Sébastien Lecornu — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mars 2024 au 8 oct. 2025
Questions
56
Entretiens
5
Sources
5
Heures analysées
1,9 h
Répartition sur 56 questions évaluables
Réponse directe
21
Réponse partielle
14
Réponse à côté
19
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 56
Question 1"Je ne vois pas l'intérêt de l'interview de Sébastien Lecornu sur France 2"
L'actualité, c'est bien sûr l'interview de Sébastien Lecornu à la télévision. Ce soir, il y a environ 210 députés, dit Sébastien Lecornu, qui veulent toujours une plateforme de stabilité avec des conditions à débattre pour le budget. Ils rajoutent, la France aura-t-elle un budget ?
Réponse à côté
Moi, j'ai présenté ma démission lundi matin. Je pense donc démontrer que je ne cours pas après le job, dans la mesure où j'ai démissionné. J'ai accepté de faire 48 heures dans des conditions qui ne sont pas que faciles. J'ai un côté moins de soldats, donc j'ai accepté évidemment la mission que le président m'a demandé. Ce soir, je considère que ma mission est terminée. Ce que je peux donc vous dire, c'est que je sens qu'un chemin est possible encore, il est difficile et j'ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s'éloignaient et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures.
« Moi, j'ai présenté ma démission lundi matin. Je pense donc démontrer que je ne cours pas après le job, dans la mesure où j'ai démissionné. J'ai accepté de faire 48 heures dans des conditions qui ne sont pas que faciles. J'ai un côté moins de soldats, donc j'ai accepté évidemment la mission que le président m'a demandé. Ce soir, je considère que ma mission est terminée. Ce que je peux donc vous dire, c'est que je sens qu'un chemin est possible encore, il est difficile et j'ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s'éloignaient et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées8 mars 2024 au 8 oct. 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, j'ai présenté ma démission lundi matin. Je pense donc démontrer que je ne cours pas après le job, dans la mesure où j'ai démissionné. J'ai accepté de faire 48 heures dans des conditions qui ne sont pas que faciles. J'ai un côté moins de soldats, donc j'ai accepté évidemment la mission que le président m'a demandé. Ce soir, je considère que ma mission est terminée. Ce que je peux donc vous dire, c'est que je sens qu'un chemin est possible encore, il est difficile et j'ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s'éloignaient et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures. »
Europe 1 · "Je ne vois pas l'intérêt de l'interview de Sébastien Lecornu sur France 2"
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Europe 1 · "Je ne vois pas l'intérêt de l'interview de Sébastien Lecornu sur France 2"Vérifier à 0:34
Question 2"Je ne vois pas l'intérêt de l'interview de Sébastien Lecornu sur France 2"
Ça va coûter combien à la France si on suspend la réforme borne ?
Réponse directe
Pas moins de 3 milliards d'euros en fonction du périmètre de ce qui peut être suspendu en 2027. Donc c'est quand même une somme qui est considérable. C'est pratiquement 0,1% de notre PIB.
« Pas moins de 3 milliards d'euros en fonction du périmètre de ce qui peut être suspendu en 2027. Donc c'est quand même une somme qui est considérable. C'est pratiquement 0,1% de notre PIB. »
Europe 1 · "Je ne vois pas l'intérêt de l'interview de Sébastien Lecornu sur France 2"Vérifier à 6:00
Question 3Budget : Lecornu entretient le mystère
– Donc vous dites qu'il y a une première petite victoire. Jonathan Boucher-Pétersen, votre avis ?
Réponse à côté
Face à nous, nous avons eu un Premier ministre qui, très clairement, se débat entre des contraintes extrêmement complexes, il a un socle gouvernemental à l'Assemblée nationale extrêmement divisé. Rappelons quand même que 24 députés LR n'ont pas voté la confiance. Donc, il a quand même un socle parlementaire faible à l'Assemblée nationale. Qu'on voit bien qu'il est toujours prisonnier du logiciel macroniste. Donc, voilà, il essaye finalement un peu de faire rentrer des ronds dans des carrés. Donc, la question, pour nous, elle est simple. Il n'y a eu aucune raison à ce stade de ne pas censurer. Et donc, c'est soit Sébastien Lecornu renverse la table, soit il sera renversé.
« Face à nous, nous avons eu un Premier ministre qui, très clairement, se débat entre des contraintes extrêmement complexes, il a un socle gouvernemental à l'Assemblée nationale extrêmement divisé. Rappelons quand même que 24 députés LR n'ont pas voté la confiance. Donc, il a quand même un socle parlementaire faible à l'Assemblée nationale. Qu'on voit bien qu'il est toujours prisonnier du logiciel macroniste. Donc, voilà, il essaye finalement un peu de faire rentrer des ronds dans des carrés. Donc, la question, pour nous, elle est simple. Il n'y a eu aucune raison à ce stade de ne pas censurer. Et donc, c'est soit Sébastien Lecornu renverse la table, soit il sera renversé. »
Public Sénat · Budget : Lecornu entretient le mystèreVérifier à 15:08
Question 4Budget : Lecornu entretient le mystère
» C'est intéressant, il y a une partie des électeurs de gauche qui ne sont pas forcément d'accord avec la stratégie de PS. – C'est le vrai, c'est quand le PS profite de cette scène médiatique et de ce pas de deux pour affirmer des propositions et se réidentifier comme un parti qui porte clairement des propositions de gauche, moi que je ne considère pas comme radical, de gauche en tout cas, ça n'a pas toujours été le cas ces dernières années. Et deuxième chose, je pense qu'on peut tout à fait regarder qui a un peu moins peur de la dissolution qu'avant. Ça vaut pour LR, ça vaut pour le PS, sûrement. Mais le risque principal d'une dissolution, c'est quand même un raz-de-marée ou en tout cas une poussée assez massive du Rassemblement national. Donc après qu'on arrive à maintenir son groupe, qu'on ait trois députés de plus ou tout ça, on sent quand même qu'il y a une responsabilité qui est compliquée à prendre en disant « Oui, la dissolution, c'est la meilleure solution. » Et je pense qu'il ne faut pas minorer le fait que la dissolution ne se décrète pas parce que Sébastien Lecornu serait dans l'échec. Il faudrait qu'Emmanuel Macron, psychologiquement, en ait envie. Et ça, je pense qu'on mineure toujours le fait que pour la dissolution, comme pour un départ d'Emmanuel Macron, je ne crois vraiment pas que ce soit l'ordre du jour dans ce cerveau complexe. – Mais alors on va essayer d'entrer un tout petit peu dans le cerveau de Sébastien Lecornu, que vous connaissez bien pour l'avoir pratiqué lors du Grand Débat. Pascal Perrineau, vous étiez l'un des garants du Grand Débat et Sébastien Lecornu a été chargé de l'organiser pour l'Élysée. Quand vous le voyez à l'œuvre, là, depuis deux semaines, qu'est-ce que ça vous inspire sur sa capacité à sortir de cette situation, de cette équation politique impossible ?
Réponse à côté
Face à nous, nous avons eu un Premier ministre qui, très clairement, se débat entre des contraintes extrêmement complexes, il a un socle gouvernemental à l'Assemblée nationale extrêmement divisé. Rappelons quand même que 24 députés LR n'ont pas voté la confiance. Donc, il a quand même un socle parlementaire faible à l'Assemblée nationale. Qu'on voit bien qu'il est toujours prisonnier du logiciel macroniste. Donc, voilà, il essaye finalement un peu de faire rentrer des ronds dans des carrés. Donc, la question, pour nous, elle est simple. Il n'y a eu aucune raison à ce stade de ne pas censurer. Et donc, c'est soit Sébastien Lecornu renverse la table, soit il sera renversé.
