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Audition parlementaireAssemblĂ©e nationale (sur YouTube)· 15 octobre 2025 77 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & Ă©nergieÉconomie & entreprisesInstitutions & Ă©lectionsSolidaritĂ©s & famille

🔮 Rapport sur l’avenir de la gouvernance de la pĂȘche française et de la ressource halieutique

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 20 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRĂ©ponse directe

    Quels sont les principaux dĂ©fis identifiĂ©s pour la pĂȘche française ?

  • 5:00OuverteRĂ©ponse directe

    Comment moderniser la gouvernance de la filiĂšre ?

  • 9:00OuverteRĂ©ponse directe

    Quels sont les enjeux de la rĂ©partition des droits de pĂȘche ?

  • 13:00OuverteRĂ©ponse directe

    Comment concilier transition écologique et viabilité économique ?

  • 17:00RelanceRĂ©ponse partielle

    Le cadre normatif de l'UE permet-il Ă  la France de dĂ©fendre ses pĂȘcheurs ?

  • 19:00OuverteRĂ©ponse partielle

    Comment garantir l'accessibilité des dispositifs de transition énergétique aux petites unités ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00StĂ©phane BuchotChiffre
    « Nous formulons 30 recommandations. »
  • 14:00Damien GirardPromesse
    « La dĂ©finition dans la loi d'un vĂ©ritable lien Ă©conomique entre les entreprises de pĂȘche et leur territoire. »
  • 16:00Damien GirardPromesse
    « La crĂ©ation d'un observatoire de la structuration des entreprises de pĂȘche. »
  • 18:00Damien GirardPromesse
    « Limiter l'effort de pĂȘche Ă  un niveau plus bas que celui autorisĂ© par la politique commune des pĂȘches pour les stocks les plus fragiles. »
  • 28:00Jean-Luc BourgeotFait
    « Des investisseurs étrangers contournent nos rÚgles en rachetant des navires français pour s'approprier les quotas. »

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

par la puissance publique, mais aussi l'amĂ©lioration des interactions avec le monde scientifique, les autorisations environnementales de certains Ă©levages ou encore l'Ă©volution des quotas de pĂȘche, la pĂȘche durable et la pĂȘche artisanale. Messieurs BĂ»chou et GĂ©rard, nous vous adressons tous nos remerciements pour ce travail qui s'achĂšve en temps utile pour notre commission et pour dresser ici des pistes d'amĂ©lioration qui sont attendues par le monde de la pĂȘche. Je vous cĂšde donc la parole pour une quinzaine de minutes au total avant que nous nous entendions les orateurs des groupes pour les temps habituels puis les questions individuelles pour chacun des parlementaires qui le souhaitera pour une minute en vous demandant de respecter le temps imparti.

Je vous propose donc de je ne sais pas qui qui démarre. Je donc je vous cÚde la parole monsieur le rapporteur. Merci.

Merci monsieur le président. On va le faire par ordre alphabétique. Mes chers collÚgues, d'abord vous dire que on est trÚs heureux de pouvoir présenter ce rapport ce matin.

Et donc vous le savez, la France possĂšde le deuxĂšme domaine maritime mondial avec une surface de prĂšs de 11 millions de kilomĂš carr et avant de rentrer dans le dĂ©tail des conclusions de notre mission d'information relative, vous l'avez dit monsieur le prĂ©sident, Ă  l'avenir de la gouvernance de la pĂȘche française au service d'une gestion partagĂ©e de la ressource aliotique, je crois utile de rappeler quelques chiffres. 5500 km de cĂŽte dans l'hexagone, une soixantaine de ports de pĂȘche, 37 Ă  la marĂ©e, 18 organisations de producteurs, nous y reviendrons, 278 entreprises de mariage et de transformation des produits de la mer, 30000 emplois, 6000 navires et 1 milliard de chiffres d'affaires. La pĂȘche française, elle se distingue aussi par sa diversitĂ© dans ses moyens de production, dans ses mĂ©tiers ou encore dans ses zones de pĂȘche.

Elle est aussi et surtout à un tournant et doit faire face à de nombreux défis. la décarbonation des activités, le renouvellement générationnel, la modernisation de la flotte, la gestion durable des ressources aliotiques, la limitation des impacts environnementaux et la concurrence des usages dans l'espace marin. Autant d'enjeux qui appellent des réponses fortes et coordonnées de la part de la filiÚre et des pouvoirs publics. avec Damien Girard que je salue chaleureusement.

Nous sommes tous les deux élus de territoires littoraux, lui dans le Morbillant, moi en Vendé et nous et nous connaissons bien ce secteur d'activité. C'est pourquoi trÚs réguliÚrement interpellé par des professionnels inquiets de l'avenir de la filiÚre, nous avons décidé de reprendre et de poursuivre le travail engagé par nos deux anciens collÚgues, vous l'avez rappelé, monsieur le président, Sébastien Jumelle et Luc Lamirot. Et effectivement, s'il regarde cette commission euh je les salue.

Ces travaux qui avaient Ă©tĂ© euh engagĂ©s lors de la prĂ©cĂ©dente lĂ©gislature et qui ont Ă©tĂ© brusquement arrĂȘtĂ© par la dissolution de l'AssemblĂ©e nationale. Deux sujets, vous l'avez rappelĂ©, ont principalement et prioritairement, je le dirai ainsi, Ă©tĂ© au cƓur de nos travaux. un celui de la gouvernance parce qu'ils sont nombreux parmi les pĂȘcheurs Ă  s'estimer mal reprĂ©sentĂ©s par leur instance Ă  ne pas comprendre les dĂ©cisions de leur comitĂ© ou leur organisation de producteur.

C'est pourquoi sans une gouvernance renouvelĂ©e, modernisĂ©e, attentive Ă  reprĂ©senter tous les segments de la pĂȘche, les dĂ©fis que je viens de citer ne pourront pas ĂȘtre relevĂ©s. De celui des droits Ă  pĂȘcher et de la gestion de la ressource. Sans une profonde remise en cause du modĂšle de rĂ©partition des droits de pĂȘche, les pĂȘcheurs subiront les Ă©volutions qui s'imposent Ă  eux au lieu de les anticiper pour mieux s'y adapter.

AprĂšs avoir rencontrĂ© plus d'une centaine de personnes, qu'il s'agisse des pĂȘcheurs eux-mĂȘmes, de leurs reprĂ©sentants, des scientifiques, des ONG ou des pouvoirs publics lors de nos dĂ©placements ou lors de nos auditions, nous formulons 30 recommandations. Certaines relĂšvent du cadre lĂ©gislatif, d'autres sont d'ordre rĂ©glementaire ou encore Ă  la main de la profession et nous espĂ©rons vivement qu'elle s'en saisissent pleinement. Voici donc en quelques mots que je vais essayer de condenser ce que nous appelons de nos vƓux. une meilleure reprĂ©sentation des pĂȘcheurs, je le disais, au sein des instances reprĂ©sentatives nationales, rĂ©gionales et locales, on constate que ce sont principalement les armements structurĂ©s et les organisations les plus puissantes Ă©conomiquement qui peuvent dĂ©gager des personnels pour y siĂ©ger. que comme dans bien d'autres secteurs, la participation aux Ă©lections est faible et les candidates et les candidats sont malheureusement peu nombreux Ă  se dĂ©clarer.

ConsĂ©quence logique, un niveau de confiance qui s'Ă©rode entre les pĂȘcheurs et leurs reprĂ©sentants chargĂ©s de les dĂ©fendre auprĂšs des pouvoirs publics. D'oĂč les recommandations suivantes : la mise en Ɠuvre d'un statut de l'Ă©lu, l'interdiction du cumul des fonctions et des mandats, le vote Ă©lectronique, la reprĂ©sentation de l'ensemble des façades maritimes au sein du bureau du ComitĂ© national. La garantie que la pĂȘche artisanale qui fait vivre nos territoires et qui participe de l'identitĂ© de la pĂȘche française soit dĂ©fendue au sein d'instances propres, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Ne pas la protĂ©ger dans la gouvernance, c'est effectivement la fragiliser. La modernisation et le renouvellement de la gouvernance de la filiĂšre, c'est aussi une meilleure organisation des acteurs. Contrairement Ă  l'agriculture, monsieur le prĂ©sident, il n'existe pas aujourd'hui une vĂ©ritable interpression de la pĂȘche avec un financement propre.

Le contrat stratĂ©gique de filiĂšre, nous y reviendrons, qui devrait permettre de gĂ©nĂ©rer une manne financiĂšre estimĂ©e Ă  700 millions d'euros doit ĂȘtre l'occasion de la crĂ©er Ă  partir de ce que fait aujourd'hui France filiĂšre pĂȘche. Nous disons aussi que l'action publique doit gagner en visibilitĂ©. Trop souvent, les pĂȘcheurs estiment ne pas savoir Ă  qui s'adresser entre les diffĂ©rentes directions qu'il s'agisse de la DIRME, de la de la DDTM, de la DG en pas ou de France Agrimaire.

D'ailleurs, nous proposons que l'Ă©tablissement public France AgriĂšre clarifie son rĂŽle afin d'ĂȘtre l'instance de dialogue avec les acteurs extĂ©rieurs. Par ailleurs, les pĂȘcheurs ne veulent pas moins d'Ă©tat, ils veulent mieux d'État. L'externalisation des dĂ©marches administratives et sociales, voire des actions de contrĂŽle sans formation et sans accompagnement est trĂšs mal vĂ©cu.

Une administration plus proche des prĂ©occupations quotidiennes est une demande rĂ©currente comme la prĂ©sence des Ă©lus de la nation qui puissent ĂȘtre reprĂ©sentĂ©s au sein des comitĂ©s afin de mieux apprĂ©hender leurs problĂ©matiques. Une meilleure gouvernance, c'est aussi assumer le rĂŽle d'initiative des pĂȘcheurs, ce qui signifie que toutes les formes qui favorisent cette auto-organisation du monde de la pĂȘche doivent ĂȘtre encouragĂ©es. Enfin, renouveler la gouvernance de la pĂȘche, c'est aussi renforcer la voie de la pĂȘche avec des pĂȘcheurs vigie face au bouleversement climatique et aux pollutions marines.

Sur tous ces points, le contrat stratĂ©gique de filiĂšre constitue une opportunitĂ© Ă  ne pas rater et nous pensons que c'est l'occasion ou jamais. L'autre sujet, c'est celui de la rĂ©partition des droits de pĂȘche qui est indissociable du prĂ©cĂ©dent. Le systĂšme est aujourd'hui archaĂŻque et ne permet plus de faire face Ă  une baisse de la ressource disponible.

Selon nous, le point de dĂ©part doit ĂȘtre un consensus sur le diagnostic et le niveau de la ressource. Les pĂȘcheurs ont parfois exprimĂ© une forme d'amertume. Ils ont fait et continuent Ă  faire des efforts, mais la ressource ne se porte pas mieux et les avis scientifiques restent alarmants.

La tentation existe donc de remettre en cause les avis scientifiques, disons-le clairement. En rĂ©alitĂ©, le rĂ©chauffement climatique, l'acidification des ocĂ©ans ou la pollution des littoraux explique aujourd'hui pour beaucoup l'affissement des stocks et la nĂ©cessitĂ© de limiter l'effort de pĂȘche. Soutenir les pĂȘcheurs, c'est donc prioritairement soutenir la recherche et la science.

Les pĂȘcheurs souhaitent pouvoir anticiper les Ă©volutions des ressources et multiplier les partenariats avec les chercheurs pour renforcer la robustesse des avis dans un contexte de dĂ©rĂšglement climatique dont ils sont les premiĂšres victimes. Tous s'accordent pour souligner la rĂ©ussite et l'intĂ©rĂȘt des campagnes scientifiques qui permettent de conjuguer Ă  la fois la science des allieutes et le savoir empirique des pĂȘcheurs d'oĂč la nĂ©cessitĂ© d'un dialogue renforcĂ©. Enfin, et c'est sans doute le point le plus important, il est impĂ©ratif que la ressource que la ressource pardon soit Ă©quitablement partagĂ©e.

