Ministre de l'Intérieur — Gouvernement Lecornu II·RE
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Laurent Nuñez — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
9 févr. 2024 au 7 mai 2026
Questions
378
Entretiens
18
Sources
18
Heures analysées
6,2 h
Répartition sur 378 questions évaluables
Réponse directe
263
Réponse partielle
58
Réponse à côté
37
Refus explicite
20
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 176 à 200 sur 378
Question 17610 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent Nuñez
Deux questions encore, Laurent Nunez. L'une sur une vidéo en Seine-Saint-Denis. L'autre sur la question de la sécurisation des fêtes juives à venir. En Seine-Saint-Denis, un policier a été filmé par une habitante en train de gifler un jeune. C'est dans votre secteur. La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Elle suscite la colère. Est-ce qu'elle suscite votre colère également ?
Réponse directe
Je comprends que cette vidéo suscite la colère. Moi-même, quand je l'ai vue, j'étais un petit peu... Je me suis très interrogatif et j'ai demandé évidemment des explications. D'abord, le contexte... C'est 30 secondes d'une action policière où vous avez des policiers de Seine-Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, qui effectuaient des contrôles et qui ont repéré un groupe de jeunes. Il y avait huit jeunes, dont deux qui étaient sous contrôle judiciaire et qui n'étaient pas autorisés à se voir. Et on est sur un territoire où il y a un point de deal. Donc ils ont effectué un contrôle, ils ont interpellé deux personnes. Et ce que vous voyez, c'est la fin de l'action. Donc il y a un contexte particu…
« Je comprends que cette vidéo suscite la colère. Moi-même, quand je l'ai vue, j'étais un petit peu... Je me suis très interrogatif et j'ai demandé évidemment des explications. D'abord, le contexte... »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités9 févr. 2024 au 7 mai 2026 · 53 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« en tout cas on aurait pu les verbaliser plus sévèrement avec du délit ça veut dire le délit c'est pour comprendre ce que ça veut dire ça veut dire des peines de prison des amendes extrêmement fortes et puis la possibilité d'aller en garde à vue je pense que ce sera plus dissuasif ça me paraît assez clair et dans le projet Riposte d'ailleurs on vise à durcir systématiquement les sanctions d'un certain nombre d'infractions insupportables pour nos concitoyens et qui persistent les rêves parties les rodéos les violences dans le sport on l'a vu hier soir les violences autour du sport le protocytes d'azote l'usage de mortier contre les forces de l'ordre tout à l'heure on parlait des violences contre les forces de l'ordre qui augmentent de 19% la plupart du temps c'est l'usage de mortier donc voilà on durcit la sanction puis par ailleurs dans ce texte on vise aussi à faciliter les procédures c'est d'abord un choc d'autorité des sanctions et puis un choc d'efficacité moi je veux aussi que les policiers puissent et les gendarmes puissent avoir des moyens accrus de lutter contre la délinquance donc on permet d'utiliser la vidéo la vidéo assistée la vidéo protection assistée comme on l'avait fait pendant les JO sur des bâtiments fréquentés par un nombre public dans des lieux publics on permet aussi une meilleure utilisation des lecteurs automatisés des plaques d'immatriculation pour mieux surveiller les flux pour lutter contre tout type de délinquance pouvoir conserver les données plus longtemps on permet également aux policiers et gendarmes d'avoir des possibilités accrues en matière de fouilles sur les zones frontalières voilà donc on renforce à la fois les sanctions et les possibilités d'action des forces de sécurité »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 14:10
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« C'est 30 secondes d'une action policière où vous avez des policiers de Seine-Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, qui effectuaient des contrôles et qui ont repéré un groupe de jeunes. Il y avait huit jeunes, dont deux qui étaient sous contrôle judiciaire et qui n'étaient pas autorisés à se voir. Et on est sur un territoire où il y a un point de deal. Donc ils ont effectué un contrôle, ils ont interpellé deux personnes. Et ce que vous voyez, c'est la fin de l'action. Donc il y a un contexte particulier quand même. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 14:21
« Contexte particulier, c'est ça. C'est une action de police où il y a eu deux interpellations avec un groupe d'individus, dont certains étaient sous contrôle judiciaire. Il y a le contexte particulier qui est celui de Seine-Saint-Denis, où les effectifs qui interviennent sont régulièrement pris à partie. Bon, donc évidemment que ce geste, il est condamnable, il n'est pas déontologique. Donc évidemment, je le condamne, il n'est pas déontologique. Mais il est important de rappeler le contexte très difficile dans lequel travaillent les policiers. Il y a une enquête administrative qui est ouverte. Ce policier, je le connais. Je le connais, puisque j'ai eu l'occasion de le rencontrer, puisqu'à de nombreuses reprises, il a été blessé dans des interventions. Celui qui crache ? Ce policier, moi je l'avais rencontré quelques semaines avant pour le féliciter, parce qu'il était intervenu sur une agression de policier d'un individu. Ils avaient interpellé un individu qui agressait des policiers. Donc vous dites quoi ? Je dis que le geste, il est condamnable. Je dis que le geste, il est condamnable, parce qu'il donne du grain à moudre à ceux qui critiquent la police et qui veulent laisser à penser qu'il y a une systématisation des violences policières. Mais vous êtes en train de nous expliquer le contexte. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 14:47
Question 17710 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent Nuñez
Ça veut dire quoi ?
Réponse à côté
Bien sûr, il était à bout. Il y avait une forme de lassitude chez lui, évidemment. Le geste est condamnable. Il y a une enquête administrative qui a été ouverte. Surtout, le parquet de Bobigny a été saisi. Mais il est important de rappeler le contexte. Les policiers travaillent dans des conditions qui sont très, très, très difficiles. Voilà.
« Bien sûr, il était à bout. Il y avait une forme de lassitude chez lui, évidemment. Le geste est condamnable. Il y a une enquête administrative qui a été ouverte. Surtout, le parquet de Bobigny a été saisi. Mais il est important de rappeler le contexte. Les policiers travaillent dans des conditions qui sont très, très, très difficiles. Voilà. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 15:46
Question 17810 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent Nuñez
Laurent Nunez, pouvez-vous nous dire ce matin, d'abord, quel type d'action vous anticipez, et ensuite, quelle réponse en termes d'autorité ou de force de l'ordre vous avez ?
Réponse partielle
Je vais vous répondre très clairement. D'abord, une partie de ces appels sont relayés par les réseaux sociaux, tout simplement. Donc vous avez d'abord des manifestations. Il y a quand même quelques manifestations, qu'on s'attend à ces peu nombreuses, mais par exemple, sur Paris, pour toute la région Île-de-France, sur Paris, il y en a quelques-unes. Premier point.
« Je vais vous répondre très clairement. D'abord, une partie de ces appels sont relayés par les réseaux sociaux, tout simplement. Donc vous avez d'abord des manifestations. Il y a quand même quelques manifestations, qu'on s'attend à ces peu nombreuses, mais par exemple, sur Paris, pour toute la région Île-de-France, sur Paris, il y en a quelques-unes. Premier point. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 2:38
Question 17910 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent Nuñez
Le mois de septembre est un mois de fête dans la communauté juive. Est-ce que vous redoutez des actes ciblés sur la communauté juive ?
Réponse directe
Oui, comme pour chaque séquence religieuse. Effectivement, on va avoir Rochachana qui commence à la fin, je crois que c'est le 22 septembre, et puis on a ensuite Kippour, Soukhot, tout ça nous emmène jusqu'au 13 octobre. Oui, comme d'habitude, nous prendrons des mesures de sécurisation des lieux de culte, des lieux d'interaction.
« Oui, comme pour chaque séquence religieuse. Effectivement, on va avoir Rochachana qui commence à la fin, je crois que c'est le 22 septembre, et puis on a ensuite Kippour, Soukhot, tout ça nous emmène jusqu'au 13 octobre. Oui, comme d'habitude, nous prendrons des mesures de sécurisation des lieux de culte, des lieux d'interaction. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 17:33
Question 18010 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent Nuñez
Dans quel coin ?
Réponse directe
Place de la République, place des Fêtes, voilà. Il y a des appels qui circulent sur les réseaux sociaux. Certaines sont même déclarées. D'autres seront interdites parce qu'elles ont lieu à des endroits où il n'y a jamais de manifestation. Donc il y aura des arrêtés d'interdiction prises de manière très limitée, évidemment. Mais il y a d'abord un certain nombre de manifestations. Donc manifestations. Il y a surtout des appels à blocage. Et les lieux que vous avez cités figurent parmi ces appels. C'est-à-dire que c'est tous les intérêts essentiels du pays. C'est-à-dire le périphérique, évidemment, semble très ciblé. Vous avez les dépôts d'hydrocarbures, des dépôts de logistique, les gares, le…
« Place de la République, place des Fêtes, voilà. Il y a des appels qui circulent sur les réseaux sociaux. Certaines sont même déclarées. D'autres seront interdites parce qu'elles ont lieu à des endroits où il n'y a jamais de manifestation. Donc il y aura des arrêtés d'interdiction prises de manière très limitée, évidemment. Mais il y a d'abord un certain nombre de manifestations. Donc manifestations. Il y a surtout des appels à blocage. Et les lieux que vous avez cités figurent parmi ces appels. C'est-à-dire que c'est tous les intérêts essentiels du pays. C'est-à-dire le périphérique, évidemment, semble très ciblé. Vous avez les dépôts d'hydrocarbures, des dépôts de logistique, les gares, les aéroports, les transports publics aussi, sans parler des gares elles-mêmes. Donc voilà, il y a un certain nombre de sites qu'on appelle à bloquer. Et on s'attend sur ces sites à des opérations coup de poing. Pas forcément beaucoup d'individus. Vous savez, il suffit de quelques dizaines d'individus pour bloquer ponctuellement, provisoirement, une gare ou un départ de TGV, par exemple. Et là, on interviendra systématiquement. Dernier type d'action, évidemment, qu'on redoute, ce sont les actes de sabotage. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 2:59Voir 2 autres passages
« Je les viserai notamment les transports publics. On a vu par le passé que ça pouvait avoir lieu. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 3:55
« Par exemple, voilà. Et donc, pour chacune de ces actions, il y aura pour les manifestations, évidemment, un encadrement. On ne tolérera aucune dégradation. Et pour les blocages, les entraves aux intérêts essentiels, c'est les instructions qu'on a reçues du ministre d'État, des interventions systématiques des forces de sécurité intérieure, systématiques, pour débloquer ces bloqués. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent Nuñez
Question 18110 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent Nuñez
Est-ce que ça veut dire blocage de rocade ?