« Face à nous, nous avons eu un Premier ministre qui, très clairement, se débat entre des contraintes extrêmement complexes, il a un socle gouvernemental à l'Assemblée nationale extrêmement divisé. Rappelons quand même que 24 députés LR n'ont pas voté la confiance. Donc, il a quand même un socle parlementaire faible à l'Assemblée nationale. Qu'on voit bien qu'il est toujours prisonnier du logiciel macroniste. Donc, voilà, il essaye finalement un peu de faire rentrer des ronds dans des carrés. Donc, la question, pour nous, elle est simple. Il n'y a eu aucune raison à ce stade de ne pas censurer. Et donc, c'est soit Sébastien Lecornu renverse la table, soit il sera renversé. »
Public Sénat · Budget : Lecornu entretient le mystèreVérifier à 15:08
Question 5Budget : Lecornu entretient le mystère
– Oui, je suis assez d'accord et pas d'accord en même temps. C'est-à-dire qu'effectivement, la période est plutôt porteuse pour le Parti socialiste en termes d'identification. Après, je pense que la frontière entre l'autonomie et l'isolement n'est quand même pas facile à trouver. On a bien compris que d'une boutique à l'autre, et c'est aussi la présidentielle qui pèse, il y a un besoin d'identification et de dissociation. Et en même temps, pour qui parle à des électeurs de gauche ou regarde l'aspiration unitaire des électeurs de gauche, malgré tout ce qu'on peut dire de nuances, parfois de fracas qu'il y a pu y avoir entre les partenaires, elle reste absolument majeure. – Oui, d'ailleurs, tiens, je vous interromps, vous allez pouvoir continuer la démonstration, parce qu'on a Justin qui nous écrit de Metz, j'espère bien prononcer. « Si Sébastien Lecornu reste flou, pourquoi le PS persiste-t-il à négocier, ne légitime-t-il pas une majorité qu'il prétend vouloir censurer ?
Réponse directe
Face à nous, nous avons eu un Premier ministre qui, très clairement, se débat entre des contraintes extrêmement complexes, il a un socle gouvernemental à l'Assemblée nationale extrêmement divisé. Rappelons quand même que 24 députés LR n'ont pas voté la confiance. Donc, il a quand même un socle parlementaire faible à l'Assemblée nationale. Qu'on voit bien qu'il est toujours prisonnier du logiciel macroniste. Donc, voilà, il essaye finalement un peu de faire rentrer des ronds dans des carrés. Donc, la question, pour nous, elle est simple. Il n'y a eu aucune raison à ce stade de ne pas censurer. Et donc, c'est soit Sébastien Lecornu renverse la table, soit il sera renversé.
« Face à nous, nous avons eu un Premier ministre qui, très clairement, se débat entre des contraintes extrêmement complexes, il a un socle gouvernemental à l'Assemblée nationale extrêmement divisé. Rappelons quand même que 24 députés LR n'ont pas voté la confiance. Donc, il a quand même un socle parlementaire faible à l'Assemblée nationale. Qu'on voit bien qu'il est toujours prisonnier du logiciel macroniste. Donc, voilà, il essaye finalement un peu de faire rentrer des ronds dans des carrés. Donc, la question, pour nous, elle est simple. Il n'y a eu aucune raison à ce stade de ne pas censurer. Et donc, c'est soit Sébastien Lecornu renverse la table, soit il sera renversé. »
Public Sénat · Budget : Lecornu entretient le mystèreVérifier à 15:08
Question 6Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Ce n'est pas extrêmement bien parti quand on voit les arguments utilisés par les uns et les autres. Est-ce que par solidarité gouvernementale vous soutenez Bruno Retailleau ?
Refus explicite
Non, moi je ne vais pas commencer comme ministre des Armées à m'immiscer dans la vie partisée. Déjà que je me garde bien à m'occuper du parti dont je suis membre, donc je ne vais pas commencer à m'occuper du parti dont je ne suis plus membre. Non, en revanche, je pense qu'être aux affaires de toute façon va obligatoirement réguler les choses par le haut, en tout cas, j'en forme le vœu.
« Non, moi je ne vais pas commencer comme ministre des Armées à m'immiscer dans la vie partisée. Déjà que je me garde bien à m'occuper du parti dont je suis membre, donc je ne vais pas commencer à m'occuper du parti dont je ne suis plus membre. Non, en revanche, je pense qu'être aux affaires de toute façon va obligatoirement réguler les choses par le haut, en tout cas, j'en forme le vœu. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 26:00
Question 7Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Vous citez l'interview aux Parisiens. Il dit aussi, ce qu'il avait d'ailleurs confirmé à peu de choses près dans l'interview dimanche soir sur BFFTV que d'une manière ou d'une autre, il participerait à cette élection. Il en a le talent, l'énergie. C'est votre cas aussi ou pas ?
Réponse directe
Comme citoyen, oui.
« Comme citoyen, oui. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 28:07
Question 8Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Mais donc, vous ne dites pas Sébastien Lecornu « On va accentuer ce soutien dans les mois à venir pour que l'Ukraine puisse arriver au fond, si d'aventure ils arrivent à la table des négociations dans une position la plus favorable. »
Réponse directe
Accentuer que ça, en matière militaire, tout ne se vaut pas. Un missile complexe ne vaut pas un obus de 155 mm qui ne vaut pas une plateforme de chasse comme le Mirage 2000. Vous voyez bien qu'avec la livraison des Mirage 2000, on continue d'être sur un agenda d'aide posée sur nos propres forces parce que comme on se réarme beaucoup avec notre programmation militaire, on se réarme pour nos propres besoins, comme on fait bientôt le tour afale, ça nous autorise à prendre quelques risques sur les Mirage 2000. Pareil pour les vieux matériels de l'armée de terre mais qui sont en état de fonctionnement. J'insiste, ils partent progressivement en Ukraine. Donc, notre propre réarmement permet aussi…
« Accentuer que ça, en matière militaire, tout ne se vaut pas. Un missile complexe ne vaut pas un obus de 155 mm qui ne vaut pas une plateforme de chasse comme le Mirage 2000. Vous voyez bien qu'avec la livraison des Mirage 2000, on continue d'être sur un agenda d'aide »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 17:58Voir 1 autre passage
« posée sur nos propres forces parce que comme on se réarme beaucoup avec notre programmation militaire, on se réarme pour nos propres besoins, comme on fait bientôt le tour afale, ça nous autorise à prendre quelques risques sur les Mirage 2000. Pareil pour les vieux matériels de l'armée de terre mais qui sont en état de fonctionnement. J'insiste, ils partent progressivement en Ukraine. Donc, notre propre réarmement permet aussi de continuer d'aider l'Ukraine dans la durée. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 18:15
Question 9Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Est-ce qu'on peut croire Vladimir Poutine quand il accepte d'envisager la possibilité d'un cessez-le-feu ?
