Laurence Garnier — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
21 janv. 2026 au 23 sept. 2026
Questions
21
Entretiens
2
Sources
2
Heures analysées
0,9 h
Répartition sur 21 questions évaluables
Réponse directe
3
Réponse partielle
6
Réponse à côté
12
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 21 sur 21
Question 1Laurence Garnier : " Le prix de l'échec universitaire est d'un demi-milliard d'euros par an " - Vidéo
encore eu une marge de franchi. Et puis, surtout, comment est-ce qu'on accompagne ensuite ces étudiants pour faire des métiers dans lesquels ils s'épanouiront et qui correspondent aussi aux besoins du marché du travail français et de la société française plus largement ?
Réponse à côté
Revaloriser les autres filières, revaloriser les filières professionnelles et le bac n'est pas l'absolue nécessité. mesure, Audrey, qui pourrait s'inviter dans la présidentielle, votre rapport, Laurence Garnier, préconise d'augmenter considérablement les frais d'inscription.
« Revaloriser les autres filières, revaloriser les filières professionnelles et »
Public Sénat · Laurence Garnier : " Le prix de l'échec universitaire est d'un demi-milliard d'euros par an " - VidéoVérifier à 11:01
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Textes de loi cités21 janv. 2026 au 21 janv. 2026 · 14 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – C'est-à-dire quelques jours ou quelques semaines. Donc voilà, tout le monde s'accorde sur ce constat. Ensuite, les soins palliatifs. Un mot sur les soins palliatifs. Il y a dix départements qui n'ont pas d'unité active de soins palliatifs. Nous avons voulu, à travers l'avis du CCNE, attirer l'attention là-dessus. Depuis 1999, la loi. Il y a un problème de moyens. Le milliard a été adopté. Lors du PLFSS 2024, déjà les moyens ont été mis en place. Mais quel est le sujet des soins palliatifs en France ? C'est qu'on est excellent sur le curatif. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 21:24
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Voir 2 autres passages
« le bac n'est pas l'absolue nécessité. »
Public Sénat · Laurence Garnier : " Le prix de l'échec universitaire est d'un demi-milliard d'euros par an " - VidéoVérifier à 11:05
« mesure, Audrey, qui pourrait s'inviter dans la présidentielle, votre rapport, Laurence Garnier, préconise d'augmenter considérablement les frais d'inscription. »
Public Sénat · Laurence Garnier : " Le prix de l'échec universitaire est d'un demi-milliard d'euros par an " - VidéoVérifier à 11:49
Question 2Laurence Garnier : " Le prix de l'échec universitaire est d'un demi-milliard d'euros par an " - Vidéo
tous les bacheliers, de leur porte à l'entrée en licence. Et la difficulté est là. Les présidents d'universités nous l'ont dit. Vous nous demandez, à raison, de faire de l'excellence à la sortie sur l'excellence académique sur la recherche en demandant de prendre tout le monde à l'entrée. C'est ce que certains ont résumé en disant, vous nous mettez sur la ligne de départ, vous nous demandez de courir un marathon, les études universitaires sont longues, vous mettez 3 kilos de plomb dans le sac à dos et il faut qu'on arrive les premiers à la fin. C'est ça qui n'est pas possible. Et aujourd'hui, moi ce que je pointe avec le rapport, ce sont des étudiants qui certes ont eu leur baccalauréat et aujourd'hui ont un droit d'accès à l'enseignement supérieur, mais qui parfois ont arrêté les mathématiques en terminale et se retrouvent par le jeu des affectations par cours sup ou parce qu'on les a mis là au chausse-pied dans des licences de mathématiques, qui se retrouvent en licence de philosophie alors qu'ils sont issus d'un bac professionnel où ils n'en ont jamais fait. Le cas le plus emblématique, dans une licence de STAPS, option cavalier, pour des étudiants qui ne sont jamais montés sur un cheval. C'est tout ça qui ne va pas. Comment voulez-vous que les universités conduisent à l'excellence académique des étudiants qui n'ont pas les prérequis nécessaires ?
Réponse à côté
justement, on va revenir sur la question du bac, mais pour dresser un petit panorama avant de rentrer dans le détail de vos rapports, on a parlé du classement de Shanghai, c'est les universités, il y a le classement PISA aussi, ça, ça évalue les élèves de 15 ans, donc avant le bac, les élèves du lycée. Là, c'est moins réjouissant, c'est-à-dire que les résultats n'ont jamais été aussi bas depuis 20 ans. Est-ce que le problème, il se situe avant le bac Et on va y venir, puisqu'on le disait, vous êtes la rapporteure de cette commission d'enquête pour restaurer l'excellence académique, Audrey, avec des propositions qui, on disait, nous n pas manqué de faire réagir.
« justement, on va revenir sur la question du bac, mais pour dresser un petit panorama avant de rentrer dans le détail de vos rapports, on a parlé du classement de Shanghai, c'est les universités, il y a le classement PISA aussi, ça, ça évalue les élèves de 15 ans, donc avant le bac, les élèves du lycée. Là, c'est moins réjouissant, c'est-à-dire que les résultats n'ont jamais été aussi bas depuis 20 ans. Est-ce que le problème, il se situe avant le bac »
Public Sénat · Laurence Garnier : " Le prix de l'échec universitaire est d'un demi-milliard d'euros par an " - VidéoVérifier à 3:12Voir 2 autres passages
« Et on va y venir, puisqu'on le disait, vous êtes la rapporteure de cette commission d'enquête pour restaurer l'excellence académique, Audrey, avec des propositions qui, on disait, nous n »
Question 3Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
On le rappelle, vous êtes le co-auteur de la loi Clès-Léonetti qui instaure notamment une sédation profonde et continue jusqu'au décès. Comment vous réagissez aux propos de Laurence Garnier ?
