Quelles relations entre Trump et Macron ? - C à Vous l’Intégrale - 17/06/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Absolue Longevity MD, Lancôme. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h. Bonsoir.
A la une, un 2e épisode caniculaire en moins d'un mois. - On est obligés de rester enfermés, volets fermés. C'est pas marrant. - On n'est qu'en juin.
Ca a commencé en mai. C'est inquiétant pour l'avenir et la vivabilité de nos villes. - Ca fait peur.
C'est à surveiller. C'est pas aujourd'hui que le réchauffement commence... - A.-E.Lemoine: Une certitude: de nouveaux records vont être battus.
Une épreuve pour les corps et pour l'économie française. - P.Cohen: Il fait trop chaud pour travailler, pour se déplacer, étudier, passer le bac.
La chaleur, ce sont des pertes de production et de productivité qui ont été chiffrées. - A.-E.Lemoine: Nous en parlerons avec notre invité, P.Geoffron.
Merci de votre présence. Vous êtes aux côtés de N.Berrod.
Merci à tous les 2 de votre présence. A la une, la diplomatie de Versailles. - Versailles était le dernier acte de la visite du président des Etats-Unis à Paris.
On a vu le général de Gaulle et madame Kennedy dîner dans la galerie des Glaces. - L.Amar: Versailles, symbole de puissance.
Depuis 2017, E.Macron a déjà reçu V.Poutine, le roi d'Angleterre et l'empereur du Japon.
Ce soir, D.Trump dort au château. - A.-E.Lemoine: La diplomatie de Versailles sera efficace avec D.Trump?
On en parle avec C.Sellin dans un instant. Dans le 5/5, Captain America. - K.Mbappé: Je suis très content de pouvoir entrer un peu plus dans l'histoire de mon pays.
C'est toujours quelque chose que j'ai voulu faire. J'ai toujours placé ça au-dessus de tout. - L.Sénéchal: C'est notre capitaine et notre super-héros depuis qu'il a marqué 2 buts, hier soir, pour l'entrée en lice des Bleus. 3-1 contre le Sénégal, hier soir.
Le cauchemar de 2002, c'est terminé. - A.-E.Lemoine: On en parle avec 2 des voix de ce Mondial, G.Margotton et O.da Fonseca.
Nos invités après 20h: le photographe et cinéaste V.Munier, E.De Luca, qui signe un ouvrage, mais aussi Grand Corps Malade et Styleto, qui nous présentent un duo inédit. - P.Lescure: Dans L'OEil de Pierre, je vais parler de la vie rurale, rude et belle dans les années 60. - A.-E.Lemoine: On retrouve un membre de l'équipe de France qui n'est pas parti aux Etats-Unis... - B.Chameroy: Bonsoir à tous.
En bon Footix, j'ai attendu la victoire des Bleus pour acheter un maillot. C'est un vrai. Le scotch, c'est pour ne pas voir la marque Nike.
J'ajoute évidemment Le Coq sportif et Adidas pour la régie. Au menu du soir, moi, j'en aurais fait un bouquet. Justin en fait un plat. - J.Merle: Ce soir, on revisite la salade de tomates burrata avec des pois chiches.
De la burrata, une vinaigrette et plein de couleurs. - B.Chameroy: Super.
Bonne émission, Babeth! - A.-E.Lemoine: Merci.
L'Edito de Patrick. Votre édito sur les coûts économiques des vagues de chaleur. - P.Cohen: Dans les conclusions de 2 études, chacun sait que la canicule affecte la productivité et augmente les coûts de l'énergie.
Ce qui est nouveau, c'est la précision chiffrée qui situe l'ampleur du phénomène considérable, et cela sans céder au catastrophisme. L'étude d'Allianz se contente de reproduire les 5 années les plus chaudes de la décennie écoulée pour les 5 ans à venir sur la période 2026-2030, avec des niveaux de températures déjà atteints tout à fait crédibles. La perte cumulée pour la France est estimée à plus de 200 milliards d'euros.
La France serait le pays le plus exposé après le Japon et devant l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne. Explication: le poids du tourisme et l'agriculture dans l'économie française et le vieillissement de nos infrastructures, peu adaptées aux fortes températures. - A.-E.Lemoine: Plus il fait chaud, plus ça nous coûte cher? - P.Cohen: C'est pas une dégradation linéaire.
Les 2 études ont identifié un seuil critique autour de 30 degrés. Perte aggravée par une consommation énergétique qui augmente d'environ 1,2 % par degré, ce qui pèse simultanément sur les coûts des entreprises et sur les budgets publics. Si on additionne le recul des recettes fiscales et la hausse des dépenses liées aux fortes chaleurs, Allianz anticipe une aggravation du déficit français de 2,2 points de PIB supplémentaires.
Nous n'avions pas besoin de ça. - A.-E.Lemoine: Dans l'immédiat, l'économie suffoque. - P.Cohen: 2 centrales dans la région Auvergne-Rhône-Alpes...
Le vieillissement des infrastructures se fait aussi sentir à la SNCF. Suppression, demain et après-demain, d'une trentaine de trains Intercités, dont 14 Paris-Limoges-Toulouse et 8 Paris-Clermont-Ferrand. - Aujourd'hui, 74 % des Intercités sont assurés avec du matériel Corail, très ancien, Au-delà de 33 degrés à l'extérieur, la climatisation s'arrête.
La SNCF le reconnaît. ...
Résultat, sur ces 3 lignes Intercités, la compagnie a annoncé la suppression de 27 trains entre jeudi et vendredi. - P.Cohen: C'est le Paris-Clermont, où les rames doivent commencer à être renouvelées à partir de l'an prochain.
