Stéphane Séjourné — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
2 juin 2021 au 19 janv. 2026
Questions
173
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 173 questions évaluables
Réponse directe
85
Réponse partielle
52
Réponse à côté
34
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 126 à 150 sur 173
Question 126Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Pour clarifier la situation, pourquoi ne pas tout simplement dissoudre l'Assemblée nationale ?
Réponse partielle
Je pense qu'on a, aujourd'hui, les capacités de gouverner le pays, de trouver une forme de stabilité dans ce que nous avons envisagé, c'est-à-dire un accord texte par texte à l'Assemblée nationale. Le gouvernement, il gouverne, il ne légifère pas, c'est l'Assemblée nationale qui légifère. Et donc, beaucoup de choses passent par la voie réglementaire, passent par des accords avec les partenaires sociaux, passent avec des accords aussi avec... Non, mais au niveau local, les discussions qui entrent entre les préfets, les maires, les syndicats, les organisations patronales, tout ça, la démocratie française vit. Moi, j'entends une espèce de peinture désastreuse de notre démocratie locale et nati…
« Je pense qu'on a, aujourd'hui, les capacités de gouverner le pays, de trouver une forme de stabilité dans ce que nous avons envisagé, c'est-à-dire un accord texte par texte à l'Assemblée nationale. Le gouvernement, il gouverne, il ne légifère pas, c'est l'Assemblée nationale qui légifère. Et donc, beaucoup de choses passent par la voie réglementaire, passent par des accords avec les partenaires sociaux, passent avec des accords aussi avec... »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si je regarde en tout cas les déclarations des chefs de groupe au Parlement européen et notamment du PPE, de la droite conservatrice, de Manfred Weber, si je regarde l'ensemble des déclarations, à ce stade, aujourd'hui, cet accord est caduque. Et donc si les droits de douane venaient être confirmés et si la menace existe encore au moment où le Parlement européen doit ratifier cet accord, je considère que cet accord est caduque, vu ces déclarations. Et donc il n'y a pas de majorité au Parlement européen pour valider, voter l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne sur les droits de douane. Vous voyez derrière ce qu'entraînent des positions et les conséquences également économiques que peuvent entraîner ces décisions de l'administration Trump. On vit dans un moment où il faut garder la tête froide et je pense que l'Europe doit avoir une voix forte dans ce moment-là pour éviter la catastrophe. Merci beaucoup Stéphane Péjourné, vice-président de la Commission européenne. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 5:23
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« Non, mais au niveau local, les discussions qui entrent entre les préfets, les maires, les syndicats, les organisations patronales, tout ça, la démocratie française vit. Moi, j'entends une espèce de peinture désastreuse de notre démocratie locale et nationale. en réalité, les choses continuent, aujourd'hui, à être gouvernées en France. On a des débats, on a des débats qui sont vifs à l'Assemblée au niveau national, mais je crois qu'on a trouvé une forme de stabilité. Après, la dissolution entre nous voudrait probablement dire un morcellement encore plus important de l'Assemblée nationale. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 5:53
Question 127Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Est-ce que vous sentez aujourd'hui les Républicains prêts à faire un pas vers vous ?
Réponse directe
Je n'ai pas l'impression qu'aujourd'hui, il y a une volonté de justement co-construire une réglementation sur notamment l'immigration. Le président l'évoquait dans votre extrait vidéo. Et puis la deuxième, c'est qu'il faut que ça suive, dans les troupes. Et donc il faut un chef qui soit capable de garantir les voix à l'Assemblée nationale pour trouver une majorité. Et ça n'a pas été le cas non plus. Et donc à ces deux conditions, vous pouvez faire des accords. Moi, j'en fais régulièrement au Parlement européen. Et ça veut dire que le président du groupe de la droite conservatrice, la présidente du groupe socialiste au Parlement européen, en tout cas organise les choses pour que leur groupe…
« Je n'ai pas l'impression qu'aujourd'hui, il y a une volonté de justement co-construire une réglementation sur notamment l'immigration. Le président l'évoquait dans votre extrait vidéo. Et puis la deuxième, c'est qu'il faut que ça suive, dans les troupes. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 12:59Voir 1 autre passage
« Et donc il faut un chef qui soit capable de garantir les voix à l'Assemblée nationale pour trouver une majorité. Et ça n'a pas été le cas non plus. Et donc à ces deux conditions, vous pouvez faire des accords. Moi, j'en fais régulièrement au Parlement européen. Et ça veut dire que le président du groupe de la droite conservatrice, la présidente du groupe socialiste au Parlement européen, en tout cas organise les choses pour que leur groupe apporte les voix sur un compromis qui a été fait. Aujourd'hui, on n'a ni l'un ni l'autre à l'Assemblée nationale. Donc on n'a ni de volonté aujourd'hui d'aller faire un pas vers les uns et les autres. Donc chacun reste bloqué sur sa propre position, sans volonté de compromis. Et de l'autre côté, on est incapable non plus de garantir les voix à l'Assemblée nationale pour stabiliser une majorité. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 13:17
Question 128Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Exemple très concret en ce moment, c'est évidemment les discussions sur le projet de loi sur l'immigration, une nouvelle loi ou des nouvelles lois sur l'immigration. Le programme des Républicains tel qu'il a été présenté il y a quelques jours est très proche de celui du Rassemblement National, factuellement. Est-ce que ce programme peut devenir le vôtre ?
Réponse directe
D'abord, il y a un programme européen qu'on est en train de construire, et moi je voudrais revenir juste un instant là-dessus, parce que c'est éclipsé totalement du débat politique français. Mais ça fait cinq mois maintenant qu'on travaille à dix textes de règlement, très complet, sur le pacte asile-immigration au niveau européen. Le Parlement européen a voté il y a trois semaines les mandats de négociation avec le Conseil, donc avec les chefs d'État et de gouvernement. Et on rentrera dès septembre dans la discussion concrète, et probablement une adoption de tous ces textes qui forment pour la première fois un cadre réglementaire sur l'asile et la migration en Europe à 27, à peu près au moi…
« D'abord, il y a un programme européen qu'on est en train de construire, et moi je voudrais revenir juste un instant là-dessus, parce que c'est éclipsé totalement du débat politique français. Mais ça fait cinq mois maintenant qu'on travaille à dix textes de règlement, très complet, sur le pacte asile-immigration au niveau européen. Le Parlement européen a voté il y a trois semaines les mandats de négociation avec le Conseil, donc avec les chefs d'État et de gouvernement. Et on rentrera dès septembre dans la discussion concrète, et probablement une adoption de tous ces textes qui forment pour la première fois un cadre réglementaire sur l'asile et la migration en Europe à 27, à peu près au mois d'avril. Pourquoi je dis ça ? Parce que je pense, et j'ai la conviction, que la question immigratoire se réglera aussi au niveau européen. Parce qu'on a tous des frontières extérieures, on a un marché commun certes, mais on a aussi Schengen avec la liberté de circulation. On n'a pas de règles communes. Aujourd'hui, les critères d'asile entre pays changent, et les demandeurs d'asile font aussi repère éventuellement sur quels critères ils peuvent déposer des demandes d'asile. On n'a pas de fichier en commun européen. Donc aujourd'hui, je ne sais pas qui est passé en Espagne, qui est passé en France, et on n'a pas de processus commun d'arriver sur les territoires européens. Donc tout ça... Solution européenne. Mais débat français aussi aujourd'hui, Stéphane, ces journées. Et débat français. Mais c'est assez symptomatique, parce que les républicains, typiquement, se sont divisés sur cette question au Parlement européen. Une partie ont voté pour les mandats, d'autres parties ont voté contre les mandats. La droite et l'extrême droite ont voté contre en majorité. Parce que je pense qu'ils ne veulent pas résoudre le problème. C'est du carburant électoral, pour l'extrême droite. Dans le cadre des élections européennes... »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 17:30Voir 1 autre passage
« Dans le cadre des élections européennes, je pense qu'il n'y a pas de volonté de résoudre les problèmes et les inquiétudes des Européens sur le sujet migratoire. Et il y en a. Et les chiffres le montrent. Moi, je ne veux pas occulter les choses. On est probablement aujourd'hui sur les chiffres de la crise migratoire de 2014-2015. C'est-à-dire avec des chiffres très importants d'arrivés illégaux sur le territoire européen. Et notamment en France. Tous les pays sont concernés. Tous les pays sont concernés. Donc oui, moi je pense qu'il faut qu'on réponde aux inquiétudes des Français. Il faut probablement qu'on ait une déclinaison du texte européen dans la politique française, avec ce que proposent aussi une partie les Républicains. Il y a quelques lignes rouges aussi qui m'appartiennent. Je parlais des lignes rouges des Républicains. Alors, quels sont volumes rouges très précisément ? Sur la question, par exemple, du respect des traités du droit européen, je pense que ma famille politique... Auxquels les Républicains veulent déroger. Ma famille politique ne peut pas accepter ça. Très clairement. Et donc, il faudra qu'il y ait une discussion. Mais on ne peut pas aujourd'hui voter un texte qui va contre ce que nous croyons fondamentalement. C'est-à-dire que la résolution de la question de l'immigration se traitera aussi par le biais européen. Et la conclusion et la conséquence directe aujourd'hui de ce que se proposent notamment les Républicains, c'est la fermeture des frontières. Ça se rapproche d'ailleurs beaucoup plus du programme du Rassemblement National que de notre programme sur les questions migratoires. Donc je suis assez inquiet de la manière... »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 19:20
Question 129Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Est-ce que ce ne serait pas une manière de vous relégitimer ?