Réponse directe
Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a é…
« Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a été posée a été double. Soins palliatifs, stratégie décennale, on en reviendra, c'est essentiel. Et la question à laquelle nous avons répondu, est-ce qu'il y a une démarche éthique pour une aide active à mourir ? Nous avons répondu oui. Dans un encadrement extrêmement précis, nous pourrons y revenir. Et pourquoi nous n'avons pas utilisé le mot euthanasie ou suicide assisté ? Pour une raison simple. Car ce n'est pas le choix entre la vie ou la mort. La mort, elle est là. Et la question que la société peut se poser, au-delà du devoir de solidarité pour des personnes vulnérables. C'est une simple question. Quel est le chemin le moins pire pour la personne ? Donc voilà ce qui a été posé au niveau du CCNE. Argument qui a été repris en grande partie par l'Assemblée citoyenne, qui s'est déroulée pendant quatre mois. Et je crois que l'Assemblée citoyenne, sur ce sujet, quelle que soit la position des uns et des autres, a été reconnue comme une démarche efficace. L'Assemblée a voté un texte d'équilibre, aujourd'hui. Le travail parlementaire fait qu'il est arrivé au Sénat. Et le Sénat en débattra. Mais pour vous, le texte dans sa version de l'Assemblée nationale, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 13:50
Question 4Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
Est-ce que, selon vous, il faut faire évoluer votre loi ?
Réponse partielle
Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a é…
« Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a été posée a été double. Soins palliatifs, stratégie décennale, on en reviendra, c'est essentiel. Et la question à laquelle nous avons répondu, est-ce qu'il y a une démarche éthique pour une aide active à mourir ? Nous avons répondu oui. Dans un encadrement extrêmement précis, nous pourrons y revenir. Et pourquoi nous n'avons pas utilisé le mot euthanasie ou suicide assisté ? Pour une raison simple. Car ce n'est pas le choix entre la vie ou la mort. La mort, elle est là. Et la question que la société peut se poser, au-delà du devoir de solidarité pour des personnes vulnérables. C'est une simple question. Quel est le chemin le moins pire pour la personne ? Donc voilà ce qui a été posé au niveau du CCNE. Argument qui a été repris en grande partie par l'Assemblée citoyenne, qui s'est déroulée pendant quatre mois. Et je crois que l'Assemblée citoyenne, sur ce sujet, quelle que soit la position des uns et des autres, a été reconnue comme une démarche efficace. L'Assemblée a voté un texte d'équilibre, aujourd'hui. Le travail parlementaire fait qu'il est arrivé au Sénat. Et le Sénat en débattra. Mais pour vous, le texte dans sa version de l'Assemblée nationale, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 13:50
Question 5Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
Laurence Garnier, Alain Klaes dit que le texte de l'Assemblée est un texte équilibré. Vous ne le jugez pas comme tel, vous ?
Réponse partielle
– Oui, très rapidement, je ne vais pas monopoliser le débat. Deux choses. Est-ce que la loi de 2016, on me dit qu'elle est parfaite, est-ce que la loi de 2016 répond à toutes les demandes ? Non. Il faut avoir l'honnêteté de le dire, elle ne répond pas à toutes les demandes. C'est pour cette raison…
« – Oui, très rapidement, je ne vais pas monopoliser le débat. Deux choses. Est-ce que la loi de 2016, on me dit qu'elle est parfaite, est-ce que la loi de 2016 répond à toutes les demandes ? Non. Il faut avoir l'honnêteté de le dire, elle ne répond pas à toutes les demandes. C'est pour cette raison… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 20:56
Question 6Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
donc dans sa version des députés, avec un droit à l'aide à mourir, vous convient ?
Réponse à côté
Alors, par rapport à l'avis du CCNE, nous retrouvons l'ensemble des éléments qui existent dans l'avis du CCNE. Il y a un sujet qui n'avait pas été abordé au niveau du CCNE et qui a été abordé pour être tout à fait complet au niveau de la loi qui est sortie de l'Assemblée nationale. C'est le délit d'entrable. Et je crois que dans le travail en commission du Sénat, la commission est revenue sur ce sujet. – Il a été supprimé, oui. – Dernier point, dernier point. Nous avions parlé, pour être tout à fait, pour que les téléspectateurs soient parfaitement informés, de moyen terme. Dans l'avis du CCNE, la Haute Autorité de Santé n'a pas retenu ce terme. Et à la demande de la ministre, Catherine Vau…
« Alors, par rapport à l'avis du CCNE, nous retrouvons l'ensemble des éléments qui existent dans l'avis du CCNE. Il y a un sujet qui n'avait pas été abordé au niveau du CCNE et qui a été abordé pour être tout à fait complet au niveau de la loi qui est sortie de l'Assemblée nationale. C'est le délit d'entrable. Et je crois que dans le travail en commission du Sénat, la commission est revenue sur ce sujet. – Il a été supprimé, oui. – Dernier point, dernier point. Nous avions parlé, pour être tout à fait, pour que les téléspectateurs soient parfaitement informés, de moyen terme. Dans l'avis du CCNE, la Haute Autorité de Santé n'a pas retenu ce terme. Et à la demande de la ministre, Catherine Vautrin, un amendement est passé à l'Assemblée nationale pour dire lorsque le pronostic vital est engagé et la situation est irréversible. Voilà les précisions de l'Assemblée. Donc le débat est ouvert aujourd'hui, mais je voudrais insister sur un point. Au-delà, parce que je pense qu'il n'y a aucune polémique à voir sur ce sujet. Il n'y aura pas de vainqueur ou de vaincu. Je crois que, depuis 1999, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 16:16Voir 1 autre passage
« le législateur, quels que soient les gouvernements, la sensibilité publique, a essayé de concilier deux choses. Il rejoint notre devise républicaine. La solidarité. Les personnes qui sont en situation de fin de vie, qui sont en grande vulnérabilité, c'est qu'il y a un devoir de la société à travers les soins palliatifs. Nous y reviendrons par la suite, je suppose. Et le deuxième sujet, c'est l'autonomie. L'autonomie, la loi Kouchner a fait une ouverture sur l'autonomie. La loi d'It-Claes-Levenetti a parlé d'autonomie. Et là, on aborde l'autonomie. Ce ne sont pas deux concepts qui s'opposent, ce sont deux concepts qui sont complémentaires. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 17:39
Question 7Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
Alors, d'abord, non. Je le considère comme allant d'ores et déjà trop loin, ouvrant déjà trop grand cette porte, parce qu'on voit bien derrière les intentions d'un certain nombre d'acteurs d'ensuite aller voir comment ça va se passer pour des personnes qui ne sont pas en fin de vie. Parce que le moyen terme, en réalité, qu'est-ce que ça veut dire ?
