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interviewC à vous· 1 juillet 2026 52 min

Jordan Bardella : vie privée, faiblesses et contradictions - C à Vous l’Intégrale - 01/07/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les quatre. Bienvenue à C.Vigogne Le Coat du "Nouvel Obs".

A la une, ce soir, un récital. - ALLEZ! - On va conquérir les Etats-Unis d'Amérique! - Mbappé, juste magnifique. - La France va être championne du monde. - D.Deschamps: On n'est qu'en 8es.

C'est très bien, mais on est qu'en 8es. - L.Sénéchal: On a battu la Suède 3-0.

Maintenant, c'est le Paraguay. On se voit déjà en finale, surtout grâce à capitaine Mbappé. - A.-E.Lemoine: Le monde entier est ébloui par le génie de l'équipe de France!

C'est dans la presse mondiale. On en parle avec le consultant beIN Sports, O.da Fonseca.

On en parle aussi avec J.-P.Leclaire.

Dans votre édito, Patrick, la présidentielle, dont J.Bardella est favori. - P.Cohen: Un tout jeune homme qui caracole en tête des sondages et qui rassemble des catégories d'électeurs très différentes.

C'est peut-être là sa 1re faiblesse. - A.-E.Lemoine: C'est ce que révèle "Jordan Bardella, des failles sous la banquise.

Une exploration des faiblesses perçues par son propre électorat". C'est publié aujourd'hui sur le site de la fondation Jean-Jaurès. A vos côtés, M.Laine, auteur de "Les Saisons de la liberté".

Vous mettez en garde sur un risque du retour de l'autoritarisme. On connaît depuis aujourd'hui les dates des 2 tours de l'élection de 2027. - C.Vigogne Le Coat: On les a.

Ce sera le 18 avril et le 2 mai. Déjà une 1re polémique. Je vous expliquerai. - A.-E.Lemoine: Hamza "La Douane" dans la Story de L.Amar. - Un gamin de 14 ans, le petit Hamza, qu'on voit partout sur les réseaux sociaux. - Nouvelle terreur du canal Saint-Martin, muni d'un pistolet à eau. - L.Amar: Il demande aux passants 2 euros sous peine de les arroser au pistolet.

Une partie de la droite et de l'extrême droite en fait le symbole d'une jeunesse qui défie l'autorité. Comment un adolescent se retrouve au coeur du débat politique et médiatique? - A.-E.Lemoine: Nos invités dans la suite, J.Debbouze et Louane, J.Gourmaud qui s'interroge dans un documentaire si la France est prête à affronter les mégafeux. - P.Lescure: La mort de Victor Willis, le chanteur, le coauteur et le leader du groupe Village People.

On lui rendra hommage. - A.-E.Lemoine: En cuisine, Bertrand, aux côtés de Lou.faitdesvidéos. - B.Chameroy: Bonsoir.

Ce soir, Lou met les petits plats dans les grands pour J.Debbouze. - Lou: C'est un plat de fête, la pastilla de poisson marocaine. - A.-E.Lemoine: Merci.

Tout de suite, P.Cohen. J.Bardella, 30 ans, a-t-il les épaules pour endosser le rôle de favori de la prochaine l'élection présidentielle? - P.Cohen: Il est favori, mais pas encore candidat.

Le costume, il devra peut-être l'endosser mardi après-midi, quand la cour d'appel de Paris rendra sa décision dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du RN. Si M.Le Pen est condamnée à une peine d'inéligibilité de moins de 2 ans, elle a déjà annoncé qu'elle sera candidate pour la 4e fois.

Elle devrait officialiser ça dans la foulée. Si elle était empêchée de concourir, elle laissera sa place à J.Bardella.

L'idée De la candidature du très jeune candidat est débattue partout. Il y a des divergences programmatiques de plus en plus visibles. Même si J.-P.Tanguy disait que le "bardellisme n'existait pas". - A.-E.Lemoine: C'est ce que montre l'étude menée par Raphaël Llorca. - P.Cohen: Avec des profils radicalement différents.

Un groupe populaire issu du Nord, autour de Lille, ex-"gilets jaunes", et un groupe bourgeois, transfuge de la droite LR. Tout les sépare, la géographie, le revenu, le diplôme, la culture politique, sauf l'envie de voter Bardella. Chacun a son Bardella.

Il y a 2 Bardella pour un seul candidat. Les premiers voient en lui un héros mythologique, héritier de De Gaulle, justicier de la France en difficulté, avec une adhésion davantage fondée sur l'empathie que sur la compétence. Les seconds, les bourgeois, identifient le jeune homme comme un petit guépard, animal stratège mais pas encore mature, pas très bosseur, choisi par défaut face à une droite décevante.

Vous mobilisez un classique de la sociologie américaine, la mise en scène de la vie quotidienne. Goffman, pour qui le monde est théâtre. Vous faites L'hypothèse que le RN porte 2 masques différents.

Mais la campagne risque d'exposer et d'exploser, peut-être, cette dualité au grand jour. - A.-E.Lemoine: L'étude révèle des électeurs lucides sur les faiblesses de J.Bardella. - P.Cohen: Oui.

Il y a le vide biographique existentiel. On le voit tout le temps mais on ne sait pas qui il est. C'est le syndrome "Truman Show". 2e faiblesse: ses ressemblances avec E.Macron.

