Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
20 mai 2021 au 19 avr. 2023
Questions
42
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 42 questions évaluables
Réponse directe
13
Réponse partielle
6
Réponse à côté
21
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 42 sur 42
Question 26Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
Alors ça va déboucher sur quoi, celle-ci ?
Réponse à côté
Écoutez, la demande de démocratie directe était une des demandes des Gilets jaunes. On voit bien que le pouvoir recule devant ce qui était le moyen qui permettait de relégitimer tout pouvoir, c'est-à-dire le référendum général de Gaulle en a usé, et Dieu sait s'il avait une autorité naturelle. Il y a la volonté de ne plus consulter le peuple, tant qu'on est dans l'entre-soi des politiques. Effectivement, la crise institutionnelle ne peut pas.
« Écoutez, la demande de démocratie directe était une des demandes des Gilets jaunes. On voit bien que le pouvoir recule devant ce qui était le moyen qui permettait de relégitimer tout pouvoir, c'est-à-dire le référendum général de Gaulle en a usé, et Dieu sait s'il avait une autorité naturelle. Il y a la volonté de ne plus consulter le peuple, tant qu'on est dans l'entre-soi des politiques. Effectivement, la crise institutionnelle ne peut pas. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 13:53
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Écoutez, la demande de démocratie directe était une des demandes des Gilets jaunes. On voit bien que le pouvoir recule devant ce qui était le moyen qui permettait de relégitimer tout pouvoir, c'est-à-dire le référendum général de Gaulle en a usé, et Dieu sait s'il avait une autorité naturelle. Il y a la volonté de ne plus consulter le peuple, tant qu'on est dans l'entre-soi des politiques, effectivement la crise institutionnelle ne peut pas. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 13:38
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 27Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
Et de ce point de vue-là, vous l'avez d'ailleurs souvent dit et ça a été vu comme une forme de paradoxe, vous dites votre admiration pour ceux qui justement ont de nombreux enfants et y compris dans des pays qui paraissent éloigner de vos idées et qui sont des pays à majorité musulmane.
Réponse à côté
Effectivement, les techniques de contraception ont été un moyen pour l'impérialisme américain à l'époque de jubuler l'explosion démographique du tiers-monde et d'ailleurs les leaders du tiers-monde ont bien vu cette forme d'impérialisme culturel.
« Effectivement, les techniques de contraception ont été un moyen pour l'impérialisme américain à l'époque de jubuler l'explosion démographique du tiers-monde et d'ailleurs les leaders du tiers-monde ont bien vu cette forme d'impérialisme culturel. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 20:51
Question 28Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
Ça, c'est pour faire plaisir quand même à l'électorat de Marie-Le Pen, non ?
Réponse à côté
C'est extraordinaire ces politiques qui découvrent des réalités qui existent depuis des décennies. Allez vous étonner après qu'il y ait 54 ou 55% d'abstention aux élections législatives. Notre modèle démocratique n'arrive plus à fabriquer de légitimité. Le président de la République est élu par 38,5% des inscrits et les députés par moins d'un électorat.
« C'est extraordinaire ces politiques qui découvrent des réalités qui existent depuis des décennies. Allez vous étonner après qu'il y ait 54 ou 55% d'abstention aux élections législatives. Notre modèle démocratique n'arrive plus à fabriquer de légitimité. Le président de la République est élu par 38,5% des inscrits et les députés par moins d'un électorat. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 8:50
Question 29Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
Alors si je vous prends à votre jeu, Patrick Buisson, vous dites que ceux qui disent qu'elle va gagner, en fait c'est parce qu'ils pensent qu'elles ne vont pas gagner et que c'est par intérêt, en fait vous vous dites qu'elle ne va pas gagner parce que vous avez vraiment envie qu'elle gagne.
Réponse directe
Pas du tout, pas du tout. Moi je suis observateur, j'essaie d'analyser ce qui se passe avec un maximum de neutralité. Je pense que Marine Le Pen a fait une option qui la conduit à une impasse. Elle a une quatrième échelle. Elle a besoin d'alliés, elle ne peut pas arriver au pouvoir toute seule. Elle a plutôt cherché ses alliés à gauche. Par deux fois, entre 2017 et 2022, dans l'entre-deux-tours, elle a tendu la main à Mélenchon avec le succès qu'on est. On sait. Elle a tiré 15%, 17% de l'électorat de Mélenchon. Alors que je pense que les réserves naturelles sont visuées de croissance, se situent plutôt à droite. Il y a plus grand monde à droite ? Il y a peut-être plus grand monde, mais en t…
« Pas du tout, pas du tout. Moi je suis observateur, j'essaie d'analyser ce qui se passe avec un maximum de neutralité. Je pense que Marine Le Pen a fait une option qui la conduit à une impasse. Elle a une quatrième échelle. Elle a besoin d'alliés, elle ne peut pas arriver au pouvoir toute seule. Elle a plutôt cherché ses alliés à gauche. Par deux fois, entre 2017 et 2022, dans l'entre-deux-tours, elle a tendu la main à Mélenchon avec le succès qu'on est. On sait. Elle a tiré 15%, 17% de l'électorat de Mélenchon. Alors que je pense que les réserves naturelles sont visuées de croissance, se situent plutôt à droite. Il y a plus grand monde à droite ? Il y a peut-être plus grand monde, mais en tout cas, je ne sais pas, mais précisément ça faisait 12%. Les électeurs de Macron sont aussi à droite pour partie que le sont les électeurs de Pétre. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 11:18Voir 1 autre passage
« Mais pas ce qu'elle fait. Elle fait l'erreur d'analyse. Elle pense que la diabolisation vient de sa radicalité. La radicalité n'effraie pas les électeurs. Zemmour a fait ses meilleurs scores dans les quartiers bourgeois, chez les CSP+. Ce qui effraie les Français, c'est le problème pour le Rassemblement national, c'est celui de la crédibilité politique. Les Français savent qu'il n'y a pas d'équipe de gouvernement autour de Marine Le Pen et qu'elle n'a pas l'aptitude à gouverner. C'est ça le principal handicap. Si elle attirait les électeurs de droite et pour partie les cadres de droite, peut-être remédirait-elle à cette carence qui, à mon avis, aujourd'hui, est la plus importante et plus importante que la radicalité présumée. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 12:05
Question 30Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
Ça veut dire que quand elle se démarque de l'attitude de la France insoumise, par exemple, en jouant, elle, une forme de respectabilité qui ne serait pas le cas des élus, la France insoumise, elle se trompe, d'après vous ?
