Léa Balage El Mariky — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
12 nov. 2024 au 24 sept. 2026
Questions
32
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 32 questions évaluables
Réponse directe
18
Réponse partielle
5
Réponse à côté
8
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 32
Question 1«Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)
droite, au centre ?
Réponse à côté
avez des retours Pour l'instant, non. C'est plutôt les journalistes, les associations, les avocats, les juristes, les militants politiques qui lisent ce rapport, qui est dense, parce qu'il traite de plusieurs sujets, et qui nous disent qu'on n'avait pas vu à quel point on était fragiles et aussi vulnérables face à un choc autoritaire. Et moi, j'attends que peut-être qu vont passer. Il fait 88 pages. Peut-être que ça leur prendra une semaine à lire. Mais j'attends véritablement un retour. Et peut-être que nous les interpellons aussi plus officiellement avec Mélanie Jojel et Mélissa Camara. En tout cas, le message, je pense, est entendu.
« avez des retours »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 6:20
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Textes de loi cités12 nov. 2024 au 24 sept. 2026 · 5 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'est encore possible quand il y a de la volonté politique de le faire. Vous savez, moi, j'ai vu plein de centristes, de gens de droite, Elisabeth Borne, Marc Fénault, faire des colloques sur l'État droit et péroré, comme ça, sur la nécessité de préserver l'État droit et les grands vergers qui le menacent. En fait, si on est sérieux sur cette question, il faut arrêter de faire des colloques et passer aux actes. Et les actes, ils sont très faciles à prendre. Sur la question de l'indépendance de la justice, c'est l'article 65 de la Constitution. Il y a déjà un texte qui est prêt. Il suffit de convoquer le Congrès. Sur le fait de réviser, seul par le président ou la présidente de la République, la Constitution, comme le souhaite Marine Le Pen, c'est possible. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
24 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 2 autres passages
« Pour l'instant, non. C'est plutôt les journalistes, les associations, les avocats, les juristes, les militants politiques qui lisent ce rapport, qui est dense, parce qu'il traite de plusieurs sujets, et qui nous disent qu'on n'avait pas vu à quel point on était fragiles et aussi vulnérables face à un choc autoritaire. Et moi, j'attends que peut-être qu »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 6:21
« vont passer. Il fait 88 pages. Peut-être que ça leur prendra une semaine à lire. Mais j'attends véritablement un retour. Et peut-être que nous les interpellons aussi plus officiellement avec Mélanie Jojel et Mélissa Camara. En tout cas, le message, je pense, est entendu. »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 6:41
Question 2«Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)
les citoyens. Et tout fait légalement la démocratie, comme vous le dites. Face à ces dangers, vous proposez une quinzaine de propositions pour blinder, justement, notre démocratie avant la présidentielle. Ça passe nécessairement par une réforme de la Constitution. À sept mois du scrutin, est-ce que c'est encore possible ?
Réponse directe
'est encore possible quand il y a de la volonté politique de le faire. Vous savez, moi, j'ai vu plein de centristes, de gens de droite, Elisabeth Borne, Marc Fénault, faire des colloques sur l'État droit et péroré, comme ça, sur la nécessité de préserver l'État droit et les grands vergers qui le menacent. En fait, si on est sérieux sur cette question, il faut arrêter de faire des colloques et passer aux actes. Et les actes, ils sont très faciles à prendre. Sur la question de l'indépendance de la justice, c'est l'article 65 de la Constitution. Il y a déjà un texte qui est prêt. Il suffit de convoquer le Congrès. Sur le fait de réviser, seul par le président ou la présidente de la République,…
« 'est encore possible quand il y a de la volonté politique de le faire. Vous savez, moi, j'ai vu plein de centristes, de gens de droite, Elisabeth Borne, Marc Fénault, faire des colloques sur l'État droit et péroré, comme ça, sur la nécessité de préserver l'État droit et les grands vergers qui le menacent. En fait, si on est sérieux sur cette question, il faut arrêter de faire des colloques et passer aux actes. Et les actes, ils sont très faciles à prendre. Sur la question de l'indépendance de la justice, c'est l'article 65 de la Constitution. Il y a déjà un texte qui est prêt. Il suffit de convoquer le Congrès. Sur le fait de réviser, seul par le président ou la présidente de la République, la Constitution, comme le souhaite Marine Le Pen, c'est possible. »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 5:10Voir 1 autre passage
« y a déjà des textes qui sont déposés au sein de l'Assemblée. Sur le fait d'obliger un gouvernement à demander la confiance au Parlement, qui est le B.A.B. d'un régime parlementaire. C'est facile. On connaît l'article. C'est l'article 49, alinéa 1 de la Constitution. On peut le modifier. Et il nous reste du temps. Quand le gouvernement a eu la volonté politique d'inscrire l'IVG dans la Constitution et le droit à l'IVG dans la Constitution, ça a mis trois mois. »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 5:48
Question 3«Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)
Un mot sur la justice dont vous dites qu'elle n'est pas indépendante.
Réponse directe
Exactement. C'est-à-dire que les procureurs, dans leur avancement de carrière, ne sont pas aussi indépendants que le reste des magistrats. Et donc, on craint non seulement des circulaires, c'est-à-dire des instructions données aux procureurs pour instruire de manière politique un certain nombre de dossiers, mais aussi le fait de mettre, j'allais dire, presque au garde-à-vous des procureurs de la République qui, pour autant, doivent être indépendants parce que la justice, c'est le troisième pouvoir et doit être indépendante de le Parlement, en fait, c'est l'expression de la souveraineté populaire. La personne qui est présidente de la République l'est aussi, mais elle ne l'est pas seule. Si v…
« Exactement. C'est-à-dire que les procureurs, dans leur avancement de carrière, ne sont pas aussi indépendants que le reste des magistrats. Et donc, on craint non seulement des circulaires, c'est-à-dire des instructions données aux procureurs pour instruire de manière politique un certain nombre de dossiers, mais aussi le fait de mettre, j'allais dire, presque au garde-à-vous des procureurs de la République qui, pour autant, doivent être indépendants parce que la justice, c'est le troisième pouvoir et doit être indépendante de »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 2:56
Question 4«Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)
18 mois, dites-vous, il n'y aurait même pas besoin de modifier la Constitution pour affaiblir ainsi en France tous les contre-pouvoirs, la justice, les médias ?
