Sébastien Lecornu — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mars 2024 au 8 oct. 2025
Questions
56
Entretiens
5
Sources
5
Heures analysées
1,9 h
Répartition sur 56 questions évaluables
Réponse directe
21
Réponse partielle
14
Réponse à côté
19
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 56 sur 56
Question 51🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Ce n'est pas l'intérêt de son peuple ?
Refus explicite
Moi je ne réponds pas aux porte-parole du Kremlin. Je pense que ça serait bizarre que le ministre des Armées se lance dans cet exercice-là. Mais c'est une guerre informationnelle qui est menée pour parler à notre opinion publique et je renvoie au propos du général de Gaulle en 1861. Notre histoire c'est de ne pas être faible et je veux dire ne rien exclure et tenir le rapport de force c'est être ni faible ni escalatoire. C'est ça aussi l'histoire de France. Les élections européennes c'est bien dommage que ce bon débat me semble-t-il sur ce qu'il faut faire pour aider l'Ukraine demain prenne cette tournure. Le président de la République il a été clair sur le fait qu'il n'y a pas de cobelligé…
« Moi je ne réponds pas aux porte-parole du Kremlin. Je pense que ça serait bizarre que le ministre des Armées se lance dans cet exercice-là. Mais c'est une guerre informationnelle qui est menée pour parler à notre opinion publique et je renvoie au propos du général de Gaulle en 1861. Notre histoire c'est de ne pas être faible et je veux dire ne rien exclure et tenir le rapport de force c'est être ni faible ni escalatoire. C'est ça aussi l'histoire de France. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées8 mars 2024 au 8 oct. 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, j'ai présenté ma démission lundi matin. Je pense donc démontrer que je ne cours pas après le job, dans la mesure où j'ai démissionné. J'ai accepté de faire 48 heures dans des conditions qui ne sont pas que faciles. J'ai un côté moins de soldats, donc j'ai accepté évidemment la mission que le président m'a demandé. Ce soir, je considère que ma mission est terminée. Ce que je peux donc vous dire, c'est que je sens qu'un chemin est possible encore, il est difficile et j'ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s'éloignaient et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures. »
Europe 1 · "Je ne vois pas l'intérêt de l'interview de Sébastien Lecornu sur France 2"
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 16:46
Question 52🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
C'est-à-dire que les industriels ne suivent pas ?
Réponse directe
Il y a, de toutes les évidences, un problème pour embrayer. Je sais que le patron de MBDA et les équipes sont en train de faire du mieux qu'ils peuvent. Et donc, ce matin, je vous annonce que j'ai confirmé la commande de plus de 200 missiles Astaire avec un pari simple. C'est les crédits de paiement, comme on dit, suivront. C'est-à-dire que cette commande, elle est sur la table. Maintenant, il appartient à MBDA de livrer le plus vite possible ces 200 missiles Astaire qui serviront autant pour l'armée française, je parlais de mer rouge, que pour l'armée ukrainienne.
« Il y a, de toutes les évidences, un problème pour embrayer. Je sais que le patron de MBDA et les équipes sont en train de faire du mieux qu'ils peuvent. Et donc, ce matin, je vous annonce que j'ai confirmé la commande de plus de 200 missiles Astaire avec un pari simple. C'est les crédits de paiement, comme on dit, suivront. C'est-à-dire que cette commande, elle est sur la table. Maintenant, il appartient à MBDA de livrer le plus vite possible ces 200 missiles Astaire qui serviront autant pour l'armée française, je parlais de mer rouge, que pour l'armée ukrainienne. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 9:58
Question 53🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Je voudrais revenir sur un épisode. Vous avez évoqué la mer Rouge. Il y a quelques jours, il y avait trois avions militaires français dans la zone de la mer Rouge qui ont été interceptés par les forces armées russes qui, elles, ont estimé qu'ils n'avaient pas à être là. Ça, c'est ce que dit le Kremlin. Est-ce que vous pouvez nous raconter ce que ça veut dire ?
