La Justice, avec Matthieu Valet, Pascale Piera et Jean-Paul Garraud.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:34OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous qu'on en soit arrivé là ?
- 5:37OuverteRéponse directe
Jean-Paul Garot, comment expliquez-vous qu'on en soit arrivé là ?
- 9:09OuverteRéponse directe
Pascal Pira, vous expliquez la situation actuelle de quelle façon ?
- 15:49OuverteRéponse directe
Jean-Paul Garraud, en cas de victoire, quelles mesures appliquer immédiatement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41PrésentateurChiffre
« une agression gratuite toutes les 40 secondes, un refus d'obtempérer devant les forces de l'ordre toutes les 20 minutes »
- 0:46PrésentateurChiffre
« Il y a 120 000 OQTF prononcés, mais non exécutés »
- 1:46Invité politiqueFait
« Samedi dernier, j'ai eu le cœur qui a saigné. J'ai eu mal aux bides quand j'ai vu les racailles, les voyous, l'ultrago »
- 1:54Invité politiqueFait
« Samedi dernier, Emmanuel Macron avait la trouille, la trouille de sortir les centaures de la gendarmerie »
- 3:03Invité politiqueFait
« un des suspects est fiché S à l'ultra-gauche »
- 3:44Invité politiquePromesse
« nous classerons dans les organisations terroristes tous les mouvements qui se revendiquent antifascistes »
- 6:49Invité politiqueFait
« C'est l'article 4 de la Constitution de la République française de 1958 »
- 8:28Invité politiqueFait
« C'est un échec, une faillite, on l'a dit, sur les finances, sur l'école. Et bien c'est également le cas en ce qui concerne la sécurité, l'ordre et la justice »
- 10:50Invité politiqueFait
« le choix idéologique qui a été fait de toujours, non pas expliquer les passages à l'acte pénaux, mais de les excuser »
- 13:55Invité politiquePromesse
« nous pouvons établir des peines planchées, notamment en cas d'atteinte à l'intégrité physique »
- 16:51Invité politiqueFait
« la volonté politique qui manque à ce gouvernement, au gouvernement précédent »
Temps de parole
- Jean-Paul Garraud35 %
- Marine Le Pen25 %
- Présentateur23 %
- Présentateur 212 %
- ?5 %
≈ 41,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Puis vous avez été, entre autres, l'un des 10 terroristes, Pascal Pira, magistrat, député européen.
Et
puis Mathieu Vallée, alors policier et commissaire même. Policier et député européen. Merci à vous trois. Dernière table ronde. Donc on va essayer de respecter les horaires. On n
'a
pas pris de retard. Alors moi, je voudrais qu'on en vienne déjà au constat, mais rapidement. Comment, d'après vous, en est-on arrivé là? Alors on sait, on connaît les chiffres. Il y
a
une agression gratuite toutes les 40 secondes, un refus d'obtempérer devant les forces de l'ordre toutes les 20 minutes. Il y a 120 000 OQTF prononcés, mais non exécutés. On parlera des solutions. C'est ce qu'il y a de principal. Mais
comment
en est-on arrivé là? Regarde du policier, regarde des magistrates rapidement sur le constat. Allez, Mathieu.
Bonjour
à ceux que je n
'ai
pas vus, à toutes et à tous. Je sens qu'il
y a
de l'ambiance ce soir. Alors mes amis, je ne sais pas si vous avez regardé les réseaux sociaux, mais aujourd'hui, la France, elle est debout grâce à ses policiers, ses gendarmes, ses sapins pompiers, ses policiers municipaux.
Et
comme vous, en votre nom, mes chers amis, je vais le dire avec les tripes, avec le cœur. Samedi dernier, j'ai eu le cœur qui a saigné. J'ai eu mal aux bides quand j'ai vu les racailles, les voyous, l'ultrago. C'est caché notre pays. Pillez les commets, les policiers, les gendarmes. Samedi dernier, Emmanuel Macron avait la trouille, la trouille de sortir les centaures de la gendarmerie qui sont aujourd'hui à Orléans, à Paris, à Marseille, à Lyon. Je peux vous le dire, quand vous avez un 14 tonnes qui fait face à vous, vous ne
faites
pas le malin. Avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, face aux voyous, face aux antifas, on aurait sorti les centaures de la gendarmerie.
Et
vous pouvez être fiers aujourd'hui,
les
gauchistes ont manifesté à Orléans, 13 000,
pas
un incident. Quand l'État sort les gros muscles, en face, ça bégaye fort et ça casse pas et ça plie pas. Oui, nous soutenons nos policiers et nos gendarmes.