Réponse partielle
voyez bien qu'on a déjà une érosion des libertés publiques, des libertés individuelles dans le cadre constitutionnel actuel. On a en France l'article 16 qui permet de déclarer un état d'urgence. Nous avons en France la possibilité de légiférer par voie d'ordonnance, c'est-à-dire de manière exorbitante, extraordinaire, sans passer par le Parlement, de pouvoir, pour le gouvernement, écrire des choses qui relèveraient normalement de la loi. Et puis, on a une justice qui n'est pas indépendante. Et donc là, ces sept mois qui nous restent jusqu'ici, qui nous séparent de 'élection présidentielle, ils doivent être mis à profit pour justement réparer ce qui est actuellement en train de se casser de…
« voyez bien qu'on a déjà une érosion des libertés publiques, des libertés individuelles dans le cadre constitutionnel actuel. On a en France l'article 16 qui permet de déclarer un état d'urgence. Nous avons en France la possibilité de légiférer par voie d'ordonnance, c'est-à-dire de manière exorbitante, extraordinaire, sans passer par le Parlement, de pouvoir, pour le gouvernement, écrire des choses qui relèveraient normalement de la loi. Et puis, on a une justice qui n'est pas indépendante. Et donc là, ces sept mois qui nous restent jusqu'ici, qui nous séparent de »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 1:49
Question 5«Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)
A 7 mois de l'élection présidentielle, alors que le RN continue de faire la course très largement en tête, vous avez cette semaine tiré la sonnette d'alarme sur les dangers que ferait courir une victoire de l'extrême droite sur notre état de droit. Nos institutions, dites-vous, sont particulièrement vulnérables. En clair, Léa Balagel-Marieki, elle ne nous protégerait pas face à de possibles dérives autoritaires
Réponse directe
'est exactement cela. On a commandé un rapport, je dis on a, avec Mélanie Vogel qui est sénatrice, Mélissa Camara qui est députée européenne. Nous avons toutes les trois commandé un rapport à des juristes qui ne sont pas des militants écologistes, qui sont des spécialistes des institutions, de la fonction publique, du droit électoral et qui démontrent qu'en cas de choc autoritaire, c'est-à-dire d'une présidence autoritaire au sein de la République française, mais aussi d'une majorité même relative à l'Assemblée nationale. Il est très très facile de démanteler une à une les institutions qui nous protègent. Les institutions, elles vous protègent, vous, parce qu'elles permettent de lutter cont…
« 'est exactement cela. On a commandé un rapport, je dis on a, avec Mélanie Vogel qui est sénatrice, Mélissa Camara qui est députée européenne. Nous avons toutes les trois commandé un rapport à des juristes qui ne sont pas des militants écologistes, qui sont des spécialistes des institutions, de la fonction publique, du droit électoral et qui démontrent qu'en cas de choc autoritaire, c'est-à-dire d'une présidence autoritaire au sein de la République française, mais aussi d'une majorité même relative à l'Assemblée nationale. Il est très très facile de démanteler une à une les institutions qui nous protègent. Les institutions, elles vous protègent, vous, parce qu'elles permettent de lutter contre l'arbitraire. Elles nous protègent, nous, parce qu'elles permettent de préserver la dignité des personnes. Ce sont les juges, ce sont les contre-pouvoirs, les associations, les fonctionnaires également. Et donc tout cela est extrêmement faible. Et la France est sûrement le pays d'Europe le plus fragile, dont les institutions sont les plus fragiles. On a vu comment est-ce que la Hongrie ou la Pologne ont pu avoir des régimes autoritaires très rapidement en quelques années. En réalité, en France, ça peut prendre à peine quelques mois. »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 0:32
Question 6Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
C'est vous qui avez eu l'idée d'inviter le rappeur Medine qui a été accusé d'antisémitisme à la suite d'un tweet qu'il a publié peu avant les journées d'été. Si c'était à refaire, vous le referiez ?
Réponse partielle
Écoutez, moi j'ai eu des discussions très franches avec Medine au moment où il a fait son tweet, il a reconnu ensuite cette... Alors ce n'était pas une maladresse, des propos inadaptés, la blessure que cela pouvait engendrer. Et je crois qu'en réalité, quand on a des porte-voix qui nous disent que sur un sujet, ils se sont trompés, qu'ils ont fait le chemin et qu'ils nous explicitent ce chemin, on gagne beaucoup à les écouter. Ça a été un moment qui a suscité énormément de polémiques et je comprends aisément pourquoi cette invitation avait surpris un bon nombre de personnes. Mais quand on l'a écouté, d'une certaine manière s'excuser aussi, c'est important de pouvoir le faire publiquement. O…
« Écoutez, moi j'ai eu des discussions très franches avec Medine au moment où il a fait son tweet, il a reconnu ensuite cette... Alors ce n'était pas une maladresse, des propos inadaptés, la blessure que cela pouvait engendrer. Et je crois qu'en réalité, quand on a des porte-voix qui nous disent que sur un sujet, ils se sont trompés, qu'ils ont fait le chemin et qu'ils nous explicitent ce chemin, on gagne beaucoup à les écouter. Ça a été un moment qui a suscité énormément de polémiques et je comprends aisément pourquoi cette invitation avait surpris un bon nombre de personnes. Mais quand on l'a écouté, d'une certaine manière s'excuser aussi, c'est important de pouvoir le faire publiquement. On lui a donné l'occasion et on a donné l'occasion aussi aux personnes qui se sont senties blessées, notamment notre groupe de travail sur la lutte contre l'antisémitisme, de pouvoir dialoguer avec lui et de lui expliquer en quoi ses propos étaient problématiques. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 9:34
Question 7Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
On va voir dans un instant que vos chemins se sont croisés bien plus tôt, on va en parler, mais c'est un homme politique qui a compté pour vous, qui compte encore ?
Réponse directe
Je crois que j'ai gardé un certain nombre de principes peut-être, alors ils ne me viennent pas tous de Noël Mamère, mais en tout cas, oui je crois que le fait de parler à l'intelligence plutôt que toujours de vouloir parler aux tripes, aux bas instants, je crois que ça me vient de lui et c'est quelque chose que je compte aussi tenir dans mon mandat.
« Je crois que j'ai gardé un certain nombre de principes peut-être, alors ils ne me viennent pas tous de Noël Mamère, mais en tout cas, oui je crois que le fait de parler à l'intelligence plutôt que toujours de vouloir parler aux tripes, aux bas instants, je crois que ça me vient de lui et c'est quelque chose que je compte aussi tenir dans mon mandat. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 3:20
Question 8Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Donc c'est pour vous faire des amis que vous vous êtes lancé en politique ?
Réponse directe
Oui c'est ça, exactement, exactement.
« Oui c'est ça, exactement, exactement. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 4:41
Question 9Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Vous aviez raté de peu votre élection en 2022. En 2024, vous avez pris votre revanche en quelque sorte sur votre adversaire, l'ancien ministre Stanislas Guérini. Qu'est-ce qui a fait la différence cette fois, selon vous ?
