Sébastien Lecornu — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mars 2024 au 8 oct. 2025
Questions
56
Entretiens
5
Sources
5
Heures analysées
1,9 h
Répartition sur 56 questions évaluables
Réponse directe
21
Réponse partielle
14
Réponse à côté
19
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 56
Question 26Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Mais vous dites, Sébastien Lecornu, on sera dans ces négociations. Alors que les États-Unis, eux, donc effectivement, avancent ses positions sur la question de l'OTAN, sur la question de la souveraineté territoriale de l'Ukraine, quels seront, c'est une expression qui a fleuri, notamment dans les débats politiques nationaux, les lignes rouges de la France ?
Réponse partielle
Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot dét…
« Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot déterminé et quasiment irréversible des États-Unis d'Amérique vers la question chinoise. Et donc, à un moment donné, c'est tout le débat sur 2%, 3%, 4%, 5% de notre produit intérieur brut pour la défense. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées8 mars 2024 au 8 oct. 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, j'ai présenté ma démission lundi matin. Je pense donc démontrer que je ne cours pas après le job, dans la mesure où j'ai démissionné. J'ai accepté de faire 48 heures dans des conditions qui ne sont pas que faciles. J'ai un côté moins de soldats, donc j'ai accepté évidemment la mission que le président m'a demandé. Ce soir, je considère que ma mission est terminée. Ce que je peux donc vous dire, c'est que je sens qu'un chemin est possible encore, il est difficile et j'ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s'éloignaient et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures. »
Europe 1 · "Je ne vois pas l'intérêt de l'interview de Sébastien Lecornu sur France 2"
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:08
Voir 1 autre passage
« Il y a deux idées qui se chevauchent à Washington. Celle qui dit, puisqu'on paye pour les Européens, pas pour la France, nous, on est complètement autonome, je pourrais y revenir aussi, mais puisqu'on paye la sécurité des Européens, ils vont nous acheter plus d'armes. Puis une autre école à Washington, notamment dans l'entourage du président Trump, qui est encore plus radicale mais plus sincère à certains égards. Non, non, mais la Russie, c'est l'affaire des Européens. Nous, on va s'occuper de la Chine. C'est comme ça que ça a encore été dit au déjeuner de ce midi de travail, devant d'ailleurs le ministre de la Défense d'Ukraine. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:55
Question 27Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Mais donc, vous ne dites pas Sébastien Lecornu « On va accentuer ce soutien dans les mois à venir pour que l'Ukraine puisse arriver au fond, si d'aventure ils arrivent à la table des négociations dans une position la plus favorable. »
Réponse directe
Accentuer que ça, en matière militaire, tout ne se vaut pas. Un missile complexe ne vaut pas un obus de 155 mm qui ne vaut pas une plateforme de chasse comme le Mirage 2000. Vous voyez bien qu'avec la livraison des Mirage 2000, on continue d'être sur un agenda d'aide posée sur nos propres forces parce que comme on se réarme beaucoup avec notre programmation militaire, on se réarme pour nos propres besoins, comme on fait bientôt le tour afale, ça nous autorise à prendre quelques risques sur les Mirage 2000. Pareil pour les vieux matériels de l'armée de terre mais qui sont en état de fonctionnement. J'insiste, ils partent progressivement en Ukraine. Donc, notre propre réarmement permet aussi…
« Accentuer que ça, en matière militaire, tout ne se vaut pas. Un missile complexe ne vaut pas un obus de 155 mm qui ne vaut pas une plateforme de chasse comme le Mirage 2000. Vous voyez bien qu'avec la livraison des Mirage 2000, on continue d'être sur un agenda d'aide »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 17:58Voir 1 autre passage
« posée sur nos propres forces parce que comme on se réarme beaucoup avec notre programmation militaire, on se réarme pour nos propres besoins, comme on fait bientôt le tour afale, ça nous autorise à prendre quelques risques sur les Mirage 2000. Pareil pour les vieux matériels de l'armée de terre mais qui sont en état de fonctionnement. J'insiste, ils partent progressivement en Ukraine. Donc, notre propre réarmement permet aussi de continuer d'aider l'Ukraine dans la durée. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 18:15
Question 28Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
La sorte de cinquième roue du carrosse destinée à jouer les secondes rôles puisque Vladimir Poutine dit « Je ne veux pas discuter avec les pays européens, Donald Trump ne semble pas en faire grand cas non plus. Comment est-ce que vous pesez ?
Réponse partielle
Non, mais France et Grande-Bretagne, enfin pardon d'être cru, France et Grande-Bretagne ne sont pas logés à la même enseigne que les autres. Nous sommes des puissances nucléaires. que Donald Trump
« Non, mais France et Grande-Bretagne, enfin pardon d'être cru, France et Grande-Bretagne ne sont pas logés à la même enseigne que les autres. Nous sommes des puissances nucléaires. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:06
Question 29Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Des sujets qui concernent directement Sébastien Lecornu, la France et l'Europe. Problème dans cette ébauche de discussions, de négociations. La France, l'Europe, semblent absentes. Vous êtes quoi ?
Réponse à côté
Non, mais France et Grande-Bretagne, enfin pardon d'être cru, France et Grande-Bretagne ne sont pas logés à la même enseigne que les autres. Nous sommes des puissances nucléaires. que Donald Trump
« Non, mais France et Grande-Bretagne, enfin pardon d'être cru, France et Grande-Bretagne ne sont pas logés à la même enseigne que les autres. Nous sommes des puissances nucléaires. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:06Voir 1 autre passage
« que Donald Trump »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:15
Question 30Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
un débat public de qualité. Une dernière question, Sébastien Lecornu. Elle vous concerne. Vous faites partie de ceux, il commence à être nombreux depuis 2017, qui ont failli être nommés à Matignon. Ce n'est pas passé très loin en janvier 2024. C'est passé encore moins loin en décembre dernier. C'était sans compter le coup de colère de François Bayrou qui a réussi en quelque sorte à s'imposer au Président de la République pour être nommé à Matignon. Est-ce que la prochaine sera la bonne ?
Réponse directe
Je ne suis pas candidat à Matignon.
« Je ne suis pas candidat à Matignon. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 29:05
Question 31Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Vous connaissez bien cette famille politique ?
Réponse directe
Très bien, mais que dans une famille politique il y ait des élections, c'est plutôt simple. La différence peut-être avec avant, c'est que ce parti est au pouvoir désormais, au gouvernement. Laurent Wauquiez, président d'un groupe important à l'Assemblée qui participe à ce que nous faisons et Bruno Retailleau est ministre de l'Intérieur. Donc par définition, cette élection doit confirmer aussi que les LR sont bel et bien un parti de gouvernement, ce qu'ils sont, je le crois profondément, et donc oblige aussi pour un parti aux commandes à avoir un débat d'idées, un débat structuré pour l'un et l'autre, mais si ça fonctionne, et je forme le vœu que ça fonctionne parce qu'on a besoin d'avoir un…
« Très bien, mais que dans une famille politique il y ait des élections, c'est plutôt simple. La différence peut-être avec avant, c'est que ce parti est au pouvoir désormais, au gouvernement. Laurent Wauquiez, président d'un groupe important à l'Assemblée qui participe à ce que nous faisons et Bruno Retailleau est ministre de l'Intérieur. Donc par définition, cette élection doit confirmer aussi que les LR sont bel et bien un parti de gouvernement, ce qu'ils sont, je le crois profondément, et donc oblige aussi pour un parti aux commandes à avoir un débat d'idées, un débat structuré »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 25:20Voir 1 autre passage
« pour l'un et l'autre, mais si ça fonctionne, et je forme le vœu que ça fonctionne parce qu'on a besoin d'avoir une vie politique, démocratique... »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 25:49
Question 32Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Un point très précis encore avant de parler de diplomatie plus large et de la question de la Syrie. Est-ce que Vladimir Poutine redevient un interlocuteur fréquentable ?
Réponse directe
Non, mais fréquentable moralement, la réponse est non. Après, est-ce qu'il le faut pour nos intérêts de sécurité ? La réponse est oui.
« Non, mais fréquentable moralement, la réponse est non. Après, est-ce qu'il le faut pour nos intérêts de sécurité ? La réponse est oui. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 18:52
Question 33Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
A-t-il raison de considérer qu'une primaire sera inéluctable si personne ne se démarque ?