Réponse directe
Oui, moi, je pense que ce qu'elle appelle la stratégie de la cravate se terminera en nous coulant, car le spectacle que donne l'Assemblée risque de susciter une vague d'antiparlementarisme comparable à celle qui a ramené le général de Gaulle au pouvoir en 1958 et que l'opinion ne fera pas la différence. On va changer de régime,
« Oui, moi, je pense que ce qu'elle appelle la stratégie de la cravate se terminera en nous coulant, car le spectacle que donne l'Assemblée risque de susciter une vague d'antiparlementarisme comparable à celle qui a ramené le général de Gaulle au pouvoir en 1958 et que l'opinion ne fera pas la différence. On va changer de régime, »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 12:58
Question 31Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
quand la droite était au pouvoir et qu'elle se retrouvait avec, dans la rue, les révoltes du CPE, par exemple, chacun était aussi dans son rôle à ce moment-là ?
Réponse directe
Ah oui. Et avec la même appétence, finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Vous vous racontez une histoire. Au moment des manifestations du CPE, en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. Il est ministre de l'intérieur. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les plieurs, puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain, sans que la police n'intervienne. Certains appelaient ça des zones médiatico-récréati…
« Ah oui. Et avec la même appétence, finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Vous vous racontez une histoire. Au moment des manifestations du CPE, en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. Il est ministre de l'intérieur. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les plieurs, puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain, sans que la police n'intervienne. Certains appelaient ça des zones médiatico-récréatives. On attirait les caméras de télévision, les journalistes. On avait de l'image pour déconsidérer le mouvement. C'est l'objectif de toute police et de tout pouvoir politique. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 6:33
Question 32Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
Vous laissez entendre, d'ailleurs, dans votre livre que Simone Veil, elle-même, ne croyait pas à sa loi ?
Réponse partielle
Non, elle a été obligée de faire des constitutions qu'elle ne voulait pas faire pour, justement, essayer de calmer la majorité. Elle était favorable au remboursement. Il n'y a pas eu de remboursement dans un premier temps. Il a fallu attendre la révision de 1979 et elle a fait voter la loi à ce qu'on appelle ad experimentum, c'est-à-dire qu'elle devait être discutée dans 5 ans pour calmer ou apaiser la conscience des députés gaullistes qui était convaincue. Ah, mais elle était parfaitement convaincue. Simplement, moi, ce qui m'a frappé en regardant les débats, c'est que une notion qui est aujourd'hui au cœur de la polémique, le grand remplacement, c'était le fil rouge de l'intervention de t…
« Non, elle a été obligée de faire des constitutions qu'elle ne voulait pas faire pour, justement, essayer de calmer la majorité. Elle était favorable au remboursement. Il n'y a pas eu de remboursement dans un premier temps. Il a fallu attendre la révision de 1979 et elle a fait voter la loi à ce qu'on appelle ad experimentum, c'est-à-dire qu'elle devait être discutée dans 5 ans pour calmer ou apaiser la conscience des députés gaullistes qui était convaincue. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 19:43Voir 1 autre passage
« Ah, mais elle était parfaitement convaincue. Simplement, moi, ce qui m'a frappé en regardant les débats, c'est que une notion qui est aujourd'hui au cœur de la polémique, le grand remplacement, c'était le fil rouge de l'intervention de tous les gaullistes, y compris Debray. Debray m'ont attribué en disant madame, vous faites une monumentale erreur historique. Nous allons choisir de vieillir et de décroître quand des peuples à côté de nous, de l'autre côté de la Méditerranée, ont choisi de rajeunir et d'augmenter et de croître. Nous allons le payer. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 20:07
Question 33Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
Patrick Buisson, l'émancipation des femmes a conduit finalement à une forme d'aliénation. Voilà ce que vous dites. Ça veut dire quoi ça ?
Réponse directe
Ça veut dire que les grandes lois dites d'émancipation débouchent aujourd'hui sur des formes d'aliénation que les féministes de la première génération ont pointé. Elles ont dit, au fond, c'est le mot d'ordre de la phallocratie qui a triomphé. L'accouplement sans engagement, sans avoir à assurer l'entretien financier ou sentimental de nombreux partenaires. L'exploitation sexuelle massive des femmes, le libre accès au corps féminin avec la marchandisation et notamment la déferlante pornographique à partir de 1975. Ce sont des éléments qui ont été tout de suite intégrés par le mouvement féministe, en disant, attention... Le fait que la femme, aujourd'hui, soit capable de dire non, ça, ce n'est…
« Ça veut dire que les grandes lois dites d'émancipation débouchent aujourd'hui sur des formes d'aliénation que les féministes de la première génération ont pointé. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 15:19Voir 1 autre passage
« Elles ont dit, au fond, c'est le mot d'ordre de la phallocratie qui a triomphé. L'accouplement sans engagement, sans avoir à assurer l'entretien financier ou sentimental de nombreux partenaires. L'exploitation sexuelle massive des femmes, le libre accès au corps féminin avec la marchandisation et notamment la déferlante pornographique à partir de 1975. Ce sont des éléments qui ont été tout de suite intégrés par le mouvement féministe, en disant, attention... Le fait que la femme, aujourd'hui, soit capable de dire non, ça, ce n'est pas un progrès ? Attendez, mais c'est certainement un progrès. Je pense qu'elle était tout aussi capable de dire non auparavant. Il n'y a rien changé de ce point de vue-là. Ce qui a changé, en revanche, et c'est ce qu'ont dit les féministes très tôt, sous l'impulsion, d'ailleurs, du mouvement américain, c'est que ces lois ont abouti finalement à une domination accrue des impératifs sexuels masculins. On avait un marché de l'offre sexuelle qui a explosé et le coût social de la relation s'est effondré. C'est-à-dire la monnaie d'échange des femmes... Vous avez une obsession des femmes. Mais non, mais ce n'est pas une obsession du tout, c'est une réalité. Je veux dire, par exemple, le mariage s'est effondré... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 15:30
Question 34Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
On va y revenir, parce que vous avez quand même une vision de la femme. Je vous avais reçue une première fois, et je me souviens très bien de vous avoir dit est-ce que je vous fais peur ?
