Le prix de l’essence grimpe : le gazole se vend en moyenne à 2,29 euros le litre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 50 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous trouvez ça normal ? Le gouvernement en fait-il assez pour votre pouvoir d'achat ?
- 0:44OuverteÉludée
Comment les Français peuvent-ils comprendre cette situation ?
- 2:37OuverteRéponse directe
L'État n'a plus d'argent, que faire ?
- 5:31RelanceRéponse partielle
Comment expliquez-vous aux Français que l'Ukraine reçoit des milliards alors qu'ils peinent à faire le plein ?
- 8:39OuverteRéponse directe
Vous êtes infirmière libérale, comment gérez-vous ces coûts ?
- 12:18OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez envie d'avoir une primaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« Il y a plus rien dans les caisses. »
- 2:37Fait
« L'État n'a plus d'argent. Voilà, c'est clair. »
- 3:20Fait
« La situation budgétaire est totalement exonque. »
- 4:04Chiffre
« Les raffineurs profitent quand même largement de cette crise x 4 sur les marges. »
- 5:31Fait
« On donne des milliards à l'Ukraine. Alors à juste titre, c'est une juste cause. »
- 13:02DominiqueChiffre
« L'État s'est mis dans les poches de mémoire 9 milliards d'euros depuis mars dernier. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Sud Radio avec mes trois débatteurs du jour, Jeuneviève Gutsinger, Michel d'Armont, Serge Guérin. Alors que travailler en voiture devient un luxe avec un carburant qui dépasse désormais 2,10 € le litre, 2,30 € même pour le gasoil. Et bien Bercy dit non aux baisses des taxes, non au plafonnement, non au blocage des prix. Le chèque de 100 € he pour les gros rouleurs modestes lui est maintenu, mais enfin bon, on a appris que finalement un sur de l'avait même pas demandé. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Le gouvernement en fait-il assez pour votre pouvoir d'achat ? Venez réagir. 0826 300. Euh je me tourne vers vous Jeunevie vers Godinger. Alors c'est vrai qu'on attendait pas beaucoup de choses de Berti c'est sûr c'est toujours la même
chose. Il y a plus rien dans les caisses. Mais quand on apprend quand même que les raffineurs font x 4 sur les marges, al c'est c'est assez technique. C'est vrai que la moitié on importe la moitié de l'étranger, c'est compliqué de taxer. Mais évidemment que on ne comprend pas. Les Français ne comprennent pas. Euh vous avez vu qu'il y en a 27 % qui changent leurs habitudes, qui prennent moins la voiture. Euh comment comment on peut euh entendre qu'ils comprennent très bien. Moi je pense que les Français sont parfaitement au fait maintenant des des contraintes budgétaires. Il se rendent compte que ce pays est totalement en faillite en fait et que à un moment il va falloir le le dire et en tirer les conclusions. Alors, je sais pas si ça va être euh effectivement le l'objet de la campagne
présidentielle, vraiment si certains auront des positions vraiment courageuses, mais en attendant, enfin, c'est son peut-être de creuser le trou. On va se retrouver au niveau euh peut-être même pas de la Grèce, on va peut-être un jour avoir des ajustements structurels comme euh mes pays africains qui me sont chers en ont eu dans le passé, on ils en ont connu le prix sur les populations. Donc, je pense qu'effectivement aujourd'hui, il faut cesser d'attendre tout de l'État. L'État ne peut rien. Enfin, en tout en tout cas, il peut pas dépenser. Il peut quand même certaines marges de manœuvre. On a vu qu'en Espagne, il baissait les taxes. Oui, en effet, je je le répète, chaque jour les 55 % des taxes, ça coûte quoi ? Entre 10 et 15 milliards sur le budget de l'État. La proposition de Marine Le
Pen, c'est vrai que l'argent on l'a pas. Ça c'est c'est un sujet. Donc effectivement, pardon pour finir, je pense que la solution vient de chacun d'entre nous à titre individuel et a Alors, ben ça veut dire quoi qu'on change ? Il y en a déjà 27 % qui prennent moins leur voiture. Ve du covoiturage davantage. Ça veut dire que les entreprises accordent davantage de télétravail à ceux qui peuvent télétravail. Mais non, mais il y a plein de choses à faire. Dites ça là, il y a des auditeurs qui nous écoutent, ils sont dans leur voiture, des commerçants, des artisans, des infirmières. Non, attendez, pardon Stéphanie, je dis pas que tout le monde peut. Je je dis qu'il y a quand même des petites choses à imaginer qu'il va falloir avoir des chacun d'entre nous et collectivement
des idées parce que de toute façon l'État n'a plus d'argent. Voilà, c'est clair. H Melmand en fait tout ça c'est le récit de de l'impuissance, le récit de la perte de souveraineté, le récit de la dépendance. Et ça vient et c'est pour ça que ça nourrit aussi la colère, je pense du public et peut-être très certainement des électeurs en tout cas à en croire les sondages et surtout les les les les les les sondages qualitatifs qui mettent en avant les font ressortir un peu les mots, les nuages de mots comme on dit qui mettent en avant changement et radicalité. Oui. Donc c'est ce qui nourrit effectivement cet état d'esprit, on va dire de de du corps social dans dans son ensemble, c'est la la prise de conscience d'une
dépendance, d'une impossibilité d'avoir des marges de manœuvre à tous les niveaux parce que la situation budgétaire est totalement exonque parce que il n'y a effectivement plus d'argent mais ça vient faire ressortir toutes les tous les discours, toutes les rodau montage sur la souveraineté française que l'on a retrouvé parce qu'on a finalement relocalisé je sais plus quelle usine de de fabrication de médicaments et on a crié victoire. Là, on voit le grand sommet spatial et on crie victoire sur la grande souveraineté spatiale française. Mais c'est pas du tout quand quand vous entendez en effet que les raffineurs profitent quand même largement de cette crise x 4 sur les marges, que d'ailleurs l'Union européenne refuse une enquête sur ces marges, euh vous comprenez que les
Français ça les met en colère. Il y a quand même le discours sur les profiteurs de par l'histoire, on a su ce que ça a donné. Ça a rarement donné de la justice sociale. Ça a surtout donné en général des des des ensuite des programmes et des et des pouvoirs radicalisés et même très autoritaires qui arrivent pour surfer sur cette forme de populisme. Ces mécanismes politi économiques des marges, ils sont extrêmement complexes et et quandbien même ils en feraient moins, bah ça veut dire quoi ? il y aurait plus il mettrait des gens sur le sur le trottoir et c'est pas pour autant que cet argent dans la moitié de l'étranger. Donc voilà, vous l'avez dit ce sont des je pense des des arguments qui viennent nourrir un débat mais qui surtout qui viennent nourrir un
