la forme, Sébastien Lecnu, il a pu quand même balancer un petit tacle à son prédécesseur en disant "Il faut être plus créatif, il faut être plus technique, il faut être plus sérieux." C'est quand même assez fort he comme mot.
Euh donc il y a quand même cet aspect, je voilà, je distribue un peu. Mais sinon, c'est vrai que sur la forme et depuis le début hein, parce que sur X ces déclarations sont dans le même sens, notre nouveau premier ministre, il veut jouer l'humilité, il veut jouer, ça fait plusieurs fois aussi qu'il rappelle les préoccupations quotidiennes des Français. Euh il l'a rappelé là aussi, il l'a déjà fait sur X en disant il faut faire attention, on sent qu'il y a une attente forte.
Donc euh humilité oblige. Et euh dernier point, je pense qu'il est de bonne foi. Il veut essayer de travailler, il veut essayer d'aller vite justement contrairement peut-être à son prédécesseur.
Euh mais euh globalement on sait pas quelle marge de manœuvre il a. C'est un peu un clone d'Emmanuel Macron hein qui est aujourd'hui à la tête d'un gouvernement à venir. Quelle est la marge de manœuvre ?
Parce que ce matin, ce qu'il a dit ce midi, c'est de dire que il faut des ruptures. Donc le mot est fort mais il veut plutôt plus rien dire maintenant. Mais est-ce que tu as montré justement qu'il n'est pas un clone d'Emmanuel Macron ?
Moi ce qui m'a intéressé c'est qu' reproche les oppositions. Oui. Oui.
C'est qu'ils disent rupture sur la méthode, sur la forme, mais ça suffira pas. Il faut sur le fond. Mais est-ce qu'il aura la marge de manœuvre pour avancer sur le fond ?
Pour moi, c'est la seule question qui est valable là-dessus. Est-ce que ils sont capables d'avancer et d'avoir une inflexion sur cette politique pour pouvoir faire entrer dans la danse d'autres partis politiques ? C'est la seule question qui est importante aujourd'hui.
Tam, qu'est-ce que ce discours il dit de Sébastien Lecornu ? Ah ben il dit que c'est quelqu'un de pas bavard, que c'est quelqu'un qui est dans dans l'efficacité. C'est ce qu'on lui connaît.
C'est quelqu'un qui est quand même resté euh très discret au gouvernement alors que tout de même il est ministre depuis 2017 et qu'il a gravi tous les échelons depuis secrétaire d'État en 2017 jusqu'à ministre des armées. Un poste stratégique hein notamment depuis la guerre en Ukraine. Donc ça dit quand même quelque chose de de de Sébastien Lecnuier de la façon dont il veut exercer ce poste dont il a bien sûr reconnu la fragilité.
Euh je trouve aussi que euh si on compare un petit peu avec les passations qu'on a eu dernièrement, euh on voit que effectivement il s'est adressé une vacherie mais enfin c'était quand même pas euh Michel Barnier Gabriel Atal hein, si vous vous rappelez, il y avait quand même une autre personnalité. On avait senti vraiment Michel Barnier qui avait envoyé avec son flegme britannique et sa vacherie qu'on a découverte ensuite dans sa façon de de s'exprimer, voilà, qui avait vraiment renvoyé Gabriel Atal dans les cordes. On n'est pas du tout là-dedans, il y a quand même un certain respect des des conventions et cetera.
Ce qui nous intéresse, c'est qu'il a tout de suite parlé des consultations. Les consultations, c'est qu'elles commencent dès cet après-midi. Elle commence avec le socle commun, LR à 15h30, horizon 17h30, Renaissance à 14h30.
Pour l'instant, on ne sait pas quand est-ce que vont avoir lieu, ça doit avoir lieu dans les prochains jours pour les oppositions, les représentants syndicaux. C'est quand même là qu'on va rentrer dans le dur et qu'on va voir s'il va arriver à faire autre chose que des consultations pour la forme mais réellement céder sur le fond. Et on sait que notamment les oppositions, elles entendent monayer la non censure extrêmement chère.
Ouais. Un un premier mot Stéphane, une première impression. Euh qu'est-ce que qu'est-ce que vous vous êtes dit quand vous avez écouté Sébastien le Cornet ?
Alors moi je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit. plusieurs choses et très vite puisque c'était court, je vais faire cours. Euh alors euh c'est effectivement c'était pas tendu comme la passion de pouvoir entre Gabriel Atal et Michel Barnier mais en même temps c'était pas non plus euh Youlabou amusons-nous Feville.
Voilà. Moi, je retiens deux choses qui me paraissent effectivement essentielles. La première c'est qu'on a un François Baou qui dit qui qui met trois verbes sur la table aider, rassembler, inventer.
Ça veut dire qu'il est dans un état d'esprit où le modem reste dans le socle commun. Je vous rappelle qu'il avait fait du chantage au président de la République pour avoir le poste. Donc il est plus du tout dans ses tê ses têes d'esprit.
Et c'est une façon de dire aussi à Sébastien Lecnu, nouveau premier ministre, n'oublie pas de prendre des ministres modes dans ton gouvernement. Donc voilà, ça première chose et deuxième chose effectivement le point essentiel c'est la question de la rupture parce qu'on nous annonce un premier ministre de rupture avec un changement de méthode. Alors le changement de méthode le président de la République l'a dit 45 63 fois depuis 2017 il s'est jamais rien passé où il a essayé des nouvelles méthodes qui n'ont qui n'ont abouti à rien.
Par contre ce qui est l'attente et la demande qui est très forte aujourd'hui, elle est sur un sur une rupture sur le fond. Or là, on a un premier ministre qui dit qui s'engage à une rupture sur le fond. Maintenant, il faut voir ce que ça va donner.
Juste, j'ajoute un tout petit truc. Il y a dans la liste qui a été faite des du socle commun, des consultations, il y a les républicains. Ce qui est intéressant, c'est que les Républicains disent "Nous, on veut continuer, on est prêt à continuer avec un nouveau gouvernement" à une condition, c'est qu'il y a un accord de gouvernement.