Réponse à côté
Écoutez, pour la première fois, je vous le dis sincèrement, pour la première fois, on s'applique ce que souvent les Français ont reproché aux responsables politiques. C'est-à-dire de faire l'inverse de ce qu'ils ont dit dans une campagne électorale. Et c'est vrai que dans la campagne électorale, probablement, ce sujet des retraites à 65 ans à la base, nous a coûté, probablement, sur les législatives, probablement, des sièges de députés. Le président de la République, la majorité, a décidé d'être transparent envers les Français dans la campagne, d'expliquer ce qu'il allait proposer à la représentation nationale et, par ailleurs, de discuter en amont. C'est pour ça que, d'ailleurs, le texte a…
« Écoutez, pour la première fois, je vous le dis sincèrement, pour la première fois, on s'applique ce que souvent les Français ont reproché aux responsables politiques. C'est-à-dire de faire l'inverse de ce qu'ils ont dit dans une campagne électorale. Et c'est vrai que dans la campagne électorale, probablement, ce sujet des retraites à 65 ans à la base, nous a coûté, probablement, sur les législatives, probablement, des sièges de députés. Le président de la République, la majorité, a décidé d'être transparent envers les Français dans la campagne, d'expliquer ce qu'il allait proposer à la représentation nationale et, par ailleurs, de discuter en amont. C'est pour ça que, d'ailleurs, le texte a été beaucoup amaudillé. On est passé de 65 à 64. Il y a eu des mesures sociales de contrepartie qui ont été mises dans le texte, sur lesquelles on n'a pas beaucoup parlé, mais qui étaient des avancées, aussi, par rapport à l'existant et à des inégalités qui existent, aussi, autour des retraites, notamment autour des femmes, autour des carrières longues, sur la pénibilité. Tout ça, on a essayé de faire avancer les choses. Donc, on avait une forme de légitimité, quand même, à proposer, ce projet. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 7:57Voir 1 autre passage
« Encore une fois, si je refais le film, pour que les auditeurs comprennent, nous avions trouvé un accord politique. L'accord politique, il était scellé avec les Républicains. Le Sénat a, d'ailleurs, beaucoup travaillé le texte. Il l'a beaucoup modifié. En le modifiant, il a fait, aussi, de ce texte, le sien. Et c'est le texte du Sénat qui est arrivé à l'Assemblée nationale, avec un accord avec les Républicains, qui devait, évidemment, nous donner une majorité. Ça n'a pas été possible, puisque les Républicains étaient divisés. Et au dernier moment, le gouvernement, le Président, a décidé de ne pas prendre le risque de voir une réforme très importante, écartée. Et donc, a décidé de mettre sa responsabilité politique et lier sa responsabilité politique. C'est-à-dire, si la motion de censure était votée, le gouvernement partait avec le texte. Et je trouve qu'il y a... On écarte beaucoup ce symbole qui est fort du 49-3. Maintenant, le 49-3, il est plutôt synonyme de l'arrêt des débats, plus que de la responsabilité du gouvernement sur le texte. Mais le symbole est fort. Et le gouvernement a considéré que ce texte était tellement nécessaire que si les parlementaires ne le souhaitaient pas, ils partiraient avec le texte. C'est ça aussi le 49-3. C'est ça aussi la motion de censure qui a été votée à 9 voix. Il y a eu des débats. Et je crois qu'il ne faudra pas caricaturer non plus ce que nous avons fait là. Je pense qu'il y a une part aussi de courage politique. On le voit dans les débats autour de la dette, autour de nos capacités d'investissement et d'endettement. Il nous faut des grandes réformes structurelles. Et cette réforme des retraites était indispensable, je pense. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 9:05
Question 130Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Il n'empêche, Stéphane, ces journées qu'en 2017, Emmanuel Macron s'engageait à faire reculer l'ERN. 6 ans après, le parti n'a jamais eu autant de députés. Très sale la réalité d'aujourd'hui. Qu'avez-vous raté ?
Réponse partielle
L'ERN augmente et moi je rappelle Jean-Marie Le Pen a été au deuxième tour de l'élection présidentielle il y a maintenant 20 ans. Donc, ce n'est pas nouveau. Près de 90 députés, ça c'est nouveau. Ce n'est pas nouveau. On a probablement à reconstruire plusieurs fronts contre le Rassemblement National. On a une extrême gauche qui ne nous aide pas objectivement parce que l'image qui est donnée aujourd'hui de la France Insoumise, de leur manière de faire de la politique, de la violence qui en politique en parallèle les rend plus respectables et ça, on a une vraie difficulté avec ça. Il faut que l'extrême gauche en prenne aussi conscience qu'ils ont une responsabilité dans l'image qu'ils véhicul…
« L'ERN augmente et moi je rappelle Jean-Marie Le Pen a été au deuxième tour de l'élection présidentielle il y a maintenant 20 ans. Donc, ce n'est pas nouveau. Près de 90 députés, ça c'est nouveau. Ce n'est pas nouveau. On a probablement à reconstruire plusieurs fronts contre le Rassemblement National. On a une extrême gauche qui ne nous aide pas objectivement parce que l'image qui est donnée aujourd'hui de la France Insoumise, de leur manière de faire de la politique, de la violence qui en politique en parallèle les rend plus respectables et ça, on a une vraie difficulté avec ça. Il faut que l'extrême gauche en prenne aussi conscience qu'ils ont une responsabilité dans l'image qu'ils véhiculent et dans le parallèle qu'ils font avec ce courant politique à l'extrême droite. Et puis nous, il faut qu'on réussisse. Je pense que la meilleure manière et d'ailleurs l'extrait vidéo, l'extrait sonore de Simone Veil que vous avez eu la gentillesse de passer le montre aussi. C'est-à-dire que derrière Simone Veil il y a aussi la capacité de faire. Elle s'est engagée pour l'Europe. Elle s'est engagée pour la paix. Elle a pris des responsabilités politiques. Elle a construit aussi des politiques publiques pour lutter contre le Rassemblement National. Ce n'est pas que des mots mais c'est aussi des actes. Et ça, il faut qu'on arrive nous à démontrer que nos politiques publiques sont aussi pour les classes moyennes. C'est tout ce qui va être fait sur la fiscalité, sur la question de la sécurité et donc il faut qu'on arrive à consolider ce budget. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 28:03
Question 131Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Stéphane ces journées d'abord militant étudiant à l'UNEF je le disais tout à l'heure au milieu des années 2000 puis au parti socialiste avant de rencontrer donc Emmanuel Macron et sa promesse de dépassement au-dessus de la droite au-dessus de la gauche vous y croyez encore ?
Réponse directe
Moi je crois au dépassement politique je crois parce que alors le dépassement politique c'est pas c'est pas l'effacement je le disais sur les sensibilités politiques dans le cadre des accords mais je crois beaucoup au dépassement politique parce qu'il permet justement de rassembler des sensibilités qui étaient profondément en rupture dans leurs propres organisations et leurs propres organisations n'ayant pas évolué dans le débat politique je prends l'exemple souvent on le prend notamment chez nous à Renaissance l'exemple de la cause européenne qui était un sujet connexe des partis politiques qui n'était pas le sujet principal mais sur lequel et la droite et la gauche et le parti socialiste…
« Moi je crois au dépassement politique je crois parce que alors le dépassement politique c'est pas c'est pas l'effacement je le disais sur les sensibilités politiques dans le cadre des accords mais je crois beaucoup au dépassement politique parce qu'il permet justement de rassembler des sensibilités qui étaient profondément en rupture dans leurs propres organisations et leurs propres organisations n'ayant pas évolué dans le débat politique je prends l'exemple souvent on le prend notamment chez nous à Renaissance l'exemple de la cause européenne qui était un sujet connexe des partis politiques qui n'était pas le sujet principal mais sur lequel et la droite et la gauche et le parti socialiste et l'UMP à l'époque étaient profondément divisés et donc on a souhaité aussi avec des problématiques qui devenaient centrales dans le débat politique français savoir est-ce que vous pensez qu'à 27 on est plus fort est-ce que vous pensez que l'histoire de l'Europe doit continuer est-ce qu'on doit réformer l'Europe ou est-ce qu'on doit travailler sur uniquement la souveraineté française et nationale en abandonnant nos politiques européennes ça c'est une question majeure aujourd'hui du clivage politique et donc on a voulu refonder aussi ce clivage politique de manière cohérente avec des humanistes avec des chrétiens démocrates avec des sociodémocrates avec des gens qui ont des priorités écologistes je pense notamment à Pascal Canfin qui travaillait avec moi au parlement européen »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 32:20Voir 1 autre passage
« oui oui justement si je crois au dépassement politique je crois aussi au fait qu'il y aura un débat au sein de ma famille politique pour savoir qui est le mieux placé pour l'instant les prétendants potentiels »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 35:56
Question 132Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Simone Veil, le 8 juin 1979. Le son n'est pas très bon, mais on entend clairement sa voix et son courage. Vous ne me faites pas peur. Vous n'êtes que des SS au petit pied. Pourquoi avoir choisi cet extrait ?
Réponse directe
J'ai choisi cet extrait, cette séquence, parce que c'est une femme qui m'a beaucoup inspirée. Et qui, d'ailleurs, continue à m'inspirer, à inspirer mon groupe politique aussi au Parlement. On a dénommé, d'ailleurs, le pacte Simone Veil, qui est une proposition législative pour harmoniser le droit des femmes partout en Europe, et standardiser un certain nombre de conquêtes politiques qui ont été obtenues dans certains États membres, mais pas dans d'autres. Et Simone Veil, c'est aussi l'Europe, c'est le féminisme, c'est l'engagement, c'est l'humanisme, c'est le courage, on le voit dans l'extrait vidéo, c'est aussi la dignité, et cette force et cette admiration qui force aussi le respect. C'es…
« J'ai choisi cet extrait, cette séquence, parce que c'est une femme qui m'a beaucoup inspirée. Et qui, d'ailleurs, continue à m'inspirer, à inspirer mon groupe politique aussi au Parlement. On a dénommé, d'ailleurs, le pacte Simone Veil, qui est une proposition législative pour harmoniser le droit des femmes partout en Europe, et standardiser un certain nombre de conquêtes politiques qui ont été obtenues dans certains États membres, mais pas dans d'autres. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 22:15Voir 1 autre passage
« Et Simone Veil, c'est aussi l'Europe, c'est le féminisme, c'est l'engagement, c'est l'humanisme, c'est le courage, on le voit dans l'extrait vidéo, c'est aussi la dignité, et cette force et cette admiration qui force aussi le respect. C'est aussi le combat contre l'extrême droite, ce combat qu'elle incarne, là, dans cette séquence vidéo, contre les conservatismes et contre la xénophomie, l'antisémitisme. Bref, je trouve que cet extrait veut dire beaucoup de choses. c'est la politique contre l'agitation, contre la violence en politique. Pour remettre dans le contexte cet extrait vidéo, c'est l'irruption d'une partie du Front National, à l'époque, dans ce meeting politique, où elle explique ses propositions, au moment des européennes de 79, et qui, des fois, quand on regarde aujourd'hui ce qui se passe en termes de violence en politique, le fait qu'on préfère interrompre les meetings politiques plutôt que d'idées de battre, où on propose notamment de suivre et d'harceler les ministres avec des casseroles plutôt que de les interpeller. C'est la même chose ? Non, mais vous voyez qu'il y a beaucoup de parallèles aujourd'hui. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 22:43
Question 133Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Je vais être plus précis. Quand Éric Ciotti est devenu président du parti des Républicains, vous y avez vu les obsèques de la droite républicaine. Est-ce que LR n'est pas la droite républicaine ?