Physique soigné, ascension fulgurante, communication maîtrisée...

La 3e, c'est sa relation avec une princesse de Monaco qui accentue les 2 autres failles. Ses faiblesses sont bien perçues par ses propres électeurs. Ils les identifient, les nomment, en discutent, mais choisissent de les neutraliser volontairement, plutôt que de les laisser affecter leur adhésion.

Ils se protègent sans doute car ils ont envie d'y croire, mais pour combien de temps et jusqu'à quel point? La question reste ouverte. - R.Llorca: C'est un peu toute la question.

J'étais très surpris de découvrir une lucidité très forte de la part des électeurs RN, qui disent vraiment vouloir voter pour lui et qui, pour autant, identifient tout un tas de failles et qui, pour l'instant, ne se voient pas du tout dans les sondages. Il y a cette grande question de comment apprécier le plus justement possible l'image d'un candidat à un instant T? Il y a les tentatives de sondages.

On est abreuvés... - P.Cohen: Ce sont des sondages quantitatifs.

Il y en a trop? - R.Llorca: Ce n'est pas ça.

On dit souvent que c'est la photographie à l'instant T, mais moi, je crois que c'est une photographie de dernier moment où la population s'est forgé un avis politique. La conséquence, c'est que les gens se posent de moins en moins quotidiennement la question "est-ce que je vais voter pour J.Bardella?" Ma thèse, c'est que l'une des raisons, c'est que c'est une sorte d'image rétinienne qu'ils ont de ce Bardella très fort, mais il y a des failles sous la banquise.

C'est le nom de l'étude. Cette campagne peut contribuer à les révéler. - A.-E.Lemoine: Une de ses failles, c'est sa dualité.

Il agrège des électorats très différents, mais forcément, il faudra choisir. Ou pas? - R.Llorca: Je reformulerais différemment.

Je ferais 4 ou 5 images différentes de J.Bardella. C'est d'abord une surface de projection.

C'est ça qui est très fort. Une de mes collaboratrices a dit...

Du haut de mes 32 ans, je n'ai pas forcément le recul sur les autres campagnes présidentielles. Elle, elle me dit que c'est une première, que des électeurs très différents projettent des images différentes de J.Bardella, et qu'elle n'a jamais vu ça. - M.Laine: C'est peut-être le côté un peu vieux, mais moi, j'ai toujours vu qu'un président gagnait...

J.Chirac, Séguin et Madelin. En vérité, c'était 2 lectures du monde.

Il y avait le libéral...

E.Macron, son grand meeting de Paris, je tourne la tête à gauche, je revois A.Madelin.

C'est le libéral. A droite, je vois qui? R.Hue.

Une présidentielle ne se gagne pas avec Dieu en même temps. C'est ce qu'a très bien compris M.Le Pen quand elle a ouvert le jeu très fermé de son père et qu'elle a cherché les "isolés" de la France oubliée.

Elle est allée chercher des gens qui, habituellement, auraient voté pour Mélenchon. C'est très fort. En réalité, si on est très factuels, la capacité de Bardella ou de Le Pen à aller chercher ces 2 types d'électorats... - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'il faudrait débrancher la com.

Ca semble comme un avertissement. Mais quand on a construit en très peu d'années une notoriété en utilisant les réseaux sociaux, peut-on vraiment arriver à débrancher? Peut-on faire une cure de réseaux sociaux? - R.Llorca: Il y a un énorme décalage perçu par les électeurs avec qui on a discuté entre l'écrasante et l'impressionnante visibilité dont ils disposent...

C'est via les réseaux sociaux, via une médiatisation très poussée...

Et l'absence de contenu. Au-delà du contenu, je ne parle même pas de projet, de vision politique, mais d'épaisseur individuelle et biographique. Au fond, la 1re grande interrogation de l'électeur RN...

Je citerais un autre verbatim. On leur demande comment ça se passerait s'ils invitaient J.Bardella à dîner.

La grande question, c'est "est-ce qu'il y aura des caméras ou pas?" Ses propres électeurs ont le sentiment d'avoir un candidat qui est prisonnier du système médiatique duquel il n'arrive pas à sortir. La grande question, quand on dit que l'élection présidentielle, c'est la rencontre entre un homme et un peuple, la question, c'est cette difficulté à se projeter sur ses failles, ses difficultés, ses épreuves...

Quand on leur demande de se projeter sur ce qu'il fait au-delà de sa vie politique, il n'y a rien. C'est vierge. Il n'y a aucune représentation, aucun imaginaire.

Comment parler de Hollande, Sarkozy...

Immédiatement, il y a du fantassin. - M.Laine: Il a fait de la politique très tôt.

Il est sur les réseaux. Il a pris l'ascenseur des réseaux. C'est ce monde-là, cette représentation.

Ca correspond à plein d'autres gens que lui. - R.Llorca: La nouveauté, c'est que ça gêne ses propres électeurs.

C'était identifié par ses électeurs comme quelque chose qui, potentiellement, pouvait les déranger. - A.-E.Lemoine: Vous alertez sur les hommes forts qui ont la prétention de régler les problèmes avec des idées simples.

Est-ce que J.Bardella en est la représentation? - M.Laine: L'idée, c'est de se dire que nous sommes en train de rentrer dans l'automne de la liberté.

