Vote de confiance : "François Bayrou a acté le hara-kiri politique" (Pierre-Henri Dumont)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et toujours en directeur europin pour le débriefing de cette interview de François Beou. On a eu les réactions du PS, de LFI, des RN. C'est vrai que le moins qu'on puisse dire Gill Boutin, c'est que tous ne sont pas convaincus par cette intervention de de François Beou dont le sort semble clairement scellé.
He, on aura dans quelques instants d'ailleurs la vie d'un républicain. Peut-être qu'il aura une autre tonalité, mais enfin euh c'est vrai que ce ne sont pas les Républicains qui eux seuls vont vont sauver la peau du Premier ministre. Non, le soldat Bairou risque de tomber au champ d'honneur effectivement.
Euh et ben ils ont tous prévenu le RN. On vient d'en parler avec Edvig Diaz qui nous a surpris avec son intransigence qui changeait de celle qu'il manifestait. Enfin, il était déjà plus conciliant avec Michel Barnier.
Euh le PS aussi surprenant mais dans une voie de radicalisation entre un c'est c'est un phénomène récurrent, c'est cyclique en fait. LFI donne le autres partis écologistes socialistes, les communistes, on les entend moins bon, ils sont moins nombreux mais ils sont très discrets et donc les socialistes qui sont vraiment dans une course à l'échalotte et qui nous présentent un budget, un contrebudget qui n'a rien à envier à celui du à celui de de LFIF. Euh donc François Bairou a déclenché euh quelque chose à la chose à laquelle il ne s'attendait pas du tout, c'est que tous les partis semblent finalement, en tout cas les directions mentalement prêtes à y aller peut-être sous la pression de la base.
Il est pas dit que le personnel des partis était très motivé pour repartir en campagne. Bon, il y a pas encore eu dissolution hein, mais euh c'est c'est une possibilité. Beaucoup ont peur pour leur réélection qui n'est pas qui n'est pas garantie et puis euh c'est quand même quelque chose, c'est une machine à mettre en en branle une des élections législatives.
Donc datant 202, on le rappelle hein que la chute du gouvernement Barnier a coûté quoi 12 milliards quand même à l'état parce que ça en parle jamais débat. Bon, c'est effectivement un chiffre. J'ai entendu aussi 3 milliards.
C'est vrai que il y a une petite fourchette mais Oui. Non, ce que ce que j'allais dire c'est que ce qui surprend en revanche c'est qu'on aurait pu penser que François Baou faisant le sale boulot, ils en seraient très contents de d'attendre mais non, il se précipite. Il y a une légère irrationalité mais je pense que c'est sous la pression de la base.
H on va aller justement interroger le dernier invité de ces 2 heures de débriefing. Pierre Henri Dumont, secrétaire général adjoint des républicains. Bonjour Pierre Henri Dumont.
Bonsoir. Bonsoir plutôt. Oui, vous avez certainement entendu les réactions.
Elles sont très dures de la part du PS, de LFI RN comme nous le disait Gill Boutin. Bon, il y a pas de surprise, ils avaient prévenu. C'est vrai que chez les républicains, vous avez fait preuve de responsabilité qui ne vaut pas adhésion forcément.
Bon, on a entendu Laurent Voquier nous dire qu'il fallait quand même changer, apporter des modifications à ce budget. Qu'est-ce que vous avez retenu de cette interview de François Beirou ? Est-ce que vous lui accordez quelques crédits ?
Bah écoutez, en tout cas dans les réaction des uns des autres, chacun est dans son rôle. Je pense qu'il y a aucune surprise ce soir. François Baou a acté déjà avait fait le choix de se faire cette araquiri politique puisque on sait bien que la motion telle qu'il a choisi de confiance est beaucoup plus facile à atteindre pour la perdre qu'une motion de censure et que donc ce soir il a décidé de ne plus jouer le jeu des parties.
Il il les recevra évidemment mais c'est plus pour la forme mais de prendre plutôt les Français à témoin des Français à qui il fait des reproches quand même. Oui, mais bon, ça c'est François, moi je suis pas sans porte-parole. Je constate que euh il a il a très manifestement décidé de prendre les Français à témoin et je partage ce qui a été dit.