ressentiment et et je crois que effectivement au cœur de cette campagne électorale qui commence à se mettre à se mettre en place pour l'Élysée, ça va être vraiment je pense le le débat du ressentiment. Qu'est-ce qui est arrivé ? Qu'est-ce qui fait qu' a ce sentiment général de déclassement pas uniquement sur le plan économique sentiment c'est un déclassement ? Oui. Sur le plan économique, les gens le ressentent comme tel. Sur le plan on va dire politique, géopolitique diplomatique, c'est aussi assez patent. Donc ça va être parce que vous parlez de la géopolitique, on entendait ce matin, je je on a d'ailleurs le sombre de Benjamin Hadad, ministre de l'Europe soutien. Non, on l'a pas. En tout cas,
il se posait la question de savoir bah on donne des milliards à l'Ukraine. Alors à juste titre, c'est une juste cause. Personne ici certainement va le contester. Sauf qu'en attendant les Français eux qui prennent leur voiture bah ils arrivent pas à faire le plein. Donc comment vous l'expliquez ça aux français ? Bah d'abord un, on l'explique très mal parce que c'est ça n'a rien à voir avec l'Ukraine en réalité. à voir avec le fait que depuis une vingtaine d'années, il n'y a pas eu le courage politique nécessaire pour ensuite faire les ajustements, voir les réformes, voir par quoi parfois les décisions difficiles pour permettre aux gens de continuer à profiter de ce système social français que le monde entier regarde soit avec envie, soit avec surprise ou au stupéfaction en
disant comment est-ce possible ? Parce que la fiction, la grande fiction française au lendemain de la Seconde Guerre mondiale qui consistait à dire que la France est une exception, que le paradis social français serait éternel, que nous avons gagné la guerre, que tout cela est en train d'exploser en en de voler en éclat et c'est cette cette explosion de la réalité qui plonge les Français également dans le désarrois. Euh je j'ai hâte d'entendre la vision du du sociologue sur ce point. C'est absolument passionnant parce qu'on a utilisé plein de termes euh et notion de sentiment qu'en effet pas un sentiment qui est qui est une réalité. Cette notion en effet longtemps je me souviens j'entendais le terme modèle social jour j'ai regardé qui a copié le modèle social français. Personne hein.
Donc un modèle qui est jamais copié c'est plus tout à fait un modèle quand même. Donc il y a quand même un truc avec ça. Mais c'est vrai que on a raconté une histoire qui était une belle histoire et qui au début d'ailleurs en plus a créé une Ouai. quand même une forme de de consensus, c'était la France golienne quand même. Mais en échange de la France gaolienne, c'était quand même plutôt 48h que 35 de travail par semaine par exemple. Il y a des choses de ce type là. On a un petit peu oublié qu'il y avait un éch gauche qui propose 32 he aujourd'h pour ça. Donc il y avait quand même on démarrait aujourd'hui 25 % des jeunes de 25 ans n'ont pas encore travaillé. 45 c'était on démarrait plutôt à 18 20 ans. Donc donc il y a plein de choses qui ont changé et en échange euh bah il
y a pas eu d'échange. C'estàd que on a c'est vrai qu'il y a une fiction raconter un truc, on est capable de je me souviens on travaille sur la question des 35 heur par exemple on disait non mais on va travailler moins que les autres mais un les autres ils vont faire comme nous on va partager de nous on a une productivité bien supérieure manque de chance notre productivité n'est plus supérieure aujourd'hui. C'est que il y a plein de choses comme ça. Il y a quand même jusqu'aux années 2000 le système scolaire français était extrêmement efficace. Rappelez-vous, on disait euh euh sur la santé, on est numéro 1 de la santé dans les années 2000. J'avais regardé plus tard, on était passé à 18e, aujourd'hui à 36. Donc les choses sont finalement, on n' pas les moyens de ce qu'on propose
aujourd'hui et donc il y a un décalage mais c'est je me souviens combien ça avait mis en colère quand j'avais entendu le président Macron qui qui avait parlé du quoi qu'il en tout coûte. Il y a pas plus idiot comme formule que celle-ci. C'est ça coûte toujours et là justement c'est très pédagogique ce qui nous arrive avec le carburant. c'est que quoi qu'il en coûte ne marche plus. Le premier ministre actuel est obligé de dire je peux pas, je ne peux pas. Et du coup ça fait réfléchir quand même. On va aller prendre le pou du côté des de ceux qui nous écoutent parce que c'est eux qui qui vivent justement ce qu'on commente ici. Marie Alice, bonjour. Oui, bonjour. Vous vous êtes infirmière libéral, donc vous êtes vraiment concerné par ces gens qui ont besoin de
de leur voiture pour travailler, hein. Ah ben oui, euh surtout quand on exerce en campagne, il est évident que prendre mon vélo ou une trottinette, c'est vraiment pas possible. Compliqué. Euh surtout à 200 200 250 km jour. Euh après euh vous dire "Oui, les Français sont déprimés. Euh oui euh au niveau infirmier c'est compliqué et je pense que tout le monde est en train d'aller dans le mur parce que euh on taxe à gauche, on taxe à droite. Alors tout le monde va vous dire et on nous le dit, vous n'êtes pas à plaindre, vous avez du travail, vous avez ça, je suis d'accord. OK, on a du boulot, mais euh les gens ne réalisent pas les quantités d'heures
qu'il faut faire pour avoir un salaire identique à il y a 10 ans. Mais bien sûr, je crois que je crois qu'il faut être conscient de ça. Marie-Alice, racontez-nous vos 250 km jour. Euh, j'imagine que là avec je je sais pas ce que vous avez comme voiture, on est à 2,10 € pour le SL. Là, vous voyez, je suis dans les landes parce que j'ai quelques jours de repos et je bon c'est personnel, hein. Donc pour problèmes familiaux, là carburant dans la grande surface où je viens de m'arrêter est à 2,299 €. Ah oui, de quoi ? Du sans plomb du Non, non, le gasoil. Ah oui, gazoile, il est quasiment Oui oui. Frolle les de 2,30 €. Donc ça vous