Réponse partielle
Je vais vous répondre très clairement. D'abord, une partie de ces appels sont relayés par les réseaux sociaux, tout simplement. Donc vous avez d'abord des manifestations. Il y a quand même quelques manifestations, qu'on s'attend à ces peu nombreuses, mais par exemple, sur Paris, pour toute la région Île-de-France, sur Paris, il y en a quelques-unes. Premier point.
« Je vais vous répondre très clairement. D'abord, une partie de ces appels sont relayés par les réseaux sociaux, tout simplement. Donc vous avez d'abord des manifestations. Il y a quand même quelques manifestations, qu'on s'attend à ces peu nombreuses, mais par exemple, sur Paris, pour toute la région Île-de-France, sur Paris, il y en a quelques-unes. Premier point. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 2:38
Question 18210 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent Nuñez
Est-ce qu'il y a des arrestations de manière anticipée ?
Réponse directe
Non, il y a les services de renseignement et de l'antiterrorisme qui travaillent sur ces sujets. Non, on n'a pas de menaces connues, il n'y a pas de projets, mais on a un gros dispositif de sécurisation. Et comme à chaque fois pour les fêtes religieuses, le ministre d'État adressera des instructions de vigilance à l'ensemble des préfets de France. On restera évidemment, et malheureusement, toujours très vigilants sur les intérêts juifs. Malheureusement, parce que c'est quand même de plus en plus compliqué pour nos compatriotes juifs, compte tenu des menaces et des actes antisémites qu'ils subissent au quotidien.
« Non, il y a les services de renseignement et de l'antiterrorisme qui travaillent sur ces sujets. Non, on n'a pas de menaces connues, il n'y a pas de projets, mais on a un gros dispositif de sécurisation. Et comme à chaque fois pour les fêtes religieuses, le ministre d'État adressera des instructions de vigilance à l'ensemble des préfets de France. On restera évidemment, et malheureusement, toujours très vigilants sur les intérêts juifs. Malheureusement, parce que c'est quand même de plus en plus compliqué pour nos compatriotes juifs, compte tenu des menaces et des actes antisémites qu'ils subissent au quotidien. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 18:36
Question 18310 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent Nuñez
Est-ce qu'il y a aujourd'hui des enquêtes ouvertes pour certains qui projetteraient à la fin du mois de s'en prendre aux communautés juives ?
Réponse directe
Non, il y a les services de renseignement et de l'antiterrorisme qui travaillent sur ces sujets. Non, on n'a pas de menaces connues, il n'y a pas de projets, mais on a un gros dispositif de sécurisation. Et comme à chaque fois pour les fêtes religieuses, le ministre d'État adressera des instructions de vigilance à l'ensemble des préfets de France. On restera évidemment, et malheureusement, toujours très vigilants sur les intérêts juifs. Malheureusement, parce que c'est quand même de plus en plus compliqué pour nos compatriotes juifs, compte tenu des menaces et des actes antisémites qu'ils subissent au quotidien.
« Non, il y a les services de renseignement et de l'antiterrorisme qui travaillent sur ces sujets. Non, on n'a pas de menaces connues, il n'y a pas de projets, mais on a un gros dispositif de sécurisation. Et comme à chaque fois pour les fêtes religieuses, le ministre d'État adressera des instructions de vigilance à l'ensemble des préfets de France. On restera évidemment, et malheureusement, toujours très vigilants sur les intérêts juifs. Malheureusement, parce que c'est quand même de plus en plus compliqué pour nos compatriotes juifs, compte tenu des menaces et des actes antisémites qu'ils subissent au quotidien. »
BFMTV · 10 septembre, jeune giflé à Saint-Denis, lieux de culte... L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 18:36
Question 184Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Est-ce que ça, Laurent Nunez, vous avez vu aussi une différence ?
Réponse à côté
Honnêtement, je n'irai pas jusque-là. Je n'ai pas forcément le temps long. Moi, je suis pour la police depuis 2022. Avant, j'étais dans le renseignement, comme chacun sait. C'était plus confidentiel, plus secret. Donc, je... Je n'ai pas ce sentiment d'une bascule. C'est sûr que... Après, il y a... Ça dépasse largement mes compétences. Il y a des études de santé publique connues. C'est vrai que le Covid, la période d'isolement, a eu un effet au moment du sortir du confinement. Est-ce que ça peut expliquer ces phénomènes ? Je n'en sais rien. En tout cas, ce que je peux dire à M. le maire, s'il le sait, c'est que sur ces sujets de détection qui sont extrêmement importants, le travail partenari…
« Honnêtement, je n'irai pas jusque-là. Je n'ai pas forcément le temps long. Moi, je suis pour la police depuis 2022. Avant, j'étais dans le renseignement, comme chacun sait. C'était plus confidentiel, plus secret. Donc, je... Je n'ai pas ce sentiment d'une bascule. C'est sûr que... Après, il y a... Ça dépasse largement mes compétences. Il y a des études de santé publique connues. C'est vrai que le Covid, la période d'isolement, a eu un effet au moment du sortir du confinement. Est-ce que ça peut expliquer ces phénomènes ? Je n'en sais rien. En tout cas, ce que je peux dire à M. le maire, s'il le sait, c'est que sur ces sujets de détection qui sont extrêmement importants, le travail partenarial qui est fait entre les maires, les préfets, les services de police ou de gendarmerie sauvant la zone, il est exceptionnel quand même. Il y a une coordination qui est très forte. Et quand vous parliez, vous avez raison, M. le maire, la détection, c'est fondamental. Certes, le Premier ministre l'a dit encore ces dernières heures, il y a aussi besoin effectivement de personnel d'accompagnement dans les établissements scolaires, des infirmiers. Mais la détection, par exemple, des affrontements entre bandes, c'est quelque chose d'important sur lequel on travaille avec les élus qui ont souvent »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 36:16Voir 2 autres passages
« la CLSPD, la… – Mais en vrai, monsieur le maire, moi, en vrai, j'assume de dire que quand même, grâce à ce travail partenarial qu'on fait, qui va s'accentuer, je disais tout à l'heure, – C'était leur propos. – Il y a la nouvelle stratégie de prévention, la stratégie nationale de prévention de la délinquance qui va bientôt être adoptée. Ce travail partenarial, en vrai, il nous permet de détecter beaucoup d'incidents, beaucoup d'affrontements. Malheureusement, certains nous échappent, on ne les détecte pas parce qu'ils vont se dérouler. Parfois, la cause d'un affrontement à la sortie d'un établissement scolaire, »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 37:43
« les affrontements entre bandes, pour l'agglomération parisienne, à la sortie des établissements scolaires, c'est 1 sur 5 seulement. Souvent, ça se passe ailleurs, il faut bien le dire, mais généralement, la cause d'un affrontement, quel qu'il soit où il se déroule, on arrive aussi à la détecter parce que vous avez des personnels, vous avez une police municipale, vous avez les bailleurs sociaux, vous avez souvent des médiateurs, et puis nous, dans les commissariats, on a aussi des contacts »
Question 185Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
– Soirée spéciale sur BFM TV, notre premier invité ce soir a sous ses ordres 42 000 hommes dont 27 000 policiers. C'est lui qui est chargé de faire régner l'ordre dans la plus grande région de France, Paris et ses environs. Confronté notamment à cette violence des mineurs dont on parle ce soir, il va nous dire ce que devrait être ce choc d'autorité qu'il réclame pour la France. Bonsoir Laurent Nunes. – Bonsoir. – Merci beaucoup d'être avec nous, vous êtes le préfet de police de Paris, merci d'avoir accepté d'être le premier grand témoin de cette soirée spéciale. – A mes côtés, Pauline Rovna, bonsoir Pauline, chef du service police-justice de BFM TV. Je voudrais évidemment qu'on commence par nos gens, monsieur le préfet. La mort de Mélanie, cette surveillante tuée par un collégien de 14 ans qui vient d'ailleurs d'être mise en examen ce soir. On va parler dans un instant de toutes les mesures possibles et imaginables qui ont été mises sur la table ces derniers jours, les portiques de sécurité, l'interdiction des ventes de couteaux. Mais d'abord, est-ce que vous-même, est-ce que vos hommes, vous ne vous sentez pas désarmés quand vous voyez comme ici un adolescent en garde à vue, 14 ans, qu'il montre aucun regret, aucune compassion, ce sont les mots du procureur, pour la victime qu'il vient de tuer ?