En fait, il y a beaucoup de parties qui devraient être dans le cadre de 2027 euh d'ici 2 ans, hein, c'est pas dans 10 ans 2027, hein. Et très heureux que bah il y ait quand même des efforts qui soient faits, que ce soit pas eux qui les fassent parce que bah la réalité c'est que François Baou François Baou, un autre premier ministre ou pas d'autres premier ministre, que ce soit un politique ou la société civile, bah il y aura toujours 44 milliards à aller chercher dans un budget. Il y aura toujours des efforts à faire.
Simplement la question c'est de savoir qui doit faire les efforts. Et nous chez les Républicains, on a toujours estimé que ce n'est pas aux Français qui travaillent de faire des efforts. H Gill Boutin.
Oui. Et sur les retraités SA de faire des efforts car on voit bien que Laurent Voquier n'est pas très allant sur la question citant notamment sa propre mère. Pensez-vous que ce soit au retraités de fournir le gros de l'effort ?
Sachant que quand on regarde les chiffres et c'est notamment le MEDEV qui l' mis en avant avec son fran économique, on un tiers de l'écart de nos dépenses publiques avec la moyenne européenne et nourrie par nos dépenses sociales. Je sais pas si je suis très clair. C'estàd qu'on a trois points de pays d'écart avec les autres pays.
Ça vient de nos retraites. Donc c'est bien à ça qu'il faut s'attaquer. Non.
Ce qui est sûr, c'est que aujourd'hui le système de retraite, il est mort et enterré pour une raison qui est très simple, c'est que démographiquement, nous allons avoir quasiment 1,6 travailleurs pour un retraité, un retraité qui vit de plus en plus âgé. Euh et donc on est condamné si on garde un système par stricte répartition tel que c'est aujourd'hui à avoir un travailleur qui va travailler longtemps, qui va devoir surcotiser et qui est même pas sûr d'avoir une retraite ou mais pour autant François Beouur de ma part a pas vraiment fait des propositions sur un système par capitalisation et c'est et c'est bien pour ça je je j'en termine que Bruno Rota devant que Bruno Rotaillot moi je suis je suis républicain donc chef de parti est Bruno Retaillot et donc Bruno Retaillot a fait la proposition devant le MDF d'ouvrir cette discussion sur la capitalisation parce que c'est aujourd'hui devenu obligatoire et et la question sur les retraités en réalité c'est pas simplement le niveau de retraite aujourd'hui qu'ils ont parce qu'il y a beaucoup de retraités qui ont des petites retraites. Le vrai sujet c'est le niveau d'épargne.
Aujourd'hui les personnes retraitées sont celles qui épargnent le plus alors qu'en réalité ça devrait être les actifs qui devraient épargner le plus et les retraités devraient au contraire dépenser. Et on est dans un système où c'est vrai que ça peut paraître un peu paradoxal de donner de l'argent pour cet argent pour les retraités mais c'est vrai que les socé sur des livrés de manière importante mais c'est aussi un signe de de fébrilité de de non confiance Alexis de la Fontaine. Oui, moi je voulais dire, on a bien compris que vous aviez beaucoup de de désaccord avec François Baou, même sur les de jours fériers.
Là aussi, vous vous n'êtes pas d'accord. Mais alors ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi est-ce que vous allez voter la confiance et je sais qu'ussi chez vous, chez les Républicains, certains députés ont dit que eux en revanche, ils allaient voter contre François Baou. Bah si vous voulez, pour nous, c'est quand même compliqué de voter une confiance à François Baou parce qu'on est de droite hein.
Enfin, pardon, mais François Baou, c'est quand même celui qui a appelé à voter Royal, qui a fait é lire François Hollande et qui a fait lire Emmanuel Macron en deux fois. Donc ça nous reste quand même un petit peu au travers de la gorge hein. Fait partie de ceux qui sont responsables de la situation dans laquelle est notre pays depuis 20 ans.
Vous nous vous perdez, vous allez voter pour ou contre la confiance ? Non, la décision elle été prise et de voter pour la confiance mais pour une raison qui est très simple. Ça veut pas dire qu'on est devenu bairroiste ou macroniste du jour au lendemain.
