Karim Bouamrane — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
17 mai 2026 au 29 juin 2026
Questions
73
Entretiens
3
Sources
3
Heures analysées
1,0 h
Répartition sur 73 questions évaluables
Réponse directe
33
Réponse partielle
21
Réponse à côté
19
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 73
Question 1La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Est-ce qu'il y a un problème endémique de structure familiale ?
Réponse partielle
Alors, c'est multifactoriel. Le premier principe qu'on devra avoir en ligne de compte dans le cadre de la présidence de la République, protéger nos enfants. Les enfants, ce sont des futurs jeunes, des futurs mineurs. Donc, protéger nos enfants contre les violences, toutes formes de violences. Je prends les violences sexuelles, sexistes, incestueuses. 80% à son issue de la cellule familiale. On l'a évoqué avec Yana. Il y a cette espèce de déni. Il y a ce manque de sanctuarisation de la parole de l'enfant.
« Alors, c'est multifactoriel. Le premier principe qu'on devra avoir en ligne de compte dans le cadre de la présidence de la République, protéger nos enfants. Les enfants, ce sont des futurs jeunes, des futurs mineurs. Donc, protéger nos enfants contre les violences, toutes formes de violences. Je prends les violences sexuelles, sexistes, incestueuses. 80% à son issue de la cellule familiale. On l'a évoqué avec Yana. Il y a cette espèce de déni. Il y a ce manque de sanctuarisation de la parole de l'enfant. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités17 mai 2026 au 29 juin 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ils sont victimes de violences sexuelles. Ils sont souvent victimes de violences physiques. C'est une bonne partie d'entre eux qu'on retrouve sans domicile fixe. On a cette espèce de machine endémique de reproduction de la violence. On a 400 000 personnes qui sont dans l'ASE, il manque à peu près 100 000 places, 150 000 places. Et paradoxalement, on est en train de couper les aides aux collectivités territoriales comme les départements. Et ensuite, les gamins, quand ils sortent de l'ASE, qu'est-ce qu'ils deviennent ? Donc, on ne naît pas violent. Il y a cette espèce de machine structurelle. Il y a une fabrique de la violence. Oui, il y a une fabrique de la violence. Oui, il faut avoir une intransigeance totale lorsqu'on commet une violence. Je pense aux parents d'Elias, aux parents de Louis, aux parents de Théo. Oui, c'est très très dur. Il faut que la justice soit intransigeante et il faut qu'il y ait les moyens de cette ambition. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Question 2La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Sur lequel travaille aussi la France Insoumise, on est d'accord ?
Réponse à côté
La France Insoumise ne travaille pas sur un pacte républicain. Pardon, sur les sous-entendus que vous venez d'évoquer. Sauf que la France Insoumise utilise la notion de communautarisation, de monter les communautés les unes contre les autres pour défaire l'idéal républicain. Ce n'est pas du tout la façon avec laquelle j'appréhende mon pays. Moi, ce que j'estime, c'est qu'aujourd'hui, il faut redonner de l'espoir aux gens. Il faut arrêter avec cette espèce de posture outrancière qui consiste à ethniciser les quartiers et en partant du principe que lorsqu'on est des compatriotes maghrébins, lorsqu'on est des compatriotes de couleur noire, Éric Coquerel appelait ça... Voilà, il vous a appelé u…
« La France Insoumise ne travaille pas sur un pacte républicain. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 12:20Voir 1 autre passage
« Pardon, sur les sous-entendus que vous venez d'évoquer. Sauf que la France Insoumise utilise la notion de communautarisation, de monter les communautés les unes contre les autres pour défaire l'idéal républicain. Ce n'est pas du tout la façon avec laquelle j'appréhende mon pays. Moi, ce que j'estime, c'est qu'aujourd'hui, il faut redonner de l'espoir aux gens. Il faut arrêter avec cette espèce de posture outrancière qui consiste à ethniciser les quartiers et en partant du principe que lorsqu'on est des compatriotes maghrébins, lorsqu'on est des compatriotes de couleur noire, Éric Coquerel appelait ça... Voilà, il vous a appelé un homme de couleur. Des hommes de couleur digne, vraiment digne du code noir, digne des propos colonialistes. C'est typique de la lecture ethnicisée, hypocrite de la France Insoumise, de Jean-Luc Mélenchon. Qui apparaît un parti raciste ? Je dirais que c'est un parti colonialiste. C'est un parti dont les responsables sont portés par une vision colonialiste et donc ethnicisée. Et parfois, chassé naturel, il revient au galop. Donc, pour caricaturer, ce n'est pas une caricature, pour simplifier, on aime bien les maghrébins, on aime bien les noirs, les hommes de couleur, selon Éric Coquerel, quand ils sont totalement au service de Jean-Luc Mélenchon. Moi, j'ai une autre lecture. Je pars du principe que quelle que soit votre origine sociale, quelle que soit votre orientation sexuelle, quelle que soit votre couleur de peau, que vous soyez de confession juive, musulmane, catholique, que vous ayez un phénotype asiatique, peu importe, on est républicain et on a le droit d'avoir de l'espoir et voir sa vie s'améliorer tous les jours. C'est ça une France humaine, c'est ça une France forte. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 12:23
Question 3La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
On ne croit pas la parole de l'enfant, pour vous, Karim Boehm?
