Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
18 févr. 2016 au 25 avr. 2024
Questions
36
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 36 questions évaluables
Réponse directe
17
Réponse partielle
6
Réponse à côté
13
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 36 sur 36
Question 26José Bové : "Je pense que Ségolène Royal a raison" sur Notre-Dame-des-Landes
Et vous pensez Qu'ils auraient été opposés ?
Réponse à côté
J'en sais rien Mais si on a un projet régional Et bien c'est la région qui vote Si c'est un projet D'intérêt national C'est un référendum national Mais on peut pas faire En fonction des intérêts Du gouvernement
« J'en sais rien Mais si on a un projet régional Et bien c'est la région qui vote Si c'est un projet D'intérêt national C'est un référendum national Mais on peut pas faire En fonction des intérêts Du gouvernement »
France Inter — L'invité de 8h20 · José Bové : "Je pense que Ségolène Royal a raison" sur Notre-Dame-des-LandesVérifier à 10:09
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est mon adversaire principal. C'est lui qui est au sub de la santé. Donc on a les additifs alimentaires, on a les OGM, on a les pesticides, et c'est lui qui a ça en charge. Donc je dirais presque au moins une fois par mois, on est dans son bureau ou au Parlement, et on ferraille. Et là, on est en séminaire du groupe des Verts à l'époque, et j'apprends pas une dépêche qu'il est viré. Et il me dit, qu'est-ce qui s'est passé pour que le commissaire à la santé, alors qu'il a sa directive tabac à laquelle il tient, c'est son bâton de maréchal, soit poussé à la porte. Et on s'est dit, il y a un truc qui ne va pas. Et donc là, il est accusé d'avoir demandé 60 millions d'euros pour faire ça, pour retarder, pour faire entrer un tabac à sucer, le snus, qui est fabriqué en Suède. Et qui est interdit dans toute l'Union Européenne, sauf la Suède. Et donc voilà, ça démarre comme ça. Et évidemment, on se retrouve dans un ambroglio avec, effectivement, à la tête, le président de la commission, M. Barroso, et qui tire les ficelles, et on en a la preuve aujourd'hui, puisque lundi, il y a eu un procès du directeur de l'époque de la lutte anti-fraude, qui a déjà été condamné à un an de prison avec sursis pour cette affaire. Donc ça aura mis 10 ans. Voilà, et en appel, lundi, il a été à nouveau, il est allé à la barre en disant, je vous ai menti, j'ai été convoqué par le président Barroso pour mener l'enquête de cette manière. Et là, maintenant, tu as tout le parquet belge qui se dit, waouh ! »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 27José Bové : "Je pense que Ségolène Royal a raison" sur Notre-Dame-des-Landes
C'est pas les plus importants ?
Réponse directe
Non Parce qu'il y a énormément de produits Qui ne sont pas dans cette liste Qui sont aussi exportés
« Non Parce qu'il y a énormément de produits Qui ne sont pas dans cette liste Qui sont aussi exportés »
France Inter — L'invité de 8h20 · José Bové : "Je pense que Ségolène Royal a raison" sur Notre-Dame-des-LandesVérifier à 5:05
Question 28José Bové
comment résoudre le problème quand on est gouvernement français ?
Réponse directe
Oui, je suis assez au courant de ça, mais la réalité, c'est que justement, le gouvernement français ne fait rien. Alors, j'ai bien vu qu'il y a quelques jours, Stéphane Le Foll, le ministre de la République, est allé à Bruxelles. Le problème, c'est que si on ne tape pas du poing sur la table, à un moment, et qu'on dit, voilà, nous, on met en œuvre telle politique. C'est, par exemple, le cas sur l'histoire de la traçabilité de la viande, dans les plats préparés. Le Parlement européen a voté ça il y a deux ans, trois ans maintenant. La France a dit, on va le faire. Eh bien, on le fait. Sur les coûts de production, est-ce que c'est normal qu'en France, mais comme dans le reste d'Europe, on pui…
« Oui, je suis assez au courant de ça, mais la réalité, c'est que justement, le gouvernement français ne fait rien. Alors, j'ai bien vu qu'il y a quelques jours, Stéphane Le Foll, le ministre de la République, est allé à Bruxelles. Le problème, c'est que si on ne tape pas du poing sur la table, à un moment, et qu'on dit, voilà, nous, on met en œuvre telle politique. C'est, par exemple, le cas sur l'histoire de la traçabilité de la viande, dans les plats préparés. Le Parlement européen a voté ça il y a deux ans, trois ans maintenant. La France a dit, on va le faire. Eh bien, on le fait. Sur les coûts de production, est-ce que c'est normal qu'en France, mais comme dans le reste d'Europe, on puisse vendre en dessous des coûts de production ? Il n'y a pas un métier qui fait ça, il n'y a que les paysans qui vendent en dessous de leurs coûts de production. Eh bien, la France doit dire, on légifère sur ça. Évidemment, Bruxelles va dire, on n'est pas d'accord. Oui. Ça va complètement... »
France Inter — L'invité de 8h20 · José BovéVérifier à 1:15Voir 1 autre passage
« Alors, on fait quoi ? Eh bien, on fait le bras de fer avec Bruxelles. C'est quand même marrant de se dire que sur l'agriculture, on se couche devant la commission, mais que quand c'est M. Cameron qui vient à Bruxelles, lui, on lui déroule le tapis rouge. Eh bien, est-ce que les paysans ne valent pas autant que M. Cameron ? Moi, je dis oui. Donc, il faut faire le bras de fer sur ces questions-là. Mais le problème qui s'est posé, c'est qu'il y a deux ans, on a réformé la politique agricole commune. Et quand on a fait la réforme de la PAC, eh bien, chaque État a décidé de faire sa propre politique. Ça a été le début du détricotage d'une politique commune. Et on a abandonné tous les outils qui permettaient de maîtriser les productions. Les quotas laitiers, sur la viande, sur les céréales, tous les outils ont été démantelés. »
Vous avez été élu il y a un peu moins de deux ans, José Bové, en tête de liste Europe, Écologie, Les Verts. Quels sont vos liens aujourd'hui avec ce mouvement ?
Réponse directe
Moi, j'ai été élu la première fois en 2009 avec Danny Cohn-Bendit et tous les autres. Dans ce qu'on a essayé de créer, c'était un mouvement où on pouvait être membre de parti politique ou pas membre de parti politique. Moi, je n'ai jamais été membre d'un parti politique, donc je n'ai jamais été adhérent non plus à Europe Écologie, Les Verts, mais j'ai fait partie de ce mouvement. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, je ne comprends pas du tout comment il fonctionne, parce qu'on a eu un resserrement. Alors, c'est leur problème interne. Je dirais simplement que ça pose un vrai problème pour l'écologie et pour la défense des combats aujourd'hui sur un plan politique, que ce soit au niveau national ou…
« Moi, j'ai été élu la première fois en 2009 avec Danny Cohn-Bendit et tous les autres. Dans ce qu'on a essayé de créer, c'était un mouvement où on pouvait être membre de parti politique ou pas membre de parti politique. Moi, je n'ai jamais été membre d'un parti politique, donc je n'ai jamais été adhérent non plus à Europe Écologie, Les Verts, mais j'ai fait partie de ce mouvement. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, je ne comprends pas du tout comment il fonctionne, parce qu'on a eu un resserrement. Alors, c'est leur problème interne. Je dirais simplement que ça pose un vrai problème pour l'écologie et pour la défense des combats aujourd'hui sur un plan politique, que ce soit au niveau national ou européen. C'est vrai qu'aujourd'hui, ce n'est pas tellement la défense au quotidien de l'écologie qui l'emporte, plutôt les batailles d'égo, les batailles d'appareils. C'est vrai que quand je regarde les mails qui arrivent, on a l'impression un peu d'une maison de fous. »
Vous avez vu qu'il est la cible d'un grand nombre d'agriculteurs. Est-ce qu'il mérite tant d'indignité ?