Ils ont été très clairs là-dessus et ça je pense que ça va complexifier les choses et ça va changer beaucoup la donne. C'est-à-dire que jusqu'à maintenant, on avait des ministres LR qui participaient au gouvernement mais sans avoir une adhésion pleine et entière de LR à ce gouvernement et donc un positionnement très particulier dans au sein du socle commun et on l'a vu au moment du vote de confiance avec un certain nombre de de de des députés LR qui ont voté contre qui ont voté la défiance ou qui se sont abstenus et s'il y a un accord de gouvernement qui se négocie pour poursuivre ça veut dire qu'on on revient à la même base que la précédente et même plus fermée et je pense que là ça va être ça va Ça va être ça risque d'être une cause de de ça peut être un ça peut être à l'origine d'un certain nombre de problèmes et de difficultés dans la négociation avec d'autres forces politiques notamment la la gauche, le PS, les écolos voir les pequer un cap parce que si effectivement il y a une exigence d'accord de gouvernement alors jusqu'à jusqu'à présent effectivement et l'air sont venus en particulier c'est ce que disait toujours Bronillot on s'est sacrifié pour empêcher la gauche de gouverner quelque part donc on a on a rejoint une macronique on aime pas mais c'était parce qu'il fallait empêcher la gauche d'arriver au pouvoir là maintenant c'est différent effectivement ça veut dire que si on reste ou si on vient on vient parce que on considère que nos intérêts sont aussi représentés et donc il faut un pact un accord de gouvernement et si il y a cette condition là qui est mise en avant ça veut dire que ça peut aussi inciter un changement de cap et peut-être faire comprendre ce qu'il y a derrière ce terme pour l'instant mystérieux rupture sur le fond parce qu'il y en a il y en a deux un de rupture sur le fond possible hein parce qu'il y a a bon il y a le cabotage politique de petit accord avec petite négociation et ça passe mais il y Finalement après il y a deux a simplement deux directions où il y a un accord avec la gauche où il y a l'Union des droites avec le RN et de ce point de vue-là on verra de quel côté tombera la pièce. Politiquement parlant on peut supposer que travailler avec la droite peut convenir en tout cas ça peut être une inclination de la part de Sébastien Lecornu mais les les consultations vont commencer et il y aura un accord de gouvernement à la fin.
Donc ça veut dire que il y aura un côté ou un autre qui sera euh au fond la matrice politique nouvelle. Juste un élément de détail par rapport au parcours de Sébastien Lecnu. 2018, c'est lui qui organise entre autres le grand débat national après enfin au moment des gilets jaunes avec Emmanuel Vargon qui était à l'époque à la transition écologique, lui était collectivité territoriale.
C'est intéressant quand même parce que c'est resté comme un trauma finalement les gilets jaunes. Le grand débat a permis à Emmanuel Macron de s'exprimer pendant des heures, on s'en souvient, et a permis de calmer un petit peu cette colère. Est-ce que justement Sébastien le Cornu dans ces termes et dans cette envie toujours de de parler des préoccupations quotidiennes des Français et de cette colère, il y a pas un peu ce trauma qui est inscrit et de se dire attention si on n'est pas vigilant en plus aujourd'hui on est en plein blocage social, on voit qu'il y a des petits incidents ici ou là le 18 septembre il y a encore des manifestations et des graves annoncés.
Voilà, il a peut-être cette fibre aussi qui est intéressante. Et Émilie, puisque vous vous parlez he de cette mobilisation sociale, effectivement, je le disais en double actualité dont ce mouvement bloquou du 10 septembre conçu également dans cette édition spéciale. On sera dans quelques instants avec Antin Calm du côté du mouvement à Paris.
Mais d'abord, on va voir comment ça se passe dans nos régions. On va aller à Nant, on retrouve Bruno Geoffro. Bonjour Bruno, merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef à Pressocéan.
Bruno, quelle est la situation du côté de Nant ? Est-ce qu'il y a des points de blocage ? Non.
Euh on n'est pas aujourd'hui dans une situation où tout serait bloqué. On n'est pas davantage dans un territoire où où se déroulerait en ce moment un déchaînement de violence. En revanche, oui, il y a une il y a une mobilisation qui est comme attendu assez diverse, disparate, qu'on a du mal à suivre, qui a commencé très tôt dans la nuit euh avec autour autour de l'aéroport une opération de de tractage comme attendu aussi des d'autres regroupements se sont déroulés autour de 6h sur des points stratégiques autour de la la métropole nantaise, notamment par exemple au pont de cheviré euh qui est en jambe la Loire sur une de fois trois voix.
Ceci étant dit, les forces de l'ordre étaient déjà très présentes et en nombre et à cette heure-là, les manifestants n'était pas suffisamment nombreux pour que vraiment des blocages s'installent. Donc tout le monde a convergé dans le centre de Nantes. On a cette situation là aujourd'hui entre des moments où on a des cortèges qui se mettent en place, d'autres endroits où des agoras se se déroulent, des petits regroupements à droite à gauche, il peut y avoir quelques charges de CRS, il y a des lacrimaux qui peuvent être lancés, mais on n'est pas dans une ville qui pour l'instant est complètement bloquée.
Non, pas du tout. Et vous le disiez hein, des des manifestations difficiles à suivre. Est-ce que vous arrivez à à cerner Bruno le profil des manifestants et est-ce que vous avez pu en rencontrer ?
Qu'est-ce qu'ils vous disent ? C'est divers. D'abord, ce sont les manifestants à visage découvert.
C'est ce qu'il faut dire hein, c'est qu'on n'est pas on a pu connaître ça nous à Nant. Il peut y en avoir, il y en a dans les cortèges mais on n'est pas face essentiellement à des manifestants qui sont équipés, qui sont cagoulés et qui sont prêts à la confrontation. On est avec des gens qui qui qui manifestent visage découvert qui sont retraités.
Euh on a eu beaucoup de syndicalistes, d'anciens gilets jaunes, des lycéens se sont mobilisés, il y a eu des des des établissements qui pendant un certain temps ont pu être euh bloqué. Euh et des gens qui tiennent un deux discours qui d'ailleurs peuvent peuvent euh s'associer à la fois discours de témoignage, de difficultés de la vie, du coup de la vie et des inégalités sociales et puis un discours plus politique euh sur l'impasse politique et la responsabilité du président de la République. Merci beaucoup.
Merci Bruno d'avoir été avec nous pour nous parler de ce mouvement bloquou mouvement qui a lieu aujourd'hui du côté de Nant. On regarde la une de presse océan, une journée sous haute tension et puis on va voir comment ça se passe dans la capitale à Paris où on retrouve Quentin Calmé. Bonjour Quentin.
Vous suivez ce mouvement depuis le début de cette émission dans différents endroits. Quel est le profil des manifestants que vous rencontrez déjà regarde, on peut dire que l'ambiance ici elle est bonne enfant, place de la République avec beaucoup de jeunes dans une odeur de fumigène et avec des bruits de tambour et des CRS à distance qui observent toute ce rassemblement mais sans grande tension pour l'heure. La très grande majorité des personnes réunies ici ce midi Oriane, ce sont des militants de gauche.
On a vu des slogans pour le droit au logement pour et bien défendre les sans papiers également des drapeaux de la Palestine et des appel à lutter contre les Antifas avec régulièrement des slogans appelant à la démission d'Emmanuel Macron. Mais un point commun à tous ces manifestants, c'est la colère. On a aussi croisé quelques gilets quelques gilets jaunes.
Écoutez une de ces gilets jaunes ce matin. Moi, je viens pas pour bloquer. Nous, on vient de manière pacifiste comme on le fait.
