Vous avez parlé d'espoir, de force d'âme, de confiance, mais voilà, ça passe par la sécurité. Les colonies de vacances ont parfois été fragilisées par certains faits divers. Aujourd'hui, qu'est-ce qui permet aux parents de partir sereins ?
Réponse directeVous savez, la confiance, elle ne se décrète pas. Elle se prouve. Et elle se prouve jour après jour. Elle se prouve par la qualité de la formation des animateurs et des directeurs, pour le coup, des colonies de vacances. Elle se prouve après des scandales et pour le coup des vrais drames. Celui du périscolaire parisien qui a ébranlé tout le périscolaire dans notre pays. Parce que c'est des choses qui sont ignobles. On a parlé de viol, on a parlé d'agression sexuelle sur des enfants qui sont tout petits. On a eu les chiffres l'année dernière de violences faites sur des nourrissons. Et il faut rappeler aussi qu'au-delà des institutions et des lieux, il y a un contrôle à faire. Et ce contrôle,…
« Vous savez, la confiance, elle ne se décrète pas. Elle se prouve. Et elle se prouve jour après jour. Elle se prouve par la qualité de la formation des animateurs et des directeurs, pour le coup, des colonies de vacances. Elle se prouve après des scandales et pour le coup des vrais drames. Celui du périscolaire parisien qui a ébranlé tout le périscolaire dans notre pays. Parce que c'est des choses qui sont ignobles. On a parlé de viol, on a parlé d'agression sexuelle sur des enfants qui sont tout petits. On a eu les chiffres l'année dernière de violences faites sur des nourrissons. Et il faut rappeler aussi qu'au-delà des institutions et des lieux, il y a un contrôle à faire. Et ce contrôle, il est de droit. Il doit être extrêmement ferme, extrêmement exigeant. Et c'est la demande des professionnels. Ce n'est pas à jeter la suspicion que de parler de ces contrôles. C'est au contraire la confiance qu'on établit en lien direct avec les parents. Ces contrôles, c'est d'abord le contrôle des interlocutaires, des procédures en cours, le fameux FIJIS. Moi, j'ai fait ces contrôles dans la protection de l'enfance, dans, pour le coup, la petite enfance, donc les crèches, les assistantes maternelles. Et nous avons juste en Corse délivré 2675 attestations parce que c'est des gens qu'on doit contrôler, qui sont des professionnels ou des bénévoles et qui n'ont rien. Mais il faut aller plus loin. Plus loin parce qu'aujourd'hui, on sait qu'il y a des secteurs où ces contrôles n'existent pas, où ils sont amoindris. Eh bien, c'est ce que nous faisons avec le renforcement de la loi. C'est ce que j'appelle de mes voeux. Un enfant, il n'a pas à changer de degré de protection en fonction de l'heure de la journée ou du mois de l'année. Qu'il soit au sport, qu'il soit en colo, qu'il soit à l'école ou qu'il soit, en réalité, dans un autre moment du périscolaire, on lui doit la sécurité. Dire aussi qu'on le croit, parce que malheureusement, la parole se libère, mais les numéros du 119 en Corse, aujourd'hui, sont en baisse. Donc peut-être qu'il faut rappeler ce numéro. Il est fait pour toutes les familles, tous les enfants, tous les témoins de situations, pour le coup, de violences. Et il mérite d'être connu. Le 119 en Corse, en tout cas en Haute-Corse, c'est 37 appels en 2024, 41 appels en 2025. En Corse du Sud, 47 appels en 2024, 33 appels en 2025. Donc, ayez confiance, mais surtout, si vous êtes témoin, ne considérez pas que c'est de la délation. Si vous êtes témoin ou si vous êtes victime, appelez, parce que c'est comme ça qu'on réussit à arrêter. Le silence sert toujours l'agresseur. »