Réponse à côté
Alors, moi, je connais Stéphane Le Foll. On a travaillé ensemble. On n'était pas côte à côte, mais pas loin, au Parlement européen, dans la commission de l'agriculture. Stéphane Le Foll connaît les dossiers agricoles. Mais je dirais qu'aujourd'hui, il est pied et poing lié parce qu'on ne lui donne pas les moyens d'attaquer sur la question agricole. Donc, à lui d'assumer et à faire un rapport de force avec le Premier ministre et dire à François Hollande, on ne peut pas sacrifier comme ça l'agriculture.
« Alors, moi, je connais Stéphane Le Foll. On a travaillé ensemble. On n'était pas côte à côte, mais pas loin, au Parlement européen, dans la commission de l'agriculture. Stéphane Le Foll connaît les dossiers agricoles. Mais je dirais qu'aujourd'hui, il est pied et poing lié parce qu'on ne lui donne pas les moyens d'attaquer sur la question agricole. Donc, à lui d'assumer et à faire un rapport de force avec le Premier ministre et dire à François Hollande, on ne peut pas sacrifier comme ça l'agriculture. »
Alors ça, c'est sur le plan européen. Sur le plan intérieur, est-ce qu'il y a moyen, à votre avis, de peser davantage sur ces négociations commerciales, notamment avec la grande distribution ?
Réponse partielle
Je crois qu'il faut d'abord rendre les choses claires. Aujourd'hui, ce n'est pas que la grande distribution qui est responsable. Les transformateurs sont autant, si ce n'est pas plus responsable, que la grande distribution. Et en 10 ans, 30% de la valeur ajoutée qui revenait aux paysans a été confisquée par les transformateurs, les abattoirs et la distribution. C'est-à-dire que les paysans ont perdu 20%. Avant, ils avaient 30% de la marge. Aujourd'hui, ils n'ont plus que 20%. Ça veut dire que si on ne met pas en place des règles, très simple, pas de vente en dessous du coût de production. C'est quelque chose qu'on peut mettre en place. À la France d'assumer, et après, elle fera le bras de f…
« Je crois qu'il faut d'abord rendre les choses claires. Aujourd'hui, ce n'est pas que la grande distribution qui est responsable. Les transformateurs sont autant, si ce n'est pas plus responsable, que la grande distribution. Et en 10 ans, 30% de la valeur ajoutée qui revenait aux paysans a été confisquée par les transformateurs, les abattoirs et la distribution. C'est-à-dire que les paysans ont perdu 20%. Avant, ils avaient 30% de la marge. Aujourd'hui, ils n'ont plus que 20%. Ça veut dire que si on ne met pas en place des règles, très simple, pas de vente en dessous du coût de production. C'est quelque chose qu'on peut mettre en place. À la France d'assumer, et après, elle fera le bras de fer. Mais la France a encore dit, il faut qu'on réclame le relèvement du prix d'intervention sur le lait. Rien n'a été fait. Ça ne sera pas fait. Personne ne sait même comment il est calculé. Et quand j'interroge la commission là-dessus, la commission à Bruxelles, on me dit, ce sont les références de 2003. Et quand on demande quelles sont les références de 2003, on me dit que c'est celles d'avant. Ça veut dire complètement aujourd'hui qu'on est en train de sacrifier les paysans et que la logique des marchés internationaux est en train de prendre le dessus. Je trouve invraisemblable, on est en pleine crise, le commissaire européen, l'éducateur Phil Hogan. Vous ne l'aimez pas lui. Alors lui, je ne l'aime pas non. Pas vraiment. Ce n'est pas ma tasse de thé. Lui, il est en train de partir se balader en Colombie, au Japon, Dieu sait où, pour conquérir des marchés à l'exportation. Mais les marchés à l'exportation de matières premières, on ne va pas vendre du fromage, des produits laitiers, des choses. On va vendre de la matière première de base au prix mondial. Donc, on ne fait rien. Et ça, c'est quand même à peu près scandaleux. »
Bon, Phil Hogan, c'est fait. Stéphane Le Foll, est-ce qu'il est à blâmer ?
Réponse partielle
Alors, moi, je connais Stéphane Le Foll. On a travaillé ensemble. On n'était pas côte à côte, mais pas loin, au Parlement européen, dans la commission de l'agriculture. Stéphane Le Foll connaît les dossiers agricoles. Mais je dirais qu'aujourd'hui, il est pied et poing lié parce qu'on ne lui donne pas les moyens d'attaquer sur la question agricole. Donc, à lui d'assumer et à faire un rapport de force avec le Premier ministre et dire à François Hollande, on ne peut pas sacrifier comme ça l'agriculture.
« Alors, moi, je connais Stéphane Le Foll. On a travaillé ensemble. On n'était pas côte à côte, mais pas loin, au Parlement européen, dans la commission de l'agriculture. Stéphane Le Foll connaît les dossiers agricoles. Mais je dirais qu'aujourd'hui, il est pied et poing lié parce qu'on ne lui donne pas les moyens d'attaquer sur la question agricole. Donc, à lui d'assumer et à faire un rapport de force avec le Premier ministre et dire à François Hollande, on ne peut pas sacrifier comme ça l'agriculture. »
Et vous appelez les éleveurs à boycotter, à ne pas aller au Salon ?
Réponse directe
Ça c'est à eux de choisir, mais moi je leur dis ce que je vais faire. J'ai été pendant des années au Salon, j'ai été représentant syndical, j'ai été au Salon du matin jusqu'au soir pendant toute la durée. Mais cette année je dis, il ne faut pas aller au Salon. Moi, en tout cas moi je n'irai pas parce que c'est indécent. On ne peut pas avoir des gens qui se suicident, on a plus de 600 suicides en agriculture en France tous les ans et on va faire une vitrine sur les soupots robots de traite, sur les nouvelles machines. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Là, on se fiche des paysans, c'est contraire en fait à la résolution des problèmes.