C'est qualifié comme le temps des hommes forts. L'été, c'est le moment où la liberté était au sommet. On sort de la guerre.

Puis, la liberté est concurrencée par d'autres valeurs, certes essentielles, mais quand les valeurs essaient d'aller au-dessus de la liberté, la société se grippe. Malheureusement, la solution qu'on vient chercher en général, dans la littérature, c'est pas de remettre la liberté en haut, mais d'aller chercher des gens qui vont la réduire encore. - P.Cohen: C'est l'hiver. - M.Laine: Non.

C'est l'automne. L'automne, c'est le temps des hommes forts. C'est ceux qui disent "je vais régler les problèmes que les autres n'ont pas réglés".

Ils font monter l'Etat et font réduire la liberté. L'hiver, Patrick, c'est le moment où les hommes forts ne rendent pas le pouvoir. Ca, c'est tragique.

C'est la dictature. En rentrant dans l'automne, ce que nous vivons aujourd'hui en Occident, et c'est mon cri d'alerte, il faut faire très attention. Si on ne rend pas le pouvoir, c'est plus dramatique et plus long d'en sortir. - A.-E.Lemoine: Je reformule.

Est-ce que J.Bardella correspond au portrait d'un potentiel homme fort? - M.Laine: En tout cas, il correspond, avec J.-L.Mélenchon...

Les partis extrêmes correspondent parfaitement à la définition des hommes forts. Ce sont des gens qui, sur un constat de société qui ne fonctionne pas...

On va aux services d'urgence, on voit la justice, on voit que ça ne marche pas. On se dit: "Moi, avec de la force et de l'autorité, je vais régler le problème." A droite, on le fait avec la nation, la lutte contre l'immigration, la sécurité...

De l'autre côté du spectre, avec J.-L.Mélenchon, qu'il ne faut pas sous-estimer, à mon sens, qui a un vrai socle auquel il a rajouté l'antisémitisme et puis, maintenant, il va avoir une stratégie pour se recentrer...

Là encore, il y a un "en même temps". J.-L.Mélenchon finira par être un mitterrandien assez ouvert pour aller chercher les voies de centre gauche classique à ajouter aux voix de l'extrême gauche.

C'est qu'on voit ces "hommes forts" qui, si on suit ce qu'ils pourraient faire, pourraient faire reculer les libertés, pas seulement économiques, mais aussi politiques. V.Orban est devenu un illibéral.

Ca, c'était l'automne. On n'a pas basculé dans l'hiver. Il a perdu les élections.

Il est parti. - P.Lescure: Il n'a pas refusé le résultat des élections.

Mais 16 ans de restrictions de liberté, de chasse aux minorités. Samedi dernier, une Marche des Fiertés a de nouveau pu se tenir à Budapest. ... - P.Lescure: Fort symbole, cette manif. - M.Laine: Il ne faut jamais sous-estimer l'importance de la liberté.

C'est difficile et si fragile, la liberté. C'est du Jacques Prévert. La Boétie disait ça aussi.

La liberté, c'est la valeur la plus importante et c'est celle dont on se détourne le plus rapidement. Je suis un obsessionnel de la préservation des libertés individuelles et politiques. Mais si on prolonge...

Je ne suis pas un oiseau de mauvais augure. Mais regardons ce qui se passe chez monsieur Trump. Imaginons qu'à la fin de son mandat, il se dise "je peux aller en prison, peut-être que j'étais dans le capitalisme de connivence et que j'en ai bien profité"...

Est-ce qu'on n'a pas une hypothèse où il essaye de rester? Quand on a un politique de ce niveau, qui vient dire: "Le droit international, je m'en fous..." Ca, c'est du césarisme.

Quand on voit ce qu'il fait, ce qu'il construit autour de la Maison-Blanche...

Il y a derrière tout ça des symptômes qui doivent nous alerter. Je ne suis pas un défaitiste. Si on est conscients, on peut éviter l'hiver.

Il n'y a pas de fatalité. On peut aller au printemps directement, même. Mais il faut faire attention. - A.-E.Lemoine: Est-ce que les soutiens de J.Bardella le perçoivent comme un homme fort? - R.Llorca: J'y réfléchissais, en vous écoutant.

En réalité, pas trop, voire pas du tout. C'est plutôt la vision des opposants, en réalité. Dans le groupe des "gilets jaunes", il y a d'abord et avant tout l'image de quelqu'un qui est comme eux.

La grande légitimité pour eux, c'est une légitimité mimétique. Il vient d'un milieu populaire. Il est comme nous, d'où les tensions que peuvent occasionner la fréquentation de certains milieux... - A.-E.Lemoine: Et notamment sa compagne, la princesse Maria Carolina des Deux-Siciles. - R.Llorca: En réalité, quand on creuse un peu, quand on passe un peu de temps à les interroger, il y a assez rapidement une crainte de trahison de classe.

C'est très intéressant. Au-delà de la question de l'aristocratie, qui l'intéresse assez peu, en réalité... - P.Cohen: Oui.

Ce n'est pas le côté princesse monarchique. - R.Llorca: Il devait être celui qui représente la France du bas, entre guillemets.

