Patrick Buisson — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
20 mai 2021 au 19 avr. 2023
Questions
42
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 42 questions évaluables
Réponse directe
13
Réponse partielle
6
Réponse à côté
21
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 42
Question 1L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
En 2010, vous étiez auprès de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Vous aviez été conseiller auprès de Nicolas Sarkozy alors qu'il était à Beauvau. Il en a traversé des crises. C'est-à-dire que là, vous dites, chacun est dans son rôle.
Réponse partielle
Ah oui. Et avec la même appétence finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Plus le droit, qu'on a une histoire. Au moment des manifestations du CPE en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. C'est sa formule. Il est mise de l'intérieur. Il est plage Beauvau. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les pilleurs puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain. Sans que la police n'intervienne. Certains appe…
« Ah oui. Et avec la même appétence finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Plus le droit, qu'on a une histoire. Au moment des manifestations du CPE en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. C'est sa formule. Il est mise de l'intérieur. Il est plage Beauvau. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les pilleurs puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain. Sans que la police n'intervienne. Certains appelaient ça des zones médiatico-récréatives. On attirait des caméras de télévision, les journalistes. On avait de l'image pour déconsidérer le mouvement. C'est l'objectif de toute police et de tout pouvoir politique. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Écoutez, la demande de démocratie directe était une des demandes des Gilets jaunes. On voit bien que le pouvoir recule devant ce qui était le moyen qui permettait de relégitimer tout pouvoir, c'est-à-dire le référendum général de Gaulle en a usé, et Dieu sait s'il avait une autorité naturelle. Il y a la volonté de ne plus consulter le peuple, tant qu'on est dans l'entre-soi des politiques, effectivement la crise institutionnelle ne peut pas. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 13:38
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 6:19
Question 2L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
– À quel point de vue ?
Réponse à côté
– Oui, qui a débouché, je vous rappelle, sur une majorité introuvable à la Chambre, mais qui n'a en rien modifié l'équilibre des pouvoirs.
« – Oui, qui a débouché, je vous rappelle, sur une majorité introuvable à la Chambre, mais qui n'a en rien modifié l'équilibre des pouvoirs. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 13:30
Question 3L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
» Et je vous avais senti assez décontenancée, ou est-ce que j'avais eu l'impression que les femmes vous faisaient peur ?
Réponse à côté
Je ne dis pas du tout que la droite a remporté cette séquence. Au contraire, je crois que la gauche sort très renforcée de cette séquence. Et je voudrais parler de ce qui s'est passé ces trois dernières mois, qui est quand même, à mon avis, le commentariat ne vient pas du tout sur ce terrain. On a assisté à un jeu de rôle, à un théâtre d'ombre, j'appelle ça une exposition vintage en plein air, dans laquelle il y a une complicité objective entre le pouvoir et l'intersyndical. Ça ne vous est pas apparu, mais c'est la réalité. Bah écoutez, chacun est gagnant-gagnant dans un jeu de rôle qu'on connaît. Chacun est dans son rôle ? Chacun est dans son rôle et chacun tire un profit. L'objectif commu…
« Je ne dis pas du tout que la droite a remporté cette séquence. Au contraire, je crois que la gauche sort très renforcée de cette séquence. Et je voudrais parler de ce qui s'est passé ces trois dernières mois, qui est quand même, à mon avis, le commentariat ne vient pas du tout sur ce terrain. On a assisté à un jeu de rôle, à un théâtre d'ombre, j'appelle ça une exposition vintage en plein air, dans laquelle il y a une complicité objective entre le pouvoir et l'intersyndical. Ça ne vous est pas apparu, mais c'est la réalité. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 4:36Voir 2 autres passages
« Bah écoutez, chacun est gagnant-gagnant dans un jeu de rôle qu'on connaît. Chacun est dans son rôle ? Chacun est dans son rôle et chacun tire un profit. L'objectif commun, c'était d'en tirer le mouvement des Gilets jaunes. La protestation incontrôlable qui a donné tant de surfreude à la fois à l'exécutif et aux syndicats, puisqu'ils sortaient des canons ordinaires de l'action, de la revendication sociale. Et ils ont parfaitement réussi. Et l'un et l'autre. Les syndicats ont retrouvé du lustre, ont été relégitimés. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:05
« Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre et en tirer évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. »
Question 4L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
Vous voulez dire la réalité de la fraude ou la réalité ?
Réponse partielle
La fraude sociale, ça existe depuis très longtemps. Écoutez, moi, je n'ai absolument aucun élément qui me permette. Certains experts, au contraire, disent que ça représente plusieurs milliards d'euros. Moi, je n'ai aucun élément à la position.
« La fraude sociale, ça existe depuis très longtemps. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 8:59Voir 1 autre passage
« Écoutez, moi, je n'ai absolument aucun élément qui me permette. Certains experts, au contraire, disent que ça représente plusieurs milliards d'euros. Moi, je n'ai aucun élément à la position. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 9:06
Question 5L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
Ça veut dire que quand elle se démarque de l'attitude de la France insoumise, par exemple, en jouant, elle, une forme de respectabilité qui ne serait pas le cas des élus, la France insoumise, elle se trompe, d'après vous ?
Réponse directe
– Oui, moi je pense que ce qu'elle appelle la stratégie de la cravate se terminera en nous coulant, car le spectacle que donne l'Assemblée risque de susciter une vague d'antiparlementarisme comparable à celle qui a ramené le général de Gaulle au pouvoir en 1958 et que l'opinion ne fera pas la différence.
« – Oui, moi je pense que ce qu'elle appelle la stratégie de la cravate se terminera en nous coulant, car le spectacle que donne l'Assemblée risque de susciter une vague d'antiparlementarisme comparable à celle qui a ramené le général de Gaulle au pouvoir en 1958 et que l'opinion ne fera pas la différence. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 12:44
Question 6L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
Vous publiez un livre qui s'appelle « Décadence ». Vous êtes politologue, vous êtes historien, vous êtes expert des sondages. Vous aviez d'ailleurs fasciné Nicolas Sarkozy à une époque puisque vous aviez expliqué comment réussir à revenir au pouvoir. Nicolas Sarkozy qui a clairement pris ses distances d'avec vous. Mais enfin, vous êtes toujours celui qui murmure à l'oreille d'un Éric Zemmour, parfois d'une Marine Le Pen ou d'un Bruno Retailleau. « Conseillers occultes » diront certains, « Mauvais génie » diront d'autres. En tout cas, votre regard sur notre époque, avec ce regard aussi sur la crise. Au fond, vous avez beaucoup, on dit, que la France se droitisait, mais on entend surtout la gauche quand même, non ?