Réponse directe
On ne croit pas, on ne prend pas en compte la parole de l'enfant. Un, sanctuariser la parole de l'enfant. Apprendre aux parents à sanctuariser la parole de l'enfant. Toute la génération des boomers, vous en souvenez de ce qu'on nous apprenait ? Oh, c'est normal, le gamin, la gamine divague, c'est l'âge des rêves avec des espèces d'interprétations freudiennes. Non, il faut sanctuariser la parole de l'enfant. Il faut donner aux parents la possibilité de comprendre la parole de l'enfant. Et les employeurs, un principe que j'ai mis en place à Saint-Ouen, le principe de précaution. C'est-à-dire que dès qu'il y a un doute... Ça consiste en quoi, ça ? Le principe de précaution, Mme Ferrari, c'est…
« On ne croit pas, on ne prend pas en compte la parole de l'enfant. Un, sanctuariser la parole de l'enfant. Apprendre aux parents à sanctuariser la parole de l'enfant. Toute la génération des boomers, vous en souvenez de ce qu'on nous apprenait ? Oh, c'est normal, le gamin, la gamine divague, c'est l'âge des rêves avec des espèces d'interprétations freudiennes. Non, il faut sanctuariser la parole de l'enfant. Il faut donner aux parents la possibilité de comprendre la parole de l'enfant. Et les employeurs, un principe que j'ai mis en place à Saint-Ouen, le principe de précaution. C'est-à-dire que dès qu'il y a un doute... Ça consiste en quoi, ça ? Le principe de précaution, Mme Ferrari, c'est dès qu'il y a un doute, un doute, pas la confirmation que la personne est bien un prédateur, un doute, on le suspend. On le met hors d'état de nuire, c'est ce que je dis tout le temps. Là, vous parlez du périscolaire, par exemple. Pas que le périscolaire, parce que justement, les prédateurs ne se focalisent pas uniquement dans le périscolaire, ça serait facile. Les prédateurs oeuvrent là où il y a des enfants. Association sportive, culturelle. Exactement, absolument. Sportive, culturelle, périscolaire, l'éducation nationale. Il ne faut pas travailler de façon silotée. Il faut remettre la sanctuarisation de la parole de l'enfant au centre et donner les moyens à la justice de pouvoir mettre en œuvre cette sanctuarisation. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 3:41
Question 4La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Et est-ce qu'à la fin, encore une fois, vous voulez porter vos valeurs et s'il y a un second tour RN, LFI, est-ce que vous voterez Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse à côté
Je mets tout en œuvre pour qu'il n'y ait pas un second tour RN, LFI. C'est la raccord classique. Non mais déjà. Est-ce que c'est tout ça que Mélenchon pour vous ? J'aimerais bien savoir si jamais il y avait un second tour Bardella-Le Pen, Boimran, que ferait Mélenchon ? Donc si vous l'invitez, posez-lui la question. Je suis impatient et en attendant, je vous le dis, RN, LFI, Mélenchon, Bardella, je les mets dos à dos pour moi. Les deux extrêmes, je les combats. Donc moi, je ferais tout en sorte pour être le prochain président de la République. Ce n'est pas du tout une candidature de témoignage. J'ai de plus en plus de soutien. Les signatures, les maires, les responsables et les signatures,…
« Je mets tout en œuvre pour qu'il n'y ait pas un second tour RN, LFI. C'est la raccord classique. Non mais déjà. Est-ce que c'est tout ça que Mélenchon pour vous ? J'aimerais bien savoir si jamais il y avait un second tour Bardella-Le Pen, Boimran, que ferait Mélenchon ? Donc si vous l'invitez, posez-lui la question. Je suis impatient et en attendant, je vous le dis, RN, LFI, Mélenchon, Bardella, je les mets dos à dos pour moi. Les deux extrêmes, je les combats. Donc moi, je ferais tout en sorte pour être le prochain président de la République. Ce n'est pas du tout une candidature de témoignage. J'ai de plus en plus de soutien. Les signatures, les maires, les responsables et les signatures, on avance bien, que ce soit du côté des Cévennes, que ce soit du côté de Bretagne, de la Bretagne, que ce soit du côté de la Picardie, que ce soit du côté des Ultramarins. Donc ça avance bien. On est confiant. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 17:02Voir 1 autre passage
« Je serai au second tour. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 17:52
Question 5La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Qu'est-ce qui a changé sur le terrain ?
Réponse directe
J'ai été le seul maire de France à démanteler 100% des trafics de drogue dans ma commune. Donc, souvenez-vous, il y a eu un grand débat. Le service public ne doit pas être fermé. On laisse la place au trafic. Le service public n'a jamais été fermé.
« J'ai été le seul maire de France à démanteler 100% des trafics de drogue dans ma commune. Donc, souvenez-vous, il y a eu un grand débat. Le service public ne doit pas être fermé. On laisse la place au trafic. Le service public n'a jamais été fermé. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 10:39
Question 6La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Gérard Larcher, le président du Sénat, se dit choqué, lui, par cette journée, il estime que les réactions corporatrices ne sont plus qu'indécentes vis-à-vis de la douleur des familles. Est-ce qu'on peut se servir comme ça de la mort d'une enfant pour faire avancer des propositions ?
Réponse partielle
Vous savez, les petites phrases, il faut... Moi, ça me gêne. Mais qu'est-ce que vous proposez-vous, alors ? Moi, ce que je propose, c'est vraiment un travail de fond avec la justice. Quand vous regardez, quand vous êtes dans le réel, Mme Ferrari, quand vous voyez les magistrats, aujourd'hui, la hantise d'un magistrat, c'est de se dire, avec la pile de dossiers, est-ce que je ne tombe pas sur une affaire Liana ? Aujourd'hui, on a un manque de greffier. Aujourd'hui, entre le dossier qui tombe au niveau du parquet, la gestion des familles... Moi, je le vois tous les jours, lorsque j'ai des signalements dans ma ville, on voit le nombre d'affaires qui peuvent être classées sans suite, par manque…
« Vous savez, les petites phrases, il faut... Moi, ça me gêne. Mais qu'est-ce que vous proposez-vous, alors ? Moi, ce que je propose, c'est vraiment un travail de fond avec la justice. Quand vous regardez, quand vous êtes dans le réel, Mme Ferrari, quand vous voyez les magistrats, aujourd'hui, la hantise d'un magistrat, c'est de se dire, avec la pile de dossiers, est-ce que je ne tombe pas sur une affaire Liana ? Aujourd'hui, on a un manque de greffier. Aujourd'hui, entre le dossier qui tombe au niveau du parquet, la gestion des familles... Moi, je le vois tous les jours, lorsque j'ai des signalements dans ma ville, on voit le nombre d'affaires qui peuvent être classées sans suite, par manque de moyens, malgré tous les efforts du procureur, malgré tous les efforts des magistrats, malgré tous les efforts de la police. Donc, c'est vraiment un problème de moyens. Et l'autre versant, Mme Ferrari, sanctuariser la parole de l'enfant. Parce qu'il y a un problème technique, il y a un problème de moyens. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 2:51
Question 7La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
On n'a pas cédé face au dealer ce jour-là ?