Réponse à côté
– Oui, très rapidement, je ne vais pas monopoliser le débat. Deux choses. Est-ce que la loi de 2016, on me dit qu'elle est parfaite, est-ce que la loi de 2016 répond à toutes les demandes ? Non. Il faut avoir l'honnêteté de le dire, elle ne répond pas à toutes les demandes. C'est pour cette raison…
« – Oui, très rapidement, je ne vais pas monopoliser le débat. Deux choses. Est-ce que la loi de 2016, on me dit qu'elle est parfaite, est-ce que la loi de 2016 répond à toutes les demandes ? Non. Il faut avoir l'honnêteté de le dire, elle ne répond pas à toutes les demandes. C'est pour cette raison… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 20:56
Question 8Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
parce que vous décrivez très bien les choses, docteur, et on a un enjeu du regard que nous allons poser demain les uns sur les autres, du degré de souffrance qui sera considéré, et par les personnes, et par la société, comme acceptable ou pas, pour ouvrir un droit à donner la mort, en réalité, à l'euthanasie, j'utilise malgré tout ce terme, et puis on a un enjeu, et je pense qu'il faut aussi alerter là-dessus, on évoquait les soins palliatifs qui sont insuffisamment déployés en France parce que ça coûte très cher, et on a un enjeu économique dont on parle peu, dont il faut parler avec pudeur, mais dont il faut parler quand même, parce que moi je suis profondément interpellée par le fait que le texte que nous sommes en train d'examiner actuellement au Sénat, il a le soutien de mutuelles. Je crois que ça doit quand même... Il y a des mutuelles en France qui soutiennent ce texte. Qu'est-ce que ça sous-tend ?
Réponse à côté
Non, madame la sédatrice, je crois qu'on peut avoir un débat riche, respectueux, mais je ne pense pas qu'il faille utiliser ce mot économique. Je pense qu'il n'a rien à faire au débat. Je voulais rappeler quelque chose à madame la présidente. En 2016, vous savez, votre association a combattu un mot dans la proposition de Jean et de moi. C'est le mot sédation profonde continue. Et il y a eu une pétition à l'époque, un article de presse, de certains responsables de soins palliatifs, en disant, nous refusons une sédation profonde et continue. Le mot continue. Et ce débat, on l'a retrouvé au Sénat à l'époque. Et ce sont les mêmes personnes aujourd'hui qui refusent une aide à mourir. Moi, je rap…
« Non, madame la sédatrice, je crois qu'on peut avoir un débat riche, respectueux, mais je ne pense pas qu'il faille utiliser ce mot économique. Je pense qu'il n'a rien à faire au débat. Je voulais rappeler quelque chose à madame la présidente. En 2016, vous savez, votre association a combattu un mot dans la proposition de Jean et de moi. C'est le mot sédation profonde continue. Et il y a eu une pétition à l'époque, un article de presse, de certains responsables de soins palliatifs, en disant, nous refusons une sédation profonde et continue. Le mot continue. Et ce débat, on l'a retrouvé au Sénat à l'époque. Et ce sont les mêmes personnes aujourd'hui qui refusent une aide à mourir. Moi, je rappelle cela parce que c'est un... Et il n'y a pas d'évaluation aujourd'hui très précise. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 28:19Voir 2 autres passages
« Ça a été évoqué dans le débat hier au Sénat, dans le débat général, sur l'évaluation de l'utilisation de la sédation profonde et continue jusqu'au décès. Il faudra débattre de ça, mais c'est un sujet ouvert. Mais je voudrais vous rappeler cela. C'est-à-dire que votre association, certains membres de l'association, parce que je suis toujours très prudent, je ne veux jamais caricaturer caricaturer les positions des uns et des autres. Mais sur les soins palliatifs, moi, je vais vous dire quelque chose si vous m'autorisez. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 29:24
« On aura gagné le combat sur les soins palliatifs quand il n'y aura plus de services de soins palliatifs. Je veux dire par là, quand les soins palliatifs seront intégrés totalement dans les parcours de soins de nos concitoyens. C'est-à-dire lorsque, dans un service de cancérologie, ça commence déjà, lorsqu'on soigne la tumeur, on soit capable aussi de prendre en charge toute la personne et c'est votre raison d'être. »
Question 9Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
L'an dernier, les euthanasies ont représenté près de 6% des décès, dans ce pays de 17,8 millions d'habitants. Et on va en débattre avec nos invités. Bonjour Alain Clès, merci d'être avec nous. Vous êtes ancien député socialiste, qu'auteur de la fameuse loi Clès-Leonetti sur la fin de vie. Bonjour Laurence Garnier, merci également. Bonjour. Vous êtes sénatrice LR de Loire-Atlantique. Et bonjour Ségolène Perrichiot, merci d'être la présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs. On vient de voir ce reportage aux Pays-Bas, qui a donc dépénalisé l'euthanasie il y a maintenant plus de 20 ans. Est-ce que pour vous Laurence Garnier, les Pays-Bas, c'est un exemple à suivre ou une dérive ?
Réponse à côté
Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a é…
« Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a été posée a été double. Soins palliatifs, stratégie décennale, on en reviendra, c'est essentiel. Et la question à laquelle nous avons répondu, est-ce qu'il y a une démarche éthique pour une aide active à mourir ? Nous avons répondu oui. Dans un encadrement extrêmement précis, nous pourrons y revenir. Et pourquoi nous n'avons pas utilisé le mot euthanasie ou suicide assisté ? Pour une raison simple. Car ce n'est pas le choix entre la vie ou la mort. La mort, elle est là. Et la question que la société peut se poser, au-delà du devoir de solidarité pour des personnes vulnérables. C'est une simple question. Quel est le chemin le moins pire pour la personne ? Donc voilà ce qui a été posé au niveau du CCNE. Argument qui a été repris en grande partie par l'Assemblée citoyenne, qui s'est déroulée pendant quatre mois. Et je crois que l'Assemblée citoyenne, sur ce sujet, quelle que soit la position des uns et des autres, a été reconnue comme une démarche efficace. L'Assemblée a voté un texte d'équilibre, aujourd'hui. Le travail parlementaire fait qu'il est arrivé au Sénat. Et le Sénat en débattra. Mais pour vous, le texte dans sa version de l'Assemblée nationale, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 13:50
Question 10Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
Qu'est-ce que ça veut dire quand on parle de souffrance psychique, psychologique, alors que la psychiatrie ne s'est jamais aussi mal portée en France ?