Comme je dis euh les gilets jaunes là dernièrement, il y a plus il y a plus d'échauffé, on casse rien et tout. Donc on vient de manière pacifique et ludique euh pour manifester notre mécontentement. On aimerait effectivement que les ultra riches soient beaucoup plus taxés et participent participent davantage plutôt qu'aller demander de plus en plus à voilà à ceux qui qui gagnent le moins, à ceux qui ont des petites retraites, à ceux qui n'arrivent pas déjà à finir leur fin de mois.
Voilà le rassemblement de ce matin qui se tenait devant l'hôpital Tenon où certains syndicats sont déjà mobilisé à l'image de la CGT. Ils sont mobilisés dès aujourd'hui avant même hein. La grande et bien réunion de tous ces syndicats appelle à manifester la semaine prochaine.
Écoutez cette responsable de la CGT pour les hôpitaux parisiens. Il y a quand même une prise de conscience réelle sur ce qui est annoncé sur le plan du gouvernement et quand bien même il y a un nouveau premier ministre. Nous on aimerait se faire entendre sur le plan de la santé.
C'est pas possible. Les doublements de franchise, des consultations, des examens médicaux, les jours fériers, la 5e semaine de congé payés. Je veux dire à un moment donné, il faut comprendre les soignants, on leur doit 2500000 heures supplémentaires alors qu'on a mis tout le monde en 12h et en plus maintenant on nous annonce de nous enlever des repos.
Donc là, je pense que la coupe est pleine. Voilà. À noter, on a noté quelques parlementaires, on a croisé quelques parlementaires insoumis, écologistes ou encore communistes ce matin dans ces rassemblements.
Orian, merci beaucoup. Merci Quentin d'avoir été avec nous. Vous suivez ces ces rassemblements du 10 septembre dans la dans la capitale.
Stéphane Sébastien Lecornu, il prend ses fonctions dans un contexte politique compliqué mais aussi dans un contexte social tendu. Oui. Alors c'est ça c'est une des surprises.
Moi je pensais pas que le le président de la République le nommerait avant le la journée du du 10 septembre. Bon, apparemment c'est une donnée qui qui l'a qui l'a écarté, qui lui posait pas qui lui posait pas problème. Euh et vous le voyez comment ?
Comme une volonté de passer où cette colère sociale ou ou pas du tout ? Je je pense qu'il considère qu'il y a pas de collégélation et que c'est voilà, ce sont deux choses complètement indépendantes. Il y va.
Euh le fait qu'il est nommé Sébastien le Cornu très rapidement aussi, je pense que ça montre crique très clairement qu'en fait il avait fait son choix, il s'y préparé depuis assez longtemps je pense et que donc il n'y a jamais eu le début d'un soupçon d'un commencement de rapprochement avec la gauche he puisqu'il y avait l'idée d'un d'un premier ministre qui serait qui aurait pu venir de d'érites espoir que que couvaient les socialistes et cetera, mais je pense qu'ils se sont fait ils se sont fait des films. Après, oui, Sébastien Lecnu arrive dans un contexte social compliqué, mais pour l'instant cette journée du 10, en fait, il y a une enfin j'ai pas le sentiment, j'ai pas l'impression que la mobilisation soit aussi forte que ce que pouvait redouter François Baïou à un moment ou de ce qu'on ce qu'on nous annonçait. Il y a il faut quand même se rappeler qu'il y a une partie du mouvement à l'origine qui était motivée par le par le budget qui était rejeté par beaucoup de gens.
À partir du moment où le Premier ministre tombe, son projet de budget tombe aussi. Et je vais vous dire le le l'argument qui qui a crispé énormément de gens et qui a ajouté énormément de colère à tout ça et dans tous les cas de la suppression de 2 jours fériers. Et je peux vous annoncer que c'est fini, il y aura pas de suppression de de jours fériers. parce que les républicains n'en veulent pas, personne n'en veut en fait.
Donc je pense qu'il y a aussi pas mal de gens qui qui ont compris que ça c'était c'était plié, enterré et qui finalement se sont peut-être pas sont peut-être pas descendus dans la rue en attendant voir comment les choses vont tourner. Ah, un petit mot parce que vous avez des chiffres réactualisés he de la part du ministère de l'intérieur sur cette mobilisation du 10 septembre. Oui, puisque d'ailleurs Bruno Rotaillot n'était pas à la passation euh ce midi, mais il était justement à Bova pour suivre euh les événements.
Il sera reçu tout de même cet après-midi par Sébastien LCUM comme président DLR. Et donc nous avons quelques chiffres. Il y a eu euh à 13h 295 interpellations dont euh 171 à Paris.
Bon, je vous je ne vous donne pas tout mais 106 actions de déblocage euh et 105 incendies de voie publique. Euh à 11h avait été recensé 430 actions, 273 rassemblements, 157 blocages réunissant 29000 participants. Ça paraît quand même en dess de ce qui était annoncé hier. mémoire et on va pas comparer ce qui est pas comparable parce que ça ça de fait ça n'a rien à voir mais je vous rappelle que la première journée, le début du mouvement des gilets jaunes, il y avait 2000 points de rassemblement et il y avait 350000 personnes qui qui participaient une vic et une victime de le premier jour avec une une femme qui est morte sur un barrage renversé par une il n'est que 13h il n'est que 13h mais qu'est-ce que ça ce qui est intéressant c'est qu'effectivement ce qu'on vient d'entendre c'est cet égrainage depuis ce matin très tôt d'ailleurs de la part du ministère de l'intérieur des interpellations tion euh veut montrer d'abord que il s'agit là d'un mouvement essentiellement au fond qui se distingue essentiellement avec de du trouble à l'ordre public, montrer évidemment l'efficacité des des forces de l'ordre qui sont là et qui agissent et quelque part dévitaliser la force sociale qui qui qui pourrait être voilà souhaité parce qu'on voit bien qu'effectivement à chaque fois les les rassemblements eux-mêmes sont pas très très forts.
Pour l'instant, c'était le début, c'est c'est toujours le premier jour, on l'a dit plusieurs fois, ce mouvement a une grande viralité. Il fallait maintenant vérifier sa réalité. Donc c'est aujourd'hui ça commence, il y a ça peut monter en gamme.
Mais en tout cas les différences qu'on avait déjà souligné avec les gilets jaunes sont maintenant euh patentes. C'est-à-dire que les gilets jaunes c'était aussi c'est c'est cristallisé autour d'un dispositif public de politique publique, c'est-à-dire une taxe sur le diesel et qui a a immédiatement cristallisé, rassemblé et s'est étendu en nombre de chocs au sein de population qui se sentaient totalement abandonné par l'État. Là, on n'est pas on n'est pas sur ce ce cas de figure.
On est sur une colère effectivement, on l'a dit, lié un projet de budget qui est largement maintenant amendé, un premier ministre qui était désigné qui n'est plus là. Et ça fait d'ailleurs quelques jours d'ailleurs que dans les sondages, on voit d'ailleurs le soutien baissé à ce à ce mouvement. L'arrivée des partis qui ont tout de suite mis leur armature politique et partisane, en particulier la France insoumise sur ce mouvement, je pense vont ne lui font pas du bien en réalité.