coûte une fortune vous quand vous allez travailler ? C'est c'est hors de prix. C'est hors de prix avec en plus de plus en plus de gens qui rentrent à domicile, en postop, en voilà, on a de plus en plus de demande. Euh nous, on a un groupe WhatsApp, infernier où on euh c'est comme une Oh, c'est comme je veux dire euh un Pôle Emploi où on envoie où on dit aux filles, ben voilà, quelqu'un cherche une infirmière à tel endroit, quelqu'un a besoin d'un pensement à tel endroit, euh nous on est un peu trop loin, est-ce que quelqu'un est plus prêt ? Voilà. Ah oui, c'est c'est le système des quoi. Vous vous débrouillez entre vous pour euh vous faites partie de 27 % des Français qui ont changé leurs habitudes. Parce que parce que le quoi qu'il en coûte pour les infirmières euh non hein,
les infirmières libérales en tout cas euh la prime Covid et tout ça, on en a pas vu la queue d'une cerise hein. Mais après moi, je conçois que je je on ne demande pas on demande juste à être reconnu et rémunéré à notre juste valeur. C'est tout. Et aujourd'hui, vous estimez que vous ne l'êtes pas. Ah non non et j'en veux pour preuve. Moi je suis responsable je fais partie d'un bureau syndical et je vois nos jeunes diplômées qui sont de plus en plus à même de se demander si elles vont poursuivre ou pas. jeune diplômé et ça alors quand ça commence comme ça c'est sûr que c'est mal parti et et vous faites merci en tout cas de votre témoignage Marie Alise. Bon courage à
vous mais vous faites partie de ces nombreux travailleurs en France ils sont pleins à vouloir juste bah bien gagner leur vie et pas avoir des subventions he les pêcheurs pareil en Bretagne avec le carburant bah ils demandent juste être bien payés et pas l'omone quoi. C'est malheureusement ce qui fait défaut. Aujourd'hui, on continue nos débats avec vous et n'hésitez pas à réagir. 0826 300 Manu vous accueillira au standard. À tout de suite. Sud Radio. Oui, Sud Radio, à vous de le dire. Toujours avec mes débatteurs Jeuneviève Gutinger, Michel d'Armond, Serge Guérin. Dans quelques instants, on va parler un petit peu politique quand même. Ça intéresse peut-être pas grand monde mais quand même on va quand même vous poser la
question. Est-ce que vous avez envie d'avoir une primaire ? parce que euh ce qui va se passer en 2027 quand même, vous avez peut-être pas envie d'en parler mais enfin ça va peser justement sur les questions de pouvoir d'achat. On en parle énormément. Le carburant, est-ce que quelqu'un a la solution ? Je ne suis pas sûr. Euh en attendant, ça réagit sur le carburant 2,30 € nous disait il y a quelques instants Marie-Alice, infirmière libérale dans les landes qui qui tire la langue comme beaucoup de français. Si vous nous écoutez, j'imagine que c'est votre cas peut-être dans la voiture en train d'aller euh au travail, c'est devenu intenable. Dominique, bonjour. Oui, bonjour à toute l'équipe. Bonjour à vous. Soyez le bienvenu. Merci. Bah écoutez, moi je me je me posais une
une question de peut-être que j'enfonce une porte ouverte. Comment se fait-il que l'essence est un produit de première nécessité, il y a des surtaxes et que au minimum on au maximum on devrait appliquer simplement la TVA. Je veux dire, c'est comme si sur le pain ou les légumes, on appliquait une taxe de TVA de 60 %. C'est inadmissible. C'est un premier un produit de première nécessité. Donc quelle est la raison ? pas des diamants. On nachète pas des diamants. Bah, je crois que l'État s'est mis dans les poches de mémoire 9 milliards d'euros depuis mars dernier, si j'ose dire à la faveur de cette crise. Peut-être que vous avez l'explication. Bah voilà. Donc moi ce que je moi ce que je demanderais c'est tout simplement
d'aligner, de mettre une TVA normale en si on peut dire normale de 20 % sur l'essence ou un barre. C'est ça qu'il faut faire. C'est pas de des petites des petites économies de de bout de chandelle baisser par-ci par là, c'est mettre une TVA standard. Pourquoi pourquoi payer autant pour un produit de première nécessité ? On a tous besoin de rouler. Alors la première nécessité, ça serait peut-être 5,5 % même. Vous vous iriez jusque là, Dominique ? Bah écoutez, oui. Bah déjà si on arrive à 20 % je serais bien content mais effectivement 5,5 ça serait tout à fait normal pour un produit comme les sens. Alors, c'est vrai que c'est ce qu'on dit tout le temps, ça l'État perdrait 10 à 15 milliards d'euros par
an et on les a pas. Alors, qu'est-ce que vous répondez à ça ? Bah écoutez, je crois qu'en en faisant des analyses sur les comptes de l'État comme notamment la dans le bouquin de Sarah Knafo, on s'aperçoit que on peut faire des très très grosses économies qui compenseraient le manque à gagner de la baisse de la TVA sur les produits pétroliers en fait hein. Oui. Et vous vous pensez quoi vous Dominique que d'une certaine manière le gouvernement n'en fait pas assez et un peu de mauvaise foi et fait pas bien son job quoi. Voilà. Moi ce que j'en pense c'est tout simplement que que le gouvernement il travaille pour lui, qu'il en a rien à des problèmes des Français et puis et puis c'est tout quoi. Tout simplement c'est une voilà c'est une comédie tout ça. C'est une véritable
comédie. Ne serait-ce que de voir que les les anciens premier ministres ont se présenter aux élections présidentielles en mettant maintenant en avant qu'ils ont les solutions alors qu'ils ont été aux manettes et qu'ils ont rien fait. C'est une pantalonade. Merci en tout cas. Merci Dominique de vous être exprimé. Michel d'arrand, je me tourne vers vous. Mais ce que vient de dire Dominique, c'est c'est ce que pensent beaucoup de Français. Quand je disais tout à l'heure bah ça vous intéresse peut-être pas, je me faisais un peu provocatrice, on va parler politique, ça vous intéresse peut-être pas, mais c'est vrai que les Français aujourd'hui ils sont de plus en plus à dire ça. On en a ralbol quoi. Leurs histoires d'appareil, de primaire, de de candidats, de d'ambition personnelles,
ils s'en foutent quoi. Ils ont envie, voyez, de de bien vivre les Français. Alors, je suppose que vous vous faites une adresse générale en disant que ça pourrait peut-être pas intéresser, mais je crois que d'abord évidemment personnellement ça m'intéresse au plus au premier degré et au plus haut chef. Je crois aussi d'après les études qualitatives qui ont été publiées notamment par l'IFOP donc à la fin de l'été que la l'élection présidentielle est entrée vraiment dans les conversations des Français. Euh ça s'est beaucoup ressenti apparemment durant cet été où cette ce sujet de conversation est est monté monté en gamme. Euh ça va, je pense être ça va continuer parce que vraiment c'est maintenant installé dans dans la chronique publique.
