Marion Maréchal : la présence de Jordan Bardella au lancement du livre était un symbole fort
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- 3:00Marion MaréchalFait
« l'antiparlementarisme, une organisation militarisée, évidemment une un fonctionnement totalitaire. Ça veut dire qu'il y a vocation à régir pas seulement la vie publique mais jusque la vie privée »
- 6:00Marion MaréchalFait
« la priorité nationale n'est en rien d'ailleurs quelque chose qui pourrait nous classer comme des extrémistes »
- 10:00Marion MaréchalFait
« la présence en particulier de Jordan Bardella à cette soirée était un symbole très fort »
- 14:00Marion MaréchalFait
« je considère que la force moteur du corps national et de fait parce que les français en ont décidé ainsi le Rassemblement national »
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Mario Maréchal est avec nous. Si tu te sens le Pen, c'est chez Fayard. Bonjour et merci et c'est vrai que vous avez une vie particulière parce que généralement lorsqu'on est enfant et qu'on pose avec son grand-père, la photo reste dans un album de famille.
Mais lorsque vous vous avez posé avec votre grand-père, bah vous êtes retrouvé dans toute la France dans des affiches 4 par 3 et c'était en c'était en 1992 et c'était vous la sécurité première des des libertés. Je vois que les thèmes n'ont pas vraiment changé. D'ailleurs, on est en 92, c'était il y a il y a 34 ans.
Bon, j'imagine que vous n'avez aucun Je vous coude un peu sur la photo. D'ailleurs, faut que je J'imagine que vous n'avez aucun souvenir de cette photo. Absolument pas parce que là vous avez je n'ai pas consenti.
Bon là vraiment vous êtes Bon alors ce livre est intéressant. On on peut évidemment pas aborder tous les thèmes parce qu'il y a des choses intimes dedans. Mais je voulais qu'on commence par cette un sujet dont on parle souvent d'ailleurs avec André Valini.
Euh l'extrême droite, d'aussi loin que je me souvienne, cette marque infamante, écrivez-vous, d'Extrême droite nous a poursuivi ma mère, mes tantes, mes cousins, mes frères et moi jusque dans les cours de récréation, un âge où on ignore encore tout de la politique. Mon grand-père considérait qu'il valait mieux apprendre à affronter l'adversité dès le plus jeune âge au regard de ce que la politique impliquerait de dureté tout au long de la vie. Bon, est-ce que vous considérez d'extrême de ?
Oui, je fais un long développement en effet sur ce sujet pour essayer de décortiquer ce qu'il y a derrière et sortir justement de l'anathèm euh pour revenir à une définition en sciences politique en fait et parce que l'extrême droite, ça correspond à des critères assez précis en science politiques. Finalement, l'antiparlementarisme, une organisation militarisée, évidemment une un fonctionnement totalitaire. Ça veut dire qu'il y a vocation à régir pas seulement la vie publique mais jusque la vie privée euh et aller façonner y compris les goûts, les esprit.
Et donc inutile de vous dire et j'en fais la démonstration que je me tiens très loin de tous ces critères et donc je ne considère pas appartenir à cette famille d'extrême droite au-delà du fait que j'ai toujours bien sûr condamné tous les les régimes du 20e siècle qui ont abouti au drame que nous connaissons. Donc c'est vrai que j'essaie de déconstruire cela et expliquer en quoi d'ailleurs cette marque infamante qui est parfois jetée au visage de manière un peu inconséquente par les adversaires politiques peut avoir des vraies conséquences dans la vie jusque dans nos vies d'enfants à l'époque puisque elle a conduit à ce que nous puissions être parfois confrontés à une vraie agressivité voire à de la violence. Eugénie Bastier, Marine Le Pen a a pas renié mais en tout cas a désavoué quand même l'héritage de son père Jean-Marie Le Pen.
Elle l'a exclu du parti le du Rassembl national. Et quel est votre rapport vous avec votre grand-père ? Est-ce que vous assumez son héritage ou est-ce que vous êtes vous avez aussi un regard critique et vous dites finalement le RN d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le RN de Jean-Marie Le Pen ?