Alors, comment les les élus locaux vivent cette situation à la fois politique et sociale ? On va poser la question à l'un d'entre eux. Bonjour Alexandre Tousé, merci beaucoup d'être avec nous dans cette émission.
Vous êtes maire de Sainton, vice-président, délégué à la sécurité et à la prévention au conseil départemental de Laisson. D'abord, la situation politique. Alexandre Tousé, vous avez entendu, j'imagine, les premiers mots du nouveau premier ministre Sébastien Lecnu.
Qu'en avez-vous pensé ? Bah, il a raison de dire que il faut dépasser cette situation de blocage. Alors, évidemment, les élus locaux ont conscience que la vie politique nationale est nettement plus partisane que la vie locale.
Mais néanmoins, nous dans notre quotidien, dans nos communes, dans nos départements, dans nos intercommunaités, on vit le dialogue, on arrive à monter des consensus, on prend des délibérations ensemble. Donc c'est vrai que les îles locaux sont en attente euh j'allais dire d'une dimension raisonnable et que les les différents partenaires politiques, les partis politiques, les membres du gouvernant se mettent à discuter pour cheminer comme on le fait euh dans 95 % des délibérations que l'on passe dans nos communes. Et sur la la situation sociale, évidemment, on avait envie de vous entendre sur cette journée de mobilisation puisque je rappelle vous êtes chargé de la la sécurité et de la prévention au conseil départemental de l'essonne.
D'abord un mot, comment se passe ce mouvement bloc contou dans votre département ? Écoutez, j'ai j'ai des faibles retours mais il me semble pas sur la boucle des mères qu'on ait des choses extraordinaires à l'heure. Après, ça peut évoluer très très rapidement mais j'avoue, j'ai une activité procée à la mi-temps et je suis à Paris, donc j'ai quelques retours mais mais très faible pour l'instant.
Après, c'est vrai qu'il faut être vigilant. On a connu des mouvements sociaux qui ont pu avoir des dynamiques différentes dans le temps, commencer très doucement et s'amplifier, parfois être très fort et se calmer. On peut avoir lors d'une opération de de matin lors une difficulté.
Euh je pense qu'il faut avoir faut être très prudent. Je pense que ce soir, on en saura plus sur comment la dynamique peut ou pas s'inscrire dans le temps. Mais vous êtes inquiet, vous êtes inquiet de ce que peut devenir ce mouvement dans le temps.
Il y a une prochaine journée qui est annoncée le 18 septembre. Est-ce que ça suscite des inquiétudes chez vous ? Alors, ça suscite des inquiétudes parce que au-delà du mouvement et au-delà des faits, euh au-delà des des destructions et cetera, ce qui est ce qui est important quand on est engagé dans la vie publique et dans la vie politique, c'est de répondre au aux inquiétudes, euh répondre au aux souhaits, aux attentes de de nos compatriotes.
Et c'est vrai que la difficulté de ce mouvement, c'est que effectivement, il y a un parti politique qui s'en est emparé mais un petit peu au dernier moment et c'est quand même extrêmement composite, même si on l'air de dire que voilà, il y a une composante d'ultra gauche, mais vous allez à la fois ceux qui veulent tout casser, tout renverser, bon cela on aura des difficultés à à leur donner raison et à cheminer avec eux, mais il y a aussi des inquiétudes mais qui sont très très éparces, très diverses et je pense que toute la difficulté mais qu'on avait déjà connu chez les gilets jaunes, C'est dans un cadre budgétaire extrêmement restreint, extrêmement contraint, euh dans un cadre politique nationale extrêmement divisé. Comment on peut avoir un agenda politique qui permette au fur et à mesure d'apporter au moins un début de réponse à ces attentes ? Et c'est là toute la difficulté quand on a des mouvements sociaux qui sont spontanés avec des revendications un peu éparpillées, avec une structuration faible qui passe par les réseaux sociaux, c'est comment le pouvoir politique peut y répondre en parfois en ayant une réponse de pause simplement en disant voilà c'est possible mais mais sur un centre d'années ou cheminer vers des réponses plus ou moins rapides. toute la difficulté à mon avis que que va rencontrer le gouvernement pour pouvoir essayer d'apporter des réponses sociales parce que la réponse sécuritaire doit doit exister mais elle peut pas suffire.
Mais qu'est-ce que vous attendez là-dessus Sébastien Lecornu ? On l'a dit, il doit rencontrer les partis politiques. Il commence cet après-midi par le socle commun.
Il a dit qu'il commencerait ses consultations. Est-ce que vous l'appelez à rencontrer très rapidement les élus locaux ? Bah je Oui, les hues locaux sont structurés en association nationale et la région de France, il département de France, il y a l'association des de France.
Je pense que c'est à la fois les les partis politiques, ça me semble évident puisque la rupture aujourd'hui est liée à la désorganisation de l'Assemblée nationale. Donc il faut voir si les groupes politiques de de l'Assemblée nationale sont disposés malgré la proximité de l'élection présidentielle qui rend un peu fou et un peu dame tout le monde. Est-ce qu'ils sont disposés à à cheminer et à faire avancer une idée et de se dire qu'un compromis c'est aussi à faire avancer 30 ou 40 % de ces propositions ? peut-être pas 100 % mais au moins 30 ou 40 % ou est-ce qu'il reste dans un dans dans un dans un mode de pensée qui est uniquement tourné vers l'élection présidentielle et tout le monde est dingue et tout le monde fait des clashes pour répondre à à l'urgence de l'élection présidentielle et puis euh comme vous disiez les élus locaux mais aussi les entreprises, les associations, je pense qu'on a besoin d'ouvrir ce dialogue pour avoir un agenda jusqu'à l'élection présidentielle Et je pense que le pays, sans être totalement naïf, hein, je vois qu' qu'il est fracturé, qu'il a des divergences profondes, mais je pense que sur un sombre de sujets, on peut avoir des préoccupations partagées.
Je pense que la réindustrialisation du pays, je pense que le réhaussement éducatif, je pense que la sécurité, ça peut être des enjeux qui sont partagés autant par la gauche que que par la droite. On sera peut-être pas d'accord sur le montant des économies à réaliser, mais voyez sur le réhaussement éducatif, je pense que tout le monde comprend que il va falloir faire quelques petites choses sur la réindustrialisation, sur l'emploi des jeunes, sur l'emploi des seniors. Il il y a quelques sujets qui peuvent être partagés.
Merci beaucoup. Merci Alexandre Tousé d'avoir été avec nous. Mire de Sainton, vice-président du conseil départemental de l'essonne, merci d'avoir été avec nous.
C'est un petit mot parce que ses élus locaux Sébastien Lecnu, il les connaît bien, il en a fait partie du bah il est effectivement un élu local he ça fait vraiment partie de son ADN. On a beaucoup dit que c'était un clone d'Emmanuel Macron. Ce qu'il différencie et ben c'est toute une carrière d'élu local.
