Sandra Regol — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
22 août 2020 au 25 févr. 2023
Questions
70
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 70 questions évaluables
Réponse directe
37
Réponse partielle
10
Réponse à côté
23
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 70
Question 1Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Qu'est-ce qu'on fait pour s'adapter puisqu'il faut bien produire des céréales notamment ?
Réponse partielle
Alors il faudrait produire pour nourrir la France. On produit pour nourrir des bestioles à l'autre bout de la planète. Peut-être que ça,
« Alors il faudrait produire pour nourrir la France. On produit pour nourrir des bestioles à l'autre bout de la planète. Peut-être que ça, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 13:07
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités22 août 2020 au 21 juin 2021 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors c'est compliqué d'être vraiment satisfaite quand on voit l'abstention record qu'il y a eu hier. Cependant si vous me posez la question uniquement du point de vue des écologistes, oui je suis obligée de vous dire qu'on est satisfait. On double quasiment notre score par rapport aux élections de 2015. C'est un score que n'avaient jamais atteint jusque-là les écologistes. On est en capacité avec nos alliés de se mettre en position, de gagner les pays de Loire, de gagner l'île de France. On est aussi deuxième dans des régions importantes stratégiques comme Auvergne-Rhône-Alpes où on nous prédisait être dans les tréfonds des élections et où on passe devant le Rassemblement national et derrière M. Wauquiez. Oui, il y a largement de quoi se satisfaire de ça malgré ce contexte qui ne donne rien de satisfaisant. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 2Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Vous avez employé cette expression. À partir de quelle taille d'exploitation ?
Réponse à côté
c'est une taille assez standard.
« c'est une taille assez standard. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 5:53
Question 3Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
À partir de quelles pratiques cela vous gêne ?
Réponse à côté
c'est une taille assez standard.
« c'est une taille assez standard. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 5:53
Question 4Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
France Info Bonjour Sandra Regol. Bonjour. On va beaucoup parler d'agriculture, bien sûr, l'ouverture du Salon de l'agriculture aujourd'hui. Un mot d'abord de ce qui s'est passé hier soir lors de la cérémonie des Césars. Une militante qui surgit sur scène avec un t-shirt sur lequel il est écrit en anglais « Il ne nous reste plus que 761 jours ». Une allusion à un rapport du GIEC qui nous dit qu'il faut agir avant 2025 pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Vous, vous avez beaucoup milité dans votre jeunesse. Et c'est ce que vous trouvez que... Encore aujourd'hui. Et encore aujourd'hui, bien sûr, mais avec ce type au-delà de la politique, c'est ce que je voulais dire. En quoi ce genre d'action est utile ?
Réponse directe
Elle montre surtout qu'on a une jeunesse qui est aujourd'hui désespérée par rapport à l'inaction de ses représentants politiques et j'ai envie de dire aussi économiques et qui utilise tous les moyens possibles pour alerter l'attention du grand public sur ce qui est en train de se passer. On pense que c'est une bonne façon de militer ou que c'est une mauvaise façon de militer, peu importe. Vous pensez que c'est efficace ? Alors, je ne sais pas. En tout cas, ce qui compte, c'est qu'aujourd'hui, il y a toute une partie de la jeunesse qui n'a pas d'autre façon de faire parler de ce défi du siècle que de faire ça. Et ça devrait nous interroger sur notre capacité, nous, société, à les accompagner…
« Elle montre surtout qu'on a une jeunesse qui est aujourd'hui désespérée par rapport à l'inaction de ses représentants politiques et j'ai envie de dire aussi économiques et qui utilise tous les moyens possibles pour alerter l'attention du grand public sur ce qui est en train de se passer. On pense que c'est une bonne façon de militer ou que c'est une mauvaise façon de militer, peu importe. Vous pensez que c'est efficace ? Alors, je ne sais pas. En tout cas, ce qui compte, c'est qu'aujourd'hui, il y a toute une partie de la jeunesse qui n'a pas d'autre façon de faire parler de ce défi du siècle que de faire ça. Et ça devrait nous interroger sur notre capacité, nous, société, à les accompagner dans leur combat. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 0:39
Question 5Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Mais là, tout ce que vous dites aux agriculteurs qui sont dans le modèle que vous décrivez avec vos mots, c'est que votre modèle est dépassé, vous n'êtes pas à la bonne place mais ils ne vont pas changer du jour au lendemain comme ça de situation. Vous comprenez qu'ils ont du mal à entendre ces discours ?
Réponse directe
je comprends qu'ils aient du mal à entendre et qu'il y a 50 ans on les est forcés à rentrer dans un modèle industriel et qu'aujourd'hui on leur dise que ce modèle industriel ne marche pas. Mais il n'y a pas eu de changement de discours chez les écologistes sur les 40 dernières années. Au contraire, il y a eu une constance. On est les seuls à leur dire la vérité. On est les seuls à leur dire vous avez besoin d'être accompagnés et on est là pour ça. Et pendant ce temps, il y a des gens qui spéculent sur la scène financière, sur le blé qui font que l'augmentation des prix, l'inflation aujourd'hui est démultipliée par eux. Ce sont les mêmes acteurs qui en 2008 étaient les parties prenantes de l…
« je comprends qu'ils aient du mal à entendre et qu'il y a 50 ans on les est forcés à rentrer dans un modèle industriel et qu'aujourd'hui on leur dise que ce modèle industriel ne marche pas. Mais il n'y a pas eu de changement de discours chez les écologistes sur les 40 dernières années. Au contraire, il y a eu une constance. On est les seuls à leur dire la vérité. On est les seuls à leur dire vous avez besoin d'être accompagnés et on est là pour ça. Et pendant ce temps, il y a des gens qui spéculent sur la scène financière, sur le blé qui font que l'augmentation des prix, l'inflation aujourd'hui est démultipliée par eux. Ce sont les mêmes acteurs qui en 2008 étaient les parties prenantes de la crise financière qu'on paye encore aujourd'hui. Et donc on dit ce marché-là, il ne fonctionne pas. Ce système, il tue par trois fois. Il tue l'agriculture, il tue les consommateurs par leur santé et il tue tout notre système. Peut-être qu'il serait temps d'en sortir. Soir au Gaulle, j'ai envie de vous demander comment va la NUP ? Alors la NUPES va plutôt bien. En tout cas, la coalition de la NUPES qui est celle de l'Assemblée nationale va plutôt bien et elle expérimente quelque chose que nous, à la frontière allemande, on connaît bien qui s'appelle des coalitions mais que la France de la Ve République ne connaît pas du tout puisqu'elle ne connaît que des majorités. C'est absolument passionnant et d'ailleurs, le fait que vous en parliez beaucoup sur vos antennes qui commandent au sein de la NUPES. Les Insoumis qui décident ? Ça, c'est un avatar de la Ve République. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 14:21
Question 6Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Mais quand même, la patronne de votre parti, Marie-Thondelier, va aller au salon de l'agriculture ?