Les usagers habituels de cette ligne sont impatients. La canicule touche aussi l'épreuve du baccalauréat. Aujourd'hui et demain sont les jours des épreuves de spécialité en terminale.
Le ministre de l'Education admet que les établissements sont loin d'être adaptés. - E.Geffray: L'idéal serait que nous ayons nos 60 000 écoles, collèges ou lycées parfaitement isolés, rafraîchis, etc.
Tous ces bâtiments appartiennent aux collectivités territoriales. Je veux dire par là que nous, on finance. 3 millions d'euros ont été mis sur la table.
Des millions de mètres carrés ont été mis en rénovation. Mais je ne peux pas rénover un bâtiment qui ne m'appartient pas. Donc je ne peux pas poser la clim moi-même. - P.Cohen: C'est une façon de dire que les collectivités doivent aussi payer et contribuer à cet effort de transition pour les bâtiments scolaires et universitaires. - A.-E.Lemoine: On va revenir sur les investissements indispensables à envisager.
Au-delà de 30 degrés, chaque degré supplémentaire ferait perdre environ 3 % de production horaire. La semaine prochaine, il fera 40 degrés dans certaines villes. - P.Geoffron: On peut faire un calcul de coin de table très facile.
On parle de l'expérience commune de l'ensemble des gens qui nous regardent. L'économie tourne au ralenti. On tourne tous au ralenti.
La vie est plus compliquée. Cette étude nous dit jusqu'à 35 parce qu'ils ne sont pas allés au-delà. Mais au-delà de 35, c'est pire.
Il y a des systèmes qui peuvent arrêter de fonctionner. Patrick a évoqué l'impact sur les trains. On peut se retrouver avec des phénomènes plus massifs que ceux qui ont été programmés pour les jours à venir. - A.-E.Lemoine: Ces vagues de chaleur ont un impact direct sur la productivité des salariés, et pas uniquement sur ceux qui travaillent en extérieur, ceux à qui on pense en premier lieu, mais qui ne sont pas les seuls concernés. - P.Geoffron: Ils ne sont pas les seuls, évidemment.
Un décret de 2025, qui s'applique à des 1res règles d'adaptation dans ce domaine...
On sait qu'il y a une inégalité profonde selon qu'on peut télétravailler ou pas, selon qu'on peut choisir, si on peut télétravailler, d'aller au boulot si on a la clim ou rester à la maison...
Selon si on doit prendre les transports en commun ou la possibilité d'arbitrer entre différents moyens de transport. - A.-E.Lemoine: Des vagues de chaleur qui pourraient coûter plus de 200 milliards d'euros à la France d'ici 2030.
Prévision du groupe d'assurances Allianz Trade. Il vous paraît réaliste, ce chiffre? - P.Geoffron: Il me paraît intéressant.
C'est un travail de stress test: c'est ce qu'on fait dans le domaine bancaire. On essaie de déterminer des conditions limites et voir si ça peut produire des conditions financières. C'est le même mécanisme appliqué à des vagues de chaleur.
On n'est pas réellement dans des conditions extrêmes. Se dire qu'on va, dans les 5 années à venir, se confronter à ce qu'on a vécu et qui nous a un peu bousculés au cours des 10 dernières, c'est à peu près ce qu'on est en train de vivre. Ca paraît assez plausible.
Il faut pas se focaliser sur les 200 milliards à 2 chiffres après la virgule. Pour une économie comme la nôtre, qui est borderline en termes de finances publiques, si c'est 150 ou 250, c'est un impact assez massif et sur lequel on aura du mal à faire face par la solidarité nationale. On l'a vu à travers la crise toujours en cours sur les carburants: on pourra pas activer la solidarité nationale.
Allianz nous dit qu'on n'a pas de mécanismes concurrentiels pour faire face efficacement à tout ça. - A.-E.Lemoine: 90 % des Français pensent que la France n'est pas assez préparée pour faire face aux épisodes de canicule.
C'est une réalité? - N.Berrod: Ca touche tous les secteurs de l'économie.
Patrick a évoqué les trains. On peut annuler des trains. On peut reporter ou décaler les horaires de certaines classes ou d'examens scolaires.
Il y a la question des hôpitaux qui est majeure. On sait que les hôpitaux, et j'en parle dans un livre que je viens de sortir... - A.-E.Lemoine: Le voici. - N.Berrod: Les hôpitaux, c'est comme les trains.
Certains trains sont très vieux. Ils ont été bâtis à des époques où le changement climatique était beaucoup moins pris en compte. On a énormément de patients qui vont aller aux urgences ces prochains jours, qui vont crever de chaud aux urgences.
C'est vrai pour les patients et le personnel qui travaille dans ces locaux. Il y a un énorme travail de rénovation du bâti à faire à l'hôpital. C'est jamais le moment d'aller à l'hôpital, mais a fortiori en période de canicule. - P.Cohen: Est-ce qu'on peut souligner qu'on a découragé la climatisation dans les bâtiments publics pendant des années? - N.Berrod: Il y a un gros effort de climatisation qui a été fait dans les Ehpad depuis la canicule historique de 2003.
Mais dans les hôpitaux, ça n'a pas suivi la même tangente. Une experte de l'agence de l'Etat, que j'ai interrogée il y a 2 jours pour "Le Parisien", disait que la climatisation est une fausse bonne idée au sens où c'est "un exemple de maladaptation". Ca peut être une situation d'urgence transitoire mais ça ne peut pas être un bon moyen de rafraîchir des lieux sur la durée parce qu'il peut y avoir des rejets de chaleur dans l'environnement.
C'est pour ça qu'elle privilégie plutôt de mettre en place davantage d'espaces verts dans les cours des hôpitaux, de mettre en place des bâtiments mieux isolés, ce qui apporterait plus de fraîcheur. Vous avez des patients...