Alors l'un des objets de ce livre en filigrane, vous l'avez compris, c'est aussi d'interroger justement cet héritage puisque la mort de Jean-Marie Le Pen et avec lui la mort d'une époque vient percuter finalement l'écriture. Donc j'interroge cet héritage en quoi d'ailleurs je je le perpétue, en quoi je le réinterprète aussi à l'one des défis qui sont les miens et de mon âge bien sûr, en quoi je le dépasse évidemment et je reviens d'ailleurs sur un certain nombre de désaccords que j'ai eu avec Jean-Marie Le Pen que j'ai exprimé à l'époque alors qu'il était encore vivant ce qui était moins évident que aujourd'hui en lequel lesquels ou lequel pas je a un certain nombre de sujets notamment sur les polémiques diverses et variées voilà bien connues évidemment que j'ai moi-même condamné et croyez-moi c'était plus difficile de s'opposer à Jean-Marie Le Pen lorsqu'il avait encore les moyens de répondre que aujourd'hui qu' il est parti. Donc j'ai jamais eu d'ambiguïté là-dessus.
Maintenant, ce que j'essaie de faire, c'est aussi à certains égards d'avoir un regard objectif. C'est-à-dire que le combat politique de Jean-Marie Le Pen ne s'arrête pas aux polémiques que nous connaissons, au reproches qu'on peut lui faire et bien légitime à certains égards. C'est aussi un homme qui a été le premier, il faut bien le dire, le seul à alerter sur un de sujets qui aujourd'hui font consensus sur l'immigration, sur l'islamisation, mais pas seulement, sur la mondialisation sauvage, sur les ravages du libre échangisme, sur la désindustrialisation, sur la démilitarisation et même aujourd'hui sur les dérives de l'Union européenne.
Déjà, il annonçait à partir du traité de Rome parce qu'il avait lu les travaux préliminaires du traité de Rome, les il avait vu ces dérives qui étaient déjà dans le corps du texte que nous voyons aujourd'hui auprès de l'Union européenne et et aujourd'hui bah il faut bien lui accorder que finalement c'est lui qui a semé la première graine. Voilà et il est d'abord et avant tout diabolisé parce qu'il ose justement remettre en cause cette idée que finalement l'immigration serait nécessairement une chance pour la France. Alors, il est pas tant diabolisé pour ça que pour les dérapages verbal et notamment le dérapage.
Il y a on va pas revenir là-dessus mais il y a avant le détail et après le détail pour je vous assure pour bien connaître l'histoire que la diabolisation précède cela. Il est évidemment très attaqué et bien sûr cette erreur multiple qu'il fait d'ailleurs est utilisée pour accélérer cette diabolisation. Ce qui m'intéresse parce que souvent j'ai cet échange avec André Vallini sur l'extrême droite, vous vous considérez alors vous considérez par exemple que Marine que Marion Maréchal est d'extrême droite ?
Oui, d'abord je voudrais dire que de voir Marion Maréchal sur ce plateau face à moi me me rajunit si j'ose dire parce que je ne sais pas si vous vous en souvenez, on s'était affronté entre guillemets civilement bien sûr sur un plateau de Yfalvie Mot croisé. Vous étiez jeune député débutante et c'est vrai qu'en 12 ans vous avez fait des progrès considérables. C'est pas ce qui m'intéresse.
Non mais non mais pe quand même faire un compliment avant en quoi ce qui m'intéresse [rires] elle a pris de l'épaisseur et de la cohérence qui m'intéresse ce qui m'intéresse André parce que vous êtes un comment dire un symbole. En quoi considérez-vous précisément que Marion Maréchal est d'extrême droite ? Marion Maréchal, personnellement, je n'ai jamais vraiment approfondi des discussions avec elle, mais c'est vrai qu'elle représente une mouvance idéologique qui a muté.