Réponse partielle
Pour être précis, en l'espèce, sur cet incident, le narratif russe est faux. Il y a bien eu une patrouille française dans les airs et dans l'espace international, évidemment, et sur lequel une patrouille russe s'est située à une quarantaine de kilomètres et derrière, il y a eu une communication politique déviée. Néanmoins...
« Pour être précis, en l'espèce, sur cet incident, le narratif russe est faux. Il y a bien eu une patrouille française dans les airs et dans l'espace international, évidemment, et sur lequel une patrouille russe s'est située à une quarantaine de kilomètres et derrière, il y a eu une communication politique déviée. Néanmoins... »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 14:09
Question 54🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Jordan Bardella qui dit par sa proposition d'envoi des troupes en Ukraine Emmanuel Macron a suscité l'inquiétude dans le pays il a isolé la France sur la scène internationale il a fait le jeu de Vladimir Poutine en exposant au monde les divisions du camp occidental. Qu'est-ce qu'il propose ?
Réponse partielle
C'est aussi la question que je vais commencer à poser. Est-ce que cette guerre en Ukraine a un impact ou pas sur notre sécurité demain ? Ceux qui répondent oui ceux qui répondent non je peux faire la démonstration que c'est oui et qu'une victoire ou non de la Russie sur ce conflit ne donnera pas la même architecture de sécurité pour notre Europe. C'est le rapport de force. Et de l'autre côté d'ailleurs un fait accompli de Washington en fonction de ce que les grands électeurs peuvent décider dans cette élection américaine ne doit pas non plus décider de notre architecture de sécurité européenne. Les mêmes qui parlent de souveraineté d'autonomie stratégique en disant qu'on s'aligne trop facil…
« C'est aussi la question que je vais commencer à poser. Est-ce que cette guerre en Ukraine a un impact ou pas sur notre sécurité demain ? Ceux qui répondent oui ceux qui répondent non je peux faire la démonstration que c'est oui et qu'une victoire ou non de la Russie sur ce conflit ne donnera pas la même architecture de sécurité pour notre Europe. C'est le rapport de force. Et de l'autre côté d'ailleurs un fait accompli de Washington en fonction de ce que les grands électeurs peuvent décider dans cette élection américaine ne doit pas non plus décider de notre architecture de sécurité européenne. Les mêmes qui parlent de souveraineté d'autonomie stratégique en disant qu'on s'aligne trop facilement sur Washington etc. sont ceux aussi qui par leur proposition organisent notre isolement. Donc moi je pense aussi que c'est le moment de vérité. Qu'est-ce que ces oppositions politiques proposent ? De livrer plus d'armes comment on les finance ? Est-ce que la production locale comme je l'indiquais tout à l'heure de nos industries sur le sol ukrainien j'ai cru entendre pas grand chose d'ailleurs donc je ne sais pas s'ils sont pour ou s'ils sont contre ? Je pense que désormais il faut rentrer dans le détail. On doit aux Français on doit à nos concitoyens et nos concitoyens aussi la vérité des positions de chacun sur un conflit qui inévitablement va avoir des conséquences pour notre vie quotidienne. Quand le pétrole augmente à la pompe ou pour se chauffer c'est pas la faute du gouvernement c'est lié à la guerre à des effets de la guerre qui est menée. On n'est plus au XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle où les intérêts français démarrent à notre frontière. On voit bien qu'il y a des interactions qui sont nombreuses dans un prochain Moyen-Orient aussi qui est compliqué en ce moment et donc je pense que c'est un moment de vérité de responsabilité. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 19:36
Question 55🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Quand on avait quelqu'un comme Raphaël Glucksmann, la semaine dernière, qui disait qu'il fallait passer. Vous vous dites, on y est, ça y est ?