Ça
sort du cœur parce que samedi dernier, je pense que comme vous et moi, on a eu plus que mal aux tripes quand on a vu notre France. Cette belle mairie de Limoges, 150 ans d'histoire, classée au patrimoine des Français, aux monuments historiques. Et quand on voit le profil de ceux qui sont interpellés, on nous demandait quel est le rapport de l'extrême-gauche avec l'ultra-gauche. Et bien vous l'avez, un des suspects est fiché S à l'ultra-gauche. Alors je vous
le
dis avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous l'avons dit, les manifestations avec Marine et Jordan ne seront plus pourries par des antifas qui prennent la tête des cortèges, qui se muent en black bloc, qui ascendient des flics, qui cassent des commerces. Oui, il est repointé à la brigade de gendarmerie et au commissariat de police avant, pendant et après la manifestation.
Et
j'en finis quand j'entends Bruno Rétailleau nous parler de l'état d'urgence. Mais avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, ça ne sera pas un état temporaire. Oui, nous classerons dans les organisations terroristes tous les mouvements qui se revendiquent antifascistes. Et en premier lieu, nous l'aurions fait avec elle se dissout. La jeune garde de Raphaël Arnaud aurait été classée comme mouvement antiterroriste.
Et
je sais que ça les met un peu en PLS, mais vous inquiétez pas, avec Marine et Jordan, on a déjà commencé à préparer les dossiers. Urgence Palestine, révolution permanente, point levé. Toutes ces organisations seront dissoutes.
Donc
on ne mettra pas un état d'urgence pour prendre des mesures courageuses, on le fera tout de suite. Et je vais vous dire mes chers amis, comme vous depuis 15 ans, les gilets jaunes, la manifestation contre les retraites, les manifestations lycéennes, tout ça s'est fait à chaque fois pour être récupéré parce que le pouvoir n'a pas le courage de lutter contre les black blocs. Et bien oui, tous ces black blocs étrangers qui sont venus, moi je vous
le
dis, dans nos grandes villes, d'Italie, d'Espagne, d'Allemagne, des Pays-Bas, quand tu viendras chez nous, cassé, ne serait-ce qu'un abribus, on en a ras-le-bol de raquet pour ces gens-là, ils ne mettront plus un pied sur le territoire national parce qu'on ne vient pas chez nous souiller le République française. Voilà mes amis, quelques grandes lignes, je vais laisser parler mes collègues. Vous avez vu que... C'est-à-dire qu'on a commencé
très fort là. Je suis en compagnie. Là on a mis la barre
très haut, on va essayer de tenir le temps. En tout cas comme vous, j'attends à la précaissance que Marine et Jordan arrivent à l'Elysée, parce que nous on n'aura pas de l'empathie pour les casseurs, on aura de l'empathie toujours et encore pour nos policiers et nos gendarmes.
Bravo Mathieu, on ne peut que souscrire bien sûr à tout ce que tu viens de dire.
On
est de tout cœur avec nos forces de l'ordre
aujourd
'hui. Alors, on va essayer de faire assez rapide. Jean-Paul Garot, comment expliquez-vous, avant de voir les solutions,
mais
comment expliquez-vous qu'on en soit arrivé là, tout simplement ?
D'abord, merci à tous. Je suis évidemment très heureux et très fier d'être parmi vous. Merci au passage de m'avoir offert une très belle élection au Conseil national. Et pour répondre à votre question, qui est la question... Merci beaucoup. C'est vraiment, pour moi, un grand honneur même d'être parmi vous. Parce que c'est en fait, c'est tout un combat que je mène depuis longtemps. Un combat que je mène au niveau de la justice, un combat que je mène en politique. Et je vois arriver, je vois arriver dans quelques mois finalement l'issue de ce que... Pourquoi je me bats depuis si longtemps, nous nous battons depuis si longtemps. Parce que nous sommes si près du but et nous allons y arriver.
Alors le sujet, bien sûr, essentiel, qui est celui d'aujourd'hui, c'est ce sujet de restaurer l'ordre et la paix civile. Et je m'exprime, et nous nous exprimons aujourd'hui, alors que la ville d'Orléans est en quelque sorte transformée en état de siège, ou quasiment, alors que des individus, pour ne
pas
dire autre chose, font vraiment obstacle à une des libertés fondamentales, qui est la liberté justement des partis politiques, du pluralisme politique. C'est l'article 4 de la Constitution de la République française de 1958. Et bien ces gens qui nous font la leçon en permanence. Combien de fois j'ai attendu ces, de la part de la gauche, ces leçons de morale qu'on vous assène, et qui ont culpabilisé, culpabilisé la droite, ou soi-disant la droite, pendant tant de temps, et bien là c'est en train de changer. Et tout va basculer, c'est sûr, dans quelques mois. Alors sur ce constat, et bien écoutez, c'est très simple. Tout ce qui s'est passé, on a tous
en
tête ces images terribles, où en fait, à travers ces policiers qui sont insultés, agressés, humiliés, qui sont obligés, malgré leur grande qualité, leur immense qualité, qui sont obligés de reculer parce qu'ils ont aussi des désordres dont les voitures et les véhicules sont caillassés, et bien c'est la France qui en fait est attaquée. C'est nous tous, c'est la France, c'est la France qui est obligée de finalement se retrouver dans cette situation. Et ça, c'est ce cœur que nous avons, ce cœur de patriote, de patriote que nous avons, nous ne le supportons pas. Et nous allons redresser effectivement la nation.