Réponse à côté
Oui, moi aussi probablement. D'ailleurs, j'encourage beaucoup de gens à y aller. Mais c'est très très agréable, le salon de l'agriculture. C'est l'occasion d'explorer nos terroirs d'un point de vue gustatif et puis de soutenir aussi celles et ceux qui les font vivre. La relation entre les écolos et les agriculteurs, elle est souvent compliquée. Voilà ce que disait Christiane Lambert, la présidente de la FDSEA, le principal syndicat agricole. C'était hier chez nos confrères de BFM. Alors, phytosanitaire, réserve d'eau, tout ça, vous vous battez contre. Les écologistes et le monde agricole sont deux mondes irréconciliables ? Alors, si les écologistes sont en problème avec un monde agricole, c…
« Oui, moi aussi probablement. D'ailleurs, j'encourage beaucoup de gens à y aller. Mais c'est très très agréable, le salon de l'agriculture. C'est l'occasion d'explorer nos terroirs d'un point de vue gustatif et puis de soutenir aussi celles et ceux qui les font vivre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 2:52
Question 7Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Mais à partir de quel moment vous jugez, par exemple, qu'un éleveur ne respecte pas son élevage ?
Réponse à côté
c'est une taille assez standard.
« c'est une taille assez standard. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 5:53
Question 8Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Lui, c'est un agriculteur qui ne respecte pas ses bêtes, par exemple ?
Réponse à côté
Pas du tout. Alors moi, je ne délivre pas des bons et des mauvais points. Ce n'est pas mon rôle. Il y a des gens qui travaillent et qui font les choses bien. En revanche, le problème, c'est le système dans lequel ils s'inscrivent. Vous aviez tout à l'heure un agriculteur qui n'est pas du tout en bio, qui témoignait, qui est une star des réseaux sociaux, qui n'est pas vraiment fan des écolos ni de ce que je raconte. Et pourtant, je vais vous en dire du bien parce que ce qu'il dit est très réel. Il dit les produits chimiques qu'on est contraints d'utiliser, Parce qu'il n'a pas le choix. Ça fait 50 ans qu'on a appauvri nos terres. 50 ans qu'on a laissé nos capacités, nos savoir-faire locaux to…
« Pas du tout. Alors moi, je ne délivre pas des bons et des mauvais points. Ce n'est pas mon rôle. Il y a des gens qui travaillent et qui font les choses bien. En revanche, le problème, c'est le système dans lequel ils s'inscrivent. Vous aviez tout à l'heure un agriculteur qui n'est pas du tout en bio, qui témoignait, qui est une star des réseaux sociaux, qui n'est pas vraiment fan des écolos ni de ce que je raconte. Et pourtant, je vais vous en dire du bien parce que ce qu'il dit est très réel. Il dit les produits chimiques qu'on est contraints d'utiliser, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 5:57Voir 1 autre passage
« Parce qu'il n'a pas le choix. Ça fait 50 ans qu'on a appauvri nos terres. 50 ans qu'on a laissé nos capacités, nos savoir-faire locaux tomber en désuétude. Alors oui, aujourd'hui, sa seule possibilité, c'est d'utiliser ces produits phytosanitaires. Il le dit très bien. C'est extrêmement cher. On a développé une dépendance aux industries pétrochimiques qui aujourd'hui contraint les agriculteurs à des dépenses permanentes. Ça, on est en capacité de le casser aujourd'hui si on accompagne ces agriculteurs et il le dit très bien. Le bio, c'est bien. Autre chose, c'est bien aussi. Mais ce qui compte, c'est comment est-ce qu'on accompagne tout ça pour nourrir bien la population française. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Salon de l'Agriculture, sécheresse et militante écologiste aux César... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 6:26
Question 9Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Alors, il y a la question de comment on fabrique ces batteries au lithium et puis une fois qu'on les a, qu'elles sont dans les voitures, quelle électricité on met dedans et la question des énergies renouvelables. Question concrète, est-ce que vous êtes par exemple pour l'installation aujourd'hui en France de panneaux photovoltaïques partout sur les bords des routes, sur les parkings ?
Réponse partielle
Alors là, où ils ne portent pas atteinte à la biodiversité, aux écosystèmes et à la ville des gens qui sont en proximité. Déjà construits ou des endroits déjà abîmés par la main humaine à bon escient ou à mauvais escient, oui, on peut en installer.
« Alors là, où ils ne portent pas atteinte à la biodiversité, aux écosystèmes et à la ville des gens qui sont en proximité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 12:01Voir 1 autre passage
« Déjà construits ou des endroits déjà abîmés par la main humaine à bon escient ou à mauvais escient, oui, on peut en installer. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 12:11
Question 10Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
On détruit celles qu'on a déjà construites ?
Réponse à côté
Bien sûr qu'il faut les arrêter. Sinon, vers quoi on se dirige ? C'est l'appauvrissement en eau. Je ne vais pas vous refaire des cours de SVT de 3e, mais vous savez quand même que le cycle de l'eau a besoin de passer par le ciel et par le sol et que là, c'est ce cycle-là qu'on coupe, c'est-à-dire qu'on raréfie l'eau à moyen et à long terme.
« Bien sûr qu'il faut les arrêter. Sinon, vers quoi on se dirige ? C'est l'appauvrissement en eau. Je ne vais pas vous refaire des cours de SVT de 3e, mais vous savez quand même que le cycle de l'eau a besoin de passer par le ciel et par le sol et que là, c'est ce cycle-là qu'on coupe, c'est-à-dire qu'on raréfie l'eau à moyen et à long terme. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 7:51
Question 11Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
400 black blocs dit la préfecture, les manifestants qui ont quand même tenté d'entrer dans le chantier, qui ont passé les grilles et des tirs de mortier, déplorent les autorités. Il y avait quand même des éléments violents même si on ne réduit pas la mobilisation à cela ?
Réponse à côté
On ne peut pas réduire chaque manifestation à l'apparition des black blocs sachant qu'ils apparaissent à chaque fois. Il y a un vrai souci en revanche qui est que quelques agriculteurs privatisent l'eau, l'eau qui est un bien commun, qui est nécessaire à notre survie. Oui, et combien d'agriculteurs sur la même zone qui n'auront pas accès à l'eau ? Les cultures qui nécessitent de l'irrigation, c'est moins de 10% de notre agriculture. Vous voyez, si je prends juste les chiffres généraux, déjà je vous explique que c'est une minorité qui privatise l'eau. Et vous avez, comme moi, je pense étudié le cycle de l'eau comme vous étiez au collège. Je m'excuse, mais le fonds est capital. On parle de no…
« On ne peut pas réduire chaque manifestation à l'apparition des black blocs sachant qu'ils apparaissent à chaque fois. Il y a un vrai souci en revanche qui est que quelques agriculteurs privatisent l'eau, l'eau qui est un bien commun, qui est nécessaire à notre survie. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 0:59Voir 2 autres passages
« Oui, et combien d'agriculteurs sur la même zone qui n'auront pas accès à l'eau ? Les cultures qui nécessitent de l'irrigation, c'est moins de 10% de notre agriculture. Vous voyez, si je prends juste les chiffres généraux, déjà je vous explique que c'est une minorité qui privatise l'eau. Et vous avez, comme moi, je pense étudié le cycle de l'eau comme vous étiez au collège. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 1:14
« Je m'excuse, mais le fonds est capital. On parle de notre capacité à produire et à voir. On va y revenir juste après, Sandra Rebolle. »
Question 12Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Et d'un mot, ces projets de bassines, certains sont déjà en construction, d'autres ont déjà été construits à d'autres endroits en France. Qu'est-ce qu'il faut ?