Réponse directe
Plusieurs éléments. Tout d'abord, un travail de terrain. Ça faisait deux ans qu'on continuait à être sur le terrain de la troisième circonscription. Je dis « on » parce que vraiment, ça a été un travail collectif des militantes et des militants de 2022 qui ont poursuivi l'aventure en 2024. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième élément, bien sûr, c'est le contexte politique où il y a eu un ras-le-bol de la pratique du pouvoir par Emmanuel Macron. Je l'ai vu, je l'ai entendu dans la rue, des gens me dire « je n'ai pas voté pour vous en 2022, mais là en 2024, c'est sûr, allez-y, vous avez notre confiance, on en a marre de celles et ceux qui piétinent les institutions, nos pratiques républi…
« Plusieurs éléments. Tout d'abord, un travail de terrain. Ça faisait deux ans qu'on continuait à être sur le terrain de la troisième circonscription. Je dis « on » parce que vraiment, ça a été un travail collectif des militantes et des militants de 2022 qui ont poursuivi l'aventure en 2024. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième élément, bien sûr, c'est le contexte politique où il y a eu un ras-le-bol de la pratique du pouvoir par Emmanuel Macron. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 10:44Voir 1 autre passage
« Je l'ai vu, je l'ai entendu dans la rue, des gens me dire « je n'ai pas voté pour vous en 2022, mais là en 2024, c'est sûr, allez-y, vous avez notre confiance, on en a marre de celles et ceux qui piétinent les institutions, nos pratiques républicaines. » »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 11:11
Question 10Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Donc ça a servi à quelque chose. Oui. Et cette pétition a récolté quand même 50 000 signatures. Oui. Ça vous vient d'où cette capacité comme ça à mobiliser les gens ?
Réponse directe
Je crois que quand on apporte des idées qui sont justes, qui entrent en résonance aussi avec les aspirations, les colères, les espoirs, eh bien d'avoir un discours très clair, de dire voilà ma mère a connu une situation de discrimination, il faut la réparer, il faut la dénoncer et la réparer. C'est assez simple et donc on a réussi, mais on est allé chercher des réseaux, des personnes qui pouvaient aussi rendre visible cette pétition. Et à l'époque, j'ai pu compter sur le soutien de nombre d'écologistes qui ont participé aussi à faire augmenter la visibilité de cette pétition.
« Je crois que quand on apporte des idées qui sont justes, qui entrent en résonance aussi avec les aspirations, les colères, les espoirs, eh bien d'avoir un discours très clair, de dire voilà ma mère a connu une situation de discrimination, il faut la réparer, il faut la dénoncer et la réparer. C'est assez simple et donc on a réussi, mais on est allé chercher des réseaux, des personnes qui pouvaient aussi rendre visible cette pétition. Et à l'époque, j'ai pu compter sur le soutien de nombre d'écologistes qui ont participé aussi à faire augmenter la visibilité de cette pétition. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 7:56
Question 11Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Alors vous avez adhéré à Europe Écologie à l'âge de 22 ans. Vous avez gravi les échelons de votre parti assez vite. Vous êtes devenue membre du bureau exécutif, je crois, en 2019. Secrétaire générale adjointe ensuite. Et puis pendant quelques mois, vous vous êtes même retrouvée à la tête de votre parti quand Julien Bayou s'est mis en retrait. Chef de parti, ça vous a plu ?
Réponse directe
Alors c'était une période particulière. Oui, compliquée, parce que moi j'étais vraiment dans l'optique de passer la main après à Marine Tondelier qui se présentait pour être notre secrétaire nationale. Donc il s'agissait d'organiser les choses pour que notre démocratie interne vive bien. Je suis ravie que Marine Tondelier soit désormais notre secrétaire nationale et je ne lui en vis pas le poste. Oui.
« Alors c'était une période particulière. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 8:49Voir 1 autre passage
« Oui, compliquée, parce que moi j'étais vraiment dans l'optique de passer la main après à Marine Tondelier qui se présentait pour être notre secrétaire nationale. Donc il s'agissait d'organiser les choses pour que notre démocratie interne vive bien. Je suis ravie que Marine Tondelier soit désormais notre secrétaire nationale et je ne lui en vis pas le poste. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 8:54
Question 12Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Alors Noël Mamère évoque ici le premier mariage gay qu'il avait célébré hors la loi en quelque sorte quand il était maire de Bègle, bien avant la loi sur le mariage pour tous. Ce débat parlementaire sur le mariage pour tous, vous l'avez vécu de l'intérieur à l'Assemblée. Quels souvenirs est-ce que vous en gardez ?
Réponse directe
Plein de souvenirs. Moi je venais d'arriver à Paris, je suis arrivée à Paris en 2012 pour poursuivre mon master et je travaillais à mi-temps auprès de Noël Mamère. Exactement, et on voit une photo de Noël Mamère et moi, nous sommes restés complices, amis, partenaires politiques et pendant cette période il y avait énormément de haine, aussi dans la rue. On se souvient des manifestations de la manif pour tous, les week-ends proféraient des propos homophobes réellement. Et puis on se souvient aussi, j'habitais le 15e arrondissement à cette époque, et à notre fenêtre de colocation nous avions le drapeau LGBT à notre fenêtre et nous voyions en face des voisins qui avaient le drapeau de la manif…
« Exactement, et on voit une photo de Noël Mamère et moi, nous sommes restés complices, amis, partenaires politiques et pendant cette période il y avait énormément de haine, aussi dans la rue. On se souvient des manifestations de la manif pour tous, les week-ends proféraient des propos homophobes réellement. Et puis on se souvient aussi, j'habitais le 15e arrondissement à cette époque, et à notre fenêtre de colocation nous avions le drapeau LGBT à notre fenêtre et nous voyions en face des voisins qui avaient le drapeau de la manif pour tous. Et donc vous voyez, on était chacune et chacun campé sur des positions, des positions de haine d'un côté et des positions qui permettent en réalité l'égalité de toutes et tous devant la loi. Et ça a été un souvenir particulier, moi j'étais dans le bureau, je le suivais en direct, et ça a été un souvenir particulier parce que ça me rappelait aussi mes années à Bègle où il y a eu des grands débats au sein des familles au moment où ce mariage avait été célébré par Noël Mamère. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 2:00
Question 13Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Et c'est là que vous avez pris goût à la politique ?
Réponse partielle
Je ne sais pas si c'était la politique telle qu'on l'entend mais en tout cas j'ai pris goût à l'idée de rencontrer des gens, de faire campagne, de porter des idées. Puis voilà, j'étais très fière d'appartenir à ce conseil municipal des jeunes et je suis très fière qu'on puisse montrer aussi que les jeunes quand ils ont moins de 18 ans, ils ont plein de droits et je crois qu'ils doivent aussi avoir le droit de pouvoir s'exprimer. Tout à fait.
« Je ne sais pas si c'était la politique telle qu'on l'entend mais en tout cas j'ai pris goût à l'idée de rencontrer des gens, de faire campagne, de porter des idées. Puis voilà, j'étais très fière d'appartenir à ce conseil municipal des jeunes et je suis très fière qu'on puisse montrer aussi que les jeunes quand ils ont moins de 18 ans, ils ont plein de droits et je crois qu'ils doivent aussi avoir le droit de pouvoir s'exprimer. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 4:47
Question 14Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Le plus dur quand on est porte-parole ?
Réponse directe
C'est de ne pas se tromper parce qu'on est interrogé sur l'ensemble des sujets qui intéressent le groupe. Oui, ça demande du boulot et puis d'être sûr de rendre fiers les gens qui nous ont donné leur confiance. Donc, non, non, il ne faut pas se tromper.
« C'est de ne pas se tromper parce qu'on est interrogé sur l'ensemble des sujets qui intéressent le groupe. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 12:07Voir 1 autre passage
« Oui, ça demande du boulot et puis d'être sûr de rendre fiers les gens qui nous ont donné leur confiance. Donc, non, non, il ne faut pas se tromper. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 12:16
Question 15Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Vous avez vécu, hein ?
