Réponse directe
75 %Part des questions évaluables classées dans cette catégorie de réponse.
6 observations sur 8
Cette fiche décrit la manière dont les réponses disponibles explicitent mécanismes, contraintes, arbitrages, incertitudes et objections. Elle présente chaque dimension séparément, sans classement des personnes.
Questions et méthodeLa maturité décrit uniquement le volume et la diversité du corpus disponible ; ce n’est ni une note ni un jugement sur la personne.
Chaque ligne a sa propre base. Ces mesures ne sont jamais additionnées en une note de personne.
Part des questions évaluables classées dans cette catégorie de réponse.
6 observations sur 8
Part des questions évaluables classées dans cette catégorie de réponse.
2 observations sur 8
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
14 observations sur 42
Les facettes sans dénominateur sont des comptes de présence. Leur barre reste vide et elles ne sont pas comparées comme des taux.
Répartition des tours horodatés par rôle. Les tours sans durée exploitable restent hors calcul.
Répartition des dimensions repérées dans le corpus. Une même réponse peut contribuer à plusieurs dimensions.
Les courbes restent séparées afin de montrer les changements observés sans produire d’indicateur global.
Cette matrice indique la part du corpus, les sources, les passages et la durée disponibles pour chaque thème. Elle ne mesure ni une expertise générale ni une intelligence personnelle.
| Thème | Part du corpus | Sources | Passages | Durée média |
|---|---|---|---|---|
| Économie | 100 %base 2 | 2155 passages | 155155 passages | 46 minmédia daté |
| Dimension | Famille de mesure | Observé | Base | Fréquence | Passages | Période |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Réponse directe | Réponse aux questions | 6 | 8 | 75 % | 14 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
| Réponse à côté | Réponse aux questions | 2 | 8 | 25 % | 14 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
| Formulation générale | Niveau de précision | 14 | 42 | 33 % | 42 |
Exemples retenus pour rendre les observations auditables. Ils ne résument pas à eux seuls l’ensemble du corpus.
« Non, c'est un secteur qui n'est pas du tout connu et qui a été beaucoup délaissé. Moi, je vous explique, depuis 70, vous avez la moitié des raffineries qui ont fermé en France. J'avais été invité, moi, par Petro Plus, une raffinerie qui n'était pas dans un groupe intégré, comme Total ou comme Exxon, et qui a fermé. On avait été les voir avec mon collègue Frédéric Farah. »
« La plupart de la ville qui était autour vivaient de la raffinerie. Et à l'époque, on disait quoi ? C'était il y a 10 ans. Qu'est-ce qu'on leur disait ? On leur disait, les raffineries, ça ne sert plus à rien. Elles sont en surcapacité, on produit trop d'essence. Il faut qu'on importe, finalement, on peut importer notre essence de raffinerie d'Arabie Saoudite ou d'ailleurs, ou de Russie même, parce qu'il y en a beaucoup de diesel, tout va bien. Et donc, on ferme nos raffineries en France. C'est ce qu'on leur disait à l'époque. Et on en a fermé, je vous… »
Ce profil décrit des éléments observables dans le corpus publié; il ne mesure ni la valeur, ni l'intelligence, ni la véracité d'une personne.
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
13 observations sur 42
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
15 observations sur 42
Relie explicitement plusieurs causes, étapes et conséquences.
5 observations · dénominateur en attente · 7 passages
Nomme les limites juridiques, budgétaires, techniques ou institutionnelles.
3 observations · dénominateur en attente · 5 passages
4 observations · dénominateur en attente · 6 passages
4 observations · dénominateur en attente · 5 passages
Explique comment une mesure est censée produire ses effets.
7 observations · dénominateur en attente · 8 passages
Mobilise une quantité, un ordre de grandeur ou une comparaison chiffrée.
5 observations · dénominateur en attente · 9 passages
Expose ce qui est gagné, perdu ou priorisé entre plusieurs objectifs.
6 observations · dénominateur en attente · 9 passages
Signale ce qui reste incertain, conditionnel ou dépendant d’hypothèses.