le le le fait qu'effectivement pour l'instant à droite, contrairement à du côté socialiste, il n'y ait pas de primaire, je pense que ça peut aussi quelque part déplaire aux Français qui ont qui voudraient avoir envie de départager comme on vient de l'entendre et de donner leur avis en tout cas sur le fait que d'anciens premier ministres disent aujourd'hui moi j'ai les solutions et je suis en rupture avec ce que j'ai fait avant. que d'autres disent voilà mon ambition c'est que j'ai tout compris et que je vais vous montrer comment ça se passe. Que d'autres vont dire il faut tout changer vous dites en fait ça les français ça les intéresse la la présidentielle mais mais on en a marre de la petite politique politicienne on veut la clarté. Voilà. Et moi ce que je ce que je regrette
c'est que à la fois les responsables politiques passent leur temps quelque part à dire "Mais il faut pas faire attention au sondage, les sondages ne donnent pas la réalité", mais ils disent "Mais en ce qui concerne le départage des candidats et bien on va se fier au sondage." C'est l'abandon de la politique. le fait de ne pas vouloir faire une primaire aller se mettre parce que au fond c'est c'est ce que n'importe quel candidat dans n'importe quel job dans ce pays chez ceux qui nous écoutent fait quand il y a quand il postule pour un travail ou un poste ou une ou un projet ils savent qu'il y a trois ou quatre concurrents et qui vont devoir être les meilleurs que les autres on entend des gens qui disent non moi je fais pas j'attends les sondages 70 % des sympathisants de de la droite
hors RN et du centre sont favorables à une primaire pour désigner donc Ce candidat, c'est un sondage au doxa réalisé avec Blackbon et Bbon et le le Figaro. Mais c'est vrai que Édouard Philippe, on le voit, vous avez vu, il aimerait bien faire son sa petite réunion avec tout le monde. Il aimerait bien que Bruno Retaillot abandonne la partie. Enfin, il va pas lâcher Retaillot. Gabriel Atal, c'est pareil. Il se fait épingler par Elisabeth Born qui explique vouloir que le centre soit représenté. duant Catal s'éloigne des des valeurs de cet espace politique. C'est c'est tout ce que les Français détestent tout ça. Alors le départage, ça s'appelle élection présidentielle quand même hein. Bon sous la 5e République, c'est ça le départage. C'est pas forcément des
primaires. Enfin ça peut passer par des primaires dont les modalités restent à définir. Les Non mais les primaires peuvent être intéressantes pour un camp, elles peuvent être aussi dévastatrices. Donc faut voir la manière dont on les organise primaire à droite c'était très bien passé en 2016, c'est le résultat, c'est après ce qui que ça on est d'accord. En revanche, concernant Valérie PC, ça s'est un peu moins bien passé pour la droite, on va dire. Donc vous pouvez vous citer 2016 2017 ou 2016 citus, le processus se passe bien après c'est le choix je dire est-ce que voilà que dans un cas c'était peut-être une première ouverte et dans l'autre cas une première fermée. Donc tout ça aussi les modalités peuvent être peuvent être importantes. Il risque d'avoir un duel RN LFI, c'est
ce que tout le monde craint. concernant le bloc central. Euh ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est le le sondage cluster 17 quand même qui est qui fonctionne d'une manière un peu différente puisquilse pas les électeurs selon le critère droite gauche, mais selon des critères sociologiques. Enfin bon, donc vous avez effectivement 16 groupes qui sont définis, les 16 clusters comme ils disent. L'envie d'une bloc du bloc central, souhaitez-vous qu'une personnalité du bloc central l'emporte ? Closter 17 mois de septembre. Total oui 24 % total non 70 %. Donc l'envie d'un candidat issu du bloc central 24 % des électeur aujourd'hui. Euh voilà donc ça c'est quand même aussi une tendance lourde qu'on retrouve dans toutes les classes d'âge en réalité et dans toutes les
catégories. Il y a un besoin de de radicalité. Ça veut dire qu'il y a pas en tout cas d'envie du bloc central tel que les candidats aujourd'hui qui sont à départager l'incarne h approuverez-vous la démarche d'une primaire ouverte toujours cluster 17 sans opinion 30 l'ensemble des français hein oui 31 non 39 donc quand même c'est si si on se fie un peu au sondage si on considère qu'ils ont une importance c'est aussi quand même intéressant Voilà Serge Guin, je je me trouve je me trom et pardon au-delà de l'envie, la probabilité aussi qu'un candidat du bloc central l'emporte ? Non 59 % oui 29 on va commenter. C'est intéressant bah
le bruit de la de la publicité. Je vous poserai la question parce que c'est intéressant de de se tourner vers vous. Ce besoin de de radicalité en tout cas ce rejet de la tiédeur si j'ose dire. Vous nous direz ce que vous en pensez dans dans quelques instants et vous n'hésitez pas. 0826 300 à tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, [musique] parlons vrai. À vous de le dire avec mes débatteurs Jeuneviève Csinger, Michel d'Armond, Serge Guérin ont parlé de ces envies de de primaire qu'on certains électeurs notamment à droite. 70 % des sympathisants de droite hors RN et du centre sont favorables à une primaire pour désigner un candidat unique à la présidentielle. Alors, il y a beaucoup de Français qui euh qui s'en fichent, disons-le, qui se disent "Bah moi,
surtout, j'arrive pas à faire mon plein. Il n'empêche cette présidentielle, elle devrait quand même être importante parce qu'on essaie encore de croire en la politique et peut-être que certains ont des idées pour que ça s'arrange un petit peu du point de vue du pouvoir d'achat." On va prendre un premier auditeur, Laurent, qui nous appelle de Bordeaux. Bonjour Laurent. Oui, bonjour. Alors, qu'est-ce que vous en pensez de cette primaire ? Vous vous faites partie de ceux qui l'appellent de leur vœux ? Oui, je trouve que c'est essentiel parce que ce matin, j'écouté un édito là sur votre antenne où on parlait de la droite républicaine et de la gauche républicaine. Euh, il va effectivement falloir des faire des rassemblements que ça soit à gauche ou à droite. Moi, [raclement de gorge] je suis