Réponse directe
– Non, enfin moi je… d'abord j'ai une pensée évidemment pour cette victime, pour cette… c'est pas dans ma zone de compétence, mais je pense qu'il y avait une forme de préméditation dans cette action, enfin le procureur s'est exprimé, j'ai pas de commentaire à faire, mais j'ai évidemment beaucoup de… une pensée pour cette victime, beaucoup de compassion comme celle de tous nos compatriotes finalement, face à ce drame horrible d'un gamin de 14 ans qui tue une assistante d'éducation à coup de poignard à l'entrée d'un collège, en présence des gendarmes qui effectuaient des contrôles. – Évidemment, on va y revenir. – Pour répondre à votre question, en présence des gendarmes qui étaient présents,…
« – Non, enfin moi je… d'abord j'ai une pensée évidemment pour cette victime, pour cette… c'est pas dans ma zone de compétence, mais je pense qu'il y avait une forme de préméditation dans cette action, enfin le procureur s'est exprimé, j'ai pas de commentaire à faire, mais j'ai évidemment beaucoup de… une pensée pour cette victime, beaucoup de compassion comme celle de tous nos compatriotes finalement, face à ce drame horrible d'un gamin de 14 ans qui tue une assistante d'éducation à coup de poignard à l'entrée d'un collège, en présence des gendarmes qui effectuaient des contrôles. – Évidemment, on va y revenir. – Pour répondre à votre question, en présence des gendarmes qui étaient présents, qui effectuaient des contrôles, comme nous demande de le faire le ministre d'État, ministre de l'Intérieur, la ministre d'État en charge de l'Éducation nationale, non, on se sent pas désarmé, jamais, donc nous le combat il est permanent, on a des instructions de lutter contre la délinquance, d'être présents, d'éviter que ce genre d'actes arrivent, malheureusement ils arrivent. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 1:07
Question 186Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Tout le monde prend référence depuis les débats que l'on a depuis lundi, notamment le Covid. Est-ce que vous avez vu, vous, quelque chose se passer, notamment chez les jeunes, en termes de violence ?
Réponse partielle
Honnêtement, je n'irai pas jusque-là. Je n'ai pas forcément le temps long. Moi, je suis pour la police depuis 2022. Avant, j'étais dans le renseignement, comme chacun sait. C'était plus confidentiel, plus secret. Donc, je... Je n'ai pas ce sentiment d'une bascule. C'est sûr que... Après, il y a... Ça dépasse largement mes compétences. Il y a des études de santé publique connues. C'est vrai que le Covid, la période d'isolement, a eu un effet au moment du sortir du confinement. Est-ce que ça peut expliquer ces phénomènes ? Je n'en sais rien. En tout cas, ce que je peux dire à M. le maire, s'il le sait, c'est que sur ces sujets de détection qui sont extrêmement importants, le travail partenari…
« Honnêtement, je n'irai pas jusque-là. Je n'ai pas forcément le temps long. Moi, je suis pour la police depuis 2022. Avant, j'étais dans le renseignement, comme chacun sait. C'était plus confidentiel, plus secret. Donc, je... Je n'ai pas ce sentiment d'une bascule. C'est sûr que... Après, il y a... Ça dépasse largement mes compétences. Il y a des études de santé publique connues. C'est vrai que le Covid, la période d'isolement, a eu un effet au moment du sortir du confinement. Est-ce que ça peut expliquer ces phénomènes ? Je n'en sais rien. En tout cas, ce que je peux dire à M. le maire, s'il le sait, c'est que sur ces sujets de détection qui sont extrêmement importants, le travail partenarial qui est fait entre les maires, les préfets, les services de police ou de gendarmerie sauvant la zone, il est exceptionnel quand même. Il y a une coordination qui est très forte. Et quand vous parliez, vous avez raison, M. le maire, la détection, c'est fondamental. Certes, le Premier ministre l'a dit encore ces dernières heures, il y a aussi besoin effectivement de personnel d'accompagnement dans les établissements scolaires, des infirmiers. Mais la détection, par exemple, des affrontements entre bandes, c'est quelque chose d'important sur lequel on travaille avec les élus qui ont souvent »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 36:16
Question 187Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
La justice, je vais vous soumettre une idée qui fait partie des propositions faites par Gérald Darmanin qui est le fait de pouvoir infliger de très courtes peines dès la première infraction. Est-ce que ça, ce serait un outil qui pourrait vous aider ?
Réponse directe
si vous écoutez bien ce que dit Gérald Darmanin, moi, je suis évidemment tout à fait d'accord avec ce que dit le ministre d'État. Mais si vous l'écoutez bien, il veut en plus que ça se passe dans des établissements très vite et dans des établissements spécialisés. Ces jeunes ne rencontrent pas dans ce centre de détention avec des très courtes perles immédiates des individus qui vont les engreiner et les entraîner dans d'autres types de délinquants. C'est-à-dire qu'ils soient vraiment un peu protégés de l'univers carcéral.
« si vous écoutez bien ce que dit Gérald Darmanin, moi, je suis évidemment tout à fait d'accord avec ce que dit le ministre d'État. Mais si vous l'écoutez bien, il veut en plus que ça se passe dans des établissements très vite et dans des établissements spécialisés. Ces jeunes ne rencontrent pas dans ce centre de détention avec des très courtes perles immédiates des individus qui vont les engreiner et les entraîner dans d'autres types de délinquants. C'est-à-dire qu'ils soient vraiment un peu protégés de l'univers carcéral. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 46:26
Question 188Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Vos hommes ont vu une différence ?
Réponse à côté
Honnêtement, je n'irai pas jusque-là. Je n'ai pas forcément le temps long. Moi, je suis pour la police depuis 2022. Avant, j'étais dans le renseignement, comme chacun sait. C'était plus confidentiel, plus secret. Donc, je... Je n'ai pas ce sentiment d'une bascule. C'est sûr que... Après, il y a... Ça dépasse largement mes compétences. Il y a des études de santé publique connues. C'est vrai que le Covid, la période d'isolement, a eu un effet au moment du sortir du confinement. Est-ce que ça peut expliquer ces phénomènes ? Je n'en sais rien. En tout cas, ce que je peux dire à M. le maire, s'il le sait, c'est que sur ces sujets de détection qui sont extrêmement importants, le travail partenari…
« Honnêtement, je n'irai pas jusque-là. Je n'ai pas forcément le temps long. Moi, je suis pour la police depuis 2022. Avant, j'étais dans le renseignement, comme chacun sait. C'était plus confidentiel, plus secret. Donc, je... Je n'ai pas ce sentiment d'une bascule. C'est sûr que... Après, il y a... Ça dépasse largement mes compétences. Il y a des études de santé publique connues. C'est vrai que le Covid, la période d'isolement, a eu un effet au moment du sortir du confinement. Est-ce que ça peut expliquer ces phénomènes ? Je n'en sais rien. En tout cas, ce que je peux dire à M. le maire, s'il le sait, c'est que sur ces sujets de détection qui sont extrêmement importants, le travail partenarial qui est fait entre les maires, les préfets, les services de police ou de gendarmerie sauvant la zone, il est exceptionnel quand même. Il y a une coordination qui est très forte. Et quand vous parliez, vous avez raison, M. le maire, la détection, c'est fondamental. Certes, le Premier ministre l'a dit encore ces dernières heures, il y a aussi besoin effectivement de personnel d'accompagnement dans les établissements scolaires, des infirmiers. Mais la détection, par exemple, des affrontements entre bandes, c'est quelque chose d'important sur lequel on travaille avec les élus qui ont souvent »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 36:16Voir 2 autres passages
« la CLSPD, la… – Mais en vrai, monsieur le maire, moi, en vrai, j'assume de dire que quand même, grâce à ce travail partenarial qu'on fait, qui va s'accentuer, je disais tout à l'heure, – C'était leur propos. – Il y a la nouvelle stratégie de prévention, la stratégie nationale de prévention de la délinquance qui va bientôt être adoptée. Ce travail partenarial, en vrai, il nous permet de détecter beaucoup d'incidents, beaucoup d'affrontements. Malheureusement, certains nous échappent, on ne les détecte pas parce qu'ils vont se dérouler. Parfois, la cause d'un affrontement à la sortie d'un établissement scolaire, »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 37:43
« les affrontements entre bandes, pour l'agglomération parisienne, à la sortie des établissements scolaires, c'est 1 sur 5 seulement. Souvent, ça se passe ailleurs, il faut bien le dire, mais généralement, la cause d'un affrontement, quel qu'il soit où il se déroule, on arrive aussi à la détecter parce que vous avez des personnels, vous avez une police municipale, vous avez les bailleurs sociaux, vous avez souvent des médiateurs, et puis nous, dans les commissariats, on a aussi des contacts »
Question 189Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Ce n'est pas décourageant pour vos hommes de voir que précisément des jeunes interpellés six fois, douze fois par les agents de police dont vous avez la responsabilité, les mêmes mineurs sans qu'il ne se passe rien ou en tout cas rien qui soit de nature à les arrêter. Est-ce que ça, ce n'est pas décourageant ?
Réponse partielle
Non, ce n'est pas décourageant. Il faut continuer à le faire. Moi, ce que je dis souvent à mes effectifs, c'est que nous, nous sommes là pour interpeller les gens. Nous, dans la police, dans la police en général, et c'est vrai aussi en gendarmerie, et c'est vrai pour les effectifs de la préfecture de police, nous, on ne connaît pas l'excuse de minorité. Quand il y a un acte violent, on intervient, on interpelle la personne. Donc, vous, Vous, c'est bien la justice. La justice, ensuite, elle passe. Les magistrats, ils appliquent les textes tels qu'ils sont. Moi, je crois que c'est ce que je dis toujours, c'est la question qu'il faut se poser. Moi, j'ai le sentiment, quand même, dans la lutte…
« Non, ce n'est pas décourageant. Il faut continuer à le faire. Moi, ce que je dis souvent à mes effectifs, c'est que nous, nous sommes là pour interpeller les gens. Nous, dans la police, dans la police en général, et c'est vrai aussi en gendarmerie, et c'est vrai pour les effectifs de la préfecture de police, nous, on ne connaît pas l'excuse de minorité. Quand il y a un acte violent, on intervient, on interpelle la personne. Donc, vous, »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 15:29Voir 1 autre passage
« Vous, c'est bien la justice. La justice, ensuite, elle passe. Les magistrats, ils appliquent les textes tels qu'ils sont. Moi, je crois que c'est ce que je dis toujours, c'est la question qu'il faut se poser. Moi, j'ai le sentiment, quand même, dans la lutte contre la délinquance dans l'agglomération parisienne, d'être dans la même barque que les quatre procureurs qui sont compétents sur les quatre départements, la procureure de Paris et les procureurs des départements de Petite-Couronne. On est dans la même barque. Eux, appliquent des textes. Si les textes ne permettent pas de prendre des sanctions suffisamment dissuasives, il faut modifier les textes. Et je crois que c'est la réflexion qui est en cours, d'avoir des sanctions qui soient plus dures, des sanctions et qui s'appliquent plus rapidement. Sauf que là, précisément, »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 15:51
Question 190Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
à l'argent facile et à la sexualité. Laurent Nunez, comment vous réagissez aux témoignages de Daniel Bloy ?
