Thomas Ménagé : "Le système tente de nous barrer la route !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Mais donc, Thomas Neiger, pardonnez-moi, mais là, dans le cas d'Espèce, il y a des policiers qui sont venus perquisitionner ce matin.
- 0:54RelanceÉludée
Il y a une consigne politique ? C'est l'exécutif que vous visez qui tenterait de vous empêcher d'accéder au Rassemblement ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Mais vous craignez quoi ?
- 2:35RelanceÉludée
Que craignez-vous ? Que la justice, et en l'occurrence des magistrats indépendants, transmettent ces documents à tous ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Je voudrais qu'on revienne là encore aux faits et au cadre de cette perquisition, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte depuis un an.
- 5:02ComplaisanteRéponse directe
On ne l'a jamais fait. Et pour preuve, c'est que tous les ans, la commission les a validés.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08Invité politiqueChiffre
« Quand il y a un an, le syndicat de la magistrature, c'est quand même un magistrat sur trois, c'est pas anodin. »
- 0:25Invité politiqueFait
« il faut tout mettre en œuvre pour faire un barrage au Rassemblement National et empêcher l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National. »
- 1:37Invité politiqueFait
« toute la stratégie du Rassemblement national est aujourd'hui entre les mains de la justice, entre les mains des policiers qui étaient présents aussi. »
- 2:22Invité politiqueFait
« le principal parti d'opposition qui, aujourd'hui, voit que ces documents de campagne, ces stratégies pour les années à venir est mis entre les mains de la justice. »
- 4:01InvitéChiffre
« Elle pense que certains prêts octroyés par des particuliers l'ont été en dépassant un certain plafond autorisé qui est de 75 000 euros et à plusieurs reprises. »
- 4:41Invité politiqueFait
« les 75 000 euros, c'est il y a quelques semaines, quelques mois que la commission nationale des comptes de campagne a précisé ce montant. »
- 6:05PrésentateurFait
« « Allez piquer l'ensemble des documents, des régionales, de la présidentielle, des législatives, des européennes, l'ensemble de l'activité politique du premier parti d'opposition pour un sujet aussi contesté que celui-ci. Ça pose un problème démocratique. » »
- 6:33PrésentateurFait
« « On se rappelle qu'aucune banque n'accepte de prêter au RN. Quelle peut être notre alternative pour financer les campagnes ? » »
- 9:22InvitéFait
« c'est le parti qui utilise le plus de prêts personnels. »
- 13:45InvitéChiffre
« 1 000 euros donnés à une association AmiChats88 pour stériliser des chats aérants dans les Vosges. »
- 13:55InvitéChiffre
« 4 000 euros reçus en 2020 et en 2023 à une association Lévriers74 pour soutenir la protection des lévriers espagnols. »
Temps de parole
- Thomas Ménagé35 %
- Invité28 %
- Invité 213 %
- Invité 39 %
- Invité 48 %
- Présentateur7 %
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Je pense qu'il y a tout un système politico-médiatique aujourd'hui. Ah, politico-médiatique ? Ah bah oui !
Le système, c'est le retour de la critique qu'on peut...
Mais non, mais vous savez, il y a quand même un faisceau d'indices. Quand il y a un an, le syndicat de la magistrature, c'est quand même un magistrat sur trois, c'est pas anodin. C'est pas un magistrat sur trois, c'est un magistrat sur trois syndicalisé. Ah ouais, c'est quand même, voilà, c'est quand même une part... C'est pas un magistrat sur trois. Oui, mais ça fait quand même une part non négligeable des magistrats. C'est pas un magistrat sur trois. qui, dans tous les cas, ont déposé un communiqué pour dire il faut tout mettre en œuvre pour faire un barrage au Rassemblement National et empêcher l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National. Et on en avait parlé sur ce plateau.
