– Voilà, donc on va même criminaliser des personnes qui squattent des bâtiments vides. Est-ce que, selon vous, il y avait urgence à légiférer ?
Réponse directe– Non, pas du tout. Je ne vais pas rajouter par rapport à ce qu'a dit le monsieur, parce que c'est exactement ça. Mais en fait, le sujet, il est vraiment bizarre chez eux. Ils nous disent qu'on n'a pas, que nous, on n'a pas le culte du cœur et qu'eux s'occupent aussi des gens. Très bien. Donc, du coup, il y a 14 millions de personnes qui sont en situation de mal logement. Il y a 300 sans-abri. Il y en a 14 000 à Marseille. Il y a des enfants qui sont à la rue. Je crois que c'est 12 000, le chiffre d'enfants à la rue. Pourquoi ils ne font pas une loi juste pour s'en occuper ? Si jamais ils s'occupent des gens, il y a 3 000 logements qui sont vacants et qui sont vides. Vous n'avez qu'à les sa…
« – Non, pas du tout. Je ne vais pas rajouter par rapport à ce qu'a dit le monsieur, parce que c'est exactement ça. Mais en fait, le sujet, il est vraiment bizarre chez eux. Ils nous disent qu'on n'a pas, que nous, on n'a pas le culte du cœur et qu'eux s'occupent aussi des gens. Très bien. Donc, du coup, il y a 14 millions de personnes qui sont en situation de mal logement. Il y a 300 sans-abri. Il y en a 14 000 à Marseille. Il y a des enfants qui sont à la rue. Je crois que c'est 12 000, le chiffre d'enfants à la rue. Pourquoi ils ne font pas une loi juste pour s'en occuper ? Si jamais ils s'occupent des gens, il y a 3 000 logements qui sont vacants et qui sont vides. Vous n'avez qu'à les saisir, mettre les gens à l'intérieur. Les bureaux, il y a des locaux partout à Marseille et peut-être de partout dans le pays qui sont vides. Si jamais ils prennent ces bureaux-là et qu'ils les mettent à usage d'habitation et qu'ils logent les personnes qui vivent à la rue. Donc, du coup, cette loi, elle n'aura pas lieu d'être. Et c'est ça l'aspect pervers de cette loi. Parce qu'ils sont en train de chercher une loi toujours pour taper sur les plus faibles. Donc, ces personnes-là, ils vont se retrouver où ? À la rue. Donc, il y a 280 000 dossiers, je crois, qui sont dans ce cas-là. Donc, il va avoir lieu qu'il y ait 280 000 personnes qui vont encore aller à la rue, qui vont s'ajouter aux 300 000 qui sont actuellement à la rue. Et tout simplement, il faudrait juste faire une loi pour saisir les logements vides et sortir les gens de cette précarité de logements. Pour moi, c'est le primordial. Et c'est pour ça que j'ai ramené un peu d'humanité dans l'hémicycle. Parce que je me dis, en fait, vous faites une loi qui, en fait, si jamais cette loi-là n'avait pas lieu d'être à émerger, c'est justement parce que vous aurez juste saisi les immeubles qui sont vides, les logements vacants. Et puis, d'un coup, il n'y aurait plus de problème. Le mot squatteur, il peut être rayé du dictionnaire. Il est rayé du dictionnaire si tout le monde a une toit. Pourquoi les gens vont aller squatter ? Les gens, ils ont juste envie de vivre tranquillement chez eux. Pour moi, c'est primordial. »