Réponse directe
On n'a rien cédé. On a déplacé et on a continué. Il y a eu un continuum du service public. Et justement, 4 mois après, le point de dieu a été démantelé avec une méthode dite Saint-Ouen. Travailler avec la justice, travailler avec la police, travailler avec les parents. Justement, vous avez évoqué la question des parents. Travailler avec les parents d'élèves, travailler avec les associations, la prévention et puis les moyens techniques. Je n'ai pas de tabou avec les moyens techniques. Il y a 1000 caméras. 500 dans les espaces publics, 500 dans le privé. En France, Police municipale armée. Pas de tabou là-dessus. Police municipale formée. Police municipale avec la question de proximité. Quest…
« On n'a rien cédé. On a déplacé et on a continué. Il y a eu un continuum du service public. Et justement, 4 mois après, le point de dieu a été démantelé avec une méthode dite Saint-Ouen. Travailler avec la justice, travailler avec la police, travailler avec les parents. Justement, vous avez évoqué la question des parents. Travailler avec les parents d'élèves, travailler avec les associations, la prévention et puis les moyens techniques. Je n'ai pas de tabou avec les moyens techniques. Il y a 1000 caméras. 500 dans les espaces publics, 500 dans le privé. En France, »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 10:53Voir 1 autre passage
« Police municipale armée. Pas de tabou là-dessus. Police municipale formée. Police municipale avec la question de proximité. Question du logement. Lorsqu'on parle de réhabilitation, rénovation, le logement, c'est la source de tout. Donc, voyez-vous, on peut lutter contre le narcotrafic, mais c'est une conception multifactorielle, holistique, et bien sûr, donner de l'espoir aux enfants. Si on continue à avoir cette espèce de nostalgie du passé, d'aigreur du présent, et de colère et de haine en direction de l'avenir, on n'arrivera pas à avoir des jeunes qui seront portés par l'espoir. Moi, je veux améliorer la vie des gens. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 11:19
Question 8La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. D'aucuns ont dit c'est une candidature de témoignage. C'est vrai qu'il y a beaucoup de candidatures. Si on prend la liste des candidats à gauche, elle est longue comme le bras. Est-ce que vous irez jusqu'au bout ?
Réponse directe
Je mets tout en œuvre pour qu'il n'y ait pas un second tour RN, LFI. C'est la raccord classique. Non mais déjà. Est-ce que c'est tout ça que Mélenchon pour vous ? J'aimerais bien savoir si jamais il y avait un second tour Bardella-Le Pen, Boimran, que ferait Mélenchon ? Donc si vous l'invitez, posez-lui la question. Je suis impatient et en attendant, je vous le dis, RN, LFI, Mélenchon, Bardella, je les mets dos à dos pour moi. Les deux extrêmes, je les combats. Donc moi, je ferais tout en sorte pour être le prochain président de la République. Ce n'est pas du tout une candidature de témoignage. J'ai de plus en plus de soutien. Les signatures, les maires, les responsables et les signatures,…
« Je mets tout en œuvre pour qu'il n'y ait pas un second tour RN, LFI. C'est la raccord classique. Non mais déjà. Est-ce que c'est tout ça que Mélenchon pour vous ? J'aimerais bien savoir si jamais il y avait un second tour Bardella-Le Pen, Boimran, que ferait Mélenchon ? Donc si vous l'invitez, posez-lui la question. Je suis impatient et en attendant, je vous le dis, RN, LFI, Mélenchon, Bardella, je les mets dos à dos pour moi. Les deux extrêmes, je les combats. Donc moi, je ferais tout en sorte pour être le prochain président de la République. Ce n'est pas du tout une candidature de témoignage. J'ai de plus en plus de soutien. Les signatures, les maires, les responsables et les signatures, on avance bien, que ce soit du côté des Cévennes, que ce soit du côté de Bretagne, de la Bretagne, que ce soit du côté de la Picardie, que ce soit du côté des Ultramarins. Donc ça avance bien. On est confiant. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 17:02Voir 1 autre passage
« Je serai au second tour. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 17:52
Question 9La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
D'accord, avec un regard sur l'assistance, un assistanat acéré sur lequel celui qui travaille ne peut pas gagner moins que celui qui ne travaille pas ?
Réponse directe
Oui, exactement, revaloriser le travail, solidarité, ça ne veut pas dire assistana, ça c'est un postulat et surtout aujourd'hui, lorsque vous regardez les analyses, dans les années 70, des profils comme le vôtre, comme le mien, il nous fallait 15 ans pour doubler notre pouvoir d'achat. Aujourd'hui, il faut plus de 30 ans. Premier élément. Deuxième élément, on n'arrive plus à donner de l'espoir, à gagner plus d'argent pour les classes populaires et les classes moyennes. Il y a cette espèce de pudibonderie lexicale, le pouvoir d'achat. Les classes populaires, les classes moyennes veulent gagner plus d'argent et pour cela, une proposition très claire, faire en sorte que les entreprises puissen…
« Oui, exactement, revaloriser le travail, solidarité, ça ne veut pas dire assistana, ça c'est un postulat et surtout aujourd'hui, lorsque vous regardez les analyses, dans les années 70, des profils comme le vôtre, comme le mien, il nous fallait 15 ans pour doubler notre pouvoir d'achat. Aujourd'hui, il faut plus de 30 ans. Premier élément. Deuxième élément, on n'arrive plus à donner de l'espoir, à gagner plus d'argent pour les classes populaires et les classes moyennes. Il y a cette espèce de pudibonderie lexicale, le pouvoir d'achat. Les classes populaires, les classes moyennes veulent gagner plus d'argent et pour cela, une proposition très claire, faire en sorte que les entreprises puissent participer à plus de dividendes au regard de la productivité des salariés. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 20:27
Question 10La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Il faut parfois sortir les familles des logements HLM s'il y a un défaut, encore une fois, sur un mineur hyper violent ?
Réponse directe
Je vais répondre de façon très factuelle, très pragmatique. Sur les questions de narcotrafic, il y a la loi narcotrafic. Lorsqu'effectivement, on sait qu'il y a des familles qui sont impliquées directement ou indirectement sur les questions de narcotrafic, il faut les expulser. Ma réponse est claire. En revanche, lorsqu'il y a une question de violence, vous pensez vraiment que si jamais on expulse une famille qui sont 4, 5, parce qu'il y a un enfant qui a commis des actes graves, ça va résoudre la situation de fond ? Je ne pense pas.
