Lionel Jospin — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mai 2012 au 16 déc. 2024
Questions
73
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 73 questions évaluables
Réponse directe
34
Réponse partielle
25
Réponse à côté
12
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 73
Question 1La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)
Et autre aspect, c'est le premier Premier ministre très politique d'Emmanuel Macron, le premier à s'être présenté trois fois à la présidentielle. Il a une existence autonome par rapport au président, son propre parti. Est-ce que ça change dans l'équilibre des pouvoirs, Élysée Matignon ?
Réponse partielle
Je lui donnerai crédit de cette volonté réparatrice s'il tire sur son crédit, c'est-à-dire s'il fait des gestes en direction d'une opposition qui par ailleurs elle-même défendrait une certaine stabilité du fonctionnement institutionnel. Quel geste il devrait faire ? Donc la démonstration, elle reste à faire.
« Je lui donnerai crédit de cette volonté réparatrice s'il tire sur son crédit, c'est-à-dire s'il fait des gestes en direction d'une opposition qui par ailleurs elle-même défendrait une certaine stabilité du fonctionnement institutionnel. Quel geste il devrait faire ? Donc la démonstration, elle reste à faire. »
France Inter · La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées8 mai 2012 au 16 déc. 2024 · 36 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle peut être en tout cas recherchée à condition de le faire dans la clarté. Comment ? Les socialistes, les communistes et les écologistes, considérant qu'ils n'avaient pas été appelés par le Président à former le gouvernement, sont entrés dans l'opposition. Ils sont dans l'opposition. »
France Inter · La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)Vérifier à 4:14
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 2La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)
La situation politique est tout de même très complexe, très volatile. La stabilité dont vous parliez, Lionel Jospin, est-elle tout simplement possible ?
Réponse directe
Oui, elle peut être en tout cas recherchée à condition de le faire dans la clarté. Comment ? Les socialistes, les communistes et les écologistes, considérant qu'ils n'avaient pas été appelés par le Président à former le gouvernement, sont entrés dans l'opposition. Ils sont dans l'opposition.
« Oui, elle peut être en tout cas recherchée à condition de le faire dans la clarté. Comment ? Les socialistes, les communistes et les écologistes, considérant qu'ils n'avaient pas été appelés par le Président à former le gouvernement, sont entrés dans l'opposition. Ils sont dans l'opposition. »
France Inter · La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)Vérifier à 4:14
Question 3La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)
Sur le Parti Socialiste, François Hollande a déclaré, Lionel Jospin, il faut une nouvelle figure pour diriger le PS. Appelons les socialistes à rompre avec la ligne Olivier Faure. Faure accusé d'être trop proche de la France insoumise. Le congrès du PS devrait se tenir cet été. Vous aussi, vous êtes favorable à une nouvelle direction et à une nouvelle orientation du PS ?
Refus explicite
Je n'ai pas d'opinion sur ce sujet et si j'en ai une, je ne l'exprimerai pas publiquement. François Hollande est député, membre du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Il vit la vie du PS. Moi, ça reste ma famille de pensée, mais je n'ai pas à peser sur ses choix. Donc, je ne répondrai pas à cette question. Ce que je veux dire, c'est que, quel que soit le ou la nouveau ou nouvelle premier secrétaire ou ancienne premier secrétaire du PS socialiste à l'issue d'un congrès, il devra s'atteler à une tâche qui n'a pas été suffisamment mise en œuvre par les précédents, à savoir renouveler la pensée, les propositions du socialisme démocratique. Et c'est ce travail, grâce à une direction re…
« Je n'ai pas d'opinion sur ce sujet et si j'en ai une, je ne l'exprimerai pas publiquement. François Hollande est député, membre du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Il vit la vie du PS. Moi, ça reste ma famille de pensée, mais je n'ai pas à peser sur ses choix. Donc, je ne répondrai pas à cette question. Ce que je veux dire, c'est que, quel que soit le ou la nouveau ou nouvelle premier secrétaire ou ancienne premier secrétaire du PS socialiste à l'issue d'un congrès, il devra s'atteler à une tâche qui n'a pas été suffisamment mise en œuvre par les précédents, à savoir renouveler la pensée, les propositions du socialisme démocratique. Et c'est ce travail, grâce à une direction resserrée, à des contacts avec le monde extérieur, qui doit être opéré par la direction prochaine du congrès, quelle qu'elle soit. Faut-il, selon vous, un candidat unique de la gauche en 2027 ? Oui, je n'en sais rien, c'est beaucoup trop tôt pour répondre à cette question. »
France Inter · La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)Vérifier à 20:15
Question 4La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)
Quant à François Bayrou, que vous connaissez depuis longtemps, il dit vouloir réparer, réconcilier, élargir le socle. Est-ce que vous lui en donnez crédit ?
Réponse partielle
Je lui donnerai crédit de cette volonté réparatrice s'il tire sur son crédit, c'est-à-dire s'il fait des gestes en direction d'une opposition qui par ailleurs elle-même défendrait une certaine stabilité du fonctionnement institutionnel. Quel geste il devrait faire ? Donc la démonstration, elle reste à faire.
« Je lui donnerai crédit de cette volonté réparatrice s'il tire sur son crédit, c'est-à-dire s'il fait des gestes en direction d'une opposition qui par ailleurs elle-même défendrait une certaine stabilité du fonctionnement institutionnel. Quel geste il devrait faire ? Donc la démonstration, elle reste à faire. »
France Inter · La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)Vérifier à 10:55
Question 5Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel Jospin
Merci Laetitia pour cette question. Pourquoi le nouveau Front populaire plutôt qu'Emmanuel Macron ?