Réponse directe
De toute façon, il faudra bien trouver le moyen de départager le candidat. Après, vous voyez, c'est un peu tôt. Gérald a raison de le dire. Donc, vous êtes d'accord De manière globale, je suis souvent d'accord avec lui. Après, ce que je ne veux pas, c'est que nous sommes ministres et par définition, on ne doit pas non plus commencer à aller trop vite et plus vite que la musique sur les sujets plus politiques liés à l'élection présidentielle parce que par ailleurs, les Français attendaient, nous, encore il y a jusqu'à quelques jours, qu'on vote un budget. Là, vous voyez la situation internationale. Ils ont besoin de nous sentir concentrés là-dessus. Mais une fois plus, Gérald a raison de dir…
« De toute façon, il faudra bien trouver le moyen de départager le candidat. Après, vous voyez, c'est un peu tôt. Gérald a raison de le dire. Donc, vous êtes d'accord »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 27:23Voir 1 autre passage
« De manière globale, je suis souvent d'accord avec lui. Après, ce que je ne veux pas, c'est que nous sommes ministres et par définition, on ne doit pas non plus commencer à aller trop vite et plus vite que la musique sur les sujets plus politiques liés à l'élection présidentielle parce que par ailleurs, les Français attendaient, nous, encore il y a jusqu'à quelques jours, qu'on vote un budget. Là, vous voyez la situation internationale. Ils ont besoin de nous sentir concentrés là-dessus. Mais une fois plus, Gérald a raison de dire dans les colonnes du Parisien ce matin que le travail programmatique, c'est le boulot des partis. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 27:30
Question 34Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Dans ce contexte de, je ne sais pas s'il peut dire monter des périls, puisque c'est une expression connotée, mais en tout cas d'inquiétude dans tous les espaces de conflit, est-ce que vous, comme ministre des Armées, vous dites, là encore à ceux qui nous regardent, et notamment dans le cadre d'un contexte budgétaire de plus en plus serré, il va falloir aller plus vite, il va falloir dépenser plus d'argent, il va falloir se réarmer plus rapidement, et donc aussi faire des sacrifices, puisque mettre plus d'argent, plus de budget sur les armées, c'est nécessairement en mettre moins à d'autres endroits.
Réponse partielle
On a une chance et un défi, ou une faiblesse, on va voir. La chance, c'est qu'on a commencé à se réarmer depuis 2017, on aura doublé le budget des armées depuis l'élection du président, et avant même la guerre en Ukraine, donc on ne part pas de rien. On a une enveloppe inédite, 413 milliards d'euros entre 2024 et 2030, tout ça est considérable, on tourne vraiment la page des années de dividendes de la paix. Le défi qui ne doit pas se transformer en faiblesse, c'est le rythme avec lequel effectivement il va falloir le faire. En seulement un an et demi, vous voyez à quel point tout s'est transformé avec énormément de brutalité. Les perspectives de conflits d'un autre nature, les perspectives…
« On a une chance et un défi, ou une faiblesse, on va voir. La chance, c'est qu'on a commencé à se réarmer depuis 2017, on aura doublé le budget des armées depuis l'élection du président, et avant même la guerre en Ukraine, donc on ne part pas de rien. On a une enveloppe inédite, 413 milliards d'euros entre 2024 et 2030, tout ça est considérable, on tourne vraiment la page des années de dividendes de la paix. Le défi qui ne doit pas se transformer en faiblesse, c'est le rythme avec lequel effectivement il va falloir le faire. En seulement un an et demi, vous voyez à quel point tout s'est transformé avec énormément de brutalité. Les perspectives de conflits d'un autre nature, les perspectives de globalisation des conflits, l'arrivée de soldats nord-coréens sur la ligne de front en Ukraine a changé la donne. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 20:13Voir 1 autre passage
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
Question 35L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au Liban
Je profite aussi de ce moment, je disais, une situation exceptionnelle et il faut vraiment faire comprendre au grand public français qui, évidemment, dans l'actualité interne comme internationale, était un peu passé à autre chose. Avant ce cessez-le-feu, il y a un acronyme, FINUL, qui paraissait extrêmement vaporeux pour les gens de bonne foi et qui paraissait presque inutile. Moi, j'ai entendu, je vous le dis, Sébastien Lecornu, des politiques, des journalistes aussi, dire la FINUL ne sert à rien. Expliquez-nous, dans ce mécanisme, à quoi sert la FINUL dont 700 hommes et femmes font partie venant de la France ?
Réponse directe
Bon, déjà, pour être direct, si elle n'était pas là, ça serait pire. Et tous celles et ceux qui la critiquent ne nous ont jamais donné une nouvelle idée à la place. Je le note, et dans un moment au Conseil de sécurité des Nations Unies où la présence du droit de veto de la Russie, notamment, ou parfois de la Chine, fait que, par définition, inventer quelque chose de nouveau est très difficile. Donc déjà, l'existant a le mérite d'exister. Et si ça n'avait pas existé, la confrontation entre le Hezbollah, peut-être même les populations civiles de part et d'autre, côté israélien, comme côté libanais et de Sahal, de l'autre côté, aurait peut-être été encore plus forte ou plus violente qu'elle ne…
« Bon, déjà, pour être direct, si elle n'était pas là, ça serait pire. Et tous celles et ceux qui la critiquent ne nous ont jamais donné une nouvelle idée à la place. Je le note, et dans un moment au Conseil de sécurité des Nations Unies où la présence du droit de veto de la Russie, notamment, ou parfois de la Chine, fait que, par définition, inventer quelque chose de nouveau est très difficile. Donc déjà, l'existant a le mérite d'exister. Et si ça n'avait pas existé, la confrontation entre le Hezbollah, peut-être même les populations civiles de part et d'autre, côté israélien, comme côté libanais et de Sahal, de l'autre côté, aurait peut-être été encore plus forte ou plus violente qu'elle ne l'a été, parce que, justement, il y avait cette présence de ces postes des Nations Unies qui observent. Et ce deuxième aspect de réponse à votre question, ce n'est pas des casques bleus d'interposition. On a le souvenir de l'emploi de nos casques bleus dans les Balkans, dans les années 90, en Serbie. Ce n'est pas le mandat qui est donné ici. Ici, c'est un mandat d'observation, de déconfliction, de déconfliction, le mot est peut-être mal choisi, mais qui, au fond, normalement, est là pour accompagner les forces armées libanaises pour qu'elles puissent remplir leurs missions. Et qu'est-ce qui se passe depuis ces nombreuses années ? Le Hezbollah était là, et les forces armées libanaises n'étaient plus là. Mais la finule était là. Et ça, il faut quand même le dire, c'est que ce mandat, il est quand même exercé avec courage par nos soldats. On ne peut pas ne pas penser ce soir, soir de réveillon, à la famille de la chef Claudin, du régiment de Montléry en Essonne, qui a perdu la vie cet automne, dans le cadre de ce mandat, du contingent qui est présent avec nous ce soir, sur une patrouille. Parce que l'essentiel des missions de la finule, c'est de patrouiller, de voir ce qui se passe, de renseigner, de comprendre. Et malheureusement, au retour d'une patrouille, le VAP, qui est un engin blindé, s'est renversé, et cette sous-officier a perdu la vie dans des circonstances absolument terribles. Donc, j'aime bien quand les commentateurs commentent. Mais enfin, la réalité, c'est qu'à défaut de la finule, ça serait pire. Que de réinventer quelque chose de nouveau en ce moment, ce n'est pas facile. Et que trois, je peux témoigner comme ministre des Armées, et Jean-Noël Barraud comme ministre des Affaires étrangères, qui a beaucoup de courage de la manière dont le contingent français, mais d'autres aussi, exercent la mission. Alors, est-ce que c'est suffisant ? Ben non, c'est bien pour ça qu'on vient vous expliquer qu'on a créé un nouveau protocole, un mécanisme avec les Américains, qu'on met un peu d'énergie pour que les forces armées libanaises, justement, se prennent en main. Bon, on y reviendra. Mais une fois de plus, attention à ne pas tomber dans un bashing dans lequel on détruit tout. Moi, ce que je sais, ce que je vois, c'est qu'ici, la France occupe son rang, elle occupe son rôle, et si on n'était pas là, ça serait pire. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au LibanVérifier à 6:56Voir 1 autre passage
« Oui, parce qu'il y a une opération qui n'est pas terminée, figurez-vous. Elle avait été lancée du temps du président Hollande, s'appelle Chamal, elle est insérée dans une grande coalition internationale qui s'appelle Inherent Resolve, et qui a pour but de lutter contre Daech, en Irak, mais qui est un pays souverain, avec de la formation, de l'accompagnement des forces armées irakiennes. D'ailleurs, les Français y sont présents, et nous faisons beaucoup de choses pour l'Irak, pour qu'elle puisse justement assumer sa souveraineté et sa sécurité. Et puis en Syrie. Et de fait, nos rafales, dotées d'un certain nombre de moyens, ont frappé une des positions de Daech. Mais vous savez, il y a un an et demi, j'ai dû, pardon d'y revenir, mais j'ai présidé en seulement dix jours, trois éloges funèmes militaires pour trois soldats français qui sont tombés justement, non pas en Syrie, mais en Irak, évidemment. Et c'est passé globalement inaperçu. Et ça nous rappelle aussi qu'il y a la guerre en Ukraine, il y a la prolifération nucléaire, il y a le retour des compétitions entre les grandes puissances. Tout ça va nous attendre en 2025. Il ne faut pas se raconter d'histoire. L'enjeu de l'architecture de la sécurité de l'Europe va être un sujet qui va beaucoup nous monopoliser. Il y a ce qui se passe au Proche et au Moyen-Orient. Il y a toujours cette trame de fond et ce qui s'est passé sur ce marché de Noël en Allemagne, nous le rappelle, qui est la lutte contre le terrorisme islamiste, avec en plus un phénomène d'internationalisation du djihadisme qui est à surveiller de très près. Ça correspond donc à l'action des forces de sécurité intérieures, mais ça correspond aussi à l'action des forces armées. Et la frappe effectivement qui a eu lieu sous l'instruction du président de la République, elle permettait aussi de répondre à cet enjeu-là pour nous, pour notre propre sécurité. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au LibanVérifier à 9:51
Question 36L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au Liban
Vous l'avez vu au drapeau ?