Plein de patients m'ont raconté qu'ils arrivent sur place et demandent à leur famille de leur apporter un ventilateur...
La fenêtre est à moitié fermée, ils ne peuvent pas l'ouvrir...
Ils font venir des ventilateurs...
Un soignant me racontait que parfois, il sortait acheter des glaces pour toute l'équipe. Quand il fait jusqu'à 35 degrés dans des bâtiments, toute la journée...
En plus, il y a les patients. Il y a les soignants qui courent beaucoup. Ces épisodes de crises intenses à l'hôpital, parce qu'il va y avoir un afflux de patients, comme d'habitude, ça réveille des failles structurelles.
Il faut agir en amont des canicules et pas se réveiller quand il y a un afflux de malades. - A.-E.Lemoine: De façon générale, on a pris un retard considérable sur la climatisation en France par rapport à nos voisins? - P.Geoffron: Le problème de la climatisation, c'est que ça conduit à écoper dans une barque percée.
Si c'est pas combiné avec des efforts d'investissement sur le bâti de telle manière à avoir une meilleure efficacité...
C'est des situations d'urgence. Je comprends ce que vous avez dit, notamment concernant l'hôpital public. Lorsqu'on prend du recul, tout cela doit être combiné avec d'autres types de solutions.
On a beaucoup travaillé sur le fait de se protéger contre le froid. Il va falloir travailler sur le confort qu'est le confort estival. C'est essentiel pour l'hôpital, pour l'habitat social également.
On est pris à contre-pied. Ce dont on parle ne couvre pas l'intégralité des effets du changement climatique. Vous aurez à me réinviter pour me parler d'autres événements susceptibles d'arriver comme les excès d'eau dans le Pas-de-Calais... - P.Cohen: On a quand même progressé dans la technologie, je pense notamment aux systèmes des pompes à chaleur qui offrent des solutions à un certain nombre de bâtiments qui sont plus acceptables que la climatisation... - P.Geoffron: Il n'en reste pas moins que la pleine efficacité viserait à combiner tout ça avec une rénovation du bâti. - A.-E.Lemoine: Ca va coûter cher.
On est en période de restrictions budgétaires. Mais concrètement, dans les jours à venir, 26 départements sont déjà placés en vigilance rouge canicule. Ca va être plus intense qu'en mai?
Plus difficile à supporter pour le corps? - N.Berrod: Largement.
En mai, c'était exceptionnel pour une fin mai. Lundi, on pourrait avoir, en France, la journée la plus chaude qu'on ait jamais eue à l'échelle de toute la France. Plus de 40 dans pas mal de régions.
La température moyenne de tout le pays pourrait dépasser celle qu'on a eue en août 2003. C'est pour montrer le côté historique de l'événement. C'est quasiment 30. - A.-E.Lemoine: La moyenne. - N.Berrod: La moyenne entre les minimales le matin et la maximale le soir, dans une trentaine de villes partout en France.
Le record, c'est quasiment 30 degrés en France. On pourrait être à ce niveau-là lundi. C'est pour souligner le côté historique de cet épisode.
Il fait chaud, aujourd'hui. Il va y avoir une montée de température demain. Vendredi et samedi, ce sera à peu près stable, et une nouvelle montée dimanche et lundi, qui sera la journée la plus chaude.
On rappelle les conseils qui sont parfois un peu moqués: ne pas sortir aux heures les plus chaudes, ne pas courir en plein cagnard...
Aux urgences, les médecins me racontent souvent qu'ils voient arriver des jeunes qui sont allés faire leur jogging, pensant que ça allait tenir, et qui ont subi un coup de chaleur. - A.-E.Lemoine: Il y a eu des décès en mai. - N.Berrod: Il y a eu des compétitions sportives au mois de mai.
Est-ce qu'il faut pas décaler le calendrier? - A.-E.Lemoine: Dimanche soir, il y a la Fête de la musique. - N.Berrod: L'alcool et la chaleur, ça fait pas bon ménage.
Pas mal de gens disent qu'ils sont très inquiets de la nuit de dimanche à lundi. On va avoir la nuit la plus longue de l'année, le solstice d'été, qui va peut-être être la plus chaude de l'année. En plus, c'est la Fête de la musique, avec l'alcool, les festivités, les gens dans la rue...
Si des vigilances rouges sont décrétées ce week-end, les préfectures auront la possibilité de faire annuler des événements. Il y aura possiblement des concerts, des sorties et animations qui pourraient être annulés pour des raisons de santé publique. - P.Geoffron: Si jamais cette crise venait à durer, la problématique est de ne pas récupérer la nuit.
Les personnes les plus fragiles pourraient se retrouver dans des périodes de précarisation avancée. - P.Cohen: C'est ce qui définit la canicule: le fait que la température ne redescende pas à un certain niveau... - N.Berrod: C'est même plus dangereux lorsque ça ne redescend pas la nuit que lorsque ça monte en journée. - P.Cohen: Les épreuves du bac...
Le ministre de l'Education avait annoncé les oraux du bac qui pourraient être reportés localement de quelques heures ou quelques jours. En attendant, les chefs d'établissement ont dû s'adapter. - Début de l'épreuve.
Nous avions anticipé, notamment sur les commandes de matériel, des bouteilles d'eau, certains ventilateurs et le choix de salle bien spécifique. Plus l'épreuve sera longue, plus le candidat sera gêné par tout ce qui sera extérieur à son système. Au fur et à mesure de l'épreuve, il faut être attentif à ce qui se passe: ceux qui ont fini leur bouteille d'eau, ceux qui vont chercher une bouteille d'eau, ceux qui vont aux toilettes... - P.Cohen: Ca peut très vite devenir insupportable pour les gens qui ont à produire un travail intellectuel.