Réponse partielle
Oui, on y est déjà. D'ailleurs, je le trouve dur et un peu injuste qu'il aille voir les équipes et les ouvriers de Rohan, de Nexter, qui sont passés au 3-8, qui parfois travaillent le week-end. C'est très dur à entendre que nous n'y sommes pas. Après, le problème de l'économie de guerre, c'est quoi ? C'est au fond, pendant 20 ans, on a été dans ce qu'on appelait les dividendes de la paix, une réduction drastique des budgets militaires, des faibles commandes. Et donc, vous avez une fonte musculaire importante, et dans les armées, et dans l'industrie de défense. Et là, évidemment, on remet le paquet, pardonnez-moi cette expression. C'est vrai en milliards, mais c'est vrai aussi en commandes.…
« Oui, on y est déjà. D'ailleurs, je le trouve dur et un peu injuste qu'il aille voir les équipes et les ouvriers de Rohan, de Nexter, qui sont passés au 3-8, qui parfois travaillent le week-end. C'est très dur à entendre que nous n'y sommes pas. Après, le problème de l'économie de guerre, c'est quoi ? C'est au fond, pendant 20 ans, on a été dans ce qu'on appelait les dividendes de la paix, une réduction drastique des budgets militaires, des faibles commandes. Et donc, vous avez une fonte musculaire importante, et dans les armées, et dans l'industrie de défense. Et là, évidemment, on remet le paquet, pardonnez-moi cette expression. C'est vrai en milliards, mais c'est vrai aussi en commandes. J'en dirai un mot dans un instant, si vous en êtes d'accord, d'ailleurs, sur des commandes que je m'apprête à passer, là, pour l'armée française. Mais qui fait que vous pouvez, quand vous avez une forte fonte musculaire, vous pouvez passer votre journée à la salle de sport, pendant cette image, vous ne reprenez pas votre masse musculaire en une seule journée. Et donc, c'est vrai que c'est lent. Et aujourd'hui, vous avez une industrie de défense qui est à deux vitesses. Entre ceux qui ont réussi le défi de réaugmenter les cadences, c'est particulièrement vrai des canons César, 78 canons César vont sortir des usines, c'est deux fois plus que l'année dernière. Ça, c'est complètement une évidence. Pareil pour les obus de 155 mm, les choses avancent. Après, on a un enjeu critique sur la défense solaire. MBDA, qui est une entreprise, d'ailleurs, que nous partageons avec l'Italie et la Grande-Bretagne, a réussi à passer en économie de guerre sur les missiles Mistral. Les missiles Mistral, c'est la courte portée de défense solaire. On a besoin de missiles Astaire. Les missiles Astaire, c'est ceux que nos frégates sont en train de tirer en mer rouge pour protéger les bateaux lorsqu'il y a des attaques venues des outils. Ce sont ces missiles qui servent sur le santé, l'équivalent du patriote français. Aujourd'hui, ça ne suit pas. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 8:26
Question 56🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMC
Ça veut dire que la menace, elle est directe, elle est déjà là ?
Réponse à côté
Pour être précis, en l'espèce, sur cet incident, le narratif russe est faux. Il y a bien eu une patrouille française dans les airs et dans l'espace international, évidemment, et sur lequel une patrouille russe s'est située à une quarantaine de kilomètres et derrière, il y a eu une communication politique déviée. Néanmoins...