D'ailleurs, c'est vrai, l'extrême droite n'est pas antiparlementariste comme elle l'a été. Elle est moins, je l'espère, antisémite qu'elle l'a été dans les années 30. Bien sûr sur l'autoritarisme.
Sérieusement, vous en doutez que qu'elle est moins antisémite. Normère sur l'autoritarisme une fois au pouvoir sur l'autoritarisme une fois au pouvoir. Ça je demande à voir donc j'espère ne jamais voir l'extrême droite au pouvoir.
En revanche, il y a deux sujets qui font que l'extrême droite reste quand même à mes yeux l'extrême droite, c'est la xénophobie et le nationalisme, c'est-à-dire le rejet de l'Europe, le rejet de l'Union européenne et puis le fait de faire des immigrés les bouqumissaires de tout ce qui va mal en France. J'ai découvert un nouveau critère de l'extrême droite puisque je ne savais pas que le fait d'être critique de l'Union européenne nous faisait appartenir à la famille de l'extrême droite, c'est quand même quelque chose de très nationalisme. Maintenant, je reviens sur l'un des arguments qui est souvent exprimé comme ou avancé plutôt comme un des critères soi-disant de l'extrême droite qui est la priorité nationale.
C'estàd le fait de vouloir faire en sorte que les citoyens français, donc les gens qui ont la nationalité française puissent avoir un certain nombre d'avantages dans l'octroit par exemple des aides sociales, dans l'accès aux logements sociaux. euh pas notamment et j'y reviens assez longuement et je fais la démonstration d'ailleurs que cette idée, contrairement à ce qui est souvent dit, n'a pas exclusivement appartenu à la droite euh et qu'on peut dans l'histoire de la gauche, y compris du syndicalisme d'ailleurs de gauche, retrouver cette idée de priorité nationale, retrouver d'ailleurs une critique euh jusque dans les années 90 asserbe hein de la concurrence des loyales organisée par ce qu'ils appelaient le patronat qui utilisait justement cette immigration de masse d'ailleurs légale ou illégale pour tirer à la baisse sur les salaires. Et donc là encore, je je tâche de démontrer qu'en fait ce reproche est illégitime et que la priorité nationale n'est en rien d'ailleurs quelque chose qui pourrait nous classer comme des extrémistes et qui m'a paraît d'ailleurs accessoirement aujourd'hui plus légitime que jamais au regard des dérives qu'on connaît dans notre système social actuel.
Bon, est-ce que ce livre est a comment dirait fait pour précéder une candidature en 2027 ? Est-ce que vous avez envie de concourir à l'élection présidentielle ? C'est pas un livre de de candidature, c'est un livre de positionnement et d'affirmation dans lequel je développe, vous l'avez compris, une vision puisque le personnel dont vous parlez n'est jamais qu'un chemin pour aller vers les idées.
Puisque on parle tous de quelque part, hein. Tout d'où parles-tu camarade ? Disaiit les trotoskistes.
Et à juste titre d'ailleurs parce que euh on parle tous de de quelque part, on vient tous de quelque part. J'essaie d'expliquer d'ailleurs euh ça recoupe ce que peut-être vous disiez tout à l'heure, que moi je je n'ai pas simplement une hérité d'une doctrine prémachée que je vais ensuite délivrer sur les plateaux de télévision. Ma question est-ce que vous souhaitez être candidate ?
Et donc en fait l'idée n'est pas du tout de porter une candidature. L'idée est d'expliquer les idées que je veux défendre dans les échéances à venir, la place que je veux leur donner évidemment expliquer que je suis là et que je suis là pour un certain temps aujourd'hui en politique et donner aussi la méthode qui me semble aujourd'hui la plus efficace pour pouvoir faire en sorte que le camp national le plus large possible puisse arriver aux affaires. Et je convoque notamment dans ce livre la leçon de Janja Méloni, la relation particulière que j'ai avec elle, le conseil d'ailleurs, les conseils qu'elle a pu me donner sur sa seule d'ailleurs qui vous êtes la seule qui a vraiment un rapport avec Georgia Méloni aujourd'hui dans la dans l'espace politique qui était annoncé comme le diable et qui manifestement n'a pas rétabli Mussolini en Italie.