Il a commencé d'abord comme conseiller de Bruno Lemire et du coup il s'est ancré dans l'heure. Il a été élu à 27 ans, maire du Vernon avant une année plus tard d'atteindre et bien la présidence du conseil départemental et puis la même été élu à 34 ans sénateur de l'heure, il est d'ailleurs toujours sénateur hein, c'est un petit peu euh sa route secours hein si peu voilà mais une journée si son aventure ministériale se termine et bien en tout cas il a toujours la possibilité jusqu'en 2026 d'être sénateur et puis on va peut-être juste préciser parce qu'il a été élu sénateur en 20 il est tout de suite il était tout de suite au gouvernement il était déjà au gouvernement il resté voilà il est resté ensuite et donc il a c'est sa suppléante aujourd'hui qui siège Nicole Duranton pour l'histoire et donc on l'a dit quand même c'est aussi en tant qu'U local qu'il a réussi à organiser la première étape du grand débat grand de route c'était dans l'heure c'était chez lui c'était avec des maires des maires qu'il avait qu'il connaissait qu'il avait casté c'est aussi lui qui a eu l'idée dans cette organisation des cahiers de doléances qui ont peut-être servi à caler des armoires Mais néanmoins et ben à l'époque ça a été quand même ce qui a permis à Emmanuel Macron de retrouver de l'oxygène dans la crise. Donc est-ce qu'il va réussir à retrouver cette capacité bah de sortie de crise de réaction de renouer des liens avec des élus locaux ?
On va avoir là toute une séquence avec tout tout au long du mois de novembre cette séquence avec les les élus locaux qui se retrouvent en congrès bien sûr les municipales. Bon, ça peut faire partie en tout cas de l'équation et tout ça ça dessine en creux pardon vraiment un portrait au fond paradoxalement assez différent de d'Emmanuel Macron parce qu'on narrête pas de dire qu'effectivement c'est un proche d'Emmanuel Macron mais en réalité dans son dans son mode de fonctionnement dans sa pratique de la politique dans son rapport à la société dans son dans dans sa conception des des des des corps intermédiaires, il est aux antipodes d'Emanuel Macron de ce point de vue-là dont on sait que lui justement il pâtit et et son sap popularité en atteste de de du fait de pas avoir su capter le corps social d'une manière générale. Donc c'est c'est c'est en ça que c'est étonnant parce qu'on on dit voilà c'est le plus fidèle mais peut-être pas le plus ressemblant et de ce qu'il a peut-être une quelle marge de manœuvre par rapport à la feuille de route qui peut ce sera autre chose et les socialistes aussi vont vouloir se vendre très cher. tout le monde va mettre le prix le plus cher.
Mais en terme de je dirais de matrice politique, c'est différent. C'est c'est moi je voudrais revenir sur le ce que disait Alexandre Toussé Toué et et ce qui se passe dans la rue actuellement. Moi je suis un peu plus inquiète quand même si en effet il y a pas le nombre, pas la violence et cetera parce qu'on voit qu'il y a des revendications différentes.
Il y en a qui traitent les responsables politiques d'irresponsables, qui sont contre l'instabilité politique, d'autres qui ont des revendications sociales. On a parlé du budget aussi. Il y a plein de revendications différentes avec des solutions différentes.
On entend taxation des plus riches euh AME donc l'immigration responsable. En fait ça voilà, il y a il y a une espèce d'agrégation de colère qui sont très très différentes, qui sont très inflammables. Et pour le moment et là où Alexandre Tousé a raison, c'est qu'on y répond pas du tout.
Et là encore une fois avec la nomination de Sébastien Lecornu, même si en effet il a un profil différent, c'est la continuité. C'est-à-dire, vous râle, vous en avez marre, on respecte pas tellement votre vote, y compris aux élections législatives, mais c'est pas grave, on continue sur la même voie et on s'en fiche. C'est c'est rien ne bouge, hein, rien ne se passe.
C'est pas grave, du septembre comme ça, on peut être surpris. Oui, on peut être surpris. Oui, on peut être surpris en on n jamais à l'abri d'une bonne surprise.
J'y crois pas trop mais quand même. Je veux dire, c'est que le trauma des gilets jaunes et c'est intéressant que Sébastien Lucnu est dans la sauce à ce moment-là, c'est que ce qui a fonctionné, c'est triste de le dire et moi je je déteste ça, mais c'est la violence. Quand Emmanuel Macron a met plus de 10 milliards d'euros sur la table, c'était au lendemain des attaques de l'Arc de Triomphe.
Donc attention à cette colère qui vient de plein d'endroits différents, on n'y répond pas. Le gouvernement euh successivement et le président a décidé de ne pas y répondre, de ne même pas la voir. C'est exactement ce qui s'est passé au gilets jaunes jusqu'à ce qu'il se rendent compte que c'était euh inflammable.
Ça risque de monter monter monter. Euh il y a le 10, il y a le 18. les syndicats rentrent plus dans la danse parce que aujourd'hui ça a en effet été cannibalisé par la France insoumise.
Donc beaucoup ça a découragé beaucoup de personnes. Mais attention, moi je pense que cette colère, elle est pas prête de prendre fin et en effet tout ce qui va se passer, l'ouverture ou pas, moi je j'ai l'impression qu'il y a pas tellement d'ouverture qui est possible mais ça risque d'être d'avoir des conséquences assez fortes. Stéphane, je suis complètement d'accord avec Émilie Zapaski.
En fait le le vous utilisez tout à l'heure un terme qui moi me paraît intéressant, c'est quelle est sa marge de manœuvre réelle ? En réalité, Sébastien Lecornu, il a pas le choix. Il va être contraint de de s'engager réellement dans une politique de rupture sur le fond comme il vient de le dire.
Il a pas le choix parce que si vous voulez, il y a effectivement cette cette ce sentiment de déni sociale et cetera qui monte fort. Donc il y a la il y a le marqueur des deux jours fériers, ça c'est déjà enterré mais je pense qu'il va être contraint à un moment de de faire un pas vers la taxation des des plus riches. Alors peut-être pas la taxe Zucman.
Voilà, je suis pas sûr que le président de la République le veuille. Mais il est obligé à un moment d'être dans une rupture par rapport à par rapport à d'aller vers plus de justice sociale, ce qui est très fortement demandé par la gauche et pas que par la gauche. Donc il est obligé de faire un geste sinon ça ne passera pas.
C'estàd qu'il passera pas la rampe, il sera censuré de toute manière. Voilà, sa difficulté ça va être de de trouver une formule qui soit compatible avec les alliés républicains. Voilà, c'est tout.
Mais je je veux dire, je pense qu'il a pas le choix parce que encore une fois sinon ça passera pas la rampe. Et pour terminer euh ceci mise à part, Sébastien Lecornu, il il est peu connu du grand public mais il case il coche plein de très bonnes cases entre guillemets. Euh c'est-à-dire que déjà, je vous rappelle que ça la sa profession de base, ça a été rappelé par par TAM, c'est conseiller en communication, ce qui a très cruellement fait défaut au premier ministre précédent.