Réponse partielle
Oui, parce que j'avais été très inquiet de la campagne. Et vous êtes rassuré aujourd'hui ? Rassuré, non, puisque à la fin, vous voyez bien que les deux conditions que j'ai fixées sur des compromis n'ont pas été possibles. Mais sur le fond, encore une fois, sur le projet de société. Sur le projet de société, aujourd'hui, on a une vraie différence sur les questions sociétales, probablement une vraie convergence sur les questions économiques, et encore avec une partie des Républicains, puisqu'on voit bien que les Républicains se scissionnent en deux, avec une partie plus sociale, plus étatiste, qui d'ailleurs souhaitent plutôt travailler avec Marine Le Pen sur des partis un peu plus populistes…
« Oui, parce que j'avais été très inquiet de la campagne. Et vous êtes rassuré aujourd'hui ? Rassuré, non, puisque à la fin, vous voyez bien que les deux conditions que j'ai fixées sur des compromis n'ont pas été possibles. Mais sur le fond, encore une fois, sur le projet de société. Sur le projet de société, aujourd'hui, on a une vraie différence sur les questions sociétales, probablement une vraie convergence sur les questions économiques, et encore avec une partie des Républicains, puisqu'on voit bien que les Républicains se scissionnent en deux, avec une partie plus sociale, plus étatiste, qui d'ailleurs souhaitent plutôt travailler avec Marine Le Pen sur des partis un peu plus populistes, des fois aussi. Et puis de l'autre, une gauche libérale, pro-européenne, sur laquelle également on peut travailler. Donc vous voyez, entre la gauche libérale pro-européenne, la droite progressive, qui est aussi à cette cause européenne au sein, je pense qu'on peut travailler avec ces deux sensibilités politiques. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 16:10
Question 134Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Vous êtes né en 1985. Est-ce que le Rassemblement National d'aujourd'hui ressemble au Front National d'IR ?
Réponse directe
Il a évidemment changé. On a une vraie différence aujourd'hui avec le Rassemblement National qui a probablement évolué dans sa cosmétique. On a toujours un problème de valeur. Moi, je pense qu'on a toujours un problème de valeur avec une partie de cette extrême droite qui continue à penser que quelqu'un de couleur a moins de droits qu'un homme blanc, qu'il y a des gens qui continuent à être racistes, il y a des gens qui continuent à être antisémites dans ce courant de pensée. Mais aujourd'hui, ça ne suffit plus aujourd'hui pour combattre le Rassemblement National. D'abord parce que je pense qu'il y a une frange de notre population qui ne s'exprime plus politiquement par rapport à ses ressen…
« Il a évidemment changé. On a une vraie différence aujourd'hui avec le Rassemblement National qui a probablement évolué dans sa cosmétique. On a toujours un problème de valeur. Moi, je pense qu'on a toujours un problème de valeur avec une partie de cette extrême droite qui continue à penser que quelqu'un de couleur a moins de droits qu'un homme blanc, qu'il y a des gens qui continuent à être racistes, il y a des gens qui continuent à être antisémites dans ce courant de pensée. Mais aujourd'hui, ça ne suffit plus aujourd'hui pour combattre le Rassemblement National. D'abord parce que je pense qu'il y a une frange de notre population qui ne s'exprime plus politiquement par rapport à ses ressentis, mais plutôt par la peur du déclassement, la peur de perdre nos repères culturels. Et donc, il faut analyser, je pense, le Rassemblement National et ses électeurs de manière différente que dans les années 85 quand moi je suis né. Il n'empêche qu'aujourd'hui, il y a toujours cette inquiétude de les voir arriver aux responsabilités avec, à l'intérieur de leurs mouvements, des gens qui sont contre l'IVG, qui sont pour le recul des droits des femmes, qui considèrent aujourd'hui que... Sur l'IVG, »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 25:09
Question 135Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Le président de la République sur France 2 le 26 octobre 2022, l'année dernière, il y a quelques mois seulement, mais entre-temps, Stéphane Séjourné, il y a eu évidemment cet énorme débat sur les retraites. Cherchez-vous toujours une alliance avec les Républicains ?
Réponse à côté
il faut deux conditions majeures. Moi, je passe mon temps en tant que président du troisième groupe parlementaire, du Parlement européen, à faire des alliances, des coalitions et des consensus. Pour ça, il faut d'abord qu'on puisse bouger sur nos positions de départ. Et donc, on ne peut pas faire de politique avec des lignes rouges en permanence. Et ça, c'est un peu la politique française, et c'est un peu le mal français des formations politiques et des groupes politiques. C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous êtes sur une position de départ, vous n'en bougez plus. Et en bouger, c'est une compromission. Dans la politique française. En bouger, en Europe, c'est un consensus. C'est un pas…
« il faut deux conditions majeures. Moi, je passe mon temps en tant que président du troisième groupe parlementaire, du Parlement européen, à faire des alliances, des coalitions et des consensus. Pour ça, il faut d'abord qu'on puisse bouger sur nos positions de départ. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 11:53Voir 1 autre passage
« Et donc, on ne peut pas faire de politique avec des lignes rouges en permanence. Et ça, c'est un peu la politique française, et c'est un peu le mal français des formations politiques et des groupes politiques. C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous êtes sur une position de départ, vous n'en bougez plus. Et en bouger, c'est une compromission. Dans la politique française. En bouger, en Europe, c'est un consensus. C'est un pas vers l'autre. C'est l'idée qu'on peut aussi trouver des compromis pour faire avancer les choses, avec un peu des idées de tout le monde. Donc ça, il faudra probablement arriver à faire comprendre aussi aux oppositions que la négociation, c'est dans les deux sens. Et que si le gouvernement fait un pas vers vous, il faut aussi trouver un accord par rapport à une position de départ. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 12:10
Question 136Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Je décrivais Stéphane Séjourné, la situation à l'Assemblée. Est-ce que ça peut durer comme ça jusqu'en 2027 ?
Réponse directe
On a une majorité relative. On a une majorité relative et effectivement, pour la première fois, et c'est historique, le gouvernement doit composer avec une Assemblée nationale où il n'est pas majoritaire. Et c'est un fait. Alors, on a les plus gros groupes de l'Assemblée. Personne n'a de majorité alternative. Aujourd'hui, il faudrait mettre en accord deux oppositions qui sont très contradictoires entre l'extrême gauche et l'extrême droite. Alors, premier point, il n'y a pas de majorité alternative. Deuxième point, il n'y a pas de majorité absolue. Donc, oui, évidemment, ces quatre prochaines années vont être sportives politiquement, j'ai envie de dire. Mais il va falloir composer. Et c'est…
« On a une majorité relative. On a une majorité relative et effectivement, pour la première fois, et c'est historique, le gouvernement doit composer avec une Assemblée nationale où il n'est pas majoritaire. Et c'est un fait. Alors, on a les plus gros groupes de l'Assemblée. Personne n'a de majorité alternative. Aujourd'hui, il faudrait mettre en accord deux oppositions qui sont très contradictoires entre l'extrême gauche et l'extrême droite. Alors, premier point, il n'y a pas de majorité alternative. Deuxième point, il n'y a pas de majorité absolue. Donc, oui, évidemment, ces quatre prochaines années vont être sportives politiquement, j'ai envie de dire. Mais il va falloir composer. Et c'est aussi, mais on en parlera peut-être, une nouvelle manière d'essayer de créer une nouvelle culture politique en France. On voit qu'on a du mal à faire des compromis, des consensus. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 1:34Voir 1 autre passage
« Vous parlez en connaissance de cause. Et donc, il fallait stabiliser cette majorité. Ça n'a pas été possible avec ni la gauche, ni le Parti Socialiste, ni les Verts, ni les Républicains. Et donc, on a fait un choix qui était de dire, nous allons faire texte par texte. Et donc, texte par texte, il faut trouver des majorités. C'est des fois impossible. Et ça sera de toute façon, a priori, si en l'État, il n'y a pas de majorité qui dépasse la majorité présidentielle à ce stade, ça sera de toute façon le cas sur le budget pendant 4 ans. Et donc, il faut qu'on prépare aussi les Français politiquement à ce que ce budget soit voté dans des conditions particulières. Avec des 49-3 répétitions. Vous avez vu les traces que ça a laissé, les protestations que ça a provoquées ? De toute façon, le budget est le symptôme de l'appartenance à la majorité. Donc, il faudra de toute façon, probablement, envisager l'utilisation de ces processus pour la suite. Avec des risques d'une motion de censure aussi. Et puis, texte par texte, il faut trouver des majorités, tout en évitant, effectivement, une motion de censure. Donc, je ne mésestime pas du tout la difficulté. D'ailleurs, il ne faut pas la mésestimer politiquement, dans ce moment-là. Je pense que le pire, ce serait de se dire, écoutez, la majorité est majoritaire, on écrase, etc. Ce n'est pas du tout la volonté, ni de ma formation politique, ni du gouvernement. Mais, ça nécessitera, encore une fois, et je pense que c'est un dur apprentissage pour la politique française, d'avoir peut-être une culture politique un peu plus au compromis, un peu plus à la discussion politique. Alors, tout le monde se renvoie la balle, moi, je renvoie aussi la balle aux oppositions, parce qu'à chaque fois, la main est tendue pour trouver des accords politiques. On l'a vu, d'ailleurs, sur les retraites. Il y avait un accord politique qui avait été trouvé au Sénat, un accord politique qui a été trouvé à l'Assemblée nationale. Mais pour faire un accord politique, il faut des partenaires, il faut un chef, des propositions, un accord, et puis il faut que ça suive derrière. Et quand ça ne suit pas, il n'y a plus d'accord. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Question 137Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Est-ce que vous appelez un risque aujourd'hui est-il plus fort ou moins fort qu'en 2017 ?
Réponse partielle
Le risque est toujours permanent et je pense qu'en 2017 le risque était fort. Cette proposition que nous avons fait a à mon avis permis de faire barrage. La deuxième élection en 2022 nous a également permis de sortir de ce match entre l'extrême gauche et l'extrême droite. Ça sera de la responsabilité de la nouvelle génération aussi de trouver des ressorts politiques des propositions nouvelles en 2027 pour éviter ce match et faire une proposition aussi aux Français qui sera probablement différente et qui correspondra aussi peut-être aux aspirations des Français de ce moment-là avec une autre incarnation d'autres types de propositions. Moi je suis très ouvert et je pense qu'il faut qu'on arri…
« Le risque est toujours permanent et je pense qu'en 2017 le risque était fort. Cette proposition que nous avons fait a à mon avis permis de faire barrage. La deuxième élection en 2022 nous a également permis de sortir de ce match entre l'extrême gauche et l'extrême droite. Ça sera de la responsabilité de la nouvelle génération aussi de trouver des ressorts politiques des propositions nouvelles en 2027 pour éviter ce match et faire une proposition aussi aux Français qui sera probablement différente et qui correspondra aussi peut-être aux aspirations des Français de ce moment-là avec une autre incarnation d'autres types de propositions. Moi je suis très ouvert et je pense qu'il faut qu'on arrive à se renouveler aussi politiquement et donc ça ça sera la responsabilité de ma génération par l'iel 85 et donc oui on aura une responsabilité à ce moment-là c'est de ne pas compter uniquement sur le président de la République actuelle pour faire face ça il faut qu'on s'y prépare maintenant. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 30:58
Question 138Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Et le RN vous répond justice sociale, autorité de l'État, affaissement des services publics, déserts médicaux. Est-ce qu'il a trouvé vos points faibles ?
