On le rappelle, vous êtes le co-auteur de la loi Clès-Léonetti qui instaure notamment une sédation profonde et continue jusqu'au décès. Comment vous réagissez aux propos de Laurence Garnier ?
Réponse directeJe serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a é…
« Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a été posée a été double. Soins palliatifs, stratégie décennale, on en reviendra, c'est essentiel. Et la question à laquelle nous avons répondu, est-ce qu'il y a une démarche éthique pour une aide active à mourir ? Nous avons répondu oui. Dans un encadrement extrêmement précis, nous pourrons y revenir. Et pourquoi nous n'avons pas utilisé le mot euthanasie ou suicide assisté ? Pour une raison simple. Car ce n'est pas le choix entre la vie ou la mort. La mort, elle est là. Et la question que la société peut se poser, au-delà du devoir de solidarité pour des personnes vulnérables. C'est une simple question. Quel est le chemin le moins pire pour la personne ? Donc voilà ce qui a été posé au niveau du CCNE. Argument qui a été repris en grande partie par l'Assemblée citoyenne, qui s'est déroulée pendant quatre mois. Et je crois que l'Assemblée citoyenne, sur ce sujet, quelle que soit la position des uns et des autres, a été reconnue comme une démarche efficace. L'Assemblée a voté un texte d'équilibre, aujourd'hui. Le travail parlementaire fait qu'il est arrivé au Sénat. Et le Sénat en débattra. Mais pour vous, le texte dans sa version de l'Assemblée nationale, »