Aussi bien que pour un travail manuel. A l'époque, il y avait des pauses chaleur lorsque la température dépassait un certain nombre de degrés. Ca pourrait être le cas dans les salles d'examens, non? - N.Berrod: La mesure la plus simple est de décaler les horaires de ces examens, mais là, on réagit à la crise.
Le ministre fait des interviews mais ce qu'il faut, c'est anticiper dès le printemps prochain. Dès qu'il y a une menace de canicule, il faut décider beaucoup plus tôt de ce qu'on va faire. On s'est intéressés à la question des écoles et du système D pour les parents.
Plein de parents ont reçu des mails: "Si vous pouvez, il serait préférable que vous veniez chercher vos enfants..." Mais il n'y a pas assez d'accompagnement.
Pour les parents qui travaillent, c'est le système D qui règne. - A.-E.Lemoine: Ca peut avoir un impact sur les notes, la chaleur? - P.Geoffron: Oui, à l'évidence.
Je suis frappé par le fait qu'il y ait des pauses fraîcheur au football... - P.Cohen: Qui ne sont pas du tout liées à la chaleur. - A.-E.Lemoine: Au business! - P.Geoffron: Ce qui me frappe, c'est qu'il ne faut pas qu'on gâche une bonne crise de plus.
Il faut qu'on ait cette discussion sur les modalités, les bonnes pratiques et la manière de garder en agilité pour cette grande maison qu'est l'Education nationale. Il y a un défi. Je reste très frappé par la discussion que nous avions eue il y a 3 mois, au début de la crise, à Ormuz.
La question était: quel type de mesures de politique publique on a pour s'adapter à des chocs qui sont des chocs pétroliers? Il me semble que la politique publique qu'on devrait avoir, c'est: comment on fait un paquet avec la totalité des chocs qu'on subit depuis une dizaine d'années et comment on invente une société résiliente sur cette base? Ca pourra pas se résoudre uniquement avec des bouteilles d'eau et des ventilateurs. - P.Lescure: Les seuls qui profitent de cette nouvelle vague de chaleur, ce sont les moustiques.
A Brive, en Corrèze, il y a des agents de sécurité qui font de la prévention auprès des habitants. - On vient pour la prévention du moustique-tigre. C'est pas suffisamment hermétique.
Il y a du moustique. - Dans les herbes, ils peuvent s'y mettre. Dans les pots de fleurs, dans les feuillages...
A ce moment-là, on va dans le désert. - P.Lescure: Le moustique-tigre est maintenant connu des Français.
Il peut transmettre la dengue et le chikungunya. Cette année, il est en avance. Il peut aussi transmettre d'autres virus comme le virus Zika. - N.Berrod: Oui, qui est moins connu, mais il est considéré par les scientifiques comme plus dangereux que la dengue ou que le chikungunya.
Il peut se transmettre d'une femme enceinte à son bébé, avec des complications qui peuvent être gravissimes pour le futur bébé. Le moustique-tigre a été plus souvent détecté qu'avant dans d'autres pays étrangers. Il y a ce moustique-tigre...
La saison a débuté plus tôt puisqu'il a fait très doux au début de l'hiver. Les larves ont donné plus rapidement naissance à des petits moustiques. Et on parle d'un moustique-tigre qui donne Zika, dengue, chikungunya, mais il y en a un autre, le moustique classique, qu'on a beaucoup plus que le tigre dans la moitié nord de la France et qui donne d'autres types de maladies qui sont aussi des maladies transmissibles par le moustique et de plus en plus fréquent en France.
Les moustiques dans leur ensemble sont...
Le moustique, chaque année, c'est 1 million de morts dans le monde. Il y a notamment le paludisme. Le moustique est un animal terrible par les maladies qu'il peut transmettre. - A.-E.Lemoine: N.Berrod, je rappelle votre livre: "Urgence vitale, pourquoi l'hôpital public craque".
On vous lit dans les colonnes du "Parisien". La Story de L.Amar. - Versailles était le dernier acte de la visite du président des Etats-Unis à Paris.
On a pu voir le général de Gaulle et madame Kennedy dîner dans la galerie des Glaces. - C'est un sommet dont on se souviendra. D'abord, le cadre.
Ce n'est pas tous les jours que Versailles accueille une réunion internationale. - La République a sorti ses plus beaux atours royaux pour accueillir le maître du Kremlin. - L.Amar: C'est l'histoire d'un château au coeur et au service de la diplomatie française.
Tous les présidents de la Ve République ont organisé à Versailles des dîners, des réceptions pour flatter et impressionner leurs invités. En particulier E.Macron, qui a multiplié les événements depuis 2017 et qui fait ce soir à D.Trump l'honneur de la galerie des Glaces. ... - E.Macron: Versailles est un instrument diplomatique, un instrument de puissance.
Je l'ai utilisé déjà en 2017. Il y a eu des choses qu'on a obtenues et après, ça s'est pas passé aussi bien que ça avec le président que j'ai accueilli en juin 2017. En tout cas, je l'assume totalement.
Parce qu'à chaque fois, en tenant une position de fermeté et en accueillant avec chaleur, je défends les intérêts de mon pays. - L.Amar: Le chef de l'Etat dont parlait E.Macron et avec qui ça s'est moins bien passé, c'était V.Poutine.
Il avait évoqué les ingérences russes pendant sa campagne présidentielle. - E.Macron: Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d'influence.
Sputnik et Russia Today ont été des organes d'influence, notamment. - L.Amar: Le ton sera sans doute plus chaleureux ce soir, avec D.Trump, le 4e président américain reçu à Versailles, après Nixon, Reagan et Kennedy. ...
Applaudissements. - L.Amar: Au-delà du faste, cette visite de Kennedy avait été un véritable enjeu diplomatique.