« Pour être précis, en l'espèce, sur cet incident, le narratif russe est faux. Il y a bien eu une patrouille française dans les airs et dans l'espace international, évidemment, et sur lequel une patrouille russe s'est située à une quarantaine de kilomètres et derrière, il y a eu une communication politique déviée. Néanmoins... »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 14:09
« J'avais appelé mon homologue de l'époque russe, Sergei Shoigu, puisqu'il se trouve que nos services avaient des informations très précises sur les auteurs de cet attentat. Le président républic m'avait demandé de le faire. Je m'étais là aussi pris pas mal de remarques en disant que c'est scandaleux, moralement, il ne faut pas leur parler. Nous, on a voulu acter à quelques mois avant les Jeux Olympiques, où la question de la lutte contre le terrorisme est clé, encore aujourd'hui, on a voulu bien acter le fait qu'on ne gardait pas pour nous des informations qui étaient importantes dans la lutte anti-terro, et donc nous l'avions actée par ce coup de téléphone. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 19:09
« Non, mais l'Europe, pardon, là, on revient aussi à des schémas différents. L'Europe comme entité politique, oui, mais en même temps, ça va être un sujet qui va se traiter soit en format OTAN, soit de manière aussi multilatérale. Si votre question, c'est est-ce que la France est mis de côté sur les discussions du moment, la réponse est non. Est-ce qu'en revanche, beaucoup de capitales européennes se sentent non seulement délaissées, mais surtout, pardon, inquiètes parce que leur sécurité a été déléguée historiquement depuis la fin de la guerre froide à Washington, par appui nucléaire américain, achat de matériel militaire américain ? La réponse est oui. Et ça va même au-delà. Et ça va dire, Sébastien Lecornu, que la France sera partagée. Vous avez des opinions publiques... La France sera partie de ces négociations. Juste pour terminer sur votre question précédente, vous avez des opinions publiques qui aujourd'hui, dans les pays baltes, en Pologne, dans les pays du nord de l'Europe, pour ne pas entendre ce qui a été dit sur le Groenland, imaginez la situation de la vie politique au Danemark, au moment où j'en parle. Vous avez des opinions publiques qui ont peur. Les gens qui nous regardent ce soir sont inquiets, voient bien que ce monde est déréglé. Mais enfin, on est une vieille puissance nucléaire, on est d'ailleurs le 13 février, en 13 février 1960, la première bombe nucléaire explosée au Sahara, c'est les premiers essais nucléaires français. De fait, on n'a pas les mêmes moyens de protection et de défense, y compris parce qu'on se réarme depuis 2017. Après, oui, la France, évidemment, est dans les discussions. Après, les discussions, là, les coups de téléphone, ça aussi, c'est de la communication, il ne faut pas n'en plus tomber. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités8 mars 2024 au 8 oct. 2025 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pas moins de 3 milliards d'euros en fonction du périmètre de ce qui peut être suspendu en 2027. Donc c'est quand même une somme qui est considérable. C'est pratiquement 0,1% de notre PIB. »
Europe 1 · "Je ne vois pas l'intérêt de l'interview de Sébastien Lecornu sur France 2"Vérifier à 6:00Voir 2 autres passages
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées8 mars 2024 au 17 sept. 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Face à nous, nous avons eu un Premier ministre qui, très clairement, se débat entre des contraintes extrêmement complexes, il a un socle gouvernemental à l'Assemblée nationale extrêmement divisé. Rappelons quand même que 24 députés LR n'ont pas voté la confiance. Donc, il a quand même un socle parlementaire faible à l'Assemblée nationale. Qu'on voit bien qu'il est toujours prisonnier du logiciel macroniste. Donc, voilà, il essaye finalement un peu de faire rentrer des ronds dans des carrés. Donc, la question, pour nous, elle est simple. Il n'y a eu aucune raison à ce stade de ne pas censurer. Et donc, c'est soit Sébastien Lecornu renverse la table, soit il sera renversé. »
Public Sénat · Budget : Lecornu entretient le mystèreVérifier à 15:08Voir 2 autres passages