Réponse directe
Bien sûr qu'il faut les arrêter. Sinon, vers quoi on se dirige ? C'est l'appauvrissement en eau. Je ne vais pas vous refaire des cours de SVT de 3e, mais vous savez quand même que le cycle de l'eau a besoin de passer par le ciel et par le sol et que là, c'est ce cycle-là qu'on coupe, c'est-à-dire qu'on raréfie l'eau à moyen et à long terme.
« Bien sûr qu'il faut les arrêter. Sinon, vers quoi on se dirige ? C'est l'appauvrissement en eau. Je ne vais pas vous refaire des cours de SVT de 3e, mais vous savez quand même que le cycle de l'eau a besoin de passer par le ciel et par le sol et que là, c'est ce cycle-là qu'on coupe, c'est-à-dire qu'on raréfie l'eau à moyen et à long terme. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 7:51
Question 13Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Sur des bords d'autoroutes, a priori, on peut se dire que c'est des endroits appropriés ?
Réponse directe
Déjà construits ou des endroits déjà abîmés par la main humaine à bon escient ou à mauvais escient, oui, on peut en installer.
« Déjà construits ou des endroits déjà abîmés par la main humaine à bon escient ou à mauvais escient, oui, on peut en installer. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 12:11
Question 14Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Alors, justement, sur le fond du dossier, c'est intéressant parce que ce projet de 16 bassines, celle de Sainte-Solines, est la plus importante, est mené par la coopérative de l'eau. Ça fait une dizaine d'années que plusieurs centaines d'agriculteurs autour de 400 sont réunis. Cinq ans qu'ils portent ce projet-là, qui a été concerné, c'est ce qu'ils disent, qui est plus global que juste l'approche de ces bassines, une réflexion sur l'usage de l'eau, notamment. Et, c'est ce que disait Marc Fénaud, voilà, tout est autorisé, tout est légal, tout a été balisé, concerté. Quelle approche serait la bonne, si ce n'est pas celle qui émane du terrain ?
Réponse partielle
Alors, vous savez, dans l'histoire, beaucoup de produits chimiques extrêmement dangereux qui ont provoqué des maladies ont été autorisés. Beaucoup de pratiques qui étaient dangereuses pour notre santé et pour l'avenir et pour le climat ont été autorisées. Je pose juste ça-là, je ne dis pas que c'est forcément le cas à chaque fois. En revanche, ce qui est sûr, c'est que l'eau est de plus en plus rare. On l'a subi cet été. Ça pourrait être pire dans les étés qui viennent si on n'agit pas. Ce qu'on propose, c'est d'agir, d'investir en amont, c'est-à-dire de retenir l'eau sous terre, là où elle est bien gardée. Si vous la gardez à la surface, eh bien, vous avez beaucoup de chances, malheureusem…
« Alors, vous savez, dans l'histoire, beaucoup de produits chimiques extrêmement dangereux qui ont provoqué des maladies ont été autorisés. Beaucoup de pratiques qui étaient dangereuses pour notre santé et pour l'avenir et pour le climat ont été autorisées. Je pose juste ça-là, je ne dis pas que c'est forcément le cas à chaque fois. En revanche, ce qui est sûr, c'est que l'eau est de plus en plus rare. On l'a subi cet été. Ça pourrait être pire dans les étés qui viennent si on n'agit pas. Ce qu'on propose, c'est d'agir, d'investir en amont, c'est-à-dire de retenir l'eau sous terre, là où elle est bien gardée. Si vous la gardez à la surface, eh bien, vous avez beaucoup de chances, malheureusement, qu'une partie s'évapore. Regardez ce mois d'octobre, si chaud, pendant lequel, évidemment, ça va s'évaporer. Pourquoi est-ce qu'on continue à forer une table phréatique dans laquelle tout le monde va chercher l'eau dont il a besoin pour mettre en surface l'équivalent de 160 piscines olympiques pour ce qui concerne cette bassine ? 260 même. 260. Vous voyez, je suis beaucoup trop gentille avec les exploitants de ces bassines. Pourquoi est-ce qu'on privatise l'eau ? Quelle est cette logique ? Les agriculteurs vous disent, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 5:10Voir 1 autre passage
« Alors, peut-être que le problème est dans le type d'exploitation qui nécessite autant d'eau. Pourquoi tous les autres agriculteurs à côté, les terres à côté, ne demandent pas ces eaux-là ? Pourquoi est-ce qu'ils arrivent à continuer à travailler ? Pourquoi est-ce qu'on ne réfléchit pas à comment partager l'eau et qu'on réfléchit encore une fois à comment la privatiser ? J'insiste, c'est cette logique qu'il y a derrière et c'est ce que nous démontrons. Imaginez ce que ça donnera dans quelques années si on considère qu'il est normal de privatiser l'eau pour le bénéfice de quelques autres. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 6:24
Question 15Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Bonjour Sandra Rogol, plusieurs milliers de manifestants sont encore rassemblés à Sainte-Soline ce matin, 2000 d'après les autorités jusqu'à 8000 selon les organisateurs de ce rassemblement pour protester contre les méga-bassines retenues d'eau, on récupère l'eau de pluie, on capte aussi de l'eau dans les nappes phréatiques dans le but d'irriguer des terres agricoles et notamment l'été. 61 gendarmes blessés, 22 sérieusement, annonce le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Vous, vous vouliez un rassemblement pacifiste, il y a aussi des blessés dans les rangs des manifestants, c'est ce qu'il déplore. C'est raté ?
Réponse partielle
Alors malheureusement il y a des blessés des deux côtés. Ce qui est raté c'est d'avoir déployé une force aussi disproportionnée face aux manifestants qui n'étaient pas là pour porter atteinte ou porter préjudice aux forces de l'ordre mais qui étaient là.
« Alors malheureusement il y a des blessés des deux côtés. Ce qui est raté c'est d'avoir déployé une force aussi disproportionnée face aux manifestants qui n'étaient pas là pour porter atteinte ou porter préjudice aux forces de l'ordre mais qui étaient là. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 0:31
Question 16Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Sandra Rugol, soutenir l'idée de l'installation d'une ZAD à cet endroit, à Sainte-Solines, c'est votre position ou c'est aussi celle du parti, plus généralement ?
Réponse partielle
C'est celle, en tout cas, des militants qui se sont retrouvés là-bas et on soutient leur volonté de faire en sorte que, non, l'eau ne devienne pas un bien de quelques privilégiés.
« C'est celle, en tout cas, des militants qui se sont retrouvés là-bas et on soutient leur volonté de faire en sorte que, non, l'eau ne devienne pas un bien de quelques privilégiés. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 4:24
Question 17Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Est-ce qu'on doit tout faire pour réduire les délais avant de pouvoir mettre en oeuvre la construction de champs d'éoliennes ?
Réponse partielle
Mais même chose, on n'a qu'une seule ligne chez les écologistes, il faut faire attention aux conséquences. Donc oui, il faut faire plus vite mais ça, ce n'est pas notre faute. C'est ce gouvernement qui est en retard sur le développement des énergies renouvelables. Donc là, il est à la bourre, il doit aller vite, vite, vite, vite, vite. Mais vite, ce n'est pas au détriment du droit de l'environnement. Alors, cette loi ne se limite pas à ça, d'une. Et nous, on n'est pas contre les lois, a priori. On est contre ce qui ne va pas bien. Donc à chaque fois, on propose des choses à ce gouvernement, à cette coalition présidentielle qui systématiquement les refuse. Je vais vous citer un exemple que j…
« Mais même chose, on n'a qu'une seule ligne chez les écologistes, il faut faire attention aux conséquences. Donc oui, il faut faire plus vite mais ça, ce n'est pas notre faute. C'est ce gouvernement qui est en retard sur le développement des énergies renouvelables. Donc là, il est à la bourre, il doit aller vite, vite, vite, vite, vite. Mais vite, ce n'est pas au détriment du droit de l'environnement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 12:23
Question 18Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra Regol
Il faut les arrêter ?