Et donc, on en avait parlé et on en reparlera parce que ça rendit long sur la volonté de nous barrer la route. Quand on ne peut pas le faire par les urnes, on cherche à le faire sur le terrain judiciaire. Et comme l'a très bien dit Jordan Bardella, on se défendra. Ça fait partie du combat politique, le combat judiciaire.
Mais donc, Thomas Neiger, pardonnez-moi, mais là, dans le cas d'Espèce, et Alexandra Gonzalez rentrera dans le détail dans un instant, il y a des policiers qui sont venus perquisitionner ce matin. Je ne crois pas que ce soit des juges, ce sont des policiers. Il y a un juge d'instruction, derrière. Oui, d'accord. Mais ils font ça, c'est quoi ? Il y a une consigne politique ? C'est l'exécutif que vous visez qui tenterait de vous empêcher d'accéder au Rassemblement ? Parce que, vous savez, Thomas Neiger, la France Insoumise a été perquisitionnée. On en avait d'ailleurs parlé avec cette réaction de Jean-Luc Mélenchon.
Jusqu'à il y a encore quelques jours, des membres du gouvernement, des anciens membres du gouvernement étaient mis en cause dans le cadre de leur gestion du Covid-19. Bon, on peut considérer que la justice a la dent trop dure contre les politiques, mais le Rassemblement national n'est pas le seul parti qui est visé.
Non, mais ce qui interroge M. Duhamel aujourd'hui, c'est qu'on n'est pas venu juste perquisitionner uniquement les documents comptables. On a pris l'ensemble des éléments, les notes, les notes stratégiques, les documents de campagne qu'on a préparés pour les futures élections législatives, que je fais avec mon collègue Julien Oudoul, les préparations pour les années à venir. C'est-à-dire que toute la stratégie du Rassemblement national est aujourd'hui entre les mains de la justice, entre les mains des policiers qui étaient présents aussi. Et ça pose quand même question. J'ai accueilli il y a quelques semaines Victor Orban dans mon territoire.
Qu'est-ce qu'on aurait dit sur le plateau de BFM ce soir si en Hongrie, le principal opposant, celui qui est donné aujourd'hui, gagnant dans tous les sondages, est perquisitionné, on lui prend tout ce qui va être la stratégie dans les années à venir.
Vous considérez que la France, c'est comme la Hongrie ?
Non, mais parce que vous, on est toujours souvent en France à donner des leçons à la Terre entière sur la démocratie. Pour Orban, c'est justifié.
Les atteintes à l'État de droit en Hongrie sont patentes et elles sont évidentes. Elles ne sont pas contestables.
On peut prendre d'autres exemples. C'est juste pour vous dire qu'on donne souvent des leçons. Mais le principal parti d'opposition... Vous, je n'utiliserai pas l'exemple d'Orban. Le principal parti d'opposition qui, aujourd'hui, voit que ces documents de campagne, ces stratégies pour les années à venir est mis entre les mains de la justice. C'est-à-dire qu'on prenne les prêts. Mais vous craignez quoi ? Les documents qui sont liés aux prêts. Il n'y a pas de souci, mais les notes de Jordan Bardella, les mails de Jordan Bardella, ça pose problème quand même.
Que craignez-vous ? Que la justice, et en l'occurrence des magistrats indépendants, on parle de juges d'instruction, transmettent ces documents à tous ?
Il y a déjà deux choses. Déjà, il y avait des policiers qui étaient sur place. Et eux, ils ne sont pas indépendants. Ils sont, et c'est normal, sous l'autorité, sous l'exécutif. C'est-à-dire derrière, il y a le ministère de l'Intérieur. Je n'accuse pas du tout le ministère de l'Intérieur, mais il y a des personnes qui ont accès à des documents.
Vous êtes plutôt soutien des policiers, d'habitude ?
