Raphaël Glucksmann : "La paix civile dans notre pays est menacée"|TF1 INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
On va parler du rendez-vous de la journée, celui entre les lycéens et Sébastien Lecornu qui se tiendra à Matignon tout à l'heure.
- 0:41OuverteRéponse partielle
Pourquoi n'étiez-vous pas dans les manifestations ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Pourquoi les militants de la France insoumise vous ciblent-ils ?
- 1:56OuverteRéponse partielle
On dit que l'actualité vous écrase, c'est vrai ?
- 3:58FerméeÉludée
Vous lui faites confiance pour résoudre la crise ?
- 6:29RelanceRéponse partielle
C'est vague comme proposition ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Raphaël GlucksmannFait
« Moi, je pense qu'il y a un mouvement d'une ampleur sans précédent que le gouvernement a joué le pourrissement, a espéré que les vacances de la Toussaint allaient permettre à ce mouvement de s'essouffler. »
- 1:21Raphaël GlucksmannFait
« il y a une campagne de harcèlement de la France insoumise contre moi et que tous les événements qu'on organise sont troublés par des militants de la France insoumise »
- 2:40Raphaël GlucksmannFait
« le rôle d'un responsable politique, c'est de proposer des solutions, c'est de proposer une réconciliation, c'est de proposer une voie simplement pour qu'on puisse avoir cette campagne électorale dans des conditions de paix civile. »
- 4:36Raphaël GlucksmannPromesse
« un calendrier précis sur le fait de changer Parcoursup, de le transformer, de le supprimer pour le remplacer. »
- 7:06Raphaël GlucksmannFait
« aujourd'hui, la paix civile dans notre pays est menacée. »
- 9:18Raphaël GlucksmannFait
« Quand on compare sur certains plateaux, les migrants à des punaises de lit, quand on compare la religion musulmane à un virus, eh bien on crée une atmosphère dans ce pays de violence, de racisme et de xénophobie. »
- 10:00Raphaël GlucksmannFait
« Cet homme ne surgit pas du néant. Il vient d'un climat, un climat de xénophobie, de racisme qui s'est installé dans notre pays. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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sur TF1, il est l'heure de l'invité politique dans toute franchise et nous recevons ce matin Raphaël Glucksmann, candidat PS Place publique à l'élection présidentielle. Bonjour. Bonjour. Bienvenue. Glucksmann. Bonjour Élisabeth. On va parler du rendez-vous de la journée, celui entre les lycéens et Sébastien Lecornu qui se tiendra à Matignon tout à l'heure. Mais d'abord, il y a eu des manifestations massives des jeunes depuis plusieurs semaines et encore samedi, vous étiez ? Moi, j'étais en soutien à ces jeunes mais je n'étais pas dans les rues et je vais vous dire pourquoi. Moi, je pense qu'il y a un mouvement d'une ampleur sans précédent que le gouvernement a joué le pourrissement, a espéré que les vacances de la Toussaint allaient permettre à ce mouvement de s'essouffler
et donc à ce gouvernement de ne pas répondre aux revendications légitimes. Et donc moi, ce que je considère être mon rôle, c'est de proposer, ce que j'ai fait jeudi à Matignon, un plan de sortie de crise. On va en parler. On va en parler. je n'étais pas dans les manifs et je vais vous dire pourquoi sans sans c'est pas la place d'un candidat à la présidentielle de gauche d'être dans les manifs. Mais vous savez, vous savez, je pense très bien pourquoi je n'étais pas dans les manifestations, en fait. Mais c'est un problème. ? Parce que vous avez peur des militants de il y a une campagne de harcèlement de la France insoumise contre moi et que tous les événements qu'on organise sont troublés par des militants de la France insoumise et qu'il y a pas un pas que je puisse faire sans rencontrer une
hostilité. Donc ça, c'est organisé. Je vais vous le dire et la vraie question, vous ne la posez pas, c'est ? Pourquoi ? Pourquoi ils me ciblent ? Pourquoi ils ne ciblent pas Gabriel Attal ou Édouard ? Pourquoi ils ne vont pas perturber leurs événements mais les ? Et bien pour une raison très simple, parce que nous sommes en train de refonder la gauche démocratique et que cela, ils ne le supportent pas. Hmm. Et parce que nous allons vaincre Madame Le Pen et ramener la gauche au pouvoir et qu'ils ne le supportent pas. Donc voilà. Moi, ce que je vais vous dire, c'est que le rôle d'un politique, c'est de proposer de proposer une sortie de crise parce que c'est ça l'urgence et c'est ce que le gouvernement n'a pas su faire, n'a pas voulu faire depuis déjà des semaines.