Cher André Vadini, pardonnez-moi de le dire comme ça sur George Mélodi, un mot parce que je trouve que Marion Maréchal est la seule avec de la cohérence, il faut le dire à soutenir encore Trump. Nigel Farage, l'extrême droite britannique, c'est désolidarisé de Trump. L'extrême droite allemande, l'AFD, c'est désolidarisé de Trump.
L'extrême droite en Europe prend ses distances avec Trump. Ils sont très gênés de ce que fait Trump et vous vous continuez à le défendre. Je vous entends sur France Inter.
C'est en réalité moi vous savez j'ai pas le patriotisme à géométrie variable contrairement à la gauche qui est très hémiplégique sur ce sujet on va dire des États-Unis. Je m'explique. C'est-à-dire que moi j'ai une boussole qui est très simple qui est celle de la défense des intérêts français.
Je considère et je reirais pas cela que aujourd'hui j'ai des combats communs avec les Républicains américains euh sur un certain nombre de de défis d'ailleurs que nous partageons l'Europe et les États-Unis sur l'immigration de masse, sur le narcotrafic, sur l'islamisation, sur la lutte contre le wokisme. Et de ce point de vue-là, oui, en effet, je considère que les républicains sont des alliés avec lesquels il faut être amené à travailler et je constate que Donald Trump à Davos dans son discours est plus lucide à certains égards sur la situation aujourd'hui française et européenne que ne le sont certains dirigeants européens. Maintenant, moi je ne découvre pas, contrairement aujourd'hui aux élites européennes actuelles, que les États-Unis peuvent être un concurrent géopolitique, voire militaire ou économique féroce.
La réalité, c'est que les États-Unis, queles que soient les administrations, ne nous a jamais fait de cadeaux. Moi, je n'ai pas oublié l'affaire Alstom. J'ai pas oublié l'affaire de l'amand BNP Paribas, j'ai pas oublié l'affaire Ocus, j'ai pas oublié l'affaire de l'espionnage massif des dirigeants européens.
Sauf que comme c'était à l'époque la gauche qui était au pouvoir aux États-Unis, là c'est marrant, les Européens n'avaient rien à dire. Voilà. Et quand c'est Donald Trump, il découvrent tout d'un coup que les États-Unis donc moi, si vous voulez, je une fois de plus je je des points de convergence avec Donald Trump.
Ça m'a absolument pas empêché de dénoncer l'accord qui a été signé en juillet dernier avec les États-Unis, que je consid considérais inique à l'égard de l'Europe et a revendiqué le fait que nous devons jouer de notre Oui, bien sûr l'accord commercial de notre rapport de France. Et sur le Groenland, le Groenland, bon bah et sur le Groenland, c'est exactement le même sujet. Ça veut dire que je considère qu'il n'y a pas de négociation possible sur la souveraineté euh à la fois européenne ou des parties liées.
Maintenant, soyons quand même lucides sur le fait qu'aujourd'hui tous ceux qui veulent jouer du rapport de force avec Donald Trump et notamment s'agiter beaucoup sur le plan militaire sont précisément ceux qui ont pris toutes les décisions aujourd'hui qui nous empêchent de pouvoir tenir un rapport de force avec Donald Trump. C'est pas moi qui ai fait et défendu pendant des années le Green Deal, c'estàdire le pacte vert qui a conduit à la désindustrialisation, à l'appauvrissement de l'Europe. C'est pas moi qui grand ouvert les frontières, c'est pas moi aujourd'hui qui ai accueilli massivement des populations qui, on va dire déstructurent aujourd'hui l'harmonie nationale et qui nous affaiblissent de l'intérieur.