Mais vous savez, il y a des questions humaines. C'est-à-dire que je crois à la justice, je crois à l'indépendance de la justice, je crois que la quasi-majorité, la totalité des policiers font leur travail de manière remarquable. Mais des documents qui fuitent aussi importants que ceux qui sont ceux de la stratégie du premier parti d'opposition, celui qui est donné gagnant dans tous les sondages, je pense que les Français, les messages qu'on reçoit depuis ce matin, avec l'acharnement qu'on a vécu hier, avec aussi le Parlement européen qui nous reproche des sauces totalement infondées, posent question aujourd'hui en France et en 2025. Et c'est inquiétant.
Sophie Dupont, vous nous direz dans un instant la réaction de Marine Le Pen. Mais juste avant, Alexandre Gonzé, je voudrais qu'on revienne là encore aux faits et au cadre de cette perquisition, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte, depuis un an. Exactement. Dans le cadre d'une enquête qui est menée par un juge d'instruction avec les policiers de la brigade financière anticorruption, cette enquête a été déclenchée à la suite d'un signalement de la commission des comptes de campagne qui a des soupçons. Elle pense que certains prêts octroyés par des particuliers l'ont été en dépassant un certain plafond autorisé qui est de 75 000 euros et à plusieurs reprises.
Or, aujourd'hui, ce que dit le code électoral, c'est que les prêts habituels ne sont pas autorisés. Alors, que recouvre cette notion de habituel ? Ce sera à la justice de le définir. Là, l'enquête est en cours. Personne n'est mis en examen pour le moment. Il y a simplement des soupçons que des militants du parti Rassemblement national aient un peu trop prêté d'argent au parti pour financer les campagnes.
Ce qui est intéressant, c'est juste ce que vous n'avez pas forcément précisé, c'est que les 75 000 euros, c'est il y a quelques semaines, quelques mois que la commission nationale des comptes de campagne a précisé ce montant. Ces prêts, ils sont antérieurs.
C'est-à-dire qu'on est dans un état de droit. Pour que ceux qui nous regardent comprennent, vous vous dites ce soir, on a, au Rassemblement national, jamais utilisé de façon excessive des prêts de façon habituelle, ce qui serait contraire aux droits. On ne l'a pas fait.
On ne l'a jamais fait. Et pour preuve, c'est que tous les ans, la commission les a validés. Et voyez les noms des prêteurs. Valider, tamponner, rembourser nos prêts. Rembourser les prêts de ces prêteurs. Donc, il n'y a pas de problème en tant que tel. Et il y a un problème d'insécurité juridique. C'est qu'on fait des prêts. Et quelques années après, on change les règles. On vous dit maintenant, c'est 75 000 euros maximum. A posteriori, l'état de droit que l'on défend et qu'on doit tous défendre, c'est la sécurité juridique. C'est le fait qu'a posteriori, on ne change pas les règles où un juge ne peut pas dire au final, maintenant, ça sera à 75 000 euros. Ça ne sera pas deux fois.
Habituel, on va se poser la question. Il y a un flou qui, aujourd'hui, on cherche à l'utiliser contre nous.
Etienne Gernel, Guillaume Tabard. Je vous donne la parole dans un instant. Sophie Dupont, vous avez pu vous entretenir avec Marine Le Pen, que l'on n'a pas entendu jusque-là. C'est Jordan Bardella qui a pris la parole. Que vous a-t-elle dit ?
Alors, vous faites bien de le dire, Benjamin, Marine Le Pen, elle n'avait pas réagi. Elle s'était contentée depuis ce matin d'avoir juste reposté le message de Jordan Bardella qui dévoilait ses perquisitions. Elle avait échangé sur les boucles internes. Vous serez témoin, Thomas Ménager, aujourd'hui avec les députés RL, mais il n'y avait pas de réaction publique. C'est chose faite ce soir, donc, auprès de BFM TV en exclusivité. Je cite, « Allez piquer l'ensemble des documents, des régionales, de la présidentielle, des législatives, des européennes, l'ensemble de l'activité politique du premier parti d'opposition pour un sujet aussi contesté que celui-ci. Ça pose un problème démocratique.