Réponse à côté
Je pense que le RN ne veut pas qu'on réussisse. C'est une certitude puisqu'il vit sur les colères. C'est un parti vautour. Je vois la peur du déclassement, la peur de sortie de l'histoire, la question notamment des traditions régionales qui sont au centre aussi de la motivation du vote sur Marine Le Pen. Je pense au contraire que par deux fois on a empêché Marine Le Pen d'accéder au pouvoir contrairement à ce que souvent nos opposants nous disent. L'offre politique que présente Emmanuel Macron en 2017, c'est une offre politique qui permet de sortir dans la nasse où se trouve le parti socialiste avec François Hollande qui est dans l'incapacité de se représenter et dans les affaires de la dro…
« Je pense que le RN ne veut pas qu'on réussisse. C'est une certitude puisqu'il vit sur les colères. C'est un parti vautour. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 29:53Voir 2 autres passages
« Je vois la peur du déclassement, la peur de sortie de l'histoire, »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 30:04
« la question notamment des traditions régionales qui sont au centre aussi de la motivation du vote sur Marine Le Pen. Je pense au contraire que par deux fois on a empêché Marine Le Pen d'accéder au pouvoir contrairement à ce que souvent nos opposants nous disent. L'offre politique que présente Emmanuel Macron en 2017, c'est une offre politique qui permet de sortir dans la nasse où se trouve le parti socialiste avec François Hollande qui est dans l'incapacité de se représenter et dans les affaires de la droite avec François Fillon. Il n'y aurait pas eu ça. Il y avait un risque qu'on se retrouve à ce moment-là confronté à deux choix. Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon et probablement c'était Marine Le Pen qui gagnait. »
Question 139Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Je parle d'élection parce qu'au-delà de la mécanique parlementaire, sur la réforme des retraites, une majorité de Français vous reproche de ne pas l'écouter. Pourquoi aussi, là, ne pas rendre la parole aux électeurs ?
Réponse à côté
Écoutez, pour la première fois, je vous le dis sincèrement, pour la première fois, on s'applique ce que souvent les Français ont reproché aux responsables politiques. C'est-à-dire de faire l'inverse de ce qu'ils ont dit dans une campagne électorale. Et c'est vrai que dans la campagne électorale, probablement, ce sujet des retraites à 65 ans à la base, nous a coûté, probablement, sur les législatives, probablement, des sièges de députés. Le président de la République, la majorité, a décidé d'être transparent envers les Français dans la campagne, d'expliquer ce qu'il allait proposer à la représentation nationale et, par ailleurs, de discuter en amont. C'est pour ça que, d'ailleurs, le texte a…
« Écoutez, pour la première fois, je vous le dis sincèrement, pour la première fois, on s'applique ce que souvent les Français ont reproché aux responsables politiques. C'est-à-dire de faire l'inverse de ce qu'ils ont dit dans une campagne électorale. Et c'est vrai que dans la campagne électorale, probablement, ce sujet des retraites à 65 ans à la base, nous a coûté, probablement, sur les législatives, probablement, des sièges de députés. Le président de la République, la majorité, a décidé d'être transparent envers les Français dans la campagne, d'expliquer ce qu'il allait proposer à la représentation nationale et, par ailleurs, de discuter en amont. C'est pour ça que, d'ailleurs, le texte a été beaucoup amaudillé. On est passé de 65 à 64. Il y a eu des mesures sociales de contrepartie qui ont été mises dans le texte, sur lesquelles on n'a pas beaucoup parlé, mais qui étaient des avancées, aussi, par rapport à l'existant et à des inégalités qui existent, aussi, autour des retraites, notamment autour des femmes, autour des carrières longues, sur la pénibilité. Tout ça, on a essayé de faire avancer les choses. Donc, on avait une forme de légitimité, quand même, à proposer, ce projet. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 7:57Voir 1 autre passage
« Encore une fois, si je refais le film, pour que les auditeurs comprennent, nous avions trouvé un accord politique. L'accord politique, il était scellé avec les Républicains. Le Sénat a, d'ailleurs, beaucoup travaillé le texte. Il l'a beaucoup modifié. En le modifiant, il a fait, aussi, de ce texte, le sien. Et c'est le texte du Sénat qui est arrivé à l'Assemblée nationale, avec un accord avec les Républicains, qui devait, évidemment, nous donner une majorité. Ça n'a pas été possible, puisque les Républicains étaient divisés. Et au dernier moment, le gouvernement, le Président, a décidé de ne pas prendre le risque de voir une réforme très importante, écartée. Et donc, a décidé de mettre sa responsabilité politique et lier sa responsabilité politique. C'est-à-dire, si la motion de censure était votée, le gouvernement partait avec le texte. Et je trouve qu'il y a... On écarte beaucoup ce symbole qui est fort du 49-3. Maintenant, le 49-3, il est plutôt synonyme de l'arrêt des débats, plus que de la responsabilité du gouvernement sur le texte. Mais le symbole est fort. Et le gouvernement a considéré que ce texte était tellement nécessaire que si les parlementaires ne le souhaitaient pas, ils partiraient avec le texte. C'est ça aussi le 49-3. C'est ça aussi la motion de censure qui a été votée à 9 voix. Il y a eu des débats. Et je crois qu'il ne faudra pas caricaturer non plus ce que nous avons fait là. Je pense qu'il y a une part aussi de courage politique. On le voit dans les débats autour de la dette, autour de nos capacités d'investissement et d'endettement. Il nous faut des grandes réformes structurelles. Et cette réforme des retraites était indispensable, je pense. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 9:05
Question 140Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"
Est-ce que pour vous, c'est la même chose, Jean-Marie Le Pen, qui, à l'époque, qualifiait Simone Veil des d'avorteuses et des opposants à la réforme des retraites qui agitent des casseroles ?
Réponse à côté
Je le dis dans le contexte, mais la méthode politique qui consiste à interrompre, à éviter le débat, à éviter le débat politique et puis surtout les événements politiques qui doivent servir aussi à informer le public. On a aussi un rôle, nous, responsables politiques, c'est pour ça que d'ailleurs on est sur vos plateaux, on intervient dans vos colonnes et on va aussi en réunion publique. c'est qu'on a l'obligation de rendre compte et donc quand on essaye d'empêcher les responsables politiques de rendre compte, d'expliquer et de débattre, c'est un peu ce qui se passe dans cet extrait vidéo. Je trouve qu'il y a un parallèle des fois avec ce qui se passe aujourd'hui plutôt à l'extrême gauche e…
« Je le dis dans le contexte, mais la méthode politique qui consiste à interrompre, à éviter le débat, à éviter le débat politique et puis surtout les événements politiques qui doivent servir aussi à informer le public. On a aussi un rôle, nous, responsables politiques, c'est pour ça que d'ailleurs on est sur vos plateaux, on intervient dans vos colonnes et on va aussi en réunion publique. c'est qu'on a l'obligation de rendre compte et donc quand on essaye d'empêcher les responsables politiques de rendre compte, d'expliquer et de débattre, c'est un peu ce qui se passe dans cet extrait vidéo. Je trouve qu'il y a un parallèle des fois avec ce qui se passe aujourd'hui plutôt à l'extrême gauche et je trouve ça dommage qu'on y revienne. »
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 24:10
Question 141Taïwan : "La France a une voix singulière pour jouer la désescalade", estime Stéphane Séjourné
– Stéphane Séjourné, sur la défense, chaque pays augmente ses dépenses militaires de son côté, notamment l'Allemagne, de manière sensible. Mais pas de défense commune, pas d'armée commune. La France a du mal à entraîner les autres avec elle sur ces sujets. Pourquoi ?
Réponse directe
– Je pense que d'abord parce que c'est une compétence de souveraineté nationale et qu'il y a une bataille presque culturelle et politique à mener sur la question de la défense européenne, sur la question de l'Europe puissance. On voit bien qu'on avance très fortement avec l'Ukraine. On a créé un fonds européen de défense. Pour la première fois, on a presque 2 milliards d'euros qui vont être utilisés pour acheter des armes en commun au niveau des 27 pour donner des armes à l'Ukraine. Alors on avance petit à petit. On travaille sur l'interopérabilité, en tout cas du matériel européen, pour justement pouvoir avoir cette complémentarité européenne. Mais petit à petit et aussi à marche forcée av…
« – Je pense que d'abord parce que c'est une compétence de souveraineté nationale et qu'il y a une bataille presque culturelle et politique à mener sur la question de la défense européenne, sur la question de l'Europe puissance. On voit bien qu'on avance très fortement avec l'Ukraine. On a créé un fonds européen de défense. Pour la première fois, on a presque 2 milliards d'euros qui vont être utilisés pour acheter des armes en commun au niveau des 27 pour donner des armes à l'Ukraine. Alors on avance petit à petit. On travaille sur l'interopérabilité, en tout cas du matériel européen, pour justement pouvoir avoir cette complémentarité européenne. Mais petit à petit et aussi à marche forcée avec les crises, c'est pour ça qu'il faudra probablement dans les élections européennes qui vont arriver dans un an maintenant, peut-être donner un cap supplémentaire. Ce sera l'occasion d'un débat, je pense. »
France Inter · Taïwan : "La France a une voix singulière pour jouer la désescalade", estime Stéphane SéjournéVérifier à 12:54
Question 142Taïwan : "La France a une voix singulière pour jouer la désescalade", estime Stéphane Séjourné
C'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron effectue aujourd'hui une visite d'Etat aux Pays-Bas, où il devrait prononcer cet après-midi à l'AE un discours sur la souveraineté économique et industrielle de l'UE, six ans après son discours de la Sorbonne sur l'Europe déjà. Que faut-il attendre, Stéphane Séjourné, de ce discours de l'AE aujourd'hui ?