« Ça c'est à eux de choisir, mais moi je leur dis ce que je vais faire. J'ai été pendant des années au Salon, j'ai été représentant syndical, j'ai été au Salon du matin jusqu'au soir pendant toute la durée. Mais cette année je dis, il ne faut pas aller au Salon. Moi, en tout cas moi je n'irai pas parce que c'est indécent. On ne peut pas avoir des gens qui se suicident, on a plus de 600 suicides en agriculture en France tous les ans et on va faire une vitrine sur les soupots robots de traite, sur les nouvelles machines. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Là, on se fiche des paysans, c'est contraire en fait à la résolution des problèmes. »
C'est Nicolas Hulot ? Emmanuel Kos ? Je dirais que c'est d'abord les milliers de personnes qui sont investies dans les associations, dans les mouvements sur le terrain. Non, mais parce qu'il y a plein d'associations. Alors, ceci étant dit... Au niveau politique, il faut préciser, si c'est au niveau politique dont on parle, aujourd'hui, je ne pense pas qu'il n'y ait plus de représentation politique dans les appareils de partis qui se disent se réclamer de l'écologie. Nicolas Hulot représente une vision qui dépasse ce qu'a pu être ou ce qui est aujourd'hui ce mouvement politique. Alors, est-ce qu'il aura envie de faire quelque chose ? Est-ce qu'il a envie de construire ? Moi, je n'en sais rie…
« C'est Nicolas Hulot ? Emmanuel Kos ? Je dirais que c'est d'abord les milliers de personnes qui sont investies dans les associations, dans les mouvements sur le terrain. Non, mais parce qu'il y a plein d'associations. Alors, ceci étant dit... Au niveau politique, il faut préciser, si c'est au niveau politique dont on parle, aujourd'hui, je ne pense pas qu'il n'y ait plus de représentation politique dans les appareils de partis qui se disent se réclamer de l'écologie. Nicolas Hulot représente une vision qui dépasse ce qu'a pu être ou ce qui est aujourd'hui ce mouvement politique. Alors, est-ce qu'il aura envie de faire quelque chose ? Est-ce qu'il a envie de construire ? Moi, je n'en sais rien. On va voir. Mais en 2007, il a renoncé juste avant de se présenter. Et en 2012, ce n'était pas son truc. Il a été tapé par un appareil un peu bizarroïde. Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'il a envie de faire ? Moi, je n'en sais rien. Mais en tout cas, il n'y a pas que l'élection présidentielle. Et si la vie politique, c'est que l'élection présidentielle, on voit ce qui est en train de se passer. On est dans un pays de fous. »
Bonjour José Bové, l'agriculture française et notamment l'agriculture bretonne connaît une crise qui n'a que peu de précédents par sa longueur et son ampleur. Est-ce que le gouvernement apporte les bonnes réponses, je rappelle, baisse immédiate de 7 points de cotisation sociale, et puis année blanche pour les plus fragiles, tous ceux qui ont dégagé de faibles revenus l'an dernier ?
Réponse partielle
Je dirais que c'est une fois de plus une petite avancée, mais à très très court terme, parce que ça ne règle pas le problème au fond. Donc là, en gros, on va reporter les cotisations sociales d'une année, ce qui ne veut pas dire qu'elles sont effacées, elles seront repayées en 2017, 2018 ou 2019. Donc en réalité, c'est reculer pour mieux sauter. Tant qu'on ne va pas au fond des sujets, tant qu'on ne pose pas le débat sur les maîtrises des productions, qu'il n'y ait pas plus de volume produit que de volume consommé, tant qu'on ne pose pas le problème du prix vendu à la transformation, ou à la distribution, c'est-à-dire, en gros, des coûts de production qui doivent être pris en compte. Tant q…
« Je dirais que c'est une fois de plus une petite avancée, mais à très très court terme, parce que ça ne règle pas le problème au fond. Donc là, en gros, on va reporter les cotisations sociales d'une année, ce qui ne veut pas dire qu'elles sont effacées, elles seront repayées en 2017, 2018 ou 2019. Donc en réalité, c'est reculer pour mieux sauter. Tant qu'on ne va pas au fond des sujets, tant qu'on ne pose pas le débat sur les maîtrises des productions, qu'il n'y ait pas plus de volume produit que de volume consommé, tant qu'on ne pose pas le problème du prix vendu à la transformation, ou à la distribution, c'est-à-dire, en gros, des coûts de production qui doivent être pris en compte. Tant que ces sujets-là ne sont pas abordés, en réalité, on n'aura pas avancé d'année. »
C'est Nicolas Hulot ? Emmanuel Kos ? Je dirais que c'est d'abord les milliers de personnes qui sont investies dans les associations, dans les mouvements sur le terrain. Non, mais parce qu'il y a plein d'associations. Alors, ceci étant dit... Au niveau politique, il faut préciser, si c'est au niveau politique dont on parle, aujourd'hui, je ne pense pas qu'il n'y ait plus de représentation politique dans les appareils de partis qui se disent se réclamer de l'écologie. Nicolas Hulot représente une vision qui dépasse ce qu'a pu être ou ce qui est aujourd'hui ce mouvement politique. Alors, est-ce qu'il aura envie de faire quelque chose ? Est-ce qu'il a envie de construire ? Moi, je n'en sais rie…
« C'est Nicolas Hulot ? Emmanuel Kos ? Je dirais que c'est d'abord les milliers de personnes qui sont investies dans les associations, dans les mouvements sur le terrain. Non, mais parce qu'il y a plein d'associations. Alors, ceci étant dit... Au niveau politique, il faut préciser, si c'est au niveau politique dont on parle, aujourd'hui, je ne pense pas qu'il n'y ait plus de représentation politique dans les appareils de partis qui se disent se réclamer de l'écologie. Nicolas Hulot représente une vision qui dépasse ce qu'a pu être ou ce qui est aujourd'hui ce mouvement politique. Alors, est-ce qu'il aura envie de faire quelque chose ? Est-ce qu'il a envie de construire ? Moi, je n'en sais rien. On va voir. Mais en 2007, il a renoncé juste avant de se présenter. Et en 2012, ce n'était pas son truc. Il a été tapé par un appareil un peu bizarroïde. Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'il a envie de faire ? Moi, je n'en sais rien. Mais en tout cas, il n'y a pas que l'élection présidentielle. Et si la vie politique, c'est que l'élection présidentielle, on voit ce qui est en train de se passer. On est dans un pays de fous. »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 1:27