Réponse à côté
Non, madame la sédatrice, je crois qu'on peut avoir un débat riche, respectueux, mais je ne pense pas qu'il faille utiliser ce mot économique. Je pense qu'il n'a rien à faire au débat. Je voulais rappeler quelque chose à madame la présidente. En 2016, vous savez, votre association a combattu un mot dans la proposition de Jean et de moi. C'est le mot sédation profonde continue. Et il y a eu une pétition à l'époque, un article de presse, de certains responsables de soins palliatifs, en disant, nous refusons une sédation profonde et continue. Le mot continue. Et ce débat, on l'a retrouvé au Sénat à l'époque. Et ce sont les mêmes personnes aujourd'hui qui refusent une aide à mourir. Moi, je rap…
« Non, madame la sédatrice, je crois qu'on peut avoir un débat riche, respectueux, mais je ne pense pas qu'il faille utiliser ce mot économique. Je pense qu'il n'a rien à faire au débat. Je voulais rappeler quelque chose à madame la présidente. En 2016, vous savez, votre association a combattu un mot dans la proposition de Jean et de moi. C'est le mot sédation profonde continue. Et il y a eu une pétition à l'époque, un article de presse, de certains responsables de soins palliatifs, en disant, nous refusons une sédation profonde et continue. Le mot continue. Et ce débat, on l'a retrouvé au Sénat à l'époque. Et ce sont les mêmes personnes aujourd'hui qui refusent une aide à mourir. Moi, je rappelle cela parce que c'est un... Et il n'y a pas d'évaluation aujourd'hui très précise. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 28:19Voir 2 autres passages
« Ça a été évoqué dans le débat hier au Sénat, dans le débat général, sur l'évaluation de l'utilisation de la sédation profonde et continue jusqu'au décès. Il faudra débattre de ça, mais c'est un sujet ouvert. Mais je voudrais vous rappeler cela. C'est-à-dire que votre association, certains membres de l'association, parce que je suis toujours très prudent, je ne veux jamais caricaturer caricaturer les positions des uns et des autres. Mais sur les soins palliatifs, moi, je vais vous dire quelque chose si vous m'autorisez. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 29:24
« On aura gagné le combat sur les soins palliatifs quand il n'y aura plus de services de soins palliatifs. Je veux dire par là, quand les soins palliatifs seront intégrés totalement dans les parcours de soins de nos concitoyens. C'est-à-dire lorsque, dans un service de cancérologie, ça commence déjà, lorsqu'on soigne la tumeur, on soit capable aussi de prendre en charge toute la personne et c'est votre raison d'être. »
Question 11Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
J'ai échangé avec des médecins de soins palliatifs qui nous disaient qu'ils suivaient depuis 9 ans un patient qui leur a été adressé avec un pronostic vital de 15 jours. Donc, on a cette complexité-là qui nous dépasse tous et sur laquelle je pense qu'il faut être extrêmement prudent. Et puis, puisque nous avons devant nous le co-auteur de la loi Claes-Leonetti, moi, je voudrais quand même dire quelque chose. On a une loi Claes-Leonetti qui date de 2016, qui met en œuvre les soins palliatifs. Et nous avons la présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs avec nous ce matin. Et cette loi, en réalité, n'est pas appliquée dans au moins 20% du territoire national, puisque dans environ 20 départements, sur la centaine que compte notre pays, les Français n'ont pas accès à des services de soins palliatifs, mais je vous laisserai peut-être le confirmer. Donc, vous avez préparé un texte de loi voté en 2016 qui a du sens, qui propose une sédation profonde et continue pour les patients en fin de vie, ce qui est une excellente chose, ce qui permet de prendre en charge, il ne faut pas qu'on raconte des choses fausses aux Français. La fin de vie aujourd'hui, quand elle est accompagnée par les soins palliatifs, elle soulage la souffrance et elle accompagne les Français. Et donc, cette loi n'est pas appliquée, en tout cas, très insuffisamment. Beaucoup de Français aujourd'hui n'ont pas accès à des soins palliatifs. Je crois qu'ils sont 500 chaque jour à décéder sans avoir pu bénéficier de ces soins palliatifs que la loi devrait pourtant leur garantir. Et il est évident que si on leur dit « Est-ce que vous préférez décéder dans d'atroces souffrances ou abréger tout ça ?
Réponse partielle
– Oui, très rapidement, je ne vais pas monopoliser le débat. Deux choses. Est-ce que la loi de 2016, on me dit qu'elle est parfaite, est-ce que la loi de 2016 répond à toutes les demandes ? Non. Il faut avoir l'honnêteté de le dire, elle ne répond pas à toutes les demandes. C'est pour cette raison…
« – Oui, très rapidement, je ne vais pas monopoliser le débat. Deux choses. Est-ce que la loi de 2016, on me dit qu'elle est parfaite, est-ce que la loi de 2016 répond à toutes les demandes ? Non. Il faut avoir l'honnêteté de le dire, elle ne répond pas à toutes les demandes. C'est pour cette raison… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 20:56
Question 12Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
– On va vous faire réagir, Ségolène Pelleruchot, je rappelle, vous présidez de la société française d'accompagnement de soins palliatifs. Comment vous réagissez à ce que vous venez d'entendre
Réponse à côté
Madame, si vous permettez... Non, je me permets de prolonger les propos, pardon. Juste un débat. Je voudrais juste dire un mot, monsieur le député,
« Madame, si vous permettez... Non, je me permets de prolonger les propos, pardon. Juste un débat. Je voudrais juste dire un mot, monsieur le député, »
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Question 13Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
Est-ce qu'il y a un risque de dérive ?
