Versailles, outil diplomatique de la France - La Story de Louis Amar
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
qu'il peut transmettre. - A.-E.Lemoine: N.Berrod, je rappelle votre livre: "Urgence vitale, pourquoi l'hôpital public craque".
On vous lit dans les colonnes du "Parisien". La Story de L.Amar. - Versailles était le dernier acte de la visite du président des Etats-Unis à Paris.
On a pu voir le général de Gaulle et madame Kennedy dîner dans la galerie des Glaces. - C'est un sommet dont on se souviendra. D'abord, le cadre.
Ce n'est pas tous les jours que Versailles accueille une réunion internationale. - La République a sorti ses plus beaux atours royaux pour accueillir le maître du Kremlin. - L.Amar: C'est l'histoire d'un château au coeur et au service de la diplomatie française.
Tous les présidents de la Ve République ont organisé à Versailles des dîners, des réceptions pour flatter et impressionner leurs invités. En particulier E.Macron, qui a multiplié les événements depuis 2017 et qui fait ce soir à D.Trump l'honneur de la galerie des Glaces. ... - E.Macron: Versailles est un instrument diplomatique, un instrument de puissance.
Je l'ai utilisé déjà en 2017. Il y a eu des choses qu'on a obtenues et après, ça s'est pas passé aussi bien que ça avec le président que j'ai accueilli en juin 2017. En tout cas, je l'assume totalement.
Parce qu'à chaque fois, en tenant une position de fermeté et en accueillant avec chaleur, je défends les intérêts de mon pays. - L.Amar: Le chef de l'Etat dont parlait E.Macron et avec qui ça s'est moins bien passé, c'était V.Poutine.
Il avait évoqué les ingérences russes pendant sa campagne présidentielle. - E.Macron: Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d'influence.
Sputnik et Russia Today ont été des organes d'influence, notamment. - L.Amar: Le ton sera sans doute plus chaleureux ce soir, avec D.Trump, le 4e président américain reçu à Versailles, après Nixon, Reagan et Kennedy. ...
Applaudissements. - L.Amar: Au-delà du faste, cette visite de Kennedy avait été un véritable enjeu diplomatique.
C'était une réponse à celle de N.Khrouchtchev, un an plus tôt. De Gaulle voulait réserver le même accueil aux leaders des 2 puissances ennemies.
Recevoir au château est une manière d'en mettre plein les yeux à ses invités. F.Mitterrand y avait même organisé un G7 en 1982. - F.Mitterrand: Nous avons pour mission de recevoir 6 pays amis et la communauté européenne.
Et nous tenons à la recevoir bien, au nom du peuple français. Nous n'avons rien fait de trop. Nous avons fait ce qu'il fallait.
Et puis, je vous le confesse, si cela peut servir le rayonnement de la France, tant mieux. - L.Amar: L'issue de ce G7 ne restera pas dans les mémoires.
Aucune décision majeure n'y sera prise. De manière générale, les visites officielles à Versailles ne débouchent pas sur des accords bilatéraux. Ce n'est pas le but.
La France invite au château pour valoriser ou consolider une longue relation. C'est le cas ce soir, avec les Etats-Unis et ça l'a beaucoup été avec l'Angleterre. La reine Elisabeth II a été reçue 3 fois, notamment pour un déjeuner en 1957, où R.Coty avait pris un soin particulier à choisir le vin. - Celui-là est du 9 avril 57.
C'était souvent du Dom Pérignon. - On pouvait lui servir du foie gras, mais pas à son fils.
Emmanuel Macron