Or, les quotas ne sont plus adaptés à la réalité des stocks, ce qui doit conduire à revoir les rÚgles de leur répartition au niveau européen pour plus de visibilité. D'ailleurs, la France se bat depuis plusieurs années pour augmenter les quotas pluriannuels. Je peux en témoigner pour aller réguliÚrement à Bruxelles.

Au niveau national, ce sont les rĂšgles d'antĂ©rioritĂ© qui paraissent aujourd'hui totalement caduc. Elles ne prennent pas en compte les critĂšres socio-Ă©conomiques et environnementaux de l'article 17 du rĂšglement europĂ©en de la politique commune de pĂȘche. Les dĂ©cisions des organisations de producteurs chargĂ© de rĂ©partir les droits sont parfois jugĂ©es peu transparentes.

Enfin, il est crucial de dĂ©fendre notre souverainetĂ© et le modĂšle de la pĂȘche artisanale. L'observatoire de la structuration des entreprises est toujours Ă  construire parce que le lien Ă©conomique rĂ©el avec le territoire, dont le principe est prĂ©vu par le code rural et de la pĂȘche maritime paraĂźt pour le moins distendu. Son renforcement est appelĂ© par toute une partie de la profession car certains navires ne font pas rĂ©ellement vivre l'Ă©conomie locale.

L'urgence Ă  dĂ©fendre la pĂȘche artisanale française doit donc nous conduire Ă  la dĂ©finir juridiquement de façon prĂ©cise et c'est une des propositions que nous faisons dans nos rapports. Ce rapport donc, vous l'aurez compris, comporte de nombreuses propositions qui s'adressent Ă  la fois au pouvoir public et Ă  la profession. Nous espĂ©rons qu'elles contribueront Ă  renforcer la confiance, Ă  moderniser la gouvernance et Ă  prĂ©parer l'avenir de la pĂȘche française.

Parce que la pĂȘche, mes chers collĂšgues, c'est bien plus qu'une activitĂ© Ă©conomique. C'est un savoir-faire, une culture, un patrimoine vivant de nos cĂŽtes, un pilier de leur vitalitĂ©. En rĂ©sumĂ©, prĂ©server, accompagner et renforcer une pĂȘche française durable n'est pas une option, c'est une nĂ©cessitĂ© car tout est liĂ©.

À travers l'avenir de nos professionnels de la mer, c'est celui de nos ocĂ©ans et de sa biodiversitĂ© marine et toute chose Ă©gale par ailleurs, celui de notre pays et de la planĂšte qui se joue. Je vous remercie. Merci monsieur le rapporteur StĂ©phane Buchot.

Monsieur rapporteur Dem Gérard, je vous laisse la parole. Merci monsieur le président, mes chers collÚgues, je souhaite d'abord remercier nos deux administrateurs Messieur Roman Rouset et Boris Bouville pour la qualité, la rigueur de leur travail. Merci à vous.

Je vais aussi saluer la la collaboration constructive avec mon corpporteur StĂ©phane Bouchou dont l'Ă©coute et la mĂ©thode ont permis d'aboutir Ă  un rapport clair, dense et je l'espĂšre utile pour l'avenir de la pĂȘche française. Notre premier objectif est simple, permettre aux pĂȘcheurs de vivre de leur travail et de construire eux-mĂȘmes l'avenir de leur filiĂšre. La pĂȘche française est plurielle.

Elle ne pourra envisager un avenir juste et durable qu'à condition que toutes ces pratiques soient représentées équitablement. dans les instances de gouvernance. Or, les réalités du métier rendent cet engagement difficile.

Les horaires atypiques, la pĂ©nibilitĂ© du travail, la prĂ©caritĂ© Ă©conomique empĂȘche nombre de marins de s'impliquer durablement dans la vie collective de leur de la profession. Cela conduit Ă  ce que les instances de reprĂ©sentation, notamment au niveau national, rĂ©gional et dĂ©partemental reprĂ©sentent de façon disproportionnĂ©e les armements structurĂ©s, les organisations les plus puissantes Ă©conomiquement. Cette situation alimente un sentiment de dĂ©crochage entre les pĂȘcheurs et leurs reprĂ©sentants alors mĂȘme que la filiĂšre traverse une crise qui exigerait unitĂ© et confiance.

C'est une rĂ©alitĂ© que je ressens sur lesquels de l'Orient, comme ailleurs, les pĂȘcheurs se sentent trop peu Ă©coutĂ©s et trop peu accompagnĂ©s. Le rĂŽle de l'État, c'est justement de garantir une gouvernance ouverte et Ă©quilibrĂ©e oĂč chaque professionnel, quelle que soit la taille de son bateau, puisse peser sur les dĂ©cisions. C'est pourquoi nous formulons plusieurs propositions.

CrĂ©er une un vĂ©ritable statut de l'Ă©lu professionnel pour que les pĂȘcheurs artisanaux puissent ĂȘtre accompagnĂ©s et d'effrayĂ©s lorsqu'ils siĂšgent dans les comitĂ©s. Limiter le cumul des mandats dans les instances reprĂ©sentatives afin de valoriser de favoriser le renouvellement et la diversitĂ©. donner une voie propre Ă  la petite pĂȘche artisanale Ă  travers des collĂšges qui lui assurant une reprĂ©sentation dans les diffĂ©rentes instances et enfin assurer la prĂ©sence d'Ă©lus de collectivitĂ©s ou nationaux dans les instances de la pĂȘche garantissant ainsi la transparence des pratiques et un usage adaptĂ© du contrat de filiĂšre.

Ensuite, il faut dire les choses clairement. Les pĂȘcheurs doivent pouvoir continuer Ă  pĂȘcher. Sur les quĂȘtes de l'Orient, j'entends cet amertume.

Tu l'as dit, nous avons fait des efforts, respecter les quotas, accepter les contrĂŽles et pourtant la ressource ne va pas mieux. Cette colĂšre, elle est lĂ©gitime comme l'a rappelĂ© le prĂ©sident du ComitĂ© national des pĂȘches, le dĂ©rĂšglement climatique, la pollution venue de la terre et la concurrence europĂ©enne fragilise les stocks mĂȘme lorsque les quotas sont bien gĂ©rĂ©s et respectĂ©s. Notre rapport propose plusieurs mesures concrĂštes.

D'abord, un moratoire de 5 ans sur les usines assumant en circuit fermĂ©. Cette proposition est aussi existante Ă  travers une PPL transpartisane soutenue par plus de 100 dĂ©putĂ©s pour Ă©viter une source majeure de pollution et une concurrence dĂ©loyale aux pĂȘcheurs français. Nous proposons aussi la mise en place de plans de gestion et une rĂ©gulation renforcĂ©e de l'accĂšs des navires de grande taille en confiant au comitĂ© rĂ©gionaux des pĂȘches maritimes volontaires de vĂ©ritables compĂ©tences en matiĂšre de contrĂŽle et de rĂ©gulation afin de soutenir la petite pĂȘche artisanale et d'assurer une gestion Ă©quilibrĂ©e des ressources.

Cette rĂ©gulation devrait porter en prioritĂ© sur les navires de plus de 25 m opĂ©rant dans la Manche et la mer du Nord avec un renforcement des contrĂŽle sur les seineurs hollandais et les navires superpĂ©lagiques. La dĂ©finition dans la loi d'un vĂ©ritable lien Ă©conomique entre les entreprises de pĂȘche et leur territoire afin que les captures dĂ©barquĂ©es en France profitent Ă  l'Ă©conomie locale et non Ă  des circuits d'export immĂ©diat vers l'Espagne ou les Pays-Bas par exemple. Nous proposons aussi la crĂ©ation d'un observatoire de la structuration des entreprises de pĂȘche qui serait un atout prĂ©cieux pour protĂ©ger la pĂȘche française tout en permettant une meilleure comprĂ©hension par les pouvoirs publics.

Mais au-delà de ces points techniques, il faut poser une question de fond. La répartition des quotas est-elle encore juste ? Aujourd'hui, les rÚgles d'antériorité sont devenues obsolÚtes.

Elles prennent en compte de façon trĂšs marginale les critĂšres socio-Ă©conomiques et environnementaux pourtant prĂ©vus dans l'article 17 de la politique commune des pĂȘches. Les dĂ©cisions des organisations de producteurs chargĂ©s de rĂ©partition de ces droits sont parfois trop souvent jugĂ©s opaque. Nous demanderons donc la publication systĂ©matique des plans de gestion de ressources, un renforcement des critĂšres de transparence pour l'utilisation des sous-cĂŽts. et Ă  plus long terme, il faut ouvrir un vĂ©ritable cycle de nĂ©gociation europĂ©enne pour revoir la rĂ©partition des quotas entre Étatmembres afin qu'elle reflĂšte mieux la rĂ©alitĂ© des stocks, notamment pour prendre en compte les consĂ©quences du dĂ©rĂšglement climatique.

Je propose en aoĂ»t, car il s'agit d'une des deux recommandations qui n'est pas portĂ©e par vos deux rapporteurs de limiter l'effort de pĂȘche Ă  un niveau plus bas que celui autorisĂ© par la politique commune des pĂȘches pour les stocks les plus fragiles en se appuyant sur le modĂšle du rendement Ă©conomique maximal. qui vise une meilleure durabilitĂ© Ă©cologique et une rentabilitĂ© meilleure Ă  moyen terme. Cette Ă©volution doit s'accompagner d'une compensation de l'État afin de soutenir les pĂȘcheurs dans cette transition.

Nous voulons aussi que l'État et la filiĂšre fassent des pĂȘcheurs les sentinelles du vivant. Je n'accepte ni les discours su Ă©tant l'interdiction de la pĂȘche, ni la disparation des pĂȘcheurs, ni la culpabilisation de nos travailleurs de la mer. Il perpĂ©tu des savoir-fairs, des identitĂ©s, des compĂ©tences, nous nourrissent et subissent plus que le reste de la population encore la crise de leur secteur.

Les pĂȘcheurs sont nos vigie face au bouleversement climatique et aux pollutions marines. Oui, la pĂȘche doit se transformer et elle le fera avec ses pĂȘcheurs. Voici pourquoi nous vous parlons d'abord de gouvernance.

Il s'agit de prendre leur rĂŽle d'initiative, de rendre pardon leur rĂŽle d'initiative au pĂȘcheurs. Nos professionnels sont les premiers Ă  accepter les rĂ©glementations strictes pour garantir la durabilitĂ© de leur activitĂ© quand ils dĂ©cident eux-mĂȘmes des rĂšgles Ă  mettre en Ɠuvre et de leur contrĂŽle. Tous les modes de gouvernance qui favorisent cette organisation du monde de la pĂȘche doivent ĂȘtre encouragĂ©s.

Le modĂšle des prudomines MĂ©diterranĂ©es est un exemple Ă  suivre. La rĂ©gionalisation pour une application des rĂšgles et un renforcement national de l'interprofession nous semble la formule adaptĂ©e pour rĂ©pondre aux enjeux de filiĂšre. Enfin, nous voulons que l'avenir de la pĂȘche française se construise avec les scientifiques, les pĂȘcheurs et la sociĂ©tĂ© engagĂ©e sur les enjeux maritimes et Ă©cologiques.

Trop de conflits artificiels sont nourris. L'expertise des scientifiques, les savoirs empiriques des pĂȘcheurs et la vigilance des ONG doivent ĂȘtre conjuguĂ©s pour l'avenir de la filiĂšre. Les pĂȘcheurs sont les premiers Ă  dĂ©plorer le manque de moyens de la recherche scientifique.