ça il sait faire mais il vient des Républicains sans avoir été pour autant euh considéré comme un traître à la cause par son par le par son par son ancienne famille contrairement à d'autres dont je citerai pas les noms mais euh il est toujours resté très en phase et euh c'est je vous rappelle aussi que c'est le ministre euh c'est le seul qui soit là depuis 2017 gouvernements et c'est le seul à avoir fait tous les gouvernements depuis 2017 et il est passé minè est-ce que c'est un point positif d'incarner mais si si mais alors c'est dur d'incarner la rure mais là où c'est très positif si vous voulez c'est qu'il est passé par des ministères qui sont quand même très intéressants et dans lesquels il a il a il a laissé que des bons souvenirs. Je veux dire transition éc il était secrétaire d'état à la transition écologique. Je pense que ça c'est un sujet qui est il a été ministre chargé des collectivités locales.
Donc en fait, il y a il y a il parle à tous les élus du pays, leurs associations et cetera qui qui savent très bien qui il est, qui le connaissent et il est identifié très clairement comme un un des ce qu'il est hein maire de Vernon comme président du conseil départemental de l'heure enfin c'est c'est pas c'est pas c'est pas juste pour la galerie, c'est il est vraiment ancré dans les territoires. Euh et il a été ministre des des outresemites et ça s'est très bien passé. Et donc je pense que c'est aussi intéressant de le rappeler parce que ça parle à plein de gens et ministre des armées où il avait un poste où il était on le voyait peu mais il a fait un un vrai travail notamment à l'international.
Donc en fait il ce il coche toutes les bonnes cases. Le seul problème qu'il a si je peux me permettre c'est qu'en fait je pense que Sébastien Lecornu aurait été le premier ministre idéal il y a 9 mois avant que François Baou lui pique la place. Alors c'est vrai qu'il a plus difficile aujourd'hu c'est vrai qu'il a pas fait beaucoup de quak parce que comme il a pas beaucoup pas beaucoup parlé de ce point de vue là il est tranquille et donc il peut apparaître comme quelqu'un de neuf relativement mais il est vrai que son parcours ministériel lui donne à la fois de l'expérience et et un réseau un réseau multiple.
Euh la question maintenant effectivement de savoir euh comment il va euh au fond cristalliser tout cela, cette expérience multiple et cette ce sentiment d'être et cette perception, cette conscience qu'il a d'être face à une société éruptive euh avec un président en fin de en fin de course, en fin de mandat et qui effectivement n'a plus au fond la brillance ou la ou le le l'ura qui pouvait avoir qu'il pouvit avoir au départ. Donc de ce point de vue là, il peut être effectivement à contetemps, il peut avoir ces difficultés là parce que il est freiné par je dirais la la la difficulté maintenant du président à pouvoir avoir une parole importante. Mais peut-être que ce sera aussi le moment pour lui et c'est ça qu'on attend aussi de lui qu'on ne connaît pas de sa part la capacité de poser des actes politiques.
Il parle de rupture alors qu'il est en général dans la rondeur, dans la discussion, dans le dialogue. il parle avec tout le monde. Les gens du LFI disent qu'effectivement sur le texte le programmation militaire, il ils se souviennent du dialogue constructif qu'ils ont pu avoir avec lui.
Évidemment, les dîners avec Marine Le Pen chez son ami Thierry Solaire vont certainement avoir une aussi un un impact et un effet, on le verra dans les prochains jours donc mais il devra faire oublier ses dîners au socialistes s'il veut effectivement. Donc lui aussi, il est quand même dans une matrice un peu compliquée et avec T une expérience parlementaire hein pour pour Sébastien Lecornu. Oui.
Euh effectivement la loi de programmation militaire euh son adoption très large euh est à mettre à son actif alors que les circonstances étaient déjà difficiles. C'était un petit exploit de faire adopter un texte budgétaire euh dans un moment de majorité relative sans avoir recours au 493. et il avait réussi à mettre d'accord bah quand même une bonne partie de de l'échiquets politique.
Il avait réussi euh à lâcher au LR et notamment au sénateur LR euh ce qu'il fallait euh pour pouvoir obtenir euh leur euh leur accord. Il avait réussi à obtenir le vote du Rassemblement national et c'est là qu'on a parlé notamment des discussions entamées avec Marine Le Pen autour de l'Ukraine notamment lors de ces fameux dîners. Et puis il avait réussi bien à mettre les socialistes d'accord sur cette loi.
Là où on peut modérer cette victoire, c'est que bien sûr, il s'agissait quand même enfin il s'agit d'un contexte où bah c'est relativement consensuel de dire qu'il faut faire un effort de défense dans le contexte du retour de la guerre en Europe, de la guerre en Ukraine qu' s'agit d'un sujet de politique extérieure donc qui fait quand même relativement consensus, la nécessité de réarmer la France tout ça. Ouais, c'est vrai que la méthode avait été salué à l'époque voilà la méthode mais on est d'accord c'est pas une méthode de rupture, c'est une méthode de négociation de compromis de réussir à mettre d'accord donc ça va pas dans le sens de alors juste Stéphane puisquon on parle de méthode hein on va écouter ce que demandait ce matin Olivier Fort le premier secrétaire du parti socialiste à Sébastien Lecorni en changement de méthode au Parlement l'écoute et bien je lui demande de renoncer au 493 évidemment parce que ce serait là une démonstration que la méthode change. Si rien ne change et si on nous dit écoutez bon on va faire un petit effort, on va vous faire allez sur les ultra riches et puis et cetera, mais on va continuer à ponctionner les retraités, les malades, les chômeurs, les salariés et cetera.
Bon ben alors en fait rien n'aura changé. Et donc moi ce que j'espère de ce gouvernement, de ce président c'est qu'ils ont enfin compris quelque chose. C'est que il faut rompre avec la politique qui a été menée depuis 8 ans.
Est-ce qu'il peut marquer cette rupture ? Est-ce qu'il a intérêt politiquement à le faire, à dire il y aura pas de 493 tant que je suis à Matillon ? Bon, je pense qu'il faut jamais dire jamais.
Alors, il peut s'engager sur pas de 493. Le problème du 493 en réalité, c'est que le vrai problème du 493 aujourd'hui, c'est le budget. C'est-à-dire que si s'il a pas l'outil du 493 pour faire passer le budget en fin d'année, on va avoir des des on va à nouveau avoir des problèmes assez assez croquignoles quand même.
C'estd qu'on est au bout du bout, on est au pied du mur là. Il y a un moment où enfin tout le monde on narrête pas de dire la situation est grave, la situation est grave, elle est de fait mais à un moment on va vraiment on va on va vraiment en vivre les conséquences de manière massive et directe si si on si on si on trouve pas si on ne dote pas ce pays d'un d'un budget dans les temps et surtout d'une trajectoire de nature à à rassurer nos partenaires. Donc en fait se priver du 493 pour faire passer le budget, c'est une sacrée prise de risque.