profondément antiextrême. Donc, si on fait pas cette primaire, on va avoir plein de candidatures, ça va diluer les votes et on va se retrouver avec les deux extrêmes au deuxème tour. C'est ce que crée hein en effet euh les membres du du bloc central hein, Elisabeth Borne encore ce matin. Euh euh Baerou d'ailleurs qui veut carrément interdire euh euh il veut mettre tous les candidats ensemble sauf les extrêmes et faire une grande primaire. Euh vous c'est votre crainte donc vous dites c'est important de de l'organiser à droite. Vous vous la vous mettriez qui justement dans les candidats ? Alors euh tous sauf le RN. Oui. Voilà. Donc vous mettez reconquête tout sauf le RN. Non non plus non plus parce que je considère comme un extrémiste aussi
effectivement. Donc tout sauf les extrêmes en fait. Et par contre il faut que pour que les primaires réussissent il faut absolument que ça se fasse dans un état d'esprit apaisé et que ça soit pas la la guerre des tranches quoi. Parce que sinon c'est on a déjà vu des primaires où les gens se déchirent. Ça décrédibilise leur euh et leurs idées et les personnages et après ils échouent quoi. Mais Laurent, pardon, mais comment vous euh vous concilier un Olivier Fortxer tout le monde hein, il y a pas d'autres mots ? Euh avec je sais pas moi, un Gabriel Atal qui est plus libéral sur le plan euh économique ou ou carrément Bruno Retaillot. Qu'est-ce qu'ils ont en commun ces gens ? Alors, vous avez dit Olivier Fort qui veut concilier tout le
monde. Taxer taxer tout le monde. Taxer. Ah oui, pardon. maintenant entendu. Non, parce que à sa façon Olivier Fort, bon on va pas le casser dans les extrêmes, mais pour moi, c'est quelqu'un qui est plus crédible euh vu ce qu'il a fait sur les retraites avec ce chandage odieux et puis on n'oubliera pas non plus que il fricote un petit peu avec les filles quand même ce garçon. Vous avez bien raison de de le dire. Donc pour moi, il a plus aucun crédit à gauche quoi. Donc il peut se présenter mais si on est un peu sérieux et qu'on veut vraiment voter pour une droite une gauche républicaine, on vote pas pour lui quoi. Mais c'est vrai qu'il y a peu de points en commun. Là je me tourne vers Michel
d'Armond. C'est vrai que ce que nous dit Laurent, c'est ce que propose par exemple François Bairou, une primaire avec tout le monde sauf les extrêmes. Enfin, c'est vrai que qu'ont en commun les socialistes aujourd'hui avec la droite républicaine de Bruno Retaillot. pas grandchose le fait de de pouvoir partager simplement une je dirais un un rapport à la à la démocratie, à la capacité de pouvoir effectivement organiser un des débats contradictoires, à maintenir la volonté quand même d'une expression libre, médiatique, non corseté, de maintenir un service public, voilà qui soit aussi, je dirais capable de pouvoir produire une information citoyenne. le
fait de pouvoir peut-être s'entendre sur une une vision de l'école qui puisse une fois de plus remettre je dirais un récit pareil citoyen et éducatif en commun. Il pourrait s'entendre s'il voulait mais ça ce que je viens de dire c'est un peu la science-fiction. La réalité c'est qu'effectivement les les les querelles partisanes, les cloisons partisanes, les clivages sont tellement importants, on le voit même, regardez au sein de la démarche d'Edouard Philippe certes maladroite sur le plan du temps politique. Il il propose l'union derrière lui au moment où Gabriel Atal essaie d'être le plus autonome possible. Voilà. Et où au moment où Bruno Rota dit "Moi aussi je veux exister et je serai
aussi le chef de fil de la droite". Donc c'est le mauvais moment. Enfin, on les comprend un peu Michaell, je vous coupe. Mais euh Bruno Retaillot, c'est vrai que quand on l'écoute, il se distingue même d'Edouard Philippe. Les électeurs de Bruno Retaillot, ils ont peut-être pas envie d'Edouard Philippe, hein. Mais bien évidemment, parce qu'il considèrent que et et il n'oublie pas qu'il a été effectivement le premier ministre d'Enel Macron malgré tous les efforts qu'il fait pour le faire oublier. Il n'oublie pas que au fond ce sont Philippe le premier. Euh Édouard Philippe, c'est paradoxal, il est celui dans la dans dont les mesures politiques ont déclenché les gilets jaunes. Euh on a beaucoup parlé euh sur toutes les antennes en particulier ici. Euh et
et pendant la fronde et bien euh il n'y a pas eu un graffiti contre lui. C'est c'est Emmanuel Macron qui a été la cible principale de cette fronde cette première peut-être fronde populiste en France. Mais en réalité la la politique a été meneé à l'époque, d'ailleurs il a il a plus ou moins fait savoir dans des dans des réunions d'appartement qui qu'il mène que les 80 kmh sur les voies secondaires et certaines mesures étaient maladroites. Donc il comment il sait qu'il y aura une mémoire il aura il y aura une mémoire électorale. Merci en tout cas Laurent de de votre intervention. Je me tourne vers le sociologue monsieur Serge Guérin. Alors justement ce besoin, on en parlait juste avant la pub de de radicalité que les Français aujourd'hui ont tendance
