Attentat de Trappes : Sébastien Lecornu et Aurore Bergé répondent aux députés
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26non_speechFait
« Comme si comme si la tension insupportable qui règne dans notre pays ne suffisait pas, le concours de fake news a été ouvert relayé par le journal Le Monde et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême gauche. »
- 5:57non_speechFait
« Un terroriste raciste a frappé à la Verrière et à Trappes. »
- 6:09non_speechFait
« Ces discours viennent de l'extrême droite quand elle pointe tous les jours les hordes arabo-musulmanes, quand elle désigne Trappes comme une république islamique miniature. »
Temps de parole
- ?96 %
- non_speech4 %
≈ 17,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'épouvantable tuerie terroriste sur fond de motivation raciste survenue à Trappes nous a tous choqués et meurtris. C'est à la famille de ce jeune homme, c'est à la famille de ce jeune homme que nous présentons aujourd'hui nos condoléances. C'est aux familles des victimes que nous pensons également et c'est aux forces de l'ordre que nous pensons en les remerciant aussi.
[applaudissements]
Comme si comme si la tension insupportable qui règne dans notre pays ne suffisait pas, le concours de fake news a été ouvert relayé par le journal Le Monde et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême gauche. Ceci ajoute au drame que nous traversons. Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupération politicardes démontrent combien leurs intérêts politiciens, on est loin du pas d'amalgame, on est loin du pas d'amalgame, prennent le pas sur la concorde nationale appelée de nos vœux par Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Ce qui se joue ici, monsieur le Premier ministre, c'est ce que notre pays est en train de devenir ou plutôt ce que nous ne voulons pas qu'il devienne. Un pays communautarisé, un pays dans lequel les Français, quels que soient leurs origines, leurs couleurs de peau ou leur religion se sentent menacés. Un pays
[applaudissements]
un pays dans lequel il soit impossible de dénoncer les maux de notre société et d'y apporter les solutions courageuses qui ont tant manqué. Monsieur le Premier ministre, une démocratie Monsieur le Premier ministre, une démocratie s'écroule lorsqu'elle se communautarise. Une démocratie se rétrécit sous les injonctions. Une démocratie s'écroule lorsqu'elle se barricade. Comment comptez-vous restaurer l'État de ? De notre côté, avec Marine Le Pen, nous y sommes prêts.
[applaudissements]
Merci monsieur le président de groupe.
[applaudissements]
!
[applaudissements]
La parole est à monsieur le Premier ministre. S'il vous plaît, mes chers collègues. présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés. Monsieur le président Chenu. Ça ! J'ai le Je vais m'adresser à l'ensemble de de l'hémicycle. J'ai eu le sentiment, madame la présidente de l'Assemblée, que vous aviez trouvé le ton juste et les mots justes dans le discours que vous avez prononcé à l'ouverture. Et j'ai le souvenir
[applaudissements]
et je le dis avec beaucoup de tristesse et de gravité, j'ai le souvenir d'attentats terroristes dans le passé, quel qu'en soit le mobile, quel qu'en soit le motif, des gouvernements de gauche, des gouvernements de droite étaient ici à ce banc et dans lequel il y avait un réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République.
[applaudissements]
Mais je vais même plus loin, mesdames et messieurs les députés, il y avait même un délai de décence,
[applaudissements]
de dignité, dans lesquelles on pleurait les victimes, [acclamation] dans lesquelles on respectait le deuil des familles, dans lesquelles on montrait de la compassion, de la fraternité, ce qui n'empêchait pas le débat démocratique, ce qui n'empêchait pas la droite républicaine de demander des comptes à Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve sur les conditions dans lesquelles tel ou tel attentat avait pu avoir lieu, ce qui n'empêchait pas la gauche républicaine de demander des comptes au gouvernement de Nicolas Sarkozy sur l'attentat, par exemple, perpétré par Mohamed Merah. Mais de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir.
Tout sent le rossel politicien marque [acclamation] une forme d'indignité et croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite, du Rassemblement national. [acclamation] Vous devriez justement, précisément, être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien lâcher. Et cette ambiance particulièrement nauséabonde de ce question gouvernement laisse présager de rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent.