Réponse directe
Bien sûr qu'il faut les arrêter. Sinon, vers quoi on se dirige ? C'est l'appauvrissement en eau. Je ne vais pas vous refaire des cours de SVT de 3e, mais vous savez quand même que le cycle de l'eau a besoin de passer par le ciel et par le sol et que là, c'est ce cycle-là qu'on coupe, c'est-à-dire qu'on raréfie l'eau à moyen et à long terme.
« Bien sûr qu'il faut les arrêter. Sinon, vers quoi on se dirige ? C'est l'appauvrissement en eau. Je ne vais pas vous refaire des cours de SVT de 3e, mais vous savez quand même que le cycle de l'eau a besoin de passer par le ciel et par le sol et que là, c'est ce cycle-là qu'on coupe, c'est-à-dire qu'on raréfie l'eau à moyen et à long terme. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 7:51
Question 19Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra Regol
Quel bilan vous tirez justement de la séquence parlementaire qui vient de se terminer ?
Réponse à côté
Il me semble qu'on l'a fait entendre. Vous l'avez entendre, tout à fait. Tout censurées.
« Il me semble qu'on l'a fait entendre. Vous l'avez entendre, tout à fait. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra RegolVérifier à 22:57Voir 1 autre passage
« Tout censurées. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra RegolVérifier à 23:04
Question 20Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra Regol
Est-ce que c'est un souci de pédagogie de la part de votre parti ?
Réponse directe
Alors oui, forcément, puisque ça fait 40 ans qu'on essaye de faire avancer les choses. Peut-être qu'on n'a pas été assez bon. Mais en même temps, jamais l'acceptation du péril climat n'a été aussi forte dans la population française. Donc vous laissez quand même le bénéfice d'un petit doute sur notre travail. Je pense qu'il n'a pas été si mauvais avec les associations, etc. En revanche, c'est très simple la réponse à votre question. C'est politique. Il n'y a pas de volonté politique de ce gouvernement, du précédent et de celui encore avant. Donc sans volonté politique, il n'y a pas d'action. Il y a de beaux discours. La population a envie d'entendre parler climat. Parlons-lui climat. Quand i…
« Alors oui, forcément, puisque ça fait 40 ans qu'on essaye de faire avancer les choses. Peut-être qu'on n'a pas été assez bon. Mais en même temps, jamais l'acceptation du péril climat n'a été aussi forte dans la population française. Donc vous laissez quand même le bénéfice d'un petit doute sur notre travail. Je pense qu'il n'a pas été si mauvais avec les associations, etc. En revanche, c'est très simple la réponse à votre question. C'est politique. Il n'y a pas de volonté politique de ce gouvernement, du précédent et de celui encore avant. Donc sans volonté politique, il n'y a pas d'action. Il y a de beaux discours. La population a envie d'entendre parler climat. Parlons-lui climat. Quand il s'agit des actes, il n'y a absolument plus rien. Vous avez cité des solutions très simples, rapides à mettre en place. Je peux vous en donner d'autres. Il faut un an pour déployer un parc éolien. La France est à la ramasse sur le développement des énergies renouvelables. On est en train de le payer cher. Cet hiver, on va le payer plein pot avec notre argent. Et ce sont les budgets des Françaises et des Français qui vont trinquer. Pourquoi rien n'est fait ? Parce qu'il n'y a pas de volonté politique. Par contre, et je finis là-dessus, il y a une solution très simple. La population a les moyens de faire pression sur son gouvernement. Elle a les moyens de dire « ça suffit ». Arrêtez d'attendre que Poutine vous dicte le prix de l'énergie. Elle aurait pu le faire en votant. Arrêtez d'attendre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra RegolVérifier à 14:22
Question 21Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra Regol
Est-ce que vous dites très bien ou est-ce que vous dites trop tard ?
Réponse directe
Je dis un peu les deux. C'est-à-dire que c'est toujours bien quand des gens finissent par enfin dire qu'il faut agir. Le problème, c'est qu'on ne découvre pas ces sécheresses. On ne découvre pas cet enchaînement de canicules. On ne découvre pas que le climat s'emballe. Mais ça n'a pas été si fort quand même que cet été. En fait, ça fait 50 ans qu'on explique que ça va devenir très fort. Et malheureusement, la science est assez simple. C'est-à-dire que quand elle explique que ça va s'emballer, ça s'emballe. Et puis on commence à payer. Et là, aujourd'hui, on le paye dans notre santé. On le paye dans notre quotidien. On le paye dans nos emplois. Et en premier lieu, dans l'agriculture. Donc, c…
« Je dis un peu les deux. C'est-à-dire que c'est toujours bien quand des gens finissent par enfin dire qu'il faut agir. Le problème, c'est qu'on ne découvre pas ces sécheresses. On ne découvre pas cet enchaînement de canicules. On ne découvre pas que le climat s'emballe. Mais ça n'a pas été si fort quand même que cet été. En fait, ça fait 50 ans qu'on explique que ça va devenir très fort. Et malheureusement, la science est assez simple. C'est-à-dire que quand elle explique que ça va s'emballer, ça s'emballe. Et puis on commence à payer. Et là, aujourd'hui, on le paye dans notre santé. On le paye dans notre quotidien. On le paye dans nos emplois. Et en premier lieu, dans l'agriculture. Donc, c'est assez étonnant parce que vous n'avez pas mis tout l'extrait. Mais M. Béchut, à ce moment-là, explique qu'il va falloir s'habituer à vivre avec cette chaleur. Ce n'est pas le bon terme, selon vous ? En fait, il est ministre de l'écologie. Son travail, c'est de nous permettre de ne pas avoir à subir tout ça. De trouver ensemble des solutions. Et sa seule solution, c'est dire habituez-vous. Il se trouve que nous, ça fait 40 ans peut-être qu'on ne nous écoute pas assez. Mais qu'on propose des solutions. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra RegolVérifier à 1:14
Question 22Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra Regol
Autrement dit, on est dans une période où le dérèglement climatique se fait de plus en plus visible. La sécheresse, la chaleur notamment, et pas que. Comment vous expliquez qu'on n'arrive pas à imprimer plus de mesures pour y faire face ?