peut-être, je ne viens vous en parler à rejeter ce cette tiédeur du bloc central. Euh vous en pensez quoi vous ? L'équation qui est quand même hyper compliquée, c'est globalement si on prend on parle des extrêmes, enfin les extrêmes font la majorité. C'est qui font plus de 60 % si on prend LFI d'un côté et le pen un c de l'autre on est autour de 60 %. Donc quand les extrêmes font 60 % ça veut dire quoi être extrême ? Généralement c'est les deux les deux morceaux sauf que c'est deux petits morceaux là c'est les gros morceaux. Donc ce qui reste au centre ou dans des centres parce que je sais pas comment on peut définir le centre est compliqué. Deuxième élément ce qui a souvent permis à ce gens du centre on va dire de la raison c'était la compétence. Alors le
problème pour beaucoup de gens c'est de se dire c'est quoi la compétence quand on a un déficit comme on l'a connu quand on n pas été capable de prévoir quand voilà donc il est donc ça était quand même l'argument majeur c'est attendez nous on est des gens sérieux on sait comment faire et le problème c'est que les gens sérieux on sait comment faire ont pas très bien réussi pour être modeste et donc du coup c'est super compliqué de dire aux gens non mais vous êtes extrême c'est pas bien parce que c'est quand même ça un peu le discoursi donc il y a quand même un certain mépris pour les gens qui disent je suis peut-être extrême C'est pas bien mais enfin qu'est-ce qu'ils ont fait les autres ? Donc et du coup le le discours de la raison, il est hyper compliqué. Le
monsieur qui intervenit avant Laurent, il disait une solution assez simple voir simpliste de dire on va faire une TVA sur l'essence mais on dit pas que et après ça va être facile de récupérer les milliards. Mais non c'est pas facile, c'est hyper compliqué. Et donc du coup et plus on décline, plus les réponses à chercher sont de plus en plus compliquées. Et le problème c'est que il y a personne dans les gens qui incarnent. Déjà il y a très peu de gens qui incarnent quelque chose hormis les deux des extrêmes d'ailleurs et les autres comme ils ont des solutions quand même bah qui raisonnent pas beaucoup et donc ils arrivent pas à incarner. Donc déjà il y a un problème d'incarnation, il y a un problème c'était ma d'escrance qui parlait de l'exemplarité. Il y a pas un
politique, on dit "Ah ouais, lui au moins en tout cas il est honnête, il est machin, il est truc". C'est intéressant en tout cas ce que ce que vous nous dites sur ce côté moralisateur. Ça c'est un discours que les Français n'ont plus en d'entendre. Je rappelle que ça ne marche pas depuis 40 ans quand on explique aux gens mais vous êtes atroce de faire ce que vous allez faire. Et pourtant, il y en a qui qui continuent dans cette voie-là. Enfin, on parlait, vous savez, le débat de France inter même avec Charles Sapin de valeur actuelle qui est Non non gratta sur les antennes de France inter pour les syndicalistes, les journalistes. Bon bah ça c'est une façon de dire de faire la morale et je pense que c'est complètement contreproductif. Je la moral et ça ne marche pas. Ça fait
40 ans que ça ne marche pas. Oui mais pourtant il persiste hein. Je il y a une envie. Alors je sais pas si c'est de radicalité. Et oui, sans doute en tout cas de tourner une page qui est la page qui est la de tourner la page de ces 10 années à tort ou à raison. Mais il y a une envue parce que c'est 10 années qui ont pas non plus. Enfin, il y a pas que des choses mauvaises qui ont été faites. Voilà, la la posture très proeuropéenne du président de la République, moi me satisfait. Enfin bon, il il y a eu des choses qui ont été bonnes qui ont été faites pendant ces 10 ans. Pas tout, mais on sent quand même la volonté de Oui, enfin pour moi le l'erreur initiale et du macronisme et la faute presque morale, c'est en fait de rassembler une espèce de de grand bloc
central qui fait que l'alternance ne plus ne peut plus que se faire avec une radicalité, qu'elle soit d'extrême droite ou d'extrême gauche. Donc vous rendez à partir du moment où on dit que gauche et droite c'est pareil. Bah c'est normal que non mais à partir à partir du moment où effectivement vous vous faites un grand un grand bloc central appelé à gouverner, où est l'alternance ? Donc vous vous imaginez que l'alternance va être impossible. Effectivement, elle est impossible. Macron est réélu euh en 2020 22, merci. Il est réélu en 2022 mais après lui après lui on fait quoi aujourd'hui ? Il y a un rapport de force qui fait que il peut plus y avoir d'alternance droite gauche classique dans ce pays. Sud radio, il est 11h42. On va se retrouver dans quelques instants pour la
suite et fin de nos débats, des débats concernants puisqu'on va parler de ce mois d'août, tenez-vous bien, qui a été le mois le plus chaud jamais enregistré dans toute l'histoire de de la planète. En tout cas, depuis 100000 ans. Alors ça ça m'a interpellé quand même dans il y a 100000 ans. Apparemment, il était quand même aussi chaud. Donc bon. Euh et puis évidemment la France n'a pas fait exception. On a vu ces terribles incendies euh jalonnés tout l'été. Est-ce que vous vous avez changé vos habitudes pour mieux vous protéger contre la chaleur ? À vous de le dire. Venez réagir au standard de de Manu 0800 26 300 et on parlera aussi en fin d'émission de Lia. Euh alors ça c'est assez inquiétant parce que il y a un employé euh de ces grandes entreprises Dia vous savez en Tropique qui a
démissionné en disant bah il y a en gros aller tuer l'humanité et que c'était un scandale de pas prendre la la mesure de cette responsabilité. Venez nous en parler aussi. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que Lia vous fait peur ? À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, [musique] parlons vrai. À vous de le dire Sud Radio avec aujourd'hui mes débatteurs Jeuneviève Cutsinger Michel d'Armont, Serge Guérin. On va parler d'un sujet qui nous concerne, qui vous concerne la chaleur puisque le mois d'août, les chiffres sont tombés aujourd'hui enfin ce constat plutôt le mois d'août 2026 a été à égalité le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète. Alors, depuis 100000 ans, ça m'a interpellé ce petit 100000 ans euh en France