À l'Orient, tous soulignent que le manque d'investissement dans les services publics conduit Ă  recourir Ă  des prestataires privĂ©s qui dĂ©gradent considĂ©rablement la qualitĂ© des recherches et leurs relations avec les organismes scientifiques. Nous proposons donc que le contrat de filiĂšre permette de financer des projets scientifiques menĂ©s dans une coopĂ©ration horizontale entre pĂȘcheurs et scientifiques. Concernant le gof de Gascoin par exemple.

La pĂȘche a Ă©tĂ© interdite ces deux derniĂšres annĂ©es durant le mois de fĂ©vrier pour limiter les captures accidentelles de ces tassĂ©. Pourquoi ne pas user de cette occasion pour permettre au aux scientifiques d'embarquer sur les bateaux de pĂȘche et favoriser ainsi ce dialogue si prĂ©cieux ? Les pĂȘcheurs pourraient naviguer car c'est leur rĂŽle de scientifique sentinelle du vivant et les scientifiques gagneraient en qualitĂ© de donnĂ©es et en lien avec les pĂȘcheurs.

Vous l'aurez compris, je veux que la pĂȘche française vive. Pour vivre, elle doit s'inventer un futur. Elle doit se transformer dans sa gouvernance, sa relation avec l'État, les scientifiques, les ONG et dans ses pratiques de pĂȘche.

C'est tout le sens des propositions de ce rapport. Je sais qu'elle en est capable. Je vous remercie.

Merci messieurs les rapporteurs. Avant de cĂ©der la parole au groupe, je voulais juste faire cette observation, mais pour avoir exercĂ© les fonctions du ministre de l'agriculteur et de la pĂȘche durant 2 ans, je voulais vous dire que je souscrivais totalement aux prĂ©conisations qui sont qui sont les vĂŽtres et je me permettrai de faire l'interprĂšte de vos propositions auprĂšs du commissaire europĂ©en en charge de la de la pĂȘche, monsieur Costas, parce que je pense que on doit porter de maniĂšre commune les sujets sur lesquels vous ĂȘtes revenus ce matin et aussi essayer de trouver les voies et moyens des droits de suite que pourra rĂ©server le gouvernement aussi Ă  vos Ă  vos propositions. Donc Ă  votre disposition bien Ă©videmment pour poursuivre le travail que vous avez menĂ©.

Je vais donc passer la parole au groupe politique pour les interventions de 3 minutes maximum. Je cÚde la parole à monsieur Patrice Martin pour le groupe Rassemblement national. Vous avez la parole monsieur le député.

Merci monsieur le prĂ©sident, messieurs les rapporteurs, merci pour votre travail fourni en Ă©clairant sur le systĂšme de gouvernance de la filiĂšre aliotique rĂ©vĂ©lateur dans un sens d'une partie des difficultĂ©s profondes que rencontre aujourd'hui ce secteur. Messieurs les rapporteurs, vous le savez, la pĂȘche constitue un enjeu essentiel pour la souverainetĂ© alimentaire et dynamisme Ă©conomique de notre pays. Pourtant, les pĂȘcheurs affrontent depuis plusieurs annĂ©es une succession de crise conjoncturelle dont la combinaison fragilise lourdement une profession qui a longtemps fait la fiertĂ© de de notre valeur travail et de l'amĂ©nagement de nos territoires littoraux.

Le constat est tristement clair. La France aujourd'hui entre 60 entre 70 et 80 % de poissons qu'elle consomme et les perspectives actuelles ne laissent guÚre espérer une amélioration. Comment est-on arrivé là ?

D'abord, l'explosion des prix de l'Ă©nergie composante majeure des charges a fait passer la filiĂšre sous son seuil de rentabilitĂ©. Si ajoute une concurrence internationale fĂ©roce, notamment au sein mĂȘme du marchĂ© europĂ©en et surtout une Ă©cologie punitive menĂ©e au nom des dogmes dĂ©connectĂ©s du rĂ©el privĂ© de leur zone de travail. Le dĂ©veloppement irraisonnĂ© des Ă©oliennes en mer accentuĂ© par la PPE3.

La stratĂ©gie nationale des airs protĂ©gĂ©es dans des zones de protection fortement forte imposĂ© fortement imposĂ© sans discernement ou encore la fermeture annuelle du golfe de Gascogne mesure dont l'objectif de protection des cassĂ©s est certes louable mais fondĂ© sur des donnĂ©es scientifiques parcellaires et aux impacts Ă©conomiques considĂ©rables. À ces obstacles s'ajoute un mal typiquement français la bureaucratie. Notre systĂšme aliotique est devenu une vĂ©ritable usine Ă  gaz.

On on se croise comitĂ© de pĂȘche et les dĂ©clinaisons locales, organisation des producteurs France filiĂšre pĂȘche, la direction gĂ©nĂ©rale des affaires maritimes des opĂ©rateurs publics comme Ifremer ou des agences telles que France AgrĂ©mer. Cette superposition des structures rendent le systĂšme illisible, coĂ»teux et inefficace. Loin de redonner un second souffle Ă  un secteur dĂ©jĂ  fragilisĂ©, elle en liste davantage Ă©touffant les initiatives, dĂ©courageant les professionnels et freinant toute dynamique de relance.

Certaines de vos propositions mĂ©ritent d'ĂȘtre saluĂ©. Le moratoire de 10 ans autorisation environnementale pour les Ă©levages de saumon qui va dans le sens d'une Ă©cologie raisonnĂ©e ainsi que l'avancement du calendrier des nĂ©gociations du conseil des ministres de l'Union qui offre une meilleure livisibilitĂ© une anticipation accrue au pĂȘcheurs au lieu des dĂ©cisions tardives souvent dĂ©connectĂ©es du terrain. Enfin renforcer la relation entre scientifiques et pĂȘcheurs comme vous le soulignez dans vos propositions 20 et 21 de votre rapport paraĂźt essentiel.

Cela permettra une meilleure comprĂ©hension des des rĂ©alitĂ©s du mĂ©tier et des contraintes de la filiĂšre, notamment dans le golf de Cascogne oĂč la responsabilitĂ© des pĂȘcheurs de les captures accidentelles de cet AC n'est pas scientifiquement Ă©tabli. En somme, il est temps de redonner Ă  la pĂȘche française une gouvernance claire, un cadre lisible et une reconnaissance pleine de son rĂŽle stratĂ©gique dans notre souverainetĂ© alimentaire et dans la vitalitĂ© de nos territoires littoraux. NĂ©anmoins, messieurs les rapporteurs, c'est une autre de vos propositions que je souhaite obtenir vos rĂ©ponses, la numĂ©ro 5.

Car mĂȘme avec une meilleure gouvernance, pensez-vous que le carc normatif de l'UE permette rĂ©ellement Ă  la France de s'affirmer en tant qu'Ă©tat stratĂšge pour dĂ©fendre ses pĂȘcheurs ? Je vous remercie. Messieurs les rapporteurs.

Merci monsieur le prĂ©sident. Merci monsieur le dĂ©putĂ© pour votre intervention. Bon, je je vous dresser un un constat avec lequel moi j'ai enfin je ne partage Ă©videmment pas tout de ce que vous avez dit en particulier sur les diffĂ©rents usages de la mer et le fait que entre autres et Ă  mon sens il y a une contradiction dans ce que vous avez dit c'est-Ă -dire que vous parlez de la crise Ă©nergĂ©tique et vous pointez les parcs Ă©oliens offshore comme Ă©tant un frein au dĂ©veloppement de la pĂȘche.

Alors, c'est vrai que les usages sont nombreux, mais on peut pas parler de souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique sans dĂ©veloppement des parcs Ă©onolien offshore. On est sur un sur un autre sujet, mais voilĂ , c'est un un point de un point sur lequel on va pas tomber d'accord sur votre question et sur la la recommandation 5 sur la gouvernance. Oui, si nous avons formulĂ© cette cette proposition, c'est parce qu'on pense qu' la gouvernance doit se doit se rĂ©inventer effectivement Ă  l'Ă©chelle nationale que toutes les que toutes les modes de pĂȘche doivent ĂȘtre reprĂ©sentĂ©s.

Et donc c'est c'est une filiĂšre qui a besoin d'ĂȘtre d'ĂȘtre soutenue. Alors j'ai plus le sensur et restructurĂ©. J'avais perdu en vous le disant le le sens de votre question.

Pardon. La parole est à madame Anaï Glomer pour le groupe ensemble pour la République. Vous avez la parole madame la députée ?

Merci monsieur le président, messieurs les rapporteurs, chers collÚgues, messieurs le rapporteurs, je tout d'abord vous féliciter pour votre rapport qui dresse un état des lieux lucide du secteur, une flotte vieillissante, une dépendance énergétique toujours forte, des difficultés de recrutement et une pression réglementaire accrue. On y trouve des propositions concrÚtes. Modernisation des navires, développement d'engins plus sélectifs, création d'un label national et renforcement du rÎle des comités régionaux dans la décision publique.

Pour un territoire comme celui de Cimper ou plus particuliÚrement du pays buggoudin, ces enjeux sont particuliÚrement sensibles. Les portes de l'Octudie, le Glvinec, Pammar ou Concarno vivent pleinement les tensions décrites hausse du du coût du carburant, incertitude liée aux fermeture dans le golfe de Gascogne et besoin de renouveler les générations de marins. Le rapport évoque ces sujets mais certaines questions restent ouvertes pour les professionnels sur le terrain.

Ma premiÚre question porte sur la transition énergétique. Proposer un soutien à la remotorisation et aux énergies hybrides aux technologies hybrides. Mais comment garantir que ces dispositifs seront accessibles aux petites unités cÎtiÚres ? des entreprises familiales qui n'ont ni l'ingénierie ni les capacités financiÚres des armements plus importants.

Ma seconde question concerne la gouvernance locale mais vous avez beaucoup parlĂ© sur ce sujet. Vous suggĂ©rez notamment d'Ă©largir la reprĂ©sentation de la pĂȘche artisanale dans les instances nationales. Comment cette rĂ©forme pourra-t-elle se traduire concrĂštement pour que les dĂ©cisions sur les fermetures spatiotemporelles dans le golf de Gascogne intĂšgre rĂ©ellement la voie des pĂȘcheurs bigins ?

Et enfin, comment inciter les Français à consommer les produits de nos cÎtes alors que 70 % des produits de la mer importés ? Pour exemple, le département du FinistÚre a fait le choix de servir dans les restaurants scolaires uniquement des poissons cÎtiers pour soutenir les professionnels, réduire l'impact environnemental et faire découvrir la diversité des espÚces à nos élÚves. Je vous remercie monsieur le rapporteur.

Merci pour toutes ces questions. Donc tu vas ĂȘtre un peu difficile de rĂ©pondre en si peu de temps euh sur la question de la transition Ă©nergĂ©tique et l'incitation au changement d'autorisation et notamment pour les plus petits. Moi je je partage assez euh cette analyse que en fait c'est assez illusoire de penser que on va aller sur des systĂšmes hypertechnologiques type hydrogĂšne dont on a beaucoup entendu parler ces derniers temps.

Un peu moins un peu moins récemment en fait. Euh je crois que il faut aller sur des systÚmes trÚs euh lotch en fait en réalité et je pense que on a trop peu investi ça. Je pense à des voiles notamment.

Il y a il y a des des petits cĂŽtiers qui utilisent des une voile arriĂšre qui marche trĂšs trĂšs bien et qui coĂ»te qui est assez peu coĂ»teuse. Je comprends pas queon dĂ©veloppe pas suffisamment ce genre de chos. Certes, c'est pas on passe pas d'une Ă©nergie fossile Ă  rien du tout en terme d'Ă©nergie fossile, mais la rĂ©alitĂ© c'est que on peut rĂ©duire 20 30 % 40 % les consommations Ă©nergĂ©tiques et je crois beaucoup Ă  ce type de transition plutĂŽt que euh hypertechnologisation qui est en fait coĂ»teuse et compliquĂ©e Ă  mettre en Ɠuvre.