Réponse à côté
Je pense qu'on revient à la notion de temps. Je pense que tout le monde s'est dit, ça y est, les coups de téléphone démarrent, les armes vont se taire la semaine prochaine. Je pense qu'on va vers une gestion du temps qui sera radicalement différente entre Washington et Moscou. C'est un des éléments sur lesquels j'ai alerté mon homologue encore aujourd'hui. Vous voyez, on n'en est pas là du tout. Sauf que c'est les troupes françaises. Ce n'est pas la défense américaine qui décide pour les troupes françaises. Il y a le Parlement aussi français. On est une démocratie. Non, après, ça dépend des paramètres de la discussion. Mais d'ailleurs, ça va plutôt dans le sens du fait que les Européens ser…
« Je pense qu'on revient à la notion de temps. Je pense que tout le monde s'est dit, ça y est, les coups de téléphone démarrent, les armes vont se taire la semaine prochaine. Je pense qu'on va vers une gestion du temps qui sera radicalement différente entre Washington et Moscou. C'est un des éléments sur lesquels j'ai alerté mon homologue encore aujourd'hui. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 14:48Voir 2 autres passages
« Vous voyez, on n'en est pas là du tout. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 15:23
« Sauf que c'est les troupes françaises. Ce n'est pas la défense américaine qui décide pour les troupes françaises. Il y a le Parlement aussi français. On est une démocratie. Non, après, ça dépend des paramètres de la discussion. Mais d'ailleurs, ça va plutôt dans le sens du fait que les Européens seront plutôt à la fin quand même toujours autour de la table des discussions d'une manière ou d'une autre. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Question 10Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Ce parti, les Républicains, il en est question dans les discussions précisément en vue de 2027. Votre collègue Gérald Darmanin, ministre de la Justice, ami aussi, je ne vais pas me tromper en disant cela, a affirmé sur BFM TV que si personne ne se démarquait, que si aucun candidat en vue de 2027 ne se démarquait, il faudrait un processus de départage, assumer la nécessité d'une primaire, une primaire d'ailleurs élargie à ceux qui gouvernent ensemble. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Réponse partielle
Voilà, c'est un peu tôt, mais aujourd'hui, il a précisé quand même quelque chose de très important, je crois, dans les colonnes du Parisien, en disant que s'il y avait peut-être du temps pour départager les candidats, teux ou candidats, il a sûrement une urgence au travail programmatique et au travail idéologique. On l'a bien vu d'ailleurs sur les élections législatives anticipées suite à la dissolution que beaucoup de formations politiques n'étaient pas particulièrement prêtes à aller devant les Français et à développer des idées nouvelles dans un monde d'ailleurs, y compris sur les sujets que je traite par ailleurs comme ministre, dans un monde qui bouge beaucoup à réinventer notre logici…
« Voilà, c'est un peu tôt, mais aujourd'hui, il a précisé quand même quelque chose de très important, je crois, dans les colonnes du Parisien, en disant que s'il y avait peut-être du temps pour départager les candidats, teux ou candidats, il a sûrement une urgence au travail programmatique et au travail idéologique. On l'a bien vu d'ailleurs sur les élections législatives anticipées suite à la dissolution que beaucoup de formations politiques n'étaient pas particulièrement prêtes à aller devant les Français et à développer des idées nouvelles dans un monde d'ailleurs, y compris sur les sujets que je traite par ailleurs comme ministre, dans un monde qui bouge beaucoup à réinventer notre logiciel et à réfléchir pour la France. Se préparer, Sébastien. Et Gérald a raison de dire que les formations politiques doivent urgemment faire ce travail programmatique et idéologique. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 26:40
Question 11Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Il y a le langage diplomatique. Vous considérez qu'il y a un risque que dans cette négociation, à la fin, Donald Trump se fasse avoir que Vladimir Poutine soit celui qui sorte gagnant de ce type de pourparlers, de négociations ?
Réponse à côté
Moi, vous savez, je ne suis ni Donald Trump-mania, ce qu'on a bien vu quand même à Paris que depuis son élection, plein de gens, son ébobie, semblent le découvrir, alors qu'on l'a déjà vraiment pratiqué pendant quatre ans, et très respectueux du choix du peuple américain. On travaille avec l'administration que le peuple américain a choisi. Et d'ailleurs, il faut que les Américains travaillent avec le président de la République et le gouvernement que les Français ont choisi. C'est comme ça que ça fonctionne dans une alliance démocratique. Je dis juste qu'on voit qu'on en est en Iran. Je dis juste qu'on voit qu'on en est en Afghanistan. Et je dis juste qu'on voit qu'on en est en Corée du Nord…
« Moi, vous savez, je ne suis ni Donald Trump-mania, ce qu'on a bien vu quand même à Paris que depuis son élection, plein de gens, son ébobie, semblent le découvrir, alors qu'on l'a déjà vraiment pratiqué pendant quatre ans, et très respectueux du choix du peuple américain. On travaille avec l'administration que le peuple américain a choisi. Et d'ailleurs, il faut que les Américains travaillent avec le président de la République et le gouvernement que les Français ont choisi. C'est comme ça que ça fonctionne dans une alliance démocratique. Je dis juste qu'on voit qu'on en est en Iran. Je dis juste qu'on voit qu'on en est en Afghanistan. Et je dis juste qu'on voit qu'on en est en Corée du Nord. Autant de sujets de sécurité qui nous concernent directement. Imaginez demain, cessez le feu, bâclé, situation sécuritaire instable, menace hybride qui continue de peser sur l'Europe, voire directement sur la France, tentative de déstabilisation de la Moldavie, tentative de déstabilisation d'intérêts français en Afrique qui sont des sujets aujourd'hui qui peuvent exister mais qui sont minimes et résiduels. Non, demain, il y a des scénarios de sécurité qui doivent nous amener à la plus grande délucidité. Pas de faiblesse, ne pas être escalatoire, mais pas de naïveté non plus. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 7:45
Question 12Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Dans ce contexte de, je ne sais pas s'il peut dire monter des périls, puisque c'est une expression connotée, mais en tout cas d'inquiétude dans tous les espaces de conflit, est-ce que vous, comme ministre des Armées, vous dites, là encore à ceux qui nous regardent, et notamment dans le cadre d'un contexte budgétaire de plus en plus serré, il va falloir aller plus vite, il va falloir dépenser plus d'argent, il va falloir se réarmer plus rapidement, et donc aussi faire des sacrifices, puisque mettre plus d'argent, plus de budget sur les armées, c'est nécessairement en mettre moins à d'autres endroits.
Réponse partielle
On a une chance et un défi, ou une faiblesse, on va voir. La chance, c'est qu'on a commencé à se réarmer depuis 2017, on aura doublé le budget des armées depuis l'élection du président, et avant même la guerre en Ukraine, donc on ne part pas de rien. On a une enveloppe inédite, 413 milliards d'euros entre 2024 et 2030, tout ça est considérable, on tourne vraiment la page des années de dividendes de la paix. Le défi qui ne doit pas se transformer en faiblesse, c'est le rythme avec lequel effectivement il va falloir le faire. En seulement un an et demi, vous voyez à quel point tout s'est transformé avec énormément de brutalité. Les perspectives de conflits d'un autre nature, les perspectives…
« On a une chance et un défi, ou une faiblesse, on va voir. La chance, c'est qu'on a commencé à se réarmer depuis 2017, on aura doublé le budget des armées depuis l'élection du président, et avant même la guerre en Ukraine, donc on ne part pas de rien. On a une enveloppe inédite, 413 milliards d'euros entre 2024 et 2030, tout ça est considérable, on tourne vraiment la page des années de dividendes de la paix. Le défi qui ne doit pas se transformer en faiblesse, c'est le rythme avec lequel effectivement il va falloir le faire. En seulement un an et demi, vous voyez à quel point tout s'est transformé avec énormément de brutalité. Les perspectives de conflits d'un autre nature, les perspectives de globalisation des conflits, l'arrivée de soldats nord-coréens sur la ligne de front en Ukraine a changé la donne. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 20:13Voir 1 autre passage
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
Question 13Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
allait échanger avec Vladimir Poutine ?