Donc moi, mesdames et messieurs les députés, quelles que soient vos sensibilités politiques, j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République. Merci [acclamation][applaudissements] beaucoup, monsieur le Premier ministre.
[applaudissements] [applaudissements]
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. La parole est à présent à madame Nadège Abomangoli pour la France insoumise.
[applaudissements] [applaudissements]
Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, il s'appelait Pingo Bossio Wanyi, il est mort assassiné à l'âge de 26 ans parce que noir. Il et elle s'appelaient s'appellent Marwa Samba Ibrahima Ahmed et Ramatou, 12 ans. Il et elles ont été criblés de balles parce que noirs, arabes, musulmans. Cela aurait pu être moi, mes enfants, mes parents, mes amis. Aux familles et à leurs proches, nous voulons dire "Vous n'êtes pas seuls."
[applaudissements]
Un terroriste raciste a frappé à la Verrière et à Trappes.
[applaudissements]
C'est un acte prémédité, préparé par des années de matraquage raciste qui installe le suprémacisme blanc dans les têtes, qui désigne des ennemis de l'intérieur à abattre.
[applaudissements]
Ces discours viennent de l'extrême droite quand elle pointe tous les jours les hordes arabo-musulmanes, quand elle désigne Trappes comme une république islamique miniature. Ce sont les mots de la présidente du groupe RN au Sénat, hier encore à la télévision.
[applaudissements]
Ces discours [acclamation] sont relayés et normalisés par le système médiatique qui leur offre libre antenne sans contradiction, matin, midi et soir. Et bien au-delà, dans une grande partie de la classe politique et dans votre camp. "À bas le voile." Bruno Retailleau.
[applaudissements]
"Le grand remplacement relève du débat politique." Aurore Bergé. "Le problème de l'hôpital en France, c'est qu'il y a trop de Mamadou." Emmanuel Macron, président de la République. [acclamation][applaudissements] Voilà les propos racistes, islamophobes, négrophobes
[applaudissements]
que des millions de personnes doivent encaisser tous les jours.
[applaudissements]
Et au-delà des paroles, il y a les actes. Depuis 10 ans, [acclamation] des lois immigration, la préférence nationale pour certains droits sociaux, la chasse à l'abaya, votre refus de combattre les milices d'extrême droite dans nos rues, votre refus de lutter contre le racisme systémique dans la police, dans la justice, dans l'éducation nationale, votre refus d'entendre les victimes.
[applaudissements]
Monsieur le Premier ministre, c'est armé que le terroriste a tué Merci beaucoup. La parole est à Madame Aurore Bergé, ministre en charge de la lutte contre les discriminations. [applaudissements][acclamation] Allez, s'il vous plaît. Madame la ministre, allez-y. Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, madame la députée, face au drame Madame la présidente, face au drame que notre pays vient de traverser, il y avait je crois deux attitudes possibles.
Celle que madame la présidente de l'Assemblée nationale a eu, c'est-à-dire celle du recueillement, de la solidarité, de la cohésion nationale, de la mobilisation de la nation, et puis il y avait celle de l'indécence, de la récupération, de l'instrumentalisation, et vous avez fait votre choix en quelques heures, le jour même, alors qu'avec le ministre de l'Intérieur, nous étions à Trappes, aux côtés des élus, aux côtés des forces de l'ordre, aux côtés des forces de secours qui ont sauvé des vies ce jour-là, beaucoup de vies. Dès ce jour-là, vous avez fait un choix, celui de continuer à fracturer le pays, celui d'instrumentaliser un drame. Nous, nous faisons un autre choix.
Notre choix, c'est celui de l'unité républicaine. Parce que quand un homme est tué, quand un homme est assassiné à raison de sa couleur de peau, à raison de son identité, plaît. à raison de son origine, il n'y a qu'une seule réponse à imposer, c'est l'unité de la République française, c'est l'universalisme républicain, un universalisme qui ne trie pas les victimes, un universalisme qui ne choisit pas les bourreaux, un universalisme qui combat. Ce combat, nous le menons, et cette fracturation de la société, les Français ne vous laisseront pas la mener.