Réponse à côté
Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a é…
« Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a été posée a été double. Soins palliatifs, stratégie décennale, on en reviendra, c'est essentiel. Et la question à laquelle nous avons répondu, est-ce qu'il y a une démarche éthique pour une aide active à mourir ? Nous avons répondu oui. Dans un encadrement extrêmement précis, nous pourrons y revenir. Et pourquoi nous n'avons pas utilisé le mot euthanasie ou suicide assisté ? Pour une raison simple. Car ce n'est pas le choix entre la vie ou la mort. La mort, elle est là. Et la question que la société peut se poser, au-delà du devoir de solidarité pour des personnes vulnérables. C'est une simple question. Quel est le chemin le moins pire pour la personne ? Donc voilà ce qui a été posé au niveau du CCNE. Argument qui a été repris en grande partie par l'Assemblée citoyenne, qui s'est déroulée pendant quatre mois. Et je crois que l'Assemblée citoyenne, sur ce sujet, quelle que soit la position des uns et des autres, a été reconnue comme une démarche efficace. L'Assemblée a voté un texte d'équilibre, aujourd'hui. Le travail parlementaire fait qu'il est arrivé au Sénat. Et le Sénat en débattra. Mais pour vous, le texte dans sa version de l'Assemblée nationale, »
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Question 14Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
Je crois que c'est précisément ce à quoi on ne veut surtout pas arriver. Et c'est tout le travail que nous sommes en train de conduire, parce qu'en réalité, on constate que dès qu'on ouvre une porte, parce qu'on veut entendre la souffrance de patients, en fin de vie ou pas d'ailleurs, et c'est ce qu'il faut aussi regarder avec beaucoup d'attention, on arrive petit à petit, sous couvert de lois d'exception, qui ne concernent que quelques cas, à ce que proposent aujourd'hui les Pays-Bas, c'est-à-dire être âgés de 74 ans ou plus, pour finalement se voir proposer un droit opposable à l'euthanasie. Donc concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?
Réponse partielle
Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a é…
« Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a été posée a été double. Soins palliatifs, stratégie décennale, on en reviendra, c'est essentiel. Et la question à laquelle nous avons répondu, est-ce qu'il y a une démarche éthique pour une aide active à mourir ? Nous avons répondu oui. Dans un encadrement extrêmement précis, nous pourrons y revenir. Et pourquoi nous n'avons pas utilisé le mot euthanasie ou suicide assisté ? Pour une raison simple. Car ce n'est pas le choix entre la vie ou la mort. La mort, elle est là. Et la question que la société peut se poser, au-delà du devoir de solidarité pour des personnes vulnérables. C'est une simple question. Quel est le chemin le moins pire pour la personne ? Donc voilà ce qui a été posé au niveau du CCNE. Argument qui a été repris en grande partie par l'Assemblée citoyenne, qui s'est déroulée pendant quatre mois. Et je crois que l'Assemblée citoyenne, sur ce sujet, quelle que soit la position des uns et des autres, a été reconnue comme une démarche efficace. L'Assemblée a voté un texte d'équilibre, aujourd'hui. Le travail parlementaire fait qu'il est arrivé au Sénat. Et le Sénat en débattra. Mais pour vous, le texte dans sa version de l'Assemblée nationale, »
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Question 15Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
Si cette loi passait, ça n'est pas encore le cas. Évidemment, je souhaite qu'elle ne passe pas. Ça veut dire qu'après 74 ans, il faut peut-être commencer à se demander si on n'est pas devenu une charge, on ne rapporte plus rien à la société, on lui coûte de l'argent. Tout ça est infiniment triste, et c'est ce à quoi il ne faut pas arriver. Ce qui n'est pas dit dans la loi actuelle. On le précise où le mot euthanasie ne figure même pas. Alors ça, c'est encore un autre sujet. On peut parler des vocables utilisés. Le mot d'euthanasie, vous avez raison, ne figure pas dans le texte de loi actuelle. Pour autant, on a fait le choix de mots très pudiques pour cacher une réalité qui est bien celle de l'euthanasie et du suicide assisté et de toutes les dérives potentielles qui l'ouvrent. Encore une fois, quand on entrebaille une porte, on risque de l'ouvrir très grand. Je lisais encore tout à l'heure le cas d'une jeune femme belge de 26 ans, très dépressive, qui a demandé à recourir à l'euthanasie parce qu'elle estime qu'elle ne peut plus vivre dans cet état. Elle a 26 ans, donc vous voyez, on ne parle même pas des plus de 74 ans. Voilà le type de dérive extrêmement dangereuse auquel nous ne souhaitons pas arriver. Voilà pourquoi je ne souhaite pas ouvrir cette porte-là dans le cadre de nos débats aujourd'hui. Alain Clès, comment réagissez-vous ?
Réponse directe
Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a é…
« Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a été posée a été double. Soins palliatifs, stratégie décennale, on en reviendra, c'est essentiel. Et la question à laquelle nous avons répondu, est-ce qu'il y a une démarche éthique pour une aide active à mourir ? Nous avons répondu oui. Dans un encadrement extrêmement précis, nous pourrons y revenir. Et pourquoi nous n'avons pas utilisé le mot euthanasie ou suicide assisté ? Pour une raison simple. Car ce n'est pas le choix entre la vie ou la mort. La mort, elle est là. Et la question que la société peut se poser, au-delà du devoir de solidarité pour des personnes vulnérables. C'est une simple question. Quel est le chemin le moins pire pour la personne ? Donc voilà ce qui a été posé au niveau du CCNE. Argument qui a été repris en grande partie par l'Assemblée citoyenne, qui s'est déroulée pendant quatre mois. Et je crois que l'Assemblée citoyenne, sur ce sujet, quelle que soit la position des uns et des autres, a été reconnue comme une démarche efficace. L'Assemblée a voté un texte d'équilibre, aujourd'hui. Le travail parlementaire fait qu'il est arrivé au Sénat. Et le Sénat en débattra. Mais pour vous, le texte dans sa version de l'Assemblée nationale, »
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Question 16Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
C'est comme ça que le persoient vos patients ?