Réponse à côté
Ou est-ce que le sommet informel a eu lieu entre le président Trump et le président Zelensky ? À Paris ? Enfin, nous ne faisons pas violence. On a des raisons d'être inquiets parfois pour notre pays. Il y a des choses qui ne vont pas bien. On décline sur certains aspects. Il y a des choses sur lesquelles on se porte bien. Notre crédibilité militaire, notre crédibilité diplomatique, elle est là. Non, mais l'Europe, pardon, là, on revient aussi à des schémas différents. L'Europe comme entité politique, oui, mais en même temps, ça va être un sujet qui va se traiter soit en format OTAN, soit de manière aussi multilatérale. Si votre question, c'est est-ce que la France est mis de côté sur les di…
« Ou est-ce que le sommet informel a eu lieu entre le président Trump et le président Zelensky ? À Paris ? Enfin, nous ne faisons pas violence. On a des raisons d'être inquiets parfois pour notre pays. Il y a des choses qui ne vont pas bien. On décline sur certains aspects. Il y a des choses sur lesquelles on se porte bien. Notre crédibilité militaire, notre crédibilité diplomatique, elle est là. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:19Voir 2 autres passages
« Non, mais l'Europe, pardon, là, on revient aussi à des schémas différents. L'Europe comme entité politique, oui, mais en même temps, ça va être un sujet qui va se traiter soit en format OTAN, soit de manière aussi multilatérale. Si votre question, c'est est-ce que la France est mis de côté sur les discussions du moment, la réponse est non. Est-ce qu'en revanche, beaucoup de capitales européennes se sentent non seulement délaissées, mais surtout, pardon, inquiètes parce que leur sécurité a été déléguée historiquement depuis la fin de la guerre froide à Washington, par appui nucléaire américain, achat de matériel militaire américain ? La réponse est oui. Et ça va même au-delà. Et ça va dire, Sébastien Lecornu, que la France sera partagée. Vous avez des opinions publiques... La France sera partie de ces négociations. Juste pour terminer sur votre question précédente, vous avez des opinions publiques qui aujourd'hui, dans les pays baltes, en Pologne, dans les pays du nord de l'Europe, pour ne pas entendre ce qui a été dit sur le Groenland, imaginez la situation de la vie politique au Danemark, au moment où j'en parle. Vous avez des opinions publiques qui ont peur. Les gens qui nous regardent ce soir sont inquiets, voient bien que ce monde est déréglé. Mais enfin, on est une vieille puissance nucléaire, on est d'ailleurs le 13 février, en 13 février 1960, la première bombe nucléaire explosée au Sahara, c'est les premiers essais nucléaires français. De fait, on n'a pas les mêmes moyens de protection et de défense, y compris parce qu'on se réarme depuis 2017. Après, oui, la France, évidemment, est dans les discussions. Après, les discussions, là, les coups de téléphone, ça aussi, c'est de la communication, il ne faut pas n'en plus tomber. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:35
Question 14Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Pour terminer, Sébastien Lecornu, trois questions politiques. La première, elle concerne votre ancien parti, Les Républicains. Après Bruno Retailleau, votre collègue ministre de l'Intérieur, c'est Laurent Wauquiez qui tout à l'heure s'est déclaré candidat à la tête du parti. Après, Fillon-Copé, Fillon-Sarkozy, c'est le retour de la droite la plus bête du monde ?
Réponse à côté
Non, je ne suis plus membre des Républicains, mais que dans les partis politiques il y a des élections.
« Non, je ne suis plus membre des Républicains, mais que dans les partis politiques il y a des élections. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 25:14
Question 15Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Est-ce que la France continuera à dire, la perspective de l'Ukraine à échéance, horizon, 5 ans, 10 ans, c'est d'intégrer l'OTAN ?
Réponse à côté
Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot dét…
« Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot déterminé et quasiment irréversible des États-Unis d'Amérique vers la question chinoise. Et donc, à un moment donné, c'est tout le débat sur 2%, 3%, 4%, 5% de notre produit intérieur brut pour la défense. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:08Voir 1 autre passage
« Il y a deux idées qui se chevauchent à Washington. Celle qui dit, puisqu'on paye pour les Européens, pas pour la France, nous, on est complètement autonome, je pourrais y revenir aussi, mais puisqu'on paye la sécurité des Européens, ils vont nous acheter plus d'armes. Puis une autre école à Washington, notamment dans l'entourage du président Trump, qui est encore plus radicale mais plus sincère à certains égards. Non, non, mais la Russie, c'est l'affaire des Européens. Nous, on va s'occuper de la Chine. C'est comme ça que ça a encore été dit au déjeuner de ce midi de travail, devant d'ailleurs le ministre de la Défense d'Ukraine. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:55
Question 16Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
On va rentrer dans le détail, et c'est important ce que vous dites, sur, au fond, l'état du rapport de force entre les États-Unis et la Russie. Mais d'abord, d'un point de vue symbolique, ce qui a frappé tout le monde, c'est qu'on avait Vladimir Poutine, qui jusque-là était un paria de la communauté internationale, qui, en quelque sorte, est quasiment réhabilité devant la caméra avec un président américain qui dit qu'il l'a eu au téléphone pendant une heure et demie. Le président américain qui, une fois ce coup de fil terminé, appelle le président ukrainien. Est-ce que ce n'est pas une forme de trahison du soutien des Occidentaux vis-à-vis de l'Ukraine, quand on a un président américain qui dit même, oui, oui, on va se rencontrer, et on sait mutuellement inviter l'un l'autre pour se voir ?
Réponse partielle
Pardon, je vais être cru, je ne suis pas mis à faire étrangère, donc je peux être encore un peu plus cru dans le langage. On n'est pas des enfants de cœur. Pour négocier, il faut parler avec tout le monde. Et à un moment donné, on savait que ce contact existerait. Et si je le fais en miroir, pardon, mais c'est ce qui a été aussi reproché au président Macron, qui, je vous le rappelle, en 2022-2023, a entretenu la ligne avec le président Poutine jusqu'au bout, parce qu'on a cherché jusqu'à la dernière minute à éviter ce qui s'est passé depuis en Ukraine, sans oublier évidemment les risques d'escalade nucléaire. On se rappelle de ces téléphones rouges dans les films de la guerre froide. Et don…
« Pardon, je vais être cru, je ne suis pas mis à faire étrangère, donc je peux être encore un peu plus cru dans le langage. On n'est pas des enfants de cœur. Pour négocier, il faut parler avec tout le monde. Et à un moment donné, on savait que ce contact existerait. Et si je le fais en miroir, pardon, mais c'est ce qui a été aussi reproché au président Macron, qui, je vous le rappelle, en 2022-2023, a entretenu la ligne avec le président Poutine jusqu'au bout, parce qu'on a cherché jusqu'à la dernière minute à éviter ce qui s'est passé depuis en Ukraine, sans oublier évidemment les risques d'escalade nucléaire. On se rappelle de ces téléphones rouges dans les films de la guerre froide. Et donc évidemment, ça existe dans la réalité. Une puissance nucléaire comme la France se doit de discuter avec la Russie. Non, ce n'est pas d'aller s'asseoir à la table d'une discussion qui est un acte de faiblesse. Ça, pour le coup, ça serait idiot en termes de paramètres de sécurité. La question, c'est qu'est-ce que l'on met sur la table ? Et c'est vrai que le ministre allemand dit que le président américain est allé vite en besogne en disant qu'il n'y aura pas de troupes américaines en Ukraine, qu'il n'y aura pas d'adhésion à l'OTAN. Et puis les différentes, comment dire, oblastes qui ont été conquis militairement par la Russie. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 5:01Voir 1 autre passage
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04
Question 17Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
sous une forme... Mais ce cessez-le-feu, est-ce que c'est une perspective réaliste ?
Réponse partielle
Je pense qu'on revient à la notion de temps. Je pense que tout le monde s'est dit, ça y est, les coups de téléphone démarrent, les armes vont se taire la semaine prochaine. Je pense qu'on va vers une gestion du temps qui sera radicalement différente entre Washington et Moscou. C'est un des éléments sur lesquels j'ai alerté mon homologue encore aujourd'hui. Vous voyez, on n'en est pas là du tout. Sauf que c'est les troupes françaises. Ce n'est pas la défense américaine qui décide pour les troupes françaises. Il y a le Parlement aussi français. On est une démocratie. Non, après, ça dépend des paramètres de la discussion. Mais d'ailleurs, ça va plutôt dans le sens du fait que les Européens ser…
« Je pense qu'on revient à la notion de temps. Je pense que tout le monde s'est dit, ça y est, les coups de téléphone démarrent, les armes vont se taire la semaine prochaine. Je pense qu'on va vers une gestion du temps qui sera radicalement différente entre Washington et Moscou. C'est un des éléments sur lesquels j'ai alerté mon homologue encore aujourd'hui. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 14:48Voir 2 autres passages
« Vous voyez, on n'en est pas là du tout. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 15:23
« Sauf que c'est les troupes françaises. Ce n'est pas la défense américaine qui décide pour les troupes françaises. Il y a le Parlement aussi français. On est une démocratie. Non, après, ça dépend des paramètres de la discussion. Mais d'ailleurs, ça va plutôt dans le sens du fait que les Européens seront plutôt à la fin quand même toujours autour de la table des discussions d'une manière ou d'une autre. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Question 18Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Est-ce que vous en avez tiré une forme de frustration puisque maintenant est chroniqué dans un certain nombre d'articles de presse la façon dont vous aviez pu vous préparer avec le Président de la République, ce qui était son premier choix visiblement de vous nommer à Matignon ?