Réponse partielle
Historiquement, j'appartiens à la gauche. J'ai gouverné avec une majorité plurielle pendant cinq ans. Je ne pense pas que c'est laisser un mauvais souvenir aux Français. donc je m'inscris dans cette tradition qui était aussi celle d'ailleurs de François Mitterrand à partir des années 70 et je pense qu'elle est en train de s'opérer dans la gauche justement et chez les écologistes une évolution, une inflexion qui fait qu'on peut revenir à une certaine authenticité de la gauche d'une gauche qui peut être audacieuse, qui doit l'être, qui doit répondre aux attentes populaires parce que dans la situation d'aujourd'hui, il y a aussi un mélange de crainte, celle que d'ailleurs j'exprime moi-même, m…
« Historiquement, j'appartiens à la gauche. J'ai gouverné avec une majorité plurielle pendant cinq ans. Je ne pense pas que c'est laisser un mauvais souvenir aux Français. donc je m'inscris dans cette tradition qui était aussi celle d'ailleurs de François Mitterrand à partir des années 70 et je pense qu'elle est en train de s'opérer dans la gauche justement et chez les écologistes une évolution, une inflexion qui fait qu'on peut revenir à une certaine authenticité de la gauche d'une gauche qui peut être audacieuse, qui doit l'être, qui doit répondre aux attentes populaires parce que dans la situation d'aujourd'hui, il y a aussi un mélange de crainte, celle que d'ailleurs j'exprime moi-même, mais aussi de colère. Et cette colère, elle peut aussi passer par un certain vote protestataire. Ceux qui ont voté pour le Rassemblement national aux élections européennes n'étaient pas tous des partisans des idées d'extrême droite. Je dis bien d'extrême droite, je ne parle pas de fascisme. Je n'ai jamais caractérisé ni le Rassemblement national ni même le Front national comme fasciste parce que c'est faux et parce que ça serait insulté ceux qui votent pour lui. Mais par contre, c'est un parti d'extrême droite. C'est un parti qui isolera la France en Europe. C'est un parti dont une série des propositions sont contraires aux principes et aux valeurs républicains et contraires au droit, par ailleurs, ce qui veut dire que ce parti, s'il était au pouvoir, entrerait en conflit avec ceux qui disent le droit en France, c'est-à-dire avec la justice indépendante, éventuellement avec le Conseil constitutionnel. J'ai entendu M. Chenu, je crois, parler du Conseil constitutionnel. Il disait plutôt que de mettre des anciens ministres, des anciens... Des techniciens de revoir les conditions de nomination. Je peux assurer à M. Chenu, sauf si c'est lui qui les nommait, bien sûr, que les techniciens du droit seraient encore plus vigilants sur les principes que l'ont été certains des politiques qui sont, en l'occurrence, devenus des juristes. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 17:00
Question 6Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel Jospin
Dernière question, Lionel Jospin, est-ce que le nouveau Front populaire doit appeler au barrage républicain en cas de non-qualification au deuxième tour, autrement dit, appeler à voter clairement Renaissance ou droite républicaine face au RN ?
Réponse partielle
Je dirais personnellement que je me suis réjoui de voir que tous les dirigeants des républicains, sauf M. Ciotti, s'étaient insurgés contre cette proposition d'alliance. Et j'ai envie de dire, même si ça n'est pas ma famille politique, si vous voulez, à ceux qui se reconnaissent dans le parti républicain, voter pour des candidats qui sont contre cette alliance avec le Rassemblement national. Ils ont dit ni, ni. Et non, et non pour les candidats présentés par M. Ciotti. Ça sera une façon, vous aussi, d'être une des digues, de faire barrage. Donc, c'est ce que je dis. Et quant au... Quant au désistement ? Alors, quant au désistement, moi, je suis très clair. À partir du moment où il y aurait,…
« s'étaient insurgés contre cette proposition d'alliance. Et j'ai envie de dire, même si ça n'est pas ma famille politique, si vous voulez, à ceux qui se reconnaissent dans le parti républicain, voter pour des candidats qui sont contre cette alliance avec le Rassemblement national. Ils ont dit ni, ni. Et non, et non pour les candidats présentés par M. Ciotti. Ça sera une façon, vous aussi, d'être une des digues, de faire barrage. Donc, c'est ce que je dis. Et quant au... Quant au désistement ? Alors, quant au désistement, moi, je suis très clair. À partir du moment où il y aurait, dans un second tour d'une élection législative, dans une circonscription, »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 25:17Voir 1 autre passage
« un représentant des républicains, par exemple, ou du parti, même, présidentiel, et contre un représentant du Front national, je pense qu'effectivement, il faudrait voter pour ces candidats et contre le candidat du Rassemblement national. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 26:02
Question 7Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel Jospin
Venons-en à la campagne et à ce nouveau Front populaire, rassemblant les différents partis et formations de gauche dans un entretien au Monde ce week-end. Vous estimez, je vous cite, que ce nouveau Front populaire, pardon, est une des digues contre lesquelles peut se briser la vague, fin de citation, de l'extrême droite. Est-ce que cette digue est assez haute, compte tenu des chiffres que vous avez rappelés à l'instant, compte tenu du score du RN et du total des gauches aux européennes ?
Réponse partielle
Oui, et le Front national ne fait pas beaucoup plus. Enfin, il y a des sondages récents qui tendraient à indiquer une montée, je ne les ignore pas, et nous verrons comment la campagne va permettre de créer ou non des dynamiques, si vous voulez. Mais imaginez que cette gauche soit restée divisée. Ça voudrait dire que dans le prochain Parlement, parce qu'il y aura un prochain Parlement, la gauche, quelles que soient les discussions en son sein, et quelles que soient même les divergences qui existent, eh bien, serait extraordinairement minoritaire. Alors c'est vrai qu'en rassemblant dans un ensemble, il y a une perte relative qui se produit, je la comprends. Et donc, je m'adresse aux gens de g…
« Oui, et le Front national ne fait pas beaucoup plus. Enfin, il y a des sondages récents qui tendraient à indiquer une montée, je ne les ignore pas, et nous verrons comment la campagne va permettre de créer ou non des dynamiques, si vous voulez. Mais imaginez que cette gauche soit restée divisée. Ça voudrait dire que dans le prochain Parlement, parce qu'il y aura un prochain Parlement, la gauche, quelles que soient les discussions en son sein, et quelles que soient même les divergences qui existent, »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 8:03Voir 1 autre passage
« eh bien, serait extraordinairement minoritaire. Alors c'est vrai qu'en rassemblant dans un ensemble, il y a une perte relative qui se produit, je la comprends. Et donc, je m'adresse aux gens de gauche, comme je suis prêt d'ailleurs à m'adresser à tous les autres, si vous voulez. Moi, je ne suis plus directement dans la politique, même si je garde mes convictions et ma fidélité. Eh bien, il faut se dire qu'est-ce qui est essentiel. Et moi, je crois qu'il est essentiel que dans le prochain Parlement, il y ait une force de gauche qui soit suffisamment forte pour résister. Parce que, si on regarde le parti présidentiel, il était à 14% aux élections européennes. Le président est impopulaire. Et il y a du désarroi dans ce camp. Si on regarde les Républicains, les Républicains sont en pleine crise. M. Ciotti a proposé de rejoindre, au fond, dans une alliance, le Rassemblement national. Et je me réjouis, au moins, puisque vous parlez de digues, il en faut plusieurs des digues, je me réjouis que tous les autres dirigeants du Parti Républicain aient condamné cette démarche solitaire et fait dans leur dos. Mais parlons de votre digue, »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 8:42
Question 8Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel Jospin
La campagne des européennes, Lionel Jospin, vous le savez, a été violente entre les formations de gauche. Des fractures sont apparues sur l'Ukraine, sur Gaza, sur l'avenir européen de la France. Comprenez-vous, du point de vue des citoyens, et il y en a ce matin encore au standard d'Inter ?