Réponse directe
Il y a beaucoup de choses qui viennent d'être dites que je partage, évidemment. D'abord, les réseaux sociaux, ça isole les jeunes. De toute façon, ça les isole, ils sont dans le monde. C'est un endroit qui échappe à tout contrôle, qui échappe déjà au contrôle parental. Et on voit bien, nous, dans nos affaires, que c'est sur ces sites-là que parfois, certains sont recrutés pour devenir des délinquants. Ils rentrent en contact avec d'autres. C'est sur ces sites-là qu'on s'agresse d'abord virtuellement et puis en fuite physiquement. Puis vous avez cité quelque chose que je partage. Moi, j'ai aussi un sujet d'inquiétude, comme vous, sur lequel on travaille beaucoup, c'est la prostitution des mi…
« Il y a beaucoup de choses qui viennent d'être dites que je partage, évidemment. D'abord, les réseaux sociaux, ça isole les jeunes. De toute façon, ça les isole, ils sont dans le monde. C'est un endroit qui échappe à tout contrôle, qui échappe déjà au contrôle parental. Et on voit bien, nous, dans nos affaires, que c'est sur ces sites-là que parfois, certains sont recrutés pour devenir des délinquants. Ils rentrent en contact avec d'autres. C'est sur ces sites-là qu'on s'agresse d'abord virtuellement et puis en fuite physiquement. Puis vous avez cité quelque chose que je partage. Moi, j'ai aussi un sujet d'inquiétude, comme vous, sur lequel on travaille beaucoup, c'est la prostitution des mineurs. Oui, bien sûr. Qui passe aussi »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 42:40Voir 2 autres passages
« Exactement. Qui passe aussi par des réseaux. Ce sont généralement des jeunes mineurs. Oui. Mais on parle de quoi ? 12, 13, 14 ? 16 ans, 17 ans. Même avant, des fois. 14, 16 ans. Et qui tombent sous le coup de proxénètes qui sont à peine plus âgées qu'elles, en réalité. Exactement. A peine plus âgées qu'elles et qui vont se faire de l'argent sur le compte de ces jeunes femmes qui, en réalité, d'abord, commencent souvent par être violées, qui sont séquestrées. Et ça, on le retrouve de plus en plus. Alors, c'est un phénomène contre lequel on lutte, on réagit. Généralement, ce sont en plus des jeunes filles qui sont fugueuses. Donc, qui tombent dans les mains, dans les pattes de ces proxénètes qui sont très jeunes. Et ça, c'est un vrai sujet de préoccupation. On parle beaucoup, c'est vrai, à Paris, des salons de massage qui font aussi beaucoup d'intérêt. Et c'est normal. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 43:18
Question 191Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
un gros point d'alerte ici. Je reviens à l'expression que vous avez employée et à ce dont on parlait. Vous dites, il faut pour la France un choc d'autorité. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Réponse partielle
Mais le choc d'autorité, ça veut dire... Et puis, il n'y a pas que le choc d'autorité, il y a aussi le continuum d'autorité. C'est-à-dire, c'est ce que finalement vos trois invités ont dit quelque part. Oui, chacun dans leur domaine. C'est ce que les trois ont dit. C'est-à-dire qu'à tous les niveaux, il faut réinstaller des messages d'autorité, de respect de la règle, et dès le plus jeune âge. Et ça commence évidemment à la maison.
« Mais le choc d'autorité, ça veut dire... Et puis, il n'y a pas que le choc d'autorité, il y a aussi le continuum d'autorité. C'est-à-dire, c'est ce que finalement vos trois invités ont dit quelque part. Oui, chacun dans leur domaine. C'est ce que les trois ont dit. C'est-à-dire qu'à tous les niveaux, il faut réinstaller des messages d'autorité, de respect de la règle, et dès le plus jeune âge. Et ça commence évidemment à la maison. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 44:37
Question 192Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Non, ce que dit ce policier, c'est est-ce que sans ces réquisitions, sans avoir l'obligation de demander ces réquisitions, il pourrait y avoir des fouilles aléatoires partout, tout le temps ?
Réponse directe
Il y a un état du droit qui fait que... Donc on demande des réquisitions sous le centre 182. D'abord, vous savez, pour les contrôles d'identité, par exemple, les policiers d'initiative peuvent le faire en dehors du cadre des réquisitions. Quand ils ont la suspicion qu'il peut y avoir qu'un délit a été commis va être commis, donc ils peuvent le faire. Après, les réquisitions, on les obtient très facilement des procureurs. La plupart du temps, ils les ont. Alors, elles doivent être limitées dans le temps, sectorisées, mais en général, dans les endroits de grands rassemblements, on les a systématiquement. C'était le cas le soir de la finale de la Ligue des champions. Les réquisitions avaient é…
« Il y a un état du droit qui fait que... Donc on demande des réquisitions sous le centre 182. D'abord, vous savez, pour les contrôles d'identité, par exemple, les policiers d'initiative peuvent le faire en dehors du cadre des réquisitions. Quand ils ont la suspicion qu'il peut y avoir qu'un délit a été commis va être commis, donc ils peuvent le faire. Après, les réquisitions, on les obtient très facilement des procureurs. La plupart du temps, ils les ont. Alors, elles doivent être limitées dans le temps, sectorisées, mais en général, dans les endroits de grands rassemblements, on les a systématiquement. C'était le cas le soir de la finale de la Ligue des champions. Les réquisitions avaient été prises partout sur l'agglomération. Nous les avons demandées et nous les avions. Et donc, les fouilles peuvent être faites. Voilà, je comprends la question, mais il y a aussi quand même un cadre juridique. Pour vous, »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 55:25Voir 1 autre passage
« Après, quand vous avez affaire à un individu qui est en cours d'interpellation, il y a la fouille de sécurité. On ne demande pas l'autorisation du parquet. Voilà. Merci. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 56:07
Question 193Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Et est-ce qu'ils peuvent entendre aussi d'un certain nombre de jeunes ?
Réponse directe
– Ce qu'on voit au quotidien c'est une montée en puissance de la violence des mineurs, ça oui. Parce que contrairement à ce qu'on peut penser, il faut bien avoir à l'esprit, si je prends l'agglomération parisienne, moi je ne parle que de l'agglomération parisienne, c'est-à-dire les quatre départements que sont Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, le pourcentage des mineurs dans la délinquance générale, il baisse. C'était encore en 2019 un peu plus de 20%, c'est 10% aujourd'hui. Dans l'ensemble des faits de délinquance, on a 10% des mineurs qui sont mis en cause. En revanche, dans certains items de délinquance, le pourcentage des mineurs qui sont mis en cause e…
« – Ce qu'on voit au quotidien c'est une montée en puissance de la violence des mineurs, ça oui. Parce que contrairement à ce qu'on peut penser, il faut bien avoir à l'esprit, si je prends l'agglomération parisienne, moi je ne parle que de l'agglomération parisienne, c'est-à-dire les quatre départements que sont Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, le pourcentage des mineurs dans la délinquance générale, il baisse. C'était encore en 2019 un peu plus de 20%, c'est 10% aujourd'hui. Dans l'ensemble des faits de délinquance, on a 10% des mineurs qui sont mis en cause. En revanche, dans certains items de délinquance, le pourcentage des mineurs qui sont mis en cause est beaucoup plus important. Et ce qui est assez inquiétant, si je vous parle par exemple des cambriolages, c'est pas loin de 40%, y compris ces cambriolages violents qui se déroulent avec séquestration à domicile. Les homejacking, par exemple. Alors on parle sur l'agglomération parisienne en 2024 de 282 faits, mais qui sont extrêmement traumatisants. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 2:29Voir 1 autre passage
« J'y reviendrai plus tard parce que c'est effectivement, on voit bien que la criminalité organisée a tendance à commanditer des actions qui sont exécutées par des jeunes qui vont recruter, qui sont de plus en plus jeunes. Mais cambriolages, donc je disais 40%, les vols violents c'est près d'un tiers. Les homicides, les homicides... »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 3:30
Question 194Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Et ça c'est quelque chose que vous ne voyez pas avant ?
Réponse directe
On le voyait, on le voyait... Ou pas autant ? On le voyait pas, on le voyait pas autant. En tout cas, je vais y revenir, les homicides, sur les tentatives d'homicides, il y a 20% de mineurs qui sont mis en cause. Donc on voit bien que la présence de la délinquance, de la violence des mineurs dans certaines formes de délinquance est très élevée. Et puis évidemment, on pourrait aussi avoir de longs développements sur les affrontements, les RICS, les affrontements entre bandes, qui concernent essentiellement des mineurs. À 80% ce sont des mineurs. Dans un cas sur deux, il y a des armes blanches. Et dans 25% des cas, un cas sur quatre, elles sont même utilisées dans les affrontements entre band…
« On le voyait, on le voyait... Ou pas autant ? On le voyait pas, on le voyait pas autant. En tout cas, je vais y revenir, les homicides, sur les tentatives d'homicides, il y a 20% de mineurs qui sont mis en cause. Donc on voit bien que la présence de la délinquance, de la violence des mineurs dans certaines formes de délinquance est très élevée. Et puis évidemment, on pourrait aussi avoir de longs développements sur les affrontements, les RICS, les affrontements entre bandes, qui concernent essentiellement des mineurs. À 80% ce sont des mineurs. Dans un cas sur deux, il y a des armes blanches. Et dans 25% des cas, un cas sur quatre, elles sont même utilisées dans les affrontements entre bandes. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 3:49Voir 2 autres passages
« Alors, on va en parler aussi, évidemment, il y a un usage croissant des armes blanches. Mais ce qu'on remarque, c'est que la part des mineurs dans la délinquance, pour certains items, dont ceux que j'ai cités, elle demeure très importante. Alors, en même temps, elle baisse. C'est le paradoxe. Elle baisse. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 4:27
« Dans les items que je cite, même cette part baisse, mais elle reste très élevée. C'est ce qui est évidemment inquiétant. Et on voit les mineurs qui sont de plus en plus violents. Les affrontements entre bandes, par contre, augmentent. Dans l'agglomération parisienne, on en a eu. Ce n'est pas énorme, mais c'est toujours trop. On a eu 104 contre 99 l'année dernière. C'est 5 de plus. Mais ce sont des affrontements très violents et qui montrent bien que, maintenant, les jeunes rentrent plus facilement dans des processus extrêmement violents et, effectivement, en utilisant de plus en plus souvent des armes blanches. Dans un cas sur deux, en bandes, on a des armes blanches qui sont utilisées. »
Question 195Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
quand même, sur les chiffres des agressions au couteau, 10 000 l'an dernier en zone police en France, ça fait 28 par jour à peu près. Mais je vais zoomer parce que moi, j'ai découvert ces chiffres-là que l'on va voir et qui concernent uniquement Paris et uniquement l'an dernier. On a 130 agressions au couteau dans des établissements scolaires, 74 au collège, 38 au lycée, 18 agressions au couteau dans des écoles primaires à Paris l'an dernier. Est-ce que vous confirmez ces chiffres-là ?
