Aude: Annie Genevard annonce un fonds d'urgence de huit millions d'euros pour les agriculteurs
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bien mesdames et messieurs, bonjour. Ce territoire du département de l'Aude, ce territoire des Corbières a vécu un drame et même d'une certaine façon une tragédie. J'ai tenu une semaine après l'incendie, moins d'une semaine après l'extinction de l'incendie et à la suite de la visite du premier ministre ici dans les Corbières, j'ai tenu à venir pour témoigner mon soutien indéfectible à la profession agricole si durement éprouvée et au premier chef desquels naturellement la viticulture qui constitue la majeure partie de l'activité agricole de ce département ici dans ce territoire des corbières qui est balafré par l'incendie.
J'ai rencontré des hommes et des femmes courageux qui affrontent avec beaucoup de détermination une situation extrêmement difficile et j'ai tenu à apporter à l'ensemble du monde agricole, la viticulture bien sûr, mais aussi toutes les autres activités agricoles, l'expression de la solidarité nationale avec un fond d'urgence de 8 millions d'euros qui servira à indemniser à la fois les pertes de récolte, les pertes perte de fond quand la vigne par exemple est détruite ou quand le fond agricole, l'arboriculture mais surtout la viticulture qui est la plus nombreuse ici. Donc perte de récolte, perte de fond et puis destruction de bâtiments et de matériel agricole. Si ajoutera un dispositif fiscal qui permettra d'exonérer aussi les taxes foncières.
Tout cela à la main des préfets et je veux en profiter pour saluer l'extraordinaire dévouement d'abord de nos pompiers, de nos services d'incendie et de secours qui vont faire un travail absolument extraordinaire et saluer les pompiers de la France entière qui sont venus prêter main forte pour cet incendie. Ce mégafeu, je rappelle que c'est le plus large et le plus gros incendie de la région sud depuis 50 ans et il suffit de regarder le paysage autour de soi pour en prendre la mesure. Je veux aussi saluer les services de l'État qui ont fait preuve d'une grande réactivité sous l'autorité de monsieur le préfet qui aura également la tâche de pouvoir distribuer euh les aides aux producteurs qui en auront le plus besoin.
Le Premier ministre a souhaité que une avance de 10000 € jusqu'à 10000 € puisse être délivré dans les 15 jours qui viennent aux producteurs qui sont dans une difficulté particulièrement aigue de façon à pouvoir faire face aux premières obligations qui sont les siennes. Je rappelle que pour certains d'entre eux, il n'y aura pas de production, donc pas de revenu et évidemment les assurances vont être au rendez-vous. L'État est au rendez-vous, mais il faut aussi épauler, je dirais humainement euh ces hommes et ces femmes si durement éprouvé.
Ce qui est caractéristique un petit peu de ce département, c'est que la viticulture, c'est aussi le paysage, c'est donc aussi le tourisme. C'estàd que les deux principaux vecteur économique du département dépendent de cette agriculture. Alors, on vous avez raison de souligner que le tourisme sera naturellement impacté et notamment le n tourisme dont je rappelle que c'est une politique que nous voulons développer dans notre pays.
Les Français, les étrangers aiment visiter nos vies, nos caves, nos exploitations, nos domaines viticoles. La France est un grand pays viticole. Elle tire là une source de prospérité et évidemment là dans ce territoire des corbières, les paysages ont été altérés mais nous allons nous relever.
D'ailleurs, je voudrais dire que je suis là ici pour le temps de l'urgence, mais il y aura le temps de la reconstruction et avant la fin de l'année, je reviendrai pour que, comme l'a dit le Premier ministre, l'Aude soit véritablement un territoire laboratoire de ce réchauffement climatique qui n'est pas étranger, naturellement à l'épisode que nous venons de connaître avec ce mégafeu. par rapport aux mesures que vous avez annoncé, ça veut dire que concrètement les agriculteurs dès demain sur leur compte en banque, ils vont avoir ces sous ? B dès demain, euh je vous ai dit que l'avance euh forfaitaire euh qui ira jusqu'à 10000 € pourra être délivré, nous avons demandé au service de l'État de mettre tout en œuvre pour les les délivrer dans la quinzaine qui vient.
Comment comme mesure comme mesure de moyen terme, qu'est-ce qui est envisageable de la part de l'État ? Qu'est-ce qui vous a été demandé par Alors, je je crois que il est important de distinguer ces deux temps, le temps de l'urgence, le temps de la reconstruction. Ce qui me frappe, c'est que partout il y a de la déprise agricole, il peut y avoir du feu.
Les pompiers me l'ont dit, là où il y a de l'agriculture, il y a pas de feu ou moins de feu. Donc il faut que nous tirions tous les enseignements de ce feu pour voir où est-ce que ça a brûlé, où est-ce que ça n'a pas brûlé, ce qui a bien fait barrière de façon à pouvoir restaurer une agriculture protectrice autour des villages. On voit bien que la vigne autour des villages, elle a protégé les villages.
On voit bien que là où il y a de la vigne, il y a encore de la végétation. tandis que là où il y a des forêts ou de la broussaille qui n'est pas entretenue ou qui est le fait d'une déprise agricole et bien le feu a prospéré à une vitesse sous l'effet du vent également à une vitesse pharamineuse. Donc il faut penser restaurer de l'élevage.
L'oxcitanie l'ude a été une terre d'élevage, elle ne l'est plus assez aujourd'hui. Or les troupeaux entretiennent les paysages. Il ils ils évitent aussi.
Donc on voit bien que l'agriculture, elle est une solution. Elle n'est pas un problème, elle est une solution. Donc ce travail à moyen et à long terme, il faut que nous le fassions.