Réponse directe
Oui, c'est ça. J'étais en congé maternité et toutes les trois heures, j'allais rentrer à la maison pour allaiter mon fils, tirer mon lait, etc. Je crois que, enfin, voilà, c'est sport, mais je ne dirais pas que ça donne un sens parce que ça fait un peu pédant de dire ça. Mais bon, quand on rentre à la maison, on se dit « je sais pourquoi je le fais quand même ».
« Oui, c'est ça. J'étais en congé maternité et toutes les trois heures, j'allais rentrer à la maison pour allaiter mon fils, tirer mon lait, etc. Je crois que, enfin, voilà, c'est sport, mais je ne dirais pas que ça donne un sens parce que ça fait un peu pédant de dire ça. Mais bon, quand on rentre à la maison, on se dit « je sais pourquoi je le fais quand même ». »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 11:40
Question 16Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Enfin, pour terminer, « to be or not to be », la suite ?
Réponse à côté
Eh bien, alors c'est drôle, vous avez mis « to be free ». Alors, « to be », qui fait partie de mes groupes. Moi, j'avais une préférence pour « Alliages », pour toutes celles et ceux qui… Non, mais j'aimais beaucoup les « to be free ». Enfin, voilà, moi je… C'est vrai, c'est vrai. Mais voilà, j'aime beaucoup. La suite, vous ne l'aviez pas. Oui, non, je l'avais. Oui, j'aimais bien « Alliages », mais parce qu'il y était plus, peut-être. Et puis, je ne sais pas, parce qu'il y avait plus de… Je ne sais pas, je crois que je l'ai trouvé plus joli à l'époque. Ça doit être ça. Merci à vous.
« Eh bien, alors c'est drôle, vous avez mis « to be free ». »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 12:30Voir 2 autres passages
« Alors, « to be », qui fait partie de mes groupes. Moi, j'avais une préférence pour « Alliages », pour toutes celles et ceux qui… »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 12:34
« Non, mais j'aimais beaucoup les « to be free ». Enfin, voilà, moi je… »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 12:45
Question 17Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Et alors aujourd'hui, être députée en ayant une mère née au Maroc, ça a une signification forte, particulière pour vous ?
Réponse partielle
Il y a plein de significations à mon mandat. C'est le mandat d'une députée jeune, je viens d'être maman, d'expliquer aussi qu'on peut faire de la politique tout en ayant une vie familiale. Je viens d'un territoire, le 18e arrondissement, je crois que ça compte aussi quand il y a des jeunes qui peuvent accéder à des responsabilités, à des responsabilités visibles, forcément ça a été une fierté familiale du côté Ballage et du côté El Mariqui aussi. Oui, tout à fait. C'était une entreprise qui l'avait embauchée, ça faisait longtemps qu'elle connaissait une période de chômage à ce moment-là et qui l'avait embauchée pour refaire du téléconseil, c'est-à-dire de la vente par téléphone et on lui av…
« Il y a plein de significations à mon mandat. C'est le mandat d'une députée jeune, je viens d'être maman, d'expliquer aussi qu'on peut faire de la politique tout en ayant une vie familiale. Je viens d'un territoire, le 18e arrondissement, je crois que ça compte aussi quand il y a des jeunes qui peuvent accéder à des responsabilités, à des responsabilités visibles, forcément ça a été une fierté familiale du côté Ballage et du côté El Mariqui aussi. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 6:22
Question 18Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Alors si je vous dis 23 avril 2013, c'est une date qui doit évoquer quelque chose chez vous à l'Assemblée ?
Réponse directe
Oui, tout à fait. C'était le moment des débats autour de la loi qui permettait aux couples de même sexe de pouvoir se marier.
« Oui, tout à fait. C'était le moment des débats autour de la loi qui permettait aux couples de même sexe de pouvoir se marier. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 0:33
Question 19Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Ce débat-là vous a blessé personnellement ?
Réponse à côté
Je crois qu'il a blessé un bon nombre de citoyennes et de citoyens qui proviennent de deux origines et quand on stigmatise l'une, en réalité on blesse l'identité que nous constituons toutes et tous. Mais ça devient une partie très importante de la population et quand on voit le ministre de l'Intérieur actuel Bruno Retailleau qui fustige encore les personnes qui seraient issues de secondes générations d'immigration en expliquant qu'ils ne pourraient pas s'intégrer. Mais en réalité nous sommes françaises et français donc il faut arrêter avec ces stigmas qui sont portés à l'encontre des jeunes qui sont issus de l'immigration. Et c'est le cas, il va falloir s'habituer à notre présence en politi…
« Je crois qu'il a blessé un bon nombre de citoyennes et de citoyens qui proviennent de deux origines et quand on stigmatise l'une, en réalité on blesse l'identité que nous constituons toutes et tous. Mais ça devient une partie très importante de la population et quand on voit le ministre de l'Intérieur actuel Bruno Retailleau qui fustige encore les personnes qui seraient issues de secondes générations d'immigration en expliquant qu'ils ne pourraient pas s'intégrer. Mais en réalité nous sommes françaises et français donc il faut arrêter avec ces stigmas qui sont portés à l'encontre des jeunes qui sont issus de l'immigration. Et c'est le cas, il va falloir s'habituer à notre présence en politique et ailleurs. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 5:36
Question 20Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Alors votre premier mandat électoral remonte donc à 1999, vous aviez 9 ans à l'époque, vous avez été élue donc conseillère municipale au conseil municipal des jeunes de la ville de Bègle, dont Noël Mamère était mère, alors on voit ici la photo du conseil et vous au milieu de tous les autres enfants. Qu'est-ce qui vous a amené à vous présenter à cette élection ?
Réponse directe
Alors en 1999, mes parents achètent leur maison à Bègle et donc moi je me retrouve dans cette nouvelle école, je ne connais pas grand monde et puis il y a l'annonce de cette élection d'un conseil municipal des jeunes, je reviens à la maison et je dis ça m'intéresse de pouvoir me présenter, porter mes idées, je le formulais certainement pas comme ça mais en tout cas ça m'intéresse. Et je dis à mon père le problème c'est que je ne connais personne et il m'a dit justement c'est l'occasion en faisant campagne de te faire connaître et de rencontrer des gens.
« Alors en 1999, mes parents achètent leur maison à Bègle et donc moi je me retrouve dans cette nouvelle école, je ne connais pas grand monde et puis il y a l'annonce de cette élection d'un conseil municipal des jeunes, je reviens à la maison et je dis ça m'intéresse de pouvoir me présenter, porter mes idées, je le formulais certainement pas comme ça mais en tout cas ça m'intéresse. Et je dis à mon père le problème c'est que je ne connais personne et il m'a dit justement c'est l'occasion en faisant campagne de te faire connaître et de rencontrer des gens. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 4:08
Question 21Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ans
Vous avez gardé des principes, une façon de faire de la politique en ayant travaillé pour lui ?