Nous allons, c'est vital, le pilier régalien, qui est celui de l'ordre des forces de police, de gendarmerie, je n'oublie pas les surveillants pénitentiaires, les polices municipales, tout ce qui concourt dans, justement, à ce qui fait ce pilier régalien au service de la République, c'est ça notre credo. Alors on est arrivé à cette situation parce que c'est l'échec,
c
'est l'échec de 40 ans, 40 ans de politique. C'est un échec, une faillite, on l'a dit, sur les finances, sur l'école. Et bien c'est également le cas en ce qui concerne la sécurité, l'ordre et la justice. Alors avec Pascal, bien sûr, on connaît bien tout ceci, mais la justice, c'est un grand débat. Par rapport à cela, il y a beaucoup à faire. Alors je dirai dans un second temps peut-être ce qu'il faut faire, mais vous verrez qu'on a toutes les solutions. On va en parler tout de suite. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Oui,
effectivement, on parlera des solutions à court terme et à moyen terme. Alors Pascal Pira, vous, vous expliquez la situation actuelle de quelle façon, qu'est-ce qui a dysfonctionné et qu'est-ce qu'on va devoir réparer
? Mes
chers amis, permettez-moi de ne pas donner de la voix et de vous parler calmement.
On
n'aurait peut-être pas dû vous mettre à côté de Mathieu.
Permettez
-moi de faire redescendre un petit peu le volume,
parce
que je voudrais que mes mots touchent chacun d'entre vous.
Je
vous connais d'une certaine manière, tous autant que vous êtes. Parce que j'ai vu des milliers de gens défiler à mes audiences.
J
'ai vu des milliers de pauvres gens victimes
d
'infractions,
parfois
mineures, parfois graves. J'ai vu des milliers et des milliers de prévenus se présenter à la barre.
Et
j'ai vu des milliers et des milliers de décisions qui restaient incomprises par le peuple de France.
Quand
j'ai décidé de quitter la magistrature,
je
l'ai fait avec beaucoup d'émotion,
car
j'ai véritablement aimé ce métier, parce que je m'y sentais utile socialement.
Mais
ce que j'ai aussi vu, et cela répondra à ta question, Philippe, ce que j'ai aussi vu,
c
'est l'échec majeur des politiques publiques qui ont été menées depuis 40 ou 50 ans.
Le
choix idéologique
qui
a été fait
de
toujours, non pas expliquer les passages à l'acte pénaux,
mais
de les excuser.
Et
moi, je vais vous dire, sans aucune démagogie,
parce
que je crois que la démagogie est contraire au respect que l'on vous doit,
je
vais vous dire en toute vérité
que lorsqu
'on condamne quelqu'un,
mais
qu'on l'excuse, on ne rend service à personne.
On
ne rend pas
service,
on ne rend évidemment pas service à la société, et on ne rend même pas service à celui qui enfreint la loi.
C
'est comme avec les enfants, il y
a
des moments où il faut savoir poser des limites et tenir ces limites. Et bien moi, ce que j'ai observé en plus de 30 ans de carrière judiciaire, c'est que ces limites n'étaient plus posées
par
tabou,
par
inhibition psychologique.
Et
ce faisant, non seulement on n'a pas rendu service à la société, mais on n
'a
pas rendu service aux prévenus eux-mêmes, et évidemment, on a laissé sur la touche des millions de victimes qui n'ont pas compris les décisions qui étaient rendues.
Quand
on vous dit qu'il y a un certain laxisme, moi je le situe là, ce laxisme. Je le situe là,
par
manque de courage,
par
manque de courage parce que les pressions idéologiques sont importantes, parce que la bien-pensance est omniprésente,
le
manque de courage de dire, oui,
il
faut parfois des peines très sévères.
Et
c'est la raison pour laquelle, je vous le dis sans démagogie,
et
c'est parce que c'est possible, oui, il faut un sursaut pénal dans ce pays.