Réponse directe
Oui, alors il faut peut-être essayer de comprendre ce qui s'est passé. J'ai écouté, comme tout le monde, le président de la République, l'Histoire. Et ma première réaction, c'est de me dire « Tant d'intelligence pour tant d'incohérence ». C'est-à-dire ? C'est un grand mystère, Emmanuel Macron, qui n'est pas près d'être dissipé. On n'a pas suffisamment été attentifs à ce qui s'est passé lors de l'élection présidentielle. Emmanuel Macron a été réélu avec un électorat qui s'est considérablement droitisé. Quand on regarde l'étude du Cevipov qui fait autorité en la matière, on s'aperçoit qu'on a voté pour lui sur les items qui sont des items de droite. Sécurité, souveraineté, demande de leadersh…
« Oui, alors il faut peut-être essayer de comprendre ce qui s'est passé. J'ai écouté, comme tout le monde, le président de la République, l'Histoire. Et ma première réaction, c'est de me dire « Tant d'intelligence pour tant d'incohérence ». C'est-à-dire ? C'est un grand mystère, Emmanuel Macron, qui n'est pas près d'être dissipé. On n'a pas suffisamment été attentifs à ce qui s'est passé lors de l'élection présidentielle. Emmanuel Macron a été réélu avec un électorat qui s'est considérablement droitisé. Quand on regarde l'étude du Cevipov qui fait autorité en la matière, on s'aperçoit qu'on a voté pour lui sur les items qui sont des items de droite. Sécurité, souveraineté, demande de leadership et d'autorité exécutive. Enfin, il a été élu face à Marine Le Pen. Il a été élu face à Marine Le Pen. Aujourd'hui, vous êtes capable de positionner Marine Le Pen sur l'échiquier ? Vous êtes capable de dire qu'elle est plutôt de droite, plutôt de gauche ? Moi, je n'en sais absolument rien. – Ah, vous ne diriez pas que Marine Le Pen est de droite ? – Écoutez, en tout cas, elle ne se reconnaît pas comme telle. C'est le moins qu'on puisse dire. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 0:45Voir 2 autres passages
« – Il est élu dans ses conditions. Bon, qu'est-ce qu'il fait ? C'est pour ça que je parle d'incohérence. Eh bien, il va sortir de son nouveau gouvernement alors qu'il n'a pas de majorité. Il est marqueur de droite. Blanquer, Jean Cassex, il fait un collaborateur de Sarkozy, un homme du terroir, pour le remplacer par des marqueurs de gauche. – Elisabeth Borch, c'est le conseillère… – Et il s'est connu aujourd'hui d'être dans une impasse extraordinaire. Ce qui est surprenant, c'est sa surprise. Et je dirais aussi, tant d'intelligence pour tant d'insignifiance. Alors peut-être reste un propos trop dur, mais quand même. Ce président, il a une chance extraordinaire. Il est réélu et il a la possibilité de changer de temporalité politique, de passer du temps court des individus au temps long. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 1:55
« à sa propre succession, mais s'il n'y a pas de troisième mandat possible. – Voilà, il n'y a pas de sanctions possibles au sortir de son mandat. Donc il a la possibilité de servir le bien commun, de braver l'impopularité et prendre des mesures de fond. Il ne le fait pas. Regardez les retraites. Les retraites, on sait qu'il faudra recommencer par une autre réformate d'ici 4 ou 5 ans. L'enjeu matriciel des retraites dans un système de répartition, ce sont les cotisants et les actifs. C'était pour lui l'occasion de relancer une grande politique familiale. Par exemple, de revenir sur les décisions de Hollande qui a mis fin à l'universalité des allocations familiales, qui a plafonné le coefficient familial. Il ne le fait pas. Alors, ça ne sert à rien de s'agiter, de manifester, de gesticuler. Les années de retraite perdues, ce sont les enfants que l'on n'a pas eus. La démographie est une science humaine la plus implacable qui soit, parce que c'est une science humaine exacte. Probablement la seule. Là, pour le coup, vous dites ce que dit Marine Le Pen. »
Question 7L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
C'est très grave ce que vous dites, Patrick Busson. Vous laissez entendre.
Refus explicite
Je ne laisse pas entendre. Mais il l'a fait avec beaucoup plus d'habileté que le pouvoir actuel. C'est toute la différence. Ça se voyait moins. Mais toutes les policiers ou les pouvoirs agissent de la même manière. C'est une constante.
« Je ne laisse pas entendre. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 7:16
Question 8L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
Quand on dit de plus en plus que Marine Le Pen, non seulement pourrait gagner, mais même qu'elle va gagner, c'est ce que vous appelez une prophétie autoréalisatrice ?
Réponse directe
Oui, tout à fait. Parce que tous ses opposants...
« Oui, tout à fait. Parce que tous ses opposants... »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 10:28
Question 9L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
– Le fait que les femmes s'inquiètent aujourd'hui de l'impossibilité éventuelle ou en tout cas du spectre de l'interdiction de l'avortement aux États-Unis, est-ce que ce n'est pas le signal qu'aujourd'hui, au fond, le féminisme et la libération de la femme est menacée ?
Réponse à côté
– Mais je ne le crois pas du tout. Je dis simplement que la carence de la loi de Simone Veil, dont le discours qu'elle fait à l'Assemblée nationale, elle présente cette loi en disant que l'avortement sera l'ultime recours pour les situations de détresse. Et elle ajoute, naturellement, nous allons accompagner cette loi d'une grande politique familiale, avec des mesures de soutien pour les mères de famille. Le problème, c'est que la politique familiale promise pour calmer les députés gaullistes, nous sommes un an après l'élection de Giscard, ne viendra jamais. Moyenant quoi, nous connaissons les problèmes de démographie qui sont les nôtres depuis maintenant 30 ans ou 40 ans. Il a manqué ce vo…
« – Mais je ne le crois pas du tout. Je dis simplement que la carence de la loi de Simone Veil, dont le discours qu'elle fait à l'Assemblée nationale, elle présente cette loi en disant que l'avortement sera l'ultime recours pour les situations de détresse. Et elle ajoute, naturellement, nous allons accompagner cette loi d'une grande politique familiale, avec des mesures de soutien pour les mères de famille. Le problème, c'est que la politique familiale promise pour calmer les députés gaullistes, nous sommes un an après l'élection de Giscard, ne viendra jamais. Moyenant quoi, nous connaissons les problèmes de démographie qui sont les nôtres depuis maintenant 30 ans ou 40 ans. Il a manqué ce volet à la politique de Simone Veil et nous n'avons jamais rattrapé sur ce terrain, effectivement, le fait d'avoir renoncé à la grande politique familiale qui était celle de la résistance et du général de Gaulle en 1945. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 18:35
Question 10L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
Ça, c'est pour faire plaisir quand même à l'électorat de Marine Le Pen, non ?
