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Selma Labib : Citations
Porte-parole du NPA-Révolutionnaires
« Je m’appelle Selma Labib, et je suis la candidate du NPA-Révolutionnaires à l’élection présidentielle de 2027. »
« Merci au journal l’Humanité, aux militantes et militants du PCF d’organiser cette fête qui est le plus grand rassemblement populaire et politique de l’année, et de nous permettre de nous y exprimer, et y compris d’exprimer haut et fort nos désaccords fondamentaux avec cette gauche institutionnelle dont la FI de Mélenchon et le PCF de Roussel. »
« Je suis pas députée, ni sénatrice, ni parlementaire européenne. Je suis juste une travailleuse, une militante communiste révolutionnaire, comme il y en a des centaines de milliers dans le monde, de ceux qui ne baisseront jamais la tête. »
« Une travailleuse parmi les millions qui se lèvent tous les jours pour aller faire tourner la société et à qui on fait comprendre toute leur vie que la politique, c’est pas pour eux. »
« Qu’on n’entend jamais parler dans les médias. »
« Mon travail à moi, c’est de conduire des bus. Hier j’emmenais les gens au travail ou faire leurs courses pour la RATP, depuis un mois, je le fais pour le compte de Keolis, parce que tous les salariés des dépôts de bus de la RATP ont été transférés dans le privé, dans différentes boites, dont la filiale de la RATP elle-même qui tire les plus grands bénéfices de cette ouverture à la concurrence en ayant récupéré dans sa filiale privée les trois quarts des lots. »
« Personne ne nous a demandé notre avis. Tu acceptes le transfert, ou tu te fais licencier. »
« Tous les patrons du transport, le mien, Keolis, les filiales de la RATP, Transdev, ATM transports milanais, tous se partagent le marché du transport en Île-de-France sous l’œil et la protection bienveillante d’Île-de-France Mobilités, qui fait payer aux voyageurs 100 euros par mois un service utile à tous les travailleurs, et chacun impose dans son pré carré des dégradations de nos conditions de travail et du réseau de transport. »
« Le leitmotiv, il n’est pas très original, mais c’est l’une des meilleures armes du patronat, c’est diviser pour mieux régner. »
« Et face à nous, c’est un patronat de combat. Dans ma boite, ce sont des méthodes d’intimidation, des plannings au dernier moment, des erreurs sur les fiches de paye – mais bizarrement c’est toujours à la baisse ! –, des chantages à la prime qui diminue pour toute forme d’absence, depuis l’accident de travail jusqu’à la grève. »
« Et pour pouvoir mettre en œuvre tout ça très tranquillement, IdFM, la RATP et toutes les filiales privées ont bien ficelé les choses : pendant les trois premiers mois du transfert, pas d’organisations syndicales représentatives et une entrave au droit de grève. »
« On a donné notre avis quand personne ne le demandait et quand on nous imposait plutôt de fermer notre bouche. »
« On l’a donné par le seul réel moyen d’expression des travailleurs et des travailleuses. Ce jeudi et vendredi, on était en grève, malgré les coups de pression, malgré les communiqués d’intimidation de l’entreprise, malgré les menaces d’absence irrégulière. »
« Une grève d’avertissement à nos patrons. Une grève pour dire qu’on n’a pas peur d’eux, et qu’on n’acceptera aucun nouveau recul : ni sur nos salaires, ni sur nos conditions de travail, ni sur l’offre de transport pour tous les travailleurs qu’on prend tous les jours dans nos bus. »
« C’est pour ça que je me présente à l’élection présidentielle. Pour montrer qu’en tant que travailleur, on n’a pas besoin d’attendre qu’on nous demande notre avis. »
« C’est nous qui faisons tout tourner, et notre avis, notre réalité, ce dont on a besoin pour vivre, les difficultés auxquelles on fait face, on va pas les réclamer, on va les imposer ! »
« Cette élection, elle a déjà déraillé avant même d’être lancée. On a vécu un été infernal, entre les canicules et les feux. »
« On a vu l’incurie de l’État qui coupe dans tout ce qui est utile pour financer les subventions aux patrons d’un côté et les militaires et les marchands d’armes de l’autre. »
« On a vu l’indécence des patrons, qui ont tout fait pour minimiser leur responsabilité dans ces crises, comme si le changement climatique n’était pas une conséquence directe du système capitaliste. »
« Ils ont minimisé leur responsabilité face au réchauffement climatique, et en plus ils nous ont imposé des conditions de travail devenue indécentes sous la chaleur et dans les feux ! »