Euh pour et ça me permet aussi de revenir sur la question qui a Ă©tĂ© posĂ©e prĂ©cĂ©demment. Oui, effectivement l'Ă©olien offshore consomme occupe des espaces qui Ă©taient prĂ©cĂ©demment pĂȘchĂ©s par nos professionnels. Et Ă©videmment, il faut ĂȘtre attentif Ă  ça de façon Ă  trouver les bons Ă©quilibres.

Par contre, c'est aussi une opportunitĂ©, il faut le dire, c'est quand mĂȘme une fiscalitĂ© qui demain revient pour partie au pĂȘcheurs et dĂšs aujourd'hui d'ailleurs en rĂ©alitĂ© et qui va permettre de financer un ensemble d'expĂ©rimentations, de transitions qui en fait vont assurer un avenir Ă  la pĂȘche. Merci monsieurs les rapporteurs. La parole est Ă  monsieur Sylvain CarriĂšre pour le groupe La France insoumise.

Avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président. Messieurs les rapporteurs, nous tenons à vous remercier pour votre travail approfondi utile à une filiÚre qui doit bifurquer dans un contexte d'urgence écologique, économique et sociale.

La gouvernance de la pĂȘche et la gestion partagĂ©e de la ressource aliotique ne sont pas des sujets technocratiques. Ce sont des choix politiques qui engagent notre souverainetĂ© alimentaire, la protection du vivant et la dignitĂ© du travail des pĂȘcheurs. En 40 ans, la flotte française est passĂ©e de 11000 Ă  moins de 4300 navires.

La petite pĂȘche est la principale victime de cette Ă©catombe. Moins de navire mais toujours plus de pression sur la ressource. Plus de la moitiĂ© des dĂ©barquements proviennent encore de stocks surxploitĂ©s.

Mon groupe partage la nĂ©cessitĂ© d'une gouvernance plus reprĂ©sentative, plus transparente et plus dĂ©mocratique. Mais cela suppose de rompre avec un modĂšle qui favorise la pĂȘche industrielle au dĂ©triment des Ă©cosystĂšmes et de la pĂȘche artisanale. Les petits navires cĂŽtiers ne reprĂ©sentent que 10 % des captures mais crĂ©ent prĂšs d'un/4 de la valeur ajoutĂ©e et de l'emploi.

Ne devrons-nous pas les soutenir davantage ? À l'inverse, les grands chalutiers responsables de 84 % des dĂ©barquements issus de stocks surexploitĂ©s et de 90 % de la destruction des fonds marins vivent largement de subventions publique. Cela vous semble-t-il cohĂ©rent ?

Ce modĂšle est socialement injuste, Ă©cologiquement dĂ©vastateur et Ă©conomiquement absurde. Il y a urgence Ă  inverser la tendance. La mer doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un bien commun et sa gestion redevenir collective.

En ce sens, votre proposition 27 est tout Ă  fait essentielle. Une pĂȘche durable, c'est une pĂȘche sobre, sĂ©lective et locale. Les mĂ©thodes destructrices comme le chalutage de fond doit ĂȘtre abandonnĂ© et les aides publiques et quota conditionnĂ© Ă  des critĂšres sociaux et environnementaux clairs.

La crĂ©ation d'un observatoire de structuration des acteurs que vous prĂ©conisez apparaĂźt alors indispensable. Suivant la mĂȘme logique, les outresem ou 98 % de la flotte et artisanale doivent ĂȘtre pleinement associĂ©s aux dĂ©cisions et bĂ©nĂ©ficier d'un vĂ©ritable plan de soutien. Votre rapport le soulligne Ă  juste titre : refonder la gouvernance et associer l'ensemble des acteurs, des pĂȘcheurs aux scientifiques, de l'État aux citoyens.

Par consĂ©quent, cette gestion partagĂ©e doit reconnaĂźtre les savoirs des marins et garantir des indemnisations justes lors des reposs biologiques indispensables Ă  la pĂ©rennitĂ© de la ressource. Le modĂšle des Prudomis peut ĂȘtre Ă  cet Ă©gard une source d'inspiration prĂ©cieuse. C'est en associant les pĂȘcheurs Ă  la dĂ©cision que nous construirons une vĂ©ritable Ă©cologie populaire.

Enfin, rappelons que les chalus industrielles reprĂ©sentent 57 % des Ă©missions de CO2 du secteur. DĂ©carboner la flotte et investir dans la recherche est donc une rĂ©elle nĂ©cessitĂ©. La France insoumise soutiendra toutes les mesures qui protĂšgent la ressource, renforce la pĂȘche artisanale et dĂ©mocratise la gouvernance.

Mais nous sommes convaincus d'une chose, pas de transition contre les pĂȘcheurs, pas de mĂšre livrĂ©e au marchĂ©. La mer est un bien commun Ă  nous d'en ĂȘtre les gardiens. Je vous remercie, monsieur les rapporteurs.

Merci. Euh merci monsieur le président. Bon, il y a pas vraiment de de questions mais merci pour votre pour votre pour votre intervention.

Euh non, mais on partage en partie ce que ce que vous venez de dire. Bon, vous avez dĂ©clinĂ© un certain nombre de propositions que nous faisons dans le dans le rapport et et effectivement il faut aller vers plus de euh de transparence et faire en sorte que les diffĂ©rents modes de pĂȘche coexistent les uns avec les autres. Et effectivement, il y a des modĂšles de pĂȘche qui sont plus dĂ©vastateurs, vous l'avez dit, pour nos ocĂ©ans qui sont un bien commun que d'autres.

Et donc euh un des objectifs euh des propositions de ce rapport, c'est de rééquilibrer les choses et que on aille vers une pĂȘche plus durable. Il faut quand mĂȘme rappeler qu'aujourd'hui euh la pĂȘche française est une des pĂȘches les plus durables du monde, que les pĂȘcheurs font Ă©normĂ©ment Ă©normĂ©ment d'efforts et qui a une forme d'incomprĂ©hension, on l'a dit Damien et moi l'avons dit dans notre dans notre intervention, et qu'il faut renforcer le dialogue avec les scientifiques de maniĂšre Ă  ce qu'on puisse effectivement donner un avenir Ă  la filiĂšre pĂȘche française. Merci beaucoup.

Merci monsieur le rapporteur. Madame Mélanie Thomas pour le groupe socialiste. Vous avez la parole madame la députée.

Merci monsieur le président. Messieurs les rapporteurs, chers collÚgues, je vous remercie d'aborder ce sujet économique crucial pour un territoire comme le mien. Vous avez parlé des travailleurs de la mer dont nous sommes fiers en Bretagne et auquels nous sommes particuliÚrement attachés.

La moitiĂ© des poissons frais qui sont produits et vendus en France passe par des criers bretonnes. Et ma collĂšgue Lemur l'a rappeler, le dĂ©partement du FinistĂšre mais aussi le conseil rĂ©gional de Bretagne sont particuliĂšrement engagĂ©s pour dĂ©fendre la filiĂšre. La pĂȘche, c'est un enjeu d'alimentation majeure et de souverainetĂ© alimentaire.

C'est aussi un enjeu environnemental. Alors qu'ils couvrent plus de 70 % de la surface de la planĂšte et qu'ils absorbent 30 % de nos Ă©missions de CO2, les mers et les ocĂ©ans sont indispensable de la lutte et de l'adaptation au changement climatique. Ils en sont eux-mĂȘmes les premiĂšres victimes.

L'enjeu central actuel, c'est celui de la gestion de la ressource, mais aussi celui du partage des espaces maritimes pour que chacun puisse concilier les dimensions Ă©conomiques, sociales, environnementales. Ma collĂšgue Anna Pic a dĂ©posĂ© une proposition de rĂ©solution europĂ©enne, la promotion d'une pĂȘche durable et respectueuse des ressources aliotiques et des ocĂ©ans. Parmi les propositions fortes, le dĂ©veloppement d'une gouvernance locale partagĂ©e des espaces maritimes associant les professionnels, les collectivitĂ©s, les scientifiques, les services de l'État et les ONG et constitue un levier indispensable pour adapter les pratiques aux spĂ©cificitĂ©s des territoires et des Ă©cosystĂšmes.

Merci pour votre mission d'information et les propositions Ă©mises qui permettent une hauteur de vue de prener l'unitĂ© plutĂŽt que la stigmatisation et en particulier pour dĂ©velopper la petite pĂȘche cĂŽtiĂšre, la pĂȘche artisanale qui sont des rĂ©alitĂ©s territoriales Ă  accompagner. Une question en particulier, comment accompagner dans une gouvernance partagĂ©e la volontĂ© politique de dĂ©carboner les flottes de pĂȘche ? Avec quel levier financier et avec quelles aides publiques ?

Je vous remercie monsieur le rapporteurs. Merci pour votre intervention. On partage de fait par notre positionnement géographique l'attachement au travailleurs de la mer.

C'est bien de le rappeler et c'est bien tout l'objet, vous l'avez soulignĂ©, le travail de de de notre rapport sur d'abord sur la sur la question de la stigmatisation ou de l'opposition, c'est tout le sujet en fait. Aujourd'hui, on voit que on a un manque de reprĂ©sentation de la pĂȘche locale artisanale dans les instances. Et donc si on veut pas que les antagonismes euh se augmentent, on a tout intĂ©rĂȘt Ă  faire en sorte que euh les les pĂȘcheurs ar d'abord qu'on dĂ©finisse qu'est la pĂȘche artisanale dans ce pays.

C'est c'est un sujet qu'on repousse, c'est un tas de sa qu'on pousse depuis des annĂ©es. Il faut s'y mettre, faut dĂ©finir ensemble avec les professionnels Ă©videmment euh la question de ce qu'est la pĂȘche artisanale et puis derriĂšre il faut leur assurer une reprĂ©sentation de façon Ă  ce qu'il puisse ĂȘtre reprĂ©sentĂ©, participer aux dĂ©cisions et de fait que toute cette petite pĂȘche considĂšre qu' qu'elle est reprĂ©sentĂ©e et dĂ©fendue et ça c'est indispensable pour pas que les antagonismes continuent Ă  augmenter. La deuxiĂšme chose sur le financement de de la dĂ©carbonation, de la transition, ce genre de choses, il y a un vrai chantier.

D'un cĂŽtĂ©, on dit qu'il y a il y a une fiscalitĂ© Ă©olienne qui qui est en train de tomber et de l'autre cĂŽtĂ©, on a des pĂȘcheurs qui disent que ils ne savent pas comment s'emparer de ça, que c'est compliquĂ© et donc il y a Ă  construire complĂštement une vraie un vrai usage, une vraie possibilitĂ© d'usage de façon Ă  ce que ça devienne effectif parce que il y a pas pire. On a fait une promesse qui est que vous lĂąchez des espaces et en face il y aura man financiĂšre que vous allez pouvoir utiliser notamment pour la transition de la pĂȘche et assurer un avenir. Et aujourd'hui, ils sont dans des difficultĂ©s qui sont telles que tous ceux que on rencontre disent "Mais en fait, on sait pas utiliser cet argent, on n'y arrive pas." Donc il y a un chantier Ă©vident lĂ -dessus.

Merci monsieur le rapporteur. Monsieur Jean-Luc Bourgeot pour le groupe La Droite Républicaine. Vous avez la parole monsieur le député.

Merci monsieur le prĂ©sident, messieurs le rapporteur, chers collĂšgues, je tiens Ă  saluer la qualitĂ© de vos travaux sur un sujet crucial pour nos territoires littoraux et notre souverainetĂ© alimentaire. Comme vous le soulignez, une gouvernance structurĂ©e de la pĂȘche s'impose notamment pour renforcer la protection de la pĂȘche artisanale face Ă  une concurrence dĂ©loyale fĂ©roce. Vous mettez en lumiĂšre un problĂšme grave.

MalgrĂ© le principe de nonessibilitĂ© des droits de pĂȘche, des investisseurs des investisseurs Ă©trangers contournent nos rĂšgles en rachetant des navires français pour s'approprier les quotas en entrant au capital d'armement français ou en transfĂ©rant les droits de pĂȘche entre navire d'une mĂȘme entreprise. De plus, ces captures sont souvent dĂ©barquĂ©es hors de France avec un personnel moins rĂ©numĂ©rĂ©. Cela engendre trois problĂšmes majeurs.