En fréquentant ce milieu, la crainte, c'est qu'il perde pied. Quand on pose la question à ses électeurs en leur demandant quel message ils voudraient adresser à J.Bardella, ils répondent: "N'oublie pas d'où tu viens." C'est très fort.

Il y a quand même cette crainte qu'il perde pied et qu'il cesse de les représenter. - A.-E.Lemoine: Et dans l'autre groupe? - R.Llorca: Sur cette question de Maria Carolina, sa compagne...

C'est davantage des craintes sur sa capacité à s'entourer des bonnes personnes pour gouverner. On est du côté de la droite plus bourgeoise, des métropoles. C'est un groupe très attentif à la façon dont M.Le Pen pourrait avoir un rôle de tutrice, d'accompagnatrice.

Qu'il s'entoure de personnalités plus jeunes, qui n'ont pas travaillé, influenceuses, ça crispe. - A.-E.Lemoine: "Jordan Bardella, des failles sous la banquise.

Une exploration des faiblesses perçues par son propre électorat", une étude passionnante disponible en téléchargement sur le site de la Fondation Jean-Jaurès. Je rappelle "Les Saisons de la liberté", disponible depuis mai. C'est signé M.Laine.

Vous restez avec nous. On connaît désormais la date des 2 tours de l'élection présidentielle. Camille... - C.Vigogne Le Coat: Les 2 dates, celles de l'élection présidentielle, qui concerne tous les Français de plus de 18 ans.

Le 1er tour aura lieu le dimanche 18 avril et le 2d, le 2 mai 2027. A priori, c'était une formalité. On connaissait déjà la période.

Les élections doivent obligatoirement se tenir entre 20 et 35 jours avant la fin du mandat présidentiel. C'est la loi. Mais en politique, on n'est jamais à l'abri d'une polémique.

B.Retailleau s'offusque de la date du 2e tour, qui arrive après le 1er-Mai. C'est les cortèges syndicaux, la fête des Travailleurs. - Il y a peu de 1er-Mai qui se passent calmement.

Il y a une montée en pression. Vous imaginez? Le choix de gouvernement, ça a été le choix de la gauche.

La gauche pense qu'un 2d tour après le 1er-Mai, ça l'avantagera. Ce choix n'est pas un choix neutre. - C.Vigogne Le Coat: Ce qui énerve B.Retailleau, c'est que normalement, la campagne présidentielle s'arrête net le vendredi soir.

Interdiction pour les candidats de faire campagne le samedi. Ce serait un cadeau offert par le gouvernement à la France. M.Bregeon s'en est expliquée. - M.Bregeon: Les règles seront les mêmes qu'à l'habitude.

On sait gérer un 1er-Mai en France, que ce soit avant une élection présidentielle ou après. Nous faisons confiance à l'intelligence des Français. - C.Vigogne Le Coat: Si on voulait faire un peu de mauvais esprit, on pourrait dire à B.Retailleau que pour que le 2d tour soit influencé par le 1er-Mai, il faudrait déjà se qualifier à l'issue du premier.

Rien d'évident pour l'ex-ministre de l'Intérieur. En revanche, la question se pose avec un peu plus de force pour le RN, seul parti dont la présence au 2d tour semble assurée. L'enjeu, c'est de mobiliser son électorat mais aussi de ne pas susciter de vote barrage.

Tout le monde se souvient du 1er mai 2002. Des cortèges entiers scandaient des slogans anti-J.-M.Le Pen.

C'était 4 jours avant le 2d tour face à J.Chirac. 25 ans nous séparent de ce 1er mai 2002.

C'était avant les réseaux sociaux. Est-ce qu'aujourd'hui, dans la fabrique de l'opinion, une grande manifestation, des slogans contre le RN, ça pourrait jouer sur le vote ou sur l'intensité de la mobilisation? - R.Llorca: Pas d'avis.

Rires. - C.Vigogne Le Coat: C'est complètement obsolète? - P.Cohen: Ca a longtemps été aussi un jour de défilés anti-RN. - C.Vigogne Le Coat: Là, ils n'auront pas le droit de faire le 1er-Mai, en trêve de campagne... - R.Llorca: On voit la proportion de travailleur qui votera.

Qui vote RN. La Fête du Travail, ce n'est pas forcément une fête qui avantage le RN. - C.Vigogne Le Coat: Mais les cortèges sont souvent organisés par la gauche.

C'est ce que voulait dire B.Retailleau. - M.Laine: Il est très clair qu'il y aura des cortèges du 1er-Mai qui se porteront contre ce candidat.

Mais la date n'a aucun impact. Si on avait Mélenchon-Le Pen ou Mélenchon-Bardella, là, c'est intéressant. Ca politise davantage.

Si vous avez E.Philippe, ce n'est pas le même impact que si vous avez Mélenchon. - P.Cohen: Dans la série des polémiques permanentes, l'autre option aurait fait polémique également.

Ca plaçait l'élection en plein milieu des vacances scolaires de la zone C. -C.Vigogne Le Coat: Là, il y a une petite partie dans les vacances scolaires également. - M.Laine: Il faut faire confiance à l'intelligence des Français. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous. - Hamza "La Douane", cet ado de 14 ans, devenu vedette des réseaux sociaux. - On le voit partout sur les réseaux sociaux. - Nouvelle terreur du canal Saint-Martin. - Le petit Hamza a 14 ans.