« Je vais répondre de façon très factuelle, très pragmatique. Sur les questions de narcotrafic, il y a la loi narcotrafic. Lorsqu'effectivement, on sait qu'il y a des familles qui sont impliquées directement ou indirectement sur les questions de narcotrafic, il faut les expulser. Ma réponse est claire. En revanche, lorsqu'il y a une question de violence, vous pensez vraiment que si jamais on expulse une famille qui sont 4, 5, parce qu'il y a un enfant qui a commis des actes graves, ça va résoudre la situation de fond ? Je ne pense pas. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 9:39
Question 11La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Un dernier mot concernant le budget, alors c'est une vaste question, il nous reste peu de temps mais nous sommes à la tête d'un pays en faillite, 3536 milliards de dettes. Qu'est-ce que vous proposez ?
Réponse partielle
Il y a deux dénis, Madame Ferrari. Il y a le déni climatique, on l'a évoqué avec la sécheresse, c'est-à-dire qu'il y a un réchauffement climatique, il faut sortir des énergies fossiles et il y a un déni démographique. C'est simple, notre pays est de plus en plus vieux, il y a 3500 milliards de dettes dont 2000 milliards qui sont dédiés aux dépenses sociales. Aujourd'hui, il faut faire en sorte que toutes celles et ceux, nos jeunes, rentrent de plus en plus tardivement sur le marché du travail et nos travailleurs sortent de plus en plus tôt comparativement à ce qui se passe dans un pays comme l'Allemagne. Vous savez quoi ? Entre les 400 milliards de dettes et les 300 milliards de dépenses li…
« Il y a deux dénis, Madame Ferrari. Il y a le déni climatique, on l'a évoqué avec la sécheresse, c'est-à-dire qu'il y a un réchauffement climatique, il faut sortir des énergies fossiles et il y a un déni démographique. C'est simple, notre pays est de plus en plus vieux, il y a 3500 milliards de dettes dont 2000 milliards qui sont dédiés aux dépenses sociales. Aujourd'hui, il faut faire en sorte que toutes celles et ceux, nos jeunes, rentrent de plus en plus tardivement sur le marché du travail et nos travailleurs sortent de plus en plus tôt comparativement à ce qui se passe dans un pays comme l'Allemagne. Vous savez quoi ? Entre les 400 milliards de dettes et les 300 milliards de dépenses liées à la santé, il faut avoir un vrai débat de fond sur le thème « Voilà le débat, voilà la France que je veux, une France qui protège, une France sociale, mais voilà combien ça coûte. Je serai le président courageux, sincère et qui redonne de l'espoir. Et pour cela, il faut regarder sur les dépenses de 400 milliards et 300 milliards sans tabou. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 19:29
Question 12La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Est-ce que vous soutenez cette mobilisation ?
Réponse à côté
Donc effectivement, deux tiers des Françaises et des Français ne font plus confiance à la justice. Mais j'ai vraiment confiance dans la justice. J'ai confiance dans les magistrats. Les magistrats font un boulot exceptionnel. Et aujourd'hui, on manque cruellement de moyens. Lorsque vous voyez qu'on a un peu moins de 8000 magistrats et qu'aujourd'hui, l'affaire Liana renvoie un dysfonctionnement en termes de moyens. On l'évoquait notamment, les rôles, le manque de simplification, mais aussi le fait que nous avons une justice qui croule dans les demandes.
« Donc effectivement, deux tiers des Françaises et des Français ne font plus confiance à la justice. Mais j'ai vraiment confiance dans la justice. J'ai confiance dans les magistrats. Les magistrats font un boulot exceptionnel. Et aujourd'hui, on manque cruellement de moyens. Lorsque vous voyez qu'on a un peu moins de 8000 magistrats et qu'aujourd'hui, l'affaire Liana renvoie un dysfonctionnement en termes de moyens. On l'évoquait notamment, les rôles, le manque de simplification, mais aussi le fait que nous avons une justice qui croule dans les demandes. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 1:19
Question 13La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Il faut une grande loi intégrale ?
Réponse partielle
Une loi intégrale. Je soutiens cette loi intégrale. Je la porte. Je combats. Je salue le travail des parlementaires qui allaient dans ce sens. Ensuite, il y a un sujet qu'on évoque très peu. La question de la protection sociale, notamment la question du logement. 80% de la source des inégalités, du type de violence, ce sont la question du logement. Moi, à présent de la République, pour paraphraser d'aucun, je mettrai en place une politique de logement ambitieuse. Il faut donner la possibilité à chacune et chacun de pouvoir se loger. Proposition très concrète. Par exemple, pour ceux qui ont des logements HLM, de pouvoir les acheter un jour. Pas forcément sur le parcours résidentiel. C'est dé…
« Une loi intégrale. Je soutiens cette loi intégrale. Je la porte. Je combats. Je salue le travail des parlementaires qui allaient dans ce sens. Ensuite, il y a un sujet qu'on évoque très peu. La question de la protection sociale, notamment la question du logement. 80% de la source des inégalités, du type de violence, ce sont la question du logement. Moi, à présent de la République, pour paraphraser d'aucun, je mettrai en place une politique de logement ambitieuse. Il faut donner la possibilité à chacune et chacun de pouvoir se loger. Proposition très concrète. Par exemple, pour ceux qui ont des logements HLM, de pouvoir les acheter un jour. Pas forcément sur le parcours résidentiel. C'est déjà en construire. Vous savez, Madame Ferrari, il manque 500 000 logements en France. Il y a 12 millions de mal logés. Baisser la TVA, baisser la TVA de 20% à 5%, faire en sorte que la question du logement soit un produit de première nécessité. C'est consubstantiel à l'idéal républicain. On ne peut pas s'émanciper. On ne peut pas vivre de façon sereine et apaisée si on n'a pas un logement, si on n'a pas un parcours résidentiel. Ensuite, ça peut être les HLM, parcours d'acquisition. Ça se travaille. Je le vois, je le fais à Saint-Ouen en tant que maire. Mais la question, c'est comment donner cette sécurité sociale digne. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 8:10
Question 14La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
La France insoumise, mais en avant, c'est une nouvelle France qu'elle souhaite, évidemment, voter, qui voterait pour elle. Vous, qu'est-ce que c'est pour vous, cette France que vous portez et que vous aimez ?