Plus
personne, comme je le disais dans une interview hier, plus personne ne peut dire aujourd'hui dans ce pays
qu
'il vit exactement de la même manière qu'il y a 10 ou 20 ans.
La
vie de chacun d'entre nous a changé.
Nous
ne sortons plus aux mêmes heures.
Nous
avons peur pour nos enfants.
Les
jeunes filles sont obligées de faire attention à elles. Les transports en commun deviennent insécures. Eh bien ça, ça n'est plus possible. Parce que moi, j'ai vécu le temps
où
cette ambiance n'existait pas.
Moi,
j'ai vécu le temps où on pouvait sortir sans se poser de questions.
Et
je veux restituer à ce pays, et c'est le but de Marine Le Pen, évidemment, restituer à ce pays cette paix civile qui lui manque tant.
Pour
cela,
et
dans les limites toujours de l'état de droit, ne soyons jamais excessifs, mes amis,
parce
que la nuance, rappelez-vous-en, est un outil d'analyse. Rappelez-vous que nous pouvons changer les choses dans les limites de l'état de droit. Oui, nous pouvons établir des peines planchées, notamment en cas d'atteinte à l'intégrité physique. Oui, nous pouvons et nous devons établir des peines planchées lorsque, non seulement un policier, mais je dirais, toute personne dépositaire de l'autorité publique, toute personne chargée d'une mission de service public est agressée.
Oui, nous
devons
envisager la
politique des mineurs,
la
politique pénale des mineurs,
sous
un autre angle,
car les
textes qui régissent
le
droit pénal des mineurs ne sont plus tout à fait adaptés aux mineurs que nous voyons aujourd'hui. Donc, oui, il y a des choses à questionner de ce point de vue-là.
Et je
rends la parole tout de suite. Je voudrais vous dire que, pour ma part, j'ai été très honorée d'être nommée coordinatrice du pôle justice. Je voudrais vous dire que, pour ma part, c'est une réflexion sérieuse que j'entends mener, toujours dans les limites de l'état de droit, évidemment, car je ne veux pas que notre mouvement soit caricaturé.
Donc,
nous allons porter un programme
sérieux, dans
les limites du droit applicable,
et
nous allons inverser la vapeur, car nous ne pouvons plus tolérer que notre société vive dans la peur permanente. Merci, Pascal, pour cette intervention, qui était un condensé de bonnes mesures et de bonnes réflexions. Ah, c'est peut-être... Macron démissionne, peut-être. Excusez-moi, je n'avais pas coupé mon téléphone.
Bon,
il nous reste un quart d'heure, 20 minutes, donc je vous demanderai des réponses assez concises. Alors, Jean-Paul Garraud,
en
cas de victoire, est-ce que dans le... Parce que là, on parlait il y a quelques instants, Pascal parlait de sursaut pénal. Est-ce que dans toute la boîte à outils qui est devant nous, il y a déjà des mesures qui existent, et si elles étaient appliquées, ça permettrait de ramener un petit peu de bon sens et d'ordre dans le pays
?
Oui, bien sûr. Alors, d'abord, dans un premier temps, c'est l'urgence.
Et
l'urgence, il faut agir avec ce que l'on a, déjà. Parce qu'il faut bien dire une chose, ce n
'est
pas forcément des textes, alors il y en aura, bien sûr, mais ce n
'est
pas forcément des textes supplémentaires, des lois supplémentaires qui vont régler les problèmes.
Il
va d'abord falloir appliquer, et appliquer correctement et fortement, des lois qui existent déjà. Parce que l'arsenal, il existe déjà dans un certain nombre de domaines. Et pourquoi, en fait, en réalité, qu'est-ce qu'il y a derrière tout ça ? C'est la question de la volonté politique.
La
volonté politique qui manque à ce gouvernement, au gouvernement précédent. Alors, par rapport à cette volonté politique, il faut clairement l'affirmer, c'est-à-dire que cette volonté politique d'entrer, elle doit être mise en place parce qu'il a montré, l'a montré comment ? L'a montré auprès des forces de l'ordre, notamment en les soutenant véritablement, et en prévoyant un certain nombre, ensuite, de moyens, naturellement, à plus long terme, les moyens en matière de lois de programmation de justice, de lois de programmation, donc, de la sécurité, également. Et puis,
il
y a, naturellement, des instructions qui doivent être données par les organes politiques. Les instructions, par exemple, du garde des Sceaux. Les instructions du garde des Sceaux, qu'il a... Alors, on vient de voir que M. Darmanin vient,
à
l'instant, il y a très peu de temps, après ce qui s'est passé le 17 octobre, de se dire, il faudrait peut-être que j'envoie quelques instructions donc au procureur. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Avant,
vous
avez, en fait, là, le signal et le signe de ce manque de volonté politique. Alors, bien sûr, on ne peut pas commander les magistrats. Les magistrats sont indépendants, oui, mais ils ne sont pas indépendants de tout.
