RG
« Un effondrement de ce niveau, non, c'est jamais arrivé. Le cumul d'autant de calamités impossibles à contrôler pour les agriculteurs, c'est quand même assez historique. »
« Il faut juste espérer que ce ne soit pas tous les ans ainsi. »
« Il faut que les auditeurs sachent que l'on produit en France aujourd'hui, une année normale, que 47% des fruits et légumes dont on consomme. Le reste est importé. »
« Les agriculteurs tout seuls ne se relèveront pas. »
« Il faut savoir qu'il y a 150 000 producteurs de fruits et légumes à peu près en France. Les trois quarts sont en grave difficulté aujourd'hui. »
« S'il n'y a pas des aides de bonne dimension venant de l'État, autant dire que ceux qui sont aux portes de la retraite vont partir sans renouvellement et les autres vont être en situation de faillite. »
« On estime déjà environ 4 à 5 milliards d'euros, bien sûr, de manque à gagner en chiffre d'affaires pour les exploitations agricoles. »
« La perte est estimée entre 30% pour les plus chanceux et jusqu'à 100% pour ceux qui ont tout perdu et qui ont été brûlés. »
« Il faudrait qu'il y ait des aides par rapport aux chiffres d'affaires. L'exploitation de 30, 50, voire 80% de la perte subie. C'est ce qu'on demande au niveau du Bodef. C'est qu'il y ait des aides d'État qui représentent 80% de la perte subie, dans la mesure où les 20%, il y a un petit peu moins de main-d'œuvre, puisque la récolte n'est pas là. »
« Il faut changer de modèle agricole. »
« Il faut parer au plus pressé. On est en 2026. Il y a ce manque à gagner. Des agriculteurs qui vont se retrouver ruinés. Donc, on attend de l'État des mesures conjoncturelles du moment pour redresser la situation de 2026. »
« Il faut aller beaucoup plus loin et penser l'avenir différemment, dans la mesure où c'est bien le modèle agricole qui est en jeu. »
« Pour les fruits et légumes, il nous faut trois éléments conjugués. Que les agriculteurs puissent dégager un revenu, sinon ils ne vont pas continuer leur métier. Ça semble évident, mais ce n'est pas le cas. Qu'on ait des moyens de protéger les plantes contre les parasites et les maladies. Parce qu'avec ces situations, il y a aussi les parasites et les maladies qui se développent. Donc, des moyens de protection contre ces aléas. Et ensuite, de l'eau. Les fruits et légumes ne peuvent pas se développer et exister dans ce pays si on n'irrigue pas. »
« La mission des paysans, c'est une mission nourricière. On fait notre métier pour nourrir les Français. »
« On a besoin de vous. J'ai même envie de dire, au secours les consommateurs. »
« Nous, on pourra subvenir à vos besoins en matière d'alimentation, à condition que vous tapiez le poing sur la table en disant, maintenant, on ne peut pas laisser l'agriculture française dans ce marasme. »
« Nous, consommateurs, citoyens français, on demande effectivement que le modèle agricole soit changé, que les agriculteurs puissent vivre dignement, comme tous les travailleurs de ce pays. »