Refus explicite
Je n'ai pas ces sources. Moi, je ne sais pas ce sont des chiffres sûrement de l'éducation nationale. Moi, je n'ai pas ces chiffres pour la statistique qui me concerne. Je n'ai pas ces chiffres dans les écoles primaires. Vous ne vous concernez ? Ah oui, vous n'avez pas ces chiffres. Non, je ne sais pas quelle est la source de ces chiffres. Oui, je pense que j'aurais ces données. Ça ne veut pas dire qu'ils sont faux, mais j'ai un doute quand même.
« Je n'ai pas ces sources. Moi, je ne sais pas ce sont des chiffres sûrement de l'éducation nationale. Moi, je n'ai pas ces chiffres pour la statistique qui me concerne. Je n'ai pas ces chiffres dans les écoles primaires. Vous ne vous concernez ? Ah oui, vous n'avez pas ces chiffres. Non, je ne sais pas quelle est la source de ces chiffres. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 28:30Voir 1 autre passage
« Oui, je pense que j'aurais ces données. Ça ne veut pas dire qu'ils sont faux, mais j'ai un doute quand même. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 28:45
Question 196Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Après l'urgence, je voudrais prendre un autre exemple dramatique ce soir. C'est la mort d'Elias. On en a beaucoup parlé. Sa mère était hier sur le plateau de BFM TV. A d'autres 14 ans, je le rappelle, tuée à la Machette en janvier dernier à Paris par deux mineurs. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, disait ce matin que l'un de ces mineurs avait été arrêté six fois, l'autre douze fois. Vous confirmez ça ?
Réponse directe
Oui, bien sûr. Non, mais c'était des individus. Ce n'est pas nouveau. C'était des jeunes mineurs qui étaient connus des services de justice pour des faits, notamment de vols de violence, et qui devaient comparer devant la justice au mois de juin, c'est-à-dire au moment où on se parle un peu avant. C'est bien ce qui pose problème dans cette affaire. C'est bien ce qui pose problème dans cette affaire. C'est ce délai, effectivement. Et on voit bien, il y a un certain nombre de textes qui ont été adoptés depuis. Il y a la proposition de loi proposée par M. Gabriel Attal, qui est, je crois, au Conseil constitutionnel, qui prévoit de raccourcir les délais, surtout d'avoir la possibilité d'avoir d…
« Oui, bien sûr. Non, mais c'était des individus. Ce n'est pas nouveau. C'était des jeunes mineurs qui étaient connus des services de justice pour des faits, notamment de vols de violence, et qui devaient comparer devant la justice au mois de juin, c'est-à-dire au moment où on se parle un peu avant. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 9:29
Question 197Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Vos hommes les connaissaient ?
Réponse partielle
Oui, bien sûr. Non, mais c'était des individus. Ce n'est pas nouveau. C'était des jeunes mineurs qui étaient connus des services de justice pour des faits, notamment de vols de violence, et qui devaient comparer devant la justice au mois de juin, c'est-à-dire au moment où on se parle un peu avant. C'est bien ce qui pose problème dans cette affaire. C'est bien ce qui pose problème dans cette affaire. C'est ce délai, effectivement. Et on voit bien, il y a un certain nombre de textes qui ont été adoptés depuis. Il y a la proposition de loi proposée par M. Gabriel Attal, qui est, je crois, au Conseil constitutionnel, qui prévoit de raccourcir les délais, surtout d'avoir la possibilité d'avoir d…
« Oui, bien sûr. Non, mais c'était des individus. Ce n'est pas nouveau. C'était des jeunes mineurs qui étaient connus des services de justice pour des faits, notamment de vols de violence, et qui devaient comparer devant la justice au mois de juin, c'est-à-dire au moment où on se parle un peu avant. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 9:29Voir 2 autres passages
« C'est bien ce qui pose problème dans cette affaire. C'est bien ce qui pose problème dans cette affaire. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 9:54
« C'est ce délai, effectivement. Et on voit bien, il y a un certain nombre de textes qui ont été adoptés depuis. Il y a la proposition de loi proposée par M. Gabriel Attal, qui est, je crois, au Conseil constitutionnel, qui prévoit de raccourcir les délais, surtout d'avoir la possibilité d'avoir des comparutions immédiates. Moi, il y a un exemple que je prends. Pour les mineurs. Pour les mineurs. Pour les mineurs. Et dans certaines conditions. C'est au-dessus de 16 ans. C'est pour des crimes ou des délits qui sont punis de peine de prison de plus de 5 ans, en cas de récidive. Mais j'ai l'impression que là, on était un peu dans ce cas-là quand même. Oui, effectivement. Et donc, il y a un exemple que je prends souvent, c'est les home jacking. Je pense que c'est ces cambriolages violents qui ont lieu à domicile, où des personnes, par ruse ou par effraction, rentrent chez vous, vous séquestrent et vous volent des biens de valeur. Et généralement, ils le font avec violence. Moi, ce qui me choque toujours, c'est que les équipes, finalement, c'est toujours 4-5 personnes qui sont tous très jeunes, qui sont généralement le commanditeur. Il appartient plutôt au réseau de criminalité organisée, donc il va recruter des jeunes personnes. Généralement, ils sont toujours 4-5. Il y a toujours, alors le format de l'équipe peut changer, mais vous avez toujours 2 mineurs, 2 majeurs. L'intensité de violence de l'agression... »
Question 198Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?
Réponse partielle
Mais le choc d'autorité, ça veut dire... Et puis, il n'y a pas que le choc d'autorité, il y a aussi le continuum d'autorité. C'est-à-dire, c'est ce que finalement vos trois invités ont dit quelque part. Oui, chacun dans leur domaine. C'est ce que les trois ont dit. C'est-à-dire qu'à tous les niveaux, il faut réinstaller des messages d'autorité, de respect de la règle, et dès le plus jeune âge. Et ça commence évidemment à la maison.
« Mais le choc d'autorité, ça veut dire... Et puis, il n'y a pas que le choc d'autorité, il y a aussi le continuum d'autorité. C'est-à-dire, c'est ce que finalement vos trois invités ont dit quelque part. Oui, chacun dans leur domaine. C'est ce que les trois ont dit. C'est-à-dire qu'à tous les niveaux, il faut réinstaller des messages d'autorité, de respect de la règle, et dès le plus jeune âge. Et ça commence évidemment à la maison. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 44:37
Question 199Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
Est-ce que ça, l'ordonnesse, c'est quelque chose qu'il faut de toute façon étendre ?
Réponse à côté
Oui, non, non, mais bien sûr, bien sûr. Je connais effectivement ce dispositif, mais il y en a d'autres, madame, ailleurs, dans d'autres départements.
« Oui, non, non, mais bien sûr, bien sûr. Je connais effectivement ce dispositif, mais il y en a d'autres, madame, ailleurs, dans d'autres départements. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 22:22
Question 200Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris
dans le cas d'Elias, on a le sentiment que les textes n'ont pas été totalement appliqués ou n'ont pas été appliqués et vérifiés. Vous ne diriez pas que le problème de la police, c'est la justice ?
Réponse directe
Non, je ne dirais pas que le problème de la police, c'est la justice. Voilà, je ne dirais pas ça. On travaille en très bonne intelligence, nous, avec les magistrats sur l'agglomération parisienne. Il y a des inchanges, des formations en continu. Voilà, je ne dirais pas cela, mais ce que je souhaite, enfin, ce que je veux vous dire, c'est que nous, nous serons toujours présents sur le terrain pour interpeller les malfaiteurs, les délinquants, et a fortiori, évidemment, les criminels.