Les
magistrats font partie d'une grande, évidemment, institution qui est la justice. Ils tiennent leur pouvoir de la loi
et
ils font partie de ce pouvoir régalien auquel ils doivent rendre des comptes. Ils sont aussi des agents de l'Etat.
Il
faut bien comprendre ça. Et cette question idéologique, elle n'est pas vraiment partagée par des enseignements de l'école nationale de la magistrature, il faut le dire. Alors,
ce
qu'il faut faire, ce qu'il faut faire d'abord et avant tout, c'est, au-delà de ces aspects idéologiques de volonté politique, il faut faire passer très vite des textes. Ces textes, ils sont prévus, ils sont même rédigés. Vous savez que, d'abord, il y en
a
un premier
par
rapport au référendum que nous voulons mettre en place, ce référendum sur l'immigration, mais qui a aussi, un second volet, la primauté de notre droit national. Parce que notre souveraineté, la souveraineté, c'est quand même un des termes les plus importants qui accompagne, évidemment, le régalien. La souveraineté, on s'est malheureusement inféodé
à
des organismes européens, des cours européennes, des textes européens, un droit européen qui nous contraint
et
qui nous a rajouté des formalismes considérables en ce qui concerne notamment les formalismes en matière policier. Donc, évidemment, d'abord et avant tout, avec ce référendum, on va retrouver cette souveraineté juridique. Et puis après, il
y
a les textes auxquels je crois beaucoup, auxquels j'ai pas mal contribué sur la rédaction, mettre en place une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre.
Alors,
cette... Non, mais parce que, comprenez bien, et nous le voyons systématiquement, malheureusement, c'est que, quand il y a des policiers, quand ils sont là pour nous protéger, pour défendre la République, ils ne sont pas dans la situation de n'importe quel citoyen. Or, en termes de légitime défense, eh bien, ils sont tenus aux mêmes obligations que n'importe quel citoyen. Ce qui n
'est
pas normal, ils portent un uniforme, ils ont une mission de service public. Donc, simplement, la présomption de légitime défense va faire une sorte de renversement de la charge de la preuve. Ils sont censés, bien sûr, avoir agi à bon droit. Il y a, bien sûr, des vérifications qui se feront, notamment dans l'utilisation des armes, bien entendu, mais tout ça est très réglementé. Mais la première des conséquences, ce sera qu'on ne les mettra pas aussitôt en garde à vue.
Parce
que c'est infamant, évidemment, quelque part, d'être en garde à vue. Juste une anecdote sur ce sujet. Sur ce sujet, moi, j'ai...
Au
cours de ma carrière judiciaire, notamment quand j'étais juge d'instruction, il y
a
un policier qui m'a avoué
qu
'il ne mettait pas des balles dans son pistolet
parce
que, comme ça, il ne risquait pas d'ennuis.
Vous
voyez ce que je veux dire
?
C'est-à-dire que des polices... Heureusement, c'est pas le cas partout, naturellement. Mais pour éviter les ennuis, pour éviter... Ils préféraient être désarmés.
Mais
c'est le niveau auquel on est arrivé. Donc, ça,
c
'est un premier texte, évidemment, très important. C'est aussi d'autres textes, tout de suite, qui doivent être mis en place. Comme l'a dit Pascal, les peines minimales, l'abaissement de la majorité, les peines minimales, pour quasiment toutes les infractions. Peines minimales, peines maximales. Bon. Et dans l'application des textes que nous avons, nous avons, si nous voulions les faire appliquer, les dégradations, les incendies aggravés, les vols avec violence en réunion. On peut aller jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.
Et même si, par malheur, il y avait une victime qui décédait, on peut aller même jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité, dans ce qui se passe dans notre pays aujourd'hui. Mais enfin, il y a quand même quelque chose qui choque tout le monde. C'est que, quand on voit manifestement ce qui se passe, c'est-à-dire, tous ces policiers, comme je le disais tout à l'heure, qui sont finalement dans une obligation terrible, de, finalement, pour garder leur sang-froid, et Dieu sait qu'ils ont beaucoup, beaucoup de mérite, tout ceci n'est plus tolérable. C'est à nous de reprendre l'initiative. C'est à nous d'affirmer une volonté politique et la force d'Etat.