« On n'en est pas là. Quand je vous dis que le temps médiatique sera différent du temps stratégique, c'est une évidence. Ce qui se passe en ce moment, le fait générateur, c'est la rencontre à Paris lors de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame. Après, ce qui va être mis sur la table, non seulement par les États-Unis, mais aussi par Moscou, mais aussi par l'Ukraine, et pardon, mais par nous, quels sont les éléments de garantie de sécurité que nous sommes prêts à mettre sur la table pour réassurer non seulement l'Ukraine, mais aussi le flanc oriental de notre Europe, de l'OTAN, la sécurité en mer Noire, et les éléments plus bilatéraux, je parlais de la Moldavie, avec l'enjeu de la Transnistrie. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 11:03
« Non, mais l'Europe, pardon, là, on revient aussi à des schémas différents. L'Europe comme entité politique, oui, mais en même temps, ça va être un sujet qui va se traiter soit en format OTAN, soit de manière aussi multilatérale. Si votre question, c'est est-ce que la France est mis de côté sur les discussions du moment, la réponse est non. Est-ce qu'en revanche, beaucoup de capitales européennes se sentent non seulement délaissées, mais surtout, pardon, inquiètes parce que leur sécurité a été déléguée historiquement depuis la fin de la guerre froide à Washington, par appui nucléaire américain, achat de matériel militaire américain ? La réponse est oui. Et ça va même au-delà. Et ça va dire, Sébastien Lecornu, que la France sera partagée. Vous avez des opinions publiques... La France sera partie de ces négociations. Juste pour terminer sur votre question précédente, vous avez des opinions publiques qui aujourd'hui, dans les pays baltes, en Pologne, dans les pays du nord de l'Europe, pour ne pas entendre ce qui a été dit sur le Groenland, imaginez la situation de la vie politique au Danemark, au moment où j'en parle. Vous avez des opinions publiques qui ont peur. Les gens qui nous regardent ce soir sont inquiets, voient bien que ce monde est déréglé. Mais enfin, on est une vieille puissance nucléaire, on est d'ailleurs le 13 février, en 13 février 1960, la première bombe nucléaire explosée au Sahara, c'est les premiers essais nucléaires français. De fait, on n'a pas les mêmes moyens de protection et de défense, y compris parce qu'on se réarme depuis 2017. Après, oui, la France, évidemment, est dans les discussions. Après, les discussions, là, les coups de téléphone, ça aussi, c'est de la communication, il ne faut pas n'en plus tomber. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées8 mars 2024 au 13 févr. 2025 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« posée sur nos propres forces parce que comme on se réarme beaucoup avec notre programmation militaire, on se réarme pour nos propres besoins, comme on fait bientôt le tour afale, ça nous autorise à prendre quelques risques sur les Mirage 2000. Pareil pour les vieux matériels de l'armée de terre mais qui sont en état de fonctionnement. J'insiste, ils partent progressivement en Ukraine. Donc, notre propre réarmement permet aussi de continuer d'aider l'Ukraine dans la durée. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 18:15
« Pardon, je vais être cru, je ne suis pas mis à faire étrangère, donc je peux être encore un peu plus cru dans le langage. On n'est pas des enfants de cœur. Pour négocier, il faut parler avec tout le monde. Et à un moment donné, on savait que ce contact existerait. Et si je le fais en miroir, pardon, mais c'est ce qui a été aussi reproché au président Macron, qui, je vous le rappelle, en 2022-2023, a entretenu la ligne avec le président Poutine jusqu'au bout, parce qu'on a cherché jusqu'à la dernière minute à éviter ce qui s'est passé depuis en Ukraine, sans oublier évidemment les risques d'escalade nucléaire. On se rappelle de ces téléphones rouges dans les films de la guerre froide. Et donc évidemment, ça existe dans la réalité. Une puissance nucléaire comme la France se doit de discuter avec la Russie. Non, ce n'est pas d'aller s'asseoir à la table d'une discussion qui est un acte de faiblesse. Ça, pour le coup, ça serait idiot en termes de paramètres de sécurité. La question, c'est qu'est-ce que l'on met sur la table ? Et c'est vrai que le ministre allemand dit que le président américain est allé vite en besogne en disant qu'il n'y aura pas de troupes américaines en Ukraine, qu'il n'y aura pas d'adhésion à l'OTAN. Et puis les différentes, comment dire, oblastes qui ont été conquis militairement par la Russie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés8 mars 2024 au 13 févr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03Voir 2 autres passages