Réponse à côté
Mais c'est extraordinaire, ces politiques qui découvrent des réalités qui existent depuis des décennies. Allez-vous étonner, après, qu'il y ait 54 ou 55 % d'abstention aux élections législatives. Notre modèle démocratique n'arrive plus à fabriquer de légitimité. Le président de la République est élu par 38,5 % des inscrits et les députés par moins d'un électeur.
« Mais c'est extraordinaire, ces politiques qui découvrent des réalités qui existent depuis des décennies. Allez-vous étonner, après, qu'il y ait 54 ou 55 % d'abstention aux élections législatives. Notre modèle démocratique n'arrive plus à fabriquer de légitimité. Le président de la République est élu par 38,5 % des inscrits et les députés par moins d'un électeur. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 8:36
Question 11L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
– Vous vous laissez entendre d'ailleurs dans votre livre que Simone Veil elle-même ne croyait pas à sa loi ?
Réponse partielle
– Non, elle a été obligée de faire des constitutions qu'elle ne voulait pas faire pour justement essayer de calmer la majorité. Elle était favorable au remboursement. – Non, il n'y a pas eu de remboursement dans un premier temps, il a fallu attendre la révision de 1979 et elle a fait voter la loi à ce qu'on appelle ad experimentum, c'est-à-dire qu'elle devait être rediscutée dans 5 ans pour calmer ou apaiser la conscience des députés gaullistes. – Mais elle a été convaincue. – Ah, mais elle a été parfaitement convaincue. Simplement, moi, ce qui m'a frappé en regardant les débats, c'est qu'une notion qui est aujourd'hui au cœur de la polémique, le grand remplacement, c'était le fil rouge de…
« – Non, elle a été obligée de faire des constitutions qu'elle ne voulait pas faire pour justement essayer de calmer la majorité. Elle était favorable au remboursement. – Non, il n'y a pas eu de remboursement dans un premier temps, il a fallu attendre la révision de 1979 et elle a fait voter la loi à ce qu'on appelle ad experimentum, c'est-à-dire qu'elle devait être rediscutée dans 5 ans pour calmer ou apaiser la conscience des députés gaullistes. – Mais elle a été convaincue. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 19:29Voir 1 autre passage
« – Ah, mais elle a été parfaitement convaincue. Simplement, moi, ce qui m'a frappé en regardant les débats, c'est qu'une notion qui est aujourd'hui au cœur de la polémique, le grand remplacement, c'était le fil rouge de l'intervention de tous les gaullistes, y compris Debray. Debray m'ont attribué en disant « Madame, vous faites une monumentale erreur historique. Nous allons choisir de vieillir et de décroître quand des peuples à côté de nous, de l'autre côté de la Méditerranée, ont choisi de rajeunir et d'augmenter et de croître. Nous allons le payer. » »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 19:53
Question 12L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
On va y revenir, parce que vous avez quand même une vision de la femme. Je vous avais reçu une première fois, et je me souviens très bien de vous avoir dit « Est-ce que je vous fais peur ?
Réponse à côté
Je ne dis pas du tout que la droite a remporté cette séquence. Au contraire, je crois que la gauche sort très renforcée de cette séquence. Et je voudrais parler de ce qui s'est passé ces trois dernières mois, qui est quand même, à mon avis, le commentariat ne vient pas du tout sur ce terrain. On a assisté à un jeu de rôle, à un théâtre d'ombre, j'appelle ça une exposition vintage en plein air, dans laquelle il y a une complicité objective entre le pouvoir et l'intersyndical. Ça ne vous est pas apparu, mais c'est la réalité. Bah écoutez, chacun est gagnant-gagnant dans un jeu de rôle qu'on connaît. Chacun est dans son rôle ? Chacun est dans son rôle et chacun tire un profit. L'objectif commu…
« Je ne dis pas du tout que la droite a remporté cette séquence. Au contraire, je crois que la gauche sort très renforcée de cette séquence. Et je voudrais parler de ce qui s'est passé ces trois dernières mois, qui est quand même, à mon avis, le commentariat ne vient pas du tout sur ce terrain. On a assisté à un jeu de rôle, à un théâtre d'ombre, j'appelle ça une exposition vintage en plein air, dans laquelle il y a une complicité objective entre le pouvoir et l'intersyndical. Ça ne vous est pas apparu, mais c'est la réalité. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 4:36Voir 2 autres passages
« Bah écoutez, chacun est gagnant-gagnant dans un jeu de rôle qu'on connaît. Chacun est dans son rôle ? Chacun est dans son rôle et chacun tire un profit. L'objectif commun, c'était d'en tirer le mouvement des Gilets jaunes. La protestation incontrôlable qui a donné tant de surfreude à la fois à l'exécutif et aux syndicats, puisqu'ils sortaient des canons ordinaires de l'action, de la revendication sociale. Et ils ont parfaitement réussi. Et l'un et l'autre. Les syndicats ont retrouvé du lustre, ont été relégitimés. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:05
« Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre et en tirer évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. »
Question 13L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
quand la droite était au pouvoir et qu'elle se retrouvait avec, dans la rue, les révoltes du CPE par exemple, chacun était aussi dans son rôle à ce moment-là ?
Réponse directe
Ah oui. Et avec la même appétence finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Plus le droit, qu'on a une histoire. Au moment des manifestations du CPE en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. C'est sa formule. Il est mise de l'intérieur. Il est plage Beauvau. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les pilleurs puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain. Sans que la police n'intervienne. Certains appe…
« Ah oui. Et avec la même appétence finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Plus le droit, qu'on a une histoire. Au moment des manifestations du CPE en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. C'est sa formule. Il est mise de l'intérieur. Il est plage Beauvau. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les pilleurs puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain. Sans que la police n'intervienne. Certains appelaient ça des zones médiatico-récréatives. On attirait des caméras de télévision, les journalistes. On avait de l'image pour déconsidérer le mouvement. C'est l'objectif de toute police et de tout pouvoir politique. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 6:19
Question 14L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
– Et de ce point de vue-là, vous l'avez d'ailleurs souvent dit, et ça a été vu comme une forme de paradoxe, vous dites votre admiration pour ceux qui justement ont de nombreux enfants et y compris dans des pays qui paraissent éloignés de vos idées et qui sont des pays à majorité musulmane.
Réponse à côté
– Effectivement, oui, les techniques de contraception ont été un moyen pour l'impérialisme américain à l'époque de jubiler l'explosion démographique du tiers-monde. Et d'ailleurs, les leaders du tiers-monde ont bien vu cette forme d'impérialisme culturel.