Réponse directe
Je crois que j'ai gardé un certain nombre de principes peut-être, alors ils ne me viennent pas tous de Noël Mamère, mais en tout cas, oui je crois que le fait de parler à l'intelligence plutôt que toujours de vouloir parler aux tripes, aux bas instants, je crois que ça me vient de lui et c'est quelque chose que je compte aussi tenir dans mon mandat.
« Je crois que j'ai gardé un certain nombre de principes peut-être, alors ils ne me viennent pas tous de Noël Mamère, mais en tout cas, oui je crois que le fait de parler à l'intelligence plutôt que toujours de vouloir parler aux tripes, aux bas instants, je crois que ça me vient de lui et c'est quelque chose que je compte aussi tenir dans mon mandat. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 3:20
Question 22COUP D'ÉTAT ? ATTAL REND DES COMPTES ! / FRANCE-ISRAËL : FAUT-IL INTERDIRE LE MATCH ?
Jeudi dernier, le 7 novembre, de violents incidents ont eu lieu à Amsterdam en marge du match de football entre l'Ajax d'Amsterdam et le Maccabit à la Vive FC, une rencontre qui avait été précédée de nombreuses provocations de la part des supporters israéliens, chants islamophobes et pro-génocidaires, drapeau palestinien arraché, des sifflets à la minute de silence aux victimes des inondations en Espagne, toute une série d'actes qui sont dans un premier temps restés invisibles de toute la couverture médiatique qui parlait déjà d'un pogrom avant que les images n'apparaissent sur les réseaux sociaux. Quelques jours après ces violences, la capitale néerlandaise est toujours en ébullition et a été le théâtre de nouvelles émeutes. Dans la nuit de lundi à ce mardi 12 novembre, le bilan provisoire est de 62 arrestations et 25 blessés, dont 5 gravement. Bonsoir Paul, bonsoir Maxi Erwen. Bonsoir. Une enquête de la police néerlandaise conclut effectivement que les supporters israéliens ont entonné un chant à la gloire des forces armées israéliennes, proféré des insultes envers les Arabes, brûlé un drapeau palestinien qui les avait décrochés d'une façade et endommagé un taxi. Mais tous ces faits sont mis sous le coup des dérapages commis par les supporters de foot alors que le caractère antisémite de leur assayant n'est pas questionné. Est-ce que vous, comment comprendre, messieurs, cette différence de traitement ?
Réponse partielle
Écoutez, moi je pense que ce que vous appelez une différence de traitement est simplement une sorte de mise à jour médiatique d'un antisémitisme qui monte dans les sociétés européennes. Il y a eu très longtemps un antisémitisme d'extrême droite, idéologique. Il y a eu un antisémitisme chrétien, résiduel du fait de la déchristianisation massive de la société française. Et il y a aussi, ça fait partie des faits, un antisémitisme musulman qui rejaillit dans toutes les villes où une communauté musulmane importante est établie. On n'a même pas pu organiser un match Belgique-Israël à Bruxelles obligeant les organisateurs à se délocaliser en Hongrie.
« Écoutez, moi je pense que ce que vous appelez une différence de traitement est simplement une sorte de mise à jour médiatique d'un antisémitisme qui monte dans les sociétés européennes. Il y a eu très longtemps un antisémitisme d'extrême droite, idéologique. Il y a eu un antisémitisme chrétien, résiduel du fait de la déchristianisation massive de la société française. Et il y a aussi, ça fait partie des faits, un antisémitisme musulman qui rejaillit dans toutes les villes où une communauté musulmane importante est établie. On n'a même pas pu organiser un match Belgique-Israël à Bruxelles obligeant les organisateurs à se délocaliser en Hongrie. »
Le Média · COUP D'ÉTAT ? ATTAL REND DES COMPTES ! / FRANCE-ISRAËL : FAUT-IL INTERDIRE LE MATCH ?Vérifier à 7:37
Question 23COUP D'ÉTAT ? ATTAL REND DES COMPTES ! / FRANCE-ISRAËL : FAUT-IL INTERDIRE LE MATCH ?
C'est différent de dire qu'il émane de musulmans que de la religion musulmane. Vous voyez quand même la distinction. Ce sont des comportements qui sont déviants et qui ne trouvent aucun fondement et justification. Je vais vous le dire, on ne va pas perdre de temps. Vous avez lu le Coran ?
Refus explicite
Non, non, mais attendez. À s'en prendre aux infidèles, aux juifs. Moi, je n'ai pas tout à fait entendu la même chose, ni lu d'ailleurs la même chose. Oui, mais très bien. Sauf que le fait est qu'il y a un antisémitisme musulman. On va commencer à nier également cette... C'est des musulmans, pas des musulmans. Il n'est pas intrinsèquement lié à la religion musulmane. Oui, mais qui est le produit aussi d'une culture dont certains se détachent, fort heureusement, mais qui est aussi le produit d'une culture. Moi, mon sujet, si vous voulez, au-delà, pour peut-être sortir un petit peu de cette confrontation, c'est comment fait-on nation dans des sociétés aussi divisées ? Lorsqu'on s'intéresse à l…
« Non, non, mais attendez. »
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Question 24COUP D'ÉTAT ? ATTAL REND DES COMPTES ! / FRANCE-ISRAËL : FAUT-IL INTERDIRE LE MATCH ?
Tous les traités sur le génocide, l'autodermination des peuples, avaient été votés et promulgués à cette époque de l'Andalousie ?
Réponse à côté
Non, mais si on condamne... Non, mais attendez, la colonisation a commencé bien avant ce type de traité. Donc si on condamne la colonisation, on condamne toutes les colonisations. Non, mais déjà, en plus, même historiquement, dans le débat, les historiens ne s'étaient pas d'accord pour nommer ça, colonisation, envahissement, l'occupation des terres, si vous voulez. Mais en fait, la colonisation, on le définit très historiquement comme une organisation de l'espace du monde selon des codes hiérarchiques et une hiérarchisation raciale. Mais qu'est-ce que c'était en Andalousie ? Une hiérarchie au nom d'une religie
« Non, mais si on condamne... Non, mais attendez, la colonisation a commencé bien avant ce type de traité. Donc si on condamne la colonisation, on condamne toutes les colonisations. Non, mais déjà, en plus, même historiquement, dans le débat, les historiens ne s'étaient pas d'accord pour nommer ça, colonisation, envahissement, l'occupation des terres, si vous voulez. Mais en fait, la colonisation, on le définit très historiquement comme une organisation de l'espace du monde selon des codes hiérarchiques et une hiérarchisation raciale. Mais qu'est-ce que c'était en Andalousie ? Une hiérarchie au nom d'une religie »
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Question 25COUP D'ÉTAT ? ATTAL REND DES COMPTES ! / FRANCE-ISRAËL : FAUT-IL INTERDIRE LE MATCH ?
Vous la mettez ?