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« Disons que, dans un premier temps, j'ai été surpris de la façon dont elle s'est mise en place. Depuis, un certain nombre d'éléments ont été apportés. C'est qu'on sait que, six mois avant que ce mouvement ne démarre, un certain nombre de sites et de réseaux ont travaillé. C'était les sites notamment Colère, avec le numéro du département derrière, sur la question de la vitesse à 80 km heure, sur le prix de l'essence. Et on voyait bien quel type de mouvement était en train de se mettre en place. Alors aujourd'hui, six mois, cinq mois après, les mouvements ont changé. Mais quelle est la réalité et la profondeur à part, en gros, l'additionnement de beaucoup de rancœurs que je peux entendre. Mais, à mon avis, aujourd'hui, le problème qu'on a, c'est qu'on ne peut pas avoir une contestation du modèle si c'est uniquement une accumulation de cas particuliers. Même si je sens, sur le fond, quel est le besoin qui se fait ressentir, mais on ne peut pas en rester là. Et donc, cette réflexion-là, ce type de mouvement, aujourd'hui, me paraît contre-productif par rapport à la transformation nécessaire de la société. Pourquoi contre-productif ? Parce qu'on reste uniquement dans le réactif. On n'est pas sur de la proposition. Moi, je pense qu'aujourd'hui, il faut aller beaucoup plus loin sur la transformation de la société, sur la question de la souveraineté alimentaire, sur la question des transports de l'énergie. Aujourd'hui, on ne peut pas simplement demander des baisses des coûts de la vie si, en même temps, on n'impose pas, par exemple, la fin des passoires énergétiques dans les bâtiments. Parce que, je dirais que le meilleur revenu, c'est à partir du moment où on diminue les dépenses. Et diminuer les dépenses, c'est changer de modèle. Et changer de modèle, c'est aussi créer de l'emploi. »
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 13:44
« Pour moi, je dirais que s'il y a une élection où chaque voix compte, c'est l'élection européenne, puisque les sièges sont répartis à la proportionnelle intégrale. Et donc, à partir de ce moment-là, on aura les élus pour lesquels on aura mis un bulletin de vote. Donc, ne pas aller s'abstenir dans l'élection européenne, je dirais que c'est la plus grosse erreur à faire. Donc, moi, j'appelle vraiment les gens à se mobiliser et de voter véritablement pour les gens de leur choix. Il y a, à partir de ce moment-là, une possibilité d'agir, puisqu'on agit dans les commissions. Et donc, plus on est en capacité d'influer dans les commissions, plus on est capable de passer des compromis, on fait bouger les lignes. C'est ce qu'on a fait sur le climat, »
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 3:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je dirais qu'en fonction des périodes, les formes, c'est en fonction du rapport de force. C'est clair que les pouvoirs politiques et les lobbies détestent les écologistes. C'est quand même des empêcheurs de tourner en rond. Donc il y a effectivement un rapport de force. Moi je suis très choqué quand on criminalise et qu'on traite des écologistes d'éco-terroristes. C'est un mépris total pour les victimes du terrorisme. Donc je crois qu'il y a un moment, il va falloir qu'il y en a qui se ressaisissent et qu'on puisse continuer à porter la parole de l'intérêt général. »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 8:36Voir 2 autres passages
« Ce qui est terrible, c'est qu'aujourd'hui tout a été focalisé évidemment sur l'Europe, parce que c'est là où il y a tous les pouvoirs. Et effectivement l'Europe gêne tout le monde. L'Europe gêne les empires, la Chine déteste l'Europe, la Russie déteste l'Europe, et les Etats-Unis auraient préféré que l'Europe ne se fasse pas. Donc on est là aujourd'hui en train de représenter quelque chose qui est difficile. Donc on a toutes les pressions. Et les pays viennent sur ces pressions. Il y a le Qatar, il y a le Maroc, maintenant on a des soupçons sur la Russie, mais il faut que l'enquête aboutisse. Donc on verra si les députés RN ont effectivement été payés par les Russes, j'en sais rien encore. On a la Chine, la tête de liste de l'AFD, donc le parti d'extrême droite allemand, son assistant serait, entre guillemets, un agent chinois. Là on est en train de devenir fou. Mais justement, on en parle. Et c'est ça qui est important au Parlement européen, c'est qu'il y a la transparence. Et à chaque crise on essaye d'avancer. Je rappellerai juste que moi, on a essayé de m'acheter le ministre de l'Agriculteur du Maroc, et je l'ai dénoncé sur France Inter, je l'avais dénoncé ici, et il y a un an et demi quand vous receviez le commissaire Breton, j'étais intervenu, il a porté plainte contre moi, pour diffamation. Mais ça fait plus d'un an et demi, j'attends toujours. Donc voilà. Et ce qui est rigolo, c'est qu'on se retrouve aujourd'hui avec ces nouveaux scandales. Donc il faut continuer à pousser, et c'est ça qui fait la force du Parlement. »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 6:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je dirais qu'en fonction des périodes, les formes, c'est en fonction du rapport de force. C'est clair que les pouvoirs politiques et les lobbies détestent les écologistes. C'est quand même des empêcheurs de tourner en rond. Donc il y a effectivement un rapport de force. Moi je suis très choqué quand on criminalise et qu'on traite des écologistes d'éco-terroristes. C'est un mépris total pour les victimes du terrorisme. Donc je crois qu'il y a un moment, il va falloir qu'il y en a qui se ressaisissent et qu'on puisse continuer à porter la parole de l'intérêt général. »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 8:36Voir 2 autres passages
« Oui, mais je me soigne. C'est ça. »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 1:05
« Alors, je dirais que quand on parle de l'Europe, on parle à la fois de la Commission, du Conseil et du Parlement européen. C'est vrai, et ça, il faut le dire, il y a une opposition forte, souvent, entre les États et le Parlement européen. Les États sont souvent repliés, chacun, sur leurs propres intérêts individuels, n'ont pas une vision européenne, alors que le Parlement européen, qui représente les 500 millions de citoyens, essaye de faire bouger les lignes. Donc, on a des conflits très forts. Ça s'appelle la politique d'alignement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais non, non. Cousin. Cousin. Oui, oui, oui. On ne le savait pas. On ne le savait pas, on l'a découvert en parlant, parce qu'il est venu sur l'Arzac, il fallait qu'il s'imprègne. C'est ça. Donc c'est extraordinaire. »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 3:36Voir 2 autres passages
« Alors, je crois qu'il y a un véritable problème, c'est sur le mode de désignation de nos assemblées. En France, on a un système majoritaire, et donc on voit bien qu'à partir du moment où les élections sont liées à l'élection présidentielle, il y a une vague pour le président qui est élu, et il y a une majorité, une minorité. Dans beaucoup de pays, je pense en Allemagne, par exemple, où il y a une très forte part de proportionnelle, il y a un débat beaucoup plus riche, et il y a des constructions qui se font pour faire des compromis, pour essayer de faire bouger les lignes. Je prends juste un exemple en Allemagne, c'est Mme Merkel qui a décidé de sortir du nucléaire, alors que les écologistes n'étaient pas majoritaires. Et ça montre bien qu'il y a un moment, quand l'opinion va dans un certain sens, on est en capacité, quand la démocratie fonctionne, de faire bouger les lignes. Malheureusement, ce n'est pas forcément le cas dans un pays comme le nôtre. »
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 2:06