Réponse à côté
Avec une présence qui est politique, une présence qui est évidemment sociale. Et l'enjeu que l'on joue ici, en quelque sorte, c'est de permettre de nouveau à ce que les forces armées libanaises exercent pleinement la souveraineté du Liban à la place de ces unités du Hezbollah. Et en face, vous avez les forces israéliennes de Tsaal qui occupent une zone importante entre la ligne bleue et une nouvelle ligne qu'on appelle la ligne Charlie. Et au fond, ce qu'on a essayé de faire avec les Américains et ce que nous sommes en train de tenter de réaliser depuis la fin du mois de novembre, depuis ce compte à rebours qui a commencé à tourner, c'est de faire en sorte qu'on arrive à substituer la prése…
« Avec une présence qui est politique, une présence qui est évidemment sociale. Et l'enjeu que l'on joue ici, en quelque sorte, c'est de permettre de nouveau à ce que les forces armées libanaises exercent pleinement la souveraineté du Liban à la place de ces unités du Hezbollah. Et en face, vous avez les forces israéliennes de Tsaal qui occupent une zone importante entre la ligne bleue et une nouvelle ligne qu'on appelle la ligne Charlie. Et au fond, ce qu'on a essayé de faire avec les Américains et ce que nous sommes en train de tenter de réaliser depuis la fin du mois de novembre, depuis ce compte à rebours qui a commencé à tourner, c'est de faire en sorte qu'on arrive à substituer la présence israélienne par les forces armées libanaises. Et aujourd'hui, je vous le dis, ce cessez-le-feu, il est fragile. Parce qu'on a réussi à traiter plus de 300 situations de sécurité complexes. Donc ça, c'est ce qui fonctionne bien. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au LibanVérifier à 1:33
Question 37L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au Liban
Une interview exceptionnelle parce que la situation est exceptionnelle. Deux ministres, l'un des armées, l'autre de l'Europe et des affaires étrangères, dans une zone de cessez-le-feu, dans un cessez-le-feu qui est fragile mais qui tient. Le chronomètre tourne vite, il a déjà tourné depuis 34 jours, mais la situation reste encore extrêmement difficile, ce qui nécessite que nous trois, nous portions encore des équipements de sécurité. Bonjour Sébastien Lecornu, bonjour Jean-Noël Barraud. Je disais, ce double chronomètre, parce qu'autant militaire que politique, il tourne vite. On a beaucoup parlé de la Syrie, il y a eu la situation intérieure, et je crois que les Français ont un peu oublié que depuis 34 jours, déjà, ce chronomètre tournait, et il est censé s'arrêter à 60, on verra ce qui peut attendre les Libanais, les Israéliens après. Si vous le permettez, est-ce qu'on peut faire au bout de 34 jours, c'est-à-dire on a passé la moitié, un petit point de situation militaire, puis politique, nous sommes avec le contingent français de la Finule. Sébastien Lecornu, pouvez-vous nous expliquer tout simplement si le cessez-le-feu tient ?
Réponse directe
Il tient, mais il est fragile. Il tient au regard des combats qu'on a pu connaître depuis le mois de septembre jusqu'à la fin du mois de novembre. Il est fragile parce qu'il nécessite beaucoup de déconfliction, beaucoup de neutralisation et de nettoyage.
« Il tient, mais il est fragile. Il tient au regard des combats qu'on a pu connaître depuis le mois de septembre jusqu'à la fin du mois de novembre. Il est fragile parce qu'il nécessite beaucoup de déconfliction, beaucoup de neutralisation et de nettoyage. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au LibanVérifier à 1:02
Question 38L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au Liban
Alors, en langage grand public, ça veut dire quoi ?
Réponse directe
Des incidents, des incidents de sécurité, des caches d'armes, des menaces que telle ou telle partie ont pu signaler aux Américains et aux Français et de faire cette levée de doute, voire même plus que de la levée de doute, est en capacité de neutraliser, de mettre hors d'état de nuire des menaces éventuelles. Après, il y a un compte à rebours qui lui est lancé. C'est cette capacité justement à mettre en place les forces armées libanaises. Et là, il y a évidemment un moment de fragilité. En tout cas, un moment de vérité qui va se jouer dans les 26 jours qui restent. C'est la capacité à le faire. Aujourd'hui, il y a seulement une commune, un village dans lequel cette substitution des forces i…
« Des incidents, des incidents de sécurité, des caches d'armes, des menaces que telle ou telle partie ont pu signaler aux Américains et aux Français et de faire cette levée de doute, voire même plus que de la levée de doute, est en capacité de neutraliser, de mettre hors d'état de nuire des menaces éventuelles. Après, il y a un compte à rebours qui lui est lancé. C'est cette capacité justement à mettre en place les forces armées libanaises. Et là, il y a évidemment un moment de fragilité. En tout cas, un moment de vérité qui va se jouer dans les 26 jours qui restent. C'est la capacité à le faire. Aujourd'hui, il y a seulement une commune, un village dans lequel cette substitution des forces israéliennes par les forces armées libanaises a pu se faire. Et donc, si nous sommes venus avec Jean-Noël Barraud, effectivement, en ce 31 décembre, au-delà du fait de passer du temps avec le contingent français qui sert ici, c'est aussi pour faire passer des messages. On le fera dans les jours qui vont venir avec la partie israélienne, en lien avec nos amis américains. Mais on est venu le faire aussi ici au Liban, en disant, attention, ce cessez-le-feu, il est clé. Derrière, ce que nous jouons, évidemment, c'est la maîtrise d'une escalade régionale. On a bien vu ce qui s'est passé au mois de septembre, ce qui s'est passé au mois d'octobre. Et ce qui se joue ici sur une zone qui n'est pas très grande, au fond, 40 km sur 45 km, c'est notre capacité à faire en sorte que l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient ne s'embrassent pas de nouveau. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au LibanVérifier à 2:23
Question 39L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au Liban
Déconfliction, pouvez-vous me l'expliquer ?
Réponse partielle
En fait, vous êtes dans une zone qui est une zone historiquement contestée, ça fait plus de 40 ans que ce mandat des Nations Unies ici existe et que le contingent français y sert. Et on le sait bien, ici il y avait beaucoup d'emprises du Hezbollah jusqu'à il y a quelques semaines. Vous avez encore évidemment une présence du Hezbollah qui est résiduelle.
« En fait, vous êtes dans une zone qui est une zone historiquement contestée, ça fait plus de 40 ans que ce mandat des Nations Unies ici existe et que le contingent français y sert. Et on le sait bien, ici il y avait beaucoup d'emprises du Hezbollah jusqu'à il y a quelques semaines. Vous avez encore évidemment une présence du Hezbollah qui est résiduelle. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au LibanVérifier à 1:16
Question 40🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Il est quand même frappé, par exemple, que sur les obus, vous avez demandé à ce qu'on monte en puissance. Aujourd'hui, il y a une seule usine d'obus de fabrication purement française. Tout ce que vous avez évoqué pour l'instant, en réalité, c'est l'Europe de la défense. Parce que ce sont des entreprises avec l'Italie, avec l'Allemagne. La seule qui soit 100% française, elle est à Tarbes. Et aujourd'hui, elle n'arrive pas à suivre. Elle a régulièrement des pannes, des difficultés à faire sortir le nombre d'obus. Est-ce qu'il n'y a pas quand même une forme de fragilité ou de décalage entre les annonces que vous nous faites et qu'on entend, et la réalité dans les usines de ce qui en sort ?