Réponse à côté
Moi je vais rester fidèle à ma position la Russie les athlètes russes avaient leur place aux Jeux Olympiques les footballeurs israéliens doivent continuer de jouer au football et je remercie Bruno Retailleau de maintenir ce match à Paris pour nous éviter la honte de nous montrer incapables de recevoir une équipe juive 80 ans après la seconde guerre mondiale chose que Bruxelles n'a même pas été capable d'organiser et il a fallu encore une fois organiser Belgique Israël à Budapest à Budapest où les juifs voient leur synagogue être rénovée et même de nouvelles synagogues être reconstruites Max Erwan est-ce que votre boussole c'est le droit du Oni Orban devient un paradis pour les juifs en Euro…
« Moi je vais rester fidèle à ma position la Russie les athlètes russes avaient leur place aux Jeux Olympiques les footballeurs israéliens doivent continuer de jouer au football et je remercie Bruno Retailleau de maintenir ce match à Paris pour nous éviter la honte de nous montrer incapables de recevoir une équipe juive 80 ans après la seconde guerre mondiale chose que Bruxelles n'a même pas été capable d'organiser et il a fallu encore une fois organiser Belgique Israël à Budapest à Budapest où les juifs voient leur synagogue être rénovée et même de nouvelles synagogues être reconstruites Max Erwan est-ce que votre boussole c'est le droit du Oni Orban devient un paradis pour les juifs en Europe est-ce que le droit »
Le Média · COUP D'ÉTAT ? ATTAL REND DES COMPTES ! / FRANCE-ISRAËL : FAUT-IL INTERDIRE LE MATCH ?Vérifier à 37:01Voir 2 autres passages
« et en France tous ceux qui commettront des entorses au code pénal devront être réprimés mais en attendant si vous voulez le droit ce n'est pas empêcher des footballeurs des spectateurs d'assister à un match de foot dans un pays comme la France il y a des limites »
Le Média · COUP D'ÉTAT ? ATTAL REND DES COMPTES ! / FRANCE-ISRAËL : FAUT-IL INTERDIRE LE MATCH ?Vérifier à 37:50
« vous allez me le dire »
Le Média · COUP D'ÉTAT ? ATTAL REND DES COMPTES ! / FRANCE-ISRAËL : FAUT-IL INTERDIRE LE MATCH ?Vérifier à 38:12
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)
« y a déjà des textes qui sont déposés au sein de l'Assemblée. Sur le fait d'obliger un gouvernement à demander la confiance au Parlement, qui est le B.A.B. d'un régime parlementaire. C'est facile. On connaît l'article. C'est l'article 49, alinéa 1 de la Constitution. On peut le modifier. Et il nous reste du temps. Quand le gouvernement a eu la volonté politique d'inscrire l'IVG dans la Constitution et le droit à l'IVG dans la Constitution, ça a mis trois mois. »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 5:48
« voyez bien qu'on a déjà une érosion des libertés publiques, des libertés individuelles dans le cadre constitutionnel actuel. On a en France l'article 16 qui permet de déclarer un état d'urgence. Nous avons en France la possibilité de légiférer par voie d'ordonnance, c'est-à-dire de manière exorbitante, extraordinaire, sans passer par le Parlement, de pouvoir, pour le gouvernement, écrire des choses qui relèveraient normalement de la loi. Et puis, on a une justice qui n'est pas indépendante. Et donc là, ces sept mois qui nous restent jusqu'ici, qui nous séparent de »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 1:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Exactement. C'est-à-dire que les procureurs, dans leur avancement de carrière, ne sont pas aussi indépendants que le reste des magistrats. Et donc, on craint non seulement des circulaires, c'est-à-dire des instructions données aux procureurs pour instruire de manière politique un certain nombre de dossiers, mais aussi le fait de mettre, j'allais dire, presque au garde-à-vous des procureurs de la République qui, pour autant, doivent être indépendants parce que la justice, c'est le troisième pouvoir et doit être indépendante de »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 2:56Voir 2 autres passages
« Plusieurs éléments. Tout d'abord, un travail de terrain. Ça faisait deux ans qu'on continuait à être sur le terrain de la troisième circonscription. Je dis « on » parce que vraiment, ça a été un travail collectif des militantes et des militants de 2022 qui ont poursuivi l'aventure en 2024. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième élément, bien sûr, c'est le contexte politique où il y a eu un ras-le-bol de la pratique du pouvoir par Emmanuel Macron. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 10:44
« Je crois que j'ai gardé un certain nombre de principes peut-être, alors ils ne me viennent pas tous de Noël Mamère, mais en tout cas, oui je crois que le fait de parler à l'intelligence plutôt que toujours de vouloir parler aux tripes, aux bas instants, je crois que ça me vient de lui et c'est quelque chose que je compte aussi tenir dans mon mandat. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'est exactement cela. On a commandé un rapport, je dis on a, avec Mélanie Vogel qui est sénatrice, Mélissa Camara qui est députée européenne. Nous avons toutes les trois commandé un rapport à des juristes qui ne sont pas des militants écologistes, qui sont des spécialistes des institutions, de la fonction publique, du droit électoral et qui démontrent qu'en cas de choc autoritaire, c'est-à-dire d'une présidence autoritaire au sein de la République française, mais aussi d'une majorité même relative à l'Assemblée nationale. Il est très très facile de démanteler une à une les institutions qui nous protègent. Les institutions, elles vous protègent, vous, parce qu'elles permettent de lutter contre l'arbitraire. Elles nous protègent, nous, parce qu'elles permettent de préserver la dignité des personnes. Ce sont les juges, ce sont les contre-pouvoirs, les associations, les fonctionnaires également. Et donc tout cela est extrêmement faible. Et la France est sûrement le pays d'Europe le plus fragile, dont les institutions sont les plus fragiles. On a vu comment est-ce que la Hongrie ou la Pologne ont pu avoir des régimes autoritaires très rapidement en quelques années. En réalité, en France, ça peut prendre à peine quelques mois. »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 0:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour l'instant, non. C'est plutôt les journalistes, les associations, les avocats, les juristes, les militants politiques qui lisent ce rapport, qui est dense, parce qu'il traite de plusieurs sujets, et qui nous disent qu'on n'avait pas vu à quel point on était fragiles et aussi vulnérables face à un choc autoritaire. Et moi, j'attends que peut-être qu »
RFI — Invité politique · «Une victoire du RN mettrait en péril notre État de droit», alerte Léa Balage El Mariky (EELV)Vérifier à 6:21Voir 1 autre passage