Alors juste un mot encore et on arrive à vos propositions d'Amiens et de ce matin. mais on vous entend pas, on vous entend peu depuis votre victoire surprenante en tout cas très élevée à la primaire. On dit que l'actualité vous vous écrase, c'est ? Mais pas du tout. Et d'ailleurs ? Mais écoutez-moi, j'ai été jeudi à Matignon et j'étais le seul qui qui arrivait avec des solutions concrètes pour sortir de la crise. Parce que ce que je pense, c'est que dans un moment d'une extrême tension, dans un moment où la France est traversée par la détestation, par la haine, par la violence, et bien le rôle d'un responsable politique, c'est de proposer des solutions, c'est de proposer une réconciliation, c'est de proposer une
voie simplement pour qu'on puisse avoir cette campagne électorale dans des conditions de paix civile. Dans une France de plus en plus bipolarisée, qui est en attente de radicalité, pourquoi voter pour ? Mais vous savez, moi je ne crois pas à cette théorie. Moi je pense qu'il y a des millions, des millions et même des dizaines de millions de Français qui refusent cette montée aux extrêmes, qui refusent cette polarisation permanente et radicale, qui refusent cette brutalisation, qui refusent cette violence et qui aspirent à une chose simple, une rupture calme avec les 10 années de macronisme. Moi je suis sûr, je suis certain que les Français aspirent à plus de justice, mais ils aspirent à un changement qui ne soit pas une brutalité, qui ne soit pas un chaos. Et donc
Qui ne soit pas celle de proposer par Jean-Luc Mélenchon. On verra. Mais pas seulement pas seulement ça, vous savez, c'est pas seulement Jean-Luc Mélenchon l'enjeu là. C'est cette polarisation extrême de la société française, c'est le sentiment que la France se disloque. Et moi ce que je veux être, c'est le candidat qui va justement permettre de réconcilier les Français et de réparer la France. Alors, vos propositions pas sur moi en fait pour hurler tout le temps. Non, je pense qu'on n'a pas besoin là de vociférations, vous savez. D'accord, donc vous êtes vous jouez un peu le contre-pied de de cette vocifération que l'époque, de la brutalisation permanente du débat, oui. Alors allons-y parce que vous étiez à Matignon en effet et l'événement politique du jour, évidemment, c'est
l'attente d'un dénouement de la crise peut-être avec les propositions de Sébastien Le Cornu aujourd'hui qui reçoit les lycéens et les étudiants. Euh, il doit faire des annonces. Vous lui faites ? [grognement] Moi, je ne fais pas confiance euh a priori à ce gouvernement parce que pour une raison simple, depuis des semaines, nous lui demandons de répondre aux revendications des lycéens et depuis des semaines, le calcul qui a été fait par le gouvernement, c'est le pourrissement. C'est on ne répond pas et on attend que ça s'essouffle. On mise sur les vacances de la Toussaint. Et bien ce qu'on a vu là dans les rues de France, c'est que ce mouvement ne s'essoufflerait pas et que donc il faut des réponses concrètes. Moi, j'ai déposé Quelles sont les priorités du ?
sur la sur la table du Premier ministre des propositions de sortie de crise. C'est pas mon projet pour les présidentielles. Je sais que les grands changements vont être décidés au moment de l'élection. Mais mais là, il faut sortir de la crise. Et donc là, il y a des points très concrets. Par exemple, voilà, exactement, un calendrier précis sur le fait de changer Parcoursup, de le transformer, de le supprimer pour le remplacer. Vous le supprimez de le supprimer pour le remplacer et le remplacer avec les lycéens. Deuxièmement, l'annulation l'annulation C'est un peu vague. Non, c'est pas du tout vague, c'est très concret. Je suis désolé, c'est très concret. Et vous le remplacez par quoi ? Et ben justement, c'est un calendrier net là avec les lycéens, avec les
organisations de parents d'élèves, avec les organisations d'enseignants pour pouvoir refonder un système. Mais c'est pas la seule chose qu'il faut parce que les revendications des lycéens depuis l'origine, elles sont parfaitement légitimes et rationnelles. Il faut annuler les suppressions, annuler les suppressions de postes dans l'éducation nationale qui sont prévues dans le budget pour que une revendication essentielle des lycéens soit entendue. On ils veulent des enseignants face à eux quand un enseignant est absent. Ils ne veulent plus perdre leur scolarité par ces absences. Et la troisième chose important. Ça veut dire que le groupe socialiste à l'Assemblée ne doit doit voter contre le budget s'il y a la moindre suppression de postes de ? Mais déjà le le groupe socialiste à
l'Assemblée n'est pas censé voter un budget de régression. Il va s'abstenir. Non mais donc donc ce qu'il faut faire ce qu'il faut faire là maintenant là tout de suite, monsieur Le Cornu, il va recevoir les organisations lycéennes. Il doit il faut qu'il leur dise que oui, il n'y aura pas de suppression de postes et qu'au contraire, il y aura des engagements. La troisième chose, la troisième chose qu'il faut qu'il annonce, parce que il y a des lycées aujourd'hui qui sont dans un état de délabrement absolument scandaleux, qu'il y a des rats dans les toilettes, que les les jeunes Français ne peuvent plus étudier dans des conditions normales. Et bien, ce qu'il faut, c'est lancer un plan de rénovation du bâti scolaire. Et ça, c'est ce qu'on demande c'est vague aussi.