Réponse à côté
Non. Comme disait le Président Chirac, tous ces papiers, tous ces journaux, ça va, ça bien et ça finit toujours par emballer les poireaux.
« Non. Comme disait le Président Chirac, tous ces papiers, tous ces journaux, ça va, ça bien et ça finit toujours par emballer les poireaux. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 29:27
Question 19Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Est-ce que, imaginer que l'Ukraine perde la Crimée, c'est une ligne rouge pour la France ?
Réponse directe
Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot dét…
« Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot déterminé et quasiment irréversible des États-Unis d'Amérique vers la question chinoise. Et donc, à un moment donné, c'est tout le débat sur 2%, 3%, 4%, 5% de notre produit intérieur brut pour la défense. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:08Voir 1 autre passage
« Il y a deux idées qui se chevauchent à Washington. Celle qui dit, puisqu'on paye pour les Européens, pas pour la France, nous, on est complètement autonome, je pourrais y revenir aussi, mais puisqu'on paye la sécurité des Européens, ils vont nous acheter plus d'armes. Puis une autre école à Washington, notamment dans l'entourage du président Trump, qui est encore plus radicale mais plus sincère à certains égards. Non, non, mais la Russie, c'est l'affaire des Européens. Nous, on va s'occuper de la Chine. C'est comme ça que ça a encore été dit au déjeuner de ce midi de travail, devant d'ailleurs le ministre de la Défense d'Ukraine. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:55
Question 20Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Et sans être candidat, on peut souhaiter l'être ?
Réponse directe
Je n'étais pas candidat à Matignon.
« Je n'étais pas candidat à Matignon. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 29:10
Question 21Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Donc, il faut reprendre contact avec Vladimir Poutine ?
Réponse à côté
l'attentat du Crocus City Hall, vous vous rappelez un attentat terrible à Moscou. J'avais appelé mon homologue de l'époque russe, Sergei Shoigu, puisqu'il se trouve que nos services avaient des informations très précises sur les auteurs de cet attentat. Le président républic m'avait demandé de le faire. Je m'étais là aussi pris pas mal de remarques en disant que c'est scandaleux, moralement, il ne faut pas leur parler. Nous, on a voulu acter à quelques mois avant les Jeux Olympiques, où la question de la lutte contre le terrorisme est clé, encore aujourd'hui, on a voulu bien acter le fait qu'on ne gardait pas pour nous des informations qui étaient importantes dans la lutte anti-terro, et do…
« l'attentat du Crocus City Hall, vous vous rappelez un attentat terrible à Moscou. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 19:05Voir 2 autres passages
« J'avais appelé mon homologue de l'époque russe, Sergei Shoigu, puisqu'il se trouve que nos services avaient des informations très précises sur les auteurs de cet attentat. Le président républic m'avait demandé de le faire. Je m'étais là aussi pris pas mal de remarques en disant que c'est scandaleux, moralement, il ne faut pas leur parler. Nous, on a voulu acter à quelques mois avant les Jeux Olympiques, où la question de la lutte contre le terrorisme est clé, encore aujourd'hui, on a voulu bien acter le fait qu'on ne gardait pas pour nous des informations qui étaient importantes dans la lutte anti-terro, et donc nous l'avions actée par ce coup de téléphone. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 19:09
« Je suis là avant tout pour défendre la sécurité des Françaises et des Français, et c'est ce que le président de la République souhaite que l'on fassion. »
Question 22Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Seulement comme citoyen. Vous ne pourriez pas, par exemple, courir à une primaire ?
Réponse directe
Moi, je l'ai déjà dit dix fois. De toute façon, je voulais être ministre des Armées. Je suis passionné par ce que je fais et je ne cours pas plusieurs lèvres à la fois. Après, vous avez plein de gens de qualité. Évidemment, pour Gérald, je ne suis pas objectif. Je pense qu'il a beaucoup de qualité. Et que c'est plutôt votre...
« Moi, je l'ai déjà dit dix fois. De toute façon, je voulais être ministre des Armées. Je suis passionné par ce que je fais et je ne cours pas plusieurs lèvres à la fois. Après, vous avez plein de gens de qualité. Évidemment, pour Gérald, je ne suis pas objectif. Je pense qu'il a beaucoup de qualité. Et que c'est plutôt votre... »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 28:11
Question 23Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Est-ce qu'il faut intensifier ce soutien à l'Ukraine ?
Réponse directe
Oui, c'est facile à dire. Si on avait aussi peut-être pas écouté tous celles et ceux qui, y compris sur ces plateaux, expliquaient que Vladimir Poutine mettait des centaines de milliers d'hommes à la frontière avec l'Ukraine uniquement pour un entraînement, peut-être aussi que les opinions publiques n'auraient pas... Non, c'est pas vrai. Je crois qu'au contraire, il est particulièrement lucide sur le rapport débridé que les Russes, je vais dire les Soviétiques, fâche l'absus, les Russes ont un rapport avec la force. Non, je crois que la question de notre aide doit se transformer. Vous voyez, on a réussi un petit succès quand même avec les différentes diplomaties européennes, c'est à mobilis…
« Oui, c'est facile à dire. Si on avait aussi peut-être pas écouté tous celles et ceux qui, y compris sur ces plateaux, expliquaient que Vladimir Poutine mettait des centaines de milliers d'hommes à la frontière avec l'Ukraine uniquement pour un entraînement, peut-être aussi que les opinions publiques n'auraient pas... »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 16:34Voir 2 autres passages
« Non, c'est pas vrai. Je crois qu'au contraire, il est particulièrement lucide sur le rapport débridé que les Russes, je vais dire les Soviétiques, fâche l'absus, les Russes ont un rapport avec la force. Non, je crois que la question de notre aide doit se transformer. Vous voyez, on a réussi un petit succès quand même avec les différentes diplomaties européennes, c'est à mobiliser le produit des avoirs gelés russes. C'est-à-dire, en fait, cette richesse-là, d'arriver à la flécher sur les acquisitions de défense, ce qui soulage le contribuable français de manière importante. On parle de plusieurs centaines de millions d'euros. Cet argent-là, de plus en plus, on va l'utiliser pour permettre à des entreprises, des industries militaires françaises de s'installer en partenariat avec des industries en Ukraine pour produire sur place. Ça, typiquement, c'est un des éléments de garantie de sécurité. Mais vous voyez bien comment la Russie pourrait dire « Ah ben non, dans cette discussion-là, nous, on ne veut pas que les entreprises occidentales, françaises, viennent s'installer en Ukraine parce qu'on veut une Ukraine neutre, un peu comme jadis, on a pu discuter du format de l'armée chrétienne. » »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 16:52
Question 24Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Le président des Etats-Unis est là au téléphone pendant une heure et demie. Est-ce qu'il faut s'attendre à ce que, par exemple, Emmanuel Macron reprenne le contact avec Vladimir Poutine ?
Réponse directe
Non, mais fréquentable moralement, la réponse est non. Après, est-ce qu'il le faut pour nos intérêts de sécurité ? La réponse est oui.