« – Effectivement, oui, les techniques de contraception ont été un moyen pour l'impérialisme américain à l'époque de jubiler l'explosion démographique du tiers-monde. Et d'ailleurs, les leaders du tiers-monde ont bien vu cette forme d'impérialisme culturel. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 20:37
Question 15L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
– Alors ça va déboucher sur quoi, celle-ci ?
Réponse à côté
– Écoutez, la demande de démocratie directe était une des demandes des Gilets jaunes. On voit bien que le pouvoir recule devant ce qui était le moyen qui permettait de relégitimer tout pouvoir, c'est-à-dire le référendum général de Gaulle en a usé, et Dieu sait s'il avait une autorité naturelle. Il y a la volonté de ne plus consulter le peuple, tant qu'on est dans l'entre-soi des politiques, effectivement la crise institutionnelle ne peut pas.
« – Écoutez, la demande de démocratie directe était une des demandes des Gilets jaunes. On voit bien que le pouvoir recule devant ce qui était le moyen qui permettait de relégitimer tout pouvoir, c'est-à-dire le référendum général de Gaulle en a usé, et Dieu sait s'il avait une autorité naturelle. Il y a la volonté de ne plus consulter le peuple, tant qu'on est dans l'entre-soi des politiques, effectivement la crise institutionnelle ne peut pas. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 13:38
Question 16L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
C'est pas pour s'en inquiéter pour vous ?
Réponse à côté
Non, mais c'est pour la matière dans son statut de challenger. Il n'y a pas si longtemps, M. Mélenchon disait que n'importe qui peut être élu avec l'élégance qu'il caractérise, je ne sais pas si lui a peur des femmes, face à Marine Le Pen. Même une chèvre, c'était la formule de Mélenchon. La gauche pense qu'elle ne peut revenir au pouvoir que face à Marine Le Pen. La droite sait que Marine Le Pen sera également pour elle.
« Non, mais c'est pour la matière dans son statut de challenger. Il n'y a pas si longtemps, M. Mélenchon disait que n'importe qui peut être élu avec l'élégance qu'il caractérise, je ne sais pas si lui a peur des femmes, face à Marine Le Pen. Même une chèvre, c'était la formule de Mélenchon. La gauche pense qu'elle ne peut revenir au pouvoir que face à Marine Le Pen. La droite sait que Marine Le Pen sera également pour elle. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 10:33
Question 17L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
– Les élections présidentielles, c'est une manière de consulter les peuples. – Oui, avec un taux de participation. – Vous dites tous qu'il n'y aurait pas de légitimité dans la sortie des urnes.
Réponse à côté
– Avec un taux de participation. – Non, mais regardez par exemple le référendum sur la Constitution européenne en 2005, qui avait passionné les Français, créé un vrai débat d'idées, il n'y avait plus le filtre de la personnalisation, je veux dire, on ne votait pas pour ou contre Chirac, on votait en fonction de ses idées, des convictions qu'on s'était faites en écoutant le débat. C'est l'exercice démocratique le plus simple, puisqu'il n'y a pas le filtre du culte de la personnalité ou de l'incarnation qui peut s'attacher à tel ou tel candidat. Et aucun politique n'a voulu y avoir recours, ou ne veut y avoir recours. Tant que nous n'avons pas cette respiration démocratique, vous voyez bien,…
« – Avec un taux de participation. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 14:11Voir 2 autres passages
« – Non, mais regardez par exemple le référendum sur la Constitution européenne en 2005, qui avait passionné les Français, créé un vrai débat d'idées, il n'y avait plus le filtre de la personnalisation, je veux dire, on ne votait pas pour ou contre Chirac, on votait en fonction de ses idées, des convictions qu'on s'était faites en écoutant le débat. C'est l'exercice démocratique le plus simple, puisqu'il n'y a pas le filtre du culte de la personnalité ou de l'incarnation qui peut s'attacher à tel ou tel candidat. Et aucun politique n'a voulu y avoir recours, ou ne veut y avoir recours. Tant que nous n'avons pas cette respiration démocratique, vous voyez bien, »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 14:17
« au bout de même pas un an, Emmanuel Macron n'a plus de marge politique. »
Question 18L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
– Patrick Buisson, l'émancipation des femmes a conduit finalement à une forme d'aliénation, voilà ce que vous dites. Ça veut dire quoi ça ?
Réponse directe
– Ça veut dire que les grandes lois dites d'émancipation débouchent aujourd'hui sur des formes d'aliénation que les féministes de la première génération ont pointées. Elles ont dit au fond, c'est le mot d'ordre de la phallocratie qui a triomphé. L'accouplement sans engagement, sans avoir à assurer l'entretien financier ou sentimental de nombreux partenaires, l'exploitation sexuelle massive des femmes, le libre accès au corps féminin avec la marchandisation et notamment la déferlante pornographique à partir de 1975. Ce sont des éléments qui ont été tout de suite intégrés par le mouvement féministe en disant, attention… – Le fait que la femme aujourd'hui soit capable de dire non, ça c'est pas…
« – Ça veut dire que les grandes lois dites d'émancipation débouchent aujourd'hui sur des formes d'aliénation que les féministes de la première génération ont pointées. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 15:05Voir 1 autre passage
« Elles ont dit au fond, c'est le mot d'ordre de la phallocratie qui a triomphé. L'accouplement sans engagement, sans avoir à assurer l'entretien financier ou sentimental de nombreux partenaires, l'exploitation sexuelle massive des femmes, le libre accès au corps féminin avec la marchandisation et notamment la déferlante pornographique à partir de 1975. Ce sont des éléments qui ont été tout de suite intégrés par le mouvement féministe en disant, attention… – Le fait que la femme aujourd'hui soit capable de dire non, ça c'est pas un progrès ? – Attendez, mais c'est certainement un progrès, je pense qu'elle était tout aussi capable de dire non auparavant, il n'y a rien changé de ce point de vue-là. Ce qui a changé en revanche, et c'est ce qu'ont dit les féministes très tôt, sous l'impulsion d'ailleurs du mouvement américain, c'est que ces lois ont abouti finalement à une domination accrue des impératifs sexuels masculins. On avait un marché de l'offre sexuelle qui a explosé et le coût social de la relation s'est effondré, c'est-à-dire la monnaie d'échange des femmes… »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 15:16
Question 19L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
– Pourquoi ?