Réponse directe
Moi, la France que j'aime, c'est la France qui donne la possibilité à toutes les Françaises et les Français de pouvoir se soigner. Moi, c'est la France que j'aime, c'est la France qui donne la possibilité de se loger, à pouvoir bénéficier de la démocratisation d'excellence, qu'on soit fils d'ouvrier, fille d'ouvrier ou issu des zones rurales. Moi, c'est ça, la France que j'aime. La France que j'aime, c'est la France qui donne la possibilité de se dire que c'est consubstantiel à l'idéal républicain de pouvoir bénéficier d'une sécurité et ne pas être dans la haine du policier, la haine du compatriote juif, la haine du patriarcat, le libéralisme, le fait qu'on soit nostalgique d'une certaine F…
« Moi, la France que j'aime, c'est la France qui donne la possibilité à toutes les Françaises et les Français de pouvoir se soigner. Moi, c'est la France que j'aime, c'est la France qui donne la possibilité de se loger, à pouvoir bénéficier de la démocratisation d'excellence, qu'on soit fils d'ouvrier, fille d'ouvrier ou issu des zones rurales. Moi, c'est ça, la France que j'aime. La France que j'aime, c'est la France qui donne la possibilité de se dire que c'est consubstantiel à l'idéal républicain de pouvoir bénéficier d'une sécurité et ne pas être dans la haine du policier, la haine du compatriote juif, la haine du patriarcat, le libéralisme, le fait qu'on soit nostalgique d'une certaine France où on considère qu'il y a une stratification des communautés. Moi, la France que j'aime, c'est la France qui m'a donné la possibilité d'arriver là où j'en suis. La France que j'aime, c'est la France qui donne la possibilité à toutes celles et ceux qui ont dû bosser trois, quatre, cinq fois plus de pouvoir se dire tiens, je peux gagner plus d'argent parce qu'on peut être de gauche et ne pas avoir de tabou par rapport à l'argent. Donner la possibilité de valoriser aussi bien le travail que le capital. Voilà la France que j'aime. Voilà la France humaine, voilà la France forte. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 15:45
Question 15La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Il y a 8000 magistrats en France, vous en voulez combien ?
Réponse directe
50%, il faut augmenter 50% de magistrats, il faut augmenter le nombre de policiers, augmenter le nombre de médecins, il faut donner la possibilité de financer cela. On y reviendra avec une discussion sur les questions budgétaires parce qu'un des principes de notre République, c'est une démocratie sociale et c'est l'économie qui doit financer cet état protecteur, cet état providence. Absolument, Madame, avec Arnaud Gallet, Mouve Enfant, Mitou École.
« 50%, il faut augmenter 50% de magistrats, il faut augmenter le nombre de policiers, augmenter le nombre de médecins, il faut donner la possibilité de financer cela. On y reviendra avec une discussion sur les questions budgétaires parce qu'un des principes de notre République, c'est une démocratie sociale et c'est l'économie qui doit financer cet état protecteur, cet état providence. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 4:54
Question 16La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Deux tiers des Français ne font plus confiance à la justice qu'à Bramran ?
Réponse directe
Donc effectivement, deux tiers des Françaises et des Français ne font plus confiance à la justice. Mais j'ai vraiment confiance dans la justice. J'ai confiance dans les magistrats. Les magistrats font un boulot exceptionnel. Et aujourd'hui, on manque cruellement de moyens. Lorsque vous voyez qu'on a un peu moins de 8000 magistrats et qu'aujourd'hui, l'affaire Liana renvoie un dysfonctionnement en termes de moyens. On l'évoquait notamment, les rôles, le manque de simplification, mais aussi le fait que nous avons une justice qui croule dans les demandes.
« Donc effectivement, deux tiers des Françaises et des Français ne font plus confiance à la justice. Mais j'ai vraiment confiance dans la justice. J'ai confiance dans les magistrats. Les magistrats font un boulot exceptionnel. Et aujourd'hui, on manque cruellement de moyens. Lorsque vous voyez qu'on a un peu moins de 8000 magistrats et qu'aujourd'hui, l'affaire Liana renvoie un dysfonctionnement en termes de moyens. On l'évoquait notamment, les rôles, le manque de simplification, mais aussi le fait que nous avons une justice qui croule dans les demandes. »
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Question 17La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Karim Bamran, on essaie de comprendre encore une fois ce qui vous motive. Quelle est votre structure personnelle ?
Réponse partielle
Alors, c'est multifactoriel. Le premier principe qu'on devra avoir en ligne de compte dans le cadre de la présidence de la République, protéger nos enfants. Les enfants, ce sont des futurs jeunes, des futurs mineurs. Donc, protéger nos enfants contre les violences, toutes formes de violences. Je prends les violences sexuelles, sexistes, incestueuses. 80% à son issue de la cellule familiale. On l'a évoqué avec Yana. Il y a cette espèce de déni. Il y a ce manque de sanctuarisation de la parole de l'enfant.
« Alors, c'est multifactoriel. Le premier principe qu'on devra avoir en ligne de compte dans le cadre de la présidence de la République, protéger nos enfants. Les enfants, ce sont des futurs jeunes, des futurs mineurs. Donc, protéger nos enfants contre les violences, toutes formes de violences. Je prends les violences sexuelles, sexistes, incestueuses. 80% à son issue de la cellule familiale. On l'a évoqué avec Yana. Il y a cette espèce de déni. Il y a ce manque de sanctuarisation de la parole de l'enfant. »
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Question 18La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, vous dites que ça dérange. Il y a beaucoup de critiques qui concernent votre origine sociale parce que vous êtes fils d'ouvrier. Or, vous avez travaillé comme chef d'entreprise notamment dans la sille des Cônes-Valais. C'est ça, en fait. On essaie de vous invisibiliser, Karim Boimran.