Ce sont tous ceux qui aujourd'hui veulent jouer au chefs de guerre face à Donald Trump. Thomas Bonet qui veut poser une question à la soirée de lancement de votre livre. Il y avait Jordan Bardé là, il y avait Éric Soti, Marine Le Pen n'est pas venu, on sait qu'elle a été empêchée.
Comment vous voyez les les mois qui nous séparent l'élection présidentielle ? Est-ce que vous voyez comme peut-être un point de convergence entre les différentes familles politiques de la droite au sens large, un peu comme ce qu'a fait Georgia Méloni d'ailleurs en Italie. Comment vous comptez œuvrer peut-être pour un rapprochement de ces familles politiques qui parfois semblent éloigné ?
Bah écoutez, je pense qu'en effet la présence en particulier de Jordan Bardella à cette soirée était un symbole très fort. Voilà. et et je il me semble la volonté manifestée de vouloir commencer à travailler à ce grand rassemblement pour les échéances à venir qui sont des échéances essentielles avec je crois l'idée maintenant acquise par tous que finalement aucun parti seul aussi puissant stylet ne peut gagner seul sur le modèle d'ailleurs en effet de Georgia Meloni que chaque singularité additionnée est importante.
C'est mon combat depuis longtemps. Je suis très heureuse de voir qu'on commence à avoir les effets. D'autant plus que j'en parle dans le livre.
En réalité, ce travail commun, nous le faisons au Parlement européen. Moi aujourd'hui, j'arrive à travailler avec le groupe de François Xavier Bellami, avec le groupe du Rassemblement national pour obtenir des résultats au Parlement européen. C'est comme ça qu'en ce moment, nous détricotons par exemple le pacte vert.
C'est et et donc si nous y arrivons au Parlement européen, il y a pas de raison que nous puissions évidemment des passerelles. Après, il y a des querelles d'ego et des querelles de parti aussi forcément comme faut une incarnation et un chef, bah aujourd'hui, vous avez évidemment Marine Le Pen qui est la chef naturelle de ce mouvement de droite. Après, vous avez Jordane Bardella qui est considéré comme le dauphin et puis après vous avez Sarc Dafo, Éric Zemour, Marion Maréchal, François Xavier Bami, Bruno Retaillot, Éric Siotti.
Bon, tout ça c'est 50 nuances de droite. Euh George Fenc voulait poser une question simplement votre titre, le titre de votre livre si tu te sens Le Pen et vous n'utilisez plus n'utilisez plus vous le nom Le Pen autrefois, vous connaissez Marion Maréchal Le Pen. Pourquoi ?
Alors si tu te sens Le Pen et la dernière phrase d'une lettre que m'a écrit mon grand-père en 2012 pour m'enjoindre à m'engager en politique et à être candidate aux élections à Carpentra. dans son esprit, c'était en fait si tu en as le courage en fait si tu te sens le peine c'est pas tant un nom dans la manière dont il l'emploie, c'est une attitude face aux événements. C'est dire si se sentir le Pen à certains égards ça ne m'appartient pas.
Il y a toute une génération de militants qui s'est senti le Pen bien avant moi, c'està-dire le refus du politiquement correct, des conventions et des modes du moment, la capacité à voir loin, à toujours avoir comme boussole justement le patriotisme le patriotisme français. Euh ce nom, je le raconte d'ailleurs dans le livre, ces deux noms d'ailleurs, Maréchal et Le Pen. J'ai pas seulement une histoire politique avec, j'ai une histoire intime.
Vous voulez qu'on en parle ou pas ? parce que j'hésitais à à vous en parler mais comme vous en parlez dans le livre, vous j'en parle dans le livre puisque je le raconte pour une raison simple, c'est que l'histoire singulière de ma naissance étant ce qu'on appelle classiquement un accident a été révélé malgré moi par la presse. Donc j'ai fait contre, on va dire mauvaise fortune bon cœur en essayant au moins de pouvoir expliquer en quoi cela a m'a permis de poser un certain regard sur la famille, sur la filiation, sur un certain nombre de sujets de société.
