Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères — Gouvernement Lecornu II·MoDem
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Jean-noël Barrot — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
31 oct. 2024 au 3 mars 2026
Questions
281
Entretiens
13
Sources
13
Heures analysées
3,9 h
Répartition sur 281 questions évaluables
Réponse directe
149
Réponse partielle
37
Réponse à côté
76
Refus explicite
19
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 151 à 175 sur 281
Question 151Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Jean-Noël Barraud, ça passe aussi par la question de la dissuasion nucléaire. Emmanuel Macron qui parle d'un débat sur la question de la protection nucléaire, non pas sur la question du partage de la décision nucléaire. On est bien d'accord ?
Réponse directe
Aucun partage de la décision, le président l'a rappelé, tous les présidents avant lui l'avaient fait. Et le général de Gaulle, le premier, avait évoqué cette dimension européenne des intérêts vitaux de la France et donc de la dissuasion nucléaire. Ce que le président a dit et qui est historique, c'est qu'il consentait à ouvrir un dialogue stratégique à la demande du nouveau chancelier allemand sur cette dimension européenne de la dissuasion.
« Aucun partage de la décision, le président l'a rappelé, tous les présidents avant lui l'avaient fait. Et le général de Gaulle, le premier, avait évoqué cette dimension européenne des intérêts vitaux de la France et donc de la dissuasion nucléaire. Ce que le président a dit et qui est historique, c'est qu'il consentait à ouvrir un dialogue stratégique à la demande du nouveau chancelier allemand sur cette dimension européenne de la dissuasion. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous développons avec eux des projets de coopération pour tout le volet de notre sécurité qui n'est pas nucléaire. C'est ce qu'on appelle dans le jargon militaire le volet conventionnel. Les systèmes d'alerte pour savoir quand des missiles, nucléaires ou non, entrent dans nos espaces ou se dirigent vers nos espaces aériens. La défense anti-aérienne, comment c'est le grand sujet du moment dans la guerre avec l'Iran. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 17:22
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Question 152Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
On pourrait dire qu'il y a une préférence européenne en matière d'achat d'armement ?
Réponse directe
Nous exigeons une préférence européenne très forte, parce que c'est la condition de notre indépendance et de notre prospérité.
« Nous exigeons une préférence européenne très forte, parce que c'est la condition de notre indépendance et de notre prospérité. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 7:23
Question 153Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Mais les Nations Unies ne réagissent pas ?
Réponse directe
Mais nous, les Européens, n'allons pas changer pour autant notre vision du monde. Et si nous voulons défendre nos intérêts et justement cette vision du monde qui repose sur la justice et sur le droit, parce que c'est au fond la seule manière de garantir la paix, eh bien il nous faudra être beaucoup plus forts et beaucoup plus indépendants.
« Mais nous, les Européens, n'allons pas changer pour autant notre vision du monde. Et si nous voulons défendre nos intérêts et justement cette vision du monde qui repose sur la justice et sur le droit, parce que c'est au fond la seule manière de garantir la paix, eh bien il nous faudra être beaucoup plus forts et beaucoup plus indépendants. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 11:57
Question 154Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Mais si l'on va jusqu'à dire stratégiquement, désormais, nous sommes aussi une forme de parapluie pour vous, mais prenez une part du financement. Est-ce que l'Allemagne pourrait participer au financement de notre bombe atomique ?
Réponse à côté
Le président de la République a parlé d'un dialogue stratégique. C'est une décision historique qui ne remet en rien la responsabilité qui est la sienne exclusive s'agissant de la décision.
« Le président de la République a parlé d'un dialogue stratégique. C'est une décision historique qui ne remet en rien la responsabilité qui est la sienne exclusive s'agissant de la décision. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 14:15
Question 155Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Vous dites c'est regrettable que M. Bompard fasse de l'exploitation politique de cette situation. Lui, à l'inverse, et la France insoumise avec lui, vous font reproche d'utiliser le prétexte c'est le mot auquel il répondait à mon micro tout à l'heure du choc et de la menace pour en réalité imposer aux Français de se serrer la ceinture.