1 observation · dénominateur en attente · 2 passages
| 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
| Formulation mixte | Niveau de précision | 13 | 42 | 31 % | 42 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
|---|
| Formulation spécifique | Niveau de précision | 15 | 42 | 36 % | 42 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
|---|
| Chaînes causales explicitées | Éléments de fond | 5 | — | — | 7 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
|---|
| Contraintes mentionnées | Éléments de fond | 3 | — | — | 5 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
|---|
| Dates citées | Éléments de fond | 4 | — | — | 6 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
|---|
| Institutions citées | Éléments de fond | 4 | — | — | 5 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
|---|
| Mécanismes explicités | Éléments de fond | 7 | — | — | 8 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
|---|
| Chiffres cités | Éléments de fond | 5 | — | — | 9 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
|---|
| Arbitrages mentionnés | Éléments de fond | 6 | — | — | 9 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
|---|
| Limites et incertitudes | Éléments de fond | 1 | — | — | 2 | 3 mars 2021 au 13 oct. 2022 |
|---|
« La plupart de la ville qui était autour vivaient de la raffinerie. Et à l'époque, on disait quoi ? C'était il y a 10 ans. Qu'est-ce qu'on leur disait ? On leur disait, les raffineries, ça ne sert plus à rien. Elles sont en surcapacité, on produit trop d'essence. Il faut qu'on importe, finalement, on peut importer notre essence de raffinerie d'Arabie Saoudite ou d'ailleurs, ou de Russie même, parce qu'il y en a beaucoup de diesel, tout va bien. Et donc, on ferme nos raffineries en France. C'est ce qu'on leur disait à l'époque. Et on en a fermé, je vous dis, la moitié des raffineries en 30 ans ont fermé. Et il y a beaucoup de raffineries totales qui ont fermé également. Donc, c'était ce qu'on disait. Alors que tout ça est faux. En réalité, les raffineries ne sont pas en surcapacité, comme on le disait. Elles produisent certes trop d'essence, mais elles ne produisent pas suffisamment de diesel. Et la plupart du diesel, nous l'apportons d'ailleurs, notamment de Russie. Donc, en fait, ce qui fait que les raffineries ont été en crise pendant 30 ans, parce qu'il y a eu peu d'investissement, c'est que l'outil de travail est inadapté à la demande française, qui est majoritairement du diesel. Et les investissements n'ont pas été faits. Pourquoi ils n'ont pas été faits ? Parce que la logique actionnariale fait qu'investir dans les raffineries, ça rapporte moins que d'investir dans l'exploration-production. Donc, les grandes entreprises, les majors, tout l'investissement allait à l'exploration-production, pour faire des forages en Guyane ou ailleurs, etc., plutôt que dans la réadaptation de l'outil de raffinage pour qu'il soit adapté à la consommation française. Donc, c'est un secteur qui a vécu le sous-investissement pendant des années, alors que les compagnies faisaient des milliards. Donc, c'est un petit peu les pauvres, entre guillemets, de l'industrie pétrolière. Donc, c'est un secteur qui est en crise et beaucoup de raffineries ont fermé. Et tous les deux, trois ans, à un moment, on avait une raffinerie qui fermait, ce qui était, pour des régions entières, une tristesse, parce que tu avais des gens qui étaient mis au chômage, mais également les familles qui subissaient ça. »
« Parce qu'en fait, la logique actionnariale veut que l'on divise une grande entreprise en entité. Donc, dans un groupe comme Total ou comme Exxon, vous avez l'exploration-production qui génère beaucoup d'argent et plus les prix du pétrole augmentent, plus l'exploration-production devient intéressante. Vous avez l'aval, ce qu'on appelle, c'est-à-dire les raffineries et les stations-services, et vous avez la chimie. Les stations-services, pareil, elles ont beaucoup fermé parce qu'elles rapportent peu d'argent. Pourquoi Total, à un moment, ne payait pas… »
« Parce qu'en fait, la logique actionnariale veut que l'on divise une grande entreprise en entité. Donc, dans un groupe comme Total ou comme Exxon, vous avez l'exploration-production qui génère beaucoup d'argent et plus les prix du pétrole augmentent, plus l'exploration-production devient intéressante. Vous avez l'aval, ce qu'on appelle, c'est-à-dire les raffineries et les stations-services, et vous avez la chimie. Les stations-services, pareil, elles ont beaucoup fermé parce qu'elles rapportent peu d'argent. Pourquoi Total, à un moment, ne payait pas d'impôts en France ? Parce que ces raffineries et sa distribution ne rapportaient pas d'argent. Mais l'exploration-production rapporte énormément. Donc, chaque fois que le prix du pétrole augmente, et ça, il faut l'avoir en tête, chaque fois que le prix du pétrole augmente, ça devient intéressant d'investir dans le pétrole. Et donc, qu'est-ce qui s'est passé entre 2004 et 2014 ? On a un prix du pétrole qui est passé d'à peu près 20 dollars qui a flirté avec les 150 dollars, ce qui a fait que les compagnies se sont enrichies en milliards et qu'elles ont encore plus investi dans le pétrole. Et ce qui a fait qu'il y a eu la production de pétrole de schiste, de sable bitumineux, etc., de pétrole non conventionnel. Et elles ont délaissé au même moment toute leur raffinerie. Donc, il faut vraiment se mettre à la place de ces gens. Ces gens ont vu des raffineries fermées à que leur entreprise faisait des milliards. Ces gens ont vu des confrères à eux qui ont fermé boutiques alors que les entreprises faisaient des milliards. C'est ce qui s'est passé ces 10, 15 dernières années. Donc, je comprends qu'aujourd'hui, ils ne veulent plus se laisser faire. Et ça rappelle aussi une chose, c'est que, bah oui, le raffinage, c'est peut-être une industrie qui rapporte moins que l'exploration-production ou qui rapporte moins que la start-up nation, mais c'est quelque chose d'utile. Vous voyez ? Et donc là, après le Covid, il faut se rendre compte que sur le raffinage, il faut être un peu souverain. Et donc, c'est une partie de l'industrie qu'il faut bien traiter. Et dans ce partage de profits, pourquoi c'est eux les moins bien traités ? C'est la vraie question qu'il faut se poser. »