Et puis, enfin, et je terminerai juste par rapport à cela, parce qu'il faut vraiment que, dans la justice, arrive, on change d'idéologie, ça a été évoqué. Il faut intégrer une notion très importante qui est celle de la protection, la protection de la société. Aujourd'hui, et depuis longtemps, cette idéologie, disons, au départ de gauche, à laquelle la droite s'est finalement rangée, fait que le délinquant, le délinquant, tout est tourné vers le délinquant, ou presque tout, et c
'est
la réinsertion à tout prix, à tout prix,
même
quand on sait quelquefois que l'individu en question est toujours dangereux.
Donc
ça, c'est plus possible. Et au-delà de la réinsertion, qui, bien sûr, reste un facteur déterminant, eh bien, il faut dire très clairement que quand ça ne marche pas, la réinsertion,
quand
ça ne fonctionne pas, et quand il y a des individus toujours dangereux, il faut faire prédominer un autre critère, qui est celui de la protection de la société.
Et
les magistrats sont là pour également faire en sorte de protéger la société. Or, ceci a été perdu de vue depuis un certain temps. Donc ça aussi, c'est un changement de cap très important, mais qu'on insufflera dès qu
'on
prendra le pouvoir. Dès qu
'on
prendra le pouvoir.
Merci Jean-Paul.
Sur
la présomption de légitime défense pour nos forces de l'ordre, ça a été adopté en première lecture à l'Assemblée, et lors des débats, il fallait écouter les arguments de la gauche quand même. Alors, soit on se dit soit ils sont bêtes, bon, peut-être des gens bêtes, soit c'est par idéologie, mais c'était affligeant. C'était affligeant, je crois que c'est le terme qui correspond le mieux. Donc il y
a
des solutions, enfin Jean-Paul vient de nous le dire, à court, moyen terme, il y
a
des chantiers qui peuvent être appliqués maintenant parce qu'il y a déjà les textes, et puis ceux qu'il faudra mettre en place,
et
effectivement, parce que ça,
il
faut bien le comprendre, s'il
n'y
a pas un référendum pour pouvoir changer notre constitution, on ne sera pas à l'abri de toutes ces jurisprudences qui viennent de la Cour européenne et des droits de l'homme, de la Cour de justice et de
l
'Union européenne. Jean-Paul, c'est des meilleurs. Ça, c'est fondamental, c'est ce qu'il faut bien faire comprendre à nos militants, et c'est ce que vous devez relayer quand vous êtes interrogé en distribuant votre acte ou dans les dîners entre amis. Donc, vous partagez, Pascal, tout ce qui vient d'être dit, je suppose, par Jean-Paul, parce qu'on est quand même frappé par le décalage qu'il y a entre la loi,
la
peine et ce qui est effectivement appliqué.
C'est
affligeant,
ça. Alors,
ça, c'est absolument certain.
Vous
savez, aujourd'hui, les derniers sondages montrent que 70% des Français n'ont plus confiance en leur justice. Je pense que si on faisait un bref sondage ici, on arriverait probablement aux mêmes proportions parce que les gens, les justiciats, prennent compte les mêmes problèmes.
D
'une part, une justice qui est beaucoup trop longue, mais parce qu'elle est mal dotée, et d'autre part, s'agissant de la justice pénale, un décalage incompréhensible entre la peine qui est prononcée et la peine qui est exécutée. Moi, je l'ai vécu en permanence. Vous avez affaire à des peines qui sont de plus en plus compliquées,
que
les prévenus ne comprennent pas, et à la fin du développement, quand on leur explique, quand on leur notifie la peine qu'ils ont à effectuer, on leur dit, mais de toute façon, vous serez convoqué chez un juge d'application des peines qui va en fait revoir tout ça. Ça, ça n'est pas possible parce que la justice, elle s'exprime encore une fois au nom du peuple français et qu'il faut que le peuple français comprenne la façon dont la société le protège. Il faut qu'il comprenne les valeurs qui sont particulièrement protégées et évidemment, il faut qu'il comprenne
la
peine qui est infligée à celui qui enfreint la loi. Donc je crois qu'il y a une véritable purge à faire du point de vue de l'application des peines. Il n'est pas possible qu'une peine de prison
qui
est prononcée par un tribunal publiquement après des réquisitions de procureurs, des plaidoiries d'avocats, etc., il n'est plus possible que cette peine de prison se transforme en simple amende six mois plus tard. ça, ce n'est plus possible.