Réponse à côté
à sa propre succession, mais s'il n'y a pas de troisième mandat possible. – Voilà, il n'y a pas de sanctions possibles au sortir de son mandat. Donc il a la possibilité de servir le bien commun, de braver l'impopularité et prendre des mesures de fond. Il ne le fait pas. Regardez les retraites. Les retraites, on sait qu'il faudra recommencer par une autre réformate d'ici 4 ou 5 ans. L'enjeu matriciel des retraites dans un système de répartition, ce sont les cotisants et les actifs. C'était pour lui l'occasion de relancer une grande politique familiale. Par exemple, de revenir sur les décisions de Hollande qui a mis fin à l'universalité des allocations familiales, qui a plafonné le coefficien…
« à sa propre succession, mais s'il n'y a pas de troisième mandat possible. – Voilà, il n'y a pas de sanctions possibles au sortir de son mandat. Donc il a la possibilité de servir le bien commun, de braver l'impopularité et prendre des mesures de fond. Il ne le fait pas. Regardez les retraites. Les retraites, on sait qu'il faudra recommencer par une autre réformate d'ici 4 ou 5 ans. L'enjeu matriciel des retraites dans un système de répartition, ce sont les cotisants et les actifs. C'était pour lui l'occasion de relancer une grande politique familiale. Par exemple, de revenir sur les décisions de Hollande qui a mis fin à l'universalité des allocations familiales, qui a plafonné le coefficient familial. Il ne le fait pas. Alors, ça ne sert à rien de s'agiter, de manifester, de gesticuler. Les années de retraite perdues, ce sont les enfants que l'on n'a pas eus. La démographie est une science humaine la plus implacable qui soit, parce que c'est une science humaine exacte. Probablement la seule. Là, pour le coup, vous dites ce que dit Marine Le Pen. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 2:38Voir 1 autre passage
« Alors, je dis ce que dit Bruno Rotaillot au Sénat, qui a fait amender le projet de loi gouvernementale, dans ce sens, notamment pour les carrières des maires de famille. Voilà. Les maires de famille, ça vous aimait bien. C'est un marqueur de la droite, très chiant. Et puis, je veux dire, la maternité fait partie des options offertes aux femmes, une option qui n'est plus du tout aujourd'hui à encourager. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 3:39
Question 20L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
Alors si je vous prends à votre jeu, Patrick Buisson, vous dites que ceux qui disent qu'elle va gagner, en fait, c'est parce qu'ils pensent qu'elles ne vont pas gagner et que c'est par intérêt. En fait, vous, vous dites qu'elle ne va pas gagner parce que vous avez vraiment envie qu'elle gagne ?
Réponse directe
Ah mais pas du tout. Ah mais pas du tout. Moi, je suis observateur, j'essaie d'analyser ce qui se passe avec le maximum de neutralité. Je pense que Marine Le Pen a fait une option qui la conduit à une impasse. La quatrième échelle. Elle a besoin d'alliés. Elle ne peut pas arriver au pouvoir toute seule. Elle a plutôt cherché ses alliés à gauche. Par deux fois, entre 2017 et 2022, l'entre-deux-tours, elle a tendu la main à Mélenchon. Avec le succès qu'on a, on sait. Elle a tiré 15%, 17% de l'électorat de Mélenchon. Alors que je pense que les réserves naturelles, son visuel de croissance se situe plutôt à droite. Il y a plus grand monde à droite ? Il y a peut-être plus grand monde, mais en to…
« Ah mais pas du tout. Ah mais pas du tout. Moi, je suis observateur, j'essaie d'analyser ce qui se passe avec le maximum de neutralité. Je pense que Marine Le Pen a fait une option qui la conduit à une impasse. La quatrième échelle. Elle a besoin d'alliés. Elle ne peut pas arriver au pouvoir toute seule. Elle a plutôt cherché ses alliés à gauche. Par deux fois, entre 2017 et 2022, l'entre-deux-tours, elle a tendu la main à Mélenchon. Avec le succès qu'on a, on sait. Elle a tiré 15%, 17% de l'électorat de Mélenchon. Alors que je pense que les réserves naturelles, son visuel de croissance se situe plutôt à droite. Il y a plus grand monde à droite ? Il y a peut-être plus grand monde, mais en tout cas, je ne sais pas, Pécresse et Zemmour, ça faisait 12%. Les électeurs de Macron sont aussi à droite pour partie que le sont les électeurs de Pécresse et de lui. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 11:04Voir 1 autre passage
« Mais pas ce qu'elle fait. Elle fait une erreur d'analyse. Elle pense que la diabolisation vient de sa radicalité. La radicalité n'effraie pas les électeurs. Zemmour a fait ses meilleurs scores dans le quartier bourgeois, chez les CSP+. Bon, ce qui effraie les Français, c'est le problème pour le Rassemblement National, c'est celui de la crédibilité politique. Les Français savent qu'il n'y a pas d'équipe de gouvernement autour de Marine Le Pen et qu'elle n'a pas l'aptitude à gouverner. C'est ça le principal handicap. Si elle attirait les électeurs de droite, et pour partie les cadres de droite, peut-être remédierait-elle à cette carence qui, à mon avis, aujourd'hui, la plus importante et plus importante que la radicalité présumée. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 11:51
Question 21L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson
On va y revenir, parce qu'il y a quand même vraiment quelque chose là-dessus. Mais Patrick Buisson, quand vous analysez aujourd'hui les rapports de force entre la droite et la gauche dans le pays, vous qui êtes un spécialiste des sondages, aujourd'hui, c'est la droite qui gagne. Et pourtant, la droite, vous avez évoqué Bruno Retailleau, honnêtement, la droite, la droite traditionnelle aujourd'hui, elle sort en miettes et quasi inexistence. Est-ce qu'elle a encore une chance de se refaire, en quelque sorte ?
Réponse directe
Je ne dis pas du tout que la droite a remporté cette séquence. Au contraire, je crois que la gauche sort très renforcée de cette séquence. Et je voudrais parler de ce qui s'est passé ces trois dernières mois, qui est quand même, à mon avis, le commentariat ne vient pas du tout sur ce terrain. On a assisté à un jeu de rôle, à un théâtre d'ombre, j'appelle ça une exposition vintage en plein air, dans laquelle il y a une complicité objective entre le pouvoir et l'intersyndical. Ça ne vous est pas apparu, mais c'est la réalité. Bah écoutez, chacun est gagnant-gagnant dans un jeu de rôle qu'on connaît. Chacun est dans son rôle ? Chacun est dans son rôle et chacun tire un profit. L'objectif commu…
« Je ne dis pas du tout que la droite a remporté cette séquence. Au contraire, je crois que la gauche sort très renforcée de cette séquence. Et je voudrais parler de ce qui s'est passé ces trois dernières mois, qui est quand même, à mon avis, le commentariat ne vient pas du tout sur ce terrain. On a assisté à un jeu de rôle, à un théâtre d'ombre, j'appelle ça une exposition vintage en plein air, dans laquelle il y a une complicité objective entre le pouvoir et l'intersyndical. Ça ne vous est pas apparu, mais c'est la réalité. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 4:36Voir 2 autres passages
« Bah écoutez, chacun est gagnant-gagnant dans un jeu de rôle qu'on connaît. Chacun est dans son rôle ? Chacun est dans son rôle et chacun tire un profit. L'objectif commun, c'était d'en tirer le mouvement des Gilets jaunes. La protestation incontrôlable qui a donné tant de surfreude à la fois à l'exécutif et aux syndicats, puisqu'ils sortaient des canons ordinaires de l'action, de la revendication sociale. Et ils ont parfaitement réussi. Et l'un et l'autre. Les syndicats ont retrouvé du lustre, ont été relégitimés. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:05
« Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre et en tirer évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. »
Question 22Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
À quel point de vue ?