Réponse partielle
D'abord, je ne sais pas s'ils avaient voté contre, j'espère qu'ils avaient voté pour Raphaël Glucksmann, contre Mélenchon, qui a fait une très bonne campagne et qu'il faut remercier pour cela. Mais à ces Français, je dis en lisant ce que dit l'accord sur l'Ukraine pour faire échec à la guerre d'agression de Vladimir Poutine et qu'il réponde de ses crimes devant la justice internationale. Défendre indéfectiblement la souveraineté, la liberté du peuple ukrainien, ainsi que l'intégrité de ses frontières, par la livraison d'armes si nécessaire. Je pense que la position qui est adoptée par ce rassemblement, qui a choisi de s'appeler le nouveau Front Populaire, sur l'Ukraine, est extrêmement clai…
« D'abord, je ne sais pas s'ils avaient voté contre, j'espère qu'ils avaient voté pour Raphaël Glucksmann, contre Mélenchon, qui a fait une très bonne campagne et qu'il faut remercier pour cela. Mais à ces Français, je dis en lisant ce que dit l'accord sur l'Ukraine pour faire échec à la guerre d'agression de Vladimir Poutine et qu'il réponde de ses crimes devant la justice internationale. Défendre indéfectiblement la souveraineté, la liberté du peuple ukrainien, ainsi que l'intégrité de ses frontières, par la livraison d'armes si nécessaire. Je pense que la position qui est adoptée par ce rassemblement, qui a choisi de s'appeler le nouveau Front Populaire, sur l'Ukraine, est extrêmement claire, de même qu'il l'est sur la condamnation de l'antisémitisme. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 12:35
Question 9Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel Jospin
Donc, ça reste incompréhensible pour vous, quel que soit l'angle sous lequel on regarde cette décision ?
Réponse partielle
J'ai lu dans un journal du soir, bien fait, comme on dit, que le scénario rationnel auquel pensait le président de la République, c'était que la gauche restant divisée, le Front National étant une menace, et ce seraient les centres, en quelque sorte, qui, non seulement se réuniraient, mais même auraient une majorité absolue. Ce qui risque de se produire pour le parti présidentiel, c'est plutôt la perte de sa majorité relative. Donc, il y a quelque chose, effectivement, d'incompréhensible, il y a un jeu avec les institutions, et donc, maintenant, ayant fait cette analyse, enfin, en tout cas, c'est mon analyse, bien sûr, et je la fais avec calme, et je la fais en même temps avec gravité, si v…
« le Front National étant une menace, et ce seraient les centres, en quelque sorte, qui, non seulement se réuniraient, mais même auraient une majorité absolue. Ce qui risque de se produire pour le parti présidentiel, c'est plutôt la perte de sa majorité relative. Donc, il y a quelque chose, effectivement, d'incompréhensible, il y a un jeu avec les institutions, et donc, maintenant, ayant fait cette analyse, enfin, en tout cas, c'est mon analyse, bien sûr, et je la fais avec calme, et je la fais en même temps avec gravité, si vous voulez, et bien, maintenant, il faut savoir qu'est-ce qu'on fait maintenant, parce que c'est un fait, il y a des élections législatives. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 6:40
Question 10Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel Jospin
Lionel Jospin ?
Réponse directe
Historiquement, j'appartiens à la gauche. J'ai gouverné avec une majorité plurielle pendant cinq ans. Je ne pense pas que c'est laisser un mauvais souvenir aux Français. donc je m'inscris dans cette tradition qui était aussi celle d'ailleurs de François Mitterrand à partir des années 70 et je pense qu'elle est en train de s'opérer dans la gauche justement et chez les écologistes une évolution, une inflexion qui fait qu'on peut revenir à une certaine authenticité de la gauche d'une gauche qui peut être audacieuse, qui doit l'être, qui doit répondre aux attentes populaires parce que dans la situation d'aujourd'hui, il y a aussi un mélange de crainte, celle que d'ailleurs j'exprime moi-même, m…
« Historiquement, j'appartiens à la gauche. J'ai gouverné avec une majorité plurielle pendant cinq ans. Je ne pense pas que c'est laisser un mauvais souvenir aux Français. donc je m'inscris dans cette tradition qui était aussi celle d'ailleurs de François Mitterrand à partir des années 70 et je pense qu'elle est en train de s'opérer dans la gauche justement et chez les écologistes une évolution, une inflexion qui fait qu'on peut revenir à une certaine authenticité de la gauche d'une gauche qui peut être audacieuse, qui doit l'être, qui doit répondre aux attentes populaires parce que dans la situation d'aujourd'hui, il y a aussi un mélange de crainte, celle que d'ailleurs j'exprime moi-même, mais aussi de colère. Et cette colère, elle peut aussi passer par un certain vote protestataire. Ceux qui ont voté pour le Rassemblement national aux élections européennes n'étaient pas tous des partisans des idées d'extrême droite. Je dis bien d'extrême droite, je ne parle pas de fascisme. Je n'ai jamais caractérisé ni le Rassemblement national ni même le Front national comme fasciste parce que c'est faux et parce que ça serait insulté ceux qui votent pour lui. Mais par contre, c'est un parti d'extrême droite. C'est un parti qui isolera la France en Europe. C'est un parti dont une série des propositions sont contraires aux principes et aux valeurs républicains et contraires au droit, par ailleurs, ce qui veut dire que ce parti, s'il était au pouvoir, entrerait en conflit avec ceux qui disent le droit en France, c'est-à-dire avec la justice indépendante, éventuellement avec le Conseil constitutionnel. J'ai entendu M. Chenu, je crois, parler du Conseil constitutionnel. Il disait plutôt que de mettre des anciens ministres, des anciens... Des techniciens de revoir les conditions de nomination. Je peux assurer à M. Chenu, sauf si c'est lui qui les nommait, bien sûr, que les techniciens du droit seraient encore plus vigilants sur les principes que l'ont été certains des politiques qui sont, en l'occurrence, devenus des juristes. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 17:00
Question 11Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel Jospin
Et que dites-vous ce matin à ceux qui pensent, on les entend, on peut les lire dans différents reportages, à ceux qui pensent que l'extrême droite au pouvoir, ça n'est pas si grave que ça, et que ça n'a pas encore été essayé. Vous leur dites quoi à ces électeurs potentiels, Lionel Jospin ?
Réponse directe
Mais l'extrême droite, si elle n'a pas encore été essayée en France, et c'est quand même caractéristique, si vous voulez, que ça n'appartienne pas à l'identité de la République. ça a été essayé ailleurs.
« Mais l'extrême droite, si elle n'a pas encore été essayée en France, et c'est quand même caractéristique, si vous voulez, que ça n'appartienne pas à l'identité de la République. ça a été essayé ailleurs. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 19:32
Question 12Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel Jospin
Comprenez-vous le scepticisme, voire le désarroi, d'une partie des Français qui avaient voté, par exemple pour Raphaël Glucksmann, contre Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise ?