Réponse à côté
Madame, si vous permettez... Non, je me permets de prolonger les propos, pardon. Juste un débat. Je voudrais juste dire un mot, monsieur le député,
« Madame, si vous permettez... Non, je me permets de prolonger les propos, pardon. Juste un débat. Je voudrais juste dire un mot, monsieur le député, »
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Question 17Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
– Quelle est la souffrance qu'elle ne peut pas soulager, M. le député ?
Réponse directe
– C'est-à-dire quelques jours ou quelques semaines. Donc voilà, tout le monde s'accorde sur ce constat. Ensuite, les soins palliatifs. Un mot sur les soins palliatifs. Il y a dix départements qui n'ont pas d'unité active de soins palliatifs. Nous avons voulu, à travers l'avis du CCNE, attirer l'attention là-dessus. Depuis 1999, la loi. Il y a un problème de moyens. Le milliard a été adopté. Lors du PLFSS 2024, déjà les moyens ont été mis en place. Mais quel est le sujet des soins palliatifs en France ? C'est qu'on est excellent sur le curatif. Mais la politique de santé de la personne, en termes de formation continue, en termes de formation initiale, en termes de projet d'établissement, n'e…
« Mais la politique de santé de la personne, en termes de formation continue, en termes de formation initiale, en termes de projet d'établissement, n'est pas assez développée. Mais il n'y a pas de contradiction entre le développement des soins palliatifs qui est indispensable et parfois une demande de nos concitoyens du dead à mourir. Je peux vous citer plein d'exemples. J'ai vu des cas où des personnes venaient aux soins palliatifs avec une demande d'aide à mourir. Cette demande a été abandonnée. Je connais d'autres cas de personnes qui ont été prises en compte par des soins palliatifs qui se sont dit non, la souffrance est trop grande, je ne peux pas le faire en France, je vais à l'étranger pour n'aider à mourir. Donc je suis très pragmatif et je ne veux absolument pas caricaturer position des uns des autres. Vous savez, Madame la Sénatrice, on est là pour fixer un cadre. Mais sur ce sujet si intime, »
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Question 18Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
Quelle est la souffrance que la sédation profonde et continue ne peut pas soulager ?
Réponse à côté
– C'est-à-dire quelques jours ou quelques semaines. Donc voilà, tout le monde s'accorde sur ce constat. Ensuite, les soins palliatifs. Un mot sur les soins palliatifs. Il y a dix départements qui n'ont pas d'unité active de soins palliatifs. Nous avons voulu, à travers l'avis du CCNE, attirer l'attention là-dessus. Depuis 1999, la loi. Il y a un problème de moyens. Le milliard a été adopté. Lors du PLFSS 2024, déjà les moyens ont été mis en place. Mais quel est le sujet des soins palliatifs en France ? C'est qu'on est excellent sur le curatif. Mais la politique de santé de la personne, en termes de formation continue, en termes de formation initiale, en termes de projet d'établissement, n'e…
« – C'est-à-dire quelques jours ou quelques semaines. Donc voilà, tout le monde s'accorde sur ce constat. Ensuite, les soins palliatifs. Un mot sur les soins palliatifs. Il y a dix départements qui n'ont pas d'unité active de soins palliatifs. Nous avons voulu, à travers l'avis du CCNE, attirer l'attention là-dessus. Depuis 1999, la loi. Il y a un problème de moyens. Le milliard a été adopté. Lors du PLFSS 2024, déjà les moyens ont été mis en place. Mais quel est le sujet des soins palliatifs en France ? C'est qu'on est excellent sur le curatif. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 21:24Voir 2 autres passages
« Mais la politique de santé de la personne, en termes de formation continue, en termes de formation initiale, en termes de projet d'établissement, n'est pas assez développée. Mais il n'y a pas de contradiction entre le développement des soins palliatifs qui est indispensable et parfois une demande de nos concitoyens du dead à mourir. Je peux vous citer plein d'exemples. J'ai vu des cas où des personnes venaient aux soins palliatifs avec une demande d'aide à mourir. Cette demande a été abandonnée. Je connais d'autres cas de personnes qui ont été prises en compte par des soins palliatifs qui se sont dit non, la souffrance est trop grande, je ne peux pas le faire en France, je vais à l'étranger pour n'aider à mourir. Donc je suis très pragmatif et je ne veux absolument pas caricaturer position des uns des autres. Vous savez, Madame la Sénatrice, on est là pour fixer un cadre. Mais sur ce sujet si intime, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 22:06
Question 19Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
» – Eh bien, les Français sont comme nous tous, ils ne souhaitent pas mourir dans des souffrances épouvantables. Mais les soins palliatifs, s'ils étaient mis en place, si la loi que vous avez préparée, M. le député, il y a 10 ans était appliquée, eh bien, nous n'aurions pas, aujourd'hui, j'en suis convaincue, à nous poser ces questions-là. – Alain Clès, vous voulez réagir ?
Réponse partielle
– Oui, très rapidement, je ne vais pas monopoliser le débat. Deux choses. Est-ce que la loi de 2016, on me dit qu'elle est parfaite, est-ce que la loi de 2016 répond à toutes les demandes ? Non. Il faut avoir l'honnêteté de le dire, elle ne répond pas à toutes les demandes. C'est pour cette raison…
« – Oui, très rapidement, je ne vais pas monopoliser le débat. Deux choses. Est-ce que la loi de 2016, on me dit qu'elle est parfaite, est-ce que la loi de 2016 répond à toutes les demandes ? Non. Il faut avoir l'honnêteté de le dire, elle ne répond pas à toutes les demandes. C'est pour cette raison… »
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Question 20Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
qu'est-ce que vous pensez de ce texte, de ces textes ?
Réponse à côté
Madame, si vous permettez... Non, je me permets de prolonger les propos, pardon. Juste un débat. Je voudrais juste dire un mot, monsieur le député,
« Madame, si vous permettez... Non, je me permets de prolonger les propos, pardon. Juste un débat. Je voudrais juste dire un mot, monsieur le député, »
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Question 21Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?
C'est un texte d'équilibre ?