Réponse partielle
J'ai envie de dire, oui, c'est pour ça qu'il ne fallait pas non plus diminuer les crédits militaires comme ils ont été diminués pendant 20 ans. C'est pour ça que maintenant, c'est la remontée en puissance. Il faut le faire avec méthode. C'est pour ça qu'à Bergerac, la relocalisation de la production de poudre est un enjeu absolument majeur. On a un sujet de souveraineté en la matière. Notre modèle l'est. On revient au gaullisme militaire. Il est tiré par la dissuasion nucléaire qui nous oblige, et c'est bien heureux, à avoir justement des entreprises 100% françaises. Et donc, on le voit bien, sur des segments plus conventionnels, parmétaires notamment, il faut bien le reconnaître. On revien…
« J'ai envie de dire, oui, c'est pour ça qu'il ne fallait pas non plus diminuer les crédits militaires comme ils ont été diminués pendant 20 ans. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 11:52Voir 1 autre passage
« C'est pour ça que maintenant, c'est la remontée en puissance. Il faut le faire avec méthode. C'est pour ça qu'à Bergerac, la relocalisation de la production de poudre est un enjeu absolument majeur. On a un sujet de souveraineté en la matière. Notre modèle l'est. On revient au gaullisme militaire. Il est tiré par la dissuasion nucléaire qui nous oblige, et c'est bien heureux, à avoir justement des entreprises 100% françaises. Et donc, on le voit bien, sur des segments plus conventionnels, parmétaires notamment, il faut bien le reconnaître. On revient aux obus en 55 mm. Là, il y a un enjeu critique de remontée en puissance. Mais je le redis, c'est en cours. Le drame, si j'ose dire, c'est que ça ne va pas aussi vite que l'Ukraine, elle, en a besoin. Et c'est pour ça qu'il faut réfléchir autrement, penser autrement. C'est aussi pour ça qu'on met des moyens. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 11:59
Question 41🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
Réponse à côté
Moi je ne réponds pas aux porte-parole du Kremlin. Je pense que ça serait bizarre que le ministre des Armées se lance dans cet exercice-là. Mais c'est une guerre informationnelle qui est menée pour parler à notre opinion publique et je renvoie au propos du général de Gaulle en 1861. Notre histoire c'est de ne pas être faible et je veux dire ne rien exclure et tenir le rapport de force c'est être ni faible ni escalatoire. C'est ça aussi l'histoire de France. Les élections européennes c'est bien dommage que ce bon débat me semble-t-il sur ce qu'il faut faire pour aider l'Ukraine demain prenne cette tournure. Le président de la République il a été clair sur le fait qu'il n'y a pas de cobelligé…
« Moi je ne réponds pas aux porte-parole du Kremlin. Je pense que ça serait bizarre que le ministre des Armées se lance dans cet exercice-là. Mais c'est une guerre informationnelle qui est menée pour parler à notre opinion publique et je renvoie au propos du général de Gaulle en 1861. Notre histoire c'est de ne pas être faible et je veux dire ne rien exclure et tenir le rapport de force c'est être ni faible ni escalatoire. C'est ça aussi l'histoire de France. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 16:46Voir 1 autre passage
« Les élections européennes c'est bien dommage que ce bon débat me semble-t-il sur ce qu'il faut faire pour aider l'Ukraine demain prenne cette tournure. Le président de la République il a été clair sur le fait qu'il n'y a pas de cobelligéance mais il est clair aussi sur le fait de dire qu'on n'a pas tout essayé pour aider l'Ukraine différemment et de le faire autrement. Donc moi je souhaite que le débat la semaine prochaine à l'Assemblée nationale et au Sénat permette déjà d'avoir un débat éclairé sur l'accord qui a été signé c'est-à-dire sur l'aide militaire que la France apporte à l'Ukraine déjà voir au moins si on s'accorde là-dessus parce qu'il y a un peu un double discours vous voyez bien dans certaines formations politiques qu'il faut donner des armes mais pas trop. Puis après quand on parle d'adhésion à l'Union Européenne ou l'OTAN de l'Ukraine ah bah c'est non. Donc à chaque fois dès qu'il y a un outil pour aider l'Ukraine il est rejeté de prime abord. C'est en cela d'ailleurs que c'est quand même un sacré service que certaines oppositions politiques peuvent rendre parfois à la Russie en acceptant tout de suite de rejeter toute forme de rapport de force quel qu'il soit. Donc quand le président de la République dit signalement stratégique est-ce qu'on fait mieux c'est non. Quand c'est adhésion de l'Ukraine à l'UE et l'OTAN c'est non. Quand il s'agit de donner des armes on dit c'est non. Hier matin le vice-président RN de l'Assemblée nationale commençait à nous dire que c'est nous qui donnions des armes à la Russie en parlant de ces bateaux Mistra alors que ce sont des bateaux dont les ventes ont été annulées par le président Hollande en son temps. Donc moi je ne veux pas rentrer dans une querelle politicienne de là où je suis. Néanmoins moi je suis disponible et je le dis ce matin pour échanger avec chacune des oppositions comme le président de la République l'a fait hier matin dans ce format de Saint-Denis. Oui parce que quand on est ministre des armées au ministre de l'Europe et des affaires étrangères c'est notre rôle que d'être disponible dans les formats qui peuvent être discutés pour répondre à l'ensemble de ces questions. Moi je ne renonce pas à défaut d'une unité nationale je ne renonce pas à ce qu'on ait un débat stratégique de bon niveau entre les différentes formations politiques. C'est le moment de la clarté. »
Question 42🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Est-ce que ça veut dire que nos pilotes, nos pilotes français, dans un avion français, à un moment reçoivent dans le casque un message venant de la Russie ?
Réponse directe
Pour être précis, en l'espèce, sur cet incident, le narratif russe est faux. Il y a bien eu une patrouille française dans les airs et dans l'espace international, évidemment, et sur lequel une patrouille russe s'est située à une quarantaine de kilomètres et derrière, il y a eu une communication politique déviée. Néanmoins...
« Pour être précis, en l'espèce, sur cet incident, le narratif russe est faux. Il y a bien eu une patrouille française dans les airs et dans l'espace international, évidemment, et sur lequel une patrouille russe s'est située à une quarantaine de kilomètres et derrière, il y a eu une communication politique déviée. Néanmoins... »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 14:09
Question 43🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Il y a un décalage, Sébastien Lecornu, entre vos commandes et la capacité. Je pense aux obus. Vous parliez à l'instant. Là, vous sous-entendez quand même que l'entreprise a du mal à suivre sur vos commandes. Parce que ça prend du temps. Alors, vous dites, on y va, on fait la commande, on va mettre l'argent. Mais enfin, si ça ne sort pas des usines de production, ça restera largement théorique.
Réponse partielle
Ça va fonctionner pour le cadenas. Si vous voulez, dans l'économie de guerre, vous avez plusieurs choses. Augmenter le volume de travail. Ça, clairement, les entreprises le font. Et je le redis, respectons tous les salariés, ingénieurs, ouvriers, techniciens qui le font. Augmenter les commandes. Une loi de programmation militaire à 413 milliards d'euros. Plus les crédits pour l'Ukraine. Pardon, mais depuis 20 ou 30 ans, il n'y a jamais eu autant de crédits de dépenses publiques militaires. Donc, il y a de la visibilité. Après, il y a un enjeu sur les stocks. Et cela, on n'est pas toujours bien logé en fonction de la criticité d'un certain nombre de matières premières. Par exemple, sur les o…
« Ça va fonctionner pour le cadenas. Si vous voulez, dans l'économie de guerre, vous avez plusieurs choses. Augmenter le volume de travail. Ça, clairement, les entreprises le font. Et je le redis, respectons tous les salariés, ingénieurs, ouvriers, techniciens qui le font. Augmenter les commandes. Une loi de programmation militaire à 413 milliards d'euros. Plus les crédits pour l'Ukraine. Pardon, mais depuis 20 ou 30 ans, il n'y a jamais eu autant de crédits de dépenses publiques militaires. Donc, il y a de la visibilité. Après, il y a un enjeu sur les stocks. Et cela, on n'est pas toujours bien logé en fonction de la criticité d'un certain nombre de matières premières. Par exemple, sur les obus, clairement, l'accès aux poudres est un enjeu majeur. Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'à Bergerac, on va relocaliser une usine de production de poudre. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 10:40
Question 44🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Je voudrais quand même rappeler que les Allemands, eux-mêmes, ont eu du mal à comprendre qu'Emmanuel Macron mette à ce point le pied dans la porte d'une action sur le sol. Nous n'avons pas besoin de discussion sur le fait d'avoir plus ou moins de courage. Voilà ce qu'a dit le ministre allemand de la Défense, qui revenait aussi sur les propos quelques jours après d'Emmanuel Macron, qui a dit « Nous abordons à coup sûr un moment de notre Europe où il conviendra de ne pas être lâches ». C'est qui les lâches ?