Il est surnommé La Douane. - L.Amar: C'est l'histoire d'un ado de 14 ans devenu phénomène médiatique et désormais au coeur du débat politique.

On le surnomme Hamza La Douane. Depuis la mi-juin, il se passe au bord du canal Saint-Martin et arrête les piétons et les cyclistes pour leur demander 2 euros sous peine d'être arrosés. Il est reconnu par les habitants du quartier.

Même les policiers municipaux ont participé à une bataille d'eau avec lui. Il collectionne les articles sur son cas. Il est souvent qualifié de "terreur du canal Saint-Martin".

Les journalistes sont envoyés pour suivre ses faits et gestes. - Il fait 24 degrés. Hamza est arrivé sans son pistolet à eau.

Il dit qu'il n'arrose les gens que lorsqu'il y a des fortes chaleurs. Il devrait ressortir son pistolet ce week-end. Voilà ce qu'on a pu comprendre ici, dans le quartier, de cette action qui fait beaucoup parler. - L.Amar: Au-delà de ces batailles d'eau plutôt bon enfant, Hamza multiplie les incivilités.

On l'a vu bloquer la circulation, pousser des gens dans le canal, agripper le pied d'une personne assise pour la faire tomber dans l'eau, voler une bouteille dans une épicerie, tenter d'échapper à une interpellation en sortant de la voiture pour aller se baigner. Et surtout, il a été placé en garde à vue pour des faits de violences en réunion. Sur les plateaux, on extrapole.

Hamza La Douane est-il le symbole d'une jeunesse qui défierait l'autorité? - P.Praud: Il n'y a pas une personne qui va dire à ce gosse: "Tu arrêtes ces conneries." - Il n'y a plus d'autorité sur le gamin de 14 ans... - Je trouve délirante la gravité accordée à cette situation.

Comment vous pouvez construire un récit selon lequel le problème de la jeunesse aujourd'hui, c'est un enfant qui joue à la bataille d'eau? - Je pense qu'on en parle autant parce que cet enfant est arabe. Si c'était Louis La Douane, ce ne serait pas un sujet. - Il se croit tout-puissant.

Il ressort libre à chaque fois du commissariat. On n'a pas suspendu les allocs... - L.Amar: Le père d'Hamza a pris la parole. "Il ne fait de mal à personne." Les papiers de ces derniers jours montrent à quel point Hamza polarise le débat. "Visage d'une délinquance ordinaire qui pourrit la vie des Français", dit "Le Figaro".

On dresse même un parallèle entre Hamza et les 5 adolescents qui ont tendu un guet-apens et lynché à mort le jeune Louis à Narbonne. Ils seraient tous membres d'une génération que la France est incapable de gérer. Sur les réseaux, Hamza est ciblé par des commentaires venant d'extrême droite, qui demandent tous de supprimer les allocations familiales. "Libération" appelle à protéger l'adolescent. "L'Humanité" cible la presse d'extrême droite qui lui met une cible dans le dos. - F.Bayrou: Je lui dirais: "Si j'étais ton papa, je te punirais." - C'est un personnage qui aurait eu sa place dans les histoires du Petit Nicolas. - La situation passe par la responsabilisation des parents.

Quand ils sont démissionnaires, on doit les prévenir que si ça continue, on va leur suspendre les allocations familiales. - L.Amar: La campagne présidentielle a déjà démarré.

Quitte à abaisser le niveau du débat public? - M.Laine: Je suis venu parler de la tentation despotique, de la réduction potentielle des libertés...

Ca devrait faire pschitt. C'est un pistolet à eau...

Je suis consterné. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal.

La France inquiète en attendant une nouvelle vague de chaleur. - L.Sénéchal: Une nouvelle vague arrive sur le Portugal.

La ville de Lisbonne est placée en alerte maximale puissance rouge. 44 degrés attendus. La France sera un peu à la marge de ce dôme de chaleur européen. "Pour le moment, les signaux semblent un peu en dessous des valeurs extrêmes." Les Français sont très inquiets. - Ca ne nous rassure pas.

Pendant les jours chauds, on ne dormait pas dans notre chambre. Impossible de respirer. On dormait par terre dans notre salon. - Si je sens que la chambre froide, ça devient dangereux, je n'aurais pas le choix... - A force, ça brûle les feuilles, les fleurs... - L.Sénéchal: Les départs en vacances arrivent, surtout ce vendredi et le suivant... 1 train sur 10 avait été supprimé la semaine dernière. 33 000 voyageurs ont subi des incidents graves, plus de 3 heures de retard.

La SNCF redoute une éventuelle canicule. - Je ne peux pas garantir que tout va marcher très bien à 100 %. Aujourd'hui, nous avons, toute cette semaine, mis au repos un certain nombre de rames TGV.

On se fait un peu engueuler car on a dû annuler des rames pour les préparer, vérifier que tout marche bien et qu'elles soient pleinement opérationnelles le week-end prochain. - L.Sénéchal: On a mis des trains au repos.

Même entre 2 canicules, on est au-dessus des normales de saison. Il ne pleut pas. Le risque incendie est maximal sur 6 départements du Sud.

Déjà des départs d'incendies. Dans les Bouches-du-Rhône, les pompiers sont sur le qui-vive. - On se prépositionne sur l'ensemble du département à proximité des forêts, des grands axes routiers.