Donc, je me suis appelé Marion Le Pen pour faire simple pendant 3 ans avant de m'appeler Marion Maréchal après l'adoption par mon père. Euh et donc j'ai toujours en fait eu ces deux noms sur ma carte d'identité. Mais lorsque je rentre en politique, finalement j'affiche ce nom Mari Maréchal Le Pen comme un nom de guerre un peu si je puis dire.
Et quand je quitte la politique en 2017, je fais le choix mais un peu par symbole finalement de dire bon ben je reviens à la vie civile donc je marque ça par le fait de mais vous vous l'avez peut-être vu sur les plateaux de télévision régulièrement mes adversaires essayent de me mettre mal à l'aise en disant Marian Maréchal Le Pen et en fait aucunement ça ne me met mal à l'aise. J'assume parfaitement ces deux noms. Bon c'est vrai qu'il y a une part d'intime là-dedans et vous le racontez c'est le journal l'Express.
Vous racontez aussi cette famille quand même si singulière quand il y a des fractures dans la famille où une des filles choisit un camp et une autre fille de Jean-Marie Le Pen choisit un autre camp et vous vous voyez vos cousins partir parce que vous habitez tous à Montret. Ils vous disent même pas au revoir, c'est vos frères en fait. Vous vous êtes tous ensemble et puis ils partent ses cousins et puis vous les reverrez jamais quoi.
Vous les reverrez pas tout de suite. Et c'est c'est vrai que c'est une famille où la la politique est intimement liée à la vie personnelle. Mais c'est votre c'est votre vie.
Oui, c'est vrai. Et c'est je parle en effet des des rapports familiaux dans cette famille singulière à plus d'un titre mais avec une capacité aussi tout à fait singulière, je le développe dans le livre une capacité au pardon. Ça qui est assez phénoménal.
Ça veut dire qu'il y a des divergences. Moi, j'en ai un certain nombre avec Marine Le Pen, y compris politique. Il y a des fractures, il y a même des ruptures he qui peuvent être très violentes à certains moments, mais à la fin une certaine capacité quand même à se à se pardonner.
Par exemple, avec Marine Le Pen aujourd'hui, vous vous voyez régulièrement, vous êtes proche, vous imaginez un raconte dans le livre d'ailleurs comment nous sommes à certains égards réconciliés. Mais par exemple, si Marine Le Pen était demain présidente de la République, vous seriez ministre. Bon, on a jamais pour le coup parlé de ça parce que je n'ai pas posé acte de candidature.
Voilà. Et moi je Mais vous pourriez en tout cas vous pourriez travailler avec elle pourrait travailler que que les choses soient dites et c'est d'ailleurs tout l'objet de j'espère de du fil de la cohérence de ce que je raconte dans ce livre c'est que moi aujourd'hui je considère que la force moteur du corps national et de fait parce que les français en ont décidé ainsi le Rassemblement national. Donc il m'a paraît logique que le candidat qui porte ce camp soit celui ici du Rassemblement national quel qu'il soit j'ai envie de dire à l'issue de la décision judiciaire.
Mais le tout étant et ça j'en suis convaincu, de s'assurer qu'une équipe en fait justement soit autour de son quand vous avez ru Marine Le Pen en lors des dernières élections législatives, vous n'avez pas obtenu grand-chose puisqueon vous a pas donné de circonscription, votre aliment a été un peu gratuit. Est-ce que vous avez pas peur d'être instrumentalisé par le RN pour donner finalement une affiche conservatrice et raller à vote bourgeois et conservateur sans rien obtenir sur le fond, sur vos convictions et sur et sur des mesures concrètes ou même des postes ? Non, je ne crois pas pour une raison marche.