Réponse partielle
À qui il pense qu'il est lâches ? Je ne parlais pas de l'Allemagne, j'ai eu l'occasion de m'en expliquer clairement. Mais parce que nous n'avons pas non plus la même histoire. Il y a deux questions. Qui sont les lâches ? Et comment réagissent nos différents partenaires ? Moi déjà, j'adore notre histoire de France, et je considère qu'on a une responsabilité particulière, nous autres Français. On a fondé longtemps l'OTAN, on est une puissance nucléaire, on a fondé l'Union européenne. Et de toutes les évidences, l'héritage du général de Gaulle nous conduit à prendre des initiatives, et à devoir prendre des initiatives, que d'autres pays, pour des raisons constitutionnelles, pour des raisons hi…
« À qui il pense qu'il est lâches ? Je ne parlais pas de l'Allemagne, j'ai eu l'occasion de m'en expliquer clairement. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 5:29Voir 2 autres passages
« Mais parce que nous n'avons pas non plus la même histoire. Il y a deux questions. Qui sont les lâches ? Et comment réagissent nos différents partenaires ? Moi déjà, j'adore notre histoire de France, et je considère qu'on a une responsabilité particulière, nous autres Français. On a fondé longtemps l'OTAN, on est une puissance nucléaire, on a fondé l'Union européenne. Et de toutes les évidences, l'héritage du général de Gaulle nous conduit à prendre des initiatives, et à devoir prendre des initiatives, que d'autres pays, pour des raisons constitutionnelles, pour des raisons historiques que l'on connaît bien, ne peuvent pas prendre. Donc nous ne nous comparons pas à d'autres pays. Au contraire, beaucoup de pays de l'Europe centrale, de l'Europe de l'Est, »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 5:35
« Non, mais on a besoin de leadership, et pour le coup, la proposition que nous mettons sur la table, elle permet de se poser de bonnes questions. Après, puisqu'on aime l'histoire, allons jusqu'au bout. Août 61, construction du mur de Berlin, le général de Gaulle, j'invite tout le monde à relire ses phrases incroyables, la France n'est pas encore une puissance nucléaire, d'ailleurs à cette époque-là. Et le général de Gaulle dit « Toute forme de recul préalable ou par principe est de nature à exciter l'adversaire. » L'adversaire, je cite le général de Gaulle à l'époque. Il rajoute « Les nations occidentales n'ont qu'un seul devoir pour défendre la paix, rester droite et ferme. » Et au fond, c'est cet état d'esprit-là qui est le nôtre. Et oui, aujourd'hui, nous ne sommes pas au maximum de ce que nous pouvons faire sur l'Ukraine, dans le faire autrement. Et c'est pour ça, d'ailleurs, que je vous annonce ce matin que des entreprises françaises vont créer des partenariats, trois d'entre elles notamment, drones, matériel terrestre, avec des entreprises ukrainiennes, pour produire sur le sol ukrainien des pièces détachées, peut-être même des munitions de main, ça prendra plus de temps. Et les dialogues ont démarré avec les autorités ukrainiennes. Alors, l'entreprise Delair, qui est devenue une de nos pépites en matière de production de drones. C'est d'ailleurs une entreprise qui, d'abord, vient du civil, mais qui s'est de plus en plus tournée vers l'industrie de défense. Et peut-être un chiffre aussi qui n'a jamais été donné. Vous savez qu'on a une entreprise franco-allemande qui s'appelle KNDS, donc c'est un membre Nexter pour la partie française. Et aujourd'hui, cette entreprise est celle qui a mis à disposition, par le truchement des ministères de la Défense français et allemands, le plus d'équipements terrestres sur le sol ukrainien. Et donc, la question se pose de l'entretenir ce matériel. »
Question 45🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Comment ça se passe ?
Réponse à côté
Pour être précis, en l'espèce, sur cet incident, le narratif russe est faux. Il y a bien eu une patrouille française dans les airs et dans l'espace international, évidemment, et sur lequel une patrouille russe s'est située à une quarantaine de kilomètres et derrière, il y a eu une communication politique déviée. Néanmoins...
« Pour être précis, en l'espèce, sur cet incident, le narratif russe est faux. Il y a bien eu une patrouille française dans les airs et dans l'espace international, évidemment, et sur lequel une patrouille russe s'est située à une quarantaine de kilomètres et derrière, il y a eu une communication politique déviée. Néanmoins... »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 14:09
Question 46🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Ce sera quand et combien ?
Réponse partielle
Les discussions ont lieu avec des entreprises ukrainiennes. L'idée, c'est de trouver un partenariat local pour créer des accords commerciaux qui permettent aussi, d'ailleurs, accessoirement, de regarder ce que sera le marché ukrainien interne. Pardon de le dire comme ça, mais on défend aussi nos intérêts en faisant cela. Vous savez que d'autres pays ne se privent pas actuellement pour le faire, hors Union européenne. Donc, on serait bien idiots aussi, nous, que de ne pas le faire. Et donc, l'idée, nous sommes au mois de mars, étant d'avoir les premiers outils de production qui fonctionnent à l'été.
« Les discussions ont lieu avec des entreprises ukrainiennes. L'idée, c'est de trouver un partenariat local pour créer des accords commerciaux qui permettent aussi, d'ailleurs, accessoirement, de regarder ce que sera le marché ukrainien interne. Pardon de le dire comme ça, mais on défend aussi nos intérêts en faisant cela. Vous savez que d'autres pays ne se privent pas actuellement pour le faire, hors Union européenne. Donc, on serait bien idiots aussi, nous, que de ne pas le faire. Et donc, l'idée, nous sommes au mois de mars, étant d'avoir les premiers outils de production qui fonctionnent à l'été. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 13:02
Question 47🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
On est vraiment dans un bras de fer ?
Réponse à côté
Moi je ne réponds pas aux porte-parole du Kremlin. Je pense que ça serait bizarre que le ministre des Armées se lance dans cet exercice-là. Mais c'est une guerre informationnelle qui est menée pour parler à notre opinion publique et je renvoie au propos du général de Gaulle en 1861. Notre histoire c'est de ne pas être faible et je veux dire ne rien exclure et tenir le rapport de force c'est être ni faible ni escalatoire. C'est ça aussi l'histoire de France. Les élections européennes c'est bien dommage que ce bon débat me semble-t-il sur ce qu'il faut faire pour aider l'Ukraine demain prenne cette tournure. Le président de la République il a été clair sur le fait qu'il n'y a pas de cobelligé…
« Moi je ne réponds pas aux porte-parole du Kremlin. Je pense que ça serait bizarre que le ministre des Armées se lance dans cet exercice-là. Mais c'est une guerre informationnelle qui est menée pour parler à notre opinion publique et je renvoie au propos du général de Gaulle en 1861. Notre histoire c'est de ne pas être faible et je veux dire ne rien exclure et tenir le rapport de force c'est être ni faible ni escalatoire. C'est ça aussi l'histoire de France. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 16:46Voir 1 autre passage
« Les élections européennes c'est bien dommage que ce bon débat me semble-t-il sur ce qu'il faut faire pour aider l'Ukraine demain prenne cette tournure. Le président de la République il a été clair sur le fait qu'il n'y a pas de cobelligéance mais il est clair aussi sur le fait de dire qu'on n'a pas tout essayé pour aider l'Ukraine différemment et de le faire autrement. Donc moi je souhaite que le débat la semaine prochaine à l'Assemblée nationale et au Sénat permette déjà d'avoir un débat éclairé sur l'accord qui a été signé c'est-à-dire sur l'aide militaire que la France apporte à l'Ukraine déjà voir au moins si on s'accorde là-dessus parce qu'il y a un peu un double discours vous voyez bien dans certaines formations politiques qu'il faut donner des armes mais pas trop. Puis après quand on parle d'adhésion à l'Union Européenne ou l'OTAN de l'Ukraine ah bah c'est non. Donc à chaque fois dès qu'il y a un outil pour aider l'Ukraine il est rejeté de prime abord. C'est en cela d'ailleurs que c'est quand même un sacré service que certaines oppositions politiques peuvent rendre parfois à la Russie en acceptant tout de suite de rejeter toute forme de rapport de force quel qu'il soit. Donc quand le président de la République dit signalement stratégique est-ce qu'on fait mieux c'est non. Quand c'est adhésion de l'Ukraine à l'UE et l'OTAN c'est non. Quand il s'agit de donner des armes on dit c'est non. Hier matin le vice-président RN de l'Assemblée nationale commençait à nous dire que c'est nous qui donnions des armes à la Russie en parlant de ces bateaux Mistra alors que ce sont des bateaux dont les ventes ont été annulées par le président Hollande en son temps. Donc moi je ne veux pas rentrer dans une querelle politicienne de là où je suis. Néanmoins moi je suis disponible et je le dis ce matin pour échanger avec chacune des oppositions comme le président de la République l'a fait hier matin dans ce format de Saint-Denis. Oui parce que quand on est ministre des armées au ministre de l'Europe et des affaires étrangères c'est notre rôle que d'être disponible dans les formats qui peuvent être discutés pour répondre à l'ensemble de ces questions. Moi je ne renonce pas à défaut d'une unité nationale je ne renonce pas à ce qu'on ait un débat stratégique de bon niveau entre les différentes formations politiques. C'est le moment de la clarté. »
Question 48🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Dans le casque des pilotes, on entend quoi ?