Réponse partielle
Jusqu'à maintenant, la souveraineté européenne s'est faite à marche forcée, j'ai envie de dire, avec les crises, la crise du Covid, la crise ukrainienne, on en parlait à l'instant, et donc avec le Covid, on a réussi à bâtir une Europe de la relance, 750 milliards d'euros qui ont été investis, qui ont été directement prélevés et engagés par la Commission européenne, et puis avec la guerre en Ukraine, on a fait, on a engagé la voie de la défense européenne, on a avancé. Maintenant, il va falloir que la souveraineté européenne soit notamment indépendante, j'ai envie de dire, des crises, et qu'on puisse aussi la construire en dehors des crises et à marche forcée, comme on a pu le faire pendant…
« Jusqu'à maintenant, la souveraineté européenne s'est faite à marche forcée, j'ai envie de dire, avec les crises, la crise du Covid, la crise ukrainienne, on en parlait à l'instant, et donc avec le Covid, on a réussi à bâtir une Europe de la relance, 750 milliards d'euros qui ont été investis, qui ont été directement prélevés et engagés par la Commission européenne, et puis avec la guerre en Ukraine, on a fait, on a engagé la voie de la défense européenne, on a avancé. Maintenant, il va falloir que la souveraineté européenne soit notamment indépendante, j'ai envie de dire, des crises, et qu'on puisse aussi la construire en dehors des crises et à marche forcée, comme on a pu le faire pendant tout un temps. Et donc on a un intérêt aujourd'hui, c'est de remettre sur la scène européenne la question de l'autonomie stratégique. Je pense que ça sera une partie du discours du président de la République à l'AE. »
France Inter · Taïwan : "La France a une voix singulière pour jouer la désescalade", estime Stéphane SéjournéVérifier à 8:24
Question 143Taïwan : "La France a une voix singulière pour jouer la désescalade", estime Stéphane Séjourné
Aux Etats-Unis, le sénateur de Floride, Marco Rubio, demande aux Européens si Emmanuel Macron parlait en leur nom, tout en dénonçant une visite complaisante d'Emmanuel Macron en Chine. Rubio dit, si Emmanuel Macron parle au nom de l'Europe, alors les Etats-Unis devraient en tirer les leçons, et se concentrer sur Taïwan, et laisser les Européens gérer l'Ukraine. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Réponse directe
D'abord, il y a eu la volonté, évidemment, d'associer la Commission européenne, ça ne vous aura pas oublié, empêché de voir que la présidente de la Commission européenne était présente. Je pense que, par ailleurs, dans le dialogue avec les Chinois, parler à 27, c'est une bonne chose. La Chine a eu toujours une stratégie de division de l'Europe, et donc de parler avec 27 capitales, qui permettaient à la fois sur le point de vue commercial, sur le point de vue diplomatique, de diviser les Européens. Et donc il y a une volonté française de faire de l'Europe une Europe puissance, et de justement parler à 27. Sur la question ukrainienne, on est dans un schéma complètement différent, il y a un co…
« D'abord, il y a eu la volonté, évidemment, d'associer la Commission européenne, ça ne vous aura pas oublié, empêché de voir que la présidente de la Commission européenne était présente. Je pense que, par ailleurs, dans le dialogue avec les Chinois, parler à 27, c'est une bonne chose. La Chine a eu toujours une stratégie de division de l'Europe, et donc de parler avec 27 capitales, qui permettaient à la fois sur le point de vue commercial, sur le point de vue diplomatique, de diviser les Européens. Et donc il y a une volonté française de faire de l'Europe une Europe puissance, et de justement parler à 27. Sur la question ukrainienne, on est dans un schéma complètement différent, il y a un conflit à nos portes européennes. Et là, les Américains sont nos alliés, sont les alliés de l'Ukraine, et nous avons ensemble déployé des moyens très importants pour aider militairement et financièrement l'Ukraine, parce qu'on y a un intérêt commun. On y a un intérêt commun que, justement, la Russie ne déploie pas son régime sur d'autres territoires, et puis d'apaiser la région. Donc il n'y a pas d'incompatibilité en ayant une démocratie, »
France Inter · Taïwan : "La France a une voix singulière pour jouer la désescalade", estime Stéphane SéjournéVérifier à 5:57Voir 1 autre passage
« en tout cas une Union européenne qui est en capacité d'avoir sa propre voix, une France qui joue une position singulière sur la scène internationale de désescalade, et en même temps une alliance sur la question ukrainienne. »
France Inter · Taïwan : "La France a une voix singulière pour jouer la désescalade", estime Stéphane SéjournéVérifier à 7:05
Question 144Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane Séjourné
mettre en place. Est-ce que l'Europe doit batailler également à l'OMC ?
Réponse directe
Oui, vous avez raison. On a deux batailles à mener. Il faut d'abord organiser une stratégie européenne. Et donc, on ne peut pas arriver à l'OMC sans avoir une stratégie européenne qui est construite, sans avoir un nouveau plan d'investissement massif et sans avoir recréé un rapport de force avec nos concurrents à l'international. et puis après, il faudra aller effectivement à l'OMC. La Chine n'a pas récupéré en termes économiques et donc, ça a été un avantage pour nous puisque ça n'a pas fait exploser de manière considérable le prix du gaz parce que la Chine n'a pas été sur le marché pour récupérer du gaz et donc, ça nous a permis quand même de renouveler nos stocks pour cet hiver. Mais, il…
« Oui, vous avez raison. On a deux batailles à mener. Il faut d'abord organiser une stratégie européenne. Et donc, on ne peut pas arriver à l'OMC sans avoir une stratégie européenne qui est construite, sans avoir un nouveau plan d'investissement massif et sans avoir recréé un rapport de force avec nos concurrents à l'international. et puis après, il faudra aller effectivement à l'OMC. La Chine n'a pas récupéré en termes économiques et donc, ça a été un avantage pour nous puisque ça n'a pas fait exploser de manière considérable le prix du gaz parce que la Chine n'a pas été sur le marché pour récupérer du gaz et donc, ça nous a permis quand même de renouveler nos stocks pour cet hiver. Mais, il faut faire attention parce que, y compris sur ce volet-là, compétitif, on aura un problème dans les prochains mois. »
France Inter — Questions politiques · Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane SéjournéVérifier à 30:44
Question 145Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane Séjourné
toujours Stéphane séjourné avec nous mais on est passé de Renew à Renaissance maintenant c'est plutôt le secrétaire général du parti est-ce qu'il y a une vie après Emmanuel Macron ?
Réponse directe
évidemment parce qu'on a quand même construit pendant 5 ans je pense le macronisme vous l'avez je pense une offre politique et une méthode une méthode aussi de gouvernement qui est un peu différente de ce qu'on avait l'occasion de voir dans les gouvernements d'avant c'est-à-dire que c'est pas l'ouverture à des sensibilités où on leur demande aux gens de venir et de dépouser la doctrine d'un camp mais c'est le dépassement politique avec un certain nombre de sensibilités qui se retrouvent au gouvernement et puis on a évoqué un certain nombre de sujets le féminisme les causes européennes et donc tous ces sujets-là structurent quand même en grande partie aujourd'hui le centre droit et le centre…
« évidemment parce qu'on a quand même construit pendant 5 ans je pense le macronisme vous l'avez je pense une offre politique et une méthode une méthode aussi de gouvernement qui est un peu différente de ce qu'on avait l'occasion de voir dans les gouvernements d'avant c'est-à-dire que c'est pas l'ouverture à des sensibilités où on leur demande aux gens de venir et de dépouser la doctrine d'un camp mais c'est le dépassement politique avec un certain nombre de sensibilités qui se retrouvent au gouvernement et puis on a évoqué un certain nombre de sujets le féminisme les causes européennes et donc tous ces sujets-là structurent quand même en grande partie aujourd'hui le centre droit et le centre gauche français donc oui je pense qu'il y a une vie en tout cas moi je vis à Attelé pour qu'il y ait une vie après »
France Inter — Questions politiques · Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane SéjournéVérifier à 41:12
Question 146Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane Séjourné
Alors c'est peut-être un sparadrap pour Emmanuel Macron. Il y en a un autre qui n'est d'ailleurs pas éloigné de celui-ci, c'est Macron, président des riches. On a beaucoup entendu ça depuis 2017, on l'entend encore beaucoup aujourd'hui. Et cette semaine, une enquête de l'INSEE vient mettre peut-être un peu de l'eau au moulin de cette image-là. Cette enquête, elle chiffre l'impact des mesures fiscales et sociales prises depuis 2020. Résultat, elles ont surtout profité aux ménages les plus aisés, jusqu'à 470 euros par an en moyenne, contre 90 euros pour les ménages les plus modestes. Vous avez vu, j'imagine, cette enquête. Est-ce que ça ne nourrit pas cette idée-là que les mesures prises par le gouvernement ont davantage profité aux plus aisés qu'aux autres ?
Réponse partielle
Oui, on ne peut pas dire que dans cette période-là, le gouvernement n'a pas aidé, en tout cas les gens qui avaient le plus de mal dans cette période. Je regarde, y compris, encore une fois, ce qui s'est fait au niveau européen et international. La France a été un des pays qui a le plus aidé sa population, notamment sur le pouvoir d'achat. On a eu un certain nombre de réformes structurelles où on a essayé de faire grimper le salaire net en réduisant, évidemment, les impôts des classes moyennes. Ça a été le cas, notamment, avec la redevance, avec un certain nombre d'impôts qui rajoutent du pouvoir d'achat aux Français. Et puis, il y a eu des éléments de protection pour toutes les catégories.…
« Oui, on ne peut pas dire que dans cette période-là, le gouvernement n'a pas aidé, en tout cas les gens qui avaient le plus de mal dans cette période. Je regarde, y compris, encore une fois, ce qui s'est fait au niveau européen et international. La France a été un des pays qui a le plus aidé sa population, notamment sur le pouvoir d'achat. On a eu un certain nombre de réformes structurelles où on a essayé de faire grimper le salaire net en réduisant, évidemment, les impôts des classes moyennes. Ça a été le cas, notamment, avec la redevance, avec un certain nombre d'impôts qui rajoutent du pouvoir d'achat aux Français. Et puis, il y a eu des éléments de protection pour toutes les catégories. On a encore dépensé 7 milliards d'euros sur les questions de déplacement, avec une aide pour le déplacement. On va cibler maintenant ces aides. »
France Inter — Questions politiques · Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane SéjournéVérifier à 14:50Voir 1 autre passage
« Oui, vous avez un salaire moyen aujourd'hui, un salaire médian des Français qui est de 2000 euros. Donc, vous voyez que cette classe moyenne, qui est un peu en dessous, un peu au-dessus, a bénéficié aujourd'hui de nos dispositifs. Donc, je pense qu'il faudra accélérer ça. Et je crois voir, en tout cas, encore une fois, dans les comparaisons européennes qu'on peut faire, que la France a largement, en tout cas, contribué à atténuer les effets de la crise pour le pouvoir d'achat des Français. »
France Inter — Questions politiques · Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane SéjournéVérifier à 15:53
Question 147Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane Séjourné
On ne parle plus du tout d'OMC. Est-ce que ce n'est pas là aussi que l'Europe peut agir pour précisément lutter contre des concurrences qui seraient déloyales notamment avec les Chinois ?