Réponse partielle
D'abord, je ne sais pas s'ils avaient voté contre, j'espère qu'ils avaient voté pour Raphaël Glucksmann, contre Mélenchon, qui a fait une très bonne campagne et qu'il faut remercier pour cela. Mais à ces Français, je dis en lisant ce que dit l'accord sur l'Ukraine pour faire échec à la guerre d'agression de Vladimir Poutine et qu'il réponde de ses crimes devant la justice internationale. Défendre indéfectiblement la souveraineté, la liberté du peuple ukrainien, ainsi que l'intégrité de ses frontières, par la livraison d'armes si nécessaire. Je pense que la position qui est adoptée par ce rassemblement, qui a choisi de s'appeler le nouveau Front Populaire, sur l'Ukraine, est extrêmement clai…
« D'abord, je ne sais pas s'ils avaient voté contre, j'espère qu'ils avaient voté pour Raphaël Glucksmann, contre Mélenchon, qui a fait une très bonne campagne et qu'il faut remercier pour cela. Mais à ces Français, je dis en lisant ce que dit l'accord sur l'Ukraine pour faire échec à la guerre d'agression de Vladimir Poutine et qu'il réponde de ses crimes devant la justice internationale. Défendre indéfectiblement la souveraineté, la liberté du peuple ukrainien, ainsi que l'intégrité de ses frontières, par la livraison d'armes si nécessaire. Je pense que la position qui est adoptée par ce rassemblement, qui a choisi de s'appeler le nouveau Front Populaire, sur l'Ukraine, est extrêmement claire, de même qu'il l'est sur la condamnation de l'antisémitisme. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 12:35
Question 13Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
Vous y croyez ?
Réponse à côté
À la possibilité de le conjurer, ce risque ?
« À la possibilité de le conjurer, ce risque ? »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 24:21
Question 14Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
Notre entretien arrive à son terme, Lionel Jospin. Est-ce que vous êtes heureux de vivre dans notre époque ?
Réponse à côté
Alors, je pense qu'on rentre dans une nouvelle période historique. On a vécu, depuis la guerre, la guerre froide d'abord, dans l'équilibre de la terreur, dans la crainte du risque nucléaire. Heureusement, ce risque a été conjuré. Mais pour conjurer ce risque, il suffisait de ne pas faire, c'est-à-dire de ne pas utiliser l'armée. Dont, accessoirement, Vladimir Poutine agite la possibilité. Aujourd'hui, nous sommes dans la période historique longue qui va être celle du réchauffement climatique. C'est les conditions de vie de l'humanité sur Terre qui sont en cause. Ce contexte devrait conduire les grandes puissances et tous les États, d'une certaine façon, au travail en commun. Et c'est pourqu…
« Alors, je pense qu'on rentre dans une nouvelle période historique. »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 24:55Voir 2 autres passages
« On a vécu, depuis la guerre, la guerre froide d'abord, dans l'équilibre de la terreur, dans la crainte du risque nucléaire. Heureusement, ce risque a été conjuré. »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 25:02
« Mais pour conjurer ce risque, il suffisait de ne pas faire, c'est-à-dire de ne pas utiliser l'armée. »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 25:18
Question 15Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
Oui, bien sûr. Oui, bien sûr. Oui ?
Réponse à côté
Mais il n'est pas indispensable d'être injuste.
« Mais il n'est pas indispensable d'être injuste. »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 7:52
Question 16Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
Possibilité, probabilité même, pour reprendre le mot de Gérald Darmanin ?
Réponse partielle
Il est ministre de l'Intérieur. C'est sa politique qu'il juge. Si au bout de cinq ans de la politique, au cœur de laquelle il est, lui-même insiste sur la probabilité, moi, je parle de risque et je parle de risque à conjurer.
« lui-même insiste sur la probabilité, moi, je parle de risque et je parle de risque à conjurer. »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 24:42
Question 17Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
Est-ce que la France en fait assez pour soutenir les Ukrainiens, justement, Lionel Jospin ?
Réponse partielle
Je pense que l'Europe en général, et la France en fait partie, a plutôt eu un temps de retard. C'est-à-dire qu'elle fait ce qu'on lui demande avec un délai qui en réduit l'efficacité.
« Je pense que l'Europe en général, et la France en fait partie, a plutôt eu un temps de retard. C'est-à-dire qu'elle fait ce qu'on lui demande avec un délai qui en réduit l'efficacité. »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 6:03
Question 18Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
Comment expliquez-vous cette position ?
Réponse directe
Au mieux, c'est une actualisation d'un vieux thème, qui ne m'a pas d'ailleurs été étranger, sur la relation franco-russe. Mais on ne peut pas comparer avec la période de la guerre froide et de l'Union soviétique. On est face à un régime extrêmement particulier en Russie. La façon dont a été assassiné celui qui était un des proches de Vladimir Poutine est clair sur la nature de ce régime, qui est opaque, qui est mafieux, qui est violent, qui est agressif à l'égard de l'Europe et oppressif à l'égard des Russes. Et donc, c'est un véritable enjeu de civilisation qui se joue aujourd'hui. Et je le répète, c'est seulement si les Ukrainiens, qui se battent avec un immense courage, dont la populatio…
« Au mieux, c'est une actualisation d'un vieux thème, qui ne m'a pas d'ailleurs été étranger, sur la relation franco-russe. Mais on ne peut pas comparer avec la période de la guerre froide et de l'Union soviétique. On est face à un régime extrêmement particulier en Russie. La façon dont a été assassiné celui qui était un des proches de Vladimir Poutine est clair sur la nature de ce régime, qui est opaque, qui est mafieux, qui est violent, qui est agressif à l'égard de l'Europe et oppressif à l'égard des Russes. Et donc, c'est un véritable enjeu de civilisation qui se joue aujourd'hui. Et je le répète, c'est seulement si les Ukrainiens, qui se battent avec un immense courage, dont la population civile est martyrisée par les bombes, c'est seulement si les Ukrainiens déstabilisent l'armée russe, que l'on pourra faire bouger ce régime. »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 4:53
Question 19Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
Oui, absolument. Et à la possibilité que Marine Le Pen arrive à accéder au pouvoir ?
Réponse partielle
Il est ministre de l'Intérieur. C'est sa politique qu'il juge. Si au bout de cinq ans de la politique, au cœur de laquelle il est, lui-même insiste sur la probabilité, moi, je parle de risque et je parle de risque à conjurer.
« lui-même insiste sur la probabilité, moi, je parle de risque et je parle de risque à conjurer. »
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Question 20Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
Alors puisque vous parlez justement de la communauté nationale et de la République, ce sont des sujets auxquels vous avez beaucoup réfléchi. Emmanuel Macron déclarait devant les représentants des partis de gauche qu'il recevait dans la nuit d'hier, c'est une connerie, pardon pour mon langage, mais je cite le président de la République, Yonel Jospin, c'est une connerie de ne pas pouvoir être réélu après deux mandats présidentiels. Dès lors qu'on ne peut plus se représenter, il y a une perte d'autorité. Êtes-vous d'accord ?
Réponse partielle
J'ai entendu ce qu'on disait tout à l'heure sur un certain nombre de chefs d'État africains qui se prolongent. Ce que disait Pierre Aski. J'ai vu comment la Constitution a été changée en Russie pour permettre à M. Poutine de se présenter à nouveau. Donc honnêtement, je ne m'engagerais pas dans cette voie-là, même si je comprends que le rapport au pouvoir, la délectation ressentie au pouvoir par le président de la République crée peut-être chez lui potentiellement une future frustration.