« Non, mais fréquentable moralement, la réponse est non. Après, est-ce qu'il le faut pour nos intérêts de sécurité ? La réponse est oui. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 18:52
Question 25Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Quelles seront ses positions françaises ?
Réponse à côté
Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot dét…
« Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot déterminé et quasiment irréversible des États-Unis d'Amérique vers la question chinoise. Et donc, à un moment donné, c'est tout le débat sur 2%, 3%, 4%, 5% de notre produit intérieur brut pour la défense. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:08Voir 1 autre passage
« Il y a deux idées qui se chevauchent à Washington. Celle qui dit, puisqu'on paye pour les Européens, pas pour la France, nous, on est complètement autonome, je pourrais y revenir aussi, mais puisqu'on paye la sécurité des Européens, ils vont nous acheter plus d'armes. Puis une autre école à Washington, notamment dans l'entourage du président Trump, qui est encore plus radicale mais plus sincère à certains égards. Non, non, mais la Russie, c'est l'affaire des Européens. Nous, on va s'occuper de la Chine. C'est comme ça que ça a encore été dit au déjeuner de ce midi de travail, devant d'ailleurs le ministre de la Défense d'Ukraine. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:55
« J'avais appelé mon homologue de l'époque russe, Sergei Shoigu, puisqu'il se trouve que nos services avaient des informations très précises sur les auteurs de cet attentat. Le président républic m'avait demandé de le faire. Je m'étais là aussi pris pas mal de remarques en disant que c'est scandaleux, moralement, il ne faut pas leur parler. Nous, on a voulu acter à quelques mois avant les Jeux Olympiques, où la question de la lutte contre le terrorisme est clé, encore aujourd'hui, on a voulu bien acter le fait qu'on ne gardait pas pour nous des informations qui étaient importantes dans la lutte anti-terro, et donc nous l'avions actée par ce coup de téléphone. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 19:09
« Non, mais l'Europe, pardon, là, on revient aussi à des schémas différents. L'Europe comme entité politique, oui, mais en même temps, ça va être un sujet qui va se traiter soit en format OTAN, soit de manière aussi multilatérale. Si votre question, c'est est-ce que la France est mis de côté sur les discussions du moment, la réponse est non. Est-ce qu'en revanche, beaucoup de capitales européennes se sentent non seulement délaissées, mais surtout, pardon, inquiètes parce que leur sécurité a été déléguée historiquement depuis la fin de la guerre froide à Washington, par appui nucléaire américain, achat de matériel militaire américain ? La réponse est oui. Et ça va même au-delà. Et ça va dire, Sébastien Lecornu, que la France sera partagée. Vous avez des opinions publiques... La France sera partie de ces négociations. Juste pour terminer sur votre question précédente, vous avez des opinions publiques qui aujourd'hui, dans les pays baltes, en Pologne, dans les pays du nord de l'Europe, pour ne pas entendre ce qui a été dit sur le Groenland, imaginez la situation de la vie politique au Danemark, au moment où j'en parle. Vous avez des opinions publiques qui ont peur. Les gens qui nous regardent ce soir sont inquiets, voient bien que ce monde est déréglé. Mais enfin, on est une vieille puissance nucléaire, on est d'ailleurs le 13 février, en 13 février 1960, la première bombe nucléaire explosée au Sahara, c'est les premiers essais nucléaires français. De fait, on n'a pas les mêmes moyens de protection et de défense, y compris parce qu'on se réarme depuis 2017. Après, oui, la France, évidemment, est dans les discussions. Après, les discussions, là, les coups de téléphone, ça aussi, c'est de la communication, il ne faut pas n'en plus tomber. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités8 mars 2024 au 8 oct. 2025 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pas moins de 3 milliards d'euros en fonction du périmètre de ce qui peut être suspendu en 2027. Donc c'est quand même une somme qui est considérable. C'est pratiquement 0,1% de notre PIB. »
Europe 1 · "Je ne vois pas l'intérêt de l'interview de Sébastien Lecornu sur France 2"Vérifier à 6:00Voir 2 autres passages
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées8 mars 2024 au 17 sept. 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Face à nous, nous avons eu un Premier ministre qui, très clairement, se débat entre des contraintes extrêmement complexes, il a un socle gouvernemental à l'Assemblée nationale extrêmement divisé. Rappelons quand même que 24 députés LR n'ont pas voté la confiance. Donc, il a quand même un socle parlementaire faible à l'Assemblée nationale. Qu'on voit bien qu'il est toujours prisonnier du logiciel macroniste. Donc, voilà, il essaye finalement un peu de faire rentrer des ronds dans des carrés. Donc, la question, pour nous, elle est simple. Il n'y a eu aucune raison à ce stade de ne pas censurer. Et donc, c'est soit Sébastien Lecornu renverse la table, soit il sera renversé. »
Public Sénat · Budget : Lecornu entretient le mystèreVérifier à 15:08Voir 2 autres passages
« On n'en est pas là. Quand je vous dis que le temps médiatique sera différent du temps stratégique, c'est une évidence. Ce qui se passe en ce moment, le fait générateur, c'est la rencontre à Paris lors de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame. Après, ce qui va être mis sur la table, non seulement par les États-Unis, mais aussi par Moscou, mais aussi par l'Ukraine, et pardon, mais par nous, quels sont les éléments de garantie de sécurité que nous sommes prêts à mettre sur la table pour réassurer non seulement l'Ukraine, mais aussi le flanc oriental de notre Europe, de l'OTAN, la sécurité en mer Noire, et les éléments plus bilatéraux, je parlais de la Moldavie, avec l'enjeu de la Transnistrie. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 11:03
« Non, mais l'Europe, pardon, là, on revient aussi à des schémas différents. L'Europe comme entité politique, oui, mais en même temps, ça va être un sujet qui va se traiter soit en format OTAN, soit de manière aussi multilatérale. Si votre question, c'est est-ce que la France est mis de côté sur les discussions du moment, la réponse est non. Est-ce qu'en revanche, beaucoup de capitales européennes se sentent non seulement délaissées, mais surtout, pardon, inquiètes parce que leur sécurité a été déléguée historiquement depuis la fin de la guerre froide à Washington, par appui nucléaire américain, achat de matériel militaire américain ? La réponse est oui. Et ça va même au-delà. Et ça va dire, Sébastien Lecornu, que la France sera partagée. Vous avez des opinions publiques... La France sera partie de ces négociations. Juste pour terminer sur votre question précédente, vous avez des opinions publiques qui aujourd'hui, dans les pays baltes, en Pologne, dans les pays du nord de l'Europe, pour ne pas entendre ce qui a été dit sur le Groenland, imaginez la situation de la vie politique au Danemark, au moment où j'en parle. Vous avez des opinions publiques qui ont peur. Les gens qui nous regardent ce soir sont inquiets, voient bien que ce monde est déréglé. Mais enfin, on est une vieille puissance nucléaire, on est d'ailleurs le 13 février, en 13 février 1960, la première bombe nucléaire explosée au Sahara, c'est les premiers essais nucléaires français. De fait, on n'a pas les mêmes moyens de protection et de défense, y compris parce qu'on se réarme depuis 2017. Après, oui, la France, évidemment, est dans les discussions. Après, les discussions, là, les coups de téléphone, ça aussi, c'est de la communication, il ne faut pas n'en plus tomber. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées8 mars 2024 au 13 févr. 2025 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« posée sur nos propres forces parce que comme on se réarme beaucoup avec notre programmation militaire, on se réarme pour nos propres besoins, comme on fait bientôt le tour afale, ça nous autorise à prendre quelques risques sur les Mirage 2000. Pareil pour les vieux matériels de l'armée de terre mais qui sont en état de fonctionnement. J'insiste, ils partent progressivement en Ukraine. Donc, notre propre réarmement permet aussi de continuer d'aider l'Ukraine dans la durée. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 18:15