Réponse à côté
Alors, je ne dis pas du tout que la droite a remporté cette séquence, au contraire, je crois que la gauche sort très renforcée de cette séquence. Et je voudrais parler de ce qui s'est passé ces trois derniers mois, qui est quand même, à mon avis, le commentariat ne vient pas du tout sur ce terrain. On a assisté à un jeu de rôle, à un théâtre d'ombre, j'appelle ça une exposition vintage en plein air, dans lequel il y a une complicité objective entre le pouvoir et l'intersyndical. Ça ne vous est pas apparu, mais c'est la réalité. Ils ne sont pas très copains en ce moment. Ben écoutez, chacun est gagnant-gagnant, dans un jeu de rôle qu'on connaît de chacun. Chacun est dans son rôle. Chacun est…
« Alors, je ne dis pas du tout que la droite a remporté cette séquence, au contraire, je crois que la gauche sort très renforcée de cette séquence. Et je voudrais parler de ce qui s'est passé ces trois derniers mois, qui est quand même, à mon avis, le commentariat ne vient pas du tout sur ce terrain. On a assisté à un jeu de rôle, à un théâtre d'ombre, j'appelle ça une exposition vintage en plein air, dans lequel il y a une complicité objective entre le pouvoir et l'intersyndical. Ça ne vous est pas apparu, mais c'est la réalité. Ils ne sont pas très copains en ce moment. Ben écoutez, chacun est gagnant-gagnant, dans un jeu de rôle qu'on connaît de chacun. Chacun est dans son rôle. Chacun est dans son rôle, et chacun tire un profit. L'objectif commun, c'était d'en tirer le mouvement des Gilets jaunes. La protestation incontrôlable, qui a donné tant de surfreude, à la fois à l'exécutif et au syndicat, puisqu'ils sortaient des canons ordinaires de l'action, de la revendication sociale. Et ils ont parfaitement réussi, et l'un et l'autre. Les syndicats ont retrouvé du lustre, ont été relégitimés. Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre, et en tire évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Donc, si vous voulez... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 4:50
Question 35Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
Pourquoi ?
Réponse à côté
Voilà, il n'y a pas de sanction possible au sortir de son mandat. Donc, il a la possibilité de servir le bien commun, de braver l'impopularité et prendre des mesures de fond. Il ne le fait pas. Regardez les retraites. Les retraites, on sait qu'il faut la recommencer par une autre réformate d'ici 4 ou 5 ans. L'enjeu matriciel des retraites dans un système de répartition, ce sont les cotisants, les actifs. C'était pour lui l'occasion de relancer une grande politique familiale. Par exemple, de revenir sur les décisions de Hollande, qui a mis fin à l'universalité des allocations familiales, qui a plafonné le coefficient familial. Il ne le fait pas. Alors, ça ne sert à rien de s'agiter, de manif…
« Voilà, il n'y a pas de sanction possible au sortir de son mandat. Donc, il a la possibilité de servir le bien commun, de braver l'impopularité et prendre des mesures de fond. Il ne le fait pas. Regardez les retraites. Les retraites, on sait qu'il faut la recommencer par une autre réformate d'ici 4 ou 5 ans. L'enjeu matriciel des retraites dans un système de répartition, ce sont les cotisants, les actifs. C'était pour lui l'occasion de relancer une grande politique familiale. Par exemple, de revenir sur les décisions de Hollande, qui a mis fin à l'universalité des allocations familiales, qui a plafonné le coefficient familial. Il ne le fait pas. Alors, ça ne sert à rien de s'agiter, de manifester, de gesticuler. Les années de retraite perdues, ce sont les enfants que l'on n'a pas eus. La démographie est une science humaine la plus implacable qu'il soit, parce que c'est une science humaine exacte. Probablement la seule. Là, pour le coup, vous dites ce que dit Marine Le Pen. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 2:55Voir 1 autre passage
« Alors, je dis ce que dit Bruno Rentailleau au Sénat, qui a fait amender le projet de loi gouvernementale, dans ce sens, notamment pour les carrières des mères de famille. Voilà. Les mères de famille, ça vous aimait bien. C'est un marqueur de la droite, très chiant. Et puis, je veux dire, la maternité fait partie des options offertes aux femmes, une option qui n'est plus du tout aujourd'hui encouragée. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 3:53
Question 36Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
est-ce que j'avais l'impression que les femmes vous faisaient peur ?
Réponse à côté
Alors, je ne dis pas du tout que la droite a remporté cette séquence, au contraire, je crois que la gauche sort très renforcée de cette séquence. Et je voudrais parler de ce qui s'est passé ces trois derniers mois, qui est quand même, à mon avis, le commentariat ne vient pas du tout sur ce terrain. On a assisté à un jeu de rôle, à un théâtre d'ombre, j'appelle ça une exposition vintage en plein air, dans lequel il y a une complicité objective entre le pouvoir et l'intersyndical. Ça ne vous est pas apparu, mais c'est la réalité. Ils ne sont pas très copains en ce moment. Ben écoutez, chacun est gagnant-gagnant, dans un jeu de rôle qu'on connaît de chacun. Chacun est dans son rôle. Chacun est…
« Alors, je ne dis pas du tout que la droite a remporté cette séquence, au contraire, je crois que la gauche sort très renforcée de cette séquence. Et je voudrais parler de ce qui s'est passé ces trois derniers mois, qui est quand même, à mon avis, le commentariat ne vient pas du tout sur ce terrain. On a assisté à un jeu de rôle, à un théâtre d'ombre, j'appelle ça une exposition vintage en plein air, dans lequel il y a une complicité objective entre le pouvoir et l'intersyndical. Ça ne vous est pas apparu, mais c'est la réalité. Ils ne sont pas très copains en ce moment. Ben écoutez, chacun est gagnant-gagnant, dans un jeu de rôle qu'on connaît de chacun. Chacun est dans son rôle. Chacun est dans son rôle, et chacun tire un profit. L'objectif commun, c'était d'en tirer le mouvement des Gilets jaunes. La protestation incontrôlable, qui a donné tant de surfreude, à la fois à l'exécutif et au syndicat, puisqu'ils sortaient des canons ordinaires de l'action, de la revendication sociale. Et ils ont parfaitement réussi, et l'un et l'autre. Les syndicats ont retrouvé du lustre, ont été relégitimés. Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre, et en tire évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Donc, si vous voulez... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 4:50
Question 37Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
de faire ces choix. de l'impossibilité éventuelle ou en tout cas du spectre de l'interdiction de l'avortement aux Etats-Unis. Est-ce que ce n'est pas le signal qu'aujourd'hui, au fond, le féminisme et la libération de la femme est menacé ?