Donc je vois pas trop l'intérêt qu'il aurait enfin voilà, il peut ce qui ce qui serait ce qui serait vraiment très fort et là pour le coup ce serait vraiment le signe d'une vraie réussite, c'est que c'est que Sébastien Lecornu parvienne à trouver un chemin ou comme on prépare un budget et arrive à le négocier ou à ce qu'il soit amendé dans dans le cadre de la discussion parlementaire et qu'il arrive à à qu'il réussisse le tour de force de le faire passer. sans avoir besoin de procéder 493, c'est possible à condition d'avoir une classe politique responsable et là je suis je je je pense que c'est un un point de crispation demande une vraie révolution parlementaire aussi parce que le vote sur le budget c'est un vote politique. Si on vote pour le budget ben on estime qu'on fait partie de la majorité.
C'est un acte politique extrêmement fort. Donc bon, alors cert on peut peut-être s'abstenir avoir ce genre de chos mais donc ça demande aussi enfin il demande une façon de fonctionner radicalement différente à Matignon Olivier fort. Ça veut dire aussi qu'il faut que les oppositions décident de fonctionner différemment et l'ensemble de la classe politique.
Oui. Est-ce que vous C'est vrai, je suis d'accord parce que ce ce cette classe politique comme vous dites, elle vit dans une sorte d'hologramme quoi, de monde parallèle. Tout le monde ne parle que de compromis, mais au moment où faut vraiment enfin ils font ça sur les plateaux de télévision au moment où il faut aller en faire, c'est-à-dire ça veut dire quoi ?
Ça veut dire concrètement que les macronistes doivent abandonner quelque part un peu le tabou de de la fiscalité et s'ils veulent avoir un accord, il faut il faut falloir abandonner et et en le mot rupture parce que c'est ça sera sera le mot le plus mystérieux d'aujourd'hui mais qui peut-être va se révéler au au jour le jour et avec le temps. Il peut comprendre ça également. Il peut aussi, c'est peut-être aussi un message adressé à Macron en disant euh voilà, il va falloir abandonner quelques-uns de des de tes tabous parce que ça nous a bien bloqué et si on veut pouvoir avancer mais il va falloir peut-être changer sur la fiscalité et d'autres sujets à l'avenant.
Donc on n'est pas à l'abri effectivement de de surprise parce que oui, c'est vrai, on est vraiment cette fois-ci dans dans la dernière chance. Je viens de comprendre en quoi on disait qu'Emmanuel Macron était disruptif. Enfin, il se disait disruptif, hein, au début, c'était ça, hein.
C'était son mot clé parce qu'on revient sur la rupture, c'est que finalement, il a installé quelque chose pour le laisser euh éternellement. C'est ça sa rupture. Euh et là, mais oui, mais c'est c'est la réalité.
Et on est face à ce choix. C'est-à-dire que là, si le corps nu veut avancer, il va falloir faire des choix soit un peu à droite, soit un peu à gauche. C'est pas possible de continuer avec ce en même temps.
On a bien vu avec Barnier, on a bien vu avec Baou, c'est pas possible. Donc il pourra faire toutes les tentatives de compromis qu'il veut. Il y a un moment soit il va vers des trucs comme l'AME, l'aide médicale, donc ciblé les migrants et cetera, soit la taxation des plus riches, il pourra pas faire les deux.
Et on entend bien les responsables politiques. Dès qu'on dit l'un ou l'autre, ils disent compromis oui. Non, ça non.
Donc c'est c'est une équation qui est impossible. Ça demande des convictions. Ça demande, je sais pas, du courage politique, peut-être un sacrifice de le cornu à l'image d'autres dans d'autres pays, je sais pas.
Mais est-ce qu'il aura le courage ? Est-ce qu'il aura la possibilité ? Est-ce qu'il y a intérêt politiquement, personnellement ?
Mais il peut être aidé par des agendas. Regardez pour pourir aller dans effectivement dans cette comprendre que c'est un peu la musique en train de s'installer. L'interview toute récente avanthier, je crois de de de Gabriel Atal dans le Parisien qui dit il va falloir que Macron accepte de partager le pouvoir.
Ça veut dire que on est en train de lui dire c'est terminé en fait. Ça y est, c'est fini hein. En même temps, on a compris, on est ça nous amené là.
C'est le chaos maintenant qui s'occupe des questions internationales s'il peut, mais on on doit on doit maintenant gérer le pays avec euh l'agenda à venir, c'est-à-dire après 2027, pour 2027 et éviter qu'on soit dans l'accident démocratique comme on dit publiquement. Et vous pensez que lui a été l'un des plus fidèles d'Emmanuel Macron peut être celui qui amorce le fait de tourner la parche du macronisme prématurément. Ça paraî bizarre quand même ça paraî bizarre mais en même temps c'est là que se révèle euh les les responses politiques.
À un moment donné euh entre guillemets, il faut tuer le père. On sait que la politique française en particulier c'est quand même une suite de pariciine permanente. Donc il va falloir moment donné dire voilà c'est terminé, ça a pu nous aider pendant un temps.
Le même le même diagnostic qu'a fait au fond Macron avec les tres glorieuses. Quand il a dit ça a aidé pendant un temps, c'est revenu en boomerang. Bah le macronisme a aidé peut-être pendant un temps et maintenant il revient en boomerang.
Donc de ce point de vue-là, peut-être faudrait faut-il inventer autre chose. Un petit mot Stéphane. Ah non, moi je suis entièrement d'accord avec ça.
Je encore une fois je pense que Sébastien Lecorn, il parle à plein de monde. Maintenant il faut qu'il arrive à parler au français et qu'il arrive aussi à montrer qu'il est pas juste une marionnette, un clone ou un prolongement d'Emmanuel Macron. Donc quelle est sa marche de manœuvre ?
La question ça avant de se quitter, on va revenir sur cette double actualité. On est ensemble depuis 11h30 pour suivre à la fois cette passation pouvoir. On va réécouter les premiers mots de Sébastien Lecornu dans quelques instants.
Mais l'autre actualité, c'est ce mouvement bloc tout, mouvement du 10 septembre. Quentin, on le rappelle, vous suivez ce mouvement dans différents points de la capitale. Vous êtes actuellement place du Châtelet.
Comment ça se passe ? Effectivement, Orian, on a commencé ce matin dans le 20e arrondissement devant l'hôpital Tenon. ensuite place de la République.
On est maintenant à côté du forum des Halles et effectivement on note encore un autre petit rassemblement toujours dans la bonne humeur qu'une bonne ambiance. Là, il y a un spectacle avec des percussions qui en court et des groupes de manifestants qui passent d'un quartier à l'autre Paris pour voir un peu comme ça avec curiosité comment se passe cette mobilisation bloqu avec à chaque fois entre ces lieux de manifestation d'importants services d'ordre qui sont mobilisés. On a assisté juste avant d'arriver ici à une arrestation des jeunes qui déambulaient d'un lieu à l'autre qui se sont fait interpeller par des CRS pour être fouillé parce qu'il portait des cagoules.