On va mailler l'ensemble du département pour intervenir le plus rapidement possible. - L.Sénéchal: La France a 10 canadairs à disposition.

Le ministre de l'Intérieur a signé une nouvelle commande pour 2 nouveaux appareils, 200 millions d'euros d'investissement. Ils seront livrés à partir de 2032. 2 seront livrés à partir de 2032. 2 autres arrivent en 2028.

S.Lecornu délocalise demain sa cellule interministérielle de crise à Marseille. La canicule aggrave la sécheresse et sévit dans les mers. 21 degrés en moyenne dans nos océans.

C'est du jamais-vu. Des tonnes de poissons sont morts en France dans nos rivières et points d'eau. Nos villages ont été décimés. - La Bretagne, qui n'a jamais connu un épisode aussi spectaculaire, on a eu jusqu'à 6000 t de volailles qui ont péri.

Au-delà de 40 degrés, les volailles ne ventilent plus. - L.Sénéchal: Cette hécatombe pose des questions sanitaires, s'indigne un éleveur... "Que faire de tous ces cadavres?" Les autorités locales ont autorisé l'enfouissage en urgence de 150 t d'animaux par jour.

Le bilan humain est toujours inconnu. Les parents des 2 jumelles de 15 mois qui ont été retrouvées mortes de déshydratation ont été mis en examen. Les Hôpitaux de Paris s'attendent à ce que la France dépasse les 5700 morts de l'été dernier.

L'alerte maximale est maintenue à l'hôpital. "Libération" révèle ceci... "Et les ordures sont parfois mieux traitées que les malades et les soignants." 30 000 clims ont été commandées pour les hôpitaux.

Dans nos magasins, les stocks sont vides. - Les ventilateurs sont tous partis. - Je vais aller ailleurs.

Les autres enseignes ont été prises d'assaut. Il y a plus rien. Les éventails...

C'est un peu la dernière solution. Quand il y a plus rien, c'est une option. - L.Sénéchal: Dans ce contexte, le RN a précisé son fameux plan clim. 40 milliards d'euros sur 2 quinquennats.

La moitié pour les bâtiments publics et l'autre pour des particuliers, mais uniquement sous forme de prêts à taux zéro. Toujours aussi flou et moins ambitieux que promis, résume le journal "Le Monde". C'est plus difficile à vendre sur les plateaux télé. - Je vais vous donner la bonne interprétation.

C'est en 3 temps. 1er temps, 1er quinquennat, c'est 10 milliards d'euros. C'est de l'argent public.

Ca n'a rien à voir avec les prêts à taux zéro. - Les députés disent que c'est des prêts à taux zéro. Ils ont reconnu qu'il y avait des coquilles dans le livret. - L.Sénéchal: Un plan annoncé.

Le RN surfait dessus pendant la canicule. Ca va être plus difficile à vendre pour la prochaine élection présidentielle? - M.Laine: Le problème, c'est la réactivité permanente à l'actualité.

Je me souviens de C.Béchu, ministre de l'Environnement, qui avait fait un plan d'adaptation au changement climatique. C'est le rôle de l'Etat, d'avoir une vision et laisser les acteurs privés faire.

On manque d'eau? Il faut des réserves d'eau. On a un sujet de feux de forêt?

Il faut aller vers l'électrification. Il y a des sujets qui ont été bien portés. Il faut le faire en décalage de l'actualité.

La réactivité à chaud, c'est mauvais. - C.Vigogne Le Coat: C.Béchu avait sous son portefeuille les Transports et le ministère de la Ville. - M.Laine: C'était intelligent. - A.-E.Lemoine: Retour sur la victoire des Bleus en Coupe du monde. - L.Sénéchal: On est en 8es de finale après une victoire éclatante 3-0 contre la Suède.

A Paris, c'était la joie. Le public exulte aussi aux Etats-Unis, après le doublé de K.Mbappé et le but de B.Barcola.

Un supporter était dernière décalage quand capitaine Kylian a ouvert le score. C'est Sébastien. Il a assisté à tous les matchs des Bleus en compétition officielle depuis 1998. - C'était assez marrant.

Quand on a marqué, la Terre entière m'a envoyé des messages. On m'a vu directement à la télé. Quand on est dans le feu de l'action, on ne s'en rend pas compte. - L.Sénéchal: Le public français fait entendre sa voix et laisse à montrer ses traditions culinaires dans les gradins.

On a pu déguster des huîtres dans les travées de ce France-Suède. Ce sont des huîtres d'une entreprise française. A l'hôtel, les Bleus ont été ovationnés.

Des joueurs qui s'amusent ensemble, comme ils ont pu le montrer dans l'avion. - L.Sénéchal: Le cliché légendé par Mbappé: "on arrive méchants".

C'est le patron de ce groupe. Il a voulu communier avec son sélectionneur, D.Deschamps.

Après le 1er but, Mbappé a traversé tout le terrain pour tomber dans les bras de son sélectionneur. Deschamps était touché. - D.Deschamps: A titre personnel, le geste de Kylian me touche beaucoup.

C'est notre capitaine. Je n'en dis pas du bien pour en dire du bien. Il est exemplaire depuis le 1er jour. - A.-E.Lemoine: O.da Fonseca, J.-P.Leclaire, bonjour.