Réponse à côté
Oui, qui a débouché, je vous rappelle, sur une majorité introuvable à la Chambre, mais qui n'a en rien modifié l'équilibre des pouvoirs.
« Oui, qui a débouché, je vous rappelle, sur une majorité introuvable à la Chambre, mais qui n'a en rien modifié l'équilibre des pouvoirs. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 13:44
Question 23Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
Quand on dit de plus en plus que Marine Le Pen non seulement pourrait gagner mais même qu'elle va gagner, c'est ce que vous appelez une prophétie autoréalisatrice ?
Réponse directe
Oui tout à fait, parce que tous ses opposants... Ce n'est pas pour s'en inquiéter pour vous ? Non, mais c'est pour la matière dans son statut de challenger. Il n'y a pas si longtemps, M. Mélenchon disait n'importe qui peut être élu avec l'élégance qu'il caractérise, je ne sais pas si lui a peur des femmes, face à Marine Le Pen, même une chèvre, c'était la formule de Mélenchon. La gauche pense qu'elle ne peut revenir au pouvoir que face à Marine Le Pen. La droite sait que Marine Le Pen sera également pour elle.
« Oui tout à fait, parce que tous ses opposants... Ce n'est pas pour s'en inquiéter pour vous ? Non, mais c'est pour la matière dans son statut de challenger. Il n'y a pas si longtemps, M. Mélenchon disait n'importe qui peut être élu avec l'élégance qu'il caractérise, je ne sais pas si lui a peur des femmes, face à Marine Le Pen, même une chèvre, c'était la formule de Mélenchon. La gauche pense qu'elle ne peut revenir au pouvoir que face à Marine Le Pen. La droite sait que Marine Le Pen sera également pour elle. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 10:42
Question 24Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
Vous voulez dire la réalité de la fraude ou la réalité ?
Réponse partielle
La fraude sociale, ça existe depuis très longtemps. Écoutez, moi je n'ai absolument aucun élément qui me permette. Certains experts au contraire disent que ça représente plusieurs milliards d'euros. Moi je n'ai aucun élément à la position.
« La fraude sociale, ça existe depuis très longtemps. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 9:13Voir 1 autre passage
« Écoutez, moi je n'ai absolument aucun élément qui me permette. Certains experts au contraire disent que ça représente plusieurs milliards d'euros. Moi je n'ai aucun élément à la position. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 9:20
Question 25Face à Face : Patrick Buisson - 19/04
C'est très grave ce que vous dites, Patrick Busson. Vous laissez entendre.
Refus explicite
Je ne laisse pas entendre. Vous racontez. Mais il l'a fait avec beaucoup plus d'habileté que le pouvoir actuel. C'est toute la différence, ça se voyait moins. Mais toutes les policiers ou les pouvoirs agissent de la même manière. C'est une constante.
« Je ne laisse pas entendre. Vous racontez. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 7:30
Voir 2 autres passages
« – Effectivement, oui, les techniques de contraception ont été un moyen pour l'impérialisme américain à l'époque de jubiler l'explosion démographique du tiers-monde. Et d'ailleurs, les leaders du tiers-monde ont bien vu cette forme d'impérialisme culturel. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 20:37
« Ah oui. Et avec la même appétence finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Plus le droit, qu'on a une histoire. Au moment des manifestations du CPE en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. C'est sa formule. Il est mise de l'intérieur. Il est plage Beauvau. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les pilleurs puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain. Sans que la police n'intervienne. Certains appelaient ça des zones médiatico-récréatives. On attirait des caméras de télévision, les journalistes. On avait de l'image pour déconsidérer le mouvement. C'est l'objectif de toute police et de tout pouvoir politique. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 6:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah oui. Et avec la même appétence finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Plus le droit, qu'on a une histoire. Au moment des manifestations du CPE en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. C'est sa formule. Il est mise de l'intérieur. Il est plage Beauvau. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les pilleurs puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain. Sans que la police n'intervienne. Certains appelaient ça des zones médiatico-récréatives. On attirait des caméras de télévision, les journalistes. On avait de l'image pour déconsidérer le mouvement. C'est l'objectif de toute police et de tout pouvoir politique. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 6:19Voir 2 autres passages
« – Oui, qui a débouché, je vous rappelle, sur une majorité introuvable à la Chambre, mais qui n'a en rien modifié l'équilibre des pouvoirs. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 13:30
« à sa propre succession, mais s'il n'y a pas de troisième mandat possible. – Voilà, il n'y a pas de sanctions possibles au sortir de son mandat. Donc il a la possibilité de servir le bien commun, de braver l'impopularité et prendre des mesures de fond. Il ne le fait pas. Regardez les retraites. Les retraites, on sait qu'il faudra recommencer par une autre réformate d'ici 4 ou 5 ans. L'enjeu matriciel des retraites dans un système de répartition, ce sont les cotisants et les actifs. C'était pour lui l'occasion de relancer une grande politique familiale. Par exemple, de revenir sur les décisions de Hollande qui a mis fin à l'universalité des allocations familiales, qui a plafonné le coefficient familial. Il ne le fait pas. Alors, ça ne sert à rien de s'agiter, de manifester, de gesticuler. Les années de retraite perdues, ce sont les enfants que l'on n'a pas eus. La démographie est une science humaine la plus implacable qui soit, parce que c'est une science humaine exacte. Probablement la seule. Là, pour le coup, vous dites ce que dit Marine Le Pen. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah oui. Et avec la même appétence finalement, c'est-à-dire de tirer un profit politique de l'agitation sociale. Plus le droit, qu'on a une histoire. Au moment des manifestations du CPE en mars 2006. Voilà. Qu'est-ce qui se passe ? Nicolas Sarkozy dit que c'est une opportunité. Nous allons produire de l'image. C'est sa formule. Il est mise de l'intérieur. Il est plage Beauvau. Nous allons produire de l'image. Produire de l'image, ça veut dire créer des brèches dans les manifestations pour que les casseurs, les pilleurs puissent pendant un court instant s'en prendre à leurs objectifs, c'est-à-dire les boutiques, les magasins, le mobilier urbain. Sans que la police n'intervienne. Certains appelaient ça des zones médiatico-récréatives. On attirait des caméras de télévision, les journalistes. On avait de l'image pour déconsidérer le mouvement. C'est l'objectif de toute police et de tout pouvoir politique. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 6:19Voir 2 autres passages