« Pour moi, je dirais que s'il y a une élection où chaque voix compte, c'est l'élection européenne, puisque les sièges sont répartis à la proportionnelle intégrale. Et donc, à partir de ce moment-là, on aura les élus pour lesquels on aura mis un bulletin de vote. Donc, ne pas aller s'abstenir dans l'élection européenne, je dirais que c'est la plus grosse erreur à faire. Donc, moi, j'appelle vraiment les gens à se mobiliser et de voter véritablement pour les gens de leur choix. Il y a, à partir de ce moment-là, une possibilité d'agir, puisqu'on agit dans les commissions. Et donc, plus on est en capacité d'influer dans les commissions, plus on est capable de passer des compromis, on fait bouger les lignes. C'est ce qu'on a fait sur le climat, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce qui est terrible, c'est qu'aujourd'hui tout a été focalisé évidemment sur l'Europe, parce que c'est là où il y a tous les pouvoirs. Et effectivement l'Europe gêne tout le monde. L'Europe gêne les empires, la Chine déteste l'Europe, la Russie déteste l'Europe, et les Etats-Unis auraient préféré que l'Europe ne se fasse pas. Donc on est là aujourd'hui en train de représenter quelque chose qui est difficile. Donc on a toutes les pressions. Et les pays viennent sur ces pressions. Il y a le Qatar, il y a le Maroc, maintenant on a des soupçons sur la Russie, mais il faut que l'enquête aboutisse. Donc on verra si les députés RN ont effectivement été payés par les Russes, j'en sais rien encore. On a la Chine, la tête de liste de l'AFD, donc le parti d'extrême droite allemand, son assistant serait, entre guillemets, un agent chinois. Là on est en train de devenir fou. Mais justement, on en parle. Et c'est ça qui est important au Parlement européen, c'est qu'il y a la transparence. Et à chaque crise on essaye d'avancer. Je rappellerai juste que moi, on a essayé de m'acheter le ministre de l'Agriculteur du Maroc, et je l'ai dénoncé sur France Inter, je l'avais dénoncé ici, et il y a un an et demi quand vous receviez le commissaire Breton, j'étais intervenu, il a porté plainte contre moi, pour diffamation. Mais ça fait plus d'un an et demi, j'attends toujours. Donc voilà. Et ce qui est rigolo, c'est qu'on se retrouve aujourd'hui avec ces nouveaux scandales. Donc il faut continuer à pousser, et c'est ça qui fait la force du Parlement. »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 6:38Voir 2 autres passages
« Ça veut dire que moi, je suis député, mais je ne suis pas un député qui a été formaté pour être député. Je suis d'abord syndicaliste. J'ai quand même d'abord été dans l'action. Quand il n'y a plus d'autres moyens, on est dans l'action. On a fauché des OGM. Il y a eu quelques aventures avec les fast-foods. Bon, bref, tout ça, tout le monde le sait. Mais quand je suis au Parlement, on fait une liste avec Danny Convendit à l'époque, en 2009, et on dit qu'on a deux trucs, c'est l'Europe et l'écologie. Mais on ne va pas forcément le faire de la même manière que tout le monde. Donc, pour moi, c'est un engagement. On dit souvent, enfin, c'est ce que je dis, c'est que la démocratie est un sport de combat. Et ce qui est extraordinaire à l'Europe, c'est que vraiment, d'abord, c'est une élection improportionnelle, donc toutes les voix comptent. Et donc, on peut agir, on peut faire avancer, on peut faire bouger les lignes. »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 4:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce qui est terrible, c'est qu'aujourd'hui tout a été focalisé évidemment sur l'Europe, parce que c'est là où il y a tous les pouvoirs. Et effectivement l'Europe gêne tout le monde. L'Europe gêne les empires, la Chine déteste l'Europe, la Russie déteste l'Europe, et les Etats-Unis auraient préféré que l'Europe ne se fasse pas. Donc on est là aujourd'hui en train de représenter quelque chose qui est difficile. Donc on a toutes les pressions. Et les pays viennent sur ces pressions. Il y a le Qatar, il y a le Maroc, maintenant on a des soupçons sur la Russie, mais il faut que l'enquête aboutisse. Donc on verra si les députés RN ont effectivement été payés par les Russes, j'en sais rien encore. On a la Chine, la tête de liste de l'AFD, donc le parti d'extrême droite allemand, son assistant serait, entre guillemets, un agent chinois. Là on est en train de devenir fou. Mais justement, on en parle. Et c'est ça qui est important au Parlement européen, c'est qu'il y a la transparence. Et à chaque crise on essaye d'avancer. Je rappellerai juste que moi, on a essayé de m'acheter le ministre de l'Agriculteur du Maroc, et je l'ai dénoncé sur France Inter, je l'avais dénoncé ici, et il y a un an et demi quand vous receviez le commissaire Breton, j'étais intervenu, il a porté plainte contre moi, pour diffamation. Mais ça fait plus d'un an et demi, j'attends toujours. Donc voilà. Et ce qui est rigolo, c'est qu'on se retrouve aujourd'hui avec ces nouveaux scandales. Donc il faut continuer à pousser, et c'est ça qui fait la force du Parlement. »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 6:38Voir 2 autres passages
« Moi, je dirais que ce n'est pas du tout encourageant sur la biodiversité. On le voit, la biodiversité chute. Tous les éléments, tous les étages, on va dire, de la vie sont aujourd'hui menacés. Ça va des insectes jusqu'aux oiseaux et aux mammifères. Donc, aujourd'hui, on est dans une situation catastrophique. La Commission européenne, suite à la saisie, d'ailleurs, du Parlement européen, est allée en Bretagne et s'est rendue compte qu'il y avait de plus en plus de pollution, que ça ne reculait pas et que donc les nitrates et les phytosanitaires continuent à faire des dégâts. Voilà, ça, c'est la réalité dans laquelle on vit. Alors, comment on sort de cette logique-là si on n'a pas une vision d'ensemble ? Et c'est ce que je reprocherais au président de la République, c'est de ne pas avoir de vision sur l'écologie et le ministre, M. De Rugy, essaie tant bien que mal de vivre au quotidien cette réalité-là, mais malheureusement, on ne bouge pas. Et dernière critique, je viens de voir ce rapport où on nous explique, par exemple, qu'on va séparer EDF en deux pour maintenir au niveau de l'État le nucléaire et on va continuer à construire des centrales alors qu'on ne sait toujours pas quoi faire des déchets et comment démanteler les centrales. Et dans le même autre côté, on dit, il faut faire en sorte que les citoyens aient une électricité pas trop chère. Ce n'est pas possible. Aujourd'hui, l'électricité nucléaire, contrairement à beaucoup de discours, est la plus chère. Donc, à cause de la non prise en compte du démantèlement et des déchets. Tout ça fait des incohérences, »