» Voilà les propos que Marine Le Pen m'a tenus. Ils veulent que l'on soit coupable, mais on ne sait pas trop de quoi. Concernant les accusations dont parlaient Alexandra, les juifs d'instruction, qui tentent de savoir si le RN a contourné les règles en ayant trop recours auprès des particuliers, Marine Le Pen, elle qualifie ce reproche de scandaleux. Lorsque, je cite, « On se rappelle qu'aucune banque n'accepte de prêter au RN. Quelle peut être notre alternative pour financer les campagnes ? » Du coup, s'interroge-t-elle ?
Marine Le Pen, qui se montre donc offensive ce soir, mais quand même qui ne reprend pas à son terme les accusations qu'on a pu entendre toute la journée dans la bouche des portes-paroles du parti et aussi de Jordan Bardella d'acharnement, de harcèlement, de persécution de la part du système. Ça, elle n'a pas empêché. Voilà, Marine Le Pen.
Guillaume Tabard. Merci beaucoup, Sophie Dupont, pour ces informations. Guillaume Tabard, jusque-là, on a coutume de dire, peut-être devenu un lieu commun du commentaire en disant que les affaires glissaient sur le RN, qu'au fond, cela ne faisait que renforcer parfois le sentiment de persécution des électeurs, l'aspect précisément anti-système. Est-ce qu'à un moment donné, quand il y a une condamnation en première instance pour Marine Le Pen, des nouveaux soupçons du Parlement européen dont on parlera dans un instant, Thomas Ménager, et ça, est-ce qu'à un moment donné, quand on a un RN qui essaye d'élargir son assise électorale, est-ce que ça ne finit pas par avoir un impact ?
Je pense qu'il faut distinguer l'impact judiciaire, l'impact politique et l'impact électoral. L'impact judiciaire, on l'a vu de manière flagrante avec la condamnation de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants du Parlement européen, sauf si, en appel, elle obtient un jugement différent, mais a priori, elle sera empêchée d'être candidate à la présidentielle. Impact électoral, tous les sondages d'intention de vote qui ont été faits depuis cette affaire ont montré que le capital électoral du RN était inchangé inchangé que ce soit Marine Le Pen qui porte les couleurs du parti ou que ce soit Jordan Bardella.
Donc je pense qu'il y a un cercle électoral qui est finalement assez indifférent à l'impact de cela. Ensuite, je dirais que l'impact, dans l'opinion, il est nul dans les deux sens. C'est-à-dire que, je ne pense pas que les gens disent, là, on découvre qu'en fait, que le RN est un parti pourri, etc., donc on s'éloigne de lui. Inversement, on l'a bien vu lors de la manifestation Place Auban, lorsque le parti essaye de retourner l'opinion en disant qu'on est victime d'un harcèlement, ça ne marche pas non plus. Après, je pense que l'impact électoral, en tout cas, il est nul. Après, maintenant, il y aura suite la défense du Rassemblement National sur les sujets.
Et je pense que, c'est vrai que plutôt que de désigner un supposé complot de je ne sais qui, le RN aurait intérêt, parce qu'en plus, je pense qu'il a des arguments à faire valoir, à se défendre dossier par dossier, parce qu'à travers ce nouveau dossier, ce qui est en jeu, c'est la question de fond du financement des partis politiques. Et c'est un fait, c'est un fait réel que longtemps, le Front National puis le Rassemblement National ne disposait pas de l'argent public comme les autres partis lui permettant d'assurer les campagnes.
Lorsque Christophe Champy, le patron de la SNCFP, il manque une lettre là-dedans, enfin, la commission de commission des comptes de campagne et du financement des partis politiques, dit, c'est le parti qui utilise le plus de prêts personnels. Oui, pour une raison simple, c'est que les autres partis, l'UMP avant, LR, le PS, le PC, eux, ils n'ont pas besoin de faire appel à ces prêts. Le Rassemblement National, lui, a eu besoin jusqu'en 2022 où il a atteint des scores qui lui ont permis de bénéficier du financement public. Et ça, je pense que ça peut, en tout cas, il peut plaider ça.