Une perte de souverainetĂ© alimentaire, une distorsion de concurrence envers nos pĂȘcheurs artisanaux et un affaiblissement dramatique du modĂšle français de pĂȘche artisanal avec une chute des navires des patrons pĂȘcheurs. Ma question sur votre proposition numĂ©ro 29. Durcir et prĂ©ciser les critĂšres justifiant d'un lien Ă©conomique rĂ©el avec le territoire.

Pouvez-vous préciser ces mesures ? Envisageriez-vous d'imposer des obligations chiffrées tels qu'un pourcentage minimum de débarquement sur les ports français, un quota d'emploi locaux ou d'un plafond de du capital étranger ? Et quel est votre avis à tous les deux sur un droit de préemption pour les navires stratégiques ?

Je vous remercie. Merci pour votre pour votre intervention. Oui, enfin vous pointez du doigt un des un des sujets majeurs, un des sujets de de prĂ©occupation et et un des sujet qui pourrait Ă  court terme entraver l'avenir de la filiĂšre de la filiĂšre pĂȘche parce que derriĂšre cette question de l'accessibilitĂ© des quotas se pose plus globalement le renouvellement des le renouvellement gĂ©nĂ©rationnel parce qu'aujourd'hui quand vous achetez un et et celui de la dĂ©carbonation Parce que quand vous achetez un bateau, quand vous ĂȘtes un jeune voulant embrasser cette belle profession, vous achetez un bateau ancien principalement parce qu'il dĂ©tient des des droits Ă  pĂȘcher. sur la proposition Ă  laquelle vous faites rĂ©fĂ©rence, c'est la proposition 29 qui vise Ă  durcir un certain nombre de critĂšres pour pour l'explicitĂ©.

Bah vous mettez vous mettez lĂ  aussi le doigt sur un certain nombre d'Ă©lĂ©ments qui euh je crois de notre point de vue, mais Damien donnera donnera son avis euh peuvent faire partie des critĂšres qui doivent permettre de revenir Ă  une situation euh qui permettent de euh de de sauver, si je puis dire, euh la pĂȘche française d'une inexorable situation si nous ne fais rien. Donc pour le moment, cette proposition, elle n'est pas caractĂ©risĂ©e dans le dans le dĂ©tail, mais les Ă©lĂ©ments que que vous donnez peuvent effectivement faire partie. Il y en aura d'autres mais je pense qu'il faut que ça puisse se faire avec l'ensemble des acteurs de maniĂšre coordonnĂ©e et ne rien imposer mais faire en sorte d'une vĂ©ritable prise de conscience pour que Ă  la fin il y ait un vrai lien Ă©conomique entre les bateaux, le dĂ©barquement le dĂ©barquement en France et queon puisse avoir des nouvelles gĂ©nĂ©rations qui puissent avoir de la visibilitĂ©, de la stabilitĂ© dans ce dans ce mĂ©tier qui contribue, vous l'avez dit, Ă  la souverainetĂ© alimentaire de notre pays.

Merci monsieur les rapporteurs. Monsieur Benoßt Bito pour le groupe écologiste. La parole monsieur le député.

Merci monsieur le président, mes chers amis rapporteurs, Damien, Stéphane, euh on parle d'océan, on parle de souveraineté alimentaire aujourd'hui, on parle de ressources aliotiques. Les océans, ça a été déjà dit, mais je veux le rappeler, jouent un rÎle déterminant sur ces enjeux de climat parce que c'est une zone de séquestration du carbone absolument remarquable. C'est la plus puissante dont on dispose sur cette planÚte.

C'est aussi un espace oĂč on prĂ©serve de la biodiversitĂ© si tentez qu'on en prenne soin. Et c'est prĂ©cisĂ©ment les deux ingrĂ©dients de la souverainetĂ© alimentaire. Ce qui menace aujourd'hui la souverainetĂ© alimentaire, vous allez penser que je radote, mais je vais vous le redire.

Ce qui menace la souverainetĂ© alimentaire aujourd'hui, c'est le dĂ©rĂšglement climatique, c'est l'effondrement de la biodiversitĂ© et donc forcĂ©ment les ocĂ©ans, les zones oĂč on a des ressources aliotiques sont dĂ©terminantes pour espĂ©rer atteindre l'espoir de cette souverainetĂ© alimentaire. Cette biodiversitĂ©, il faut la prĂ©server Ă  la fois dans sa dimension sauvage parce que quand on a affaire Ă  des coquillages filtreur par exemple et moi je viens d'une zone oĂč on produit un un produit merveilleux qui est l'huĂźtre de marine au lĂ©ron et bien si on n' pas cette biodiversitĂ© sauvage non mais je sais StĂ©phane que que tu es normand mais mais mais faut reconnaĂźtre que l'huile de marine au lĂ©ron est quand mĂȘme un un un un produit merveilleux mais cette biodiversitĂ© sauvage et aussi la nourriture de cette biodiversitĂ© que on Ă©lĂšve euh qu'on collecte pour faire de la nourriture. Et donc c'est fondamental.

Mais je veux attirer votre attention quand on parle de de ressources aliotiques, d'une biodiversitĂ© qui est peut-ĂȘtre un peu plus domestique, que sont ces espĂšces patrimoniales que des activitĂ©s Ă©conomiques valorisent au travers des activitĂ©s de pĂȘche. Je pense par exemple Ă  l'essuaire de la Gironde oĂč on trouve des anguilles qui sont menacĂ©s de disparition, oĂč on trouve des aluses, oĂč on trouve des lamprois, oĂč on trouve des esturgons qui produisent du caviare et dont les activitĂ©s Ă©conomiques, dont la dĂ©gradation de de l'Ă©cosystĂšme littoral, estuĂ©rien et maritime menace cette biodiversitĂ©. et attirez votre attention sur cette usine Ă  saumon qui est en train de vouloir naĂźtre sur la pointe du Verdon.

On parle, on ose parler de souverainetĂ© alimentaire avec des projets comme ça. Alors qu'on est en train de vouloir Ă©lever 10000 tonnes de saumon sur des zones terrestre oĂč on va aller pĂȘcher du poisson qu'on appelle du poisson fourage qui est en vĂ©ritĂ© la sardinelle qui est au cƓur du rĂ©gime alimentaire de l'Afrique de l'Ouest pour produire un un saumon, un poisson qui va ĂȘtre servi sur les canapĂ©s dans les pinces fessĂ©s de certains alors que les africains vont ĂȘtre privĂ©s de cette ressource centrale qui est la sardinelle. Il faut 3 kg de sardinelle pour produire 1 kg de saumon.

Je me demande comment on peut encore parler de souverainetĂ© alimentaire avec de tels comportements. Et les rejets de cette unitĂ© de saumon menace ces espĂšces patrimoniales sur lesquelles peuvent s'appuyer des activitĂ©s artisanales. Et donc quand on est attachĂ© Ă  une activitĂ© de pĂȘche artisanale, quand on est attachĂ© Ă  cette activitĂ© authentique qui existe depuis des millĂ©naires, on doit ĂȘtre vigilant sur l'Ă©mergence de ces projets-lĂ .

Et je vous remercie de votre attention. Monsieur le rapporteur, merci Benoßt pour ta question. Euh non, évidemment, je partage ce qui a été dit et notamment concernant ces ces projets d'élevage de saumement à terre.

Euh c'est c'est pas pour rien que j'ai je suis corpporte co porteur de cet projet de loi qui propose un moratoire. Moratoire, ça me semble le minimum. C'est-à-dire de se dire au moins on prend 5 ans de recul et on regarde un peu ce qui se passe.

Pourquoi ça a été évoqué ? Tu l'as bien défini l'ensemble des des des externalités négatives, on va dire, de ce type d'élevage. Euh dire aussi que en fait le saumon est considéré en France comme parce que le marketing a bien fait son travail comme un produit santé.

Alors que en rĂ©alitĂ© euh dans les pays nordiques, je pense Ă  la NorvĂšge, euh on conseille aux femmes enceintes de ne pas manger du saumon pendant leur grossesse parce que ça contient trop de mĂ©taux lourd et de piface notamment. Et donc de fait euh on voit bien que c'est pas un produit du tout de santĂ© et que il faut mieux aller consommer du poisson frais issu de de la pĂȘche artisanale et cĂŽtiĂšre notamment. Et donc donc oui, il y a urgence Ă  stopper ce type de projet et c'est aussi l'occasion de dire que en fait l'un des problĂšmes de de du non renouvellement suffisant des juvĂ©niles euh sur les bandes littorales est liĂ© Ă  la qualitĂ© de l'eau que l'on retrouve sur sur ces espacesl et que donc il y a tout un travail Ă  faire pour avoir une eau moins polluĂ©e qu'on jette dans l'ocĂ©an et donc tout merci monsieur rapporteur.

Donc donc il faut vraiment réfléchir à cette échelle là de façon à ce que le renouvellement puisse se faire et donc tous les nouveaux projets qui vont générer de la pollution, il faut absolument s'en prévenir. Monsieur Jimmy Pain pour le groupe démocrate. Bienvenue dans la commission ce matin.

Merci monsieur le prĂ©sident. D'abord rappeler que la pĂȘche est prĂ©sente ici avec des sorties de chalutier de Diep dans cette salle de commission et que la politique commune des pĂȘches a sauvĂ© la pĂȘche en Europe. Il y aurait pas eu la PCP, il y aurait presque plus de pĂȘche en Europe.

Rappelez-vous de ce qui s'est passĂ© au large de Saint-Pierre et Micelon. Messieurs, merci beaucoup pour la qualitĂ© de votre rapport. Vous avez dit, monsieur Bichou, une gouvernance mal reprĂ©sentĂ©e, il y a que je crois 12 % des votants dans le milieu de la pĂȘche, des droits de pĂȘche Ă  revoir, aller vers le non cumul des mandats.

Vous avez parlĂ© aussi du contrat stratĂ©gique de filiĂšre et de la taxe Ă©olienne. Euh, monsieur GĂ©rard, vous avez parlĂ© de la dĂ©finition de la pĂȘche artisanale. C'est vrai.

Moi, l'Europe, c'est simple, c'est moins de 12 m, moins de 12000, moins de 12h. C'est tout simple, c'est facile à comprendre. Vous avez parlé aussi des navires de plus de 25 m qu'on ne devrait pas avoir de de 12000.

C'est des choses toutes simples et des choses toutes simples qui existaient dans une proposition de loi que nous avons Ă©tĂ© plusieurs Ă  dĂ©poser au dĂ©but du mois de janvier et qui a vraiment souffert un petit peu euh de de du lobby de la pĂȘche industrielle et de la pĂȘche forte qui nous proposait une nouvelle gouvernance Ă  l'Ă©chelle des territoires. On recrĂ©ait un petit peu les cartes. Vous m'Ă©coutez ou non ?

Vous vous en foutez messieurs ? Oh oh monsieur Pain monsieur Pain euh c'est moi qui gÚre le la responsabilité des uns et des autres ici. Donc vous continuez vousci votre propos et pour le reste je m'en charge.

Je vous demande pardon monsieur le président. Une nouvelle gouvernance à l'échelle d'un territoire on recrée un petit peu les quartiers maritimes. On recréa les inspecteurs des affaires maritimes qui étaient assez importants.

Les critÚres économiques. Vous avez raison pour l'antériorité des poissons. Il faut qu'on aille vers ça.

Et puis aller vers des choses toutes simples qui étaient l'interdiction des navires de plus de 25 m dans les 12000. l'interdiction du chalutage de fond dans les 3000 marins. Alors moi ma question messieurs, oh j'ai encore un petit peu de temps.