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 11:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes18 févr. 2016 au 25 avr. 2024 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce qui est terrible, c'est qu'aujourd'hui tout a été focalisé évidemment sur l'Europe, parce que c'est là où il y a tous les pouvoirs. Et effectivement l'Europe gêne tout le monde. L'Europe gêne les empires, la Chine déteste l'Europe, la Russie déteste l'Europe, et les Etats-Unis auraient préféré que l'Europe ne se fasse pas. Donc on est là aujourd'hui en train de représenter quelque chose qui est difficile. Donc on a toutes les pressions. Et les pays viennent sur ces pressions. Il y a le Qatar, il y a le Maroc, maintenant on a des soupçons sur la Russie, mais il faut que l'enquête aboutisse. Donc on verra si les députés RN ont effectivement été payés par les Russes, j'en sais rien encore. On a la Chine, la tête de liste de l'AFD, donc le parti d'extrême droite allemand, son assistant serait, entre guillemets, un agent chinois. Là on est en train de devenir fou. Mais justement, on en parle. Et c'est ça qui est important au Parlement européen, c'est qu'il y a la transparence. Et à chaque crise on essaye d'avancer. Je rappellerai juste que moi, on a essayé de m'acheter le ministre de l'Agriculteur du Maroc, et je l'ai dénoncé sur France Inter, je l'avais dénoncé ici, et il y a un an et demi quand vous receviez le commissaire Breton, j'étais intervenu, il a porté plainte contre moi, pour diffamation. Mais ça fait plus d'un an et demi, j'attends toujours. Donc voilà. Et ce qui est rigolo, c'est qu'on se retrouve aujourd'hui avec ces nouveaux scandales. Donc il faut continuer à pousser, et c'est ça qui fait la force du Parlement. »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 6:38Voir 2 autres passages
« Vous savez, ce n'est pas à moi de dire un tel est un réfugié, l'autre c'est un demandeur uniquement économique. Vous savez, on ne sait pas faire la différence aujourd'hui. Aujourd'hui, on a des gens qui sont en grande souffrance. Les personnes avec qui j'ai pu parler, soit en français quelques-uns, en anglais beaucoup, ont vécu de telles situations, ont mis deux ans, trois ans pour traverser l'Afrique ou pour être réduits en esclavage en Libye, parce qu'il faut parler d'esclavage, il faut parler de torture, il faut parler de viol, tout ça c'est ce qui se passe. C'est leur quotidien avant qu'ils risquent d'être noyés en Méditerranée. Donc on a affaire à des personnes en souffrance, quelles que soient les raisons qui les ont amenées à partir, mais beaucoup, ce sont des situations de guerre, des situations de dictature, soit effectivement des paysans chassés de chez eux, parce qu'il y a aussi la question climatique qui chasse de plus en plus de gens. Donc tout ça fait qu'il y a aujourd'hui une nécessité d'avoir de l'humanité. On n'est pas aujourd'hui pour savoir, on n'est pas là pour parler du statut d'un tel ou d'un tel, mais pour se dire aujourd'hui comment est-ce qu'on peut traiter un être humain. Chaque être humain a le droit d'être respecté en tant que tel, et on ne parle pas là de corps d'envahissement, et les termes sont dangereux aujourd'hui. On voit bien comment M. Estrosi ou M. Ciotti, qui m'a attaqué encore hier, jouent sur ces sentiments de peur d'envahissement. C'est un langage très très très dangereux. »
France Inter — L'invité de 8h20 · José Bové : "A quoi ça sert d’être riche si on ferme notre pays à des gens en souffrance ?"Vérifier à 3:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités18 févr. 2016 au 27 avr. 2019 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors écoutez, je me suis engagé avec Danny Cohn-Bendit en 2009. C'était un engagement que j'avais pris de continuer le combat d'une autre manière en me disant au Parlement européen aussi, on peut faire bouger les choses parce qu'on peut faire des lois et à partir de ce moment-là, on peut faire bouger les lits. Eh bien, j'avais annoncé dès ce moment-là que si j'étais élu, je ferais éventuellement un deuxième mandat, mais que pour moi, dix ans de mandat, c'était quelque chose de suffisant et qu'il me semblait que, justement, il ne fallait pas concevoir le fait d'être élu comme quelque chose de professionnel. Être élu, ce n'est pas un métier, c'est un engagement auprès des citoyens, auprès de ceux qui ont voté pour vous. Donc voilà, j'ai essayé de respecter cet engagement. J'aurais pu me représenter, ce n'était pas un problème. Simplement, je crois qu'il faut respecter les lignes qu'on se donne au moment où on est élu. Respecter votre parole. Aucune lassitude, donc, de la politique, du monde de la politique ? Alors, en tout cas, quand on est au Parlement européen, je dirais que c'est un endroit où on peut faire bouger les lignes, où on peut s'engager. C'est un Parlement qui est élu à la proportionnelle, et donc chaque député compte. Comme il n'y a pas de majorité, sur chaque thème, on construit une majorité, et donc on peut faire changer les choses. On n'est pas dans une logique comme au Parlement français, avec une majorité et une opposition. Si on est dans la majorité, on suit. Si on est dans l'opposition, on râle. Mais en réalité, ça ne sert pas à grand-chose. »
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 0:21Voir 2 autres passages
« Écoutez, ça fait maintenant trois jours que je suis ici dans les Alpes-Maritimes. J'étais dans la vallée de la Roya avec un ami paysan, Cédric Héroux. J'ai rencontré les associations citoyennes. Hier, j'étais à Nice pour permettre à des réfugiés de faire leur demande de droit d'asile. Et qu'est-ce que j'ai constaté ? Hier, 130 personnes qui voulaient faire leur demande dans différentes villes de France ont été arrêtées dans le train à Cannes et ont été toutes renvoyées à la police de l'air et des frontières et ont été renvoyées en Italie cette nuit. Ce qui est quand même assez incroyable. C'est-à-dire qu'il y a des règles de droit, des règles de droit qui permettent à des réfugiés de faire des demandes d'asile. Or, aujourd'hui, ces règles de droit sont complètement bafouées. Et on entend des hommes politiques comme M. Ciotti se féliciter qu'on renvoie des gens qui sont en demande de droit d'asile. Et j'ai pu constater, en étant avec ces réfugiés pendant deux jours dans la vallée de la Roya, qu'on avait en grande majorité des gens qui viennent du Soudan, qui viennent d'Érythrée, et qui donc sont tout à fait, aujourd'hui, habilités à demander le droit d'asile. C'est complètement scandaleux ce qui est en train de se passer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · José Bové : "A quoi ça sert d’être riche si on ferme notre pays à des gens en souffrance ?"Vérifier à 0:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai dit depuis le début de manière très claire, je me suis toujours opposé à des actions violentes, notamment sur les personnes et à des actions qui se font à visage couvert. J'ai toujours assumé mes actes et je pense que on peut désobéir à des lois injustes, on peut agir pour changer le système, mais toujours à visage découvert en assumant ces responsabilités. J'ai accepté d'être jugé, j'ai accepté d'aller en prison après des fauchages d'OGM, mais en assumant les actes parce que ça me paraît fondamental. La déshélicence doit toujours être non-violente. »
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 15:47Voir 2 autres passages