Réponse à côté
Mais Mme Ferrari, vous avez complètement raison. Lorsque je viens, quels que soient les médias, que ce soit des médias dits de droite, des médias de gauche, je suis respecté. J'ai gagné, j'ai regagné. Les seuls, les seuls, les seuls qui m'invisibilisent et qui me méprisent, ce sont souvent les barons du Parti Socialiste et les barons de la gauche. Donc votre parti. Parce que mon parti, une frange de la gauche également, cette espèce de mépris social est mépris par rapport à ce que je représente. Alors ensuite, à vous de voir ce que je représente. Et qu'est-ce que vous représentez ? Je représente un Français républicain de gauche qui se bat pour la démocratie sociale qui est musulman et ça p…
« Mais Mme Ferrari, vous avez complètement raison. Lorsque je viens, quels que soient les médias, que ce soit des médias dits de droite, des médias de gauche, je suis respecté. J'ai gagné, j'ai regagné. Les seuls, les seuls, les seuls qui m'invisibilisent et qui me méprisent, ce sont souvent les barons du Parti Socialiste et les barons de la gauche. Donc votre parti. Parce que mon parti, une frange de la gauche également, cette espèce de mépris social est mépris par rapport à ce que je représente. Alors ensuite, à vous de voir ce que je représente. Et qu'est-ce que vous représentez ? Je représente un Français républicain de gauche qui se bat pour la démocratie sociale qui est musulman et ça peut poser problème. Et cette espèce de mépris, cette espèce de côté sournois. Les médias, il n'y a aucun problème. Les électeurs, mais les électeurs, Mme Ferrari, ils m'ont fait confiance. J'ai gagné et j'ai regagné. Souvenez-vous. Face à la France insoumise. Face à la France insoumise. En 2020, les mêmes barons de certaines gauches nostalgiques d'un passé colonialiste écrivaient noir sur blanc Karim Boimran ne pourra jamais être maire pour deux raisons. La première, il est fils d'immigré, il est issu de l'immigration. Je suis issu, comme vous, je ne suis pas du tout issu de l'immigration. Ce sont nos parents. Nous, on est Français, bien Français et fiers d'être Français. Et la deuxième, c'est qu'il est trop dans le bling-bling. Encore une espèce d'essentialisme, d'essentialisation. Ah bah oui. Pourquoi vous êtes bling ? Parce que c'est facile de caricaturer les personnes d'origine italienne, les personnes d'origine maghrébine, les personnes de confession juive. On aime bien essentialiser. Voilà, c'est ce qui s'est passé. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 14:07
Question 19La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
On est sur CNews et sur Europe 1. Vous êtes Karim Boimoran, le maire de Saint-Ouen, depuis 6 ans déjà. L'un de vos principaux combats, c'est justement cette lutte contre le narcotrafic. Il y a un an, une école maternelle a dû déménager dans votre commune. Elle était à côté d'un centre de trafic de drogue. Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ?
Réponse directe
J'ai été le seul maire de France à démanteler 100% des trafics de drogue dans ma commune. Donc, souvenez-vous, il y a eu un grand débat. Le service public ne doit pas être fermé. On laisse la place au trafic. Le service public n'a jamais été fermé.
« J'ai été le seul maire de France à démanteler 100% des trafics de drogue dans ma commune. Donc, souvenez-vous, il y a eu un grand débat. Le service public ne doit pas être fermé. On laisse la place au trafic. Le service public n'a jamais été fermé. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 10:39
Question 20La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Maire socialiste de Saint-Ouen et candidat à l'élection présidentielle. Merci d'être avec nous ce matin. Beaucoup de sujets dans l'actualité. Je remercie par la journée justice morte qui est organisée aujourd'hui. Les magistrats et les avocats se mobilisent contre la loi portée par Gérald Darmanin sur la justice criminelle, le respect des victimes. Au départ, ça n'avait aucun lien avec la mort de Liana. Et pourtant, les dysfonctionnements graves constatés lors de l'enquête qui a été menée par Gérald Darmanin l'ont conduit à prendre des sanctions contre le substitut du parquet à Hocher. Est-ce que vous comprenez que cette journée de mobilisation, qui au départ devait être corporatiste, se transforme ainsi ?
Réponse partielle
Donc effectivement, deux tiers des Françaises et des Français ne font plus confiance à la justice. Mais j'ai vraiment confiance dans la justice. J'ai confiance dans les magistrats. Les magistrats font un boulot exceptionnel. Et aujourd'hui, on manque cruellement de moyens. Lorsque vous voyez qu'on a un peu moins de 8000 magistrats et qu'aujourd'hui, l'affaire Liana renvoie un dysfonctionnement en termes de moyens. On l'évoquait notamment, les rôles, le manque de simplification, mais aussi le fait que nous avons une justice qui croule dans les demandes.
« Donc effectivement, deux tiers des Françaises et des Français ne font plus confiance à la justice. Mais j'ai vraiment confiance dans la justice. J'ai confiance dans les magistrats. Les magistrats font un boulot exceptionnel. Et aujourd'hui, on manque cruellement de moyens. Lorsque vous voyez qu'on a un peu moins de 8000 magistrats et qu'aujourd'hui, l'affaire Liana renvoie un dysfonctionnement en termes de moyens. On l'évoquait notamment, les rôles, le manque de simplification, mais aussi le fait que nous avons une justice qui croule dans les demandes. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 1:19
Question 21La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Face à qui ?
Réponse à côté
Ça, l'avenir nous le dira. Moi, je suis de ceux qui pensent que le fait que Bardella-Le Pen soit automatiquement au second tour n'est pas quelque chose d'acté. Mais bon, ça c'est d'ordre des chroniqueurs et des experts en politique. Moi, mon boulot, c'est de faire en sorte que la vie des gens s'améliore très concrètement avec un projet qui est le nôtre, c'est-à-dire sécurité, protéger, souveraineté et contribuer à faire en sorte que les gens soient plus heureux. Si on peut renouer avec cette utopie réaliste...
« Ça, l'avenir nous le dira. Moi, je suis de ceux qui pensent que le fait que Bardella-Le Pen soit automatiquement au second tour n'est pas quelque chose d'acté. Mais bon, ça c'est d'ordre des chroniqueurs et des experts en politique. Moi, mon boulot, c'est de faire en sorte que la vie des gens s'améliore très concrètement avec un projet qui est le nôtre, c'est-à-dire sécurité, protéger, souveraineté et contribuer à faire en sorte que les gens soient plus heureux. Si on peut renouer avec cette utopie réaliste... »
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Question 22La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
On augmente de combien le nombre de magistrats ?
Réponse directe
50%, il faut augmenter 50% de magistrats, il faut augmenter le nombre de policiers, augmenter le nombre de médecins, il faut donner la possibilité de financer cela. On y reviendra avec une discussion sur les questions budgétaires parce qu'un des principes de notre République, c'est une démocratie sociale et c'est l'économie qui doit financer cet état protecteur, cet état providence. Absolument, Madame, avec Arnaud Gallet, Mouve Enfant, Mitou École.
« 50%, il faut augmenter 50% de magistrats, il faut augmenter le nombre de policiers, augmenter le nombre de médecins, il faut donner la possibilité de financer cela. On y reviendra avec une discussion sur les questions budgétaires parce qu'un des principes de notre République, c'est une démocratie sociale et c'est l'économie qui doit financer cet état protecteur, cet état providence. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 4:54
Question 23La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Donc, pas là-dessus. On enlève les prestations sociales uniquement en cas de narcotrafic, c'est ça ?