« de durée, des investissements, etc. Le nucléaire, nous arrivons à 37 ans d'âge moyen de nos réacteurs. Là, c'est le choix pour trouver une décision. Qu'est-ce que l'on fait ? Est-ce qu'on met 50 milliards sur la table et on allonge la durée de vie de 10 ans ? C'est un choix politique qui doit être fait et qui aurait dû être fait beaucoup plus en amont ou est-ce qu'on en sort progressivement en préservant l'équilibre énergétique et les échanges avec les pays européens ? Mais c'est des questions qui doivent être traitées et qui n'ont pas été traitées… »
« de durée, des investissements, etc. Le nucléaire, nous arrivons à 37 ans d'âge moyen de nos réacteurs. Là, c'est le choix pour trouver une décision. Qu'est-ce que l'on fait ? Est-ce qu'on met 50 milliards sur la table et on allonge la durée de vie de 10 ans ? C'est un choix politique qui doit être fait et qui aurait dû être fait beaucoup plus en amont ou est-ce qu'on en sort progressivement en préservant l'équilibre énergétique et les échanges avec les pays européens ? Mais c'est des questions qui doivent être traitées et qui n'ont pas été traitées politiquement. Les gens font des alliances et ils choisissent en fonction des alliances leurs politiques énergétiques. Et ça, c'est très mauvais. Donc, un certain nombre de choix ont fragilisé notre système énergétique et nos modes de consommation d'énergie, ce qui fait qu'un impact exogène, une guerre, fait qu'on tient grâce à nous. Et c'est pareil pour le Covid. Le Covid, l'hôpital était à genoux. Il y a un Covid qui arrive. Donc, comment on fait ? On doit confiner. C'est grâce à nous. Et la crise de 2008, c'est pareil. Dès qu'il y a une crise, il faut toujours avoir une analyse prospective pour voir ce qui nous amène au fait que nous avons si peu de résistance. »
« de durée, des investissements, etc. Le nucléaire, nous arrivons à 37 ans d'âge moyen de nos réacteurs. Là, c'est le choix pour trouver une décision. Qu'est-ce que l'on fait ? Est-ce qu'on met 50 milliards sur la table et on allonge la durée de vie de 10 ans ? C'est un choix politique qui doit être fait et qui aurait dû être fait beaucoup plus en amont ou est-ce qu'on en sort progressivement en préservant l'équilibre énergétique et les échanges avec les pays européens ? Mais c'est des questions qui doivent être traitées et qui n'ont pas été traitées… »
« de durée, des investissements, etc. Le nucléaire, nous arrivons à 37 ans d'âge moyen de nos réacteurs. Là, c'est le choix pour trouver une décision. Qu'est-ce que l'on fait ? Est-ce qu'on met 50 milliards sur la table et on allonge la durée de vie de 10 ans ? C'est un choix politique qui doit être fait et qui aurait dû être fait beaucoup plus en amont ou est-ce qu'on en sort progressivement en préservant l'équilibre énergétique et les échanges avec les pays européens ? Mais c'est des questions qui doivent être traitées et qui n'ont pas été traitées politiquement. Les gens font des alliances et ils choisissent en fonction des alliances leurs politiques énergétiques. Et ça, c'est très mauvais. Donc, un certain nombre de choix ont fragilisé notre système énergétique et nos modes de consommation d'énergie, ce qui fait qu'un impact exogène, une guerre, fait qu'on tient grâce à nous. Et c'est pareil pour le Covid. Le Covid, l'hôpital était à genoux. Il y a un Covid qui arrive. Donc, comment on fait ? On doit confiner. C'est grâce à nous. Et la crise de 2008, c'est pareil. Dès qu'il y a une crise, il faut toujours avoir une analyse prospective pour voir ce qui nous amène au fait que nous avons si peu de résistance. »
« ils savent très bien. C'est pour ça que ce n'est pas à l'individu de s'adapter. C'est normalement à l'État, le politique, de prendre des mesures pour que les structures, les bâtiments soient mieux rénovés, qu'il y ait plus de transport en commun, justement pour que les gens n'aient pas besoin de prendre leur voiture et ainsi de suite. Ce n'est pas aux gens de dire ne prends pas ta voiture alors que tu vas mettre 3 heures et prends ton vélo. Ce n'est pas des choses comme ça. C'est très limité. Ça peut jouer mais c'est très limité et ça clive aussi les… »
« ils savent très bien. C'est pour ça que ce n'est pas à l'individu de s'adapter. C'est normalement à l'État, le politique, de prendre des mesures pour que les structures, les bâtiments soient mieux rénovés, qu'il y ait plus de transport en commun, justement pour que les gens n'aient pas besoin de prendre leur voiture et ainsi de suite. Ce n'est pas aux gens de dire ne prends pas ta voiture alors que tu vas mettre 3 heures et prends ton vélo. Ce n'est pas des choses comme ça. C'est très limité. Ça peut jouer mais c'est très limité et ça clive aussi les gens entre eux. Ça tend les gens entre eux. »