Et on rappelle cette vieille promesse d'Emmanuel Macron, une banque de la démocratie, pas encore réactivée par François Bayrou, si tant est qu'il ait la capacité de réactiver quoi que ce soit dans les mois qui viennent. Je fais le lien avec votre une, chère Étienne Gernel. On est quand même sans arrêt dans une tension avec le Rassemblement National entre volonté dite de se respectabiliser, de ne pas s'en prendre aux institutions. Et en même temps, là, on voit bien un choix, même si Sophie nous disait que pour Marine Le Pen, elle n'employait pas ces mots-là sur système politico-médiatique, vient de dire Thomas Ménager, on veut nous empêcher d'accéder au pouvoir.
C'est des choses qu'on a pu entendre aux États-Unis, dans certaines démocraties dites illibérales en Europe. Ça va être un leitmotiv jusqu'en 2027 ? Il y a deux choses différentes. D'abord, politiquement, on a vu ces dernières semaines le RN et Marine Le Pen, d'ailleurs, j'étais très frappé de ça, adopter un ton très offensif après une période où il y avait un courant un peu libéral ou en tout cas qui se disait un peu libéral parce qu'ils en sont quand même très loin, incarné par Jordan Bardella.
Et là, il y avait un ton plus populiste, plus punchy, plus agressif et probablement aussi qu'elle a jugé que politiquement, c'était plus payant de faire comme ça en ce moment, c'est son jugement en tout cas. Et après, globalement, je m'interroge vraiment sur l'efficacité de ce genre de rhétorique parce qu'au fond, il y a un vieux fond chez les Français où quand les politiques tombent ou se retrouvent comme les autres, ça leur fait un petit peu plaisir. Donc je suis assez étonné, je pense un peu comme Guillaume Tabard que ça n'a pas d'effet à la fin ce genre de rhétorique.
Peut-être que ça mobilise une base militante restreinte, mais sur l'opinion, et d'ailleurs, ça a été prouvé la dernière fois puisque, au-delà même des sondages sur Bardella qui feraient le même score que Le Pen, il y avait des sondages spécifiques et ça ne choquait pas les gens. Et donc là, il recommence la même erreur, peut-être, alors peut-être que je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais c'est plutôt la même erreur que la dernière fois, c'est-à-dire de s'indigner outre mesure, après on verra ce qu'il en sort de ces perquises. Thomas Ménager, est-ce que c'est efficace cette rhétorique-là ?
Et j'en reviens à la question initiale que je vous posais parce que je n'ai toujours pas bien compris. Est-ce que vous pensez convaincre vos électeurs, peut-être de nouveaux électeurs en expliquant qu'il y a une sorte de grand complot qui vise à vous empêcher d'accéder au pouvoir ?
Non, mais il n'y a pas de rhétorique. Il y a juste un faisceau d'indices où on se rend compte qu'à chaque fois, le Rassemblement national est coupable. Il y a une volonté, notamment, on l'a vu aujourd'hui, toutes les chaînes, toute la journée sur cet élément où clairement, il n'y a pas de mise en examen, où on nous reproche que quelques personnes fassent des prêts, nos électeurs, c'est normal que nos électeurs nous fassent des prêts puisque toutes les banques nous refusent aujourd'hui de nous prêter. On est le seul parti politique, je pense, ou l'un des seuls ou du moins parmi les principaux, ceux qui sont en capacité de peser dans la sphère politique à ne pas avoir de prêts.
Et donc, je pense que ce qui intéresse globalement les Français, et ça, on sera tous d'accord, c'est qu'on revienne globalement au sujet de fonds, qu'on parle de pouvoir d'achat, qu'on parle de santé, qu'on parle d'immigration, qu'on parle de sécurité. Et c'est vrai que vous avez raison. Dans un sens comme dans un autre, les Français, ils attendent des politiques qui règlent leurs problèmes et qu'ils apportent des solutions. C'est ce que nous faisons au Rassemblement de l'Océan ?