Réponse directe
Dans le casque-là, rien. Il y a deux mois de cela. Il y a eu des interactions beaucoup plus brutales, j'ai déjà fait écho publiquement, notamment aussi dans un espace international dans lequel, effectivement, un contrôle aérien russe est allé prendre attache de nos pilotes de chasse en leur disant que s'ils ne quittaient pas la zone pourtant libre internationalement, j'insiste, ils risquaient en mer Noire. Ils risquaient d'être abattus. Évidemment, nos pilotes sont expérimentés. Je rappelle que ce sont des situations qui sont bien connues pendant la guerre froide. La nouveauté, c'est de retrouver des comportements, des interactions agressives que nous connaissions pendant la guerre froide.…
« Dans le casque-là, rien. Il y a deux mois de cela. Il y a eu des interactions beaucoup plus brutales, j'ai déjà fait écho publiquement, notamment aussi dans un espace international dans lequel, effectivement, un contrôle aérien russe est allé prendre attache de nos pilotes de chasse en leur disant que s'ils ne quittaient pas la zone pourtant libre internationalement, j'insiste, ils risquaient en mer Noire. Ils risquaient d'être abattus. Évidemment, nos pilotes sont expérimentés. Je rappelle que ce sont des situations qui sont bien connues pendant la guerre froide. La nouveauté, c'est de retrouver des comportements, des interactions agressives que nous connaissions pendant la guerre froide. Je pourrais vous citer d'autres exemples que je n'ai jamais donné publiquement. des tentatives d'aveuglement de pilotes d'hélicoptère de frégates françaises. C'est arrivé. Des interactions brutales en mer, c'est-à-dire des manœuvres maritimes qui ne sont pas amicales. Tout ça existe au moment où nous nous parlons. Ce n'est pas propre à la France. C'est sur l'ensemble des marines occidentales dans une culture, au fond, un peu soviétique dans la manière de faire ce qui n'était pas évidemment... »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 14:28Voir 1 autre passage
« Non, non, non. Tout ça, ce sont des interactions agressives dans le langage militaire très guerre froide mais que nous venons évidemment de retrouver. Je vais vous dire aussi plus clairement, les vraies menaces russes vis-à-vis de la République française et de notre nation, elles sont davantage hybrides. C'est-à-dire des détournements d'objets civils à des fins militaires. Attaques cyber sur des administrations, sur des entreprises, sur des médias qui posent la question aussi de comment se protéger mieux demain qui est un sujet civilo-militaire. La lutte informationnelle, comment on met dans l'atmosphère des fausses informations qui polluent le débat public. Et puis surtout, et ça c'est important de vous le dire, la manipulation des pays africains. Comment en étant dans un chantage aux matières premières agricoles ou aux hydrocarbures, ce que la Russie maîtrise parfaitement en matière de chantage, vous pouvez organiser des famines et donc potentiellement des flux migratoires qui peuvent toucher demain l'Europe. Ça ce sont des cas pratiques durs, difficiles, hybrides, sur lesquels l'ensemble des états-majors et autres services sont compliqués dans ces travaux. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 15:28
Question 49🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
est-ce que vous vous êtes dit « oui, il faut que je sois prêt à envoyer des soldats français mourir en Ukraine » ?
Réponse à côté
Est-ce qu'il m'est permis de remettre justement cette phrase dans le contexte des dernières semaines et de ce que nous cherchons à faire à Paris avec le président de la République et avec l'ensemble des diplomates et des militaires qui servent notre pays ? Ce qu'il faut que nos téléspectateurs et téléspectatrices comprennent bien, c'est qu'on n'est pas dans la même situation qu'il y a deux ans. On n'est pas dans la même situation sur le front en Ukraine, où la contre-offensive n'a pas fonctionné comme elle aurait dû fonctionner. Ce n'est pas pour autant d'ailleurs que les Russes reprennent facilement l'avantage sur le terrain, que la situation n'est plus la même à Moscou. On l'a bien vu ave…
« Est-ce qu'il m'est permis de remettre justement cette phrase dans le contexte des dernières semaines et de ce que nous cherchons à faire à Paris avec le président de la République et avec l'ensemble des diplomates et des militaires qui servent notre pays ? Ce qu'il faut que nos téléspectateurs et téléspectatrices comprennent bien, c'est qu'on n'est pas dans la même situation qu'il y a deux ans. On n'est pas dans la même situation sur le front en Ukraine, où la contre-offensive n'a pas fonctionné comme elle aurait dû fonctionner. Ce n'est pas pour autant d'ailleurs que les Russes reprennent facilement l'avantage sur le terrain, que la situation n'est plus la même à Moscou. On l'a bien vu avec l'assassinat de M. Navalny. On le voit bien aussi, on y reviendra sur les différentes menaces que font poser la Russie sur l'ensemble des démocraties européennes, notamment des interactions agressives sur le cyber, sur le champ informationnel, y compris vis-à-vis de nos forces armées. Et puis sans faire offense à nos alliés, la situation n'est plus non plus complètement la même à Washington. On a vu le discours sur l'état d'union du président Biden cette nuit, où l'aide militaire américaine est bloquée au Congrès. Et on a tous entendu les déclarations de l'ancien président Trump, notamment sur potentiellement l'avenir de l'OTAN. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 0:21Voir 2 autres passages
« ...a pris cette initiative déjà de faire cette conférence à Paris. Et donc en amont de cette conférence à Paris, où il y a eu cette conférence de presse, c'est la phrase du président... »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 1:20
« C'est une conférence de Paris que le président de la République ressent le besoin de convoquer très vite, justement, en ce début d'année 2024, en mettant tout sur la table. En disant au fond, qu'est-ce qu'on peut faire de plus pour aider l'Ukraine, pour y revenir, y compris sur les équipements, mais surtout qu'est-ce qu'on peut faire de différent. Et en s'interdisant effectivement aucun tabou, déjà pour des raisons stratégiques, on y reviendra, ne pas mettre en scène de la faiblesse, y compris vis-à-vis de Moscou, mais on va y revenir. Ça a eu un peu l'effet inverse ? Non, mais c'est une histoire autant longue. Les relations internationales sont faites de rapports de force. Il n'y a pas de rapport de force qui démarre par de la faiblesse, mais on y reviendra. Mais surtout, de dire aux différents alliés, qu'est-ce qu'on peut faire de différent. Et là, des hypothèses ont été mises clairement sur la table. Et pas des troupes au sol combattantes, comme ça a pu être dit ici ou là, puisque précisément, lors de cette conférence de presse, le président de la République a dit qu'il n'y avait pas de co-billigérance. Néanmoins, entre le transfert d'armes tel que nous le connaissons aujourd'hui et la co-billigérance, c'est-à-dire la guerre directe avec la Russie, est-ce qu'on a tout essayé dans cet espace-là ? Est-ce qu'il n'y a pas des chemins que l'on peut explorer ? Et notamment des chemins de présence militaire, pour du déminage, pour de la formation de soldats ukrainiens sur le sol ukrainien. Vous savez que plus l'Ukraine aura besoin de conscrire, c'est-à-dire de lever son armée, plus les besoins de massifier la formation sont importants. Et donc, lors de cette conférence de Paris, sans trahir complètement le huis clos, mais ça me semble utile ce matin d'en dévoiler... »
Question 50🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Est-ce que ça veut dire, Sébastien Lecornu, que nous sommes aujourd'hui en économie de guerre ?