Réponse partielle
Alors, par rapport à l'avis du CCNE, nous retrouvons l'ensemble des éléments qui existent dans l'avis du CCNE. Il y a un sujet qui n'avait pas été abordé au niveau du CCNE et qui a été abordé pour être tout à fait complet au niveau de la loi qui est sortie de l'Assemblée nationale. C'est le délit d'entrable. Et je crois que dans le travail en commission du Sénat, la commission est revenue sur ce sujet. – Il a été supprimé, oui. – Dernier point, dernier point. Nous avions parlé, pour être tout à fait, pour que les téléspectateurs soient parfaitement informés, de moyen terme. Dans l'avis du CCNE, la Haute Autorité de Santé n'a pas retenu ce terme. Et à la demande de la ministre, Catherine Vau…
« Alors, par rapport à l'avis du CCNE, nous retrouvons l'ensemble des éléments qui existent dans l'avis du CCNE. Il y a un sujet qui n'avait pas été abordé au niveau du CCNE et qui a été abordé pour être tout à fait complet au niveau de la loi qui est sortie de l'Assemblée nationale. C'est le délit d'entrable. Et je crois que dans le travail en commission du Sénat, la commission est revenue sur ce sujet. – Il a été supprimé, oui. – Dernier point, dernier point. Nous avions parlé, pour être tout à fait, pour que les téléspectateurs soient parfaitement informés, de moyen terme. Dans l'avis du CCNE, la Haute Autorité de Santé n'a pas retenu ce terme. Et à la demande de la ministre, Catherine Vautrin, un amendement est passé à l'Assemblée nationale pour dire lorsque le pronostic vital est engagé et la situation est irréversible. Voilà les précisions de l'Assemblée. Donc le débat est ouvert aujourd'hui, mais je voudrais insister sur un point. Au-delà, parce que je pense qu'il n'y a aucune polémique à voir sur ce sujet. Il n'y aura pas de vainqueur ou de vaincu. Je crois que, depuis 1999, »
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« le législateur, quels que soient les gouvernements, la sensibilité publique, a essayé de concilier deux choses. Il rejoint notre devise républicaine. La solidarité. Les personnes qui sont en situation de fin de vie, qui sont en grande vulnérabilité, c'est qu'il y a un devoir de la société à travers les soins palliatifs. Nous y reviendrons par la suite, je suppose. Et le deuxième sujet, c'est l'autonomie. L'autonomie, la loi Kouchner a fait une ouverture sur l'autonomie. La loi d'It-Claes-Levenetti a parlé d'autonomie. Et là, on aborde l'autonomie. Ce ne sont pas deux concepts qui s'opposent, ce sont deux concepts qui sont complémentaires. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 17:39
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« – Oui, très rapidement, je ne vais pas monopoliser le débat. Deux choses. Est-ce que la loi de 2016, on me dit qu'elle est parfaite, est-ce que la loi de 2016 répond à toutes les demandes ? Non. Il faut avoir l'honnêteté de le dire, elle ne répond pas à toutes les demandes. C'est pour cette raison… »
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« le législateur, quels que soient les gouvernements, la sensibilité publique, a essayé de concilier deux choses. Il rejoint notre devise républicaine. La solidarité. Les personnes qui sont en situation de fin de vie, qui sont en grande vulnérabilité, c'est qu'il y a un devoir de la société à travers les soins palliatifs. Nous y reviendrons par la suite, je suppose. Et le deuxième sujet, c'est l'autonomie. L'autonomie, la loi Kouchner a fait une ouverture sur l'autonomie. La loi d'It-Claes-Levenetti a parlé d'autonomie. Et là, on aborde l'autonomie. Ce ne sont pas deux concepts qui s'opposent, ce sont deux concepts qui sont complémentaires. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, madame la sédatrice, je crois qu'on peut avoir un débat riche, respectueux, mais je ne pense pas qu'il faille utiliser ce mot économique. Je pense qu'il n'a rien à faire au débat. Je voulais rappeler quelque chose à madame la présidente. En 2016, vous savez, votre association a combattu un mot dans la proposition de Jean et de moi. C'est le mot sédation profonde continue. Et il y a eu une pétition à l'époque, un article de presse, de certains responsables de soins palliatifs, en disant, nous refusons une sédation profonde et continue. Le mot continue. Et ce débat, on l'a retrouvé au Sénat à l'époque. Et ce sont les mêmes personnes aujourd'hui qui refusent une aide à mourir. Moi, je rappelle cela parce que c'est un... Et il n'y a pas d'évaluation aujourd'hui très précise. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 28:19Voir 2 autres passages
« – C'est-à-dire quelques jours ou quelques semaines. Donc voilà, tout le monde s'accorde sur ce constat. Ensuite, les soins palliatifs. Un mot sur les soins palliatifs. Il y a dix départements qui n'ont pas d'unité active de soins palliatifs. Nous avons voulu, à travers l'avis du CCNE, attirer l'attention là-dessus. Depuis 1999, la loi. Il y a un problème de moyens. Le milliard a été adopté. Lors du PLFSS 2024, déjà les moyens ont été mis en place. Mais quel est le sujet des soins palliatifs en France ? C'est qu'on est excellent sur le curatif. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 21:24
« le législateur, quels que soient les gouvernements, la sensibilité publique, a essayé de concilier deux choses. Il rejoint notre devise républicaine. La solidarité. Les personnes qui sont en situation de fin de vie, qui sont en grande vulnérabilité, c'est qu'il y a un devoir de la société à travers les soins palliatifs. Nous y reviendrons par la suite, je suppose. Et le deuxième sujet, c'est l'autonomie. L'autonomie, la loi Kouchner a fait une ouverture sur l'autonomie. La loi d'It-Claes-Levenetti a parlé d'autonomie. Et là, on aborde l'autonomie. Ce ne sont pas deux concepts qui s'opposent, ce sont deux concepts qui sont complémentaires. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, madame la sédatrice, je crois qu'on peut avoir un débat riche, respectueux, mais je ne pense pas qu'il faille utiliser ce mot économique. Je pense qu'il n'a rien à faire au débat. Je voulais rappeler quelque chose à madame la présidente. En 2016, vous savez, votre association a combattu un mot dans la proposition de Jean et de moi. C'est le mot sédation profonde continue. Et il y a eu une pétition à l'époque, un article de presse, de certains responsables de soins palliatifs, en disant, nous refusons une sédation profonde et continue. Le mot continue. Et ce débat, on l'a retrouvé au Sénat à l'époque. Et ce sont les mêmes personnes aujourd'hui qui refusent une aide à mourir. Moi, je rappelle cela parce que c'est un... Et il n'y a pas d'évaluation aujourd'hui très précise. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 28:19Voir 2 autres passages