« J'ai entendu ce qu'on disait tout à l'heure sur un certain nombre de chefs d'État africains qui se prolongent. Ce que disait Pierre Aski. J'ai vu comment la Constitution a été changée en Russie pour permettre à M. Poutine de se présenter à nouveau. Donc honnêtement, je ne m'engagerais pas dans cette voie-là, même si je comprends que le rapport au pouvoir, la délectation ressentie au pouvoir par le président de la République crée peut-être chez lui potentiellement une future frustration. »
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Question 21Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
On va revenir longuement sur l'actualité, l'actualité internationale, l'actualité française aussi, puisque vous êtes un observateur averti. On vous avait, depuis longtemps, considéré comme un peu en retrait de la vie politique. Et puis là, on a vu que vous pouviez prendre la plume pour frapper, frapper fort sur un sujet qui vous tient à cœur. L'actualité, c'est évidemment la guerre en Ukraine qui n'en finit pas, plus de 500 jours maintenant. Et vous êtes sorti de votre silence pour fustiger les propos de l'ancien président Nicolas Sarkozy au Figaro. Je rappelle que Nicolas Sarkozy appelait à la diplomatie, à la discussion, à l'échange avec la Russie et l'Ukraine. Seul moyen à ses yeux de trouver une solution acceptable pour lui. Qu'est-ce qui vous a indigné dans ses propos, Lionel Jospin ?
Réponse directe
Ce n'est sûrement pas l'appel à la négociation, à la diplomatie. Le problème, c'est quand elle intervient et sur quelle base et sur quel principe. Ce qui m'a choqué, surpris d'abord, choqué ensuite, c'est qu'un ancien président de la République perd une position diamétralement opposée à la position officielle de son pays, la France, qui soutient l'Ukraine et combat, si l'on peut dire, d'une certaine façon la Russie. Oui, mais je l'ai dit, effectivement. C'est-à-dire que Nicolas Sarkozy, d'abord, semble oublier ce qui s'est passé lors de l'invasion de l'Ukraine en février 2022. L'objectif n'était pas de récupérer le Donbass, le Donnex ou la Crimée, puisque la Russie avait déjà mis la main de…
« Ce n'est sûrement pas l'appel à la négociation, à la diplomatie. Le problème, c'est quand elle intervient et sur quelle base et sur quel principe. Ce qui m'a choqué, surpris d'abord, choqué ensuite, c'est qu'un ancien président de la République perd une position diamétralement opposée à la position officielle de son pays, la France, qui soutient l'Ukraine et combat, si l'on peut dire, d'une certaine façon la Russie. »
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« Oui, mais je l'ai dit, effectivement. C'est-à-dire que Nicolas Sarkozy, d'abord, semble oublier ce qui s'est passé lors de l'invasion de l'Ukraine en février 2022. L'objectif n'était pas de récupérer le Donbass, le Donnex ou la Crimée, puisque la Russie avait déjà mis la main dessus. L'objectif était qu'un corps expéditionnaire aille à Kiev, fasse tomber les autorités légitimes, peut-être les élimine, et que l'Ukraine se retrouve sous la coupe de la Russie, et qu'accessoirement la Russie se retrouve aux frontières de la Pologne. C'est ça l'origine. »
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Question 22Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
À cette possibilité ?
Réponse partielle
À la possibilité de le conjurer, ce risque ?
« À la possibilité de le conjurer, ce risque ? »
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Question 23Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
Parce que la réforme du quinquennat, vous l'avez en partie initiée, elle a conduit à présidentialiser la vie politique, à marginaliser le gouvernement et ses ministres, nous dit Claudine, qui nous écrit sur l'application France Inter, et elle conclut « Notre vie publique est navrante, ne regrettez-vous pas cette réforme, justement, celle du quinquennat ?
Réponse partielle
Eh bien, quand je vois l'opinion qui était celle des Français à l'issue du quinquennat de M. Nicolas Sarkozy, voire pour certains à l'issue du quinquennat de François Hollande, pour d'autres, bien sûr, pour à la fin du quinquennat de M. Macron, je pense que cette mesure a été salutaire et salubre pour la démocratie en France. Donc, non, je ne le regrette pas. Je pense qu'une respiration démocratique régulière, tous les cinq ans, comme ça existe dans tous les pays européens, par exemple, est préférable à ces longs mandats présidentiels qui auraient accentué les défauts que nous constatons actuellement.
« Eh bien, quand je vois l'opinion qui était celle des Français à l'issue du quinquennat de M. Nicolas Sarkozy, voire pour certains à l'issue du quinquennat de François Hollande, pour d'autres, bien sûr, »
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« pour à la fin du quinquennat de M. Macron, je pense que cette mesure a été salutaire et salubre pour la démocratie en France. Donc, non, je ne le regrette pas. Je pense qu'une respiration démocratique régulière, tous les cinq ans, comme ça existe dans tous les pays européens, par exemple, est préférable à ces longs mandats présidentiels qui auraient accentué les défauts que nous constatons actuellement. »
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Question 24Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
Et comment l'expliquez-vous ?
Réponse directe
Au mieux, c'est une actualisation d'un vieux thème, qui ne m'a pas d'ailleurs été étranger, sur la relation franco-russe. Mais on ne peut pas comparer avec la période de la guerre froide et de l'Union soviétique. On est face à un régime extrêmement particulier en Russie. La façon dont a été assassiné celui qui était un des proches de Vladimir Poutine est clair sur la nature de ce régime, qui est opaque, qui est mafieux, qui est violent, qui est agressif à l'égard de l'Europe et oppressif à l'égard des Russes. Et donc, c'est un véritable enjeu de civilisation qui se joue aujourd'hui. Et je le répète, c'est seulement si les Ukrainiens, qui se battent avec un immense courage, dont la populatio…
« Au mieux, c'est une actualisation d'un vieux thème, qui ne m'a pas d'ailleurs été étranger, sur la relation franco-russe. Mais on ne peut pas comparer avec la période de la guerre froide et de l'Union soviétique. On est face à un régime extrêmement particulier en Russie. La façon dont a été assassiné celui qui était un des proches de Vladimir Poutine est clair sur la nature de ce régime, qui est opaque, qui est mafieux, qui est violent, qui est agressif à l'égard de l'Europe et oppressif à l'égard des Russes. Et donc, c'est un véritable enjeu de civilisation qui se joue aujourd'hui. Et je le répète, c'est seulement si les Ukrainiens, qui se battent avec un immense courage, dont la population civile est martyrisée par les bombes, c'est seulement si les Ukrainiens déstabilisent l'armée russe, que l'on pourra faire bouger ce régime. »
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Question 25Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
À cette réforme-là, elle vous semble injuste ?
Réponse directe
Mais il n'est pas indispensable d'être injuste.