Réponse à côté
Mais je ne crois pas du tout. Je dis simplement que la carence de la loi de Simone Veil, dont le discours qu'elle fait à l'Assemblée nationale, elle présente cette loi en disant que l'avortement sera l'ultime recours pour les situations de détresse. Et elle ajoute, naturellement, nous allons accompagner cette loi d'une grande politique familiale avec des mesures de soutien pour les mères de famille. Le problème, c'est que la politique familiale promise pour calmer les députés gaullistes, nous sommes un an après l'élection de Giscard, ne viendra jamais. Moyenant quoi, nous connaissons les problèmes de démographie qui sont les nôtres depuis maintenant 30 ans ou 40 ans. Il a manqué ce volet à…
« Mais je ne crois pas du tout. Je dis simplement que la carence de la loi de Simone Veil, dont le discours qu'elle fait à l'Assemblée nationale, elle présente cette loi en disant que l'avortement sera l'ultime recours pour les situations de détresse. Et elle ajoute, naturellement, nous allons accompagner cette loi d'une grande politique familiale avec des mesures de soutien pour les mères de famille. Le problème, c'est que la politique familiale promise pour calmer les députés gaullistes, nous sommes un an après l'élection de Giscard, ne viendra jamais. Moyenant quoi, nous connaissons les problèmes de démographie qui sont les nôtres depuis maintenant 30 ans ou 40 ans. Il a manqué ce volet à la politique de Simone Veil et nous n'avons jamais rattrapé sur ce terrain, effectivement, le fait d'avoir renoncé à la grande politique familiale qui était celle de la résistance et du général de Gaulle en 1945. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 18:49
Question 38L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des Matins
C'est tout ça très intéressant ce que vous dites sur le patriarcat qui serait en fait un matriarcat dissimulé parce que très souvent, si on est honnête, je trouve que c'est un peu ce qu'on nous dit pour nous consoler. Vous inquiétez pas, les hommes gagnent plus d'argent, les hommes prennent les décisions, mais en fait, au final, c'est vous qui décidez ce qu'on va manger ce soir. Et d'ailleurs, c'est ce qu'Elisabeth Badinter appelle la volonté de puissance. Elle explique qu'au 18e siècle, les femmes ont repris les décisions à la maison, notamment en reprenant en charge l'éducation de leurs enfants dans la bourgeoisie, qui avant été confiées ailleurs, elles l'ont repris en charge à partir du 18e siècle par cette volonté de puissance pour s'affirmer et tenir un rôle. Mais je ne crois pas qu'on puisse dire que ce soit un matriarcat. Je pense qu'il suffit de regarder économiquement qu'il tient le pouvoir et qu'il gagne l'argent et donc qu'il peut acter les décisions pour constater que c'est un véritable patriarcat. Et ce que vous dites sur les bars est très intéressant. Je racontais dans un de mes précédents livres la manière dont ma sœur et moi, un jour à Ajaccio, nous rentrons dans un bar en étant adolescente et nous nous apercevons que nous sommes les deux seules filles. Parce qu'avant, on y allait avec notre père et notre grand-père. Donc en tant qu'enfant, on n'était pas un intrus. Mais en tant que jeune fille, nous sommes des intruses dans ce bar. Je trouve ça extrêmement intéressant.
Réponse partielle
Très peu, très peu à l'époque. Oui, c'est vrai, c'est une société masculine. Je parle d'aujourd'hui. C'est l'intermasculin, je vois également dans les clubs sportifs, il y avait une sociabilité masculine encore très forte, c'est vrai. C'était une société qui pratiquait une forme de ségrégation. D'où d'ailleurs le projet de mixité, qui a été aussi un projet de répression sexuelle à l'égard des milieux populaires, qu'on trouvait les jeunes paysans, où les jeunes enfants d'ouvriers étaient jugés trop agressifs dans leur sexualité. Et on a voulu, d'une certaine manière, les reformater et reconditionner leurs comportements, y compris sur le plan sexuel. Mais ça, ce sont des choses bien connues,…
« Très peu, très peu à l'époque. Oui, c'est vrai, c'est une société masculine. Je parle d'aujourd'hui. C'est l'intermasculin, je vois également dans les clubs sportifs, il y avait une sociabilité masculine encore très forte, c'est vrai. C'était une société qui pratiquait une forme de ségrégation. D'où d'ailleurs le projet de mixité, qui a été aussi un projet de répression sexuelle à l'égard des milieux populaires, qu'on trouvait les jeunes paysans, où les jeunes enfants d'ouvriers étaient jugés trop agressifs dans leur sexualité. Et on a voulu, d'une certaine manière, les reformater et reconditionner leurs comportements, y compris sur le plan sexuel. Mais ça, ce sont des choses bien connues, étudiées par les sociologues. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des MatinsVérifier à 22:21Voir 2 autres passages
Question 39L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des Matins
Oui, avec plaisir. D'abord, effectivement, sur la contraception, moi, ce que je voudrais dire, c'est que... D'abord, je trouve ça très intéressant qu'on parle de contraception, si je peux me permettre, parce que je trouve que c'est un sujet qui est complètement abandonné du débat public, dont on ne parle jamais, alors que pour moi, c'est un sujet majeur, y compris philosophique. Pourquoi la contraception est considérée à partir des années 70-80, et ensuite, d'ailleurs, l'accès à l'avortement, qui n'est pas de la contraception, mais qu'on peut classer dans les droits sexuels et reproductifs, pourquoi c'est considéré comme une avancée pour les femmes, mais aussi par les hommes ?
