Est-ce que vous, vous êtes prête aussi à autoriser la gestation pour autrui éthique, bien sûr, pas commerciale ?
Refus expliciteJe ne sais même pas ce que veut dire la gestation pour autrui éthique. C'est extrêmement marginal. Ce n'est pas de ça dont on parle. Aujourd'hui, quand il y a des individus, des groupes qui demandent la GPA, ce n'est pas pour une solution intrafamiliale. C'est pour une solution commerciale. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ce que l'on nous demande, c'est d'autoriser en France des conventions entre des parents d'intention et des mères porteuses. C'est simplement de commercialiser les êtres humains. La question qui est posée derrière, c'est est-ce qu'on peut vendre ou acheter un enfant ? Est-ce qu'on peut annexer le corps d'une femme pour lui faire porter un enfant qu'elle n'élèvera pas ? La répo…
« C'est extrêmement marginal. Ce n'est pas de ça dont on parle. Aujourd'hui, quand il y a des individus, des groupes qui demandent la GPA, ce n'est pas pour une solution intrafamiliale. C'est pour une solution commerciale. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ce que l'on nous demande, c'est d'autoriser en France des conventions entre des parents d'intention et des mères porteuses. C'est simplement de commercialiser les êtres humains. La question qui est posée derrière, c'est est-ce qu'on peut vendre ou acheter un enfant ? Est-ce qu'on peut annexer le corps d'une femme pour lui faire porter un enfant qu'elle n'élèvera pas ? La réponse est non. Il y a des principes qui sont l'inéliabilité du corps humain. Le corps humain n'est pas disponible. On n'a pas le droit de vendre ses reins. En France, on n'a pas le droit de vendre un rein. On n'a pas plus le droit de vendre un enfant. Par ailleurs, j'ajoute une chose, c'est que notre pays, dans un compromis qui est assez favorable aux parents et aux enfants, reconnaît et donne les mêmes droits aux enfants arrivés en France par GPA qu'aux enfants nés par les voies naturelles, si j'ose dire. Voilà. Donc, il n'y a pas de discrimination à l'encontre des enfants nés par GPA et élevés par des parents en France aujourd'hui. Nous avons fait le choix des droits de l'enfant d'un côté, respect des droits de l'enfant et respect des droits des femmes et du refus de commercialiser la grossesse et la mise au monde d'un enfant. »