évidemment, vous l'avez tous constaté, on a vécu également l'été le plus chaud de de notre histoire. Conséquence avec plein d'incendies, malheureusement plus de 96000 hectares qui sont partis en en fumée. Vous les avez peut-être vu les flammes si vous avez été dans le sud-ouest, parfois beaucoup ont craint pour leur maison. Alors, on peut parler de fatalité. Est-ce que vous vous avez changé vos habitudes pour mieux vous protéger contre la chaleur ? À vous de le dire. 0826 300 300 Manu vous attend au standard. C'est vrai que ça c'est un des gros sujets aussi dont on a pris vraiment conscience cet été. Michael d'Armont, ça va être l'un des enjeux également de de cette présidentielle. Est-ce que vous par exemple vous avez
changé vos habitudes avec cette chaleur ? Va falloir penser autrement. Oui, je vais beaucoup plus à la mer quand je suis dans le sud. parce que ça me ça me permet de me rafraîchir. Donc j'ai pas encore vraiment changé des des habitudes, mais ce que je vois, c'est à quel point ça change la vie euh nationale, à quel point ça change, je dirais les les enjeux vis-à-vis de vis-à-vis de de du gouvernement. Mais lorsque je vois encore pour l'instant les sujets de conversation euh euh on va dire euh pas préférés ou en tout cas prioritaires des Français ou des des des préoccupations en ce qui concerne l'élection présidentielle, ils mettent pas encore le euh le changement climatique euh en haut de la en haut de la liste pour l'instant. Pour quelle raison ? Parce qu'il il y a pas de prise
de conscience ou parce qu'il y a le pouvoir d'achat qui le pouvoir d'achat écrase tout parce que les sentiments les gens ont effectivement ce sentiment de déclassement de de besoin de pouvoir avoir le voilà de pouvoir reprendre le leur destin personnel. Enfin même temps quand vous êtes dans le sud-ouest que vous avez votre maison qui crame ou vous êtes je sais pas dans le V et ça pas changé. Regardez pas mais bien sûr mais mais bien c'est absolument impressionnant ça. Ça arrive dans toutes les maisons qui avec les les les télévisions qui font qui en font les reportages. Donc on a le sentiment effectivement qu'il y a une catastrophe nationale qui nous arrive mais lorsque pour l'instant les Français sont interrogés et bien ça n'est pas cette
revendication qui qui monte. Voilà, ce sont encore d'autres préoccupations qui aujourd'hui sont des en tête de liste. Le sociologue est pas d'accord. J'espère bien qu'il est pas d'accord. On débat, on débat. C'est l'intérêt ici, c'est qu'on a en effet une discussion apaisée, ce qui fait du bien. De la nuance sur Sud Radio et on a le droit de débattre avec des gens qui sont pas d'accord. C'est c'est rafraîchissant. Il y a un petit côté Albert Camu qui est agréable et alors je dirais je nuancerai. C'est-à-dire que bien sûr la question du pouvoir d'achat, elle est majeure pour plein de gens et d'ailleurs quand on leur dit bah faut prendre utiliser moins d'essence dit bah vous êtes bien gentil mais j'ai pas le moyen parce que j'habite loin parce que comme disait la dame tout à l'heure
l'infirmière je fais 240 km par voilà donc évid tout ça mais il y a quand même peut-être mon côté darwinien mais il y a quand même on voit bien des formes d'adaptation vous avez dit tout à l'heure 27 % de gens qui ont changé d'habitude on a consommé quand même l'année dernière 12 % de moins d'essence voilà donc il y a plein plein de choses qui se font parce que souvent parce qu'il y a pas de choix mais Darwin c'est ça il y a pas de choix on essaie quand même. Donc il y a des gens quand même plus alors les gens de l'Ouest par exemple les gens du nord disent il y a beaucoup plus de touristes qui sont arrivés donc on voit bien qu' a des changements assez assez puissants. Des gens qui ont changé d'une semaine à l'autre leur lieu de vacances pour ceux qui peuvent partir en vacances des gens
qui sont pas partis en vacances parce que justement en se disant ça vaut pas le coup. Donc il y a quand même il se passe quand même des choses mais en même temps on rappellera alors qui a besoin aussi de s'adapter plus. J'ai fait un papier avec un collègue en disant "Mais par exemple sur les rythmes scolaires, bah vous pouvez pas continuer, je suis prof euh vous pouvez pas continuer à mettre le bac par exemple à un moment donné où il fait le plus chaud". Il y a des choses comme ça. Il va falloir réinventer aussi. Peut-être que les vacances d'été, vacances d'hiver, va falloir changer même l'expression, je sais pas, il des choses comme ça. On sait aussi que ça augmente fortement la violence, le réchauffement climatique. À chaque fois, il y a un lien direct avec
l'augmentation de la violence. Donc ça veut dire aussi que ça a posé ça a posé aussi des problèmes assez assez et puis c'est vrai que il y a qui sont l'écogie mais on a aussi un problème alors là je reviens à de la politique voilà c'est que ceux qui représentent l'écologie sont quand même globalement assez à côté de la plaque et donc et leur agenda est quand même très on va dire d'extrême gauche pour aller vite. Du coup, il y a plein de gens qui disent "Mais quand même l'écologie c'est un problème mais c'est une question, c'est super important mais ceux qui m'en parlent n'en parlent pas avec pédagogie, on parle pas avec Barbu là qui a diabolisé la climatisation tout en prenant un jet privé depuis la Rochelle vite le TGV mais on revient aussi à la question de l'exemplarité qui est aussi