« – Non, mais regardez par exemple le référendum sur la Constitution européenne en 2005, qui avait passionné les Français, créé un vrai débat d'idées, il n'y avait plus le filtre de la personnalisation, je veux dire, on ne votait pas pour ou contre Chirac, on votait en fonction de ses idées, des convictions qu'on s'était faites en écoutant le débat. C'est l'exercice démocratique le plus simple, puisqu'il n'y a pas le filtre du culte de la personnalité ou de l'incarnation qui peut s'attacher à tel ou tel candidat. Et aucun politique n'a voulu y avoir recours, ou ne veut y avoir recours. Tant que nous n'avons pas cette respiration démocratique, vous voyez bien, »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 14:17
« Elles ont dit au fond, c'est le mot d'ordre de la phallocratie qui a triomphé. L'accouplement sans engagement, sans avoir à assurer l'entretien financier ou sentimental de nombreux partenaires, l'exploitation sexuelle massive des femmes, le libre accès au corps féminin avec la marchandisation et notamment la déferlante pornographique à partir de 1975. Ce sont des éléments qui ont été tout de suite intégrés par le mouvement féministe en disant, attention… – Le fait que la femme aujourd'hui soit capable de dire non, ça c'est pas un progrès ? – Attendez, mais c'est certainement un progrès, je pense qu'elle était tout aussi capable de dire non auparavant, il n'y a rien changé de ce point de vue-là. Ce qui a changé en revanche, et c'est ce qu'ont dit les féministes très tôt, sous l'impulsion d'ailleurs du mouvement américain, c'est que ces lois ont abouti finalement à une domination accrue des impératifs sexuels masculins. On avait un marché de l'offre sexuelle qui a explosé et le coût social de la relation s'est effondré, c'est-à-dire la monnaie d'échange des femmes… »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« à sa propre succession, mais s'il n'y a pas de troisième mandat possible. – Voilà, il n'y a pas de sanctions possibles au sortir de son mandat. Donc il a la possibilité de servir le bien commun, de braver l'impopularité et prendre des mesures de fond. Il ne le fait pas. Regardez les retraites. Les retraites, on sait qu'il faudra recommencer par une autre réformate d'ici 4 ou 5 ans. L'enjeu matriciel des retraites dans un système de répartition, ce sont les cotisants et les actifs. C'était pour lui l'occasion de relancer une grande politique familiale. Par exemple, de revenir sur les décisions de Hollande qui a mis fin à l'universalité des allocations familiales, qui a plafonné le coefficient familial. Il ne le fait pas. Alors, ça ne sert à rien de s'agiter, de manifester, de gesticuler. Les années de retraite perdues, ce sont les enfants que l'on n'a pas eus. La démographie est une science humaine la plus implacable qui soit, parce que c'est une science humaine exacte. Probablement la seule. Là, pour le coup, vous dites ce que dit Marine Le Pen. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 2:38Voir 2 autres passages
« Bah écoutez, chacun est gagnant-gagnant dans un jeu de rôle qu'on connaît. Chacun est dans son rôle ? Chacun est dans son rôle et chacun tire un profit. L'objectif commun, c'était d'en tirer le mouvement des Gilets jaunes. La protestation incontrôlable qui a donné tant de surfreude à la fois à l'exécutif et aux syndicats, puisqu'ils sortaient des canons ordinaires de l'action, de la revendication sociale. Et ils ont parfaitement réussi. Et l'un et l'autre. Les syndicats ont retrouvé du lustre, ont été relégitimés. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:05
« Bah écoutez, chacun est gagnant-gagnant dans un jeu de rôle qu'on connaît. Chacun est dans son rôle ? Chacun est dans son rôle et chacun tire un profit. L'objectif commun, c'était d'en tirer le mouvement des Gilets jaunes. La protestation incontrôlable qui a donné tant de surfreude à la fois à l'exécutif et aux syndicats, puisqu'ils sortaient des canons ordinaires de l'action, de la revendication sociale. Et ils ont parfaitement réussi. Et l'un et l'autre. Les syndicats ont retrouvé du lustre, ont été relégitimés. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 avr. 2023 au 19 avr. 2023 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Ça veut dire que les grandes lois dites d'émancipation débouchent aujourd'hui sur des formes d'aliénation que les féministes de la première génération ont pointées. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 15:05Voir 2 autres passages
« – Non, elle a été obligée de faire des constitutions qu'elle ne voulait pas faire pour justement essayer de calmer la majorité. Elle était favorable au remboursement. – Non, il n'y a pas eu de remboursement dans un premier temps, il a fallu attendre la révision de 1979 et elle a fait voter la loi à ce qu'on appelle ad experimentum, c'est-à-dire qu'elle devait être rediscutée dans 5 ans pour calmer ou apaiser la conscience des députés gaullistes. – Mais elle a été convaincue. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 19:29
« – Mais je ne le crois pas du tout. Je dis simplement que la carence de la loi de Simone Veil, dont le discours qu'elle fait à l'Assemblée nationale, elle présente cette loi en disant que l'avortement sera l'ultime recours pour les situations de détresse. Et elle ajoute, naturellement, nous allons accompagner cette loi d'une grande politique familiale, avec des mesures de soutien pour les mères de famille. Le problème, c'est que la politique familiale promise pour calmer les députés gaullistes, nous sommes un an après l'élection de Giscard, ne viendra jamais. Moyenant quoi, nous connaissons les problèmes de démographie qui sont les nôtres depuis maintenant 30 ans ou 40 ans. Il a manqué ce volet à la politique de Simone Veil et nous n'avons jamais rattrapé sur ce terrain, effectivement, le fait d'avoir renoncé à la grande politique familiale qui était celle de la résistance et du général de Gaulle en 1945. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Effectivement, oui, les techniques de contraception ont été un moyen pour l'impérialisme américain à l'époque de jubiler l'explosion démographique du tiers-monde. Et d'ailleurs, les leaders du tiers-monde ont bien vu cette forme d'impérialisme culturel. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 20:37Voir 2 autres passages
« Non, mais c'est pour la matière dans son statut de challenger. Il n'y a pas si longtemps, M. Mélenchon disait que n'importe qui peut être élu avec l'élégance qu'il caractérise, je ne sais pas si lui a peur des femmes, face à Marine Le Pen. Même une chèvre, c'était la formule de Mélenchon. La gauche pense qu'elle ne peut revenir au pouvoir que face à Marine Le Pen. La droite sait que Marine Le Pen sera également pour elle. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 10:33