Et
encore une fois, non seulement la société ne peut pas le comprendre, mais de toute façon, le prévenu lui-même ne peut pas le comprendre. Et pour rebondir encore une fois sur la première question que tu as posée, Philippe, c'est précisément pour ça que s'est installé le sentiment d'impunité. Parce que vous avez des gens aujourd'hui qui, lorsqu'ils sont condamnés, ont l'impression à la fin de finalement ne pas avoir été condamnés. Et ça, c'est une vraie difficulté pour tout le monde. Donc, il faudra opérer, je pense, une purge de toutes les règles en matière d'application des peines. Il faudra rendre les peines plus simples, plus lisibles, parce qu'elles ne sont pas rendues pour le juge.
Elles sont rendues pour la victime,
elles
sont rendues pour la société, elles sont rendues pour la collectivité. Donc là, il va y avoir un travail très important à faire de ce point de vue-là. Absolument. Avant de redonner la parole pour conclure à Mathieu, qui sont en regard de policier sur tout ce qui vient d'être dit, je ne
sais
pas, la procédure pénale, par exemple, je
pense que vous n'en pouvez plus.
Moi, je bois les paroles de Jean-Paul et de Pascal, d'autant plus que vous l'avez vu, on va parler que des faits récents, quand vous avez une policière, d'ailleurs, on attend toujours les commentaires des associations féministes, quand on voit une policière bien seule qui se fait lâcher par plusieurs voyous avec des coups
de
pied dans la tête et que je vois que le boulot a été bien fait des enquêteurs qui ont rapidement interpellé les suspects et qui sont déjà en liberté, quand je vois que les bourreaux du courant de police, rappelez-vous à Belfort, qui ont mis des pénaltys dans la tête aussi, sont déjà en liberté, oui, j'ai hâte que Marine Le Pen et Jordan Bardella arrivent aux responsabilités parce que, effectivement, nos forces de l'ordre sur le terrain sont courageuses
et
d'ailleurs, parce que je sais que je vais parler à un public conquis, mais partout où vous allez, il faut dire, il faut le redire parce que je pense qu'au plus on sera nombreux à le dire, au plus elle va l'entendre, il faudra dire à Assa Traoré qu'il faut qu
'elle
plie les goules. Au bout d'un moment, les business anti-flics sur les gendarmes avec son frère, c'est terminé, la justice s'est exprimée jusqu'au plus haut niveau de la cour de cassation, donc quand on a des gendarmes qui interpellent quelqu'un qui avait déjà fait de la prison, qui a déjà été condamné et qui a des comptes à rendre à la justice, et bien oui, les gendarmes font correctement leur travail, ce n
'est
pas des sanguinaires, ce n
'est
pas des barbares, ce n
'est
pas des sauvages, c'est des policiers et des gendarmes qui font appliquer les instructions des magistrats. Et je vais très vite, Philippe,
moi
je vous le dis, je me suis engagé aux côtés de Marine pour une chose, la politique, je n
'y
croyais plus, les discours creux, ceux qui parlent de choses qu'ils ne vivent pas, ceux qui vous expliquent ce que vous vivez au quotidien, j'en avais ras-le-bol. Et quand j'ai entendu Marine parler des familles monoparentales, des familles issues des cités et de l'immigration, dont vous savez que c
'est
mon parcours, quand j'ai entendu ouvrir la bouche face à Jean-Luc Mélenchon, face à toute cette bien-pensance qui nous expliquait que quand on vient d'immigration, quand on est dans un quartier, quand on est élevé par une mère, une mère, souvent les mères qui élèvent leurs enfants seuls parce que le Marine n'est pas courageux et je le dis ici parce que je ne
suis
pas là pour le faire des amis, je suis là pour dire ce que je pense. Et bien oui, quand Marine a dit on peut venir de ses origines, de ses milieux, de ses familles, de ses quartiers, sans pour autant être un délinquant, un dealer ou encore un voyou ou un djihadiste, oui Marine Le Pen a eu déjà ce courage de le dire face à toute cette bien-pensance. Et enfin, j'ai un petit mot parce qu'il y
a
encore une instruction qui est terminée en a elle. Ce policier, il symbolise le courage de nos forces de l'ordre. Ce motocycliste de la police, il faut que vous sachiez, merci Philippe de lui laisser ce petit temps de parole pour lui, il a servi pendant plus de 10 ans les armées françaises en Afghanistan, en Syrie face au djihadisme. Vous imaginez que dès son plus jeune âge, il protégeait les Français dans les territoires étrangers pour que chez nous ne frappe pas la menace extérieure qui est en train de se fremonter comme on l'a vécu notamment au Bas-de-la-Clan sur les terrasses au Stade de France le 13 novembre.