« Disons que, dans un premier temps, j'ai été surpris de la façon dont elle s'est mise en place. Depuis, un certain nombre d'éléments ont été apportés. C'est qu'on sait que, six mois avant que ce mouvement ne démarre, un certain nombre de sites et de réseaux ont travaillé. C'était les sites notamment Colère, avec le numéro du département derrière, sur la question de la vitesse à 80 km heure, sur le prix de l'essence. Et on voyait bien quel type de mouvement était en train de se mettre en place. Alors aujourd'hui, six mois, cinq mois après, les mouvements ont changé. Mais quelle est la réalité et la profondeur à part, en gros, l'additionnement de beaucoup de rancœurs que je peux entendre. Mais, à mon avis, aujourd'hui, le problème qu'on a, c'est qu'on ne peut pas avoir une contestation du modèle si c'est uniquement une accumulation de cas particuliers. Même si je sens, sur le fond, quel est le besoin qui se fait ressentir, mais on ne peut pas en rester là. Et donc, cette réflexion-là, ce type de mouvement, aujourd'hui, me paraît contre-productif par rapport à la transformation nécessaire de la société. Pourquoi contre-productif ? Parce qu'on reste uniquement dans le réactif. On n'est pas sur de la proposition. Moi, je pense qu'aujourd'hui, il faut aller beaucoup plus loin sur la transformation de la société, sur la question de la souveraineté alimentaire, sur la question des transports de l'énergie. Aujourd'hui, on ne peut pas simplement demander des baisses des coûts de la vie si, en même temps, on n'impose pas, par exemple, la fin des passoires énergétiques dans les bâtiments. Parce que, je dirais que le meilleur revenu, c'est à partir du moment où on diminue les dépenses. Et diminuer les dépenses, c'est changer de modèle. Et changer de modèle, c'est aussi créer de l'emploi. »
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 13:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Disons que, dans un premier temps, j'ai été surpris de la façon dont elle s'est mise en place. Depuis, un certain nombre d'éléments ont été apportés. C'est qu'on sait que, six mois avant que ce mouvement ne démarre, un certain nombre de sites et de réseaux ont travaillé. C'était les sites notamment Colère, avec le numéro du département derrière, sur la question de la vitesse à 80 km heure, sur le prix de l'essence. Et on voyait bien quel type de mouvement était en train de se mettre en place. Alors aujourd'hui, six mois, cinq mois après, les mouvements ont changé. Mais quelle est la réalité et la profondeur à part, en gros, l'additionnement de beaucoup de rancœurs que je peux entendre. Mais, à mon avis, aujourd'hui, le problème qu'on a, c'est qu'on ne peut pas avoir une contestation du modèle si c'est uniquement une accumulation de cas particuliers. Même si je sens, sur le fond, quel est le besoin qui se fait ressentir, mais on ne peut pas en rester là. Et donc, cette réflexion-là, ce type de mouvement, aujourd'hui, me paraît contre-productif par rapport à la transformation nécessaire de la société. Pourquoi contre-productif ? Parce qu'on reste uniquement dans le réactif. On n'est pas sur de la proposition. Moi, je pense qu'aujourd'hui, il faut aller beaucoup plus loin sur la transformation de la société, sur la question de la souveraineté alimentaire, sur la question des transports de l'énergie. Aujourd'hui, on ne peut pas simplement demander des baisses des coûts de la vie si, en même temps, on n'impose pas, par exemple, la fin des passoires énergétiques dans les bâtiments. Parce que, je dirais que le meilleur revenu, c'est à partir du moment où on diminue les dépenses. Et diminuer les dépenses, c'est changer de modèle. Et changer de modèle, c'est aussi créer de l'emploi. »
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 13:44Voir 1 autre passage
« Disons que, dans un premier temps, j'ai été surpris de la façon dont elle s'est mise en place. Depuis, un certain nombre d'éléments ont été apportés. C'est qu'on sait que, six mois avant que ce mouvement ne démarre, un certain nombre de sites et de réseaux ont travaillé. C'était les sites notamment Colère, avec le numéro du département derrière, sur la question de la vitesse à 80 km heure, sur le prix de l'essence. Et on voyait bien quel type de mouvement était en train de se mettre en place. Alors aujourd'hui, six mois, cinq mois après, les mouvements ont changé. Mais quelle est la réalité et la profondeur à part, en gros, l'additionnement de beaucoup de rancœurs que je peux entendre. Mais, à mon avis, aujourd'hui, le problème qu'on a, c'est qu'on ne peut pas avoir une contestation du modèle si c'est uniquement une accumulation de cas particuliers. Même si je sens, sur le fond, quel est le besoin qui se fait ressentir, mais on ne peut pas en rester là. Et donc, cette réflexion-là, ce type de mouvement, aujourd'hui, me paraît contre-productif par rapport à la transformation nécessaire de la société. Pourquoi contre-productif ? Parce qu'on reste uniquement dans le réactif. On n'est pas sur de la proposition. Moi, je pense qu'aujourd'hui, il faut aller beaucoup plus loin sur la transformation de la société, sur la question de la souveraineté alimentaire, sur la question des transports de l'énergie. Aujourd'hui, on ne peut pas simplement demander des baisses des coûts de la vie si, en même temps, on n'impose pas, par exemple, la fin des passoires énergétiques dans les bâtiments. Parce que, je dirais que le meilleur revenu, c'est à partir du moment où on diminue les dépenses. Et diminuer les dépenses, c'est changer de modèle. Et changer de modèle, c'est aussi créer de l'emploi. »
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 13:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, moi, je connais Stéphane Le Foll. On a travaillé ensemble. On n'était pas côte à côte, mais pas loin, au Parlement européen, dans la commission de l'agriculture. Stéphane Le Foll connaît les dossiers agricoles. Mais je dirais qu'aujourd'hui, il est pied et poing lié parce qu'on ne lui donne pas les moyens d'attaquer sur la question agricole. Donc, à lui d'assumer et à faire un rapport de force avec le Premier ministre et dire à François Hollande, on ne peut pas sacrifier comme ça l'agriculture. »
France Inter — L'invité de 8h20 · José BovéVérifier à 5:02Voir 2 autres passages
« Alors, moi, je connais Stéphane Le Foll. On a travaillé ensemble. On n'était pas côte à côte, mais pas loin, au Parlement européen, dans la commission de l'agriculture. Stéphane Le Foll connaît les dossiers agricoles. Mais je dirais qu'aujourd'hui, il est pied et poing lié parce qu'on ne lui donne pas les moyens d'attaquer sur la question agricole. Donc, à lui d'assumer et à faire un rapport de force avec le Premier ministre et dire à François Hollande, on ne peut pas sacrifier comme ça l'agriculture. »