« Oui, tout à fait. Parce que tous ses opposants... »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Non, mais regardez par exemple le référendum sur la Constitution européenne en 2005, qui avait passionné les Français, créé un vrai débat d'idées, il n'y avait plus le filtre de la personnalisation, je veux dire, on ne votait pas pour ou contre Chirac, on votait en fonction de ses idées, des convictions qu'on s'était faites en écoutant le débat. C'est l'exercice démocratique le plus simple, puisqu'il n'y a pas le filtre du culte de la personnalité ou de l'incarnation qui peut s'attacher à tel ou tel candidat. Et aucun politique n'a voulu y avoir recours, ou ne veut y avoir recours. Tant que nous n'avons pas cette respiration démocratique, vous voyez bien, »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 14:17Voir 2 autres passages
« Elles ont dit au fond, c'est le mot d'ordre de la phallocratie qui a triomphé. L'accouplement sans engagement, sans avoir à assurer l'entretien financier ou sentimental de nombreux partenaires, l'exploitation sexuelle massive des femmes, le libre accès au corps féminin avec la marchandisation et notamment la déferlante pornographique à partir de 1975. Ce sont des éléments qui ont été tout de suite intégrés par le mouvement féministe en disant, attention… – Le fait que la femme aujourd'hui soit capable de dire non, ça c'est pas un progrès ? – Attendez, mais c'est certainement un progrès, je pense qu'elle était tout aussi capable de dire non auparavant, il n'y a rien changé de ce point de vue-là. Ce qui a changé en revanche, et c'est ce qu'ont dit les féministes très tôt, sous l'impulsion d'ailleurs du mouvement américain, c'est que ces lois ont abouti finalement à une domination accrue des impératifs sexuels masculins. On avait un marché de l'offre sexuelle qui a explosé et le coût social de la relation s'est effondré, c'est-à-dire la monnaie d'échange des femmes… »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 15:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre et en tirer évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:31Voir 2 autres passages
« Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre et en tirer évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:31
« Écoutez, moi, je n'ai absolument aucun élément qui me permette. Certains experts, au contraire, disent que ça représente plusieurs milliards d'euros. Moi, je n'ai aucun élément à la position. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moyennant quoi, après le 1er mai, ils vont replier les calicots jusqu'à la prochaine. Mais ils ont retrouvé une force et une légitimité. Et le pouvoir a pu surjouer la fermeté, attirer à lui le parti de l'ordre et en tirer évidemment un profit. Donc tout ça est un jeu de rôle que l'on connaît bien. Les syndicats parlent de mobilisation historique, il n'en est rien. En 1995, c'était beaucoup plus important. Et même en 2010, où j'étais auprès de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah mais pas du tout. Ah mais pas du tout. Moi, je suis observateur, j'essaie d'analyser ce qui se passe avec le maximum de neutralité. Je pense que Marine Le Pen a fait une option qui la conduit à une impasse. La quatrième échelle. Elle a besoin d'alliés. Elle ne peut pas arriver au pouvoir toute seule. Elle a plutôt cherché ses alliés à gauche. Par deux fois, entre 2017 et 2022, l'entre-deux-tours, elle a tendu la main à Mélenchon. Avec le succès qu'on a, on sait. Elle a tiré 15%, 17% de l'électorat de Mélenchon. Alors que je pense que les réserves naturelles, son visuel de croissance se situe plutôt à droite. Il y a plus grand monde à droite ? Il y a peut-être plus grand monde, mais en tout cas, je ne sais pas, Pécresse et Zemmour, ça faisait 12%. Les électeurs de Macron sont aussi à droite pour partie que le sont les électeurs de Pécresse et de lui. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 11:04Voir 2 autres passages
« Mais pas ce qu'elle fait. Elle fait une erreur d'analyse. Elle pense que la diabolisation vient de sa radicalité. La radicalité n'effraie pas les électeurs. Zemmour a fait ses meilleurs scores dans le quartier bourgeois, chez les CSP+. Bon, ce qui effraie les Français, c'est le problème pour le Rassemblement National, c'est celui de la crédibilité politique. Les Français savent qu'il n'y a pas d'équipe de gouvernement autour de Marine Le Pen et qu'elle n'a pas l'aptitude à gouverner. C'est ça le principal handicap. Si elle attirait les électeurs de droite, et pour partie les cadres de droite, peut-être remédierait-elle à cette carence qui, à mon avis, aujourd'hui, la plus importante et plus importante que la radicalité présumée. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 11:51
« Pas du tout, pas du tout. Moi je suis observateur, j'essaie d'analyser ce qui se passe avec un maximum de neutralité. Je pense que Marine Le Pen a fait une option qui la conduit à une impasse. Elle a une quatrième échelle. Elle a besoin d'alliés, elle ne peut pas arriver au pouvoir toute seule. Elle a plutôt cherché ses alliés à gauche. Par deux fois, entre 2017 et 2022, dans l'entre-deux-tours, elle a tendu la main à Mélenchon avec le succès qu'on est. On sait. Elle a tiré 15%, 17% de l'électorat de Mélenchon. Alors que je pense que les réserves naturelles sont visuées de croissance, se situent plutôt à droite. Il y a plus grand monde à droite ? Il y a peut-être plus grand monde, mais en tout cas, je ne sais pas, mais précisément ça faisait 12%. Les électeurs de Macron sont aussi à droite pour partie que le sont les électeurs de Pétre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 avr. 2023 au 19 avr. 2023 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, moi je n'ai absolument aucun élément qui me permette. Certains experts au contraire disent que ça représente plusieurs milliards d'euros. Moi je n'ai aucun élément à la position. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 9:20Voir 1 autre passage
« Écoutez, moi je n'ai absolument aucun élément qui me permette. Certains experts au contraire disent que ça représente plusieurs milliards d'euros. Moi je n'ai aucun élément à la position. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Patrick Buisson - 19/04Vérifier à 9:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:31
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 2:38
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:31
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 14:53
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:31
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RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 5:05
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 18:35
« Mais il l'a fait avec beaucoup plus d'habileté que le pouvoir actuel. C'est toute la différence. Ça se voyait moins. Mais toutes les policiers ou les pouvoirs agissent de la même manière. C'est une constante. »
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick BuissonVérifier à 7:28
RMC · L'intégrale de l'interview de Patrick Buisson