Réponse directe
parce que ça fait 40 ans qu'on travaille sur la contraception. Patrick Buisson. Eh bien, vous amenez mon propos, mon propos essentiel. Tous les progrès sont ambivalents. Ils comportent un aspect négatif. Il y a un passif. La contraception, il y a une grande résistance des Françaises. Pour multiples raisons, il a fait attendre le milieu des années 70, alors que la loi a été votée en 67, pour qu'on dépasse les 20% d'utilisatrices de la pilule. On parle de la contraception chimique. En France, la contraception a toujours existé. Nous avons été une société malthusienne pendant deux siècles, avec la famille enfant unique au 19ème, c'était quasiment la loi. Donc, la contraception chimique, c'est…
« La contraception, il y a une grande résistance des Françaises. Pour multiples raisons, il a fait attendre le milieu des années 70, alors que la loi a été votée en 67, pour qu'on dépasse les 20% d'utilisatrices de la pilule. On parle de la contraception chimique. En France, la contraception a toujours existé. Nous avons été une société malthusienne pendant deux siècles, avec la famille enfant unique au 19ème, c'était quasiment la loi. Donc, la contraception chimique, c'est la pilule. Eh bien, un philosophe marxiste comme Michel Kouskar a pu dire que la contraception, d'une certaine manière, réalisait le vieux programme de la phallocratie. Le libre accès au corps des femmes, sans risque. L'union libre. C'est-à-dire que ça aurait été la ruse suprême du pouvoir mâle pour s'affranchir de toute obligation à l'égard des femmes. Et la conséquence pratique, les féministes de l'époque l'ont bien pointé, j'ai lu, toutes les publications de l'époque, c'est l'objetisation, la marchandisation du corps de la femme avec le déferlement pornographique. 75, c'est pas l'année Simone Veil, c'est l'année d'Emmanuel. 9 millions de téléspectateurs. L'utilisation systématique du corps de la femme dans la publicité. Et c'est une conséquence, si vous voulez, de la marchandisation du sexe qui se produit à ce moment-là avec cette instrumentalisation du corps féminin à des fins publicitaires et purement mercantiles. Marlène Schiappa. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des MatinsVérifier à 25:44
Question 40L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des Matins
sauf que eux diminuaient les postes comment ?
Réponse à côté
le problème de fond n'est pas là le problème c'est que nous sommes fassent un sujet régalien là la classe politique et notamment les souverainistes ne peuvent pas dire c'est bon que c'est elle on ne peut rien faire on n'a pas la liberté de faire ils ont toute la liberté de faire généralement ils font des lois qui ne servent à rien ou ils parlent de moyens ou d'effectifs ce qui n'est pas le problème le problème c'est la volonté politique on vient d'en avoir un exemple il n'y avait pas de volonté politique Nicolas Sarkozy à ce sujet ? il n'a rien fait ça bien sûr cette volonté politique s'est érodée et il n'a pas eu le bilan qu'il aurait dû avoir et donc on vient d'avoir un exemple avec la cr…
« le problème de fond n'est pas là le problème c'est que nous sommes fassent un sujet régalien là la classe politique et notamment les souverainistes ne peuvent pas dire c'est bon que c'est elle on ne peut rien faire on n'a pas la liberté de faire ils ont toute la liberté de faire généralement ils font des lois qui ne servent à rien ou ils parlent de moyens ou d'effectifs ce qui n'est pas le problème le problème c'est la volonté politique on vient d'en avoir un exemple il n'y avait pas de volonté politique Nicolas Sarkozy à ce sujet ? il n'a rien fait ça bien sûr cette volonté politique s'est érodée et il n'a pas eu le bilan qu'il aurait dû avoir et donc on vient d'avoir un exemple avec la crise du Covid l'Etat a des moyens de coercition extrêmement puissants quand il veut les utiliser il y a recours tout l'Etat de droit a été foulé au pied toutes les libertés ont été balayées d'un revers de main en quelques jours si la sécurité devenait une cause nationale pour les politiques ça se saurait le problème est là il est sur la volonté politique et les moyens à utiliser sur un dossier où il ne peut pas se défausser sur l'Europe ni sur quelque excuse absolutoire que ce soit parlez de Chapa »
France Culture — L'invité(e) des Matins · L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des MatinsVérifier à 35:11
Question 41L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des Matins
selon Alexis de Tocqueville comment ?
Réponse à côté
mais bien sûr mais donc c'est ça le problème comment on préjuger de ce qu'un candidat fera alors il a un programme mais son programme n'engage en rien finalement finalement il s'en libère il n'est pas tenu par son programme très rapidement Marlène Schiappa a un grand plan un grand programme dans l'esprit du CNR pour relancer la natalité en France donc l'option c'est plus de naissances en France et moins d'immigration pour vous ou pas ?
« mais bien sûr mais donc c'est ça le problème comment on préjuger de ce qu'un candidat fera alors il a un programme mais son programme n'engage en rien finalement finalement il s'en libère il n'est pas tenu par son programme très rapidement Marlène Schiappa »
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« a un grand plan un grand programme dans l'esprit du CNR pour relancer la natalité en France »
France Culture — L'invité(e) des Matins · L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des MatinsVérifier à 39:12
« donc l'option c'est plus de naissances en France et moins d'immigration pour vous ou pas ? »
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Question 42L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des Matins
Je trouve ça très intéressant ce que vous distinguez, de fait, vous personnellement, mais vous distinguez dans votre réflexion deux rôles pour la femme et ça rejoint ce que je disais entre le rôle, on va dire, entre guillemets, récréatif, mais là qui peut être de devenir un rôle de victime, d'objet, comme vous le dites, d'une part, et le rôle de la mère. Et donc c'est l'éternelle dichotomie féminine de la maman, la putain qui a été analysée par énormément de sociologues, de philosophes, etc. Et qui montre à quel point la demande des féministes c'était aussi de réconcilier dans une même personne différentes projections issues de la domination masculine sur les femmes et en disant que les femmes en gros sont réduites à leur corps et soit leur corps pour reproduire, soit leur corps pour donner du plaisir.