« Pardon, je vais être cru, je ne suis pas mis à faire étrangère, donc je peux être encore un peu plus cru dans le langage. On n'est pas des enfants de cœur. Pour négocier, il faut parler avec tout le monde. Et à un moment donné, on savait que ce contact existerait. Et si je le fais en miroir, pardon, mais c'est ce qui a été aussi reproché au président Macron, qui, je vous le rappelle, en 2022-2023, a entretenu la ligne avec le président Poutine jusqu'au bout, parce qu'on a cherché jusqu'à la dernière minute à éviter ce qui s'est passé depuis en Ukraine, sans oublier évidemment les risques d'escalade nucléaire. On se rappelle de ces téléphones rouges dans les films de la guerre froide. Et donc évidemment, ça existe dans la réalité. Une puissance nucléaire comme la France se doit de discuter avec la Russie. Non, ce n'est pas d'aller s'asseoir à la table d'une discussion qui est un acte de faiblesse. Ça, pour le coup, ça serait idiot en termes de paramètres de sécurité. La question, c'est qu'est-ce que l'on met sur la table ? Et c'est vrai que le ministre allemand dit que le président américain est allé vite en besogne en disant qu'il n'y aura pas de troupes américaines en Ukraine, qu'il n'y aura pas d'adhésion à l'OTAN. Et puis les différentes, comment dire, oblastes qui ont été conquis militairement par la Russie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés8 mars 2024 au 13 févr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03Voir 2 autres passages
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités8 mars 2024 au 13 févr. 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« posée sur nos propres forces parce que comme on se réarme beaucoup avec notre programmation militaire, on se réarme pour nos propres besoins, comme on fait bientôt le tour afale, ça nous autorise à prendre quelques risques sur les Mirage 2000. Pareil pour les vieux matériels de l'armée de terre mais qui sont en état de fonctionnement. J'insiste, ils partent progressivement en Ukraine. Donc, notre propre réarmement permet aussi de continuer d'aider l'Ukraine dans la durée. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 18:15Voir 2 autres passages
« Pardon, je vais être cru, je ne suis pas mis à faire étrangère, donc je peux être encore un peu plus cru dans le langage. On n'est pas des enfants de cœur. Pour négocier, il faut parler avec tout le monde. Et à un moment donné, on savait que ce contact existerait. Et si je le fais en miroir, pardon, mais c'est ce qui a été aussi reproché au président Macron, qui, je vous le rappelle, en 2022-2023, a entretenu la ligne avec le président Poutine jusqu'au bout, parce qu'on a cherché jusqu'à la dernière minute à éviter ce qui s'est passé depuis en Ukraine, sans oublier évidemment les risques d'escalade nucléaire. On se rappelle de ces téléphones rouges dans les films de la guerre froide. Et donc évidemment, ça existe dans la réalité. Une puissance nucléaire comme la France se doit de discuter avec la Russie. Non, ce n'est pas d'aller s'asseoir à la table d'une discussion qui est un acte de faiblesse. Ça, pour le coup, ça serait idiot en termes de paramètres de sécurité. La question, c'est qu'est-ce que l'on met sur la table ? Et c'est vrai que le ministre allemand dit que le président américain est allé vite en besogne en disant qu'il n'y aura pas de troupes américaines en Ukraine, qu'il n'y aura pas d'adhésion à l'OTAN. Et puis les différentes, comment dire, oblastes qui ont été conquis militairement par la Russie. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 5:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes31 déc. 2024 au 13 févr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Donc ça nous appelle à poser une question. C'est ce que j'ai fait cet après-midi et pendant deux jours de discussion et de négociation approfondie à Bruxelles. Mais alors, vous avez quoi dans votre manche ? Quels sont les paramètres de discussion ? Ça pose après d'autres sous-séries de questions qui sont complexes. Les céréales, la sécurité de la mer Noire, le retour des enfants ukrainiens. Évidemment, la question du statut de l'Ukraine. Est-ce qu'on va vers quelque chose qui serait terrible ? C'est-à-dire un statut complètement neutre. Alors là, ce serait la proie facile pour la reprise des combats. Et j'insiste, un cessez-le-feu bâclé, c'est potentiellement le retour d'une guerre plus importante et qui peut nous concerner à moyen et long terme. Donc c'est pour ça aussi que nous mobilisons avec le ministre des Affaires étrangères sur l'autorité du président de la République parce qu'il n'est pas question de se faire avoir. Et dernier point très important, le temps politico-médiatique de la démocratie européenne et même américaine ne sera évidemment pas celui du temps de Moscou. Et aujourd'hui, sur le terrain tactique, c'est-à-dire sur la ligne de front, vous avez une pression russe qui est lente, entre 50 et 100 km², qui sont grignotées. Pression lente aussi dans l'oblaste de Kursk. Vous savez, c'est cette région russe dans laquelle les Ukrainiens ont mené une offensive. et nous avons suffisamment pratiqué le président Poutine et ses émissaires dans un autre temps et sur d'autres registres pour savoir aussi qu'il est capable de jouer avec la pelote de laine et de faire durer le temps. Et c'est ce que nous avons dit aux Américains. Pas de naïveté, parce que le président Trump apparaît fort. Mais il ne faut pas être faible à la fin. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 6:04Voir 2 autres passages
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités8 mars 2024 au 8 mars 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça va fonctionner pour le cadenas. Si vous voulez, dans l'économie de guerre, vous avez plusieurs choses. Augmenter le volume de travail. Ça, clairement, les entreprises le font. Et je le redis, respectons tous les salariés, ingénieurs, ouvriers, techniciens qui le font. Augmenter les commandes. Une loi de programmation militaire à 413 milliards d'euros. Plus les crédits pour l'Ukraine. Pardon, mais depuis 20 ou 30 ans, il n'y a jamais eu autant de crédits de dépenses publiques militaires. Donc, il y a de la visibilité. Après, il y a un enjeu sur les stocks. Et cela, on n'est pas toujours bien logé en fonction de la criticité d'un certain nombre de matières premières. Par exemple, sur les obus, clairement, l'accès aux poudres est un enjeu majeur. Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'à Bergerac, on va relocaliser une usine de production de poudre. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 10:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack8 mars 2024 au 8 mars 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« À qui il pense qu'il est lâches ? Je ne parlais pas de l'Allemagne, j'ai eu l'occasion de m'en expliquer clairement. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 5:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités8 mars 2024 au 8 mars 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les élections européennes c'est bien dommage que ce bon débat me semble-t-il sur ce qu'il faut faire pour aider l'Ukraine demain prenne cette tournure. Le président de la République il a été clair sur le fait qu'il n'y a pas de cobelligéance mais il est clair aussi sur le fait de dire qu'on n'a pas tout essayé pour aider l'Ukraine différemment et de le faire autrement. Donc moi je souhaite que le débat la semaine prochaine à l'Assemblée nationale et au Sénat permette déjà d'avoir un débat éclairé sur l'accord qui a été signé c'est-à-dire sur l'aide militaire que la France apporte à l'Ukraine déjà voir au moins si on s'accorde là-dessus parce qu'il y a un peu un double discours vous voyez bien dans certaines formations politiques qu'il faut donner des armes mais pas trop. Puis après quand on parle d'adhésion à l'Union Européenne ou l'OTAN de l'Ukraine ah bah c'est non. Donc à chaque fois dès qu'il y a un outil pour aider l'Ukraine il est rejeté de prime abord. C'est en cela d'ailleurs que c'est quand même un sacré service que certaines oppositions politiques peuvent rendre parfois à la Russie en acceptant tout de suite de rejeter toute forme de rapport de force quel qu'il soit. Donc quand le président de la République dit signalement stratégique est-ce qu'on fait mieux c'est non. Quand c'est adhésion de l'Ukraine à l'UE et l'OTAN c'est non. Quand il s'agit de donner des armes on dit c'est non. Hier matin le vice-président RN de l'Assemblée nationale commençait à nous dire que c'est nous qui donnions des armes à la Russie en parlant de ces bateaux Mistra alors que ce sont des bateaux dont les ventes ont été annulées par le président Hollande en son temps. Donc moi je ne veux pas rentrer dans une querelle politicienne de là où je suis. Néanmoins moi je suis disponible et je le dis ce matin pour échanger avec chacune des oppositions comme le président de la République l'a fait hier matin dans ce format de Saint-Denis. Oui parce que quand on est ministre des armées au ministre de l'Europe et des affaires étrangères c'est notre rôle que d'être disponible dans les formats qui peuvent être discutés pour répondre à l'ensemble de ces questions. Moi je ne renonce pas à défaut d'une unité nationale je ne renonce pas à ce qu'on ait un débat stratégique de bon niveau entre les différentes formations politiques. C'est le moment de la clarté. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 17:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