Thomas Ménager, si la question se pose aussi, c'est que ce n'est pas le seul affaire judiciaire, même si, je précise, c'est là sous le contrôle d'Alexandra, information judiciaire, il n'y a pas de mise en examen, bien évidemment, présomption d'innocence absolue et on ne le répétera jamais assez. Il y a eu la condamnation en première instance de Marine Le Pen, elle a interjeté appel, elle est donc de nouveau présumée innocente.
Et puis, il y a une nouvelle procédure en cours au Parlement européen, une enquête du parquet européen pour des soupçons d'irrégularité financière, il s'agit de l'argent dépensé par le groupe ID, qui était le précédent groupe des forces politiques d'extrême droite au Parlement européen. Oui, oui. Chacun utilise la terminologie qu'il souhaite. La règle étant qu'il faut utiliser cet argent du budget communication pour parler d'Europe ou de l'activité de l'eurodéputé. Et moi, j'ai lu un article intéressant d'un confrère de Libération qui montrait notamment que... Une lecture ? Oui, mais vous savez, il faut être éclectique, on lit tout. Oui, oui, allez-y.
Le travail de nos confrères de Libération est sérieux. 1 000 euros donnés à une association AmiChats88 pour stériliser des chats aérants dans les Vosges. Ça, c'était l'eurodéputé Catherine Griset. Une autre eurodéputée qui donne 4 000 euros reçus en 2020 et en 2023 à une association Lévriers74 pour soutenir la protection des lévriers espagnols. Alors, j'ai un peu de mal à voir le rapport entre les chats aérants dans les Vosges et les lévriers espagnols et la question de l'action au Parlement européen.
Alors, il y a deux choses. Déjà, il y a un commissaire, vous savez, au Parlement européen qui gère ces questions. Le bien-être animal, ce n'est pas quelque chose qui est détaché de la politique européenne. Il faut que ça soit en lien avec la politique européenne. Et surtout, on peut débattre sur est-ce que c'est en lien direct ou pas, mais il y a des questions qui sont prétées.
Est-ce qu'en gros,
l'argent d'un budget communication
d'un groupe au Parlement européen doit être utilisé pour donner ça à ces associations aussi légitimes soient-elles par ailleurs ? M. Duhamel,
la question, elle a été déjà tranchée par le Parlement européen qui a validé chaque année l'ensemble de ces versements. Quand il y avait ce type d'aide qui était faite sur un budget dédié, comment ça se passe ?
Et qui, visiblement, Thomas Ménagé est de nouveau en train d'enquêter dans le cadre d'une procédure.
C'est un peu étrange. C'est-à-dire qu'en fait, ceux qui valident à un instant T, deux, trois ans après, quatre ans après, viennent vous voir en disant j'ai validé parce qu'en fait, comment ça se passe ?
Non, en fait, ils valident et ils font un signalement à la justice parce qu'ils ont des soupçons et heureusement, la justice est libre et indépendante pour trancher et dire si ces soupçons sont avérés, sont étayés ou si non et à ce moment-là...
Donc pendant des années, le Parlement européen vous fait laisse faire quelque chose, tamponne, quelque chose qui est certifié par un cabinet d'audit indépendant. C'est-à-dire que les comptes, elles sont certifiées. Chaque année, ils sont approuvés par le Parlement européen et pire, parce qu'en fait, au final, c'est le Parlement européen qui déclenche ces virements. C'est-à-dire que ce n'est pas les députés eux-mêmes qui ont versé sur quelque chose totalement en dehors, lié à leur compte. C'est le Parlement européen, c'est validé, approuvé et trois années après, on vient vous chercher.
Aujourd'hui, on se défendra sur le sujet, il n'y aura pas de problème, c'est en lien, bien entendu, avec les politiques européennes et le bien-être animal en fait partie. Et c'était...
Thomas Ménagé