« Non, je ne dirais pas que le problème de la police, c'est la justice. Voilà, je ne dirais pas ça. On travaille en très bonne intelligence, nous, avec les magistrats sur l'agglomération parisienne. Il y a des inchanges, des formations en continu. Voilà, je ne dirais pas cela, mais ce que je souhaite, enfin, ce que je veux vous dire, c'est que nous, nous serons toujours présents sur le terrain pour interpeller les malfaiteurs, les délinquants, et a fortiori, évidemment, les criminels. »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 16:33
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 8:22
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« Non il n'y a pas de concurrence avec Bruno Retailleau sur la lutte contre l'antrisme ? Je l'ai dit hier au Sénat je l'ai dit hier au Sénat il n'y a pas de concurrence d'abord l'antrisme la lutte contre l'antrisme s'inscrit dans une continuité depuis 2017 qui a consisté à lutter contre le séparatisme le séparatisme et l'antrisme l'antrisme il faut voter les spectateurs qu'on voit une base ce que c'est c'est plutôt la mouvance des frères musulmans du milligo russe turc où on essaie d'investir la société avec l'apparence de la normalité mais en réalité le but qu'on a c'est d'imposer une loi religieuse c'est ça l'antrisme c'est plus compliqué à cerner et le gouvernement travaillait un texte monsieur Bruno Retailleau a quitté le gouvernement moi je suis allé et j'ai repris le travail qui était en cours et donc j'ai amélioré ce texte je l'ai complété avec des mesures nouvelles on l'a mieux réécrit on a saisi le conseil d'état pour être sûr de passer la rampe du conseil constitutionnel Bruno Retailleau a souhaité déposer une proposition de loi je respecte cette position mais moi je suis légitime à dire je suis le représentant du gouvernement et monsieur Retailleau sait mieux que quiconque que ce travail avait été lancé et il faut aller au bout c'est-à-dire saisir le conseil d'état et bien sûr j'ai rajouté un certain nombre de mesures par rapport à celles qui étaient prévues par Bruno Retailleau ce sont des mesures qu'on a prévues de dissolution de structure de gel de fond de gel administratif qui n'existent pas en matière de séparatisme islamiste ça n'existe qu'en matière de terrorisme ce sont des mesures extrêmement utiles qu'il faut faire aboutir et qui sont dans mon projet de loi il y en a d'autres d'ailleurs que j'ai rajouté qui ne sont pas dans le projet de monsieur Retailleau qui n'a pas voulu je tiens à lire saisir le conseil d'état ce qui est quand même une difficulté Charles Rodouel a fait adopter une proposition de loi avant-hier très importante avec le contour du gouvernement j'ai passé trois jours à ses côtés au banc du gouvernement pour porter la position du gouvernement sur la proposition de loi et nous avons pour cette proposition de loi saisi le conseil d'état c'est important de saisir le conseil d'état »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 15:40
« on a fait faire des contrôles moi je suis allé sur place j'ai eu une réunion avec le préfet que je veux saluer le préfet les gendarmes qui sont impliqués et on a procédé à des contrôles systématiques en sortie contrôles d'acolimie contrôles de l'issue verbalisation systématique puisque ça n'est malheureusement qu'une contravention malheureusement ça n'est qu'une contravention et puis ensuite on a saisi tout le matériel vous n'avez pas le moyen d'agir en amont en amont d'abord en amont il y a deux façons d'agir d'abord il faut que nos textes soient plus dissuasifs ça les fera réfléchir avant de faire ce type d'action il faut que ce soit délictuel qu'on puisse avoir des gardes à vue qu'on puisse poursuivre y compris pour les participants quand vous occupez pendant 3-4 jours un terrain comme ça a été fait avec de nombreuses dégradations pour les agriculteurs pour les riverains des nuisances pendant 3 ou 4 jours vous ne pouvez pas être sanctionné d'une simple contravention comme une simple infraction routière ce n'est pas possible donc on veut créer un délit c'est ce que je porte dans le projet de loi Riposte et puis en amont c'est compliqué de prévenir ce type de mouvement parce qu'il s'organise de manière quasi militaire et les services de renseignement non pas pour des groupes festifs finalement ils n'organisent que des fêtes mais ça crée des nuisances on n'est pas sur des groupes radicaux violents où on peut mettre en place des techniques de renseignement et plus intrusés ce que j'ai dit hier au Sénat c'est que quand même on peut s'interroger »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 6:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités9 févr. 2024 au 7 mai 2026 · 91 observations91 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n'est pas bande contre bande D'abord, vous avez raison de souligner que les violences urbaines d'une manière générale depuis le début de l'année elles baissent plus tôt elles vont être à presque moins 10% mais au sein de cette catégorie les atteintes aux forces de sécurité intérieure augmentent elles augmentent de 19% depuis le début de l'année c'est à peu près un quart des violences urbaines évidemment ça nous inquiète il y a des prises à partie des forces de l'ordre dans les quartiers et c'est d'ailleurs pour cela que j'ai passé les instructions aux préfets et aux directeurs de police qui sont très claires c'est l'intervention systématique l'intervention systématique contrairement à ce que j'ai pu entendre encore il y a quelques jours sur votre antenne d'un chroniqueur qui disait que le préfet les préfets a l'instruction de ne pas intervenir le ministre lui-même donnait ses instructions non, on intervient systématiquement j'ai été encore aux côtés des policiers dans les Yvelines il y a quelques jours où il y a eu des violences urbaines importantes et ils interviennent systématiquement je veux saluer évidemment leur courage et la réponse de l'Etat c'est toujours celle de la fermeté »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 3:13Voir 2 autres passages
« Non, on ne s'habitue pas à ça je condamne extrêmement fermement vous avez toujours des centaines d'individus qui créent ces débordements à l'issue des festivités, même pendant les festivités et qui cherchent à s'en prendre aux forces de l'ordre à piller des commerces également Le bilan d'abord je veux remercier et féliciter le préfet de police l'ensemble de ses équipes qui sont intervenues systématiquement conformément aux instructions qui sont les miennes qui étaient celles aussi de mes prédécesseurs c'est de ne tolérer aucun débordement et d'intervenir systématiquement c'est ce qui a été fait hier soir, systématiquement il n'y a pas eu à ma connaissance de pillage de commerce il y a eu une tentative, elle a été empêchée le bilan c'est 128 interpellations sur l'agglomération parisienne dont c'est 127 pardon, dont 108 à Paris 107 à Paris »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 0:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées17 oct. 2024 au 7 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non parce que non ça n'est pas possible parce que ce texte qui permet de geler administrativement des avoirs ça existe aussi en procédure judiciaire mais là on permet de le faire en administratif ça existe déjà dans notre pays pour le narcotrafic depuis la loi narcotrafic ça existe depuis 2017 pour le terrorisme et ça existe pour les ingérences étrangères donc là on rajoute le motif du séparatisme mais attention et d'autres motifs on fait référence à un autre article du code de sécurité intérieure qui vise tous les mouvements qui appellent à la haine à la discrimination à la violence qui vise à s'organiser en groupe de combat qui appellent à la lutte armée donc vous voyez on est loin des partis politiques et des syndicats il ne faut pas avoir de crainte on est vraiment sur la mouvance ultra tout ce qui déstabilise nos intérêts fondamentaux »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 18:22Voir 2 autres passages
« c'est toujours comme ça que ça se passe et une fois qu'ils sont installés c'est très compliqué de les déloger je comprends que nos concitoyens ne comprennent pas qu'on ne puisse pas intervenir vous êtes sur une zone vous êtes sur une zone qui est un polygone militaire que je connais bien puisque je suis originaire du département duchière je connais bien cette zone je vous assure que quand vous la traversez en méconnaissance des règles applicables vous êtes verbalisés et je comprends que nos concitoyens je comprends que les riverains je comprends que les habitants du département duchière ne comprennent pas qu'on ne puisse pas intervenir dans ces cas-là mais une fois qu'ils sont installés c'est très compliqué de les déloger j'entends »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 5:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités7 mai 2026 au 7 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ce n'est pas du tout ce que d'abord j'avais précisé à titre personnel évidemment le voile des fillettes me choque il n'y a pas de libre-arvite là-dedans j'avais précisé j'avais donné cet exemple pour bien montrer que le combat que nous menons sur le séparatisme et l'entrisme il faut veiller à ne pas stigmatiser et attention à ces mesures qui peuvent être justifiées mais qui donnent un mauvais signal et qui laissent à penser finalement que ce contre quoi on lutte c'est contre l'islam attention à ces mauvais signals c'est tout ce que j'avais voulu dire ce jour-là et d'ailleurs et d'ailleurs je note je note que le rapport sénatorial qui a précédé la proposition de loi de monsieur Rotaillot prévoyait une interdiction du voilement des mineurs comme l'interdiction du jeune au sens religieux pour les moins de 14 ans et je note avec satisfaction que finalement ces mesures n'ont pas été retenues dans la proposition de loi et je crois que c'est une bonne chose il ne faut pas donner de stime qui laisse à penser qu'on stigmatise qu'on veut s'en prendre à nos compatriotes musulmans parce que le combat qu'on mène contre le séparatisme et l'entrisme il est prioritaire il faut se concentrer sur le coeur de l'objectif »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 19:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack18 mars 2025 au 7 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« qui me visait par ailleurs donc d'abord on visait les armées puisque c'était sur un champ militaire on visait le ministre de l'intérieur qui on le sait combat les rêves partis les ordinateurs de rêves partis parce qu'il est originaire de Bourges né à Bourges il y a toutes ses attaches donc on vient dans le chair voilà je pense que la façon dont ils ont procédé mérite qu'on s'interroge pour savoir s'il ne faut pas monter en puissance sur le suivi de renseignement de ces groupes qui finalement créent des violences qui sont inacceptables »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 7:41Voir 2 autres passages