Non non, c'est pas vague, avec un calendrier très précis. On commence par les par les établissements qui sont les plus délabrés. Et bien oui, il faut un investissement sur l'éducation nationale. C'est une certitude. Et par exemple Par exemple Par exemple, par exemple, par exemple, il y a des suppressions là, en ce moment, de budgets pour les régions. Or, c'est les régions qui ont la responsabilité de rénover le bâti scolaire et d'entretenir les lycées. Et bien, il faut supprimer supprimer ces suppressions. C'est aussi simple que ça. Et charger les régions d'engager ces ces rénovations des bâtiments. Donc, ça concerne quel budget, quelle ? Là, en l'occurrence, c'est plus d'un milliard d'euros. Un milliard et ? lancer tout de suite, oui, un milliard et demi qu'il faut lancer tout de suite.
Mais ça, c'est incroyablement moins cher que la continuité de cette discorde, que cette stratégie du pourrissement. Aujourd'hui, aujourd'hui, aujourd'hui, aujourd'hui, la paix civile dans notre pays est menacée. Et donc, il faut impé C'est-à-dire la paix ? impérativement. Vous avez vu ce qui s'est passé le 17 ? Vous avez vu ce qui s'est passé le 17 ? Vous avez vu cette instabilité permanente de notre ? Il faut aujourd'hui qu'Emmanuel Macron face face à ses responsabilités. Et ses responsabilités, elles sont simples aujourd'hui. Elles sont simples. C'est assurer la possibilité pour les six prochains mois, avant la fin de son règne, qu'on ait un débat en France pour une élection présidentielle qui est cruciale, qui va déterminer le visage de notre pays
une question. Est-ce qu'il y a une menace dans les six mois les décennies qui viennent. Aujourd'hui, il doit viennent de de vous dites que la paix civile est ? Vous avez vu la fracture de guerre ? Pas de guerre civile, je n'emploie pas ces mots, mais de fracturation de notre pays, d'instabilité permanente, d'un climat de violence et ça il faut Vous avez vu quand on déploie massivement les forces de l'ordre comme ça a été le cas, ça a marché. La leçon, est-ce que ça n'est pas le chaos ou le chaos s'il y a pas s'il y a des flics pardon en grand nombre dans les rues, il y a pas de chaos. C'est ça la ? Mais vous La solution c'est de répondre à ce mouvement social qui d'ailleurs concerne les lycéens et qui concerne aussi le pouvoir d'achat. Vous savez, les Français n'arrivent pas à s'en
sortir aujourd'hui. La crise énergétique, la crise des carburants, tout ça ça ça les prend à la gorge et ça les empêche de vivre et donc il faut des gestes aujourd'hui du gouvernement. Il faut que enfin ce gouvernement entende la colère dans la société française. mais alors il y a un mot encore un mot encore sur l'actualité qui est importante euh au Brésil, le président Lula président sortant s'est fait réélire aux dépens du conservateur Bolsonaro. Il y a une leçon à tirer de cette Déjà quand en politique, il n'y a pas de fatalité. Quand il y a une mobilisation populaire et citoyenne, eh bien l'extrême droite n'est pas garantie d'arriver au pouvoir. C'est une leçon pour tout le monde comme la défaite de monsieur Vucic en Serbie. Comme je l'espère la défaite de monsieur
Netanyahu et de monsieur Trump aux prochaines élections. Je Je pense que quand Lula nous montre qu'il y a une capacité de mobilisation citoyenne, eh bien l'extrême droite n'est pas garantie de prendre le pouvoir. Mais j'aimerais saisir l'opportunité d'être ici pour parler de Trappes parce que Je vais vous dire Je vais vous dire une chose. Ce qui s'est passé à Trappes, cet attentat raciste, cet attentat abject, il ne vient pas de nulle part. Je vous le dis, cet homme qui a vidé son chargeur d'arme automatique sur un homme simplement parce qu'il était noir, sur une fillette de 12 ans, huit balles dans le corps, huit balles dans le corps d'une fillette de 12 ans, eh bien cet [grognement] homme ne surgit pas du néant. Non, c'est très important et j'ai besoin de le
dire. Cet homme ne surgit pas du néant. Il vient d'un climat, un climat de xénophobie, de racisme qui s'est installé dans notre pays. Quand on compare sur certains plateaux, quand on compare sur certains plateaux, les migrants à des punaises de lit, quand on compare la religion musulmane à un virus, eh bien on crée une atmosphère dans ce pays de violence, de racisme et de xénophobie. Et moi je serai à Trappes ce vendredi pour dire une chose simple, qu'il y a encore une France qui est attachée, qui est attachée à une République une et indivisible et antiraciste. Et j'espère que nous serons des des centaines de milliers à dire cela. Merci Raphaël. Merci à vous. Merci à vous
Raphaël Glucksmann