Le gouvernement a cédé à l'influence de l'Europe, des marchés, des patrons, des énarques de Bercy là-dessus ?
Réponse à côtéÉcoutez, j'en sais rien, moi je n'aime pas caricaturer les choses. Ce que je vois aujourd'hui, c'est que cette politique, tout réduction de déficit, donne l'effet inverse. Car on perd, encore une fois, du côté de la non-croissance, ce qu'on gagne d'un côté. Donc il faut rétablir les choses. Puis la croissance, c'est aussi des emplois, c'est aussi du pouvoir d'achat, c'est l'espoir qui revient. Donc ça, c'est la première chose. Et là, je pense qu'on peut avoir un débat sans invective. C'est un débat de fond. Encore une fois, le FMI obtient les mêmes propos et beaucoup d'autres. Alors, après cela, il y a la deuxième question. C'est de quoi devrions-nous parler pour préparer la France de demai…
« Écoutez, j'en sais rien, moi je n'aime pas caricaturer les choses. Ce que je vois aujourd'hui, c'est que cette politique, tout réduction de déficit, donne l'effet inverse. Car on perd, encore une fois, du côté de la non-croissance, ce qu'on gagne d'un côté. Donc il faut rétablir les choses. Puis la croissance, c'est aussi des emplois, c'est aussi du pouvoir d'achat, c'est l'espoir qui revient. Donc ça, c'est la première chose. Et là, je pense qu'on peut avoir un débat sans invective. C'est un débat de fond. Encore une fois, le FMI obtient les mêmes propos et beaucoup d'autres. Alors, après cela, il y a la deuxième question. C'est de quoi devrions-nous parler pour préparer la France de demain ? Et d'abord, redonnons de la cohérence. Moi, je l'ai dit, le gouvernement a fait de bonnes choses. D'abord sur des sujets que la droite avait laissé tomber, la sécurité. J'ai félicité Manuel Valls, aussi bien comme mise à l'intérieur que comme Premier ministre. Les moyens donnés à la police, à la justice. Dans l'éducation, où on peut remettre les enfants à deux ans à l'école, les rythmes scolaires. Mais là, je regrette qu'on n'ait pas présenté la réforme autrement. J'y reviendrai. La loi sur la transition énergétique qui est en train de préparer Ségolène Royal va dans le bon sens. Mais il manque, dites-vous, un cap, un discours politique. Je crois qu'il faut montrer la cohérence de tout cela. Reprenons l'éducation. Les réformes qui ont été faites sont formidables. Et aujourd'hui, si on veut redonner de l'espoir aux Français, il faut donner chaque chance, la même chance à chaque enfant. On n'a pas présenté la réforme des rythmes scolaires qui était essentielle, que j'ai défendue, comme on aurait dû la présenter, avec les moyens qui ont été donnés à l'éducation nationale. C'est-à-dire, nous voulons redonner sa chance à chaque enfant. On veut profiter de cette réforme des rythmes scolaires pour leur apprendre à s'exprimer bien, avoir des éléments logiques. On veut mettre le numérique dans les écoles, parce que ça permet une éducation, une pédagogie plus personnalisées. Voilà, donnons du sens. Et quand je vois tous les atouts de la France, vous savez, je suis chargée par le gouvernement d'une mission sur la Chine. Nous avons toutes les entreprises dans les grands enjeux de demain. Que ce soit bien manger, l'alimentation, bien se soigner, on est dans les meilleurs du monde, bien construire et avancer dans le développement durable. Donc, c'est là-dessus qu'il faut mettre le paquet. Sur l'économie numérique, sur l'économie verte, sur l'aménagement du territoire avec toutes ces communes où les gens perdent espoir. »