C'était une réponse à celle de N.Khrouchtchev, un an plus tôt. De Gaulle voulait réserver le même accueil aux leaders des 2 puissances ennemies.
Recevoir au château est une manière d'en mettre plein les yeux à ses invités. F.Mitterrand y avait même organisé un G7 en 1982. - F.Mitterrand: Nous avons pour mission de recevoir 6 pays amis et la communauté européenne.
Et nous tenons à la recevoir bien, au nom du peuple français. Nous n'avons rien fait de trop. Nous avons fait ce qu'il fallait.
Et puis, je vous le confesse, si cela peut servir le rayonnement de la France, tant mieux. - L.Amar: L'issue de ce G7 ne restera pas dans les mémoires.
Aucune décision majeure n'y sera prise. De manière générale, les visites officielles à Versailles ne débouchent pas sur des accords bilatéraux. Ce n'est pas le but.
La France invite au château pour valoriser ou consolider une longue relation. C'est le cas ce soir, avec les Etats-Unis et ça l'a beaucoup été avec l'Angleterre. La reine Elisabeth II a été reçue 3 fois, notamment pour un déjeuner en 1957, où R.Coty avait pris un soin particulier à choisir le vin. - Celui-là est du 9 avril 57.
C'était souvent du Dom Pérignon. - On pouvait lui servir du foie gras, mais pas à son fils. - L.Amar: Pas de foie gras pour Charles III, très attaché à la protection des animaux.
E.Macron a aussi reçu à dîner l'empereur du Japon. Sur les 3 chefs d'Etat qu'il a reçus depuis 2017, 3 sont des têtes couronnées. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Sellin.
Ca peut marcher, avec D.Trump, d'être reçu comme une tête couronnée à Versailles, lui qui s'imagine en roi des Etats-Unis? - C.Sellin: En termes de diplomatie, jusqu'à présent, ça n'a jamais marché.
La stratégie de se mettre à le flatter, à lui présenter des cadeaux...
On a vu, pendant le sommet d'Evian, F.Merz lui offrir un maillot de football. Ca n'a jamais marché.
Ca marche sur le moment. D.Trump est très flatté, mais ensuite, on a l'impression que les intérêts premiers et ses conceptions politiques reprennent le dessus.
Avec les Européens et les Français, c'est de considérer que ce sont des partenaires inférieurs et qu'ils doivent une forme d'obéissance aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Ca peut lui donner des idées déco pour Mar-a-Lago, Versailles? - C.Sellin: En 2005, il avouait dans un magazine de design, qu'il avait fait Mar-a-Lago à l'image de Versailles.
C'est assez amusant. La conception du pouvoir qu'était celle de Louis XIV...
Il avait réaménagé Versailles pour en faire un lieu de diplomatie, en particulier la galerie des Glaces. Elle avait été faite pour recevoir les ambassadeurs et les impressionner. On retrouve cette idée chez Trump.
Il a littéralement transformé la Maison-Blanche. Il a mis du doré partout, sur les portraits des anciens présidents... - P.Cohen: Et dans le bureau Ovale. - C.Sellin: Il y a cette idée d'impressionner par le luxe, le standing, même si évidemment, c'est toute l'ambiguïté du doré: est-ce en or ou est-ce que c'est plaqué or? - P.Lescure: C'est ce qu'il a dit, que c'était bien que ce ne soit pas plaqué, à Versailles.
De temps en temps, le décor rénové se retourne contre lui. Le bassin du Lincoln Memorial, qui avait été complètement remis à neuf et filtré, s'est retrouvé envahi par les algues. Tout le monde se moque, là-bas. ... - P.Lescure: Au-delà de la blague et de la mauvaise blague qui lui est faite par les algues, cette volonté de transformer les lieux de pouvoir et les faire à son image, c'est de dire que la présidence lui appartient? - C.Sellin: Absolument.
C'est un changement majeur. Jusqu'à présent, la présidence investissait les personnes qui étaient élues. Ils respectaient la fonction et la vénéraient.
D.Trump pense que la présidence doit s'adapter à lui et doit être à son image. Pour lui, c'est presque un business comme un autre, qu'il a réussi à conquérir.
Il est en train de transformer les lieux de pouvoir, mais ça pose le problème du régime politique dans lequel on est. Jusqu'ici, les présidents étaient des locataires de la Maison-Blanche. Ils devaient demander beaucoup d'autorisations aux moindres travaux.
Trump ne les demande pas. Il a mis, dans les commissions qui sont censées évaluer les travaux, des hommes à lui. On l'a vu quand il a détruit l'aile est de la Maison-Blanche.
Là, il avait dit "tout sera financé sur fonds privés" pour le financement de sa salle de bal. - P.Cohen: C'est 600 millions de dollars. - C.Sellin: En réalité, la moitié serait financée par des fonds publics.
Les Etats-Unis ont été fondés comme une République, justement par le rejet d'un roi, George III d'Angleterre, dont on dénonçait les abus de pouvoir. Ce qui choque aux Etats-Unis, c'est qu'on voit revenir une certaine forme de monarchisation du pouvoir avec D.Trump.
Ca pose un vrai problème par rapport à l'identité des Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Peut-on déjà tirer le bilan de ce G7 d'Evian?
Est-ce déjà une victoire que D.Trump soit resté jusqu'au bout et qu'il ait joué le jeu de la discussion? - C.Sellin: C'est une victoire symbolique.
Le repas de ce soir va très bien se passer. Sur le fond, que D.Trump signe une déclaration commune qui semble marquer un changement vis-à-vis de l'Ukraine, un durcissement du ton vis-à-vis de V.Poutine, on peut se dire que c'est un changement important.