D'abord avec les professionnels, avec les collectivités locales et territoriales qui auront aussi leur contribution à apporter avec l'État. Naturellement, il faut que nous soyons tous au chevet des corbières, au chevet de l'audes, au chevet des territoires méditerranéens qui sont si lourdement impactés par le changement climatique. Avec un budget, on parle beaucoup d'économie.
Comment ça va être financé ? C'est Écoutez, il faut déjà penser la stratégie. Vous allez, permettez-moi de vous le dire gentiment, un peu vite en besogne.
Faut déjà savoir ce qu'on veut faire avant de savoir comment on le fera. Quelle superficie agricole est concernée par ces millions d'euros ramené à l'hecte. Ça va Alors, ça n'est je raisonne moi sur les terres qui ont été affectées par le feu et puis ça concernera également le le les productions qui ont été affectées par les fumées, par les mousses de retardante.
Donc pour les les productions qui seront impropres à la consommation et qui ne sont pas assurables, ce fond d'urgence permettra également des indemnisations. Vous avez parlé de l'élevage, mais quelles autres solutions durables vous pouvez proposer aucun qui vont faire face à plus en plus de mégafeux dans le casadre du climatique ? Bah justement, il faut qu'on puisse travailler sur la question de l'eau.
Évidemment, la question centrale de l'Occitanie, c'est l'eau. On voit bien quand on va dans la région sud et quand on vient dans la région occitane que la différence c'est l'eau. Donc il faut à la fois de la simplification administrative pour permettre de pouvoir irriguer.
Et puis aussi il faut des moyens. C'est le sens du fond hydraulique que j'ai déployé. dans son premier volet et certains projets concernent le territoire de l'aude.
Donc il faut qu'on puisse amener de l'eau sur ce territoire sans eau il n'y a pas de production agricole, il n'y a pas de vie et il faut le faire évidemment dans le respect de l'environnement dans une approche de multi-usage. Il faut de l'eau pour les productions végétales notamment la vine mais il faut de l'eau aussi pour l'élevage, il faut de l'eau pour les populations. Donc il faut en faire un usage sobre, un usage évidemment bien maîtrisé.
Comment vous avez calculé ce volume de 8 millions d'euros ? On l'a travaillé avec les professionnels. Voilà.
Alors, vous savez dans le calibrage d'un fond d'urgence, il y a toujours une part de d'évaluation qui n'a pas la force de la certitude, on verra à l'usage, mais il semble enfin les les professionnels ont exprimé assez largement leur satisfaction sur le calibrage de l'aide. Une dernière question pour la Listeria, il les premiers cas qui datent de début juin, mais le lien avec les fromages, ils ont été établi que début août. Pourquoi ce délai ?
Alors, d'abord le signalement a été fait en juin sur un fromage qui a été fabriqué en avril et c'est un un détaillant un un euh un commerçant qui a signalé la présence de de l'hysteria. Donc euh dès lors, tout le lot a été retiré. Il y a eu un premier retrait rappel et puis euh ensuite des analyses ont été faites et ne ne détectaiit pas de présence de l'hystéria.
Mais lorsque sont apparus les malades, il a fallu procéder par sécurité à un retrait rappel massif. C'est l'entreprise qui a en responsabilité les contrôles, la qualité sanitaire. L'État est là pour veiller à ce que l'entreprise effectue correctement les contrôles.
L'État est là pour demander la multiplication des contrôles quand il y a lieu. L'État est là pour demander le retrait si l'entreprise ne le fait pas elle-même, ce qui n'est pas le cas ici puisque l'entreprise par sécurité a procédé elle-même à des retraits massifs et puis nous procédons à toutes les investigations, à toutes les analyses pour déterminer l'origine de cette contamination. Évidemment, c'est un sujet qui a toute mon attention.
Vous savez que c'est une c'est une situation qui est très problématique, possiblement très dangereuse. Il y a d'ailleurs eu beaucoup de malades et et un décès. Donc nous deux décès, nous regardons ça avec beaucoup d'attention.
Confirmez petite question petite question sur Non non le fromage a été fait non le le premier cas ne vous nz pas non le fromage a été fabriqué en avril. Voilà, il a été fabriqué en avril. Le commerçant qui commercialise le produit détecte la listéria en dans les semaines qui suivent et à partir de ce moment-là, on retire l'ensemble du lot de fromage, ce qui est une procédure tout à fait normale.
Donc un premier retrait rappel, ensuite des analyses très précises ont été faites et par sécurité l'entreprise a décidé de retirer tous les lots possiblement concernés par la Listeria mais les investigations sont toujours en cours. Et petite question justement, on voit que cet incendie est criminel en tout cas il a été volontaire, on voit que ça fait énormément de dégâts. Plein de professionnels sont impactés, obligés justement de les aider aussi financièrement. une petite réaction justement par rapport à ça.
Si véritablement l'enquête confirme que c'est un incendie d'origine criminelle, le terme de criminel n'est pas trop fort. C'est franchement un désastre, un désastre humain, un désastre économique, un désastre écologique euh imputable à la folie d'une personne possiblement. En tout cas, l'enquête devra un le déterminer et de euh vraiment les les réponses pénales devront être extrêmement sévère.
Je rappelle que nous avons eu un décès, plusieurs blessés graves et je ne parle pas de l'ensemble du préjudice qu'a subi cette région. Donc voilà, laissons l'enquête se dérouler. Elle est menée avec diligence par les services et puis elle appellera des réponses pénales extrêmement significative à ce qui aujourd'hui est un véritable drame pour cette région.
Merci beaucoup. Merci beaucoup madame. Merci.
Yeah.
Annie Genevard