« mais en tout cas, je ne vois pas le Premier ministre aujourd'hui. Quand il annonce uniquement les baisses de cotisations, il ne rend pas service au ministre de l'Agriculture parce que ce n'est pas ce qu'attendent les paysans. On l'a entendu hier soir. Ce qu'il demande, c'est des prix rémunérateurs, pas des obols, pas des choses qui permettent de tenir trois mois et qu'on retourne dans la crise. On ne pourra pas s'en sortir si on produit plus que ce qu'on est en capacité de consommer à l'intérieur de l'Union Européenne. Alors on a 500 millions de consommateurs. C'est sur ces 500 millions de consommateurs européens qu'on doit construire une politique et pas sur d'hypothétiques marchés à l'exportation. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« C'est mon adversaire principal. C'est lui qui est au sub de la santé. Donc on a les additifs alimentaires, on a les OGM, on a les pesticides, et c'est lui qui a ça en charge. Donc je dirais presque au moins une fois par mois, on est dans son bureau ou au Parlement, et on ferraille. Et là, on est en séminaire du groupe des Verts à l'époque, et j'apprends pas une dépêche qu'il est viré. Et il me dit, qu'est-ce qui s'est passé pour que le commissaire à la santé, alors qu'il a sa directive tabac à laquelle il tient, c'est son bâton de maréchal, soit poussé à la porte. Et on s'est dit, il y a un truc qui ne va pas. Et donc là, il est accusé d'avoir demandé 60 millions d'euros pour faire ça, pour retarder, pour faire entrer un tabac à sucer, le snus, qui est fabriqué en Suède. Et qui est interdit dans toute l'Union Européenne, sauf la Suède. Et donc voilà, ça démarre comme ça. Et évidemment, on se retrouve dans un ambroglio avec, effectivement, à la tête, le président de la commission, M. Barroso, et qui tire les ficelles, et on en a la preuve aujourd'hui, puisque lundi, il y a eu un procès du directeur de l'époque de la lutte anti-fraude, qui a déjà été condamné à un an de prison avec sursis pour cette affaire. Donc ça aura mis 10 ans. Voilà, et en appel, lundi, il a été à nouveau, il est allé à la barre en disant, je vous ai menti, j'ai été convoqué par le président Barroso pour mener l'enquête de cette manière. Et là, maintenant, tu as tout le parquet belge qui se dit, waouh ! »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 1:27
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 3:12
« C'est mon adversaire principal. C'est lui qui est au sub de la santé. Donc on a les additifs alimentaires, on a les OGM, on a les pesticides, et c'est lui qui a ça en charge. Donc je dirais presque au moins une fois par mois, on est dans son bureau ou au Parlement, et on ferraille. Et là, on est en séminaire du groupe des Verts à l'époque, et j'apprends pas une dépêche qu'il est viré. Et il me dit, qu'est-ce qui s'est passé pour que le commissaire à la santé, alors qu'il a sa directive tabac à laquelle il tient, c'est son bâton de maréchal, soit poussé à la porte. Et on s'est dit, il y a un truc qui ne va pas. Et donc là, il est accusé d'avoir demandé 60 millions d'euros pour faire ça, pour retarder, pour faire entrer un tabac à sucer, le snus, qui est fabriqué en Suède. Et qui est interdit dans toute l'Union Européenne, sauf la Suède. Et donc voilà, ça démarre comme ça. Et évidemment, on se retrouve dans un ambroglio avec, effectivement, à la tête, le président de la commission, M. Barroso, et qui tire les ficelles, et on en a la preuve aujourd'hui, puisque lundi, il y a eu un procès du directeur de l'époque de la lutte anti-fraude, qui a déjà été condamné à un an de prison avec sursis pour cette affaire. Donc ça aura mis 10 ans. Voilà, et en appel, lundi, il a été à nouveau, il est allé à la barre en disant, je vous ai menti, j'ai été convoqué par le président Barroso pour mener l'enquête de cette manière. Et là, maintenant, tu as tout le parquet belge qui se dit, waouh ! »
France Inter · "Les pouvoirs et les lobbys détestent les écologistes" : José Bové, incarné par Bouli LannersVérifier à 1:27
« Alors, moi, je connais Stéphane Le Foll. On a travaillé ensemble. On n'était pas côte à côte, mais pas loin, au Parlement européen, dans la commission de l'agriculture. Stéphane Le Foll connaît les dossiers agricoles. Mais je dirais qu'aujourd'hui, il est pied et poing lié parce qu'on ne lui donne pas les moyens d'attaquer sur la question agricole. Donc, à lui d'assumer et à faire un rapport de force avec le Premier ministre et dire à François Hollande, on ne peut pas sacrifier comme ça l'agriculture. »
« Je dirais que c'est une fois de plus une petite avancée, mais à très très court terme, parce que ça ne règle pas le problème au fond. Donc là, en gros, on va reporter les cotisations sociales d'une année, ce qui ne veut pas dire qu'elles sont effacées, elles seront repayées en 2017, 2018 ou 2019. Donc en réalité, c'est reculer pour mieux sauter. Tant qu'on ne va pas au fond des sujets, tant qu'on ne pose pas le débat sur les maîtrises des productions, qu'il n'y ait pas plus de volume produit que de volume consommé, tant qu'on ne pose pas le problème du prix vendu à la transformation, ou à la distribution, c'est-à-dire, en gros, des coûts de production qui doivent être pris en compte. Tant que ces sujets-là ne sont pas abordés, en réalité, on n'aura pas avancé d'année. »
« Par les électeurs On a eu un simulacre De démocratie Avec ce référendum Qui a été fait sur mesure Pour être sûr Que le oui passe Le seul problème Qu'ils ont C'est que Nantes La ville la plus concernée Il y a 100 voix d'écart Et toute la zone De l'aéroport actuel De Nantes A voté Contre le déplacement De l'aéroport C'est assez étonnant Mais c'est pas ça Le fond du sujet C'est qu'aujourd'hui De toute façon Monsieur Valls Peut faire toutes les gesticulations Qu'il veut Cet aéroport Le chantier ne peut pas commencer Parce que Le projet est en infraction Avec le droit européen Et la commission Menace de condamner la France Si elle ne respecte pas Le droit européen »
France Inter — L'invité de 8h20 · José Bové : "Je pense que Ségolène Royal a raison" sur Notre-Dame-des-LandesVérifier à 8:56
« Disons que, dans un premier temps, j'ai été surpris de la façon dont elle s'est mise en place. Depuis, un certain nombre d'éléments ont été apportés. C'est qu'on sait que, six mois avant que ce mouvement ne démarre, un certain nombre de sites et de réseaux ont travaillé. C'était les sites notamment Colère, avec le numéro du département derrière, sur la question de la vitesse à 80 km heure, sur le prix de l'essence. Et on voyait bien quel type de mouvement était en train de se mettre en place. Alors aujourd'hui, six mois, cinq mois après, les mouvements ont changé. Mais quelle est la réalité et la profondeur à part, en gros, l'additionnement de beaucoup de rancœurs que je peux entendre. Mais, à mon avis, aujourd'hui, le problème qu'on a, c'est qu'on ne peut pas avoir une contestation du modèle si c'est uniquement une accumulation de cas particuliers. Même si je sens, sur le fond, quel est le besoin qui se fait ressentir, mais on ne peut pas en rester là. Et donc, cette réflexion-là, ce type de mouvement, aujourd'hui, me paraît contre-productif par rapport à la transformation nécessaire de la société. Pourquoi contre-productif ? Parce qu'on reste uniquement dans le réactif. On n'est pas sur de la proposition. Moi, je pense qu'aujourd'hui, il faut aller beaucoup plus loin sur la transformation de la société, sur la question de la souveraineté alimentaire, sur la question des transports de l'énergie. Aujourd'hui, on ne peut pas simplement demander des baisses des coûts de la vie si, en même temps, on n'impose pas, par exemple, la fin des passoires énergétiques dans les bâtiments. Parce que, je dirais que le meilleur revenu, c'est à partir du moment où on diminue les dépenses. Et diminuer les dépenses, c'est changer de modèle. Et changer de modèle, c'est aussi créer de l'emploi. »
France Inter — L'invité du week-end · José Bové : "En Europe il n’y a pas de courage politique des Etats"Vérifier à 13:44