Sauf qu'on a tous l'impression de l'avoir déjà vu 1000 fois, ce film. Trump, avec les Européens, dit: "Oui, il faut durcir le ton contre Poutine." Concrètement, quand il revient chez lui, il va plutôt toujours dans le sens de Poutine.
On l'a encore vu pendant la guerre en Iran. Il s'est empressé, depuis le début, de lever beaucoup de sanctions contre la Russie poutinienne. - P.Cohen: Washington vient de dévoiler le texte du protocole d'accord avec l'Iran.
Ca n'avait pas été fait jusque-là. C'est un texte en 14 points qui ressemble trait pour trait à ce que les médias iraniens avaient dit avant-hier. Ca confirme les points en question. "L'Iran s'engage à diluer son uranium enrichi sous supervision de l'AIEA." Le plus important, et on n'y croyait pas au début: "Washington s'engage à faciliter un fonds de 300 milliards de dollars pour l'Iran en vue de la reconstruction du pays, endommagé par les bombardements américains." Ce fonds ne sera pas payé entièrement par les Américains.
On a dit lundi ou hier...
Non, lundi. Le Qatar, notamment, et d'autres pays, seront sollicités. C'est un point assez sidérant. - C.Sellin: Ce qui est sidérant et pose déjà un problème à D.Trump en interne...
Beaucoup de ses amis néoconservateurs, c'est-à-dire des républicains partisans de la force contre l'Iran, trouvent qu'il cède beaucoup, qu'il fait exactement ce qu'il avait critiqué chez B.Obama il y a 10 ans. Est-ce qu'on peut faire confiance à l'Iran?
Beaucoup de sénateurs républicains, parfois amis de Trump, ont dit: "Si on fait ça et qu'on fait confiance à cette dictature, c'est un reniement important." D.Trump va avoir un problème pour garder sa coalition intacte, surtout avant les midterms.
Beaucoup de républicains vont se sentir floués par cet accord qui semble très bénéfique pour la dictature iranienne. - A.-E.Lemoine: L'essentiel pour D.Trump est de faire baisser le prix à la pompe pour les Américains. - P.Cohen: Il est remonté un peu à cause des incertitudes sur le contenu de l'accord. - P.Geoffron: Il ne redescendra pas là où il était en janvier, c'est-à-dire 3 dollars le gallon.
Il est encore très loin de ce qu'était la promesse de Trump pendant la campagne électorale: 2 dollars. Au G7, il a été interdit de parler d'environnement. - P.Cohen: Pour pas fâcher D.Trump. - P.Geoffron: Il n'est pas impossible que le verdissement du bassin qu'on a vu tout à l'heure soit les effets du réchauffement climatique, sous les fenêtres de Trump. - N.Berrod: Tout à l'heure, on parlait des mesures d'adaptation nécessaires en France...
On est clairement pas aidés quand on voit ce qui se passe aux Etats-Unis, avec le détricotage de nombreuses agences fédérales, sur l'environnement et la science. Ca inquiète énormément les climatologues français. - A.-E.Lemoine: Merci.
Le 5/5. ... - L.Sénéchal: 3-1 pour la France face au Sénégal.
L'Empire State Building de New York, bleu-blanc-rouge, aux couleurs de la France pour célébrer cette victoire. - A.-E.Lemoine: C'est ça pour toutes les équipes? - L.Sénéchal: Pour beaucoup d'équipes.
Mbappé a mis un doublé, le capitaine. Coaching gagnant de D.Deschamps, qui a fait rentrer B.Barcola, tout de suite buteur.
Chez nous, près de 15 millions de téléspectateurs pour assister à cette victoire des Bleus. C'était la fête en terrasse partout en France. - On a fait nos preuves dès le 1er match.
C'est cool. - On est à Lille. On a gagné 3-1.
On va fêter ça! - Super! Bravo!
Bravo, la France! - Ca y est, la Coupe du monde est lancée. On va chercher la 3e étoile! - La coupe, on l'a dans la poche. - On l'attendait!
On est bien! - A.-E.Lemoine: G.Margotton, voix des Bleus pour TF1 et consultant foot pour France Inter.
O.da Fonseca, commentateur pour beIN Sports. Merci de votre présence.
Vous avez perdu votre voix, Omar, hier soir. - O.da Fonseca: Jamais.
Et encore plus dans les moments d'euphorie. - A.-E.Lemoine: C'était pas pour la France que vous avez hurlé!
C'est pour l'Argentine. - O.da Fonseca: Vous avez gagné avant.
Je me suis permis, après... - A.-E.Lemoine: On y revient, mais priorité aux Bleus.
Grégoire, vous vous êtes rongé les ongles en 1re mi-temps ou vous n'avez pas eu le temps? - G.Margotton: On n'a pas eu le temps.
C'est vrai qu'ils sont pas beaux...
Heureusement, il y a eu une 2e mi-temps. Sinon, ça aurait été compliqué. - A.-E.Lemoine: Il y a de quoi s'inquiéter ou pas? - G.Margotton: Non.
Ca se construit au fur et à mesure, une Coupe du monde. Le début est pas mal. - A.-E.Lemoine: Quelle note vous mettriez aux Bleus hier soir?
On aime bien mettre des notes. "Le Parisien" le fait. - G.Margotton: 6 sur 10. - A.-E.Lemoine: C'est à peine la moyenne. - G.Margotton: On sent que l'équipe peut faire beaucoup mieux. - O.da Fonseca: Marge de progression. - A.-E.Lemoine: K.Mbappé, une bonne note, hier soir? - L.Sénéchal: 1er but quelques minutes après un penalty refusé et un 2nd but pour clouer le match avec une frappe somptueuse de 30 m.
K.Mbappé dépasse O.Giroud dans le nombre de buts en Bleu.