« non mais c'est insupportable je pense qu'en réalité c'est les députés de la France insoumise chaque fois qu'il y a des interventions de police il vous explique que ce sont des violences policières systématiquement c'est-à-dire que ces personnes sont contre la police en tout cas contre une police armée et qui intervient et qui fait rétablir l'ordre donc ils sont pour les délinquants ? je n'irai pas jusque-là quand même mais enfin ce faisant il facilite un peu le travail de ceux qui sèment le désordre dans notre pays il est normal que la police intervienne de manière proportionnée elle est sous contrôle comme aucun autre corps comme aucun autre corps et c'est aussi vrai de la gendarmerie nationale et donc voilà je trouve que ces propos sont extrêmement graves en fait sont extrêmement graves pour la concorde républicaine au sein de notre pays il est normal que la police donne la force quand il y a des dégradations c'est normal et c'est légitime »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 4:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées9 févr. 2024 au 7 mai 2026 · 45 observations45 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le 30 mai, oui c'est le final Vous avez doublé le dispositif ce que vous avez fait On a l'expérience de l'année dernière On va discuter aussi avec le maire de Paris qui a annoncé de manière unilatérale la création d'une fanzone en général on discute un peu avec le préfet de police avant ça Ça n'a pas été le cas Ça n'a pas été le cas il faudra qu'on voit où cette fanzone va être organisée mais évidemment le soir de la finale il y a des risques de débordements importants et je veux vous redire ici à votre antenne qu'il y aura une réponse qui aura la même fermeté que celle d'hier soir des interventions systématiques on ne tolère pas de débordements »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« je voulais en discuter avec mon homologue j'ai lu d'ailleurs dans un grand journal du dimanche que je souhaitais absolument rencontrer non je ne souhaite pas rencontrer absolument mon homologue nous avions convenu de nous voir et discuter de la réorganisation de ces vols groupés et je vais effectivement le recontacter pour qu'on puisse remettre en place ces vols groupés c'est l'autre élément sur lequel il faut qu'on aboutisse maintenant assez vite »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 13:56
« Non, absolument pas, ce n'est pas la soumission. On est dans un dialogue exigeant, ce sont deux grands États qui se parlent avec des responsables politiques qui se parlent, des responsables de sécurité qui se parlent et c'est comme ça que ça doit fonctionner, c'est comme ça que ça a fonctionné. J'ai suffisamment d'expérience pour savoir que ça a été productif en termes de sécurité. Par le passé, il faut que ça continue, il faut que ça reste, c'est trop important. Ce que je veux dire, c'est que, oui, effectivement, il y a des chiffres qui circulent sur les laissés passés. Moi, quand je suis allé en Algérie, au mois d'un mi-février, nous n'avions aucun laissé-passer des livrets depuis le début de l'année. Aucun laissé-passer des livrets. Et on avait fait quelques reconduites. Et de zéro, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités21 avr. 2024 au 7 mai 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non parce que non ça n'est pas possible parce que ce texte qui permet de geler administrativement des avoirs ça existe aussi en procédure judiciaire mais là on permet de le faire en administratif ça existe déjà dans notre pays pour le narcotrafic depuis la loi narcotrafic ça existe depuis 2017 pour le terrorisme et ça existe pour les ingérences étrangères donc là on rajoute le motif du séparatisme mais attention et d'autres motifs on fait référence à un autre article du code de sécurité intérieure qui vise tous les mouvements qui appellent à la haine à la discrimination à la violence qui vise à s'organiser en groupe de combat qui appellent à la lutte armée donc vous voyez on est loin des partis politiques et des syndicats il ne faut pas avoir de crainte on est vraiment sur la mouvance ultra tout ce qui déstabilise nos intérêts fondamentaux »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 18:22Voir 2 autres passages
« on a fait faire des contrôles moi je suis allé sur place j'ai eu une réunion avec le préfet que je veux saluer le préfet les gendarmes qui sont impliqués et on a procédé à des contrôles systématiques en sortie contrôles d'acolimie contrôles de l'issue verbalisation systématique puisque ça n'est malheureusement qu'une contravention malheureusement ça n'est qu'une contravention et puis ensuite on a saisi tout le matériel vous n'avez pas le moyen d'agir en amont en amont d'abord en amont il y a deux façons d'agir d'abord il faut que nos textes soient plus dissuasifs ça les fera réfléchir avant de faire ce type d'action il faut que ce soit délictuel qu'on puisse avoir des gardes à vue qu'on puisse poursuivre y compris pour les participants quand vous occupez pendant 3-4 jours un terrain comme ça a été fait avec de nombreuses dégradations pour les agriculteurs pour les riverains des nuisances pendant 3 ou 4 jours vous ne pouvez pas être sanctionné d'une simple contravention comme une simple infraction routière ce n'est pas possible donc on veut créer un délit c'est ce que je porte dans le projet de loi Riposte et puis en amont c'est compliqué de prévenir ce type de mouvement parce qu'il s'organise de manière quasi militaire et les services de renseignement non pas pour des groupes festifs finalement ils n'organisent que des fêtes mais ça crée des nuisances on n'est pas sur des groupes radicaux violents où on peut mettre en place des techniques de renseignement et plus intrusés ce que j'ai dit hier au Sénat c'est que quand même on peut s'interroger »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 6:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je termine, puisque tous les propos donnent lieu à polémique. C'est cette phrase qui a été complètement sortie de son contexte et commentée effectivement dans certains médias. – Alors, est-ce que, très honnêtement, est-ce que voir des petites filles de 6-7 ans voilées sur l'espace public me choque ? Évidemment oui, évidemment oui. On peut se demander où est le libre-arbitre quand on a 6-7 ans. On peut se demander effectivement où est le libre-arbitre, ce que signifie cette différence imposée finalement, imposée par des adultes. Donc est-ce que c'est un problème ? Oui, évidemment. Est-ce que c'est une priorité dans l'action que je mène pour lutter contre l'antrisme et le séparatisme ? Je n'ai plus de leçons à recevoir de personne sur mon engagement sur ces sujets. Nous avons porté la loi de 2021, nous avons évidemment porté les lois antiterroristes, mais je n'y reviens pas, c'est autre chose. Mais dans le même temps où cette polémique naît, je présente au président de la République, au Premier ministre, on a déposé d'ailleurs au Conseil d'État ces jours-ci un projet de loi qui vise à renforcer la loi pour lutter contre le séparatisme islamique. Et j'ai lancé il y a quelques jours, qui aboutit il y a 48 heures, l'interdiction du rassemblement des musulmans de France, que nous rattachons clairement à la mouvance des frères musulmans. J'ai lancé leur mesure d'interdiction. Je n'ai plus de leçons à donner de mon engagement sur ces sujets. »
BFMTV · Rima Hassan, police, séparatisme... l'interview de Laurent Nuñez, ministre de l’IntérieurVérifier à 9:07Voir 2 autres passages
« Alors d'abord, permettez-moi de revenir sur les faits. Peut-être dans la nuit, effectivement, entre 3 et 4 heures du matin, rue de la Boétie, dans les locaux de cette banque, Bank of America, les effectifs de la préfecture de police, dont je veux saluer vraiment la réactivité et l'efficacité, qui sont des dispositifs de sécurisation dans le contexte international. Il faut savoir que partout sur le territoire national, j'ai demandé aux forces de sécurité intérieure d'être extrêmement attentives à la protection des intérêts américains et des intérêts de la communauté juive également. Etats-Unis, Israël, avec cette confusion toujours entre nos compatriotes juifs et les intérêts israéliens. Donc on est extrêmement attentifs parce qu'on sait que dans le contexte, il y a une menace évidemment qui pèse. Et donc les forces de sécurité intérieure sont attentives et font énormément de missions de sécurisation. Et c'est ce qui s'est passé cette nuit, où un équipage de la brigade anticriminalité du 8e arrondissement de Paris a aperçu deux individus qui déposaient effectivement ce qu'on appelle un engin explosif improvisé, avec un bidon contenait probablement de l'hydrocarbure et un dispositif de mise à feu, au moyen d'un gros pétard, étaient en train d'essayer d'allumer cet engin, pendant qu'un autre filmait d'ailleurs. Et donc ils sont intervenus, on en a interpellé un, et le second est évidemment activement recherché. »
BFMTV · Attentat déjoué à Paris: entretien avec Laurent Nuñez, ministre de l'IntérieurVérifier à 0:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, on est toujours dans une inquiétude qui n'a pas été prouvée, mais on est quand même extrêmement attentifs. Vous savez, à partir du moment où vous avez des individus, des narcotrafiquants qui commettent des homicides, qui commettent des extorsions, qui font pression sur un certain nombre de commerçants pour les raqueter, tout simplement, c'est une possibilité que nous n'exclions pas. Évidemment, on y travaille. Encore une fois, c'est en luttant contre le narcotrafic qu'on mettra un terme à tout cela. »
BFMTV · Narcotrafic, ingérence, relations avec les États-Unis… L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 6:40Voir 2 autres passages
« L'état de la menace, elle est toujours très élevée. On l'a dit, redit. Le type d'attaque comme celle qu'on a connue, malheureusement, il y a 10 ans, le 13 novembre, est moins probable. Une équipe projetée qui vient avec des djihadistes venus de Syrie, d'Irak, projetés sur le territoire national pour commettre un attentat est moins probable. Parce que le niveau de coopération entre tous les services de renseignement s'est renforcé, y compris à l'international. L'affaiblissement de l'état islamique fait que c'est beaucoup moins probable. Maintenant, la menace reste élevée parce qu'elle est toujours très endogène, avec des individus présents sur le territoire national, qui se radicalise très vite et qui fomente des projets d'action violente. C'est exactement ce qu'on a vu avec le dernier attentat des jouets. Trois jeunes femmes, 18, 19 ans, 21 ans, qui fomentent un projet d'action violente avec une radicalisation ultra rapide. Ce qui rend la tâche des services de renseignement que je veux saluer, notamment la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, l'ensemble des services de la Communauté Française du Renseignement, ce qui rend leur tâche plus compliquée. Parce que la radicalisation est expresse et les projets se passent en vase clos. Et donc c'est de plus en plus compliqué à détecter, mais ils font un travail remarquable et ils parviennent à déjouer des attentats. Et on l'a vu encore avec le dernier attentat des jouets. »