« Mais il n'est pas indispensable d'être injuste. »
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« Je n'ai pas d'opinion sur ce sujet et si j'en ai une, je ne l'exprimerai pas publiquement. François Hollande est député, membre du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Il vit la vie du PS. Moi, ça reste ma famille de pensée, mais je n'ai pas à peser sur ses choix. Donc, je ne répondrai pas à cette question. Ce que je veux dire, c'est que, quel que soit le ou la nouveau ou nouvelle premier secrétaire ou ancienne premier secrétaire du PS socialiste à l'issue d'un congrès, il devra s'atteler à une tâche qui n'a pas été suffisamment mise en œuvre par les précédents, à savoir renouveler la pensée, les propositions du socialisme démocratique. Et c'est ce travail, grâce à une direction resserrée, à des contacts avec le monde extérieur, qui doit être opéré par la direction prochaine du congrès, quelle qu'elle soit. Faut-il, selon vous, un candidat unique de la gauche en 2027 ? Oui, je n'en sais rien, c'est beaucoup trop tôt pour répondre à cette question. »
France Inter · La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)Vérifier à 20:15
« Je lui donnerai crédit de cette volonté réparatrice s'il tire sur son crédit, c'est-à-dire s'il fait des gestes en direction d'une opposition qui par ailleurs elle-même défendrait une certaine stabilité du fonctionnement institutionnel. Quel geste il devrait faire ? Donc la démonstration, elle reste à faire. »
France Inter · La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)Vérifier à 10:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités8 mai 2012 au 16 déc. 2024 · 16 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle peut être en tout cas recherchée à condition de le faire dans la clarté. Comment ? Les socialistes, les communistes et les écologistes, considérant qu'ils n'avaient pas été appelés par le Président à former le gouvernement, sont entrés dans l'opposition. Ils sont dans l'opposition. »
France Inter · La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)Vérifier à 4:14Voir 2 autres passages
« Oui, elle peut être en tout cas recherchée à condition de le faire dans la clarté. Comment ? Les socialistes, les communistes et les écologistes, considérant qu'ils n'avaient pas été appelés par le Président à former le gouvernement, sont entrés dans l'opposition. Ils sont dans l'opposition. »
France Inter · La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)Vérifier à 4:14
« Je lui donnerai crédit de cette volonté réparatrice s'il tire sur son crédit, c'est-à-dire s'il fait des gestes en direction d'une opposition qui par ailleurs elle-même défendrait une certaine stabilité du fonctionnement institutionnel. Quel geste il devrait faire ? Donc la démonstration, elle reste à faire. »
France Inter · La gauche doit "rester dans l'opposition" mais "contribuer" à faire durer le gouvernement (Jospin)Vérifier à 10:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mai 2012 au 16 déc. 2024 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je n'ai pas d'opinion sur ce sujet et si j'en ai une, je ne l'exprimerai pas publiquement. François Hollande est député, membre du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Il vit la vie du PS. Moi, ça reste ma famille de pensée, mais je n'ai pas à peser sur ses choix. Donc, je ne répondrai pas à cette question. Ce que je veux dire, c'est que, quel que soit le ou la nouveau ou nouvelle premier secrétaire ou ancienne premier secrétaire du PS socialiste à l'issue d'un congrès, il devra s'atteler à une tâche qui n'a pas été suffisamment mise en œuvre par les précédents, à savoir renouveler la pensée, les propositions du socialisme démocratique. Et c'est ce travail, grâce à une direction resserrée, à des contacts avec le monde extérieur, qui doit être opéré par la direction prochaine du congrès, quelle qu'elle soit. Faut-il, selon vous, un candidat unique de la gauche en 2027 ? Oui, je n'en sais rien, c'est beaucoup trop tôt pour répondre à cette question. »
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« Il est ministre de l'Intérieur. C'est sa politique qu'il juge. Si au bout de cinq ans de la politique, au cœur de laquelle il est, »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 24:33
« pour à la fin du quinquennat de M. Macron, je pense que cette mesure a été salutaire et salubre pour la démocratie en France. Donc, non, je ne le regrette pas. Je pense qu'une respiration démocratique régulière, tous les cinq ans, comme ça existe dans tous les pays européens, par exemple, est préférable à ces longs mandats présidentiels qui auraient accentué les défauts que nous constatons actuellement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées8 mai 2012 au 17 juin 2024 · 9 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai lu dans un journal du soir, bien fait, comme on dit, que le scénario rationnel auquel pensait le président de la République, c'était que la gauche restant divisée, »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 6:26Voir 2 autres passages
« le Front National étant une menace, et ce seraient les centres, en quelque sorte, qui, non seulement se réuniraient, mais même auraient une majorité absolue. Ce qui risque de se produire pour le parti présidentiel, c'est plutôt la perte de sa majorité relative. Donc, il y a quelque chose, effectivement, d'incompréhensible, il y a un jeu avec les institutions, et donc, maintenant, ayant fait cette analyse, enfin, en tout cas, c'est mon analyse, bien sûr, et je la fais avec calme, et je la fais en même temps avec gravité, si vous voulez, et bien, maintenant, il faut savoir qu'est-ce qu'on fait maintenant, parce que c'est un fait, il y a des élections législatives. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 6:40
« Oui, et le Front national ne fait pas beaucoup plus. Enfin, il y a des sondages récents qui tendraient à indiquer une montée, je ne les ignore pas, et nous verrons comment la campagne va permettre de créer ou non des dynamiques, si vous voulez. Mais imaginez que cette gauche soit restée divisée. Ça voudrait dire que dans le prochain Parlement, parce qu'il y aura un prochain Parlement, la gauche, quelles que soient les discussions en son sein, et quelles que soient même les divergences qui existent, »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel Jospin
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités1 sept. 2023 au 17 juin 2024 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, je ne sais pas s'ils avaient voté contre, j'espère qu'ils avaient voté pour Raphaël Glucksmann, contre Mélenchon, qui a fait une très bonne campagne et qu'il faut remercier pour cela. Mais à ces Français, je dis en lisant ce que dit l'accord sur l'Ukraine pour faire échec à la guerre d'agression de Vladimir Poutine et qu'il réponde de ses crimes devant la justice internationale. Défendre indéfectiblement la souveraineté, la liberté du peuple ukrainien, ainsi que l'intégrité de ses frontières, par la livraison d'armes si nécessaire. Je pense que la position qui est adoptée par ce rassemblement, qui a choisi de s'appeler le nouveau Front Populaire, sur l'Ukraine, est extrêmement claire, de même qu'il l'est sur la condamnation de l'antisémitisme. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 12:35Voir 2 autres passages