Donc ce policier qui a donné toute sa vie à la République qui a donné toute sa vie à la France dont sa femme, son gamin de 5 ans à
l
'époque qui ont dû déménager parce qu'ils ont été affichés sur les réseaux sociaux où ils ont traqué par des voyous jusqu'à leur domicile à prendre des photos devant leurs portes. Ce policier qui aurait pu tourner la tête ce matin où il y
a
eu un refus d'obtempérer à bord d'un gros bolide que vous-même vous ne pourriez pas vous payer avec l'argent honnête. Eh bien oui, ce policier s
'est
dit je suis peut-être payé que 2000 euros par mois mais mon boulot c'est de protéger les Français c'est d'être courageux c'est d'arrêter les refus d'obtempérer c'est d'aller enfin dire que c'est la loi de l'état de droit et pas la loi du plus fort ou la loi de celui qui fait le plus peur. Et moi j'entends qu
'on
m'explique qu'il
n
'y a pas cette place de prison c'est vrai qu'il y a des problèmes de moyens de la justice mais ce policier quand il s'agit de le lâcher et le lâcher Emmanuel Macron n'a pas hésité à dire inexplicable, inexcusable et ce policier comment on l'a remercié pour son engagement pour la France il a fait 4 mois et demi de détention provisoire qui peut me dire dans cette salle quel danger quelle concertation quelle altération de preuve je passe au contrôle de Pascal et de Jean-Paul il représentait pour la société moi je vous le dis mes amis demain parce que moi je suis au quotidien aux côtés de mes camarades de la gendarmerie de
mes
frères dames de la police nationale que je n'ai jamais oublié que Marine Le Pen et Jordan Bardella me permettent devant vous et avec leur switch
de
pouvoir défendre sur les plateaux et sur le terrain et même lorsqu'on fait des propositions à l'Assemblée au Sénat ou au Parlement européen demain si Florian est condamné je vous le dis les policiers c'est des gens courageux ils ne lâcheront jamais les français mais si on leur dit quand vous faites votre travail que vous faites de mieux que vous pouvez qui peut croire que Florian voulait flinguer un gamin ce matin là mais quand il a eu peur pour sa vie parce que c'est ça la réalité aujourd'hui vous avez des enfants qui se disent est-ce que mon papa va le soir travailler la nuit ou ma maman va travailler le jour est-ce qu'il vous rentrerait en vie à la maison c'est des femmes et des enfants qui ne gagnent pas le CAC 40 qui ne gagnent pas des milliers de cents mais qui ont chevillé au corps la République et la France au coeur
et
donc je vais vous dire si demain pardon Philippe il est condamné le policier la réflexion dans sa tête elle sera simple est-ce que pour 2000 euros je vais risquer ma carrière ma peau ma famille mon honneur ma dignité alors que la France n'est pas capable de protéger ceux qui nous protègent je pense qu'on est là merci Mathieu
on peut l'applaudir
allez
il nous reste c'est le challenge qu'il faut relever Jean-Paul une minute de conclusion pour les chantiers à venir pour la justice comment consolider tout ça oui
alors donc très rapidement je voulais évoquer très vite quelques points pour en terminer on va mettre fin au système dit des peines fondantes les peines fondantes c'est un terme auquel je tiens c'est à dire qu'on va faire en sorte qu'entre la peine encourue la peine prononcée et la peine exécutée il y a un sérieux rapprochement parce qu'actuellement il y
a
des fossés considérables entre cela ensuite vous dire qu'il y a en chantier de notre part une loi anti-casseur
qui
est prête à être votée aussitôt qu'on sera en place et je connais les obstacles juridiques à cela mais je peux vous assurer qu'on les franchira sans difficulté ensuite j'ai une petite pensée une petite pensée pour le syndicat de la magistrature
voilà
et cette petite pensée fait qu'il faudra enlever toute politisation bien entendu à la justice et enfin et pour terminer je vais vous dire simplement après ce débat que simplement l'insécurité va changer de camp
ce
ne seront plus
ce
ne seront plus les honnêtes gens qui seront en insécurité ce seront les délinquants les voyous et les racailles ce sont elles qui seront en insécurité et elles ne seront pas impunies merci
Philippe
merci il faut terroriser les terroristes on a déjà ça me rappelle une phrase il faut terroriser les terroristes et c'est la délai voilà la peur la peur doit changer de camp alors une minute juste un mot mes
amis
pour vous dire une chose d'importante
ne
tombez pas dans la caricature ne choisissez pas un camp notre camp
c
'est celui de la paix civile notre camp c'est celui de la paix civile
n
'entrez pas dans une logique d'affrontement qui est stérile
nous
devons ramener l'ordre dans ce pays et surtout la concorde et la paix civile l'ordre dans la concorde ça sera le mot de la fin merci à vous trois pour votre participation merci à vous tous pour votre attention tout au long de ces deux heures
Jean-Paul Garraud