« Oui, tout à fait. C'était une entreprise qui l'avait embauchée, ça faisait longtemps qu'elle connaissait une période de chômage à ce moment-là et qui l'avait embauchée pour refaire du téléconseil, c'est-à-dire de la vente par téléphone et on lui avait demandé de changer de prénom, de s'appeler Claire à ce moment-là, alors que son prénom c'est Bouchera. Et ça a été une violence symbolique importante, comme si quand on s'appelle Bouchera on n'est pas capable de vendre des produits, d'être respecté, d'être audible ou de convaincre. Et donc on a fait une pétition, je dis on parce qu'il y avait ma coloc de l'époque qui était aussi de mèche dans cette affaire, on a fait une pétition et l'entreprise n'a pas reconnu ses torts, mais en tout cas a changé ses pratiques. Et si elle l'a fait, c'est aussi au bénéfice de toutes celles et ceux qui y travaillent désormais. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 7:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Exactement, et on voit une photo de Noël Mamère et moi, nous sommes restés complices, amis, partenaires politiques et pendant cette période il y avait énormément de haine, aussi dans la rue. On se souvient des manifestations de la manif pour tous, les week-ends proféraient des propos homophobes réellement. Et puis on se souvient aussi, j'habitais le 15e arrondissement à cette époque, et à notre fenêtre de colocation nous avions le drapeau LGBT à notre fenêtre et nous voyions en face des voisins qui avaient le drapeau de la manif pour tous. Et donc vous voyez, on était chacune et chacun campé sur des positions, des positions de haine d'un côté et des positions qui permettent en réalité l'égalité de toutes et tous devant la loi. Et ça a été un souvenir particulier, moi j'étais dans le bureau, je le suivais en direct, et ça a été un souvenir particulier parce que ça me rappelait aussi mes années à Bègle où il y a eu des grands débats au sein des familles au moment où ce mariage avait été célébré par Noël Mamère. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 2:00Voir 2 autres passages
« Je ne sais pas si c'était la politique telle qu'on l'entend mais en tout cas j'ai pris goût à l'idée de rencontrer des gens, de faire campagne, de porter des idées. Puis voilà, j'étais très fière d'appartenir à ce conseil municipal des jeunes et je suis très fière qu'on puisse montrer aussi que les jeunes quand ils ont moins de 18 ans, ils ont plein de droits et je crois qu'ils doivent aussi avoir le droit de pouvoir s'exprimer. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 4:47
« Oui, tout à fait. C'était une entreprise qui l'avait embauchée, ça faisait longtemps qu'elle connaissait une période de chômage à ce moment-là et qui l'avait embauchée pour refaire du téléconseil, c'est-à-dire de la vente par téléphone et on lui avait demandé de changer de prénom, de s'appeler Claire à ce moment-là, alors que son prénom c'est Bouchera. Et ça a été une violence symbolique importante, comme si quand on s'appelle Bouchera on n'est pas capable de vendre des produits, d'être respecté, d'être audible ou de convaincre. Et donc on a fait une pétition, je dis on parce qu'il y avait ma coloc de l'époque qui était aussi de mèche dans cette affaire, on a fait une pétition et l'entreprise n'a pas reconnu ses torts, mais en tout cas a changé ses pratiques. Et si elle l'a fait, c'est aussi au bénéfice de toutes celles et ceux qui y travaillent désormais. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes12 nov. 2024 au 18 nov. 2024 · 3 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est de ne pas se tromper parce qu'on est interrogé sur l'ensemble des sujets qui intéressent le groupe. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 12:07Voir 2 autres passages
« Oui, ça demande du boulot et puis d'être sûr de rendre fiers les gens qui nous ont donné leur confiance. Donc, non, non, il ne faut pas se tromper. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 12:16
« Je voudrais juste terminer parce que, en fait, le prétexte au conflit israélo-palestinien a des limites. C'est-à-dire que ça existe. »
Le Média · COUP D'ÉTAT ? ATTAL REND DES COMPTES ! / FRANCE-ISRAËL : FAUT-IL INTERDIRE LE MATCH ?Vérifier à 9:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors en 1999, mes parents achètent leur maison à Bègle et donc moi je me retrouve dans cette nouvelle école, je ne connais pas grand monde et puis il y a l'annonce de cette élection d'un conseil municipal des jeunes, je reviens à la maison et je dis ça m'intéresse de pouvoir me présenter, porter mes idées, je le formulais certainement pas comme ça mais en tout cas ça m'intéresse. Et je dis à mon père le problème c'est que je ne connais personne et il m'a dit justement c'est l'occasion en faisant campagne de te faire connaître et de rencontrer des gens. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 4:08Voir 2 autres passages
« Plusieurs éléments. Tout d'abord, un travail de terrain. Ça faisait deux ans qu'on continuait à être sur le terrain de la troisième circonscription. Je dis « on » parce que vraiment, ça a été un travail collectif des militantes et des militants de 2022 qui ont poursuivi l'aventure en 2024. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième élément, bien sûr, c'est le contexte politique où il y a eu un ras-le-bol de la pratique du pouvoir par Emmanuel Macron. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 10:44
« Je l'ai vu, je l'ai entendu dans la rue, des gens me dire « je n'ai pas voté pour vous en 2022, mais là en 2024, c'est sûr, allez-y, vous avez notre confiance, on en a marre de celles et ceux qui piétinent les institutions, nos pratiques républicaines. » »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Plusieurs éléments. Tout d'abord, un travail de terrain. Ça faisait deux ans qu'on continuait à être sur le terrain de la troisième circonscription. Je dis « on » parce que vraiment, ça a été un travail collectif des militantes et des militants de 2022 qui ont poursuivi l'aventure en 2024. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième élément, bien sûr, c'est le contexte politique où il y a eu un ras-le-bol de la pratique du pouvoir par Emmanuel Macron. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 10:44Voir 2 autres passages
« Je l'ai vu, je l'ai entendu dans la rue, des gens me dire « je n'ai pas voté pour vous en 2022, mais là en 2024, c'est sûr, allez-y, vous avez notre confiance, on en a marre de celles et ceux qui piétinent les institutions, nos pratiques républicaines. » »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 11:11
« Mais c'est ça. Au dépouillement de leur identité ? Mais non, pas du dépouillement de leur identité. Ils conservaient tout à fait leur foi, leur rite, mais ils devaient, en contrepartie de cette protection-là, dire qu'un non-juif était aussi leur frère, autant que quelqu'un qui possédait la même religion qu'eux. Je crois que c'est cet effort, justement, qui a permis, dans le sillage de la République et de Napoléon, de transcender les divisions nationales. Du fait que nous sommes avant tout français, qui nous manque aujourd'hui. Qui fait qu'aujourd'hui, nous n'arrivons plus à faire société parce que le projet national français n'est pas assez fort. Et le projet peut-être des autres nations européennes. Il n'y a pas une identité suffisamment rassembleuse, un récit suffisamment rassembleur pour transcender ces communautés qui, aujourd'hui, ne se sentent plus en fraternité, mais qui se définissent simplement à raison de leurs origines ethniques ou religieuses, ce qui crée des fractures, comme dans toutes les sociétés fracturées, où il n'y a pas d'identité nationale suffisamment forte pour transcender les communautés. Moi, je pense que ce qui est vrai, c'est qu'il y a des logiques d'identification de formes de communautés avec ce que vous avez appelé improprement, à mon avis, le conflit israélo-palestin, mais qui est en fait la confrontation coloniale d'un pays qui colonise un peuple depuis 75 ans. Et de fait, vous l'avez souligné, certes, alors on peut utiliser les termes arabo-musulmans, culturellement, ce que vous voulez, mais il y a des gens qui sont issus d'immigration et qui ont connu