Réponse directe
Oui, on y est déjà. D'ailleurs, je le trouve dur et un peu injuste qu'il aille voir les équipes et les ouvriers de Rohan, de Nexter, qui sont passés au 3-8, qui parfois travaillent le week-end. C'est très dur à entendre que nous n'y sommes pas. Après, le problème de l'économie de guerre, c'est quoi ? C'est au fond, pendant 20 ans, on a été dans ce qu'on appelait les dividendes de la paix, une réduction drastique des budgets militaires, des faibles commandes. Et donc, vous avez une fonte musculaire importante, et dans les armées, et dans l'industrie de défense. Et là, évidemment, on remet le paquet, pardonnez-moi cette expression. C'est vrai en milliards, mais c'est vrai aussi en commandes.…
« Oui, on y est déjà. D'ailleurs, je le trouve dur et un peu injuste qu'il aille voir les équipes et les ouvriers de Rohan, de Nexter, qui sont passés au 3-8, qui parfois travaillent le week-end. C'est très dur à entendre que nous n'y sommes pas. Après, le problème de l'économie de guerre, c'est quoi ? C'est au fond, pendant 20 ans, on a été dans ce qu'on appelait les dividendes de la paix, une réduction drastique des budgets militaires, des faibles commandes. Et donc, vous avez une fonte musculaire importante, et dans les armées, et dans l'industrie de défense. Et là, évidemment, on remet le paquet, pardonnez-moi cette expression. C'est vrai en milliards, mais c'est vrai aussi en commandes. J'en dirai un mot dans un instant, si vous en êtes d'accord, d'ailleurs, sur des commandes que je m'apprête à passer, là, pour l'armée française. Mais qui fait que vous pouvez, quand vous avez une forte fonte musculaire, vous pouvez passer votre journée à la salle de sport, pendant cette image, vous ne reprenez pas votre masse musculaire en une seule journée. Et donc, c'est vrai que c'est lent. Et aujourd'hui, vous avez une industrie de défense qui est à deux vitesses. Entre ceux qui ont réussi le défi de réaugmenter les cadences, c'est particulièrement vrai des canons César, 78 canons César vont sortir des usines, c'est deux fois plus que l'année dernière. Ça, c'est complètement une évidence. Pareil pour les obus de 155 mm, les choses avancent. Après, on a un enjeu critique sur la défense solaire. MBDA, qui est une entreprise, d'ailleurs, que nous partageons avec l'Italie et la Grande-Bretagne, a réussi à passer en économie de guerre sur les missiles Mistral. Les missiles Mistral, c'est la courte portée de défense solaire. On a besoin de missiles Astaire. Les missiles Astaire, c'est ceux que nos frégates sont en train de tirer en mer rouge pour protéger les bateaux lorsqu'il y a des attaques venues des outils. Ce sont ces missiles qui servent sur le santé, l'équivalent du patriote français. Aujourd'hui, ça ne suit pas. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 8:26
« J'avais appelé mon homologue de l'époque russe, Sergei Shoigu, puisqu'il se trouve que nos services avaient des informations très précises sur les auteurs de cet attentat. Le président républic m'avait demandé de le faire. Je m'étais là aussi pris pas mal de remarques en disant que c'est scandaleux, moralement, il ne faut pas leur parler. Nous, on a voulu acter à quelques mois avant les Jeux Olympiques, où la question de la lutte contre le terrorisme est clé, encore aujourd'hui, on a voulu bien acter le fait qu'on ne gardait pas pour nous des informations qui étaient importantes dans la lutte anti-terro, et donc nous l'avions actée par ce coup de téléphone. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 19:09
« Non, mais l'Europe, pardon, là, on revient aussi à des schémas différents. L'Europe comme entité politique, oui, mais en même temps, ça va être un sujet qui va se traiter soit en format OTAN, soit de manière aussi multilatérale. Si votre question, c'est est-ce que la France est mis de côté sur les discussions du moment, la réponse est non. Est-ce qu'en revanche, beaucoup de capitales européennes se sentent non seulement délaissées, mais surtout, pardon, inquiètes parce que leur sécurité a été déléguée historiquement depuis la fin de la guerre froide à Washington, par appui nucléaire américain, achat de matériel militaire américain ? La réponse est oui. Et ça va même au-delà. Et ça va dire, Sébastien Lecornu, que la France sera partagée. Vous avez des opinions publiques... La France sera partie de ces négociations. Juste pour terminer sur votre question précédente, vous avez des opinions publiques qui aujourd'hui, dans les pays baltes, en Pologne, dans les pays du nord de l'Europe, pour ne pas entendre ce qui a été dit sur le Groenland, imaginez la situation de la vie politique au Danemark, au moment où j'en parle. Vous avez des opinions publiques qui ont peur. Les gens qui nous regardent ce soir sont inquiets, voient bien que ce monde est déréglé. Mais enfin, on est une vieille puissance nucléaire, on est d'ailleurs le 13 février, en 13 février 1960, la première bombe nucléaire explosée au Sahara, c'est les premiers essais nucléaires français. De fait, on n'a pas les mêmes moyens de protection et de défense, y compris parce qu'on se réarme depuis 2017. Après, oui, la France, évidemment, est dans les discussions. Après, les discussions, là, les coups de téléphone, ça aussi, c'est de la communication, il ne faut pas n'en plus tomber. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités8 mars 2024 au 8 oct. 2025 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pas moins de 3 milliards d'euros en fonction du périmètre de ce qui peut être suspendu en 2027. Donc c'est quand même une somme qui est considérable. C'est pratiquement 0,1% de notre PIB. »
Europe 1 · "Je ne vois pas l'intérêt de l'interview de Sébastien Lecornu sur France 2"Vérifier à 6:00Voir 2 autres passages
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées8 mars 2024 au 17 sept. 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Face à nous, nous avons eu un Premier ministre qui, très clairement, se débat entre des contraintes extrêmement complexes, il a un socle gouvernemental à l'Assemblée nationale extrêmement divisé. Rappelons quand même que 24 députés LR n'ont pas voté la confiance. Donc, il a quand même un socle parlementaire faible à l'Assemblée nationale. Qu'on voit bien qu'il est toujours prisonnier du logiciel macroniste. Donc, voilà, il essaye finalement un peu de faire rentrer des ronds dans des carrés. Donc, la question, pour nous, elle est simple. Il n'y a eu aucune raison à ce stade de ne pas censurer. Et donc, c'est soit Sébastien Lecornu renverse la table, soit il sera renversé. »
Public Sénat · Budget : Lecornu entretient le mystèreVérifier à 15:08Voir 2 autres passages
« On n'en est pas là. Quand je vous dis que le temps médiatique sera différent du temps stratégique, c'est une évidence. Ce qui se passe en ce moment, le fait générateur, c'est la rencontre à Paris lors de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame. Après, ce qui va être mis sur la table, non seulement par les États-Unis, mais aussi par Moscou, mais aussi par l'Ukraine, et pardon, mais par nous, quels sont les éléments de garantie de sécurité que nous sommes prêts à mettre sur la table pour réassurer non seulement l'Ukraine, mais aussi le flanc oriental de notre Europe, de l'OTAN, la sécurité en mer Noire, et les éléments plus bilatéraux, je parlais de la Moldavie, avec l'enjeu de la Transnistrie. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 11:03
« Non, mais l'Europe, pardon, là, on revient aussi à des schémas différents. L'Europe comme entité politique, oui, mais en même temps, ça va être un sujet qui va se traiter soit en format OTAN, soit de manière aussi multilatérale. Si votre question, c'est est-ce que la France est mis de côté sur les discussions du moment, la réponse est non. Est-ce qu'en revanche, beaucoup de capitales européennes se sentent non seulement délaissées, mais surtout, pardon, inquiètes parce que leur sécurité a été déléguée historiquement depuis la fin de la guerre froide à Washington, par appui nucléaire américain, achat de matériel militaire américain ? La réponse est oui. Et ça va même au-delà. Et ça va dire, Sébastien Lecornu, que la France sera partagée. Vous avez des opinions publiques... La France sera partie de ces négociations. Juste pour terminer sur votre question précédente, vous avez des opinions publiques qui aujourd'hui, dans les pays baltes, en Pologne, dans les pays du nord de l'Europe, pour ne pas entendre ce qui a été dit sur le Groenland, imaginez la situation de la vie politique au Danemark, au moment où j'en parle. Vous avez des opinions publiques qui ont peur. Les gens qui nous regardent ce soir sont inquiets, voient bien que ce monde est déréglé. Mais enfin, on est une vieille puissance nucléaire, on est d'ailleurs le 13 février, en 13 février 1960, la première bombe nucléaire explosée au Sahara, c'est les premiers essais nucléaires français. De fait, on n'a pas les mêmes moyens de protection et de défense, y compris parce qu'on se réarme depuis 2017. Après, oui, la France, évidemment, est dans les discussions. Après, les discussions, là, les coups de téléphone, ça aussi, c'est de la communication, il ne faut pas n'en plus tomber. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées8 mars 2024 au 13 févr. 2025 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« posée sur nos propres forces parce que comme on se réarme beaucoup avec notre programmation militaire, on se réarme pour nos propres besoins, comme on fait bientôt le tour afale, ça nous autorise à prendre quelques risques sur les Mirage 2000. Pareil pour les vieux matériels de l'armée de terre mais qui sont en état de fonctionnement. J'insiste, ils partent progressivement en Ukraine. Donc, notre propre réarmement permet aussi de continuer d'aider l'Ukraine dans la durée. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 18:15