Réponse directe
Oui, vous avez raison. On a deux batailles à mener. Il faut d'abord organiser une stratégie européenne. Et donc, on ne peut pas arriver à l'OMC sans avoir une stratégie européenne qui est construite, sans avoir un nouveau plan d'investissement massif et sans avoir recréé un rapport de force avec nos concurrents à l'international. et puis après, il faudra aller effectivement à l'OMC. La Chine n'a pas récupéré en termes économiques et donc, ça a été un avantage pour nous puisque ça n'a pas fait exploser de manière considérable le prix du gaz parce que la Chine n'a pas été sur le marché pour récupérer du gaz et donc, ça nous a permis quand même de renouveler nos stocks pour cet hiver. Mais, il…
« Oui, vous avez raison. On a deux batailles à mener. Il faut d'abord organiser une stratégie européenne. Et donc, on ne peut pas arriver à l'OMC sans avoir une stratégie européenne qui est construite, sans avoir un nouveau plan d'investissement massif et sans avoir recréé un rapport de force avec nos concurrents à l'international. et puis après, il faudra aller effectivement à l'OMC. La Chine n'a pas récupéré en termes économiques et donc, ça a été un avantage pour nous puisque ça n'a pas fait exploser de manière considérable le prix du gaz parce que la Chine n'a pas été sur le marché pour récupérer du gaz et donc, ça nous a permis quand même de renouveler nos stocks pour cet hiver. Mais, il faut faire attention parce que, y compris sur ce volet-là, compétitif, on aura un problème dans les prochains mois. »
France Inter — Questions politiques · Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane SéjournéVérifier à 30:44
Question 148Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane Séjourné
Parce que je suis sûr qu'il y a plein de gens qui écoutent la radio qui se disent mais si on demande à un patron de le faire, il ne le fera pas forcément. Comment on l'incite ?
Réponse directe
Dans certaines conditions, je pense qu'on a incité, par exemple, sur la prime Macron, et ça a bien marché, et ça a bien marché, par exemple, à augmenter le salaire, enfin, augmenter la part du travail sur la rémunération. On peut avoir des incitations fiscales, on peut avoir des incitations qui permettent justement d'avoir un rééquilibrage de la valeur travail en entreprise. Et puis, pour certains, si ça ne marche pas, on peut passer effectivement par la loi.
« Dans certaines conditions, je pense qu'on a incité, par exemple, sur la prime Macron, et ça a bien marché, et ça a bien marché, par exemple, à augmenter le salaire, enfin, augmenter la part du travail sur la rémunération. On peut avoir des incitations fiscales, on peut avoir des incitations qui permettent justement d'avoir un rééquilibrage de la valeur travail en entreprise. Et puis, pour certains, si ça ne marche pas, on peut passer effectivement par la loi. »
France Inter — Questions politiques · Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane SéjournéVérifier à 19:48
Question 149Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane Séjourné
Pourquoi ça ne marche pas à l'heure jeudi quand il y a une réunion entre chefs d'État européens pour fixer un prix du gaz commun ?
Réponse partielle
On a fixé un prix du gaz commun qui est relativement haut et qui objectivement on a eu cette discussion au Parlement européen d'ailleurs je trouve beaucoup trop haut. Je crois qu'au plus fort de la crise ce prix a été dépassé pendant 5 jours et les conditions c'est de le dépasser pendant 15 jours si on veut qu'il soit capé. Donc il va peut-être falloir le redescendre. C'est une proposition de la Commission. Les chefs d'État et de gouvernement auront d'ailleurs assez exprimé là-dessus dans les prochains jours mais moi je suis moyen moyen convaincu par la proposition de la Commission dans ce sens-là. mais il y a eu un effort d'une proposition et il faudra évidemment caper le prix de l'énergie…
« On a fixé un prix du gaz commun qui est relativement haut et qui objectivement on a eu cette discussion au Parlement européen d'ailleurs je trouve beaucoup trop haut. Je crois qu'au plus fort de la crise ce prix a été dépassé pendant 5 jours et les conditions c'est de le dépasser pendant 15 jours si on veut qu'il soit capé. Donc il va peut-être falloir le redescendre. C'est une proposition de la Commission. Les chefs d'État et de gouvernement auront d'ailleurs assez exprimé là-dessus dans les prochains jours mais moi je suis moyen moyen convaincu par la proposition de la Commission dans ce sens-là. mais il y a eu un effort d'une proposition et il faudra évidemment caper le prix de l'énergie c'est une certitude mais surtout je pense qu'il nous faut un nouvel acte d'investissement et donc il nous faut de l'argent encore européen. Et c'est là où ça achope avec les Allemands sur la question de l'investissement européen. Pour l'instant les Allemands préfèrent s'endetter pour leurs entreprises allemandes et très fortement et toute la conviction qu'on met aujourd'hui dans notre discussion politique et diplomatique entre les capitales et au Parlement européen c'est d'essayer de les convaincre qu'il faut un investissement »
France Inter — Questions politiques · Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane SéjournéVérifier à 32:53
Question 150Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane Séjourné
D'accord, mais alors, qu'est-ce qu'apporte un cabinet de conseil que n'apporterait pas un haut fonctionnaire ?
Réponse à côté
Non, parce que dans la campagne électorale, vous avez des bénévoles qui travaillent, vous avez des gens qui viennent faire des notes blanches, des expertises, etc. Et c'est bien normal pour faire un projet présidentiel. Il faut différencier deux sujets.
« Non, parce que dans la campagne électorale, vous avez des bénévoles qui travaillent, vous avez des gens qui viennent faire des notes blanches, des expertises, etc. Et c'est bien normal pour faire un projet présidentiel. Il faut différencier deux sujets. »
France Inter — Questions politiques · Affaire McKinsey : "Il faut laisser la justice faire son travail", réagit Stéphane SéjournéVérifier à 10:48
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 8:40
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« En tout cas, on aura besoin d'unité. D'unité de patriotisme européen. Et pour avoir vécu la négociation sur les droits de douane de la première partie du mandat de Donald Trump, évidemment que notamment dans le secteur privé et dans certains nombres de capitales, l'unité nous a fait défaut. Et donc on a beau critiquer le résultat de l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne, mais nous avions un mandat à la Commission et c'est probablement le manque d'unité qui nous aurait, si l'unité était plus forte, si nous avions pu parler tous le même langage de la force, permet d'avoir des meilleurs résultats de cet accord. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 6:54
« Alors, il y aura une discussion mercredi au Collège des Commissaires, il y aura une discussion également, a priori, dans un Conseil européen extraordinaire avec les chefs d'État et de gouvernement, et ces mesures, ces dispositifs seront expliqués, peut-être approuvés, peut-être que nous aurons un mandat au niveau de la Commission pour pouvoir expertiser un certain nombre de mesures, mais oui, nous avons un certain nombre d'éléments graduels. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Ça va de l'interdiction de la part des entreprises américaines de prétendre à des marchés publics européens, par exemple, et puis un certain nombre de fermetures du marché européen. Tout ça, encore une fois, ce sont des hypothèses. Nous sommes, au moment de cette menace, dans l'évaluation et surtout dans notre capacité à pouvoir répondre par des outils. Nous avons les outils à nos dispositions et on doit s'en servir si nécessaire. Et si ces droits de douane étaient confirmés. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes26 nov. 2023 au 19 janv. 2026 · 33 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si je regarde en tout cas les déclarations des chefs de groupe au Parlement européen et notamment du PPE, de la droite conservatrice, de Manfred Weber, si je regarde l'ensemble des déclarations, à ce stade, aujourd'hui, cet accord est caduque. Et donc si les droits de douane venaient être confirmés et si la menace existe encore au moment où le Parlement européen doit ratifier cet accord, je considère que cet accord est caduque, vu ces déclarations. Et donc il n'y a pas de majorité au Parlement européen pour valider, voter l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne sur les droits de douane. Vous voyez derrière ce qu'entraînent des positions et les conséquences également économiques que peuvent entraîner ces décisions de l'administration Trump. On vit dans un moment où il faut garder la tête froide et je pense que l'Europe doit avoir une voix forte dans ce moment-là pour éviter la catastrophe. Merci beaucoup Stéphane Péjourné, vice-président de la Commission européenne. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 8:40Voir 2 autres passages
« Alors, il y aura une discussion mercredi au Collège des Commissaires, il y aura une discussion également, a priori, dans un Conseil européen extraordinaire avec les chefs d'État et de gouvernement, et ces mesures, ces dispositifs seront expliqués, peut-être approuvés, peut-être que nous aurons un mandat au niveau de la Commission pour pouvoir expertiser un certain nombre de mesures, mais oui, nous avons un certain nombre d'éléments graduels. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Ça va de l'interdiction de la part des entreprises américaines de prétendre à des marchés publics européens, par exemple, et puis un certain nombre de fermetures du marché européen. Tout ça, encore une fois, ce sont des hypothèses. Nous sommes, au moment de cette menace, dans l'évaluation et surtout dans notre capacité à pouvoir répondre par des outils. Nous avons les outils à nos dispositions et on doit s'en servir si nécessaire. Et si ces droits de douane étaient confirmés. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si je regarde en tout cas les déclarations des chefs de groupe au Parlement européen et notamment du PPE, de la droite conservatrice, de Manfred Weber, si je regarde l'ensemble des déclarations, à ce stade, aujourd'hui, cet accord est caduque. Et donc si les droits de douane venaient être confirmés et si la menace existe encore au moment où le Parlement européen doit ratifier cet accord, je considère que cet accord est caduque, vu ces déclarations. Et donc il n'y a pas de majorité au Parlement européen pour valider, voter l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne sur les droits de douane. Vous voyez derrière ce qu'entraînent des positions et les conséquences également économiques que peuvent entraîner ces décisions de l'administration Trump. On vit dans un moment où il faut garder la tête froide et je pense que l'Europe doit avoir une voix forte dans ce moment-là pour éviter la catastrophe. Merci beaucoup Stéphane Péjourné, vice-président de la Commission européenne. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 8:40Voir 2 autres passages
« et de commencer justement ces discussions avec aussi un langage de la force. C'est l'objectif que nous nous donnons également au niveau européen. C'est pour ça que je suis là ce matin et que j'ai ces paroles fortes sur ce sujet. Il faut tenir compte de ce qui nous a manqué la dernière fois dans cette négociation pour aujourd'hui avoir des résultats plus probants et surtout éviter de rentrer dans cette escalade des droits commerciaux. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 7:56