Ma question c'est aussi une derniĂšre Ă©volution, c'est sur la fermeture du golf de Gascoin. C'est vrai que c'est une grosse c'est une vraie prĂ©occupation pour pour les marins pĂȘcheurs. D'abord, ils sont indemnisĂ©s au moment de cette fermeture.

Ensuite, pas tous les métiers sont interdits. Ce ne sont que les métiers de de de chalutage et de de filéage. Le cavier peut continuer à travailler, la drague peut continuer à travailler, enfin plein de métiers peuvent continuer à travailler.

Le mois de fĂ©vrier, c'est la pĂ©riode de l'annĂ©e oĂč le poisson en principe se vend le moins cher, oĂč il fait il y a le plus de mauvais temps et oĂč c'est peut-ĂȘtre aussi la pĂ©riode pour que les petits pĂȘcheurs fasse des travaux Ă  bord de leur navire. Alors et puis derniĂšre chose, vous savez, il y a il y a quelque chose de trĂšs simple, de trĂšs fiable, c'est que c'est la taille du poisson qui mesure un petit peu sa sa qualitĂ© de vie et plus ça va, plus le poisson rĂ©duit de taille. Le poisson est le seul ĂȘtre vivant qui a une croissance permanente et plus il est gros, plus il est vieux, plus il pont des Ɠufs et donc il faut vraiment essayer lui de le laisser prendre.

Alors en quoi la proposition de loi qu'on avait déposée au début du mois de janvier pourrait resservir un petit peu à la commission ? Je crois qu'on a la chance d'avoir une toute nouvelle ministre de la mer qui est trÚs à l'écoute et qui est trÚs dans le dialogue. Essayons de porter un petit peu à nouveau cette proposition de loi.

Merci monsieur le président. Mais je vasy mais je rajouterai. Merci Jimmy pour ta question.

Je je rejoins tes préoccupations et euh et ce que ce que tu évoques et notamment le je je tu on a tu m'avais associé aux travaux et je suis cignateur de cette proposition de loi. Je pense que effectivement elle va dans le bon sens. Elle reprend pour partie sur la gouvernance beaucoup des choses qui sont dans ce rapport.

Je pense qu'on est complĂštement alignĂ© et il y avait des propositions qui Ă©taient qu'on qu'on retrouve moins lĂ  parce qu'on s'est concentrĂ© vraiment sur la gouvernance en se disant on fait le pari que si on a une gouvernance renouvelĂ©e, si on implique beaucoup mieux l'ensemble de la diversitĂ© des professionnels de la pĂȘche, en fait naturellement on va aller vers une meilleure gestion de la pĂȘche par les pĂȘcheurs parce que c'est c'est ça qu'il faut obtenir. il faut obtenir le fait que ce soit des rĂšgles qui soient mises en place par les pĂȘcheurs, contrĂŽlĂ©es par le monde de la pĂȘche en lien avec la sociĂ©tĂ© civile Ă©videmment et donc parce que c'est un bien commun la mer et tout ça a Ă©tĂ© dit par prĂ©cĂ©demment et donc c'est c'Ă©tait tout l'objet du de ta proposition de loi qui Ă©tait qui qui allait probablement plus loin sur un ensemble de de propositions. Nous on s'est concentrĂ© sur la gouvernance parce que c'est le prĂ©alable Ă  tout le reste.

Merci monsieur le dĂ©putĂ©. Vouz rajouter quelque chose monsieur Buchou ? 30 secondes 30 secondes je pense que j'aurais pas le temps mais je peut-ĂȘtre mais aprĂšs vous pour y revenir peut-ĂȘtre Ă  la fin.

Oui. Non, juste rajouter qu'effectivement dans entre le rapport et la proposition de loi de de Jimmy Pain, il il y a un certain nombre de points de convergence et peut-ĂȘtre sur la question du golfe de Gascogne, puisqu'on sait que c'est quelque chose qui va revenir dans les annĂ©es Ă  venir. On a une proposition nous trĂšs concrĂšte dans le rapport qui consiste Ă  dire que pendant cette pĂ©riode de fermeture dans le cadre aussi d'une autre proposition qui est celle du renforcement du dialogue entre les scientifiques et les pĂȘcheurs, il serait peut-ĂȘtre opportun que les deux se coordonnent, travaillent ensemble et qu'on embarque des scientifiques pendant cette pĂ©riode lĂ  pour amĂ©liorer encore une fois la connaissance scientifique avec des moyens d'indemnisation parce que pendant ce temps-lĂ , les pĂȘcheurs ne pĂȘchent pas et donc ont une perte de chiffre d'affaires, mĂȘme si on le sait tous, puisque nous frĂ©quentons tous les quais, les pĂȘcheurs ne veulent pas vivre d'indemnitĂ© mais de leur travail.

Je vais passer aux questions individuel messieurs les dĂ©putĂ©s. Je passe la parole Ă  monsieur HervĂ© de l'Épinot pour le groupe Rassemblement national. Merci monsieur le prĂ©sident, messieurs les rapporteurs, merci pour l'exposĂ© de vos travaux.

Alors, j'ai deux questions trĂšs simples. La premiĂšre concerne le mot Europe. Je ne l'ai entendu qu'une seule fois.

Or alors Jimmy m'interromps pas s'il te plaßt. C'est le président qui est des élégances ici. Donc le mot Europe, vous ne l'avez utilisé qu'une fois alors qu'il me semble que nous sommes sur une politique aujourd'hui européenne de renouvellement des flottes.

Alors, il semblerait que pour la France, ce soit plutÎt le ferrailleur qui était le grand gagnant de l'opération. Et deuxÚme question relative à la ZE. Nous avons la plus grande ZDE du monde.

Or, nous sommes le 2e 2Ăš ZDE, pardon 2e ZDE du monde et nous sommes le deuxĂš acteur de la pĂȘche en Europe en tonnage. Les espagnols sont devant nous. Comment vous expliquez que nous ayons pas pu valoriser davantage cette fameuse ZDE dans cette filiĂšre ?

C'est Ă  vous. Euh sur sur la question europĂ©enne, Ă©videmment, c'est une compĂ©tence exclusive de l'Europe. Donc elle elle structure en fait notre façon de que l'État français gĂšre la pĂȘche.

Donc et pour moi c'est une bonne chose parce que ça permet justement de mieux d'avoir une vision globale Ă  l'Ă©chelle du pĂ©rimĂštre europĂ©en. Il s'avĂšre que comme je l'ai dit tout Ă  l'heure, on s'est concentrĂ© sur la gouvernance. Il s'avĂšre aussi que moi-mĂȘme je suis courrapporteur d'une mission d'information qui traite de l'Ă©valuation de la politique commune des des pĂȘches v de la France.

Et donc ce travail est en cours avec Lilian Atangi et donc on aura l'occasion d'y revenir parce que on est vraiment centrĂ© dans ce cadre lĂ  sur ce sur ce rapport sur cette question de de l'Ă©valuation de la politique commune des pĂȘche et de ce que nous en tant qu'Ă©tat on peut tirer comme conclusion de de la PCT la PCP telle qu'elle fonctionne et ce qu'elle ce qu'il faut amĂ©liorer. Donc non ce n'est pas oubliĂ© mais c'Ă©tait pas le cƓur du de notre de notre rĂ©flexion. Et la deuxiĂšme question, je l'ai oubliĂ© donc ze Z.

Oui, effectivement, on a la le deuxiĂšme pĂ©rimĂštre Z au monde, il faut voir que c'est d'abord trĂšs ultra en rĂ©alitĂ©. Donc et et de fait il y a des enjeux qui soient qui peuvent ĂȘtre des enjeux dans le cadre de la PCP qui gĂšre une partie de de ces espaces et puis pour d'autres c'est de la gestion propre Ă  la France. Vous aurez le temps de revenir Ă  la fin des des questions sur les sujets auxquels vous n'auriez pas eu le temps de de rĂ©pondre.

Monsieur Jean-Luc Fugit pour le groupe ensemble pour la République. Avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président.

Je voulais simplement revenir sur des questions énergétiques en réaction à ce que j'ai entendu tout à l'heure et aprÚs parce que j'ai aussi une question en réaction par rapport à ce que j'ai entendu autour des éoliens tout à l'heure, je simplement je m'étonne parce que bon je suis pas un spécialiste de la biodiversité comme Benoßt habitud mais il me semble que y compris autour des éoliennes, il peut y avoir des fois des des secteurs des zones protégées qui peuvent servir de refuge donc aussi pour les poissons ça vous l'expliquerez meilleurs que moi pour l'expliquer et puis encore une fois encore opposer opposer les énergies renouvelables au reste ça n'a pas de sens surtout qu'on crée de la valeur Et si on veut défossiliser notre économie, il faut évidemment s'appuyer aussi sur les énergies renouvelables. Simplement ma question, elle est question énergétique aussi sur les rapporteurs qui ont fait un excÚs de travail. Moi, je voudrais en savoir un peu plus sur les questions de de défossilisation des motorisations de des bateaux.

Est-ce qu'il y a des choses qui se font autour du rĂ©trofit par exemple ? Parce que des fois ça coĂ»te moins cher quand mĂȘme que de passer directement avec des vĂ©hicules Ă©lectriques hydrogĂšnes ou autres. Est-ce qu'il y a des mesures fiscales qu'il faudrait pousser ?

Est-ce qu'il y a des aides ? Est-ce que vous pouvez nous dire un petit peu oĂč on en est sur ce domaine lĂ  et et qu'est-ce qui pourrait ĂȘtre fait peut-ĂȘtre pour pour aller plus loin tout simplement ? Merci monsieur le dĂ©putĂ©.

Merci monsieur le président. Euh merci pour votre question monsieur Fujite. On partage sur les sur les les éoliennes.

C'est c'est pas le l'Ă©pouvantail que certains voudraient bien prĂ©senter sur la question de la de la dĂ©carbonation. On on l'a on l'a dit tout Ă  l'heure dans dans l'avant-propos et Damien GĂ©rard et moi-mĂȘme aujourd'hui le ces travaux-lĂ  ne sont pas complĂštement abouti. Il y a un vrai enjeu de dĂ©carbonation et qui qui est qui est beaucoup plus large en fait que ce que ce que la dĂ©carbonation puisque c'est aussi le moyen pour les nouvelles gĂ©nĂ©rations de rentrer dans ce dans ce mĂ©tier.

Le rĂ©trofit c'est un point aussi alors moi je pas spĂ©cialiste mais peut-ĂȘtre que Damien pourra dire un mot pourra dire un mot lĂ -dessus. Peut-ĂȘtre juste vous dire et on l'a Ă©voquĂ© que dans le casre du contrat de filiĂšre stratĂ©gique 700 millions d'euros, un des axes de travail majeur, c'est celui de la dĂ©carbonation de de la flotte. Et je crois que ça a Ă©tĂ© dit aussi tout Ă  l'heure, un un des points financiers qui pĂšse sur les entreprises de pĂȘche, c'est la question Ă©nergĂ©tique.

Donc c'est aussi un enjeu majeur de ce point de vue-là. Merci monsieur le député. Monsieur Benoßt Bito pour le groupe écologiste.

Oui, merci monsieur le prĂ©sident. C'Ă©tait une une deuxiĂšme possibilitĂ© d'intervenir pour prolonger un peu ce que je disais sur l'intĂ©rĂȘt des des ressources aliotiques et de la prĂ©servation de l'Ă©cosystĂšme et et et prendre le relais de du rapporteur d'Amien d'Amien Girard sur la nĂ©cessitĂ© d'un moratoire sur ses usines Ă  saumon. Euh si je peux me permettre de de de d'orienter un peu ces logiques de moratoires, c'est intĂ©grer tous les efforts qui ont Ă©tĂ© faits pour essayer de prĂ©server des espace absolument euh euh patrimoniaux, euh ces espĂšces patrimoniales que j'ai citĂ©, euh regarder ce qu'on a dĂ» engager de politique publique pour rĂ©ussir la prĂ©servation de ces espaces-lĂ  et regarder euh au-delĂ  du de des enjeux de quantitĂ© de production, l'Ă©conomie qu'on impacte et effectivement les enjeux sur la souverainetĂ© alimentaire dans une approche globale qui dĂ©passe les frontiĂšres de notre pays. et intĂ©grer ce que pourrait impacter ces logiques lĂ  sur la souverainetĂ© alimentaire de peuples qui ont besoin de ces ressources aliotiques pour se nourrir.