« Pardon, je vais être cru, je ne suis pas mis à faire étrangère, donc je peux être encore un peu plus cru dans le langage. On n'est pas des enfants de cœur. Pour négocier, il faut parler avec tout le monde. Et à un moment donné, on savait que ce contact existerait. Et si je le fais en miroir, pardon, mais c'est ce qui a été aussi reproché au président Macron, qui, je vous le rappelle, en 2022-2023, a entretenu la ligne avec le président Poutine jusqu'au bout, parce qu'on a cherché jusqu'à la dernière minute à éviter ce qui s'est passé depuis en Ukraine, sans oublier évidemment les risques d'escalade nucléaire. On se rappelle de ces téléphones rouges dans les films de la guerre froide. Et donc évidemment, ça existe dans la réalité. Une puissance nucléaire comme la France se doit de discuter avec la Russie. Non, ce n'est pas d'aller s'asseoir à la table d'une discussion qui est un acte de faiblesse. Ça, pour le coup, ça serait idiot en termes de paramètres de sécurité. La question, c'est qu'est-ce que l'on met sur la table ? Et c'est vrai que le ministre allemand dit que le président américain est allé vite en besogne en disant qu'il n'y aura pas de troupes américaines en Ukraine, qu'il n'y aura pas d'adhésion à l'OTAN. Et puis les différentes, comment dire, oblastes qui ont été conquis militairement par la Russie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés8 mars 2024 au 13 févr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03Voir 2 autres passages
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités8 mars 2024 au 13 févr. 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« posée sur nos propres forces parce que comme on se réarme beaucoup avec notre programmation militaire, on se réarme pour nos propres besoins, comme on fait bientôt le tour afale, ça nous autorise à prendre quelques risques sur les Mirage 2000. Pareil pour les vieux matériels de l'armée de terre mais qui sont en état de fonctionnement. J'insiste, ils partent progressivement en Ukraine. Donc, notre propre réarmement permet aussi de continuer d'aider l'Ukraine dans la durée. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 18:15Voir 2 autres passages
« Pardon, je vais être cru, je ne suis pas mis à faire étrangère, donc je peux être encore un peu plus cru dans le langage. On n'est pas des enfants de cœur. Pour négocier, il faut parler avec tout le monde. Et à un moment donné, on savait que ce contact existerait. Et si je le fais en miroir, pardon, mais c'est ce qui a été aussi reproché au président Macron, qui, je vous le rappelle, en 2022-2023, a entretenu la ligne avec le président Poutine jusqu'au bout, parce qu'on a cherché jusqu'à la dernière minute à éviter ce qui s'est passé depuis en Ukraine, sans oublier évidemment les risques d'escalade nucléaire. On se rappelle de ces téléphones rouges dans les films de la guerre froide. Et donc évidemment, ça existe dans la réalité. Une puissance nucléaire comme la France se doit de discuter avec la Russie. Non, ce n'est pas d'aller s'asseoir à la table d'une discussion qui est un acte de faiblesse. Ça, pour le coup, ça serait idiot en termes de paramètres de sécurité. La question, c'est qu'est-ce que l'on met sur la table ? Et c'est vrai que le ministre allemand dit que le président américain est allé vite en besogne en disant qu'il n'y aura pas de troupes américaines en Ukraine, qu'il n'y aura pas d'adhésion à l'OTAN. Et puis les différentes, comment dire, oblastes qui ont été conquis militairement par la Russie. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 5:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes31 déc. 2024 au 13 févr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités8 mars 2024 au 8 mars 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça va fonctionner pour le cadenas. Si vous voulez, dans l'économie de guerre, vous avez plusieurs choses. Augmenter le volume de travail. Ça, clairement, les entreprises le font. Et je le redis, respectons tous les salariés, ingénieurs, ouvriers, techniciens qui le font. Augmenter les commandes. Une loi de programmation militaire à 413 milliards d'euros. Plus les crédits pour l'Ukraine. Pardon, mais depuis 20 ou 30 ans, il n'y a jamais eu autant de crédits de dépenses publiques militaires. Donc, il y a de la visibilité. Après, il y a un enjeu sur les stocks. Et cela, on n'est pas toujours bien logé en fonction de la criticité d'un certain nombre de matières premières. Par exemple, sur les obus, clairement, l'accès aux poudres est un enjeu majeur. Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'à Bergerac, on va relocaliser une usine de production de poudre. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 10:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack8 mars 2024 au 8 mars 2024 · 1 observation1 passage
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« À qui il pense qu'il est lâches ? Je ne parlais pas de l'Allemagne, j'ai eu l'occasion de m'en expliquer clairement. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 5:29
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Contre-arguments traités8 mars 2024 au 8 mars 2024 · 1 observation1 passage
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« Les élections européennes c'est bien dommage que ce bon débat me semble-t-il sur ce qu'il faut faire pour aider l'Ukraine demain prenne cette tournure. Le président de la République il a été clair sur le fait qu'il n'y a pas de cobelligéance mais il est clair aussi sur le fait de dire qu'on n'a pas tout essayé pour aider l'Ukraine différemment et de le faire autrement. Donc moi je souhaite que le débat la semaine prochaine à l'Assemblée nationale et au Sénat permette déjà d'avoir un débat éclairé sur l'accord qui a été signé c'est-à-dire sur l'aide militaire que la France apporte à l'Ukraine déjà voir au moins si on s'accorde là-dessus parce qu'il y a un peu un double discours vous voyez bien dans certaines formations politiques qu'il faut donner des armes mais pas trop. Puis après quand on parle d'adhésion à l'Union Européenne ou l'OTAN de l'Ukraine ah bah c'est non. Donc à chaque fois dès qu'il y a un outil pour aider l'Ukraine il est rejeté de prime abord. C'est en cela d'ailleurs que c'est quand même un sacré service que certaines oppositions politiques peuvent rendre parfois à la Russie en acceptant tout de suite de rejeter toute forme de rapport de force quel qu'il soit. Donc quand le président de la République dit signalement stratégique est-ce qu'on fait mieux c'est non. Quand c'est adhésion de l'Ukraine à l'UE et l'OTAN c'est non. Quand il s'agit de donner des armes on dit c'est non. Hier matin le vice-président RN de l'Assemblée nationale commençait à nous dire que c'est nous qui donnions des armes à la Russie en parlant de ces bateaux Mistra alors que ce sont des bateaux dont les ventes ont été annulées par le président Hollande en son temps. Donc moi je ne veux pas rentrer dans une querelle politicienne de là où je suis. Néanmoins moi je suis disponible et je le dis ce matin pour échanger avec chacune des oppositions comme le président de la République l'a fait hier matin dans ce format de Saint-Denis. Oui parce que quand on est ministre des armées au ministre de l'Europe et des affaires étrangères c'est notre rôle que d'être disponible dans les formats qui peuvent être discutés pour répondre à l'ensemble de ces questions. Moi je ne renonce pas à défaut d'une unité nationale je ne renonce pas à ce qu'on ait un débat stratégique de bon niveau entre les différentes formations politiques. C'est le moment de la clarté. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 17:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 17:38
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 6:09
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 17:38
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 1:50
« Accentuer que ça, en matière militaire, tout ne se vaut pas. Un missile complexe ne vaut pas un obus de 155 mm qui ne vaut pas une plateforme de chasse comme le Mirage 2000. Vous voyez bien qu'avec la livraison des Mirage 2000, on continue d'être sur un agenda d'aide »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 17:58
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:35
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 5:01
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
« C'est aussi la question que je vais commencer à poser. Est-ce que cette guerre en Ukraine a un impact ou pas sur notre sécurité demain ? Ceux qui répondent oui ceux qui répondent non je peux faire la démonstration que c'est oui et qu'une victoire ou non de la Russie sur ce conflit ne donnera pas la même architecture de sécurité pour notre Europe. C'est le rapport de force. Et de l'autre côté d'ailleurs un fait accompli de Washington en fonction de ce que les grands électeurs peuvent décider dans cette élection américaine ne doit pas non plus décider de notre architecture de sécurité européenne. Les mêmes qui parlent de souveraineté d'autonomie stratégique en disant qu'on s'aligne trop facilement sur Washington etc. sont ceux aussi qui par leur proposition organisent notre isolement. Donc moi je pense aussi que c'est le moment de vérité. Qu'est-ce que ces oppositions politiques proposent ? De livrer plus d'armes comment on les finance ? Est-ce que la production locale comme je l'indiquais tout à l'heure de nos industries sur le sol ukrainien j'ai cru entendre pas grand chose d'ailleurs donc je ne sais pas s'ils sont pour ou s'ils sont contre ? Je pense que désormais il faut rentrer dans le détail. On doit aux Français on doit à nos concitoyens et nos concitoyens aussi la vérité des positions de chacun sur un conflit qui inévitablement va avoir des conséquences pour notre vie quotidienne. Quand le pétrole augmente à la pompe ou pour se chauffer c'est pas la faute du gouvernement c'est lié à la guerre à des effets de la guerre qui est menée. On n'est plus au XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle où les intérêts français démarrent à notre frontière. On voit bien qu'il y a des interactions qui sont nombreuses dans un prochain Moyen-Orient aussi qui est compliqué en ce moment et donc je pense que c'est un moment de vérité de responsabilité. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 19:36
« Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot déterminé et quasiment irréversible des États-Unis d'Amérique vers la question chinoise. Et donc, à un moment donné, c'est tout le débat sur 2%, 3%, 4%, 5% de notre produit intérieur brut pour la défense. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:08
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
« Il tient, mais il est fragile. Il tient au regard des combats qu'on a pu connaître depuis le mois de septembre jusqu'à la fin du mois de novembre. Il est fragile parce qu'il nécessite beaucoup de déconfliction, beaucoup de neutralisation et de nettoyage. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au LibanVérifier à 1:02