« Oui, les contacts sont en cours déjà aujourd'hui avec l'administration américaine. On aura un certain nombre de discussions et d'aller-retour sur les conséquences économiques de ce que nous envisageons. Et donc ça veut dire faire aussi tourner les ordinateurs du côté américain et du côté européen pour voir les conséquences économiques. qu'on puisse avoir des éléments qui soient aussi dissuasifs dans cette discussion. On les a, je vous les ai évoqués, j'en ai évoqué quelques-uns. L'intérêt pour nous, c'est évidemment de limiter l'impact économique, encore une fois. Et donc tout ce qui peut permettre de renforcer le rapport de force européen, l'unité européenne, nos outils anti-coercition, la réponse sur les tarifs sont des éléments qui nous permettent en tout cas d'avoir la main dans cette négociation. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous sommes en discussion, et la représaille d'ailleurs, nous sommes au stade de la menace du côté américain, nous devons être au stade également de la menace au niveau européen. Et l'outil anti-coercition est en quelque sorte une arme de dissuasion. Une arme de dissuasion qui doit permettre le dialogue, et surtout d'éviter l'application des droits de douane. Et donc c'est ça aussi l'objectif que nous donnons, avoir une discussion, mais mettre aussi l'ensemble des outils sur la table. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 3:17Voir 2 autres passages
« je crois aujourd'hui être clair ce matin, et puis après ce sont les États membres qui doivent décider aussi, et de trouver des majorités pour pouvoir l'utiliser. L'outil anti-coercition, c'est une arme de dissuasion, et un certain nombre de mesures que nous pouvons paramétrer. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:00
« Ce que nous sommes en train de vivre est un cas d'école de coercition. C'est la première étape, peut-être, pour la Commission européenne, c'est de constater qu'un outil commercial, en l'occurrence les droits de douane, nous est soumis en termes de chantage pour nous contraindre à, en l'occurrence, céder le Groenland. Donc c'est un cas d'école aujourd'hui, et la définition est très claire dans les textes européens de ce qu'est la coercition, et c'est un cas d'école de coercition. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En tout cas, on aura besoin d'unité. D'unité de patriotisme européen. Et pour avoir vécu la négociation sur les droits de douane de la première partie du mandat de Donald Trump, évidemment que notamment dans le secteur privé et dans certains nombres de capitales, l'unité nous a fait défaut. Et donc on a beau critiquer le résultat de l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne, mais nous avions un mandat à la Commission et c'est probablement le manque d'unité qui nous aurait, si l'unité était plus forte, si nous avions pu parler tous le même langage de la force, permet d'avoir des meilleurs résultats de cet accord. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 6:54Voir 2 autres passages
« Pour que vos éditeurs comprennent bien, nous avions gelé ce dispositif. Et donc, la représailles européenne, c'était 93 milliards de droits de douane supplémentaires sur l'économie américaine si nous n'avions pas d'accord avec les Américains. Nous avons eu un accord avec les Américains et donc les Européens se sont engagés à suspendre ces droits de douane. Ces droits de douane, ils ont été votés par le Conseil et les co-législateurs. Et donc, évidemment, c'est un des dispositifs que nous avons sous la main pour pouvoir aussi riposter en cas de droits de douane américains supplémentaires. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 5:51
« Vous avez deux leviers dans la riposte. D'abord, le tarifaire, la réciprocité absolue. Donc, ils nous collent 20%, on leur colle 20%. On met 20%. Cette liste de réciprocité sera déjà en œuvre dès cette semaine, puisque les premiers droits tarifiaires qui ont été annoncés par Donald Trump, notamment sur l'acier et l'aluminium, seront en réciprocité et seront annoncés dans les jours qui viennent. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, il y aura une discussion mercredi au Collège des Commissaires, il y aura une discussion également, a priori, dans un Conseil européen extraordinaire avec les chefs d'État et de gouvernement, et ces mesures, ces dispositifs seront expliqués, peut-être approuvés, peut-être que nous aurons un mandat au niveau de la Commission pour pouvoir expertiser un certain nombre de mesures, mais oui, nous avons un certain nombre d'éléments graduels. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Ça va de l'interdiction de la part des entreprises américaines de prétendre à des marchés publics européens, par exemple, et puis un certain nombre de fermetures du marché européen. Tout ça, encore une fois, ce sont des hypothèses. Nous sommes, au moment de cette menace, dans l'évaluation et surtout dans notre capacité à pouvoir répondre par des outils. Nous avons les outils à nos dispositions et on doit s'en servir si nécessaire. Et si ces droits de douane étaient confirmés. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:33Voir 2 autres passages
« Alors, il y aura une discussion mercredi au Collège des Commissaires, il y aura une discussion également, a priori, dans un Conseil européen extraordinaire avec les chefs d'État et de gouvernement, et ces mesures, ces dispositifs seront expliqués, peut-être approuvés, peut-être que nous aurons un mandat au niveau de la Commission pour pouvoir expertiser un certain nombre de mesures, mais oui, nous avons un certain nombre d'éléments graduels. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Ça va de l'interdiction de la part des entreprises américaines de prétendre à des marchés publics européens, par exemple, et puis un certain nombre de fermetures du marché européen. Tout ça, encore une fois, ce sont des hypothèses. Nous sommes, au moment de cette menace, dans l'évaluation et surtout dans notre capacité à pouvoir répondre par des outils. Nous avons les outils à nos dispositions et on doit s'en servir si nécessaire. Et si ces droits de douane étaient confirmés. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités26 nov. 2023 au 19 janv. 2026 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que nous sommes en train de vivre est un cas d'école de coercition. C'est la première étape, peut-être, pour la Commission européenne, c'est de constater qu'un outil commercial, en l'occurrence les droits de douane, nous est soumis en termes de chantage pour nous contraindre à, en l'occurrence, céder le Groenland. Donc c'est un cas d'école aujourd'hui, et la définition est très claire dans les textes européens de ce qu'est la coercition, et c'est un cas d'école de coercition. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 2:44Voir 2 autres passages
« Ce que nous sommes en train de vivre est un cas d'école de coercition. C'est la première étape, peut-être, pour la Commission européenne, c'est de constater qu'un outil commercial, en l'occurrence les droits de douane, nous est soumis en termes de chantage pour nous contraindre à, en l'occurrence, céder le Groenland. Donc c'est un cas d'école aujourd'hui, et la définition est très claire dans les textes européens de ce qu'est la coercition, et c'est un cas d'école de coercition. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 2:44
« Ce que nous sommes en train de vivre est un cas d'école de coercition. C'est la première étape, peut-être, pour la Commission européenne, c'est de constater qu'un outil commercial, en l'occurrence les droits de douane, nous est soumis en termes de chantage pour nous contraindre à, en l'occurrence, céder le Groenland. Donc c'est un cas d'école aujourd'hui, et la définition est très claire dans les textes européens de ce qu'est la coercition, et c'est un cas d'école de coercition. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, non. Nous allons évidemment riposter. Il y a une riposte qui est en préparation et je voulais être très clair ce matin, y compris sur la doctrine que nous allons travailler, la méthode que nous allons employer, y compris dans le travail et l'unité européenne. Notre riposte aura trois mots d'ordre. D'abord, la proportionnalité, puisqu'il y aura des impacts économiques sur notre économie et sur l'économie européenne. Il faut pouvoir en tenir compte. Notre économie est très imbriquée avec celle des Etats-Unis. Il y a 60% des investissements étrangers aux Etats-Unis qui sont des investissements européens. 40% des investissements étrangers en Europe sont des investissements américains. Et donc, on voit bien dans cette dynamique comment des droits de douane et des tarifs peuvent impacter à la fois les entreprises américaines et à la fois les entreprises européennes. Et puis, il y a l'unité européenne à construire, puisque nous sommes forts à 450 millions de consommateurs. Et donc, il faut continuer à négocier ensemble. À 27, pour l'instant, ça a tenu. Et pour avoir cette négociation à 27... »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Nous avons les cartes et les outils pour faire plier les Américains"Vérifier à 0:32Voir 2 autres passages
« D'abord, non. Nous allons évidemment riposter. Il y a une riposte qui est en préparation et je voulais être très clair ce matin, y compris sur la doctrine que nous allons travailler, la méthode que nous allons employer, y compris dans le travail et l'unité européenne. Notre riposte aura trois mots d'ordre. D'abord, la proportionnalité, puisqu'il y aura des impacts économiques sur notre économie et sur l'économie européenne. Il faut pouvoir en tenir compte. Notre économie est très imbriquée avec celle des Etats-Unis. Il y a 60% des investissements étrangers aux Etats-Unis qui sont des investissements européens. 40% des investissements étrangers en Europe sont des investissements américains. Et donc, on voit bien dans cette dynamique comment des droits de douane et des tarifs peuvent impacter à la fois les entreprises américaines et à la fois les entreprises européennes. Et puis, il y a l'unité européenne à construire, puisque nous sommes forts à 450 millions de consommateurs. Et donc, il faut continuer à négocier ensemble. À 27, pour l'instant, ça a tenu. Et pour avoir cette négociation à 27... »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Nous avons les cartes et les outils pour faire plier les Américains"Vérifier à 0:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, on a un problème qui est lié à l'ensemble des industries européennes. C'est-à-dire qu'on a les surcapacités chinoises, des véhicules chinois qui sont sursubventionnés, qui arrivent sur le marché européen. Il y a eu une réponse européenne. On a mis là des droits de douane pour éviter que ces véhicules arrivent sursubventionnés sur le marché, en concurrence avec nos véhicules. Et puis, on a un problème de prix de l'énergie, qui est aussi le problème de beaucoup d'industries un peu partout en Europe. Moi, je ne peux pas garantir à toutes ces industries les mêmes conditions de pouvoir d'achat, en tout cas de subvention chinoise. Il y a un tas de subvention chinoise, de la main d'œuvre jusqu'au foncier, jusqu'au prix de l'énergie. Et je ne peux pas garantir non plus à ces industries le même prix de l'électricité que les Américains qui produisent sur leur territoire le gaz et le pétrole. Donc, on va travailler avec des plans sectoriels. »
France Inter · Face à Trump, "les Européens doivent rester unis", martèle Stéphane SéjournéVérifier à 21:37Voir 2 autres passages
« D'abord, on a un problème qui est lié à l'ensemble des industries européennes. C'est-à-dire qu'on a les surcapacités chinoises, des véhicules chinois qui sont sursubventionnés, qui arrivent sur le marché européen. Il y a eu une réponse européenne. On a mis là des droits de douane pour éviter que ces véhicules arrivent sursubventionnés sur le marché, en concurrence avec nos véhicules. Et puis, on a un problème de prix de l'énergie, qui est aussi le problème de beaucoup d'industries un peu partout en Europe. Moi, je ne peux pas garantir à toutes ces industries les mêmes conditions de pouvoir d'achat, en tout cas de subvention chinoise. Il y a un tas de subvention chinoise, de la main d'œuvre jusqu'au foncier, jusqu'au prix de l'énergie. Et je ne peux pas garantir non plus à ces industries le même prix de l'électricité que les Américains qui produisent sur leur territoire le gaz et le pétrole. Donc, on va travailler avec des plans sectoriels. »
