

« Et effectivement, c'est pour nous aujourd'hui non seulement insupportable, insurmontable, mais particulièrement injuste. »
« Particulièrement injuste parce que les départements sont à la croisée des chemins. Depuis 2017, depuis la crise Covid en particulier, nos dépenses sociales explosent en même temps que la précarité. »
« Moi, je ne nie pas le bien fondé d'une prime Ségur, d'une prime de feu pour les sapeurs-pompiers. Et j'en passe. Mais la manière de faire, c'est je décide et vous, les départements, vous payez et vous payez de manière rétroactive. »
« Et qu'en plus de ça, dans le cadre des compétences qui nous sont transférées par l'État, le reste à charge pour les départements, alors que nous devions être financés et compensés à l'euro près, est un reste à charge énorme. »
« Et parce que lorsqu'on vous a supprimé toute autonomie fiscale et financière, il est facile pour l'État de diminuer ses dotations nationales. »
« On est là pour discuter avec l'État, bien entendu. Mais les départements assument depuis bien longtemps des charges qui incombent normalement à l'État. »
« On est à bout de souffle. Il y a derrière ce bout de souffle financier un effet domino. »
« Moi, je ne me résous pas à choisir entre une personne âgée, une personne handicapée, un collégien ou un enfant maltraité, un pompier ou nos communes. »
« Ce qui est grave dans tout ça, c'est que, finalement, ce projet de loi de finances, il s'écrit sans discernement par les technocrates de Bercy et que les départements qui sont les garants des solidarités humaines et territoriales se voient, finalement, repérer un hold-up sur leurs finances pour être appelés à rester chez eux et à n'être que des agents de l'État, à payer des allocations. »
« Alors, nous, aujourd'hui, l'État nous demande 20 millions d'euros sur un budget que l'on avait déjà contraint pour faire face à ces dépenses toujours en hausse. Et c'est 20 millions d'euros plus 2 millions d'euros pour les caisses de retraite que nous demande l'État. »
« On a chaque année des dépenses supplémentaires que nous enjoint l'État de payer sans compensation aucune. »
« On espère qu'il écoute les territoires, qu'il écoute les départements qui sont, encore une fois, les garants des solidarités humaines et territoriales. »
« On est en train, si le projet de loi finance s'applique tel quel, de casser cet accompagnement des territoires. Et ça, c'est absolument dramatique. »
« Les finances des départements sont très lourdement asphyxiées aujourd'hui. »
« Que l'État régulièrement, plusieurs fois par an d'ailleurs, décide seul de nouvelles dépenses. Qu'il nous enjoint ensuite de payer. Moi, je ne nie pas le bien fondé d'une prime Ségur, d'une prime de feu pour les sapeurs-pompiers. Et j'en passe. Mais la manière de faire, c'est je décide et vous, les départements, vous payez et vous payez de manière rétroactive. »
« nos recettes s'effondrent. Elles s'effondrent parce que le marché immobilier s'effondre, parce que la dynamique économique n'est pas au rendez-vous. Et parce que lorsqu'on vous a supprimé toute autonomie fiscale et financière, il est facile pour l'État de diminuer ses dotations nationales. »
« Si le projet de loi de finances est appliqué, demain, mais je vous parle vraiment de demain, plus de 80% des départements seront dans une situation inextricable. »
« nous, aujourd'hui, l'État nous demande 20 millions d'euros sur un budget que l'on avait déjà contraint pour faire face à ces dépenses toujours en hausse. Et c'est 20 millions d'euros plus 2 millions d'euros pour les caisses de retraite que nous demande l'État. »
« derrière, il y aura des décisions très douloureuses à prendre et qui concernent les drômois, les personnes âgées, encore une fois, les personnes handicapées, les collégiens, les enfants maltraités. »
« aujourd'hui, on a serré tous les crans de la ceinture. On a chaque année des dépenses supplémentaires que nous enjoint l'État de payer sans compensation aucune. »