Réponse directe
Alors oui, forcément, puisque ça fait 40 ans qu'on essaye de faire avancer les choses. Peut-être qu'on n'a pas été assez bon. Mais en même temps, jamais l'acceptation du péril climat n'a été aussi forte dans la population française. Donc vous laissez quand même le bénéfice d'un petit doute sur notre travail. Je pense qu'il n'a pas été si mauvais avec les associations, etc. En revanche, c'est très simple la réponse à votre question. C'est politique. Il n'y a pas de volonté politique de ce gouvernement, du précédent et de celui encore avant. Donc sans volonté politique, il n'y a pas d'action. Il y a de beaux discours. La population a envie d'entendre parler climat. Parlons-lui climat. Quand i…
« Alors oui, forcément, puisque ça fait 40 ans qu'on essaye de faire avancer les choses. Peut-être qu'on n'a pas été assez bon. Mais en même temps, jamais l'acceptation du péril climat n'a été aussi forte dans la population française. Donc vous laissez quand même le bénéfice d'un petit doute sur notre travail. Je pense qu'il n'a pas été si mauvais avec les associations, etc. En revanche, c'est très simple la réponse à votre question. C'est politique. Il n'y a pas de volonté politique de ce gouvernement, du précédent et de celui encore avant. Donc sans volonté politique, il n'y a pas d'action. Il y a de beaux discours. La population a envie d'entendre parler climat. Parlons-lui climat. Quand il s'agit des actes, il n'y a absolument plus rien. Vous avez cité des solutions très simples, rapides à mettre en place. Je peux vous en donner d'autres. Il faut un an pour déployer un parc éolien. La France est à la ramasse sur le développement des énergies renouvelables. On est en train de le payer cher. Cet hiver, on va le payer plein pot avec notre argent. Et ce sont les budgets des Françaises et des Français qui vont trinquer. Pourquoi rien n'est fait ? Parce qu'il n'y a pas de volonté politique. Par contre, et je finis là-dessus, il y a une solution très simple. La population a les moyens de faire pression sur son gouvernement. Elle a les moyens de dire « ça suffit ». Arrêtez d'attendre que Poutine vous dicte le prix de l'énergie. Elle aurait pu le faire en votant. Arrêtez d'attendre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra RegolVérifier à 14:22
Question 23Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra Regol
Mais justement, ça va dépendre de quoi, en fait ?
Réponse à côté
Mon avis personnel, pour rebondir sur votre question, c'est qu'il y a une grande logique à avoir une alliance parlementaire de la NUPES, mais il y en a peut-être un peu moins à avoir une alliance européenne de la NUPES. Parce que c'est sur ce plan-là que nos visions ne sont pas conformes. Tout à fait. Et pour autant, je ne peux pas vous dire, je vais choisir de façon autocratique quelle sera l'option de demain. Ça, je ne sais pas le faire.
« Mon avis personnel, pour rebondir sur votre question, c'est qu'il y a une grande logique à avoir une alliance parlementaire de la NUPES, mais il y en a peut-être un peu moins à avoir une alliance européenne de la NUPES. Parce que c'est sur ce plan-là que nos visions ne sont pas conformes. Tout à fait. Et pour autant, je ne peux pas vous dire, je vais choisir de façon autocratique quelle sera l'option de demain. Ça, je ne sais pas le faire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra RegolVérifier à 22:23
Question 24Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra Regol
Alors qu'est-ce que vous dites quand vous entendez le gouvernement dire toute l'importance qu'il accorde à la question climatique ?
Réponse directe
Je dis un peu les deux. C'est-à-dire que c'est toujours bien quand des gens finissent par enfin dire qu'il faut agir. Le problème, c'est qu'on ne découvre pas ces sécheresses. On ne découvre pas cet enchaînement de canicules. On ne découvre pas que le climat s'emballe. Mais ça n'a pas été si fort quand même que cet été. En fait, ça fait 50 ans qu'on explique que ça va devenir très fort. Et malheureusement, la science est assez simple. C'est-à-dire que quand elle explique que ça va s'emballer, ça s'emballe. Et puis on commence à payer. Et là, aujourd'hui, on le paye dans notre santé. On le paye dans notre quotidien. On le paye dans nos emplois. Et en premier lieu, dans l'agriculture. Donc, c…
« Je dis un peu les deux. C'est-à-dire que c'est toujours bien quand des gens finissent par enfin dire qu'il faut agir. Le problème, c'est qu'on ne découvre pas ces sécheresses. On ne découvre pas cet enchaînement de canicules. On ne découvre pas que le climat s'emballe. Mais ça n'a pas été si fort quand même que cet été. En fait, ça fait 50 ans qu'on explique que ça va devenir très fort. Et malheureusement, la science est assez simple. C'est-à-dire que quand elle explique que ça va s'emballer, ça s'emballe. Et puis on commence à payer. Et là, aujourd'hui, on le paye dans notre santé. On le paye dans notre quotidien. On le paye dans nos emplois. Et en premier lieu, dans l'agriculture. Donc, c'est assez étonnant parce que vous n'avez pas mis tout l'extrait. Mais M. Béchut, à ce moment-là, explique qu'il va falloir s'habituer à vivre avec cette chaleur. Ce n'est pas le bon terme, selon vous ? En fait, il est ministre de l'écologie. Son travail, c'est de nous permettre de ne pas avoir à subir tout ça. De trouver ensemble des solutions. Et sa seule solution, c'est dire habituez-vous. Il se trouve que nous, ça fait 40 ans peut-être qu'on ne nous écoute pas assez. Mais qu'on propose des solutions. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra RegolVérifier à 1:14
Question 25Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra Regol
Et en même temps, certains reprochent à ces mesures de restriction d'eau d'avoir une forme d'incohérence. Par exemple, on ne peut plus arroser son potager. Les golfs, les piscines, les gîtes de vacances qui ont des dérogations pour pouvoir remplir la piscine de leurs vacanciers. Est-ce que ça, ce n'est pas aussi difficile à comprendre pour ceux qui vont devoir limiter leur consommation quotidienne ?
