Est-ce qu'il faut se résoudre à des hausses d'impôts l'année prochaine ?
Réponse partielleMais plus quoi encore ? On est un pays qui est victime d'overdose fiscale depuis des années. Depuis des années. Et on va continuer à ne rien changer, à ne pas baisser la dépense, à augmenter... Mais on est complètement fous. Vous savez, aujourd'hui, un système démocratique repose sur le consentement à la loi. Or, beaucoup de Français ont le sentiment que la loi ne s'applique pas à ceux qui ont des comportements délinquants ou autres. C'est un sentiment qui est profond. Et aussi, l'impunité n'est pas seulement un sentiment, c'est aussi une réalité dans beaucoup de cas. Deuxième phénomène, ça repose sur le consentement à l'impôt. Aujourd'hui, ces deux fondements, ces deux piliers de la démocr…
« Mais plus quoi encore ? On est un pays qui est victime d'overdose fiscale depuis des années. Depuis des années. Et on va continuer à ne rien changer, à ne pas baisser la dépense, à augmenter... Mais on est complètement fous. Vous savez, aujourd'hui, un système démocratique repose sur le consentement à la loi. Or, beaucoup de Français ont le sentiment que la loi ne s'applique pas à ceux qui ont des comportements délinquants ou autres. C'est un sentiment qui est profond. Et aussi, l'impunité n'est pas seulement un sentiment, c'est aussi une réalité dans beaucoup de cas. Deuxième phénomène, ça repose sur le consentement à l'impôt. Aujourd'hui, ces deux fondements, ces deux piliers de la démocratie sont battus en brèche. Et on s'étonne que le sentiment démocratique puisse reculer. Moi, je vais vous donner un exemple concret, Christophe Barbier, très concret. L'an dernier, le gouvernement, à la demande de certaines régions, a mis en place un nouvel impôt. Un versement en mobilité pour les entreprises de plus de 11 salariés, pour financer notamment les transports. Je n'ai pas voulu appliquer ce nouvel impôt dans la région des Hauts-France. Il m'aurait ramené à peu près 80 millions d'euros. Parce que ce n'est pas parce que le gouvernement a fait la poche des régions, que les régions doivent faire la poche des entrepreneurs. Qu'est-ce que j'ai fait, du coup ? Comme vous. Si vous n'avez pas assez de revenus, qu'est-ce que vous faites ? Vous pouvez venir voir votre employeur en disant « Augmentez-moi ». Mais la réalité, c'est que vous avez baissé vos dépenses. Eh bien, il est temps que l'État fasse la même chose. Les régions le font. Comme je n'ai pas augmenté ce nouvel impôt, j'ai baissé les dépenses de la région de 127 millions d'euros. C'est-à-dire que j'ai baissé sur l'ensemble des dépenses, avec par contre le pouvoir d'achat de mes concitoyens, la jeunesse, la culture. Ça, par contre, ça n'a pas baissé, parce que ce ne sont pas des variables d'ajustement. Mais pour le reste, entre augmenter les impôts, baisser les dépenses, j'ai choisi, et il serait temps que l'État fasse exactement la même chose. »
