Il y a Ursula von der Leyen qui vous a tous réunis, les représentants de l'industrie automobile, pour voir qu'est-ce qu'il faut faire face à la défermante chinoise, qu'est-ce qu'il faut faire par rapport à cette fameuse clause de revoyure. Est-ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui, vous avez été rassuré ?
Réponse partielleC'est un peu l'instant de vérité pour l'industrie automobile européenne. Pourquoi ? Parce que la question qui se pose, c'est peut-on concilier agenda climatique et pérennité de notre industrie ? Ça paraît simple comme ça. Les industriels de l'automobile, ils veulent décarboner. D'ailleurs, ils ont commencé. Les voitures qui sont aujourd'hui en vente dans des concessions, elles émettent deux fois moins de CO2 qu'à 25 ans. Donc, le travail a déjà commencé. Il y a eu une accélération avec le passage à l'électrique. Mais la vérité est que le sol est en train de se dérober sous nous-mêmes. Puisque le marché s'est contracté d'un tiers en Europe en 5 ans, que nous avons perdu un million de product…
« Les industriels de l'automobile, ils veulent décarboner. D'ailleurs, ils ont commencé. Les voitures qui sont aujourd'hui en vente dans des concessions, elles émettent deux fois moins de CO2 qu'à 25 ans. Donc, le travail a déjà commencé. Il y a eu une accélération avec le passage à l'électrique. Mais la vérité est que le sol est en train de se dérober sous nous-mêmes. Puisque le marché s'est contracté d'un tiers en Europe en 5 ans, que nous avons perdu un million de productions de véhicules en France depuis 5 ans, nous avons perdu 40 000 emplois et qu'on risque d'en perdre encore 75 000 dans les 5 ans. On va revenir là-dessus, bien sûr. Voilà ce qui est en train de se passer depuis que la décision... C'est ce qui se passe. Il faut expliquer aux gens, c'est ce qui se passe. Voilà, c'est ce qui se passe. Il est en train de se passer la disparition possible de notre industrie européenne. Alors, que pouvons-nous faire ? Nous ne tiendrons pas les engagements de 2035. C'est-à-dire que le marché tel qu'il se développe aujourd'hui, nous sommes entre 15 et 16% en moyenne en Europe de véhicules 100% électriques, n'est pas capable d'absorber cette transition. Ou alors, il faudrait que ce soit une déflation globale qui s'effondre pour qu'on monte à 100% de voitures électriques. Donc, ça veut dire que des pans entiers de notre industrie sont menacés. Et cette réunion était très importante vendredi parce que nous avons le sentiment aujourd'hui, à force de répéter cela depuis des mois, de commencer à être entendu. C'est-à-dire qu'il y a une écoute. »
