

« Ce que je dirais simplement, c'est que les ambitions qu'il semble vouloir afficher, en réalité, pour un certain nombre d'entre elles, sont déjà inscrites dans le parcours de l'Union, bien évidemment, et puis de nos pays membres. »
« Mais que l'ambition sur un certain nombre de sujets est telle que je ne sais pas du tout comment nous allons pouvoir y arriver à 27. »
« Non, ce n'est pas une bonne idée pour une raison toute simple. C'est qu'aujourd'hui, on voit bien que pour beaucoup de sujets, il est indispensable d'avoir l'accord de l'ensemble des États membres. »
« Donc moi, je voudrais bien qu'on m'explique comment notre président envisage, pendant ce laps de temps qui, en plus, est quelque peu amputé de par nos élections nationales, envisage d'arriver à convaincre autant d'États membres pour se mettre d'accord sur un sujet aussi sensible pour lequel, aujourd'hui, il n'y a pas véritablement de consensus. »
« Et il me semble que c'est un petit peu, allez, j'ose le dire, un peu prétentieux de la part de notre président dans le contexte actuel, d'annoncer cela comme ça, comme étant une grande ambition, parce qu'on sait bien que pendant cette présidence, on n'y arrivera pas. »
« Oui, c'est une bonne idée, bien sûr. »
« Donc la réduction de 55% de nos émissions de gaz à effet de serre. Absolument. On est exactement sur le même sujet. »
« Donc là encore, je dirais, on s'inscrit, notre présidence française de l'Union, s'inscrit dans la continuité des ambitions fortes. »