Il pense déjà à la suite de la compétition. - K.Mbappé: Je suis très content de pouvoir entrer un peu plus dans l'histoire de mon pays.
C'est toujours quelque chose que j'ai voulu faire. J'ai toujours placé ça au-dessus de tout. On sait pourquoi on est là.
Avec mes coéquipiers, on va continuer d'essayer d'inscrire la grande page de l'histoire de l'équipe de France. - L.Sénéchal: Il pense déjà à la suite.
Pour "L'Equipe", c'est Captain America. Il arrive après 2 saisons blanches avec le Real Madrid en termes de titres. Les fans de foot sont prompts à le critiquer. ... - Citez-moi un match où il a fait un grand match face à un grand club. - C'est le joueur le plus surcoté de l'histoire! - L.Sénéchal: Voici ce qu'il dit.
Il a répondu sur le terrain. Il a obtenu les louanges de son sélectionneur. - D.Deschamps: Kylian est un joueur hors norme.
Je l'ai toujours dit. Dès le 1er jour, je vous l'ai dit, avant même qu'il mette ce doublé aujourd'hui. En tant que capitaine, sur le terrain et en dehors, il fait beaucoup pour le groupe, même si à l'extérieur, on peut penser qu'il est égoïste.
Mais voilà. Tant mieux pour lui. Je suis très content pour lui. - A.-E.Lemoine: Patrick s'interrogeait pendant qu'on écoutait D.Deschamps.
Il n'a pas dû tenir ce discours à la mi-temps, le sélectionneur? K.Mbappé a commis des bévues. - P.Cohen: Il a laissé des ballons aux Sénégalais. - G.Margotton: Je crois que ce sont les joueurs qui se sont mobilisés à la mi-temps.
Ils se sont beaucoup parlé. Ils n'étaient pas satisfaits de leur 1re période. Le capitaine ne pouvait pas être satisfait de sa 1re période.
Après, les haters, ils me font rire. Il est à 58 buts...
On va pas ressortir ses statistiques. Quand arrive la Coupe du monde, c'est une version Pikachu qui change. Il se transforme. - L.Sénéchal: L'évolution, ouais! - G.Margotton: Comme il n'a rien gagné cette saison, il a très faim, j'ai l'impression. - A.-E.Lemoine: Il y a des haters de Mbappé? - O.da Fonseca: Il est sous la loupe 24h/24.
On reste un peu radins et économes...
On est toujours un peu oursins. On n'est pas papillons! - A.-E.Lemoine: C'est quoi, être papillon?
Il faudrait dire quoi? - O.da Fonseca: C'est un leader d'attaque.
Il a une influence par rapport à l'adversaire, l'arbitre, le public. - A.-E.Lemoine: On ne parle que de lui, là. - O.da Fonseca: Il a des défauts, certes, mais tout ce qu'il apporte a contrario...
G.Margotton va être bien content, s'il gagne! Il est un peu radin!
Messi... - G.Margotton: Il me fatigue déjà! - L.Sénéchal: Penalty raté, il aurait pu être frustré... - G.Margotton: Penalty refusé.
Logiquement. - P.Cohen: Parce qu'il n'y a pas de contact? - L.Sénéchal: Ce n'est pas forcément l'avis général. - G.Margotton: Après, les ralentis...
T'es pas d'accord? - O.da Fonseca: Euh...
Oui. - L.Sénéchal: Il a montré un peu de légèreté aux Etats-Unis.
Vous avez vu comment il a célébré le but. D'habitude, c'est les mains sous les aisselles. Là, il a fait de la flûte traversière.
C'est un engagement qu'il avait pris auprès de l'animateur américain J.Corden. ... ... - A.-E.Lemoine: J'étais hyper contente.
J'ai compris la célébration d'après-but. D'habitude, je comprends pas toujours. - G.Margotton: Il faut avoir vu la séquence.
Il a dû arrêter tôt la flûte traversière! - A.-E.Lemoine: Le Mbappé bashing continue!
Vous allez vous faire engueuler par Omar! - G.Margotton: Sur la flûte traversière, oui.
Sur le football, un peu moins. - A.-E.Lemoine: Cette légèreté fait plaisir à voir. - O.da Fonseca: Oui.
Il est dans une espèce de carapace. L'autre jour, il a dit: "A 15-16 ans, je savais que j'allais être une vedette, un artiste." Il faut pouvoir faire un parcours de vie avec une espèce de...
Je sais pas...
Nous, on sait pas...
Ils ont une vie complètement différente. Est-ce qu'ils ont vu une facture d'électricité un jour? Moi, ça m'interpelle! - A.-E.Lemoine: On ne s'y attendait pas, à la facture d'électricité de K.Mbappé!
On parle d'un groupe, pas que de Kylian. - L.Sénéchal: Il a ouvert une voie dans laquelle les autres se sont embarqués.
B.Barcola, 1re Coupe du monde, 23 ans, marque au bout de quelques secondes après être entré. M.Olise a libéré le jeu des Bleus.
Il est né et a grandi en Angleterre, contrairement aux autres joueurs. C'est quand il parle français qu'il a un accent. - M.Olise: Ma mère vient de France.
Toujours, quand j'étais petit, j'ai venu ici. J'ai toujours...
J'avais la "connection" à la France. - L.Sénéchal: M.Olise, le plus anglais des joueurs français.
Il y a B.Barcola, D.Doué, D.Upamecano...
Grand match de D.Upamecano. - G.Margotton: M.Olise aurait pu choisir 4 sélections différentes: France, Angleterre, Algérie et Nigeria.
Il rappelle son histoire d'enfance, où les étés se passaient en France chez les grands-parents. Depuis le début, il a eu ce coq sur le coeur, même s'il joue aujourd'hui au Bayern Munich. Son français n'est pas parfait.