Surtout pas. Ça veut simplement dire que l'autre alternative c'est quoi ? d'avoir la NUPES avec madame Casté premier ministre Rima Hassad ministre des affaires étrangères avec Hugo Bernalicis ministre de l'intérieur bref les pires des pires et on veut éviter ça à la France parce que si aujourd'hui on a 44 milliards à aller chercher, demain si on a un gouvernement NFP c'est tout un pays qu'il faudra faire renaître de ses cendres en 2027 ou l'excellence mais mais juste certains de vos collègues dont Yan Bouard vont voter contre est-ce que vous souhaitez comme le voquer que les adhérents tranchent sur la question voter pour ou contre la confiance à François Baou Bah c'est c'est un c'est un faux débat pardon pour les questions n presque technique.
C'est queaujourd'hui dans les statuts des républicains, on peut pas faire de référendum tel que cela. On va changer sous l'intuition de Bruno Rota. C'est lui qui a demandé, il avait premier lors de la campagne nos statuts.
Le congrès pour changer les statuts a lieu et se termine dimanche prochain. Donc c'est un peu compliqué euh dimanche 7 septembre de voter pour changer les statuts et refaire une consultation dans la nuit de dimanche entre minuit et 7h du matin pour avoir le résultat. le lundi 8 quoi.
Vous comprenez bien que c'est pas possible. Aujourd'hui, la réalité c'est que chaque député est libre de son vote. Il y a pas de vote impératif.
Euh c'est la constitution et chaque député sera libre de son choix. La réalité aujourd'hui, je vous le dis, c'est que on sait ce qu'on a, mais il y a un risque qui est le risque demain d'avoir une France NFP. On vous sent pas très téméraire sur dans cette affaire. parce que justement cet embarrasse, ce manque peut-être d'audace ne vient pas du fait que là je regardais un dernier sondage ce matin, sans cas de législative, vous emporteriez 10 % des voix.
Les Républicains ne peuvent pas grand-chose seul sans une union de la droite. Est-ce que ça c'est pas le principal problème que vous avez aujourd'hui ? D'un autre côté, aucun gouvernement ne peut exister sans les républicains puisque au-delà du groupe que nous avons à l'Assemblée nationale, nous sommes aussi majoritaires au Sénat.
Et quand l'Assemblée nationale est dysfonctionnelle, comme c'est le cas depuis un an, et bien c'est le Sénat qui impose son agenda et qui impose son rythme. Donc aujourd'hui, les Républicains alors c'est peut-être, je vous l'accorde, envie de gouverner seul peut-être et pas forcément d'être toujours en rajout. Oui, mais mais je suis d'accord avec vous mais cela pardon la grande explication c'est en 2027 et le président de la République a clairement indiqué qu'il avait pas d'ambition de démissionner et donc soit il y a deux solutions comme on sait que c'est en 2027 que les grands choix politiques se feront choix politiques qui n'ont pas pu être fait en 2022 de par la fin du Covid de par la guerre en Ukraine où la campagne présidentielle a été galvodée et où les grands choix les grandes orientations du pays n'ont pas pu être prises et ben soit dans les 2 ans qui nous séparent de 2027 on fait comme si bah il y avait pas de souci continue de dépenser et celui qui arrivera quel que soit son bord qui sera élu en 2027 aura non pas 44 milliards mais 60 70 milliards à aller chercher là ça fera encore plus mal soit on est responsable même si ça nous fait mal même si parfois il faut souvenir François Baou qu'on porte évidemment pas tout dans notre cœur et loin de là mais parce que il y a quelque chose qui est plus important qui est l'intérêt général de la France alors si vous vous estimez que c'est être embarrassé de dire ça peut-être mais la réalité c'est que bah il y a pas beaucoup de chos c'est et et que c'est non mais la France c'est le seul pays en Europe où on n'est pas capable de faire des coalitions.
Pourquoi ? Parce que les coalitions aujourd'hui ne se font sur des euh des questions de non censure, sur des ajouts de tel ou tel truc, mais pas sur des projets. Moi je dis et nous disons rassemblons tous celles et ceux qui veulent travailler au redressement de la France pendant les 1 an et demi qui nous restent jusqu'à la prochaine élection présidentielle.
Topons sur 4 5 si grandes propositions qui sera un accord de gouvernement. Ça veut pas dire coalition à l'allemande, mais c'est vrai que vous l'avez souligné, c'est une autre culture en effet. Euh merci Pierre-Henri Dumond d'avoir été sur l'antenne d'Europ.
François Bayrou