« On n'en est pas là. Quand je vous dis que le temps médiatique sera différent du temps stratégique, c'est une évidence. Ce qui se passe en ce moment, le fait générateur, c'est la rencontre à Paris lors de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame. Après, ce qui va être mis sur la table, non seulement par les États-Unis, mais aussi par Moscou, mais aussi par l'Ukraine, et pardon, mais par nous, quels sont les éléments de garantie de sécurité que nous sommes prêts à mettre sur la table pour réassurer non seulement l'Ukraine, mais aussi le flanc oriental de notre Europe, de l'OTAN, la sécurité en mer Noire, et les éléments plus bilatéraux, je parlais de la Moldavie, avec l'enjeu de la Transnistrie. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 11:03
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 19:41
« Accentuer que ça, en matière militaire, tout ne se vaut pas. Un missile complexe ne vaut pas un obus de 155 mm qui ne vaut pas une plateforme de chasse comme le Mirage 2000. Vous voyez bien qu'avec la livraison des Mirage 2000, on continue d'être sur un agenda d'aide »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 17:58
« Accentuer que ça, en matière militaire, tout ne se vaut pas. Un missile complexe ne vaut pas un obus de 155 mm qui ne vaut pas une plateforme de chasse comme le Mirage 2000. Vous voyez bien qu'avec la livraison des Mirage 2000, on continue d'être sur un agenda d'aide »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 17:58
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 9:35
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 5:01
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
« C'est aussi la question que je vais commencer à poser. Est-ce que cette guerre en Ukraine a un impact ou pas sur notre sécurité demain ? Ceux qui répondent oui ceux qui répondent non je peux faire la démonstration que c'est oui et qu'une victoire ou non de la Russie sur ce conflit ne donnera pas la même architecture de sécurité pour notre Europe. C'est le rapport de force. Et de l'autre côté d'ailleurs un fait accompli de Washington en fonction de ce que les grands électeurs peuvent décider dans cette élection américaine ne doit pas non plus décider de notre architecture de sécurité européenne. Les mêmes qui parlent de souveraineté d'autonomie stratégique en disant qu'on s'aligne trop facilement sur Washington etc. sont ceux aussi qui par leur proposition organisent notre isolement. Donc moi je pense aussi que c'est le moment de vérité. Qu'est-ce que ces oppositions politiques proposent ? De livrer plus d'armes comment on les finance ? Est-ce que la production locale comme je l'indiquais tout à l'heure de nos industries sur le sol ukrainien j'ai cru entendre pas grand chose d'ailleurs donc je ne sais pas s'ils sont pour ou s'ils sont contre ? Je pense que désormais il faut rentrer dans le détail. On doit aux Français on doit à nos concitoyens et nos concitoyens aussi la vérité des positions de chacun sur un conflit qui inévitablement va avoir des conséquences pour notre vie quotidienne. Quand le pétrole augmente à la pompe ou pour se chauffer c'est pas la faute du gouvernement c'est lié à la guerre à des effets de la guerre qui est menée. On n'est plus au XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle où les intérêts français démarrent à notre frontière. On voit bien qu'il y a des interactions qui sont nombreuses dans un prochain Moyen-Orient aussi qui est compliqué en ce moment et donc je pense que c'est un moment de vérité de responsabilité. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur RMCVérifier à 19:36
« Ce que justement, le président de la République a réussi à faire dans notre diplomatie, c'est qu'on arrête de mettre des lignes rouges systématiquement, parce qu'au moyen d'en quoi, on n'avance plus. Après, on a des vraies lignes rouges, je ne peux pas forcément les donner sur ce plateau, mais elle concerne évidemment notre propre sécurité. Ce qu'on joue, ce n'est pas que la sécurité de l'Ukraine, c'est la nôtre aussi, à moyen et long terme. À vrai dire, c'est vraiment l'intérêt de l'administration américaine que de mettre les Européens à un moment donné autour de la table. Tout simplement parce que, j'insiste, nous sous-estimons tous dans les élites françaises, singulièrement, le pivot déterminé et quasiment irréversible des États-Unis d'Amérique vers la question chinoise. Et donc, à un moment donné, c'est tout le débat sur 2%, 3%, 4%, 5% de notre produit intérieur brut pour la défense. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 12:08
« n'est pas improbable. À court terme, je n'y crois pas au sens où vous voyez déjà bien que la Russie a des difficultés conventionnelles énormes en Ukraine. C'est bien la raison pour laquelle il ne faut lui faire aucun cadeau pour ne pas justement venir créer d'autres difficultés. La difficulté, si vous voulez, c'est que la Russie réinvente la guerre. Et notamment dans des espaces nouveaux, informationnels, guerre sous-marine. Imaginez les approches du port du Havre ou de Marseille demain piégées, une forme de terrorisme hybride d'État. Le spatial. Nous ne sommes pas à l'abri de voir des programmes de nouvelles générations apparaître avec énormément de violences. Et ça, cette réinvention de la guerre, cette dérégulation complète, y compris en matière de prolifération nucléaire, y compris tous les traités qui avaient été imaginés pendant la guerre froide pour limiter justement les choses sur les portées, etc., sont en train d'être remis en cause. Donc oui, on va dans un moment qui est très difficile. Je pense que le président de la République l'a dit lors de ses voeux aux armées, c'est passé un peu inaperçu en disant est-ce qu'au fond notre réarmement est suffisant ? Il a posé la question, c'est qu'il a commencé à y répondre. Et je pense qu'effectivement, nous devons accélérer. Vous voyez le nombre de nos frégates, 15, je pense que c'est un peu juste. On est sur une trame pour nos avions de chasse à plus de 200. Il en manque probablement une trentaine. Donc je pense qu'il y a des corrections à apporter le moment venu. Après, ça impose des choix politiques parce que par définition, c'est plus d'argent, plus d'argent public. C'est donc aussi faire des choix pour le budget de la nation. Et ça, ça ne dépend pas que du ministre et du président. Ça emporte aussi les différentes formations politiques. Et pardon, puisque vous êtes un journaliste politique, la future élection présidentielle. Parce que 2027 devra aussi être un moment dans lequel les Français devront trancher à qui ils donnent notre dissuasion nucléaire et donc la doctrine qui va avec et à qui ils confient le rare moment du pays parce que l'affaire ne va pas s'arrêter en 2027. Ce n'est pas une parenthèse que nous vivons. C'est quelque chose qui est beaucoup plus profond. La rupture, elle est stratégique, elle est durable. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
BFMTV · Guerre en Ukraine, Munich, présidence LR... l'interview de Sébastien Lecornu, ministre des ArméesVérifier à 21:03
« Il tient, mais il est fragile. Il tient au regard des combats qu'on a pu connaître depuis le mois de septembre jusqu'à la fin du mois de novembre. Il est fragile parce qu'il nécessite beaucoup de déconfliction, beaucoup de neutralisation et de nettoyage. »
BFMTV · L'interview en intégralité de Sébastien Lecornu et Jean-Noël Barrot au LibanVérifier à 1:02