Réponse directe
En fait, ça rejoint exactement ce que je vous disais tout à l'heure. La population est prête à changer et elle a même envie de changer. Il y a une conception de notre responsabilité collective qui est beaucoup plus forte dans la population que chez nos dirigeants. Alors oui, il y a des choses qui interrogent. Pourquoi est-ce qu'on continue à arroser des golfs ? Qu'on serait prêt à aller jusqu'à l'interdiction ? Non, mais juste, je vous pose la question. Est-ce que les golfs vous maintiennent en bonne santé ? Est-ce que les golfs vous nourrissent ? Est-ce que les golfs éduquent nos enfants et assurent les générations futures ? C'est une économie aussi, les golfs. C'est une économie, oui. Alo…
« En fait, ça rejoint exactement ce que je vous disais tout à l'heure. La population est prête à changer et elle a même envie de changer. Il y a une conception de notre responsabilité collective qui est beaucoup plus forte dans la population que chez nos dirigeants. Alors oui, il y a des choses qui interrogent. Pourquoi est-ce qu'on continue à arroser des golfs ? Qu'on serait prêt à aller jusqu'à l'interdiction ? Non, mais juste, je vous pose la question. Est-ce que les golfs vous maintiennent en bonne santé ? Est-ce que les golfs vous nourrissent ? Est-ce que les golfs éduquent nos enfants et assurent les générations futures ? C'est une économie aussi, les golfs. C'est une économie, oui. Alors, des économies, il y en a d'autres. Il y a celle de la culture, par exemple. Il y a celle de l'agriculture, il y a celle de notre avenir. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra RegolVérifier à 6:00Voir 1 autre passage
« Sans tomber dans la caricature, vous fermez les golfs, bien volontiers. Si vous mettez une croix dessus, oui. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Mesures contre la sécheresse, rallonge budgétaire pour la transition écologique... Le "8h30 franceinfo" de la députée écologiste Sandra RegolVérifier à 6:38
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"
« On essaye, oui, bien sûr. En tout cas, à cette heure, il n'y aura ni logo Europe Écologie Les Verts, ni logo PS, ni logo PC, ni aucun autre logo qui était soutien au premier tour sur cette candidature. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"Vérifier à 2:03
« Alors c'est compliqué d'être vraiment satisfaite quand on voit l'abstention record qu'il y a eu hier. Cependant si vous me posez la question uniquement du point de vue des écologistes, oui je suis obligée de vous dire qu'on est satisfait. On double quasiment notre score par rapport aux élections de 2015. C'est un score que n'avaient jamais atteint jusque-là les écologistes. On est en capacité avec nos alliés de se mettre en position, de gagner les pays de Loire, de gagner l'île de France. On est aussi deuxième dans des régions importantes stratégiques comme Auvergne-Rhône-Alpes où on nous prédisait être dans les tréfonds des élections et où on passe devant le Rassemblement national et derrière M. Wauquiez. Oui, il y a largement de quoi se satisfaire de ça malgré ce contexte qui ne donne rien de satisfaisant. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"Vérifier à 0:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes22 août 2020 au 21 juin 2021 · 3 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et je vais même le garder deux fois, puisque le Rassemblement National, malgré tout ce qui nous avait été dit, malgré les sondages, arrive bien plus bas que ce qui était escompté. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"Vérifier à 4:38Voir 2 autres passages
« Tout à fait. Et ça ne s'arrête pas à la région des Hauts-de-France, mais c'est global et c'est national. Et le parti qui fait la plus grosse chute hier, sur ces élections, c'est le Rassemblement National. Le parti qui est en dynamique, c'est Europe Écologie Les Verts. Ce parti dont on disait, après les Européennes, que c'était probablement une erreur si les gens avaient voté pour lui. Ce parti Europe Écologie Les Verts dont on disait, après les municipales, que c'était sûrement dû uniquement au Covid. Et ce parti dont j'espère qu'on pourra constater qu'il n'est pas suivi que dans les grandes villes, comme on l'a beaucoup trop répété, mais qu'il a un véritable ancrage territorial et national. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"Vérifier à 4:51
« Je comprends l'interrogation qui préside à cette réflexion, c'est-à-dire de se dire que le fait de se retirer ne suffit pas à mobiliser l'électorat pour aller vers les urnes au second tour. En revanche, dans cette situation particulière, avec ce risque de voir Thierry Mariani, Rassemblement National, en tout cas soutenu par le Rassemblement National, être élu à la tête de cette région, quand on envisage les dégâts qui pourraient être faits pour les habitantes et les habitants, eh bien, on a un devoir de responsabilité qu'on assume comme on l'a toujours fait. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées22 août 2020 au 21 juin 2021 · 12 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je comprends l'interrogation qui préside à cette réflexion, c'est-à-dire de se dire que le fait de se retirer ne suffit pas à mobiliser l'électorat pour aller vers les urnes au second tour. En revanche, dans cette situation particulière, avec ce risque de voir Thierry Mariani, Rassemblement National, en tout cas soutenu par le Rassemblement National, être élu à la tête de cette région, quand on envisage les dégâts qui pourraient être faits pour les habitantes et les habitants, eh bien, on a un devoir de responsabilité qu'on assume comme on l'a toujours fait. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"Vérifier à 2:19Voir 2 autres passages
« J'évoquais Yannick Jadot un instant, quels sont vos rapports en ce moment, entre lui et votre parti, Europe Écologie Les Verts ? »
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol et la crise du coronavirus : "il y a eu un retard à l'allumage que l'on paye encore"Vérifier à 6:04
« Il y a eu quelques soucis, votre parti Europe Écologie Les Verts a désavoué Yannick Jadot, sur le calendrier de la désignation de la ou du candidat écologiste à la présidentielle, est-ce que ça a tendu un peu vos relations entre le parti et lui ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées21 juin 2021 au 21 juin 2021 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je comprends l'interrogation qui préside à cette réflexion, c'est-à-dire de se dire que le fait de se retirer ne suffit pas à mobiliser l'électorat pour aller vers les urnes au second tour. En revanche, dans cette situation particulière, avec ce risque de voir Thierry Mariani, Rassemblement National, en tout cas soutenu par le Rassemblement National, être élu à la tête de cette région, quand on envisage les dégâts qui pourraient être faits pour les habitantes et les habitants, eh bien, on a un devoir de responsabilité qu'on assume comme on l'a toujours fait. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"Vérifier à 2:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées22 août 2020 au 21 juin 2021 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors c'est compliqué d'être vraiment satisfaite quand on voit l'abstention record qu'il y a eu hier. Cependant si vous me posez la question uniquement du point de vue des écologistes, oui je suis obligée de vous dire qu'on est satisfait. On double quasiment notre score par rapport aux élections de 2015. C'est un score que n'avaient jamais atteint jusque-là les écologistes. On est en capacité avec nos alliés de se mettre en position, de gagner les pays de Loire, de gagner l'île de France. On est aussi deuxième dans des régions importantes stratégiques comme Auvergne-Rhône-Alpes où on nous prédisait être dans les tréfonds des élections et où on passe devant le Rassemblement national et derrière M. Wauquiez. Oui, il y a largement de quoi se satisfaire de ça malgré ce contexte qui ne donne rien de satisfaisant. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"Vérifier à 0:44Voir 2 autres passages