très importante par rapport à ça. Mais du coup le le discours écologique de est-ce que on peut y répondre d'une manière ou d'une autre n'est pas performant parce que les gens se disent mais de quoi il me parle ? C'est vrai que l'écologie est assez inaudible. chez les autres candidats à la présidentielle et elle est dans les mains d'une marine Tondelier et bon livre à chacun d'adhérer mais enfin c'est vrai que ça représente pas tous les Français. Voilà. Et qui n'exprime peut-être pas très bien, pour le dire euh avec nuance, euh qui n'exprime pas très bien les enjeux écologiques et comment on peut y répondre. Mais comment il peut répondre sur la question écologique mais plus globalement parce que finalement il y a un lien très direct entre pouvoir d'achat et écologie
par si on consomme moins différemment on peut aussi gagner de l'argent par exemple en tout cas en perdre moins. Voyez donc mais tout ça n'est pas du tout inscrit et on parlait tout à l'heure des primaires et autres. C'est quand même un un une question qui est très peu visible comme d'ailleurs ça fera lien avec tout à l'heure comme la question de l'intelligence artificielle. Tout ça est très peu lisible, très peu visible dans ce qui est proposé par ceux qui prétendent diriger le pays. Or pour diriger le pays, faut quand même avoir un truc au départ qui s'appelle une vision et on a un peu de mal sauf les extrêmes qui dans les deux cas ont une vision très forte, très puissante et souvent très simpliste puisque c'est la faute du boumaire. le RN sur les questions
climatiques, ils étaient pas en pointe hein. C'est pour ça je dis quand je parle de vision, je dis pas qu'ils en parlent, je dis que simplement eux ils proposent une vision qu'elle on peut évidemment pas du tout adorer mais en tout cas les deux ont une vision hyper simpliste et hyper quand même yaka et chacun en trouvant un ou deux bouqu émissaires assez assez précis. Euh comment ça se fait euh Jeevier Ginger que que les parties dit traditionnelles ne parlent pas plus d'écologie ? Parce que c'est vrai que dans cet été euh ça a été un tournant quand même. Encore une fois l'été le plus chaud jamais enregistré sur la planète depuis euh 100000 ans. Alors bon, certains vous diront bah finalement voyez, il y a pas de changement climatique puisque c'était pareil sous la cueillette de enfin voyez
c'est c'est vrai que c'est [grognement] c'est étonnant que alors je suis d'accord avec ce qu'a dit Michael d'Armont. Je pense qu'il y a un sujet qui voilà qui est qui efface tout le reste, qui domine tout le reste. C'est effectivement le pouvoir d'achat. Donc à partir de là euh mais c'est vrai que c'est lié, il a raison Serge, vous isolez mal votre maison, il y a la chaleur, il y a payez plus de de gaz en hiver. Oui oui oui, on peut on peut vous pouvez avoir des aides et il y en a eu pour mieux isoler votre votre maison. Là encore une fois, je pense comme je le disais sur le premier sujet que ça vient et d'ailleurs c'était la question que vous posiez aussi à Michaell de chacun d'entre nous cette adaptation cette possibilité de de s'adapter à cette nouvelle donne climatique euh
fermer les volets les fenêtres, les ouvrir la nuit quand il fait plus frais, faire des courants d'air, s'habiller différemment, boire et boire et boire encore de l'eau. [rires] Mais il y a plein de choses la question des forêts est-ce qu'on des forêts est-ce qu'on pas tout dire aux gens c'est juste votre responsabilité c'est pas vrai beaucoup plus large si on fait attention à l'eau. C'est très gentil c'est très bien c'est ce qu'il faut faire mais c'est 10 % du sujet un problème c'est vraiment un changement beaucoup plus large et de dire aux gens c'est de votre faute c'est vous qui respond je dis absolument pas c'est de votre faute. Je dis que nous nous adaptons écoutez il est malheureusement 11h55 j'ai pas fait mon débat sur l'IA alors ça peut-être qu'on peut le faire demain. Il a
d'ailleurs un sacré générateur de pollution, d'utilisation de l'eau et d'énergie. Donc c'est vrai qu' aussi un vrai avec les centres de de données on en parlera demain peut-être 0826 300 300 vous appelez Manu demain si vous voulez réagir. Est-ce que Lia vous avez peur qu'elle vous tue ou pas ? Peut-être que Perico Legas en parlera dans son émission. Pas aujourd'hui mais si on pouvait enseigner aux enfants à l'école qu'il faut faire attention à l'eau pour voilà les miens sont déjà éduqués. Ça vous inquiétez pas, on leur dit hein, on met quelques heures de cours là. J'ai écouté, j'ai bu les paroles de Michel d'Armand. Les candidats à la présidentielle devraient le consulter gratuitement en plus. Je suis sûr il y aura pas de problème suggestion sur vos analyses. Voilà, je voulais juste sur
Merci [rires] en tout cas à tous les trois. Pericu votre programme. Alors nous allons recevoir un homme très en colère qui s'appelle Jérôme Baile, le paysan qui veut tuer nos paysans. Il voit il va à l'Élysée à 16 heur et là il va nous raconter une anecdote. Il est même fâché avec certains médias qui lui ont demandé de dire des choses qu'il avait pas envie de dire. Nous l'avons nous l'avons en exclusivité. Écoutez-nous parce que ça va ça va barder. Ça sera pas la mode de paille avec Gabriel Nathal qui promet Monserveill. André Berkor nous dira sur Sarakdafo qui semble être un nouveau phénomène. Je pense que André aura les mots qu'il faut. Euh moi je dirais pourquoi la gauche la plus nulle du monde veut nous imposer François Hollande tiens [rires] pardon Fran et des maré et nous
recevrons sur le Nutriscore que les agroindustriels et certains agroindustriels essaient de contourner le Nutriscore qui est une norme absolument géniale sociale et généreuse et on aura le professeur Ergber son concepteur en studio et madame Mathilde Touvier qui vont nous expliquer pourquoi Nutrice Scor est une nécessité nationale. C'est le ABCD là les couleurs. Oui à tout suite. C'est pour empêcher les pauvres de mal manger c'est tout. Voilà. pédagog non pas recommencé le débat silence on est à tout à l'heure. Si vous voulez l'écouter, c'est à midi. [rires] à tout de suite. À demain nous 10h30