Réponse à côté
C'est la raison parce qu'il y a une opposition féministe à la contraception chimique. Ce qui m'a paraît intéressant si vous voulez que c'est vrai que 68 a cristallisé un mouvement anti-autoritaire spectaculaire le rejet de toutes les institutions et que 50 ans après on voit que le cycle est en train de se refermer. La demande de restauration de l'autorité de l'Etat la demande de sécurité la demande de retour aux institutions le plébiscite sondagé à l'égard de l'institution militaire montre bien que nous sommes en train de sortir du cycle initié en mai 68 qui consistait à prononcer la déchéance de tous les grands signifiants d'espotique Dieu et le papa sur terre c'était oui papa oui patron o…
« C'est la raison parce qu'il y a une opposition féministe à la contraception chimique. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des MatinsVérifier à 27:37Voir 2 autres passages
« Ce qui m'a paraît intéressant si vous voulez que c'est vrai que 68 a cristallisé un mouvement anti-autoritaire spectaculaire le rejet de toutes les institutions et que 50 ans après on voit que le cycle est en train de se refermer. La demande de restauration de l'autorité de l'Etat la demande de sécurité la demande de retour aux institutions le plébiscite sondagé à l'égard de l'institution militaire montre bien que nous sommes en train de sortir du cycle initié en mai 68 qui consistait à prononcer la déchéance de tous les grands signifiants d'espotique Dieu et le papa sur terre c'était oui papa oui patron oui chéri les trois formes du pouvoir masculin et bien ce cycle là est en train de se terminer et j'ai l'habitude de dire qu'on bendit est mort et il ne le sait pas Marlène Schiappa vous qu'est-ce que vous savez »
France Culture — L'invité(e) des Matins · L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des MatinsVérifier à 28:23
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« – Effectivement, oui, les techniques de contraception ont été un moyen pour l'impérialisme américain à l'époque de jubiler l'explosion démographique du tiers-monde. Et d'ailleurs, les leaders du tiers-monde ont bien vu cette forme d'impérialisme culturel. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 20:37
« Ah oui. Et avec la même appétence finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Plus le droit, qu'on a une histoire. Au moment des manifestations du CPE en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. C'est sa formule. Il est mise de l'intérieur. Il est plage Beauvau. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les pilleurs puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain. Sans que la police n'intervienne. Certains appelaient ça des zones médiatico-récréatives. On attirait des caméras de télévision, les journalistes. On avait de l'image pour déconsidérer le mouvement. C'est l'objectif de toute police et de tout pouvoir politique. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 6:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah oui. Et avec la même appétence finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Plus le droit, qu'on a une histoire. Au moment des manifestations du CPE en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. C'est sa formule. Il est mise de l'intérieur. Il est plage Beauvau. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les pilleurs puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain. Sans que la police n'intervienne. Certains appelaient ça des zones médiatico-récréatives. On attirait des caméras de télévision, les journalistes. On avait de l'image pour déconsidérer le mouvement. C'est l'objectif de toute police et de tout pouvoir politique. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 6:19Voir 2 autres passages
« – Oui, qui a débouché, je vous rappelle, sur une majorité introuvable à la Chambre, mais qui n'a en rien modifié l'équilibre des pouvoirs. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 13:30
« à sa propre succession, mais s'il n'y a pas de troisième mandat possible. – Voilà, il n'y a pas de sanctions possibles au sortir de son mandat. Donc il a la possibilité de servir le bien commun, de braver l'impopularité et prendre des mesures de fond. Il ne le fait pas. Regardez les retraites. Les retraites, on sait qu'il faudra recommencer par une autre réformate d'ici 4 ou 5 ans. L'enjeu matriciel des retraites dans un système de répartition, ce sont les cotisants et les actifs. C'était pour lui l'occasion de relancer une grande politique familiale. Par exemple, de revenir sur les décisions de Hollande qui a mis fin à l'universalité des allocations familiales, qui a plafonné le coefficient familial. Il ne le fait pas. Alors, ça ne sert à rien de s'agiter, de manifester, de gesticuler. Les années de retraite perdues, ce sont les enfants que l'on n'a pas eus. La démographie est une science humaine la plus implacable qui soit, parce que c'est une science humaine exacte. Probablement la seule. Là, pour le coup, vous dites ce que dit Marine Le Pen. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah oui. Et avec la même appétence finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Plus le droit, qu'on a une histoire. Au moment des manifestations du CPE en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. C'est sa formule. Il est mise de l'intérieur. Il est plage Beauvau. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les pilleurs puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain. Sans que la police n'intervienne. Certains appelaient ça des zones médiatico-récréatives. On attirait des caméras de télévision, les journalistes. On avait de l'image pour déconsidérer le mouvement. C'est l'objectif de toute police et de tout pouvoir politique. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 6:19Voir 2 autres passages
« – Non, mais regardez par exemple le référendum sur la Constitution européenne en 2005, qui avait passionné les Français, créé un vrai débat d'idées, il n'y avait plus le filtre de la personnalisation, je veux dire, on ne votait pas pour ou contre Chirac, on votait en fonction de ses idées, des convictions qu'on s'était faites en écoutant le débat. C'est l'exercice démocratique le plus simple, puisqu'il n'y a pas le filtre du culte de la personnalité ou de l'incarnation qui peut s'attacher à tel ou tel candidat. Et aucun politique n'a voulu y avoir recours, ou ne veut y avoir recours. Tant que nous n'avons pas cette respiration démocratique, vous voyez bien, »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 14:17