C'est que c'est évidemment mon objectif dans tout cela, c'est pas t moi, vous l'avez compris, c'est en effet de trop donner une place aux idées qui sont les miennes. Et je considère que si on veut donner de la force à ces idées qui sont qui sont justement dans ce livre, il faut pouvoir les insérer dans une organisation qui a la possibilité de gagner et pas seulement rester à côté pour faire du témoignage. Donc c'est sûr que le principe même de la coalition, il est, disons-le, assez exigeant, c'est d'être capable de s'asseoir autour de la table avec des gens avec lesquels on n'est pas d'accord surtout et qui ont pu être des concurrents par le passé.
Voilà. Mais de trouver le chemin pour dire voilà ce qui nous rassemble en même temps, voilà ce qui est pour moi, j'ai envie de dire une ligne rouge et donc qui conditionne le fait que je puisse faire partie de l'équipe. Ça c'est un travail qui maintenant doit être opéré d'ici 2027 et qui est en bonne voie me semble-t-il.
Bon, vous parlez de Gaulle. Le patriote que je suis ne peut rester indifférent devant les grands mérites du général. réussir à installer la France militairement défaite à la table des vainqueurs à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, refuser la dépendance transatlantique en renonçant symboliquement à participer au commémoration du débarquement.
C'est quelque chose qu'on soulligne ici très souvent. Porter une vision confédérale de l'Europe respectueuse des nations. Toujours recourir au peuple que ce soit par élection au suffrage universel direct du président de la République ou par le référendum.
à bien y réfléchir. Peut-être faut-il se féliciter de cette communion quasi générale en y voyant un révélateur de notre matrice culturelle euh commune devenue si fragile. Donc vous voyez madame, je sais pas si votre grand-père était aussi gauliste que vous que vous l'êtes dans votre livre, mais vous savez que ce n'est pas son grand-père que Marion quoi ce n'est pas son grand elle n'est pas c'est Marion Maréchal qui est avec nous aujourd'hui c'est pas Jean-Marie Le Pen.
C'est ça que je veux dire. Je me suis mal expérif elle parle beaucoup de son grand-père. Si tu te sens le Pen, c'est son grand-père lui a dit quand elle s'est lancé en politique, il y avait pas plusadversaires de De Gaulle que Le Pen. vous mettraz à l'aise et et vous avez raison de dire que en fait la fracture entre de Gaulle d'ailleurs et et le camp national tenait non pas d'ailleurs contrairement à ce qui est souvent dire la seconde guerre mondiale j'y reviens mais à la guerre d'Algérie et je raconte en quoi moi qui émane justement d'une famille antigoliste je chemine vers la découverte finalement de De Gaul par ses écrits et en quoi finalement bah voilà j'ai évolué moi aussi par rapport à ça et à l'époque.
Mais si vous me permettez Jean-Marie Le Pen n'a pas allié le PCH des généraux. Non, il l'avait condamné d'ailleurs. Il l'avait condamné.
Donc les choses sont parfois un peu plus complexes. Mais là où vous avez raison, c'est que Jean-Marie Le Pen s'est trompé sur la guerre d'Algérie. Il s'est trompé, il a mal comment dire envisagé l'histoire.
Il l'a mal et puis il y avait autour de lui quand même pas mal de péténistes et de gens qui avaient soutenu Vichi hein. Faut pas l'oublier. J'avais une petite question.
Mais non mais bon, il faut tout dire. On peut tout dire et je peux aussi vous donner une liste interminable de interminable de résistance. J'assume le fait que je suis socialiste et que Mitteran détest de Gaulle et qu'il s'est opposé à Mais André Valini, je peux vous dire aussi qu'il avait la Francis qui il était avec Bousquet, que vous avez voté avec lui en 80 donc voilà et puis on peut encore en parler pendant des heures et puis mais bien sûr, il avait Busquet à sa table.