Vous êtes à beIN Sports et "Challenges". C'était beau, cette accolade qui a fait le tour du monde. Il faut y voir quoi? - J.-P.Leclaire: Il faut y voir la reconnaissance de Mbappé envers D.Deschamps.

Mbappé a été beaucoup critiqué avant le début de la Coupe du monde. Il y a eu même des débats pour savoir s'il devait être remplaçant. Ca paraît assez dingue avec le recul, aujourd'hui.

D.Deschamps ne l'a jamais lâché. Il lui a accordé une confiance totale.

On sait que D.Deschamps traverse une épreuve très pénible. Il est rentré en France pour le décès de sa maman.

Il y avait un côté humain assez fort entre les deux. Ils se connaissent depuis longtemps. - A.-E.Lemoine: Après le 2e but, c'est Deschamps qui s'est incliné devant le talent de Mbappé.

Vous vous seriez incliné aussi, Omar? - O.da Fonseca: Evidemment.

Aujourd'hui, c'est le garant de l'efficacité. C'est un buteur que personne ne peut mettre en doute. A chaque fois, il est dans l'exigence, il continue à prouver.

C'est admirable. Le plus dur, dans un match de foot, c'est marquer des buts. C'est l'existence dans un match.

Sans buts, il n'y a pas de vie. - A.-E.Lemoine: Merci de résumer la... - O.da Fonseca: Il le porte avec beaucoup d'élégance. - A.-E.Lemoine: D.Deschamps est devenu le sélectionneur avec le plus grand nombre de victoires en Coupe du monde. 18!

C'est impressionnant. - L.Sénéchal: On a compté celle de la Norvège, même si G.Stéphan était sur le banc. - J.-P.Leclaire: C'est une carrière qui a basculé au moment des qualifications pour la Coupe du monde, quand on a été battus par l'Ukraine et on a gagné 3-0 au retour.

C'est là que sa carrière et que toute cette génération a basculé. Tous ces joueurs ont connu un seul sélectionneur. Dans une profession, qui est peut-être encore plus difficile que la profession de buteur, sélectionneur d'équipe nationale...

Dès qu'une équipe se fait éliminer, le sélectionneur se fait virer dans la foulée. - L.Sénéchal: Le sélectionneur des Pays-Bas...

Je voudrais que l'on voie l'image. Il tient une conférence de presse juste après le match. Il vient de se faire éliminer face au Maroc aux tirs au but.

A ce moment, il n'a pas encore démissionné, mais écoutez les questions. ... - L.Sénéchal: C'est inimaginable, en France, mais pas en Argentine? - O.da Fonseca: Dans le football, il n'y a pas de mémoire.

Si tu gagnes, tu es sublimé. Si tu perds, c'est tout le contraire, tu es vraiment nul et tu ne seras rien. Le rôle de l'entraîneur, c'est celui-ci.

Rien ne garantit le succès. Ca passe d'un côté ou d'un autre...

Hop! - J.-P.Leclaire: En Corée du Sud, il y a eu pire.

Le retour du sélectionneur en Corée du Sud...

A 3h du matin, il pensait rentrer assez peinard. Et il y a eu un comité d'accueil délirant. Il l'ont hué, sifflé, avec des panneaux... - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas le cas de la France qui, pour l'instant, met tout le monde d'accord. - L.Sénéchal: Il faut voir la profondeur de notre attaque: K.Mbappé, O.Dembélé, M.Olise, qui est tellement discret devant les médias.

Il passe vite avec sa capuche et ses écouteurs. Sur le terrain, il s'exprime. 2 passes décisives.

Il en est à 5. Et son poteau, son retourné acrobatique a enflammé les supporters! - Ouah!

Mais qu'est-ce qu'il vient de faire? J'ai jamais vu ça de ma vie! - Qu'est-ce qu'il nous a fait? - Aux Champs-Olise... - L.Sénéchal: Nos joueurs s'amusent à jongler à l'entraînement.

D.Doué étale ses qualités techniques. Avec cette équipe, nos supporters sont ultraconfiants.

Ce Mondial nous est déjà promis. - Ca va tellement vite. C'est tellement beau à voir.

C'est extraordinaire. - J'essaye déjà d'avoir des places pour la finale. Je me positionne. - On va conquérir les Etats-Unis d'Amérique! - L.Sénéchal: On est tellement forts que les supporters des autres pays préfèrent nous soutenir, nous!

Ca vaut même pour le Mexique. ... - A.-E.Lemoine: Ca sonne bien! - L.Sénéchal: Mexique ou Etats-Unis.

La presse étrangère s'emballe pour nous. La BBC parle d'un spectacle à couper le souffle. Un journal paraguayen évoque une "tempête gauloise". "Un football sorti du Guide Michelin" pour le "Spiegel". ... - A.-E.Lemoine: C'est une lapalissade, signée Z.Ibrahimovic. - O.da Fonseca: C'est une fierté.

Avoir 3 joueurs de cette valeur dans des postes bien spécifiques...

Ce n'est pas évident de trouver des joueurs de qualité extrême en étant attaquants, en étant des joueurs décisifs. Les 3 meilleurs...

Bon, on peut compter sur L.Messi... - A.-E.Lemoine: On y vient... - O.da Fonseca: Des fois, on est un peu défensifs.