« Alors c'est compliqué d'être vraiment satisfaite quand on voit l'abstention record qu'il y a eu hier. Cependant si vous me posez la question uniquement du point de vue des écologistes, oui je suis obligée de vous dire qu'on est satisfait. On double quasiment notre score par rapport aux élections de 2015. C'est un score que n'avaient jamais atteint jusque-là les écologistes. On est en capacité avec nos alliés de se mettre en position, de gagner les pays de Loire, de gagner l'île de France. On est aussi deuxième dans des régions importantes stratégiques comme Auvergne-Rhône-Alpes où on nous prédisait être dans les tréfonds des élections et où on passe devant le Rassemblement national et derrière M. Wauquiez. Oui, il y a largement de quoi se satisfaire de ça malgré ce contexte qui ne donne rien de satisfaisant. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"Vérifier à 0:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités22 août 2020 au 21 juin 2021 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je comprends l'interrogation qui préside à cette réflexion, c'est-à-dire de se dire que le fait de se retirer ne suffit pas à mobiliser l'électorat pour aller vers les urnes au second tour. En revanche, dans cette situation particulière, avec ce risque de voir Thierry Mariani, Rassemblement National, en tout cas soutenu par le Rassemblement National, être élu à la tête de cette région, quand on envisage les dégâts qui pourraient être faits pour les habitantes et les habitants, eh bien, on a un devoir de responsabilité qu'on assume comme on l'a toujours fait. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"Vérifier à 2:19Voir 2 autres passages
« Oui, on se sent observée, puis on se sent surtout un petit peu sous le feu des critiques des gens qui contestent le modèle de société qu'on propose et qu'on porte, et qu'on commence à mettre en place. L'exemple de Poitiers est un très bon exemple, à peine élu, nos mères font ce qu'ils ont ou ce qu'elles ont dit et mettent en place des propositions pour améliorer la vie de leurs concitoyens et concitoyennes. Et en fait, cette espèce de capacité à faire ce qu'on a dit immédiatement, à être complètement droit dans ses bottes, quand on est écologiste, eh bien, ça provoque toute une série d'attaques. On l'a vu avec les municipales, je vous rappelle qu'on a été traité de nazi, de connard, désolé pour le vocabulaire fleuri, de très bonheur, mais ce sont les termes qui ont été employés pour qualifier les écologistes. Aujourd'hui, on est des radicaux irresponsables, je ne sais quoi, des ayatollahs, même le ministre de la Justice y va de son petit couplet, en tout cas, on voit que les insultes, exactement, qu'on dérange. Mais c'est logique, parce qu'en fait, l'écologie est un système de pensée, à part des systèmes habituels. Nous ne rentrons ni dans les logiques de développement économique traditionnelles de la gauche et de la droite, puisqu'on conteste un système qui arrive à bout de souffle. En fait, on est les seuls à arriver et à dire, regardez, ça ne fonctionne pas. Il faudrait faire autrement, parce que les gens ne sont pas heureux, ne peuvent pas profiter dignement de leur vie, et on demande une justice sociale et environnementale. Et oui, il semblerait que ce simple fait, très pragmatique, gêne énormément de gens. Alors, vous dites, on conteste. La question, c'est, quel est le projet derrière ? Le projet, il est celui de la transition écologique de la société. La France vit, depuis quelques années, de multiples crises. On a eu une crise sociale avec les Gilets jaunes, qui a permis de prendre conscience des inégalités territoriales structurantes de la France, de la façon dont des modèles politiques ont conditionné une partie de la population à avoir moins d'accès aux services publics, aux transports, à tout ce que vous voulez, et puis une autre partie de la population à en avoir beaucoup, avec des bassins d'emplois liés, etc. Et puis, il y a eu la crise du coronavirus, qui a mis l'accent sur l'impact de notre système de développement sur notre santé, de façon quasi directe, avec des virus qui se transmettent aujourd'hui beaucoup plus vite à la population, et des virus contre lesquels on n'est pas équipé pour lutter. Et à côté de ça, on a aussi une crise climatique, qui fait qu'été après été, on subit des canicules. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités22 août 2020 au 10 oct. 2020 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le livre va sortir. Il n'est pas encore sorti. Il va sortir, j'en ai lu quelques bonnes feuilles. »
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol et la crise du coronavirus : "il y a eu un retard à l'allumage que l'on paye encore"Vérifier à 11:47Voir 2 autres passages
« Le livre va sortir. Il n'est pas encore sorti. Il va sortir, j'en ai lu quelques bonnes feuilles. »
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol et la crise du coronavirus : "il y a eu un retard à l'allumage que l'on paye encore"Vérifier à 11:47
« Oui, en effet, la signature de cette tribune s'inscrit dans le cadre des plaidoyers communs que nous entendons porter avec l'ensemble des maires écologistes au sens large. C'est un plaidoyer que nous entendons porter sur de nombreux sujets. Et le jour du dépassement, malheureusement, incarne en effet l'ensemble des sujets liés à l'urgence écologique face auxquels nous voulons mettre en œuvre des actions volontaristes rapides à l'échelle de nos municipalités. Donc en effet, comme vous le dites, le fait que le jour du dépassement recule cette année du fait du confinement montre l'ampleur des actions qu'il faut engager pour essayer d'infléchir le cours des choses. Et pour réorienter nos territoires et protéger nos habitants d'un destin qui sera catastrophique si on continue dans le même sens. »
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol : " À peine élus, nos maires écologistes font ce qu'ils ont dit, ça provoque des attaques"
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« mais il y a aussi des propos d'élus de grandes villes, à Lyon ou à Grenoble, ou quelques conseillers également à Paris, qui n'ont pas l'habitude, qui n'ont peut-être pas pris conscience que leurs paroles portaient. Quand un élu écologiste évoque un tour de France, juste bon, afin de passer le temps des chômeurs, ou quand le maire de Grenoble évoque la 5G, tout juste bonne à regarder des vidéos porno en HD, est-ce que vous ne trouvez pas que ça affaiblit tout de même la parole politique ? »
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol et la crise du coronavirus : "il y a eu un retard à l'allumage que l'on paye encore"Vérifier à 4:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées22 août 2020 au 22 août 2020 · 2 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, on se sent observée, puis on se sent surtout un petit peu sous le feu des critiques des gens qui contestent le modèle de société qu'on propose et qu'on porte, et qu'on commence à mettre en place. L'exemple de Poitiers est un très bon exemple, à peine élu, nos mères font ce qu'ils ont ou ce qu'elles ont dit et mettent en place des propositions pour améliorer la vie de leurs concitoyens et concitoyennes. Et en fait, cette espèce de capacité à faire ce qu'on a dit immédiatement, à être complètement droit dans ses bottes, quand on est écologiste, eh bien, ça provoque toute une série d'attaques. On l'a vu avec les municipales, je vous rappelle qu'on a été traité de nazi, de connard, désolé pour le vocabulaire fleuri, de très bonheur, mais ce sont les termes qui ont été employés pour qualifier les écologistes. Aujourd'hui, on est des radicaux irresponsables, je ne sais quoi, des ayatollahs, même le ministre de la Justice y va de son petit couplet, en tout cas, on voit que les insultes, exactement, qu'on dérange. Mais c'est logique, parce qu'en fait, l'écologie est un système de pensée, à part des systèmes habituels. Nous ne rentrons ni dans les logiques de développement économique traditionnelles de la gauche et de la droite, puisqu'on conteste un système qui arrive à bout de souffle. En fait, on est les seuls à arriver et à dire, regardez, ça ne fonctionne pas. Il faudrait faire autrement, parce que les gens ne sont pas heureux, ne peuvent pas profiter dignement de leur vie, et on demande une justice sociale et environnementale. Et oui, il semblerait que ce simple fait, très pragmatique, gêne énormément de gens. Alors, vous dites, on conteste. La question, c'est, quel est le projet derrière ? Le projet, il est celui de la transition écologique de la société. La France vit, depuis quelques années, de multiples crises. On a eu une crise sociale avec les Gilets jaunes, qui a permis de prendre conscience des inégalités territoriales structurantes de la France, de la façon dont des modèles politiques ont conditionné une partie de la population à avoir moins d'accès aux services publics, aux transports, à tout ce que vous voulez, et puis une autre partie de la population à en avoir beaucoup, avec des bassins d'emplois liés, etc. Et puis, il y a eu la crise du coronavirus, qui a mis l'accent sur l'impact de notre système de développement sur notre santé, de façon quasi directe, avec des virus qui se transmettent aujourd'hui beaucoup plus vite à la population, et des virus contre lesquels on n'est pas équipé pour lutter. Et à côté de ça, on a aussi une crise climatique, qui fait qu'été après été, on subit des canicules. »