Bon donc mais mais il l'a dit très bien Jean-Pierre Alcaba d'ailleurs pourquoi la différence disitan sur cette période elle est pas entre les péténistes et les golistes disait Mitéran elle est entre ceux qui ont connu cette période et ceux qui ne l'ont pas connu entendez cela parce que effectivement aujourd'hui on prend des lunettes de 2025 et que les les frontières nous apparaissent étanches elles étaient infiniment plus poreuses bien sûr ce que dit François c'est pas mal je donne je vous donne un exemple si je peux me permettre he je parle à un moment donné en voyage à Jérusalem lorsque je vais voilà qui qui en fait en fait je vouis juste vous vous demander comment vous avez appréhendé ce voyage à un moment aussi important où Israël était en pleine guerre et et justement par rapport à cette histoire familiale comment vous l'avez appréhendé et ce que vous en avez retiré je n'avais pas d'appréhension au contraire j'avais une forme de bah d'enthousiasme de pouvoir découvrir ce pays qui est malgré tout fascinant à bien des égards dans dans son histoire dans son organisation et puis qui on va dire je le raconte d'ailleurs par ce prisme Là, spirituellement quand on est catholique et quand même un moment assez extraordinaire à vivre et à et à découvrir sur les pas du Christ. Et je vais très vite, d'ailleurs, c'est intéressant parce que je ça recoupe un peu le sujet. Lorsque je vais donc euh à Jérusalem, je me rends notamment à Yadvachem et je rends hommage à Roland Birgi [musique] euh juste parmi les justes qui est une femme qui a sauvé des enfants juifs par dizaines et qui était une militante de Jean-Marie Le Pen et qui est morte le 21 avril 2002 et à qui dans son discours d'entre de tour Jean-Marie Le Pen rend hommage pour expliquer absolument pour expliquer que voilà les choses ne sont pas toujours si simples et c'est ce que j'essaie de faire dans ce livre d'expliquer.
On a entendu le Carillon. Je sais pas s'il reste encore du temps de parole. On avait 15 minutes.
Je demande à Marine Lançon. Alors, le temps de parole, le temps qui vous était réservé est terminé. C'est dommage parce que alors je vais lire pour vous après avoir passer la parole d'ailleurs à à Thomas.
Bonjour Thomas. Dans un instant pour cette émission qui est en partenariat. Qui se passe ?
Qu'est-ce qui se passe ? Mais qu'est-ce qui se passe ? Vous parlez et vous parlez [rires] pas.
Bonjour Thomas, qu'est-ce qui se passe ? Je suis là, je suis là. Pascal, toi.
Bon, que se passe-t-il ? Vous avez un livre dans la main ? Oui, c'est le livre de Guillaume Gomez qui était chef à l'Ély. reçu.
Il est formidable chef de qu présidents quand même. Et le petit chien il est là. Ah le petit chien n'est pas là ce matin.
Pas de habit. Bon merci Thomas, bonne journée à vous. C'est un livre vraiment politique mais aussi intime et vous parlez quelques de cet accident qui a bouleversé votre vie forcément qui vous fait voir les choses différemment.
J'imagine quelques secondes ou plus tard, je ne saurais dire "Vincenzo ouvre sa portière, j'aperçois du sang sur ses vêtements, mais il se tient debout. Le soulagement me fait oublier quelques instants la souffrance. J'ai besoin de le toucher pour y croire.
Le souffle court, je lui demande de me rejoindre. Il a l'air perdu. Il s'allonge à mes côtés sur le bitume derrière l'épave de notre voiture.
Vous avez eu un accident de voiture, chacun le sait. Je peux enfin m'abandonner sur le sol. Où est Clothilde ?
Me répète-t-il deux fois. Je le rassure, elle n'est pas avec nous. Où sommes-nous ?
Où allions-nous ? Il ne se souvient de rien. La peur me saisit.
Je pense tout de suite à une hémorragie cérébrale. Je sais qu'elles peuvent être très éreusement fatales. Je garde ma main posée sur lui.
J'ai encore du mal à croire. que nous soyons en vie et voilà et prêt pour la bataille et vous êtes en vie. Ben merci en tout cas vraiment merci Marion Maréchal si tu te sens Le Pen, c'est aux éditions Fillard.
On va marquer une pause et nous allons terminer cette semaine avec peut-être
Marion Maréchal