Donc voilà, je pense que ce moratoire est nécessaire pour mesurer à quel point ces équipements sont néfastes sur tous ces enjeuxl. Merci monsieur le député. Monsieur Gérard, merci pour la prolongation de ce propos.

En réponse, ça me permet de dire que un j'ai j'ai fait une petite erreur, c'est pas un moratoire de 5 ans, mais 10 ans qu'on propose. Voilà. Euh donc ça ça permet de de d'avoir un meilleur retour d'expérience de de ce qui pourrait se faire ailleurs pour voir toute cette les externalités négatives que ça va générer.

Euh ça me permet aussi de de revenir sur ce qui Ă©tait dit sur euh l'Ă©olien marin quels impacts sur la biodiversitĂ©. En fait, il y a un ensemble d'Ă©tudes he qui dĂ©montre que comme c'est des espaces non pĂȘchĂ©s, ça devient des espaces un peu de rĂ©serve et puis on a des effets rĂ©ciphals qui se mettent en place sur les pieds les pieds de machine qui sont qui sont dans dans la mer. Et de fait en fait, on dĂ©veloppe un nouvel Ă©cosystĂšme autour de de de ces parcs marins.

C'est pas une vue d'esprit, c'est des un ensemble d'études scientifiques qui le démontrent. Et donc voilà, maintenant on le sait, on a suffisamment de parc évol. [Musique] Merci monsieur le député, monsieur Jimmy Pain.

Merci président. Oui, je voulais reprendre la la réponse pour vous remercier et vous féliciter tous d'avoir ratifié le traité BBNG puisque ça y est, il a été validé, il est passé au niveau international. Il apporte deux choses importantes pour répondre à monsieur Lippinon.

Il y a eu un accord, l'accord Fich 1, qui a Ă©tĂ© ratifiĂ© aussi le 15 septembre Ă  GenĂšve qui interdit toute subvention publique illĂ©gale Ă  la pĂȘche illĂ©gale. Ça a Ă©tĂ© ratifiĂ©. Et je crois que c'est un vrai souci cette pĂȘche illĂ©gale.

On ne se rend pas compte le drame de cette pĂȘche illĂ©gale qui est au-delĂ  souvent de nos parce que dans nos ZDE, c'est gĂ©rĂ© encore une fois par l'Europe pour nous, c'est plutĂŽt bien de gĂ©rer. Il y a autre chose dans BBJ qui est aussi importante, c'est les aires marines protĂ©gĂ©es. Ça c'est vraiment quelque chose sur lequel il faut qu'on aille de l'avant.

Il faut qu'on travaille avec des pĂȘcheurs, qu'on travaille avec les comitĂ©s de pĂȘche. On a vu dĂ©jĂ  que dans les aires marines protĂ© qui existent, le poisson est plus gros. Et je vous jure que de laisser grossir le poisson, ça en fera naĂźtre beaucoup plus.

Pas de réponse particuliÚre. TrÚs bien. Merci beaucoup.

Monsieur Aurélien Lopez Ligori pour le groupe Rassemblement national. Vous avez la parole monsieur le député. Il y a un micro que c'est bon.

Merci monsieur le prĂ©sident. Merci pour votre rapport. Il est trĂšs intĂ©ressant mais il y a une elle contient enfin le rapport contient une proposition qui m'a choquĂ© moi d'une famille de pĂȘcheur de MĂ©diterranĂ©e et qui pour moi est une dĂ©rive d'Ă©cologie punitive.

Euh monsieur Girard, vous proposez que la France aille au-delĂ  mĂȘme des restrictions europĂ©ennes et limite son effort de pĂȘche en dessous du niveau autorisĂ© euh par Bruxelles. Euh nos pĂȘcheurs et donc je porte plus particuliĂšrement la voix de ceux de MĂ©diterranĂ©e ont pourtant fait 1000 sacrifices. Ils ont rĂ©duit leur effort de pĂȘche.

Ils ont perdu les 3/4 de leur flotte en 20 ans. Ils sont passés de 200 navires à 43. Ils ont vu leur zone d'activité réduite.

Euh en 2025, ils ne peuvent sortir que 106 jours par an alors qu'on sait qu'aujourd'hui il faut 2 230 jours pour ĂȘtre rentable. Et maintenant Ă  ces professionnels dĂ©jĂ  Ă  genoux euh vous proposez que ce ne c'est que ce n'est pas assez ces efforts et qu'il faut donc pĂȘcher encore moins Ă  Hagd Ă  7 partout sur notre littoral sont des familles, des ports, une culture que vous condamnez Ă  mort. Et donc juste ma question, c'est euh comment vous pouvez justifier ça euh pour des pĂȘcheurs français ?

Merci pour euh cette question. Euh le rendement maximal Ă©conomique, qu'est-ce que c'est ? c'est le fait de descendre au-dessous du RMD pour recrĂ©er de la dynamique long terme en terme de population d'espĂšces de façon Ă  ce que les pĂȘcheurs vivent mieux Ă  moyen terme.

Et donc il s'agit de couvrir pendant la pĂ©riode de transition avec un ensemble d'aides et c'est la proposition que nous faisons. Par contre, Ă  moyen terme, on restitue, on reconstitue beaucoup mieux la ressource aliotique et de fait, l'effort de pĂȘche a besoin d'ĂȘtre beaucoup moins important pour obtenir le mĂȘme poisson. Et donc c'est trĂšs euh rentable Ă  Ă  terme.

Simplement dire que dans notre proposition, on dit un ça doit ĂȘtre expĂ©rimental de ça doit ĂȘtre effet Ă  l'initiative des pĂȘcheurs gĂ©rĂ©es par eux-mĂȘmes euh donc sur leur proposition eux-mĂȘmes et trois sur des espĂšces qui sont pĂȘchĂ©es principalement par la flotte française de façon Ă  ce que ça soit efficace parce que si Ă©videmment on est en concurrence avec d'autres types de de pĂȘcheurs internationaux qui de fait ne vont pas respecter les mĂȘmes rĂšgles, ça n'aura aucun sens. Merci monsieur le rapporteur. Monsieur Robert le Bourgeois pour le groupe Rassemblement national.

Merci monsieur le prĂ©sident. Messieurs le rapporteurs. Je tenais Ă  vous interpeller Ă  nouveau ce matin sur qui semble ĂȘtre un vĂ©ritable angle mort de ce rapport.

La politique Ă©olienne, j'y reviens, c'est un sujet extrĂȘmement sĂ©rieux pour nos pĂȘcheurs. Par exemple, dans mon dĂ©partement de cette maritime, sujet dont beaucoup affirment qu'il affecte directement la ressource aliotique. À ce sujet, votre rapport mentionne bien, certes timidement que je cite "De nombreux pĂȘcheurs regrettent aujourd'hui le manque de donnĂ©es ou d'informations sur les consĂ©quences du dĂ©veloppement de l'Ă©olien sur la rĂ©partition de la ressource.

Vous prĂ©conisez ainsi d'augmenter les subventions publiques dĂ©diĂ©es Ă  la recherche ocĂ©anographique et aliotique. Dans le mĂȘme temps, vous appelez Ă  ce qu'une partie du financement Ă©olien prĂ©vue par le contrat stratĂ©gique de filiĂšre serve Ă  compenser les pertes pour les pĂȘcheurs nationaux. Messieurs le rapporteurs, peut-on vraiment reconnaĂźtre que les Ă©oliennes affectent la pĂȘche et les ressources aliques ? et en mĂȘme temps proposer de rendre la pĂȘche financiĂšrement dĂ©pendante des promoteurs Ă©oliens ne serait ne serait-il pas pardon plus prudent au nom du principe de prĂ©caution de rĂ©clamer un moratoire sur les Ă©oliennes ?

Je vous remercie. Bon, je pense qu'on a d'abord merci pour votre merci pour votre question. Je pense qu'on a on a déjà répondu euh à la question en tous les cas quelle était quelle était la proposition et quelle était notre position sur le sur le sujet.

Moi, je maintiens que euh effectivement euh la prĂ©sence de parc Ă©olien offshore euh rĂ©duit les zones euh de pĂȘche. Il y a aujourd'hui Damien GĂ©rard, il faisait rĂ©fĂ©rence Ă  un certain nombre d'Ă©tudes qui dĂ©montrent que ces parcs Ă©olien offshore, je l'ai dit tout Ă  l'heure, j'ai utilisĂ© ce terme, je vais le rĂ©utiliser, ne sont pas les Ă©pouvantails qu'on a bien voulu nous prĂ©senter il y a plusieurs il y a plusieurs annĂ©es et que encore une fois, il faut qu'on essaie de au mieux de faire cohabiter ce type d'installation. Euh il y a aujourd'hui des projets de parc Ă©olien offshore flottant qui vont au-delĂ  de enfin trĂšs loin de nos cĂŽtes, ce qui peut permettre Ă  nos pĂȘcheur cĂŽtiers et et de et de la pĂȘche artisanale euh de mieux de mieux pĂȘcher.

Mais encore une fois, il y a des questions derriĂšre tout ça de de souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique. Je pense qu'il faut et lĂ  vous avez on a un point d'accord, il faut multiplier les Ă©tudes pour qu'on ait vraiment des des des chiffres consolidĂ©s et certains et scientifique et pas ĂȘtre dans une forme de de fable. Euh mais encore une fois enfin moi je je et et pardon sur la question ce que je et sur la question des indemnisations.

Oui, il y a une partie de la tax de la taxe éolienne qui peut venir en matiÚre d'indemnisation mais on le sait tous il vaut mieux vivre du produit de son travail plutÎt que que des indemnités. Merci beaucoup. Avant derniÚre question madame Nicole Lepé pour le groupe ensemble pour la République.

Vous avez la parole. Merci monsieur le président. Messieurs les rapporteurs, monsieur Girard, je m'adresse directement à vous.

Vous avez dit "La pĂȘche est plurielle. Les pĂȘcheurs sentinels du vivant, certes, les travailleurs du des produits de la mer et je connais votre sensibilitĂ© au travailleurs, donc je cautionne tout Ă  fait. Vous avez prĂšs de chez vous l'entreprise CitĂ© Marine Carvignac.

Elle est spĂ©cialisĂ©e dans les plats Ă©laborĂ©s Ă  bord de poisson en robĂ© et elle produit elle importe d'ailleurs 100 % de son poisson au Japon. Elle est adossĂ©e au groupe Nissui, numĂ©ro 1 mondial de la pĂȘche et d'ailleurs 900000 portions de poisson enrobĂ©s sortent par an des deux usines bretonnes. Comment favoriser un dialogue prĂ©cieux et on le voit en ce moment pour mieux composer avec les ports français, avec la production aliotique et avec le dĂ©veloppement de la transformation de production en prĂ©servant le coĂ»t carbone.

Je m'interroge toujours sur la production locale de nos ports et l'arrivée l'importation du Japon et une deuxiÚme question sur le méthy Mercure. Merci monsieur Gérard, je crois que c'est pour vous. Les Morbillenis se posent des questions entre eux.

Euh merci pour pour ce pour cette question sur citĂ© marine. Alors j'ai pas d'analyse extrĂȘmement fine de leur activitĂ©. Euh pour moi l'importation elle est plus de Chine que de du Japon mais je suis pas sĂ»r.

C'est la c'est le Japon. C'est la Chine hein, il me semble. Suisse c'est le premier.

Oui c'est le propriétaire. Ah propriétaire. Non mais en fait l'importation de la protéine de enfin le poisson qui est transformé sur euh Oui.