Mais donc dans l'ensemble une ambiance plutôt bon enfant et en même temps des commentaires sur les boucles télégram pour s'organiser, savoir là où sont les uns les autres. C'est aussi voilà la particularité de ce mouvement qui n'a pas d'organisation précise. Chacun cherche un peu les informations sur là où il y a le plus de monde, là où il faut se rendre et aussi sur les boucles télégram.
On s'envoie des messages, on s'envoie des photos. C'est la particularité de ce mouvement qui est encore difficile à saisir même si c'est beaucoup de jeunes, beaucoup de slogans de gauche sont entendus dans ces cortèges pour leur c'est le sentiment qu'on a. Oriane, merci.
Merci Quentin. Merci pour d'avoir suivi pour nous du côté de Paris cette mobilisation. On est également à Nant à Marseille avec la presse quotidienne régionale.
Et puis l'autre actualité, vous l'avez suivi en direct sur notre antenne, c'est donc cette passation de pouvoir entre François Baï et Sébastien Lecni. Je vous propose de réécouter les premiers mots du tout nouveau premier ministre Sébastien Lecornu. C'était à Matignon.
Monsieur le premier ministre, mesdames messieurs les ministres, mesdames messieurs, je vais pas faire de grands discours puisque cette instabilité et la crise politique et parlementaire que nous connaissons commande à l'humilité, à la sobriété. Je remercie évidemment le président de la République pour sa confiance, mais je veux surtout non seulement vous remercier pour cette aide que vous me proposez et que je ne refuse pas et pour cause et surtout je veux saluer l'extraordinaire courage avec lequel vous avez défendu vos intimes convictions de militants et de citoyens jusqu'à cette dernière minute à Matignon et je crois moi aussi à une forme de justice qui fait qu'un jour tout cela sera reconnu et je le dis comme étant aussi votre cadet, monsieur le premier ministre. La deuxième des choses, c'est dire aux françaises et au français qu'on va y arriver parce qu'au fond, vous venez de le dire, il n'y a pas de chemin impossible.
Il faut qu'on arrive à mettre fin au fond à ce double décalage. Le décalage entre la situation politique et le décalage avec ce qu'attendent légitimement nos concitoyens et nos concitoyens pour leur vie quotidienne, pour la situation économique et sociale, leur sécurité. Bref, ce pourquoi évidemment nous sommes missionnés et ce décalage entre la vie politique du pays et la vie réelle devient préoccupante et pas que celle que pas que pour celles et ceux qui gouvernent, pardonnez-moi, mais pour l'ensemble de la classe politique dans son intégralité.
Et puis comme ministre des armées sortant, ce décalage entre la vie politique intérieure et la géopolitique globale, on l'a encore vu ces dernières heures. On ne pourra pas continuer ce décalage éternellement parce qu'évidemment il nous rattrapera. Alors pour cela, va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions.
J'aurai l'occasion d'y revenir. On vient d'en parler très longuement tous les deux, mais je le dis aussi, il va falloir des ruptures et pas que sur la forme et pas que dans la méthode, des ruptures aussi sur le fond. Pas de grand discours.
Dès cet après-midi, je vais recevoir les premières forces politiques dans les tout prochains jours, les forces politiques et les forces syndicales et j'aurai l'occasion de m'exprimer prochainement devant les Françaises et les Français. Monsieur le Premier ministre, cher François, merci. [Applaudissements] Voilà, c'était donc il y a un petit peu moins d'une heure les premiers mots de Sébastien Lecnu à l'issue donc de son entretien avec François Baïou et on retiendra ce mot de rupture le mieux le plus mystérieux du jour.
C'est ce que vous nous avez dit ce qu'on évoquait on va voir quel contenu il y a dans l'intérieur de ce mot la rupture toujours utilisée par beaucoup de responsables politiques mais là sur le fond il va falloir donc que ça soit sur le faux effectivement. Merci beaucoup. Merci à tous les quatre d'avoir été avec nous. poursuivre euh ces premiers pas de Sébastien Lecornu à Matignon et cette mobilisation du 10 septembre l'approché à la suite de la journée de Sébastien Lecornu.
Tam, vous l'avez dit, reçoit cet après-midi les membres du socle commun, Renaissance, Horizon et LR effectivement qui seront reçus successivement et on suivra évidemment bien sûr ces premiers pas de Sébastien Lecnu. Vous avez rendez-vous à 18h avec Thomas Huc pour sens public qui reviendra sur cet après-midi. On vous souhaite une très bonne journée sur Public Sénat. [Musique] Ce qui brise, c'est les Mikas.
Et ces Mikas ont une particularité, c'est qu'elles sont riches en lithium. Ces métaux dit stratégiques sont très convoités pour réussir les transitions numériques et énergétiques. Partout ailleurs, tout le monde connaît très bien son sous-sol, parfois jusqu'à plusieurs kilomètres de profondeur.
Et en France, on le connaît sur les 100 premiers mètres, c'est tout. La Chine a pris une avance considérable sur ces sujets avec aujourd'hui les enjeux géopolitiques, des enjeux éthiques et puis des enjeux scientifiques. Une nouvelle course s'est lancée, l'État l'accompagne.
Il vient de demander un grand inventaire du sous-sol français. Effectivement, il faut relancer des formations, il faut recréer la filière. Euh je crois que c'est aussi un élément extrêmement intéressant parce que ce sont les emplois du futur.
Sénat en action aujourd'hui à 15h30 sur publicsenna et sur publicsena.fr. faire Rockfeller, Carnedy, Henry Ford, ils ont amassé des fortunes colossales et une influence politique.
Le paradis des millionnaires va se fracasser contre le craque de 1929 qui précipite le pays dans la grande dépression et le chômage de masse. Franklin Delano Roosevelt, réélu président en 1936, est déterminé à faire payer les riches. La Seconde Guerre mondiale va offrir au peuple américain la plus belle relance économique de tous les temps.
Dans une Amérique qui produit la moitié de la richesse mondiale, même les millionnaires ont accepté de payer des impôts élevés, mais ils n'ont pas dit leurs derniers mots. Capitalisme américain, le culte de la richesse, faire casquer aux riches. Demain à 17h sur PublicSenna et sur publicsenaat.
L'humour de toute façon est un instrument de gauche parce que vous riez toujours du fort. Donc je crois qu'instinctivement le l'humour de gauche l'humour qui se moquerait pas des dirigeants mais qui se moquent des chômeurs qui pour qui c'est déjà pas facile. Euh je pense que il tape un peu à côté.
Pas mal d'années maintenant qu'il a quitté sa Belgique natale pour nous faire rire
François Bayrou