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités8 mars 2024 au 13 févr. 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« posée sur nos propres forces parce que comme on se réarme beaucoup avec notre programmation militaire, on se réarme pour nos propres besoins, comme on fait bientôt le tour afale, ça nous autorise à prendre quelques risques sur les Mirage 2000. Pareil pour les vieux matériels de l'armée de terre mais qui sont en état de fonctionnement. J'insiste, ils partent progressivement en Ukraine. Donc, notre propre réarmement permet aussi de continuer d'aider l'Ukraine dans la durée. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 18:15Voir 2 autres passages
« Pardon, je vais être cru, je ne suis pas mis à faire étrangère, donc je peux être encore un peu plus cru dans le langage. On n'est pas des enfants de cœur. Pour négocier, il faut parler avec tout le monde. Et à un moment donné, on savait que ce contact existerait. Et si je le fais en miroir, pardon, mais c'est ce qui a été aussi reproché au président Macron, qui, je vous le rappelle, en 2022-2023, a entretenu la ligne avec le président Poutine jusqu'au bout, parce qu'on a cherché jusqu'à la dernière minute à éviter ce qui s'est passé depuis en Ukraine, sans oublier évidemment les risques d'escalade nucléaire. On se rappelle de ces téléphones rouges dans les films de la guerre froide. Et donc évidemment, ça existe dans la réalité. Une puissance nucléaire comme la France se doit de discuter avec la Russie. Non, ce n'est pas d'aller s'asseoir à la table d'une discussion qui est un acte de faiblesse. Ça, pour le coup, ça serait idiot en termes de paramètres de sécurité. La question, c'est qu'est-ce que l'on met sur la table ? Et c'est vrai que le ministre allemand dit que le président américain est allé vite en besogne en disant qu'il n'y aura pas de troupes américaines en Ukraine, qu'il n'y aura pas d'adhésion à l'OTAN. Et puis les différentes, comment dire, oblastes qui ont été conquis militairement par la Russie. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 5:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes31 déc. 2024 au 13 févr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités8 mars 2024 au 8 mars 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça va fonctionner pour le cadenas. Si vous voulez, dans l'économie de guerre, vous avez plusieurs choses. Augmenter le volume de travail. Ça, clairement, les entreprises le font. Et je le redis, respectons tous les salariés, ingénieurs, ouvriers, techniciens qui le font. Augmenter les commandes. Une loi de programmation militaire à 413 milliards d'euros. Plus les crédits pour l'Ukraine. Pardon, mais depuis 20 ou 30 ans, il n'y a jamais eu autant de crédits de dépenses publiques militaires. Donc, il y a de la visibilité. Après, il y a un enjeu sur les stocks. Et cela, on n'est pas toujours bien logé en fonction de la criticité d'un certain nombre de matières premières. Par exemple, sur les obus, clairement, l'accès aux poudres est un enjeu majeur. Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'à Bergerac, on va relocaliser une usine de production de poudre. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 10:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack8 mars 2024 au 8 mars 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« À qui il pense qu'il est lâches ? Je ne parlais pas de l'Allemagne, j'ai eu l'occasion de m'en expliquer clairement. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 5:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités8 mars 2024 au 8 mars 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les élections européennes c'est bien dommage que ce bon débat me semble-t-il sur ce qu'il faut faire pour aider l'Ukraine demain prenne cette tournure. Le président de la République il a été clair sur le fait qu'il n'y a pas de cobelligéance mais il est clair aussi sur le fait de dire qu'on n'a pas tout essayé pour aider l'Ukraine différemment et de le faire autrement. Donc moi je souhaite que le débat la semaine prochaine à l'Assemblée nationale et au Sénat permette déjà d'avoir un débat éclairé sur l'accord qui a été signé c'est-à-dire sur l'aide militaire que la France apporte à l'Ukraine déjà voir au moins si on s'accorde là-dessus parce qu'il y a un peu un double discours vous voyez bien dans certaines formations politiques qu'il faut donner des armes mais pas trop. Puis après quand on parle d'adhésion à l'Union Européenne ou l'OTAN de l'Ukraine ah bah c'est non. Donc à chaque fois dès qu'il y a un outil pour aider l'Ukraine il est rejeté de prime abord. C'est en cela d'ailleurs que c'est quand même un sacré service que certaines oppositions politiques