Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Très peu, très peu à l'époque. Oui, c'est vrai, c'est une société masculine. Je parle d'aujourd'hui. C'est l'intermasculin, je vois également dans les clubs sportifs, il y avait une sociabilité masculine encore très forte, c'est vrai. C'était une société qui pratiquait une forme de ségrégation. D'où d'ailleurs le projet de mixité, qui a été aussi un projet de répression sexuelle à l'égard des milieux populaires, qu'on trouvait les jeunes paysans, où les jeunes enfants d'ouvriers étaient jugés trop agressifs dans leur sexualité. Et on a voulu, d'une certaine manière, les reformater et reconditionner leurs comportements, y compris sur le plan sexuel. Mais ça, ce sont des choses bien connues, étudiées par les sociologues. »
« Si vous voulez, moi, je voudrais passer le débat à un niveau un petit peu différent. Je crois que cette période, toutes les grandes réformes de cette période ont été votées par des hommes, exclusivement des hommes. Il y avait deux femmes à l'Assemblée. Par des majorités conservatrices, de droite, toutes de droite. Et je pense que, pour avoir bien étudié tout cela, les votes et les réformes opérées n'ont pas été par philanthropie ou par amour inconditionnel des femmes. Ils l'ont été pour des raisons économiques, souvent, ou pour des raisons de confort personnel. Il est arrivé à un moment, et à l'époque, le féminisme est faible, il ne prend consistance qu'à partir des années 70-72, »
« il est arrivé à un moment, si vous voulez, il y a une crise de la condition masculine qui a fait que les hommes ont trouvé que les privilèges de la domination masculine étaient payés d'un prêt exorbitant. La fameuse impôt du sang. Près de 2 millions de jeunes sont morts depuis 1914. Et, si vous voulez, cette rupture anthropologique fondamentale qui fait qu'avec la pilule, le pouvoir, le contrôle de la reproduction, passe aux femmes. C'est une rupture anthropologique majeure, et le fait aussi du renoncement des hommes face à une situation qu'ils trouvaient être un fardeau écrasant. Voilà. C'est l'événement sans doute majeur de la période, et c'est ce que j'essaye de faire comprendre en montrant l'ambivalence de la situation, et j'aurai un mot à dire. »