« Elles ont dit au fond, c'est le mot d'ordre de la phallocratie qui a triomphé. L'accouplement sans engagement, sans avoir à assurer l'entretien financier ou sentimental de nombreux partenaires, l'exploitation sexuelle massive des femmes, le libre accès au corps féminin avec la marchandisation et notamment la déferlante pornographique à partir de 1975. Ce sont des éléments qui ont été tout de suite intégrés par le mouvement féministe en disant, attention… – Le fait que la femme aujourd'hui soit capable de dire non, ça c'est pas un progrès ? – Attendez, mais c'est certainement un progrès, je pense qu'elle était tout aussi capable de dire non auparavant, il n'y a rien changé de ce point de vue-là. Ce qui a changé en revanche, et c'est ce qu'ont dit les féministes très tôt, sous l'impulsion d'ailleurs du mouvement américain, c'est que ces lois ont abouti finalement à une domination accrue des impératifs sexuels masculins. On avait un marché de l'offre sexuelle qui a explosé et le coût social de la relation s'est effondré, c'est-à-dire la monnaie d'échange des femmes… »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« à sa propre succession, mais s'il n'y a pas de troisième mandat possible. – Voilà, il n'y a pas de sanctions possibles au sortir de son mandat. Donc il a la possibilité de servir le bien commun, de braver l'impopularité et prendre des mesures de fond. Il ne le fait pas. Regardez les retraites. Les retraites, on sait qu'il faudra recommencer par une autre réformate d'ici 4 ou 5 ans. L'enjeu matriciel des retraites dans un système de répartition, ce sont les cotisants et les actifs. C'était pour lui l'occasion de relancer une grande politique familiale. Par exemple, de revenir sur les décisions de Hollande qui a mis fin à l'universalité des allocations familiales, qui a plafonné le coefficient familial. Il ne le fait pas. Alors, ça ne sert à rien de s'agiter, de manifester, de gesticuler. Les années de retraite perdues, ce sont les enfants que l'on n'a pas eus. La démographie est une science humaine la plus implacable qui soit, parce que c'est une science humaine exacte. Probablement la seule. Là, pour le coup, vous dites ce que dit Marine Le Pen. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 2:38Voir 2 autres passages
« Bah écoutez, chacun est gagnant-gagnant dans un jeu de rôle qu'on connaît. Chacun est dans son rôle ? Chacun est dans son rôle et chacun tire un profit. L'objectif commun, c'était d'en tirer le mouvement des Gilets jaunes. La protestation incontrôlable qui a donné tant de surfreude à la fois à l'exécutif et aux syndicats, puisqu'ils sortaient des canons ordinaires de l'action, de la revendication sociale. Et ils ont parfaitement réussi. Et l'un et l'autre. Les syndicats ont retrouvé du lustre, ont été relégitimés. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:05
« Bah écoutez, chacun est gagnant-gagnant dans un jeu de rôle qu'on connaît. Chacun est dans son rôle ? Chacun est dans son rôle et chacun tire un profit. L'objectif commun, c'était d'en tirer le mouvement des Gilets jaunes. La protestation incontrôlable qui a donné tant de surfreude à la fois à l'exécutif et aux syndicats, puisqu'ils sortaient des canons ordinaires de l'action, de la revendication sociale. Et ils ont parfaitement réussi. Et l'un et l'autre. Les syndicats ont retrouvé du lustre, ont été relégitimés. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 avr. 2023 au 19 avr. 2023 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Ça veut dire que les grandes lois dites d'émancipation débouchent aujourd'hui sur des formes d'aliénation que les féministes de la première génération ont pointées. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 15:05Voir 2 autres passages
« – Non, elle a été obligée de faire des constitutions qu'elle ne voulait pas faire pour justement essayer de calmer la majorité. Elle était favorable au remboursement. – Non, il n'y a pas eu de remboursement dans un premier temps, il a fallu attendre la révision de 1979 et elle a fait voter la loi à ce qu'on appelle ad experimentum, c'est-à-dire qu'elle devait être rediscutée dans 5 ans pour calmer ou apaiser la conscience des députés gaullistes. – Mais elle a été convaincue. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 19:29
« – Mais je ne le crois pas du tout. Je dis simplement que la carence de la loi de Simone Veil, dont le discours qu'elle fait à l'Assemblée nationale, elle présente cette loi en disant que l'avortement sera l'ultime recours pour les situations de détresse. Et elle ajoute, naturellement, nous allons accompagner cette loi d'une grande politique familiale, avec des mesures de soutien pour les mères de famille. Le problème, c'est que la politique familiale promise pour calmer les députés gaullistes, nous sommes un an après l'élection de Giscard, ne viendra jamais. Moyenant quoi, nous connaissons les problèmes de démographie qui sont les nôtres depuis maintenant 30 ans ou 40 ans. Il a manqué ce volet à la politique de Simone Veil et nous n'avons jamais rattrapé sur ce terrain, effectivement, le fait d'avoir renoncé à la grande politique familiale qui était celle de la résistance et du général de Gaulle en 1945. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Effectivement, oui, les techniques de contraception ont été un moyen pour l'impérialisme américain à l'époque de jubiler l'explosion démographique du tiers-monde. Et d'ailleurs, les leaders du tiers-monde ont bien vu cette forme d'impérialisme culturel. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 20:37Voir 2 autres passages
« Non, mais c'est pour la matière dans son statut de challenger. Il n'y a pas si longtemps, M. Mélenchon disait que n'importe qui peut être élu avec l'élégance qu'il caractérise, je ne sais pas si lui a peur des femmes, face à Marine Le Pen. Même une chèvre, c'était la formule de Mélenchon. La gauche pense qu'elle ne peut revenir au pouvoir que face à Marine Le Pen. La droite sait que Marine Le Pen sera également pour elle. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 10:33
« Oui, tout à fait. Parce que tous ses opposants... »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Non, mais regardez par exemple le référendum sur la Constitution européenne en 2005, qui avait passionné les Français, créé un vrai débat d'idées, il n'y avait plus le filtre de la personnalisation, je veux dire, on ne votait pas pour ou contre Chirac, on votait en fonction de ses idées, des convictions qu'on s'était faites en écoutant le débat. C'est l'exercice démocratique le plus simple, puisqu'il n'y a pas le filtre du culte de la personnalité ou de l'incarnation qui peut s'attacher à tel ou tel candidat. Et aucun politique n'a voulu y avoir recours, ou ne veut y avoir recours. Tant que nous n'avons pas cette respiration démocratique, vous voyez bien, »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 14:17Voir 2 autres passages
« Elles ont dit au fond, c'est le mot d'ordre de la phallocratie qui a triomphé. L'accouplement sans engagement, sans avoir à assurer l'entretien financier ou sentimental de nombreux partenaires, l'exploitation sexuelle massive des femmes, le libre accès au corps féminin avec la marchandisation et notamment la déferlante pornographique à partir de 1975. Ce sont des éléments qui ont été tout de suite intégrés par le mouvement féministe en disant, attention… – Le fait que la femme aujourd'hui soit capable de dire non, ça c'est pas un progrès ? – Attendez, mais c'est certainement un progrès, je pense qu'elle était tout aussi capable de dire non auparavant, il n'y a rien changé de ce point de vue-là. Ce qui a changé en revanche, et c'est ce qu'ont dit les féministes très tôt, sous l'impulsion d'ailleurs du mouvement américain, c'est que ces lois ont abouti finalement à une domination accrue des impératifs sexuels masculins. On avait un marché de l'offre sexuelle qui a explosé et le coût social de la relation s'est effondré, c'est-à-dire la monnaie d'échange des femmes… »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 15:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre et en tirer évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:31Voir 2 autres passages
« Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre et en tirer évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:31
« Écoutez, moi, je n'ai absolument aucun élément qui me permette. Certains experts, au contraire, disent que ça représente plusieurs milliards d'euros. Moi, je n'ai aucun élément à la position. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre et en tirer évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah mais pas du tout. Ah mais pas du tout. Moi, je suis observateur, j'essaie d'analyser ce qui se passe avec le maximum de neutralité. Je pense que Marine Le Pen a fait une option qui la conduit à une impasse. La quatrième échelle. Elle a besoin d'alliés. Elle ne peut pas arriver au pouvoir toute seule. Elle a plutôt cherché ses alliés à gauche. Par deux fois, entre 2017 et 2022, l'entre-deux-tours, elle a tendu la main à Mélenchon. Avec le succès qu'on a, on sait. Elle a tiré 15%, 17% de l'électorat de Mélenchon. Alors que je pense que les réserves naturelles, son visuel de croissance se situe plutôt à droite. Il y a plus grand monde à droite ? Il y a peut-être plus grand monde, mais en tout cas, je ne sais pas, Pécresse et Zemmour, ça faisait 12%. Les électeurs de Macron sont aussi à droite pour partie que le sont les électeurs de Pécresse et de lui. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 11:04Voir 2 autres passages
« Mais pas ce qu'elle fait. Elle fait une erreur d'analyse. Elle pense que la diabolisation vient de sa radicalité. La radicalité n'effraie pas les électeurs. Zemmour a fait ses meilleurs scores dans le quartier bourgeois, chez les CSP+. Bon, ce qui effraie les Français, c'est le problème pour le Rassemblement National, c'est celui de la crédibilité politique. Les Français savent qu'il n'y a pas d'équipe de gouvernement autour de Marine Le Pen et qu'elle n'a pas l'aptitude à gouverner. C'est ça le principal handicap. Si elle attirait les électeurs de droite, et pour partie les cadres de droite, peut-être remédierait-elle à cette carence qui, à mon avis, aujourd'hui, la plus importante et plus importante que la radicalité présumée. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 11:51
« Pas du tout, pas du tout. Moi je suis observateur, j'essaie d'analyser ce qui se passe avec un maximum de neutralité. Je pense que Marine Le Pen a fait une option qui la conduit à une impasse. Elle a une quatrième échelle. Elle a besoin d'alliés, elle ne peut pas arriver au pouvoir toute seule. Elle a plutôt cherché ses alliés à gauche. Par deux fois, entre 2017 et 2022, dans l'entre-deux-tours, elle a tendu la main à Mélenchon avec le succès qu'on est. On sait. Elle a tiré 15%, 17% de l'électorat de Mélenchon. Alors que je pense que les réserves naturelles sont visuées de croissance, se situent plutôt à droite. Il y a plus grand monde à droite ? Il y a peut-être plus grand monde, mais en tout cas, je ne sais pas, mais précisément ça faisait 12%. Les électeurs de Macron sont aussi à droite pour partie que le sont les électeurs de Pétre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 avr. 2023 au 19 avr. 2023 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, moi je n'ai absolument aucun élément qui me permette. Certains experts au contraire disent que ça représente plusieurs milliards d'euros. Moi je n'ai aucun élément à la position. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 9:20Voir 1 autre passage
« Écoutez, moi je n'ai absolument aucun élément qui me permette. Certains experts au contraire disent que ça représente plusieurs milliards d'euros. Moi je n'ai aucun élément à la position. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 9:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Si vous voulez, moi, je voudrais passer le débat à un niveau un petit peu différent. Je crois que cette période, toutes les grandes réformes de cette période ont été votées par des hommes, exclusivement des hommes. Il y avait deux femmes à l'Assemblée. Par des majorités conservatrices, de droite, toutes de droite. Et je pense que, pour avoir bien étudié tout cela, les votes et les réformes opérées n'ont pas été par philanthropie ou par amour inconditionnel des femmes. Ils l'ont été pour des raisons économiques, souvent, ou pour des raisons de confort personnel. Il est arrivé à un moment, et à l'époque, le féminisme est faible, il ne prend consistance qu'à partir des années 70-72, »
France Culture — L'invité(e) des Matins · L’illibéralisme face aux valeurs démocratiques. Patrick Buisson et Marlène Schiappa sont les invités des MatinsVérifier à 23:10
« il est arrivé à un moment, si vous voulez, il y a une crise de la condition masculine qui a fait que les hommes ont trouvé que les privilèges de la domination masculine étaient payés d'un prêt exorbitant. La fameuse impôt du sang. Près de 2 millions de jeunes sont morts depuis 1914. Et, si vous voulez, cette rupture anthropologique fondamentale qui fait qu'avec la pilule, le pouvoir, le contrôle de la reproduction, passe aux femmes. C'est une rupture anthropologique majeure, et le fait aussi du renoncement des hommes face à une situation qu'ils trouvaient être un fardeau écrasant. Voilà. C'est l'événement sans doute majeur de la période, et c'est ce que j'essaye de faire comprendre en montrant l'ambivalence de la situation, et j'aurai un mot à dire. »
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« extrêmement permissée parce que tant de ruptures en si peu de temps finalement en 15 années ça ne s'était jamais vu il y avait une certaine fixité un certain immobilisme à la société française et en 15 ans tout a changé j'ai fait l'inventaire de ces ruptures donc on ne peut pas dire que ce schéma est un schéma classique non c'est un schéma très novateur et c'est une rupture inédite j'ai eu ce débat avec Luc Ferry qui voulait qui disait mais la rupture c'est 1880 la première industrialisation non c'est le début effectivement de cette rupture avec son oubli souvent d'ailleurs c'est qu'il faudrait un jour peut-être élever un monument un martyrologue aux victimes du progrès le 19ème siècle avec il suffit de lire un livre comme le peuple de l'abîme de London a fait travailler les enfants a fait travailler les femmes dans des conditions épouvantables des milliers des milliers d'hommes et de femmes ont été sacrifiés au progrès industriel et bien on en arrive au fait qu'on passe d'un capitalisme de la production à un capitalisme de la consommation qui est infiniment plus destructeur des mœurs des croyances et de l'art de vivre et de la culture populaire pour moi c'est essentiel c'est de la culture populaire que ne l'a été le précédent capitalisme chumpeterien c'est-à-dire celui de destruction innovation ça c'est votre thèse »
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« Mais il l'a fait avec beaucoup plus d'habileté que le pouvoir actuel. C'est toute la différence. Ça se voyait moins. Mais toutes les policiers ou les pouvoirs agissent de la même manière. C'est une constante. »
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