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol : " À peine élus, nos maires écologistes font ce qu'ils ont dit, ça provoque des attaques"Vérifier à 3:25Voir 2 autres passages
« Alors, les écologistes sont très clairs là-dessus. On veut instaurer la transition écologique, parce qu'elle est à même de créer un minimum d'un million d'emplois d'ici 2022, si on instaurait tout de suite cette transition. C'est-à-dire qu'on a les moyens de créer des emplois dans l'agriculture, qui souffrent énormément du fait du système actuel, du système de financement de l'agriculture, du système de développement de l'agriculture, mais également des canicules et des sécheresses. On a les moyens de créer des emplois dans l'aide à la personne. On a la capacité de créer des emplois partout. Mais pour ça, il faut commencer à respecter les limites planétaires. Il faut commencer à respecter la nature, l'univers dans lequel on vit. Et tout ça, c'est un projet très cohérent, très pragmatique, qui améliore la vie des personnes, qui l'améliore d'un point de vue économique, d'un point de vue environnemental, d'un point de vue social et d'un point de vue pratique. Ça fait 20 ans, je pense, à peu près, que les écologistes proposent ça, 20 ans, ça vous laisse le temps de maturer les choses, d'être en capacité d'agir directement dès que vous êtes élu. La preuve, ce que Léonore Moncondu vient de vous expliquer sur ces premières semaines de mandat. Alors, Génération écologie, »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés22 août 2020 au 22 août 2020 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, tout à fait. Notre élection a suscité un grand enthousiasme. En particulier, pour ma part, l'élection d'une jeune maire avec une dynamique très collective, une vraie écologie citoyenne. Ça suscite beaucoup d'enthousiasme dans la population, y compris auprès de personnes qui ne se reconnaissaient plus vraiment en la politique, qui avaient perdu confiance. Là, on redonne confiance à une partie de la population et du coup, cette confiance nous honore. Mais il faut vraiment qu'on en soit digne et on mesure la responsabilité qui est la nôtre. Vous la sentez vraiment ? À la fois par rapport à l'attente citoyenne et à la fois par rapport aux résultats concrets qu'on doit avoir mis en œuvre rapidement pour répondre à l'urgence écologique. Et quelles sont les urgences pour vous, par exemple, dans votre ville à Poitiers ? Alors, nous avons déjà mis en œuvre des premières mesures à l'échelle de notre ville. Alors, sur la partie écologique, évidemment, mettre en place les bus gratuits pour les jeunes jusqu'à 25 ans, par exemple, ça indique que nous comptons parier sur la mobilité collective, l'ensemble des moyens de mobilité alternatifs à la voiture individuelle à l'échelle de notre mandat pour offrir à chaque habitant une alternative. C'est un exemple de mesure. Nous avons mis en place aussi des mesures sociales, un plan vacances pour tous. Vous en parliez dans le journal juste avant. Il me semblait indispensable que dans un été, au sortir du confinement, où beaucoup d'enfants ont passé le confinement cloisonné dans des appartements tout petits, dans des quartiers, leur permettre de sortir de leur ville, de sortir de leur quartier. C'était vraiment une urgence sociale, une urgence éducative dès cet été, mais qui sera, comment dire, une politique sociale et éducative structurante à l'échelle de notre mandat. »
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol : " À peine élus, nos maires écologistes font ce qu'ils ont dit, ça provoque des attaques"Vérifier à 1:44Voir 1 autre passage
« La différence qu'il y a entre les deux, ce n'est pas aller plus vite ou moins vite, c'est comment faire en sorte qu'on réussisse des régionales victorieuses en mettant entre parenthèses cette espèce de maladie française qui est l'obsession de la désignation d'un candidat. Je suis désolée de le mettre au masculin, mais la France n'a jamais connu de femme à sa tête. Et donc, d'un candidat à la présidentielle, la maladie de la France, c'est la Ve République qui hyper personnalise le pouvoir et qui pervertit notre rapport aux politiques, là où la ville de Poitiers, comme beaucoup de villes écologistes, démontre que le collectif est quelque chose de beaucoup plus fort qui réconcilie la politique avec les citoyens et c'est vers cette transformation que l'on doit avancer. Merci beaucoup Léonore Monconduit et Sandra Regole »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
franceinfo — 8h30 franceinfo · Manifestation contre le projet de bassines dans les Deux-Sèvres, lithium français, projet de loi des ENR : ce qu'il faut retenir de l'interview de Sandra RegolVérifier à 1:35
France Inter — L'invité de 6h20 · Sandra Regol : "Après le premier tour des régionales, le parti qui est en dynamique, c'est EELV"Vérifier à 2:19
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol et la crise du coronavirus : "il y a eu un retard à l'allumage que l'on paye encore"
« Ce sera après les régionales, la désignation sera après les régionales. »
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol et la crise du coronavirus : "il y a eu un retard à l'allumage que l'on paye encore"Vérifier à 6:57
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol : " À peine élus, nos maires écologistes font ce qu'ils ont dit, ça provoque des attaques"Vérifier à 3:25
« Ça fait longtemps qu'on travaille sur ces questions-là. Vous parliez de sécurité, je pense qu'on a été les premiers, les écologistes, à dire, pendant la crise des Gilets jaunes, dont on parlait à l'instant, que les politiques de désescalade, en termes de gestion de la sûreté des manifestations, étaient une nécessité, parce que c'est appliqué partout ailleurs en Europe, avec succès, avec des manifestations qui ne dégénèrent pas, et des gens qui ne sortent pas blessés à vie de ça. Donc, vous voyez qu'on a des propositions très concrètes, qui s'appuient sur des expériences réussies, et qui sont reprises ensuite par l'ensemble du corps politique. Donc, dire que les écologistes, parce qu'on confond écologie et environnement, ne parleraient que d'environnement, et se cantonneraient à ça, c'est peut-être passer à côté de la question. Alors, je pense que si Delphine Bateau, qui connaît bien les écologistes, ça dit ça, c'est qu'elle y a été largement poussée, mais elle sait très bien pour travailler avec nous depuis quelques temps, puisque, comme vous le soulignez, nos journées d'été sont portées par cinq partis politiques qui sont écologistes et qui s'unissent pour travailler ensemble. On l'espère, ce sera le début d'un chemin commun. Eh bien, elle sait très bien que nous avons sur ces sujets des propositions concrètes, et une ligne de travail qui sont très claires, même si on nous la dénie. Mais ça rejoint ce que je vous disais sur les critiques. Donc, on laisse peu de place aux écologistes, on nous demande d'être un peu des saints de l'écologie et d'avoir une cohérence parfaite entre ce qu'on dit et ce qu'on fait. On essaye de s'y tenir au mieux, et on continue à tenir cette ligne. Léonore Monconduit, vous dites, »
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol : " À peine élus, nos maires écologistes font ce qu'ils ont dit, ça provoque des attaques"Vérifier à 7:44
« Oui, en effet, la signature de cette tribune s'inscrit dans le cadre des plaidoyers communs que nous entendons porter avec l'ensemble des maires écologistes au sens large. C'est un plaidoyer que nous entendons porter sur de nombreux sujets. Et le jour du dépassement, malheureusement, incarne en effet l'ensemble des sujets liés à l'urgence écologique face auxquels nous voulons mettre en œuvre des actions volontaristes rapides à l'échelle de nos municipalités. Donc en effet, comme vous le dites, le fait que le jour du dépassement recule cette année du fait du confinement montre l'ampleur des actions qu'il faut engager pour essayer d'infléchir le cours des choses. Et pour réorienter nos territoires et protéger nos habitants d'un destin qui sera catastrophique si on continue dans le même sens. »
France Inter — L'invité du week-end · Sandra Regol : " À peine élus, nos maires écologistes font ce qu'ils ont dit, ça provoque des attaques"Vérifier à 0:46