« D'abord, je ne sais pas s'ils avaient voté contre, j'espère qu'ils avaient voté pour Raphaël Glucksmann, contre Mélenchon, qui a fait une très bonne campagne et qu'il faut remercier pour cela. Mais à ces Français, je dis en lisant ce que dit l'accord sur l'Ukraine pour faire échec à la guerre d'agression de Vladimir Poutine et qu'il réponde de ses crimes devant la justice internationale. Défendre indéfectiblement la souveraineté, la liberté du peuple ukrainien, ainsi que l'intégrité de ses frontières, par la livraison d'armes si nécessaire. Je pense que la position qui est adoptée par ce rassemblement, qui a choisi de s'appeler le nouveau Front Populaire, sur l'Ukraine, est extrêmement claire, de même qu'il l'est sur la condamnation de l'antisémitisme. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 12:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités3 sept. 2020 au 17 juin 2024 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Historiquement, j'appartiens à la gauche. J'ai gouverné avec une majorité plurielle pendant cinq ans. Je ne pense pas que c'est laisser un mauvais souvenir aux Français. donc je m'inscris dans cette tradition qui était aussi celle d'ailleurs de François Mitterrand à partir des années 70 et je pense qu'elle est en train de s'opérer dans la gauche justement et chez les écologistes une évolution, une inflexion qui fait qu'on peut revenir à une certaine authenticité de la gauche d'une gauche qui peut être audacieuse, qui doit l'être, qui doit répondre aux attentes populaires parce que dans la situation d'aujourd'hui, il y a aussi un mélange de crainte, celle que d'ailleurs j'exprime moi-même, mais aussi de colère. Et cette colère, elle peut aussi passer par un certain vote protestataire. Ceux qui ont voté pour le Rassemblement national aux élections européennes n'étaient pas tous des partisans des idées d'extrême droite. Je dis bien d'extrême droite, je ne parle pas de fascisme. Je n'ai jamais caractérisé ni le Rassemblement national ni même le Front national comme fasciste parce que c'est faux et parce que ça serait insulté ceux qui votent pour lui. Mais par contre, c'est un parti d'extrême droite. C'est un parti qui isolera la France en Europe. C'est un parti dont une série des propositions sont contraires aux principes et aux valeurs républicains et contraires au droit, par ailleurs, ce qui veut dire que ce parti, s'il était au pouvoir, entrerait en conflit avec ceux qui disent le droit en France, c'est-à-dire avec la justice indépendante, éventuellement avec le Conseil constitutionnel. J'ai entendu M. Chenu, je crois, parler du Conseil constitutionnel. Il disait plutôt que de mettre des anciens ministres, des anciens... Des techniciens de revoir les conditions de nomination. Je peux assurer à M. Chenu, sauf si c'est lui qui les nommait, bien sûr, que les techniciens du droit seraient encore plus vigilants sur les principes que l'ont été certains des politiques qui sont, en l'occurrence, devenus des juristes. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 17:00Voir 2 autres passages
« Mais l'extrême droite, si elle n'a pas encore été essayée en France, et c'est quand même caractéristique, si vous voulez, que ça n'appartienne pas à l'identité de la République. ça a été essayé ailleurs. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 19:32
« Ce n'est sûrement pas l'appel à la négociation, à la diplomatie. Le problème, c'est quand elle intervient et sur quelle base et sur quel principe. Ce qui m'a choqué, surpris d'abord, choqué ensuite, c'est qu'un ancien président de la République perd une position diamétralement opposée à la position officielle de son pays, la France, qui soutient l'Ukraine et combat, si l'on peut dire, d'une certaine façon la Russie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités3 sept. 2020 au 17 juin 2024 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« eh bien, serait extraordinairement minoritaire. Alors c'est vrai qu'en rassemblant dans un ensemble, il y a une perte relative qui se produit, je la comprends. Et donc, je m'adresse aux gens de gauche, comme je suis prêt d'ailleurs à m'adresser à tous les autres, si vous voulez. Moi, je ne suis plus directement dans la politique, même si je garde mes convictions et ma fidélité. Eh bien, il faut se dire qu'est-ce qui est essentiel. Et moi, je crois qu'il est essentiel que dans le prochain Parlement, il y ait une force de gauche qui soit suffisamment forte pour résister. Parce que, si on regarde le parti présidentiel, il était à 14% aux élections européennes. Le président est impopulaire. Et il y a du désarroi dans ce camp. Si on regarde les Républicains, les Républicains sont en pleine crise. M. Ciotti a proposé de rejoindre, au fond, dans une alliance, le Rassemblement national. Et je me réjouis, au moins, puisque vous parlez de digues, il en faut plusieurs des digues, je me réjouis que tous les autres dirigeants du Parti Républicain aient condamné cette démarche solitaire et fait dans leur dos. Mais parlons de votre digue, »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 8:42Voir 2 autres passages
« Il est ministre de l'Intérieur. C'est sa politique qu'il juge. Si au bout de cinq ans de la politique, au cœur de laquelle il est, »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 24:33
« Mais combien de fois on a dit ça ? Combien de fois on a entendu ça ? Combien de fois il y a eu cet espoir d'une prise de conscience au niveau européen ? »
France Culture · Lionel JOSPIN : le RETOUR à la PAROLEVérifier à 22:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes7 mars 2014 au 1 sept. 2023 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il n'est pas indispensable d'être injuste. »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 7:52Voir 2 autres passages
« À la possibilité de le conjurer, ce risque ? »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 24:21
« À la possibilité de le conjurer, ce risque ? »
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 24:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités7 mars 2014 au 15 sept. 2020 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Lionel Jospin vous êtes notre invité à l'occasion de l'apparition de Un temps troublé votre livre essai qui paraît au seuil. Premier chapitre le prévisible c'est la qualification de Marine Le Pen au second tour l'imprévu c'est le titre que vous donnez à ce premier chapitre ce serait Emmanuel Macron et son élection fruit d'une série d'imprévus on y revient ensemble. »
France Culture · Lionel JOSPIN : le RETOUR à la PAROLEVérifier à 29:22Voir 2 autres passages
« Oui, absolument. Heureusement que j'ai dit dans l'entretien à l'Obs. »
C à vous · Lionel Jospin retrouve la parole - C à Vous - 03/09/2020Vérifier à 2:50
« J'aimais bien les guignols. »
C à vous · Lionel Jospin retrouve la parole - C à Vous - 03/09/2020Vérifier à 1:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il n'y a que sa politique n'est pas faite pour réunir les Français. Les Français aspirent à l'égalité, ils n'y concentrent pas toujours, mais ils y aspirent. Et donc, je pense que le modèle néolibéral n'est pas adapté et qui n'est pas bien reçu. La politique menée par le gouvernement, par le président et la façon dont il l'a conduite, a créé énormément de tensions au-delà même du mouvement des Gilets jaunes. Le statut de la SNCF, la réforme du droit du travail, de l'assurance chômage. Et donc, ce climat d'incertitude, cette idée qu'un nouveau monde allait s'installer et retomber, crée quelque chose qui me préoccupe et m'inquiète. Et puis, il y a que le président continue, contre toute logique, alors que les précédents responsables au plus haut niveau en France ont toujours cherché à marginaliser l'extrême droite, lui continue à vouloir l'installer au centre du débat par une polarisation vers 2022 entre lui et la candidate ou le candidat du Rassemblement national. »
C à vous · Lionel Jospin retrouve la parole - C à Vous - 03/09/2020Vérifier à 20:32Voir 2 autres passages