peuvent rendre parfois à la Russie en acceptant tout de suite de rejeter toute forme de rapport de force quel qu'il soit. Donc quand le président de la République dit signalement stratégique est-ce qu'on fait mieux c'est non. Quand c'est adhésion de l'Ukraine à l'UE et l'OTAN c'est non. Quand il s'agit de donner des armes on dit c'est non. Hier matin le vice-président RN de l'Assemblée nationale commençait à nous dire que c'est nous qui donnions des armes à la Russie en parlant de ces bateaux Mistra alors que ce sont des bateaux dont les ventes ont été annulées par le président Hollande en son temps. Donc moi je ne veux pas rentrer dans une querelle politicienne de là où je suis. Néanmoins moi je suis disponible et je le dis ce matin pour échanger avec chacune des oppositions comme le président de la République l'a fait hier matin dans ce format de Saint-Denis. Oui parce que quand on est ministre des armées au ministre de l'Europe et des affaires étrangères c'est notre rôle que d'être disponible dans les formats qui peuvent être discutés pour répondre à l'ensemble de ces questions. Moi je ne renonce pas à défaut d'une unité nationale je ne renonce pas à ce qu'on ait un débat stratégique de bon niveau entre les différentes formations politiques. C'est le moment de la clarté. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 17:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Accentuer que ça, en matière militaire, tout ne se vaut pas. Un missile complexe ne vaut pas un obus de 155 mm qui ne vaut pas une plateforme de chasse comme le Mirage 2000. Vous voyez bien qu'avec la livraison des Mirage 2000, on continue d'être sur un agenda d'aide »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 17:58
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:35
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 5:01
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
« C'est aussi la question que je vais commencer à poser. Est-ce que cette guerre en Ukraine a un impact ou pas sur notre sécurité demain ? Ceux qui répondent oui ceux qui répondent non je peux faire la démonstration que c'est oui et qu'une victoire ou non de la Russie sur ce conflit ne donnera pas la même architecture de sécurité pour notre Europe. C'est le rapport de force. Et de l'autre côté d'ailleurs un fait accompli de Washington en fonction de ce que les grands électeurs peuvent décider dans cette élection américaine ne doit pas non plus décider de notre architecture de sécurité européenne. Les mêmes qui parlent de souveraineté d'autonomie stratégique en disant qu'on s'aligne trop facilement sur Washington etc. sont ceux aussi qui par leur proposition organisent notre isolement. Donc moi je pense aussi que c'est le moment de vérité. Qu'est-ce que ces oppositions politiques proposent ? De livrer plus d'armes comment on les finance ? Est-ce que la production locale comme je l'indiquais tout à l'heure de nos industries sur le sol ukrainien j'ai cru entendre pas grand chose d'ailleurs donc je ne sais pas s'ils sont pour ou s'ils sont contre ? Je pense que désormais il faut rentrer dans le détail. On doit aux Français on doit à nos concitoyens et nos concitoyens aussi la vérité des positions de chacun sur un conflit qui inévitablement va avoir des conséquences pour notre vie quotidienne. Quand le pétrole augmente à la pompe ou pour se chauffer c'est pas la faute du gouvernement c'est lié à la guerre à des effets de la guerre qui est menée. On n'est plus au XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle où les intérêts français démarrent à notre frontière. On voit bien qu'il y a des interactions qui sont nombreuses dans un prochain Moyen-Orient aussi qui est compliqué en ce moment et donc je pense que c'est un moment de vérité de responsabilité. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 19:36
« Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot déterminé et quasiment irréversible des États-Unis d'Amérique vers la question chinoise. Et donc, à un moment donné, c'est tout le débat sur 2%, 3%, 4%, 5% de notre produit intérieur brut pour la défense. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:08
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
« Il tient, mais il est fragile. Il tient au regard des combats qu'on a pu connaître depuis le mois de septembre jusqu'à la fin du mois de novembre. Il est fragile parce qu'il nécessite beaucoup de déconfliction, beaucoup de neutralisation et de nettoyage. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au LibanVérifier à 1:02