BFMTV · 13-Novembre, terrorisme, libération de Boualem Sansal...L'interview de Laurent Nuñez en intégralitéVérifier à 6:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes12 juin 2025 au 12 juin 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Honnêtement, je n'irai pas jusque-là. Je n'ai pas forcément le temps long. Moi, je suis pour la police depuis 2022. Avant, j'étais dans le renseignement, comme chacun sait. C'était plus confidentiel, plus secret. Donc, je... Je n'ai pas ce sentiment d'une bascule. C'est sûr que... Après, il y a... Ça dépasse largement mes compétences. Il y a des études de santé publique connues. C'est vrai que le Covid, la période d'isolement, a eu un effet au moment du sortir du confinement. Est-ce que ça peut expliquer ces phénomènes ? Je n'en sais rien. En tout cas, ce que je peux dire à M. le maire, s'il le sait, c'est que sur ces sujets de détection qui sont extrêmement importants, le travail partenarial qui est fait entre les maires, les préfets, les services de police ou de gendarmerie sauvant la zone, il est exceptionnel quand même. Il y a une coordination qui est très forte. Et quand vous parliez, vous avez raison, M. le maire, la détection, c'est fondamental. Certes, le Premier ministre l'a dit encore ces dernières heures, il y a aussi besoin effectivement de personnel d'accompagnement dans les établissements scolaires, des infirmiers. Mais la détection, par exemple, des affrontements entre bandes, c'est quelque chose d'important sur lequel on travaille avec les élus qui ont souvent »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 36:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Attendez, je ne sais pas ce que je suis en train de vous dire. Je suis en train de vous dire que le problème du crack, nous l'avons traité. On interpelle les dealers de crack. Encore une fois, on a doublé le chiffre d'interpellation. Et puis les consommateurs, j'ai un très gros dispositif de voie publique pour les disperser et faire en sorte qu'ils perturbent le moins la vie des riverains. Ils subsistent des endroits où il y a des consommateurs. Je ne le nie pas. En partie dans certaines stations de métro, dont celles qui figurent dans votre reportage. Et puis actuellement, dans le 19e arrondissement, en surface, j'ai envie de dire, on a un souci du côté du canal, du côté de la forêt du linéaire. On continue à avoir des consommateurs qui sont systématiquement dispersés. Maintenant, le problème du crack, ce n'est pas qu'un problème de police et de court terme. C'est un problème de prise en charge médico-sociale. »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Laurent Nunez sur RMCVérifier à 3:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 38:16
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 38:16
« ce sujet me préoccupe beaucoup, moi aussi, parce que ce sont des situations dramatiques. Alors, on n'est pas sur des données massives, je le dis bien. Mais nous, nous faisons travailler les services spécialisés sur ces réseaux qui sont des vrais réseaux qui peuvent employer d'ailleurs en même temps plusieurs jeunes filles qui vont être dans le même appartement et qui vont travailler à la chaîne. Il y a vraiment à la chaîne. Vous dites qu'il y a »
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 44:06
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 4:46
BFMTV · Violence des mineurs: l'interview en intégralité de Laurent Nuñez, préfet de police de ParisVérifier à 9:59
« non absolument pas ce n'est pas la soumission on est dans un dialogue exigeant ce sont deux grands états qui se parlent avec des responsables politiques qui se parlent des responsables de sécurité qui se parlent et c'est comme ça que ça doit fonctionner c'est comme ça que ça a fonctionné j'ai suffisamment d'expérience pour savoir que ça a été productif en termes de sécurité par le passé il faut que ça continue il faut que ça reste c'est trop important ce que je veux dire c'est que oui effectivement il y a des chiffres qui circulent sur les laissés-passés moi quand je suis allé en Algérie au mois de la mi-février nous n'avions aucun laissé-passer des livrets depuis le début de l'année aucun laissé-passer des livrets et on avait fait quelques reconduites depuis que je suis allé en Algérie c'est reparti évidemment on a eu 120 laissés-passer des livrets depuis que je suis allé en Algérie et les reconduites depuis le début de l'année donc hier on a dépassé les 140 évidemment il faut qu'on fasse mieux évidemment il faut qu'on fasse plus mais les choses se sont réamorcées et évidemment je m'en félicite et les chiffres sont supérieurs à ce que j'ai pu lire ces jours derniers dans la presse il faut encore faire plus attention il faut encore faire plus mais la situation ne peut que s'améliorer puisque je vous rappelle qu'à l'année dernière à la même époque les relations ont conduit un bras de fer qui a conduit à ce que nous n'avions quasiment plus aucun laissé-passer donc forcément ça ne peut faire que s'améliorer et on va poursuivre dans ce dialogue exigeant avec l'Algérie »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 12:39
« C'est toujours comme ça que ça se passe. Et une fois qu'ils sont installés, c'est très compliqué de les déloger. Je comprends que nos concitoyens ne comprennent pas qu'on ne puisse pas intervenir. »
« J'ai porté plainte. J'ai porté plainte. C'est de la diffamation. C'est insultant vis-à-vis des fonctionnaires de police que je dirige. Et d'ailleurs, des militaires de la gendarmerie qui sont aussi engagés. Il y avait aussi des escadrons de gendarmerie mobile engagés ce matin. Donc, c'est proprement insultant. La police, elle est là pour protéger nos concitoyens. Et voilà, donc, j'ai porté plainte contre ce propos qui a été tenu hier, effectivement, par rapport au collectif. »
BFMTV · Gaîté lyrique, Algérie, narcotrafic: l’interview de Laurent Nuñez en intégralitéVérifier à 9:32
« ce n'est pas du tout ce que d'abord j'avais précisé à titre personnel évidemment le voile des fillettes me choque il n'y a pas de libre-arvite là-dedans j'avais précisé j'avais donné cet exemple pour bien montrer que le combat que nous menons sur le séparatisme et l'entrisme il faut veiller à ne pas stigmatiser et attention à ces mesures qui peuvent être justifiées mais qui donnent un mauvais signal et qui laissent à penser finalement que ce contre quoi on lutte c'est contre l'islam attention à ces mauvais signals c'est tout ce que j'avais voulu dire ce jour-là et d'ailleurs et d'ailleurs je note je note que le rapport sénatorial qui a précédé la proposition de loi de monsieur Rotaillot prévoyait une interdiction du voilement des mineurs comme l'interdiction du jeune au sens religieux pour les moins de 14 ans et je note avec satisfaction que finalement ces mesures n'ont pas été retenues dans la proposition de loi et je crois que c'est une bonne chose il ne faut pas donner de stime qui laisse à penser qu'on stigmatise qu'on veut s'en prendre à nos compatriotes musulmans parce que le combat qu'on mène contre le séparatisme et l'entrisme il est prioritaire il faut se concentrer sur le coeur de l'objectif »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec Laurent NuñezVérifier à 19:12
« Non, je l'ai dit hier à l'Assemblée nationale en répondant à une question d'actualité de manière très calme. Il y a eu une interpellation effectivement de M. Diara dans la nuit du 14 au 15. Il est décédé. Évidemment, c'est un drame. Et vous confirmez qu'il y a bien eu des coups qui ont été portés ? Laissez-moi terminer. La personne a été interpellée. Donc, il avait de faux papiers. Il a refusé la palpation. L'interpellation s'est faite dans les conditions qu'on voit sur une vidéo qui a été filmée par un particulier. Il a été conduit ensuite au commissariat où il a fait un malaise. Il est décédé. Donc, il y a un rapport d'autopsie. L'IGPN a été saisi. Le parquet est saisi. Le parquet a communiqué un certain nombre d'éléments. À date, on ne connaît pas les causes de la mort. Il y a des analyses complémentaires qui ont été demandées qui nous permettront de faire toute la lumière sur cette affaire. Est-ce que les caméras des policiers étaient activées ? Non, les caméras piétons n'étaient pas activées. On a une caméra qui est filmée par un particulier à l'extérieur qui montre effectivement que des coups ont été portés. Donc, ça, je ne le nie évidemment pas. Et en revanche, de là à dire que ces coups ont entraîné sa mort, il y a un pacte dont j'ai dit que je ne franchissais pas. Il faut attendre que la justice fasse son travail, qu'on ait toutes les expertises médicales. C'est la position dans laquelle je me place. Voilà, moi, je suis respectueux de l'État de droit. J'attends évidemment d'en savoir plus sur ces faits et connaître les causes exactes de la mort qui, au moment où on se parle, ne sont pas connues. Donc, je ne veux pas que l'on jette l'opprobre sur ces policiers tant que leur responsabilité n'a pas été établie, si tant est qu'elle devait l'être. Si tant est qu'elle devait l'être. »
BFMTV · Narcotrafic, ingérence, relations avec les États-Unis… L'interview intégrale de Laurent NuñezVérifier à 13:55
« – Évidemment, parce qu'on est plus efficace. Mais en même temps, cette menace, elle est toujours là. Et aujourd'hui, avec la thématique du blasphème, par exemple, il n'y a pas que la propagande d'Al-Qaïda et de l'État islamique qui peuvent inciter des individus à passer à l'action. On l'a vu avec la série d'attentats de 2020, donc l'attentat de la rue à Père, l'attentat contre Samuel Paty, l'attentat à la basilique de Nice, où les auteurs invoquaient la thématique du blasphème, c'est-à-dire qu'ils considéraient que la France était un pays de mécréants, qui caricaturait, etc. Donc on voit bien que les facteurs qui font que certains individus endogènes, présents sur le territoire, peuvent passer à l'action ont augmenté. Et depuis le 7 octobre 2023 et ce qui se passe dans le conflit entre Israël et Israélo-Palestinien, avec l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre, on voit bien qu'il y a encore une nouvelle cause qui peut faire passer à l'action des individus endogènes. Donc le ministre a parfaitement raison. Et il aborde d'ailleurs dans cette interview ce matin un troisième pan de la lutte qu'il veut mener. Vous savez, depuis 2015, on a mené une action contre la radicalisation terroriste violente, le terrorisme. À partir de 2019, on s'est intéressé au séparatisme. On a considéré que le fait que des individus placent la loi de Dieu au-dessus des lois de la République, ça pouvait poser un problème, d'autant que dans l'attaque et l'attentat contre Samuel Paty, on a vu que les deux pouvaient se croiser. C'est-à-dire qu'on avait une mouvance séparatiste qui désigne un enseignant et un terroriste qui vient l'assassiner. Et aujourd'hui, il y a un troisième combat que veut mener le ministre de l'Intérieur, qui est ce qu'il appelle l'entrisme. Donc terrorisme, séparatisme, entrisme. C'est-à-dire une forme de séparatisme qui ne dit pas son nom, qui s'exprime plutôt par une infiltration au sein de la société française, pour à terme, mais sous une apparence de normalité, pour à terme introduire et faire appliquer la loi de Dieu. Et c'est précisément ce que veulent les frères musulmans, ce que dénonce le ministre de l'Intérieur. »
BFMTV · L'interview intégrale de Laurent Nunez, préfet de police de ParisVérifier à 10:58