Réponse directe
Non, les prestations sociales, je parlais de l'expulsion dans le cadre du logement social, dans le cadre de la loi narcotrafic. En revanche, suspendre les prestations parce qu'on a un enfant qui a commis un crime, je ne pense pas que ça va donner la possibilité à ce que ce type de crime se reproduise.
« Non, les prestations sociales, je parlais de l'expulsion dans le cadre du logement social, dans le cadre de la loi narcotrafic. En revanche, suspendre les prestations parce qu'on a un enfant qui a commis un crime, je ne pense pas que ça va donner la possibilité à ce que ce type de crime se reproduise. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 10:09
Question 24La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
Est-ce que les parents ont démissionné ?
Réponse partielle
Alors, c'est multifactoriel. Le premier principe qu'on devra avoir en ligne de compte dans le cadre de la présidence de la République, protéger nos enfants. Les enfants, ce sont des futurs jeunes, des futurs mineurs. Donc, protéger nos enfants contre les violences, toutes formes de violences. Je prends les violences sexuelles, sexistes, incestueuses. 80% à son issue de la cellule familiale. On l'a évoqué avec Yana. Il y a cette espèce de déni. Il y a ce manque de sanctuarisation de la parole de l'enfant.
« Alors, c'est multifactoriel. Le premier principe qu'on devra avoir en ligne de compte dans le cadre de la présidence de la République, protéger nos enfants. Les enfants, ce sont des futurs jeunes, des futurs mineurs. Donc, protéger nos enfants contre les violences, toutes formes de violences. Je prends les violences sexuelles, sexistes, incestueuses. 80% à son issue de la cellule familiale. On l'a évoqué avec Yana. Il y a cette espèce de déni. Il y a ce manque de sanctuarisation de la parole de l'enfant. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 7:41
Question 25La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielle
qu'ils vous entendent ou pas du tout ?
Réponse directe
Il faudra leur demander mais a priori, ils passent leur vie à faire des conclaves ou des conférences téléphoniques et pas à soutenir ma candidature, contrairement aux Françaises et aux Français qui sont de plus en plus nombreux. Donc, j'ai totalement confiance.
« Il faudra leur demander mais a priori, ils passent leur vie à faire des conclaves ou des conférences téléphoniques et pas à soutenir ma candidature, contrairement aux Françaises et aux Français qui sont de plus en plus nombreux. Donc, j'ai totalement confiance. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 19:08
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 5:52
Voir 2 autres passages
« 50%, il faut augmenter 50% de magistrats, il faut augmenter le nombre de policiers, augmenter le nombre de médecins, il faut donner la possibilité de financer cela. On y reviendra avec une discussion sur les questions budgétaires parce qu'un des principes de notre République, c'est une démocratie sociale et c'est l'économie qui doit financer cet état protecteur, cet état providence. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 4:54
« On n'a rien cédé. On a déplacé et on a continué. Il y a eu un continuum du service public. Et justement, 4 mois après, le point de dieu a été démantelé avec une méthode dite Saint-Ouen. Travailler avec la justice, travailler avec la police, travailler avec les parents. Justement, vous avez évoqué la question des parents. Travailler avec les parents d'élèves, travailler avec les associations, la prévention et puis les moyens techniques. Je n'ai pas de tabou avec les moyens techniques. Il y a 1000 caméras. 500 dans les espaces publics, 500 dans le privé. En France, »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 10:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités17 mai 2026 au 29 juin 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On ne croit pas, on ne prend pas en compte la parole de l'enfant. Un, sanctuariser la parole de l'enfant. Apprendre aux parents à sanctuariser la parole de l'enfant. Toute la génération des boomers, vous en souvenez de ce qu'on nous apprenait ? Oh, c'est normal, le gamin, la gamine divague, c'est l'âge des rêves avec des espèces d'interprétations freudiennes. Non, il faut sanctuariser la parole de l'enfant. Il faut donner aux parents la possibilité de comprendre la parole de l'enfant. Et les employeurs, un principe que j'ai mis en place à Saint-Ouen, le principe de précaution. C'est-à-dire que dès qu'il y a un doute... Ça consiste en quoi, ça ? Le principe de précaution, Mme Ferrari, c'est dès qu'il y a un doute, un doute, pas la confirmation que la personne est bien un prédateur, un doute, on le suspend. On le met hors d'état de nuire, c'est ce que je dis tout le temps. Là, vous parlez du périscolaire, par exemple. Pas que le périscolaire, parce que justement, les prédateurs ne se focalisent pas uniquement dans le périscolaire, ça serait facile. Les prédateurs oeuvrent là où il y a des enfants. Association sportive, culturelle. Exactement, absolument. Sportive, culturelle, périscolaire, l'éducation nationale. Il ne faut pas travailler de façon silotée. Il faut remettre la sanctuarisation de la parole de l'enfant au centre et donner les moyens à la justice de pouvoir mettre en œuvre cette sanctuarisation. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 3:41Voir 2 autres passages
« On n'a rien cédé. On a déplacé et on a continué. Il y a eu un continuum du service public. Et justement, 4 mois après, le point de dieu a été démantelé avec une méthode dite Saint-Ouen. Travailler avec la justice, travailler avec la police, travailler avec les parents. Justement, vous avez évoqué la question des parents. Travailler avec les parents d'élèves, travailler avec les associations, la prévention et puis les moyens techniques. Je n'ai pas de tabou avec les moyens techniques. Il y a 1000 caméras. 500 dans les espaces publics, 500 dans le privé. En France, »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 10:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées29 juin 2026 au 29 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, absolument. Il faut la revoir. Il faut qu'il y ait une discussion là-dessus. Je n'ai pas de tabou. En revanche, c'est la question, c'est la génèse systémique de cette violence. Et souvent, souvent, il y a une violence physique, une violence sexuelle, une violence sociale. Et on est dans le déni qui fait qu'il y a une reproduction. Et malheureusement, à chaque fois, on a ce type de drame. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 7:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack29 juin 2026 au 29 juin 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pardon, sur les sous-entendus que vous venez d'évoquer. Sauf que la France Insoumise utilise la notion de communautarisation, de monter les communautés les unes contre les autres pour défaire l'idéal républicain. Ce n'est pas du tout la façon avec laquelle j'appréhende mon pays. Moi, ce que j'estime, c'est qu'aujourd'hui, il faut redonner de l'espoir aux gens. Il faut arrêter avec cette espèce de posture outrancière qui consiste à ethniciser les quartiers et en partant du principe que lorsqu'on est des compatriotes maghrébins, lorsqu'on est des compatriotes de couleur noire, Éric Coquerel appelait ça... Voilà, il vous a appelé un homme de couleur. Des hommes de couleur digne, vraiment digne du code noir, digne des propos colonialistes. C'est typique de la lecture ethnicisée, hypocrite de la France Insoumise, de Jean-Luc Mélenchon. Qui apparaît un parti raciste ? Je dirais que c'est un parti colonialiste. C'est un parti dont les responsables sont portés par une vision colonialiste et donc ethnicisée. Et parfois, chassé naturel, il revient au galop. Donc, pour caricaturer, ce n'est pas une caricature, pour simplifier, on aime bien les maghrébins, on aime bien les noirs, les hommes de couleur, selon Éric Coquerel, quand ils sont totalement au service de Jean-Luc Mélenchon. Moi, j'ai une autre lecture. Je pars du principe que quelle que soit votre origine sociale, quelle que soit votre orientation sexuelle, quelle que soit votre couleur de peau, que vous soyez de confession juive, musulmane, catholique, que vous ayez un phénotype asiatique, peu importe, on est républicain et on a le droit d'avoir de l'espoir et voir sa vie s'améliorer tous les jours. C'est ça une France humaine, c'est ça une France forte. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la présidentielleVérifier à 12:23Voir 2 autres passages
« Je mets tout en œuvre pour qu'il n'y ait pas un second tour RN, LFI. C'est la rapporte classique. Non mais déjà... Est-ce que c'est tout ce que Mélenchon pour vous ? J'aimerais bien savoir si jamais il y avait un second tour Bardella-Le Pen, Boimran, que ferait Mélenchon ? Donc si vous l'invitez, posez-lui la question. Je suis impatient. Et en attendant, je vous le dis, RN, LFI, Mélenchon, Bardella, je les mets dos à dos pour moi. Les deux extrêmes, je les combats. Donc moi, je ferais tout en sorte pour être le prochain président de la République. Ce n'est pas du tout une candidature de témoignage. J'ai de plus en plus de soutien. Les signatures ? Les maires. Les 500 signatures, vous les avez ? On avance. On avance bien. On avance bien, que ce soit du côté des Cévennes, que ce soit du côté de la Bretagne, que ce soit du côté de la Picardie, que ce soit du côté des Ultramarins. Donc ça avance bien. On est confiant. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées17 mai 2026 au 17 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ils ont été démantelés effectivement avec Laurent Nunez, on avait travaillé également avec Gérald Darmanin. Donc la recette, elle n'est pas magique, la recette, c'est la méthode Saint-Ouen, elle a été saluée par les sénateurs. C'est d'une part mettre tout le monde autour de la table. Souvent, c'est siloté. Tout le monde sait qui ? Tout le monde sait, pardon, la justice, l'intérieur, les parents, les associations, les élus locaux, les moyens techniques, les bailleurs. Les bailleurs, ce sont ceux qui logent. L'éducation nationale, le ministère de la ville, parce qu'il s'agit de réaménager aussi, de travailler au temps long cours. C'est-à-dire qu'une fois que vous avez démantelé les points de deal, c'est éviter que les points de deal reviennent. Donc c'est tout de suite travailler sur l'aménagement. C'est vraiment redémocratisé, ce que j'appelle le beau. Pendant longtemps, lorsqu'on a parlé du beau à Saint-Ouen, on a considéré que c'était une espèce de caprice ou une lubie. Pas du tout. Le beau évite que tout le bâti se désagrège et favorise le retour du deal. Donc, le travail est sur la formation, sur la prévention, sur les moyens techniques. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Primaire à gauche, narcotrafic… L'interview de Karim BouamraneVérifier à 3:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« On n'a rien cédé. On a déplacé et on a continué. Il y a eu un continuum du service public. Et justement, 4 mois après, le point de deal a été démantelé. Avec une méthode dite Saint-Ouen, travailler avec la justice, travailler avec la police, travailler avec les parents. Justement, vous avez évoqué la question des parents. Travailler avec les parents d'élèves, travailler avec les associations, la prévention et puis les moyens techniques. Je n'ai pas de tabou, moi, avec les moyens techniques. Il y a 1000 caméras. 500 dans les espaces publics, 500 dans le privé. En France, nous trouvons... »
« Sauf que la France insoumise utilise la notion de communautarisation, de monter les communautés les unes contre les autres, pour défaire l'idéal républicain. Ce n'est pas du tout la façon avec laquelle j'appréhende mon pays. Moi, ce que j'estime, c'est qu'aujourd'hui, il faut redonner de l'espoir aux gens. Il faut arrêter avec cette espèce de posture outrancière qui consiste à ethniciser les quartiers, et en partant du principe que lorsqu'on est des compatriotes maghrébins, lorsqu'on est des compatriotes de couleur noire, Éric Coquerel appelait ça des hommes de couleur... Voilà, il vous a appelé un homme de couleur. Les hommes de couleur dignes, dignes, vraiment dignes du code noir. C'est un homme de couleur, digne des propos colonialistes. C'est typique de la lecture ethnicisée, hypocrite, de la France insoumise, de Jean-Luc Mélenchon. Qui apparaît un parti raciste ? Je dirais que c'est un parti colonialiste. C'est un parti dont les responsables sont portés par une vision colonialiste et donc ethnicisée. Et parfois, chassé naturel, il revient au galop. Donc, pour caricaturer, c'est une bonne caricature, pour simplifier, on aime bien les maghrébins, on aime bien les noirs, les hommes de couleur, selon Éric Coquerel, quand ils sont totalement au service de Jean-Luc Mélenchon. Moi, j'ai une autre lecture. Je pars du principe que, quelle que soit votre origine sociale, quelle que soit votre orientation sexuelle, quelle que soit votre couleur de peau, que vous soyez de confession juive, musulmane, catholique, que vous ayez un phénotype asiatique, peu importe, on est républicain, et on a le droit d'avoir de l'espoir et voir sa vie s'améliorer tous les jours. C'est ça une France humaine, c'est ça une France forte. »