Il s'exprime très peu, même en anglais. C'est l'anti-Mbappé, d'une certaine manière. C'est lui qui pourra faire la différence et faire jouer tout le monde.
Il y a une différence par rapport à il y a 4 ans. - L.Sénéchal: Il ne célèbre quasiment pas ses buts. - G.Margotton: Hier, un peu plus.
J'ai commenté France-Côte d'Ivoire, ou contre l'Irlande du Nord...
Il marque et il ne se passe rien. C'est assez étonnant. Il y a beaucoup de choses qui se passent à l'intérieur de chez lui. - O.da Fonseca: Quelqu'un qui est radin! - G.Margotton: Le Sud-Américain est de retour! - A.-E.Lemoine: Il est bien, votre duo! - G.Margotton: S'il marque un triplé contre l'Argentine en finale, je pense qu'il exprimera quelque chose. - A.-E.Lemoine: On en vient à l'Argentine.
D'abord, les politiques cherchent à surfer sur la victoire des Bleus. - L.Sénéchal: Chacun y va de sa petite vidéo.
E.Macron, en marge du G7... - E.Macron: Ce petit message d'abord pour féliciter nos Bleus et la victoire 3-1 contre le Sénégal, avec les 2 buts de K.Mbappé et le but de B.Barcola.
Bravo à nos Bleus. C'est un bon début de championnat de Coupe du monde. J'espère être là.
Je sais que je serai là le 19 juillet pour la finale. - L.Sénéchal: Il donne déjà rendez-vous.
La folie du football gagne même l'Assemblée et Y.Braun-Pivet. Acclamations. ... - Y.Braun-Pivet: Allez, les Bleus!
Bonne Coupe du monde! - L.Sénéchal: Il y en a un qui est à New York: K.Bouamrane.
Il se met en scène avec un Sénégalais qu'il a rencontré dans la rue à New York. - Qui a gagné? Qui a gagné?
Qui a gagné? Bon, c'est qui, les champions? Je t'invite à Saint-Ouen, chez moi! - L.Sénéchal: M.Tondelier a été invitée par "Libération" à commenter le match en direct. ... - L.Sénéchal: C'était des commentaires par écrit.
Elle a assez peu parlé de football. Elle s'inquiétait de la situation des homosexuels depuis le vote d'une loi homophobe au Sénégal. Elle a déploré l'absence du Lensois F.Thauvin au Mondial.
Elle s'est demandé si D.Deschamps avait bien ramassé une bouteille en plastique qu'il a lancée par terre. - O.da Fonseca: Le football est toujours irrationnel.
Ici, il y a un peu de mesure. En Amérique du Sud... - L.Sénéchal: En Argentine, c'est 10 fois pire. - O.da Fonseca: Le président...
Il n'y a pas de limite à toutes sortes d'arguments. - G.Margotton: Oui.
Les politiques se réveillent avec la Coupe du monde. Mais c'est tout le monde qui se réveille. J'ai vu le début de votre émission: canicule, le G7...
Les nouvelles ne sont pas très rigolotes. La victoire des Bleus a fait du bien. C'est une petite parenthèse, mais si j'en juge par l'audience, les Français avaient envie de voir l'équipe de France, hier. - A.-E.Lemoine: On n'avait pas de décalage horaire avec les Français hier, mais c'était pas le cas des Argentins. - L.Sénéchal: Et les Algériens.
C'était Argentine-Algérie. Victoire 3-0 de l'Argentine. Triplé de Messi, qui est maintenant meilleur buteur en Coupe du monde.
De quoi hurler De plaisir même en pleine nuit pour les Argentins. - O.da Fonseca: On savait pas où il en était, qu'est-ce qu'il allait faire, à 4h ou 5h du matin!
Si vous êtes pas devant la télé, en pyjama, avec L.Messi! Messi! - L.Sénéchal: Ca va mieux? - O.da Fonseca: Très bien. - L.Sénéchal: Un match très suivi en France, par les Argentins mais aussi par la diaspora algérienne.
Ca représente 2,5 millions de personnes en France. Certains se sont donné rendez-vous à 3h du matin pour se rendre dans une fan-zone organisée à Saint-Denis. 3h du matin, ça pique. - On peut rien faire.
C'est en Amérique. Ils vont pas changer les horaires pour nous. On s'adapte. - J'ai pas dormi du tout.
Il y avait de l'excitation pour ce match. - C'est une galère, mais quand on a l'amour de la patrie, c'est pas grave. J'étais réglée dans mon cerveau.
A 4h du matin, j'étais devant le match. - L.Sénéchal: Heureusement, on ne s'entend pas, grâce à O.da Fonseca. - Arda Guler!
Il est pas sérieux, ce garçon! Il a déclenché la foudre de son pied gauche, le joueur du Real! - O.da Fonseca: Des fois, je fais un peu des débordements. - A.-E.Lemoine: Vous l'écoutez? - G.Margotton: Oui, mais j'arrive à tenir que 10 minutes.
Je repense à la finale de Doha, il y a 4 ans. On était dans la même tribune de commentaires. On était un peu tristes, quand même, du résultat.
Lui, il était comme ça... - O.da Fonseca: J'ai respecté. - G.Margotton: Non, tu as rien respecté!
Le lendemain, à l'aéroport, il était insupportable! Je t'en ai voulu, mais 10 minutes! - A.-E.Lemoine: Ca se paye, même 4 ans plus tard.
Votre pronostic? L'Argentine va gagner? - G.Margotton: Bien sûr que non. - O.da Fonseca: Non. - G.Margotton: Mais on va se retrouver en finale. - A.-E.Lemoine: Le remake de 2022.
Merci à tous. Dans un instant, L'OEil de Pierre, le Pas de côté de Patrick, le dîner,
Emmanuel Macron