« Il n'y a que sa politique n'est pas faite pour réunir les Français. Les Français aspirent à l'égalité, ils n'y concentrent pas toujours, mais ils y aspirent. Et donc, je pense que le modèle néolibéral n'est pas adapté et qui n'est pas bien reçu. La politique menée par le gouvernement, par le président et la façon dont il l'a conduite, a créé énormément de tensions au-delà même du mouvement des Gilets jaunes. Le statut de la SNCF, la réforme du droit du travail, de l'assurance chômage. Et donc, ce climat d'incertitude, cette idée qu'un nouveau monde allait s'installer et retomber, crée quelque chose qui me préoccupe et m'inquiète. Et puis, il y a que le président continue, contre toute logique, alors que les précédents responsables au plus haut niveau en France ont toujours cherché à marginaliser l'extrême droite, lui continue à vouloir l'installer au centre du débat par une polarisation vers 2022 entre lui et la candidate ou le candidat du Rassemblement national. »
C à vous · Lionel Jospin retrouve la parole - C à Vous - 03/09/2020Vérifier à 20:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées7 mars 2014 au 3 sept. 2020 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« je ne peux pas souscrire à cette affirmation. La reprendre à mon compte, ça aurait quelque chose de prétentieux. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut que chacun des acteurs d'aujourd'hui, qu'ils soient au pouvoir ou dans l'opposition, se situe au niveau de ce que sont les enjeux de la période, c'est-à-dire la réponse à la crise du coronavirus d'abord, la réflexion sur notre modèle de production ensuite, la réduction des inégalités, la prise de conscience de la menace climatique et de ce point de vue-là, la décision qui vient d'être prise de réautorisation des néonicotéinoïdes »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pour Lionel Jospin, "une gauche écologique aurait une chance d'être au second tour" de la présidentielleVérifier à 22:28Voir 2 autres passages
« je ne peux pas souscrire à cette affirmation. La reprendre à mon compte, ça aurait quelque chose de prétentieux. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut que chacun des acteurs d'aujourd'hui, qu'ils soient au pouvoir ou dans l'opposition, se situe au niveau de ce que sont les enjeux de la période, c'est-à-dire la réponse à la crise du coronavirus d'abord, la réflexion sur notre modèle de production ensuite, la réduction des inégalités, la prise de conscience de la menace climatique et de ce point de vue-là, la décision qui vient d'être prise de réautorisation des néonicotéinoïdes »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pour Lionel Jospin, "une gauche écologique aurait une chance d'être au second tour" de la présidentielleVérifier à 22:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"
« Historiquement, j'appartiens à la gauche. J'ai gouverné avec une majorité plurielle pendant cinq ans. Je ne pense pas que c'est laisser un mauvais souvenir aux Français. donc je m'inscris dans cette tradition qui était aussi celle d'ailleurs de François Mitterrand à partir des années 70 et je pense qu'elle est en train de s'opérer dans la gauche justement et chez les écologistes une évolution, une inflexion qui fait qu'on peut revenir à une certaine authenticité de la gauche d'une gauche qui peut être audacieuse, qui doit l'être, qui doit répondre aux attentes populaires parce que dans la situation d'aujourd'hui, il y a aussi un mélange de crainte, celle que d'ailleurs j'exprime moi-même, mais aussi de colère. Et cette colère, elle peut aussi passer par un certain vote protestataire. Ceux qui ont voté pour le Rassemblement national aux élections européennes n'étaient pas tous des partisans des idées d'extrême droite. Je dis bien d'extrême droite, je ne parle pas de fascisme. Je n'ai jamais caractérisé ni le Rassemblement national ni même le Front national comme fasciste parce que c'est faux et parce que ça serait insulté ceux qui votent pour lui. Mais par contre, c'est un parti d'extrême droite. C'est un parti qui isolera la France en Europe. C'est un parti dont une série des propositions sont contraires aux principes et aux valeurs républicains et contraires au droit, par ailleurs, ce qui veut dire que ce parti, s'il était au pouvoir, entrerait en conflit avec ceux qui disent le droit en France, c'est-à-dire avec la justice indépendante, éventuellement avec le Conseil constitutionnel. J'ai entendu M. Chenu, je crois, parler du Conseil constitutionnel. Il disait plutôt que de mettre des anciens ministres, des anciens... Des techniciens de revoir les conditions de nomination. Je peux assurer à M. Chenu, sauf si c'est lui qui les nommait, bien sûr, que les techniciens du droit seraient encore plus vigilants sur les principes que l'ont été certains des politiques qui sont, en l'occurrence, devenus des juristes. »
France Inter · Emmanuel Macron "a plongé le pays dans un moment de trouble", juge Lionel JospinVérifier à 17:00
France Inter · Lionel Jospin : "N. Sarkozy a l'air d'oublier que Poutine se comporte comme un ennemi de la France"Vérifier à 1:06
« au fond la candidature éventuelle d'Emmanuel Macron comme une carte forcée, puisse provoquer un sentiment d'hésitation et de refus chez les Français qui aiment avoir une liberté de choix. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pour Lionel Jospin, "une gauche écologique aurait une chance d'être au second tour" de la présidentielleVérifier à 12:35
« Arrêtons-nous sur le premier point parce qu'il est dans mon approche essentielle 15 ans de guerre, il bat tous les adversaires qui lui sont opposés sauf l'Angleterre qui lui échappe Car pour l'essentiel elle ne s'engage pas sur le continent sauf à la fin Justement pour l'achever, il bat les Autrichiens, il bat les Prussiens, il bat les Russes Et au bout du compte à la fin, ce sont ces vaincus qui sont les vainqueurs La Russie s'étend en Pologne, en Finlande, l'Autriche récupère l'ensemble de ses possessions italiennes La Prusse, et c'est un point peut-être particulièrement noir du bilan de Napoléon Qui était cantonné au nord et à l'est de l'Allemagne Descend vers le sud et l'ouest et arrive sur le Rhin On a là les prolégomènes d'un conflit futur Qui concernera d'ailleurs le neveu de l'empereur Quant à l'Angleterre, elle s'épanouit dans un rôle de première puissance mondiale Que la France, après la révolution, avait tous les moyens de jouer Et donc c'est saisissant de voir, si on se place du point de vue des intérêts à long terme de notre pays Ce résultat, qui s'accompagne en plus d'une détestation des peuples à l'égard de la France En tout cas à l'égard des armées d'occupation qui ont ravagé leur pays pendant toutes ces années Ça c'est la dimension extérieure Avec le fait que cette période charnière de l'Europe pouvait voir celle-ci Après le message de la révolution républicaine américaine Mais surtout après la révolution française au sein de l'archétype de la monarchie absolue en Europe Alors que l'Europe pouvait se transformer J'essaie de montrer en quoi ces forces de transformation existaient A la fois chez des intellectuels, dans des milieux de la bourgeoisie Dans une partie du peuple contre les droits féodaux Eh bien les peuples vont être réveillés par Napoléon Mais comme il va les dominer Ils auront à choisir entre leur patriotisme et les idées nouvelles Ils choisiront leur patrie, ils choisiront les monarques Et en 1815 finalement l'Europe monarchique sera consolidée pour 30 ans Jusqu'aux révolutions de 1848 Donc si on regarde les choses objectivement Le jugement est sans appel Et je suis d'ailleurs frappé que quelques-uns des historiens Ou des journalistes politiques qui se sont exprimés aujourd'hui Et je dois dire que je suis ravi que le livre provoque un débat Et Jacques, je suis content de ce débat Mais en règle générale, ils ne parlent pas de cette politique extérieure et militaire Parce que... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Lionel JospinVérifier à 3:31