Enfin Ă  mon sens dĂ©jĂ  il est il vient pas de de pĂȘche française enfin ou trĂšs minoritaire ce genre de choses. Donc ça ça questionne Ă©videmment ce type d'activitĂ©. Euh c'est aussi pour ça que nous on propose une interprofession, une un observatoire de la filiĂšre, ce genre de choses pour mieux mesurer ce genre de chos parce que la question c'est effectivement quel sens a ce ou ou ou moins comment on fait pour Ă  terme faire en sorte que ce type d'activitĂ© a plus de sens.

Euh aujourd'hui, c'est assez questionnant, surtout sur un territoire maritime euh qui est le deuxĂšme port de France, que de voir aucun aucun des kilos de poisson arrivant Ă  l'Orient transformer dans cette usine. Merci monsieur le rapporteur. La parole est Ă  monsieur Patrice Martin pour la derniĂšre question pour le groupe Rassemblement national.

Et puis je vous proposerai à l'issue de cette question messieurs les rapporteurs de mieux vouloir conclure vos propos. Merci. Merci monsieur le président.

Messieurs les rapporteurs, euh nous le savons, nos pĂȘcheurs souffrent depuis des annĂ©es. Je reviendrai pas sur mes propos de tout Ă  l'heure. NĂ©anmoins, je rencontre dans ma circonscription de nombreux pĂȘcheurs de du trĂ©port et de dip impactĂ© par la mise en place des parquets Ă©oliens sur leur zone de pĂȘche et de reproduction de diffĂ©rentes espĂšces.

Des aides venant compenser leurs pertes ont Ă©tĂ© nĂ©gociĂ©es avec les promoteurs de ce projet mais les pĂȘcheurs Ă  ce jour n'ont rien touchĂ©. Il dĂ©clarent ĂȘtre fortement impactĂ©s et non Ă  ce jour que leurs yeux pour pleurer. À contrario, les responsables des parcĂ©ens affirment que les compensations ont Ă©tĂ© versĂ©es au comitĂ© des pĂȘches.

Il me paraĂźt essentiel et juste que les indemnitĂ©s arrivent Ă  les personnes impactĂ©es par ce projet, les pĂȘcheurs. Alors, messieur le rapporteur, je vous pose la question en espĂ©rant une rĂ©ponse. OĂč va l'argent ? [Musique] Euh monsieur les rapporteurs, je je fais une premiĂšre rĂ©ponse.

Euh bon euh on on a on a eu différentes questions sur l'éolien. Euh on voit bien euh ce qui'est ce qu'est votreisme en la matiÚre. Euh simplement et je l'ai déjà signifié hein en fait.

Oui, il y a des fiscalitĂ©s Ă©oliennes qui qui tombent euh et il nous a Ă©tĂ© remontĂ© dans le cas de un ensemble d'audition que en fait il y avait une vraie difficultĂ© Ă  utiliser cet argent euh une difficultĂ© administrative et donc oui, il va falloir rĂ©soudre cette question lĂ  puisque c'est bien la promesse initiale et donc je pense que enfin ça fait partie des des recommandations en tout cas qu'on peut rajouter, c'est comment on fait pour faciliter cette cet usage de de cet argent parce que pour moi c'est une vraie opportunitĂ© pour transformer la finiĂšre, pour tester un ensemble de nouvelles techniques de pĂȘche, moins Ă©nergivore, plus sĂ©lective, euh moins impactante sur la question de la biodiversitĂ©. On a beaucoup parlĂ© de la dĂ©carbonation. Une façon de dĂ©carboner, c'est deutiliser euh des des engins de pĂȘche qui sont moins qui ont besoin de moins d'Ă©nergie pour pour ĂȘtre dĂ©ployĂ©, pour ĂȘtre utilisĂ©.

Donc ça ça pourrait ĂȘtre une solution. Et puis derniĂšre chose, il faut quand mĂȘme se dire que l'Ă©olien en mer, c'est une façon de produire de l'Ă©nergie de façon dĂ©carbonĂ©e. C'est clair, c'est Ă©vident et que aujourd'hui l'un des grands risques euh et qui est plus un risque qui qui est avĂ©rĂ©, c'est le changement climatique qui transforme la rĂ©partition des espĂšces marines.

Et on le voit aujourd'hui et c'est une des raisons pour lesquelles on propose qu'il y ait un nouveau cycle de négociation à l'échelle européenne entre les pays parce qu'en fait on a des quotas qui ne correspondent plus aux espÚces qui sont au large de nos cÎtes et puis il y a une acidification de l'océan qui a un un impact sur toute la chaßne trophique et qui en fait vient déstabiliser les écosystÚmes et la biodiversité de notre de nos océans. Et donc ça c'est une vraie une vraie épée d'amoclass qui pÚse en fait sur sur les océans. Et donc l'éolien est une réponse positive à ces questions.

Oui. Donc vous nous avez demandé de conclure monsieur le président. On va on va effectivement conclure.

Je voulais juste avant rĂ©pondre Ă  Ă  monsieur Martin et peut-ĂȘtre refaire le lien avec la premiĂšre question qui nous a Ă©tĂ© posĂ©e. Euh je veux pas revenir sur les propos de Damien GĂ©rard, mais je pense que cette cette fiscalitĂ© des cette fiscalitĂ© Ă©olienne, c'est une vraie comme tu l'as dit, c'est une vraie une vraie opportunitĂ©. reste Ă  la profession Ă  s'en saisir et voir comment est-ce qu'elle peut ĂȘtre utile.

Nous, on a la conviction qu'elle peut ĂȘtre utile mais je le disais dans mon propoliminaire, tout est liĂ©. C'est liĂ© Ă  la gouvernance, Ă  la refondation de la gouvernance, Ă  ce que l'on veut pour la pĂȘche française dans les annĂ©es dans les annĂ©es Ă  venir. Et on voit bien, en tous les cas, nous on a pu le constater dans l'ensemble de nos auditions et dans les dĂ©placements que nous avons effectuĂ© que le contrat le contrat stratĂ©gique de filiĂšre et cette man potentielle de 700 millions d'euros aujourd'hui c'est un document avec un certain nombre d'axes stratĂ©giques et c'est vrai que et c'est pas faire offense au pĂȘcheurs que de dire que aujourd'hui ils sont ils ne sont pas encore complĂštement prĂȘts et complĂštement armĂ©s pour travailler travailler de maniĂšre extrĂȘmement concrĂšte sur sur ces sujets qui sont les enjeux majeurs de la de la filiĂšre.

Et dans une de nos propositions qui concerne le renouvellement de la de la gouvernance, la modernisation et une et une plus grande transparence, euh il nous a Ă©tĂ© dit Ă  plusieurs reprises que euh il ne il serait intĂ©ressant, d'ailleurs on en a fait une de nos recommandations, que les Ă©lus nationaux, sĂ©nateurs et dĂ©putĂ©s puissent intĂ©grer un certain nombre d'instances parce que je pense que c'est important qu'on puisse nous aussi voir un petit peu ce qui se passe et puis peut-ĂȘtre revenir trĂšs en en deux mots sur votre premiĂšre sur votre premiĂšre question en vous disant que la politique commune des pĂȘches qui fait l'objet de d'un rapport que que Damien remettra avec notre collĂšgue Liliana Tangy ne fait en rien obstacle au rĂŽle des États et que en fait il y a il y a un accord plutĂŽt global sur un effort de dĂ©centralisation de cette politique commune des pĂȘches. VoilĂ  ce que je voulais rajouter et puisque la parole j'ai encore la parole, je voulais euh conclure en deux mots. Le premier Ă  votre attention, monsieur le prĂ©sident, pour vous remercier trĂšs chaleureusement des mots que vous avez eu tout Ă  l'heure et sur le soutien que vous portez Ă  ce rapport et aux propositions que nous formulons.

Et puis un un grand voir un immense merci à nos deux administrateurs Boris Bouville et et Roman Rousset qui ont fait qui ont vraiment accompli un gros gros travail, qui ont eu le mérite de nous supporter tous les deux et qui ont parfois dû jongler avec des agendas trÚs compliqués dans une période qui ne l'était pas moins. Donc merci beaucoup à eux et je vous propose qu'on les applaudisse parce qu'ils ont vraiment fait un gros boulot. Merci beaucoup [Applaudissements] et merci à tous.

En deux mots aussi, euh d'abord je m'associe au remerciement euh de Stéphane. Euh je je merci pour l'énergie mis dans ce rapport. Merci pour vos contributions et vos questions.

Je trouve qu'il y a une convergence qui est assez intĂ©ressante globalement. Euh peut-ĂȘtre dire en un mot aussi que l'un des enjeux qu'on a trop peu soulignĂ© je pense ce matin, c'est que on a un effet gĂ©nĂ©rationnel qui est Ă  prendre en compte. Un peu comme dans l'agriculture en fait hein, dans les 8 ans, 60 % des patrons pĂȘcheurs partiront Ă  la retraite.

Et donc c'est en mĂȘme temps euh un sujet important d'inquiĂ©tude. On a beaucoup parlĂ© de souverainetĂ© alimentaire. Elle dĂ©pend Ă©videmment de la ressource aliotique et de la prĂ©servation des ocĂ©ans, mais elle dĂ©pend aussi du fait que demain on a des professionnels qui partent en mer.

Et donc pour ça, on a euh Ă  et c'est une des raisons pour lesquelles on on a proposĂ© un ensemble de transformation de la gouvernance parce que c'est aussi imprĂ©alable au fait que des jeunes s'installent et que ils puissent considĂ©rer avoir leur place dans la pĂȘche parce que les droits Ă  pĂȘcher, les quotas aujourd'hui dans la transmission que que qui qui est possible, c'est par l'achat de bateaux qui sont anciens, dangereux, coĂ»teux, Ă©nergivor et donc c'est un enjeu majeur et et je pense que effectivement cette transformation la gouvernance peut permettre et doit euh et c'est pareil dans le contrat stratĂ©gique de FIA, il faut vraiment et on le recommande aussi travailler et et rĂ©flĂ©chir Ă  l'arrivĂ©e de cette nouvelle gĂ©nĂ©ration qu'il faut prĂ©parer, anticiper et permettre. Je vous remercie. Merci messieurs les rapporteurs.

Ne partez pas, monsieur P, il nous reste un vote Ă  effectuer. Ah mais vous ne votez pas puisque vous n'ĂȘtes pas membre de cette commission. Vous ĂȘtes donc libre monsieur vous pouvez nous regarder mais vous pouvez regarder le vote.

Euh bien mes chers collÚgues euh en application de l'article 145 alignée à 7 du rÚglement je vais mettre au voix l'autorisation de publier ce rapport d'information qui est pour cette publication. Pe voter Ah trÚs bien. Pas oui oui tu tu peux voter.

Tu votes ce que tu veux mais tu peux voter. Qui est contre ? Ce rapport est donc publié, la publication du rapport est donc autorisée.

Je voudrais vraiment saluer le travail qui est qui a été qui a été le vÎtre. Juste une petite communication euh chers collÚgues, donc depuis hier, les bleus budgétaires du PLF 2026 sont disponibles en ligne et je vous invite à les à les consulter. Donc nous débuterons la semaine prochaine l'examen des premiers avis budgétaires.

J'invite l'ensemble des rapporteurs pour avis Ă  rester pleinement mobilisĂ©. dans cette perspective de dĂ©marrage la semaine prochaine parce qu'il y a pas mal d'auditions qui ont Ă©tĂ© qui ont Ă©tĂ© annulĂ©es ou reportĂ©es et donc il faut que ces avis budgĂ©taires soient prĂȘts vraiment pour la semaine prochaine et nous dĂ©marrons en toute logique avec l'examen budgĂ©taire du sur le l'esourisme. VoilĂ , l'information est donc passĂ©e pour les rapporteurs en charge de ces deux avis budgĂ©taires.

Je vous souhaite une bonne journée et je vous dis à la semaine prochaine. No.