Je préfère attaquer. - A.-E.Lemoine: Sur le banc, on a aussi des joueurs de classe mondiale, qui seraient titulaires... - J.-P.Leclaire: R.Cherki a fait une saison incroyable avec Manchester City.

Visiblement, il est un peu frustré. C'est unique, ce qui se passe. On a connu l'équipe de France de Zidane, l'équipe de France de Platini.

Mais là, 3 joueurs de ce niveau ensemble devant...

Il n'y a pas beaucoup d'équivalent. Il n'y en a pas en France. Sur les autres sélections, j'essaye de réfléchir...

Il n'y a pas un tel potentiel. 3 grands noms, un Ballon d'or, un meilleur buteur du championnat espagnol... - O.da Fonseca: Et une répartition des postes.

Là, ils ont les mêmes ambitions, les mêmes buts. C'est aussi le hasard des coïncidences. - A.-E.Lemoine: On en vient à L.Messi.

Sur la demande expresse d'O.da Fonseca. - P.Cohen: Il joue encore? - O.da Fonseca: Il ne joue pas.

Il donne des leçons. - A.-E.Lemoine: Il y a un duel à distance qui s'est installé entre Mbappé et L.Messi. - L.Sénéchal: Ils sont en tête du classement des buteurs de ce Mondial.

L.Messi est devant sur l'ensemble des Coupes du monde. Il a 19 buts, contre 18 pour K.Mbappé.

Le Français élude quand on lui parle de ce duel. - A.-E.Lemoine: On peut le croire?

Il s'en fiche, de ce petit duel? - J.-P.Leclaire: Il ment.

Un footballeur...

J'ai un grand attaquant à côté de moi, un grand attaquant qui ne pense pas à ses stats, aux buts qu'il a marqués, aux records qu'il peut battre...

C'est impossible à trouver. Ce n'est pas vrai. Bien sûr qu'il y pense, et tant mieux. - A.-E.Lemoine: Il va battre le record du monde de Messi.

Il a encore 2 Coupes du monde devant lui. Omar, restez avec nous. - J.-P.Leclaire: Il faut se méfier, avec Messi.

Il y a 2 Coupes du monde, quand la France avait éliminé l'Argentine, on s'était dit: "Le pauvre L.Messi, c'est terminé." - O.da Fonseca: Vous, vous avez dit ça. - J.-P.Leclaire: Finalement, il a gagné.

Et il se retrouve provisoirement meilleur buteur de l'histoire. - L.Sénéchal: L.Messi est une icône.

Au-delà de l'Argentine, il joue à Miami. Il apparaît dans les vidéos de promotion du prochain film "Spider-Man". - L.Sénéchal: On lui érige des statues en Argentine.

Elle est un peu décriée, cette statue. 26 m de haut, soit 6 t d'acier et de béton. C'est mieux que la statue de C.Ronaldo dans son île natale de Madère, qui était un peu ratée.

Il l'a refaite. Vous approuvez la statue de L.Messi? - O.da Fonseca: Non...

C'est toujours dans la démesure. On essaye de comprendre pour quelles raisons le football...

Le football devient la plus importante des choses les moins importantes, tellement il y a un côté irrationnel à vouloir idolâtrer...

Ce sont des êtres humains. Ils se lèvent, ils mangent, ils font d'autres choses. - A.-E.Lemoine: Prochain adversaire de la France: le Paraguay. - P.Lescure: La dernière fois qu'on a rencontré le Paraguay en 8es de finale, c'était en 1998.

On connaît la suite. Il a fallu attendre le but en or. On a eu peur.

D.Deschamps a dû oublier tout ça. "La plupart de mes joueurs n'étaient pas nés en 1998." Il faut se méfier du Paraguay 2026.

On a vu comment ils ont éliminé l'Allemagne, en verrouillant le jeu. Et leur gardien! Orlando Gill.

Sur Internet, certains supporters du Paraguay croient dur comme fer à l'élimination de la France. ... - P.Lescure: Franchement, si on est éliminés par le Paraguay... - O.da Fonseca: Ca serait une faute professionnelle.

On peut le dire. Il y a une différence à tous les niveaux, du point de vue expertise, la qualité des joueurs, la connaissance de l'événement...

On ne peut pas nier qu'avoir battu les Allemands aux penalties, j'allais dire que c'est une fausse couche...

En Argentine, on emploie ce terme. Mais c'est évident. C'est plus qu'accidentel. - J.-P.Leclaire: J'ai regardé le match contre l'Allemagne.

Ils ont très bien joué. Les Allemands ont un peu pris par-dessus la jambe. On a ce gardien, Orlando Gill, qui a fait un match incroyable.

A l'époque, Chilavert était un des meilleurs gardiens du monde. Il a été contesté par Chilavert. Il a critiqué.

Espérons pour nous qu'il a fait le match de sa vie et qu'il sera moins bon contre les Bleus. Mais après, ça sera plus compliqué si on retrouve les Marocains. - A.-E.Lemoine: Jean-Philippe, on peut vous lire dans le magazine "Challenges". "Mbappé, la diplomatie du ballon rond", c'est toujours disponible sur france.tv.

Omar, on vous entend sur beIN Sports, qui diffuse l'intégralité de cette Coupe du monde, dont le 16e de finale, Argentine-Cap-Vert,