« Je serais respectueux. Le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée, a lieu au Sénat, vous avez commencé l'article 4, donc les sons de travail parlementaire se faire. Moi, je peux intervenir sur deux choses. D'une part, la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti, et l'avis, j'en étais le rapporteur, du Comité national d'éthique. La loi de 2016, c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie. On autorise, dans cette loi, une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements, l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement. En ce qui me concerne, c'est une aide à mourir. Quand le CCNE a été saisi... La question qui a été posée a été double. Soins palliatifs, stratégie décennale, on en reviendra, c'est essentiel. Et la question à laquelle nous avons répondu, est-ce qu'il y a une démarche éthique pour une aide active à mourir ? Nous avons répondu oui. Dans un encadrement extrêmement précis, nous pourrons y revenir. Et pourquoi nous n'avons pas utilisé le mot euthanasie ou suicide assisté ? Pour une raison simple. Car ce n'est pas le choix entre la vie ou la mort. La mort, elle est là. Et la question que la société peut se poser, au-delà du devoir de solidarité pour des personnes vulnérables. C'est une simple question. Quel est le chemin le moins pire pour la personne ? Donc voilà ce qui a été posé au niveau du CCNE. Argument qui a été repris en grande partie par l'Assemblée citoyenne, qui s'est déroulée pendant quatre mois. Et je crois que l'Assemblée citoyenne, sur ce sujet, quelle que soit la position des uns et des autres, a été reconnue comme une démarche efficace. L'Assemblée a voté un texte d'équilibre, aujourd'hui. Le travail parlementaire fait qu'il est arrivé au Sénat. Et le Sénat en débattra. Mais pour vous, le texte dans sa version de l'Assemblée nationale, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 13:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, madame la sédatrice, je crois qu'on peut avoir un débat riche, respectueux, mais je ne pense pas qu'il faille utiliser ce mot économique. Je pense qu'il n'a rien à faire au débat. Je voulais rappeler quelque chose à madame la présidente. En 2016, vous savez, votre association a combattu un mot dans la proposition de Jean et de moi. C'est le mot sédation profonde continue. Et il y a eu une pétition à l'époque, un article de presse, de certains responsables de soins palliatifs, en disant, nous refusons une sédation profonde et continue. Le mot continue. Et ce débat, on l'a retrouvé au Sénat à l'époque. Et ce sont les mêmes personnes aujourd'hui qui refusent une aide à mourir. Moi, je rappelle cela parce que c'est un... Et il n'y a pas d'évaluation aujourd'hui très précise. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 28:19Voir 2 autres passages
« On aura gagné le combat sur les soins palliatifs quand il n'y aura plus de services de soins palliatifs. Je veux dire par là, quand les soins palliatifs seront intégrés totalement dans les parcours de soins de nos concitoyens. C'est-à-dire lorsque, dans un service de cancérologie, ça commence déjà, lorsqu'on soigne la tumeur, on soit capable aussi de prendre en charge toute la personne et c'est votre raison d'être. »
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« le législateur, quels que soient les gouvernements, la sensibilité publique, a essayé de concilier deux choses. Il rejoint notre devise républicaine. La solidarité. Les personnes qui sont en situation de fin de vie, qui sont en grande vulnérabilité, c'est qu'il y a un devoir de la société à travers les soins palliatifs. Nous y reviendrons par la suite, je suppose. Et le deuxième sujet, c'est l'autonomie. L'autonomie, la loi Kouchner a fait une ouverture sur l'autonomie. La loi d'It-Claes-Levenetti a parlé d'autonomie. Et là, on aborde l'autonomie. Ce ne sont pas deux concepts qui s'opposent, ce sont deux concepts qui sont complémentaires. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – C'est-à-dire quelques jours ou quelques semaines. Donc voilà, tout le monde s'accorde sur ce constat. Ensuite, les soins palliatifs. Un mot sur les soins palliatifs. Il y a dix départements qui n'ont pas d'unité active de soins palliatifs. Nous avons voulu, à travers l'avis du CCNE, attirer l'attention là-dessus. Depuis 1999, la loi. Il y a un problème de moyens. Le milliard a été adopté. Lors du PLFSS 2024, déjà les moyens ont été mis en place. Mais quel est le sujet des soins palliatifs en France ? C'est qu'on est excellent sur le curatif. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 21:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Public Sénat · Laurence Garnier : " Le prix de l'échec universitaire est d'un demi-milliard d'euros par an " - VidéoVérifier à 4:39
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Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Fin de vie : faut-il reconnaître un droit à mourir ?Vérifier à 29:57
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« chaque situation est une situation particulière qui nécessite un dialogue, vous le savez très bien, singulier entre la personne, entre le personnel soignant et, j'allais dire, la famille. Donc par rapport à cela, restons modestes, mais le législateur doit fixer ce cadre à la fois vis-à-vis des soignants et vis-à-vis des familles. »
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« Non, madame la sédatrice, je crois qu'on peut avoir un débat riche, respectueux, mais je ne pense pas qu'il faille utiliser ce mot économique. Je pense qu'il n'a rien à faire au débat. Je voulais rappeler quelque chose à madame la présidente. En 2016, vous savez, votre association a combattu un mot dans la proposition de Jean et de moi. C'est le mot sédation profonde continue. Et il y a eu une pétition à l'époque, un article de presse, de certains responsables de soins palliatifs, en disant, nous refusons une sédation profonde et continue. Le mot continue. Et ce débat, on l'a retrouvé au Sénat à l'époque. Et ce sont les mêmes personnes aujourd'hui qui refusent une aide à mourir. Moi, je rappelle cela parce que c'est un... Et il n'y a pas d'évaluation aujourd'hui très précise. »
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