France Inter · Face à Trump, "les Européens doivent rester unis", martèle Stéphane SéjournéVérifier à 21:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez d'autres choses, notamment le commerce extérieur, les droits de droit, les services financiers, mais le numérique n'est pas dans mon portefeuille. La commissaire en question a élargi l'enquête ce week-end pour justement avoir une base légale pour aller devant le juge. On est dans un état de droit, on a des règles et effectivement la commission donne un rapport d'expertise au juge qui décide des sanctions. »
France Inter · Face à Trump, "les Européens doivent rester unis", martèle Stéphane SéjournéVérifier à 12:22Voir 2 autres passages
« Alors, qu'est-ce qu'il a dit ? Il y a plusieurs choses. D'abord, il dit beaucoup de choses. Et dans cet entretien, qui a d'abord été présenté de manière pas forcément très honnête, en tout cas pas complète, par le journal Politico, qui est un journal anglophone, et puis de manière plus complète dans les échos. Et c'est la version de référence, c'est elle qu'il faut lire. Dans cet entretien, il dit beaucoup de choses. Il ne parle pas simplement de la Chine et de Taïwan. Il parle même davantage de l'Europe. Et il essaie de convaincre son lectorat, avec de vrais arguments à mon sens, que finalement, cette fameuse autonomie stratégique de l'Europe, elle est en train de se construire patiemment. Nous diversifions nos approvisionnements énergétiques. Nous passons des textes, nous faisons adopter des textes à Bruxelles sur les semi-conducteurs, sur les matériaux critiques, etc. Et donc, lui, il dit ça avant. Donc, il y a pas mal de choses qui sont... »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 6:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le commerce est à double sens. Ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d'eux. C'est quand même une règle de base qu'il ne faut pas oublier dans les relations internationales. Souvent, les besoins sont mutuels. Là où on se trompe, parfois, c'est quand on dit « je vais aller expliquer aux Chinois, j'ai besoin des Chinois parce qu'il faut les persuader que la lutte contre le changement climatique est une priorité pour eux. Donc j'ai besoin d'eux. » Mais la Chine n'agit qu'en fonction de son propre intérêt. Ce n'est pas la force de persuasion d'Emmanuel Macron qui va réussir à faire bouger les lignes, que ce soit sur l'Ukraine ou sur le changement climatique. Effectivement, on essaie de trouver une voie un peu différente. Mais j'allais dire qu'on peut aussi mettre les Américains devant leurs propres contradictions. Emmanuel Macron a beau jeu de dire « si vous voulez que nous soyons plus solidaires sur les grands dossiers internationaux, alors traitez vos alliés un peu mieux. » Parce que quand Joe Biden fait l'IRA, l'Inflation Reduction Act, quand il nous vend son gaz au prix du marché, tout simplement, il fait du protectionnisme, il fait du « America first » et on ne peut pas lui reprocher. En France, j'espère bien qu'Emmanuel Macron fait du « France first ». La question, c'est de savoir comment est-ce qu'avec une Europe aussi divisée, on peut trouver un rapport de force que jamais on ne pourra trouver seul. Même puissance nucléaire, même membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, même deuxième ou troisième puissance exportatrice d'armement au monde. »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 42:10Voir 2 autres passages
« Le problème, c'est qu'il dit, un, ça ne nous intéresse pas, deux, dissuader Taïwan, ça ne sert à rien, ce n'est pas possible. Alors que s'il y a une chance de dissuader Pékin, de s'en prendre à Taïpé, c'est justement par une dissuasion économique commune, américaine et européenne. Sans l'économie américaine, sans la menace de sanctions européennes, la menace de sanctions américaines ne pèserait pas. Donc il a tort pour les raisons que mentionne Philippe de Certine. Il a tort parce que, oui ? »
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 24:06
« Et c'est bien ça le problème. Puisque vous me parlez de la posture néo-gaullienne ou néo-gaulliste d'Emmanuel Macron, je dirais que c'est du gaullisme à contre-temps. Et à contre-temps, elle est mal placée à contre-temps parce que la France de 2023 n'est plus la France de 1963. Elle pèse moins ? Elle pèse moins. Et la Chine n'est plus du tout la Chine de Mao Zedong. À l'époque, lorsque la France reconnaît la République populaire de Chine, c'est un acte fort avec un État qui n'a pas du tout le rayonnement et la puissance qu'il a aujourd'hui. Et puis le problème, c'est que la manière dont il pose les termes du débat est très mauvaise. S'il avait dit qu'il faut que l'Europe se détermine librement dans cette affaire, elle doit déterminer où sont ses intérêts dans la rivalité sino-américaine, elle doit déterminer si la question de Taïwan l'intéresse ou pas. Et en fonction de cela, nous prendrons librement, nous Européens, nos décisions et nos orientations. Il n'y aurait rien eu à redire. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Culture — Sens politique · Stéphane Séjourné (Renaissance) : "Je ne suis pas sur la même ligne que les Républicains"Vérifier à 30:10
« Oui, j'ai le sentiment surtout que si nous n'affirmons pas cela, c'est la course, et je ne sais pas où s'arrêtera ce désir de puissance et d'annexion du Groenland. Donc nous devons affirmer un certain nombre de principes, et donc nous devons l'affirmer de manière cohérente entre nous, mais surtout de manière unitaire. Affirmer des principes et répondre. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 2:02
France Inter · Stéphane Séjourné : "Nous avons les cartes et les outils pour faire plier les Américains"Vérifier à 7:06
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 2:44
France Inter · Stéphane Séjourné : "Nous avons les cartes et les outils pour faire plier les Américains"Vérifier à 2:18
« Alors, il y aura une discussion mercredi au Collège des Commissaires, il y aura une discussion également, a priori, dans un Conseil européen extraordinaire avec les chefs d'État et de gouvernement, et ces mesures, ces dispositifs seront expliqués, peut-être approuvés, peut-être que nous aurons un mandat au niveau de la Commission pour pouvoir expertiser un certain nombre de mesures, mais oui, nous avons un certain nombre d'éléments graduels. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Ça va de l'interdiction de la part des entreprises américaines de prétendre à des marchés publics européens, par exemple, et puis un certain nombre de fermetures du marché européen. Tout ça, encore une fois, ce sont des hypothèses. Nous sommes, au moment de cette menace, dans l'évaluation et surtout dans notre capacité à pouvoir répondre par des outils. Nous avons les outils à nos dispositions et on doit s'en servir si nécessaire. Et si ces droits de douane étaient confirmés. »
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 4:33
France Inter · Stéphane Séjourné : "Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse"Vérifier à 2:44
« Il y a deux stratégies possibles. Je pense que la réalité est un peu entre les deux, comme souvent. Mais on a instruit tous nos services, et donc l'administration européenne, depuis maintenant plusieurs semaines, pour avoir des éléments offensifs et défensifs. Offensifs, puisqu'on peut avoir une réplique sur les droits de douane également. Mais attention, c'est exactement le même débat que nous avons eu sur les sanctions russes. C'est-à-dire que tous les droits de douane que nous mettrons aux Américains, une partie, les Européens, le paieront. Si nous mettons 25% sur l'aéronautique, si c'est le cas de l'autre côté, les pièces détachées des Boeing, des compagnies européennes seront plus chères. C'est l'inflation sur les prix des billets, etc. Et c'est partout dans tous les secteurs. Donc il faut une approche plutôt stratégique. On vous sent réticent à augmenter les droits de douane si eux le font ? Je pense qu'il faudra une approche stratégique. On l'a fait sur les Harley-Davidson pendant un temps qui ont eu beaucoup d'effets, par exemple, à la fois symboliques. Il faudra de manière stratégique regarder ce qui fait mal en réalité économiquement, plutôt que ce qui est du domaine du symbole ou de l'homothésie et de la réciprocité avec les États-Unis. En tout cas, il faut protéger le pouvoir d'achat des Européens. C'est notre mission, tout en évitant la guerre commerciale. Et puis, il y a une approche défensive qui consiste à réaiguiller un certain nombre d'achats dans le monde. Faut-il diversifier l'achat de GNL ? Plutôt suspendre les approvisionnements de l'Azerbaïdjan pour acheter plus aux Américains dans cette période de transition écologique où on essaye de réduire notre empreinte carbone. On a encore un certain nombre de pays européens qui utilisent le gaz pour créer de l'énergie et qui sont en transition. Bon, ça c'est une autre approche. Je pense que la vérité se situe à peu près au milieu. Mais vous pensez qu'il va comprendre ? »
France Inter · Face à Trump, "les Européens doivent rester unis", martèle Stéphane SéjournéVérifier à 16:14
« Il y a deux stratégies possibles. Je pense que la réalité est un peu entre les deux, comme souvent. Mais on a instruit tous nos services, et donc l'administration européenne, depuis maintenant plusieurs semaines, pour avoir des éléments offensifs et défensifs. Offensifs, puisqu'on peut avoir une réplique sur les droits de douane également. Mais attention, c'est exactement le même débat que nous avons eu sur les sanctions russes. C'est-à-dire que tous les droits de douane que nous mettrons aux Américains, une partie, les Européens, le paieront. Si nous mettons 25% sur l'aéronautique, si c'est le cas de l'autre côté, les pièces détachées des Boeing, des compagnies européennes seront plus chères. C'est l'inflation sur les prix des billets, etc. Et c'est partout dans tous les secteurs. Donc il faut une approche plutôt stratégique. On vous sent réticent à augmenter les droits de douane si eux le font ? Je pense qu'il faudra une approche stratégique. On l'a fait sur les Harley-Davidson pendant un temps qui ont eu beaucoup d'effets, par exemple, à la fois symboliques. Il faudra de manière stratégique regarder ce qui fait mal en réalité économiquement, plutôt que ce qui est du domaine du symbole ou de l'homothésie et de la réciprocité avec les États-Unis. En tout cas, il faut protéger le pouvoir d'achat des Européens. C'est notre mission, tout en évitant la guerre commerciale. Et puis, il y a une approche défensive qui consiste à réaiguiller un certain nombre d'achats dans le monde. Faut-il diversifier l'achat de GNL ? Plutôt suspendre les approvisionnements de l'Azerbaïdjan pour acheter plus aux Américains dans cette période de transition écologique où on essaye de réduire notre empreinte carbone. On a encore un certain nombre de pays européens qui utilisent le gaz pour créer de l'énergie et qui sont en transition. Bon, ça c'est une autre approche. Je pense que la vérité se situe à peu près au milieu. Mais vous pensez qu'il va comprendre ? »
France Inter · Face à Trump, "les Européens doivent rester unis", martèle Stéphane SéjournéVérifier à 16:14
« Encore une fois, je vous le dis, la campagne démarrera probablement autour de janvier-février. On sera à cinq mois de l'échéance, ce qui est beaucoup. Moi, je souhaite qu'on ait une campagne européenne sur des sujets européens. Vous savez, on parle d'Europe une fois tous les cinq ans. La fois dernière, je m'en rappelle, vos collègues sur les chaînes télé qui organisaient les débats ne voulaient même pas des têtes de liste. Ne voulaient même pas des têtes de liste. Ils invitaient les chefs de parti pour faire les débats européens. Ce qui veut dire quelque chose, la manière dont on traite l'Europe dans ce pays d'un point de vue médiatique. Donc là, je veux un vrai débat sur l'avenir de l'Europe, où on va, quelles sont les propositions les uns des autres. Et je ne veux pas que ce soit uniquement pour un parti ou l'autre, un tremplin vers 2027. »
France Inter · Européennes : Stéphane Séjourné assure qu'il "mènera la bataille"Vérifier à 33:51
C dans l'air · Macron déclenche un tollé diplomatique ! #cdanslair Archives 2023Vérifier à 23:12