une expérience coloniale et qui, de ce fait, peuvent s'identifier. Les liens, d'ailleurs, entre différentes factions politiques palestiniennes et l'Algérie et le mouvement anticolonial algérien sont avérés historiquement en termes de toutes sortes de coopérations et d'exemples. Et puis, par ailleurs, il y a effectivement une identification à ce sort de gens qui sont, encore une fois, il faut le dire, des Arabes. Il y a une identification du fait que, dans l'actualité, parce que l'Occident laisse, en gros, massacrer les Arabes en disant que la vie d'un arabe ne compte pas, même si c'est spécifiquement des Palestiniens dans le cas dont nous parlons, eh bien, il y a une identification qui est forte. Et elle fait écho à une situation de groupe minoritaire qui a connu, soit par son expérience, soit par l'héritage culturel qu'il a reçu, cette situation de colonisation. Et encore une fois, je veux dire, ça alimente des fractures à l'intérieur de l'espace national. La question, pour moi, c'est pas est-ce qu'il faut un projet pour être français ? Le problème, c'est qu'effectivement, la division de la société, c'est une société inégalitaire, extrêmement violente, et que c'est ça qui organise les divisions et les sanctions dans la société. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, c'est ça. J'étais en congé maternité et toutes les trois heures, j'allais rentrer à la maison pour allaiter mon fils, tirer mon lait, etc. Je crois que, enfin, voilà, c'est sport, mais je ne dirais pas que ça donne un sens parce que ça fait un peu pédant de dire ça. Mais bon, quand on rentre à la maison, on se dit « je sais pourquoi je le fais quand même ». »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 11:40Voir 2 autres passages
« Eh bien, alors c'est drôle, vous avez mis « to be free ». »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 12:30
« Je crois que quand on apporte des idées qui sont justes, qui entrent en résonance aussi avec les aspirations, les colères, les espoirs, eh bien d'avoir un discours très clair, de dire voilà ma mère a connu une situation de discrimination, il faut la réparer, il faut la dénoncer et la réparer. C'est assez simple et donc on a réussi, mais on est allé chercher des réseaux, des personnes qui pouvaient aussi rendre visible cette pétition. Et à l'époque, j'ai pu compter sur le soutien de nombre d'écologistes qui ont participé aussi à faire augmenter la visibilité de cette pétition. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, moi j'ai eu des discussions très franches avec Medine au moment où il a fait son tweet, il a reconnu ensuite cette... Alors ce n'était pas une maladresse, des propos inadaptés, la blessure que cela pouvait engendrer. Et je crois qu'en réalité, quand on a des porte-voix qui nous disent que sur un sujet, ils se sont trompés, qu'ils ont fait le chemin et qu'ils nous explicitent ce chemin, on gagne beaucoup à les écouter. Ça a été un moment qui a suscité énormément de polémiques et je comprends aisément pourquoi cette invitation avait surpris un bon nombre de personnes. Mais quand on l'a écouté, d'une certaine manière s'excuser aussi, c'est important de pouvoir le faire publiquement. On lui a donné l'occasion et on a donné l'occasion aussi aux personnes qui se sont senties blessées, notamment notre groupe de travail sur la lutte contre l'antisémitisme, de pouvoir dialoguer avec lui et de lui expliquer en quoi ses propos étaient problématiques. »
LCP — La Politique et moi · Léa Balage El Mariky, l'écologiste engagée depuis ses 9 ansVérifier à 9:34Voir 2 autres passages
« Il va falloir simplement juste prendre chaque point séparément. Et ensuite, on reviendra au conflit israélo-palestinien. Parce que les supporters israéliens ont quitté les Pays-Bas. Et les nuits d'émeutes ont continué. Enfin, les émeutes ont continué. Les violences ont continué à coup de juifs cancer. Donc là, on est dans des termes antisémites avérés et que l'on retrouve dans différentes villes en Europe. Donc il y a un contexte antisémite évident qui est galvanisé par un contexte géopolitique lui aussi évident. Mais je pense qu'il faut séparer les choses et ne pas mettre tout sur le dos du conflit israélo-palestinien qui existe. Et puis peut-être aussi s'interroger, il n'y a pas de palestiniens en Europe. Donc il y a une identification à la cause palestinienne. Pourquoi ? Pour des motifs de connivence religieuse et culturelle évidentes. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
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« – J'ai expliqué pourquoi les médias avaient peut-être sous-estimé, un certain nombre de propos. Je crois que c'est lié à un contexte dont il faut parler, y compris dans votre média. – Moi, j'y viens. La question, c'est que, quelles que soient les provocations, y compris le fait qu'ils aient sans doute apparu comme une menace pour des personnes dont ils ont décroché un drapeau à la fenêtre en se comportant armés dans les rues, comme on a tous vu les images, est un problème. Ça n'empêche que ça ne justifie en rien des violences contre les individus. La question, c'est qu'est-ce que faisait la police d'ailleurs face à ces apologies de crimes, ces champs racistes et aucune intervention ? Et ensuite, bien entendu, la réponse qui a été faite par des habitants de ces quartiers, quand dire, est aussi violente et donc pas acceptable. Mais encore une fois, c'est donc bien la question politique. Et vous dites, c'est ce que vous avez dit, en gros, il y a une explosion de l'antisémitisme à cause des musulmans. Et bon, moi, ça me pose un problème. Et vous avez dit, quel est le lien avec la question de l'État d'Israël ? Bon, d'abord, il faut effectivement souligner qu'il y a une part de responsabilité des gouvernements israéliens aujourd'hui qui ont systématiquement instrumentalisé l'identité. Non, mais on ne peut pas utiliser la politique du gouvernement israélien pour justifier des massacres de juifs en plein cœur de l'Europe. C'est quand même ce qui s'est passé. Il n'y a pas eu de massacre. Si, si, on a demandé aux gens leur nationalité pour les massacrer. Il n'y a pas eu de massacre. Le mot massacre est un point lourd et déterminant. Je l'ai dit moi-même, je condamne toute forme d'action violente qui a pour but de se donner justice pour quelque sorte de forme de provocation ou quoi que ce soit. Ce n'est pas mon sujet. La question, c'est, je le disais, effectivement, l'instrumentalisation par le gouvernement israélien de l'identité ou des identités, ce serait plus juif, pour justifier le sionisme, ce que vous avez défini comme un droit à l'autodétermination, mais qui est en réalité un mouvement colonial qui dit qu'aujourd'hui, on expulse les Palestiniens depuis 75 ans de leur terre pour pouvoir organiser l'État d'Israël actuellement. Eh bien, c'est ça le problème. Parce qu'encore une fois, je veux dire, la question de l'autodétermination du peuple juif est une question posée dans tous les débats sur le sionisme, mais la question qui est posée, ce n'est pas, est-ce qu'ils ont le droit ? C'est dans l'État actuel des choses, ils n'ont pas le droit d'établir un État en violant systématiquement le droit international, en organisant un nettoyage ethnique qui s'est fait en défaveur des Palestiniens, dont on a bien vu, aujourd'hui, le sort qu'il leur est proposé, c'est le massacre, ou de vivre sous occupation, en Cisjordanie en l'occurrence. Donc, la question, c'est que... »
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