Réponse à côté
Non, la France insoumise se prosterne devant Vladimir Poutine depuis trois ans maintenant et continue d'affirmer sur les plateaux sur les réseaux sociaux et parfois à la tribune de l'Assemblée nationale que c'est l'Europe et les États-Unis qui ont provoqué cette guerre d'agression. Alors que c'est évidemment tout l'inverse. Vladimir Poutine porte une énorme responsabilité dans le sort qu'il a infligé au peuple ukrainien, dans les enfants ukrainiens qui ont été déportés, dans les opposants politiques qui ont été assassinés, etc. Il ne faut pas inverser les rôles.
« Non, la France insoumise se prosterne devant Vladimir Poutine depuis trois ans maintenant et continue d'affirmer sur les plateaux sur les réseaux sociaux et parfois à la tribune de l'Assemblée nationale que c'est l'Europe et les États-Unis qui ont provoqué cette guerre d'agression. Alors que c'est évidemment tout l'inverse. Vladimir Poutine porte une énorme responsabilité dans le sort qu'il a infligé au peuple ukrainien, dans les enfants ukrainiens qui ont été déportés, dans les opposants politiques qui ont été assassinés, etc. Il ne faut pas inverser les rôles. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 17:01
Question 156Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
La question, c'est aussi de savoir si nous sommes prêts à le faire. Un grand nombre d'experts estiment que si les budgets de défense augmentent et sont immédiatement tournés vers une commande européenne, l'Europe n'a pas encore suffisamment de moyens, parce qu'un certain nombre d'usines de production ne sont pas en train de tourner à plein régime, de répondre à cette commande. Est-ce qu'on peut se mettre en ordre de bataille ?
Réponse directe
C'est un défi, il ne faut pas se le cacher. Ce n'est pas facile de passer brutalement d'une situation où, en quelque sorte, on faisait augmenter progressivement nos dépenses militaires à une situation où on se retrouve à gérer notre propre défense. Le ministre des Armées a déjà incité très fortement les industriels français à se mettre en ordre de marche. Et le président de la République l'a dit hier, il réunira dans quelques jours tous les industriels de la défense pour qu'ils se mettent en situation, non seulement de répondre aux commandes françaises, mais aussi aux commandes européennes, qui vont augmenter très fortement dans les mois qui viennent.
« C'est un défi, il ne faut pas se le cacher. Ce n'est pas facile de passer brutalement d'une situation où, en quelque sorte, on faisait augmenter progressivement nos dépenses militaires à une situation où on se retrouve à gérer notre propre défense. Le ministre des Armées a déjà incité très fortement les industriels français à se mettre en ordre de marche. Et le président de la République l'a dit hier, il réunira dans quelques jours tous les industriels de la défense pour qu'ils se mettent en situation, non seulement de répondre aux commandes françaises, mais aussi aux commandes européennes, qui vont augmenter très fortement dans les mois qui viennent. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 8:14
Question 157Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Vous estimez que la France insoumise aujourd'hui se couche devant Vladimir Poutine ?
Réponse directe
Dans ses discours, elle le fait.
« Dans ses discours, elle le fait. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 17:37
Question 158Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
On va essayer de le dessiner ensemble et de comprendre justement de quel horizon on parle. Mais si je vous dis ça comme ça et avec ces mots-là, eh bien quelque part on est en guerre. C'est parce que c'est les mots qu'avait prononcé Emmanuel Macron le 20 février dernier lorsqu'il avait fait ce live sur les réseaux sociaux pour répondre aux questions des Français. Il l'a dit plus clairement ce jour-là qu'il ne l'a dit hier. Mais est-ce qu'il faudrait avoir la franchise qu'il a eue sur les réseaux sociaux, qu'il a peut-être eu un peu moins dans cette expression hier, où il a prononcé ce mot ?
Réponse directe
Ce qu'il a dit hier le président de la République, c'est que la ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous. Que la menace est devenue existentielle. Pourquoi ? Eh bien parce que la Russie d'aujourd'hui n'est pas celle d'il y a 15 ans. Et que Vladimir Poutine aujourd'hui n'est pas le Vladimir Poutine que le président Chirac ou que le président Hollande ont connu. Depuis trois ans et le début de cette guerre d'agression, la menace a pris une forme nouvelle. D'abord celle d'une invasion à grande échelle. Ensuite elle s'est mondialisée avec l'arrivée sur le sol européen de soldats nord-coréens. Et puis elle a pris des formes nouvelles, y compris des campagnes de désinformation qui ont per…
« Ce qu'il a dit hier le président de la République, c'est que la ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous. Que la menace est devenue existentielle. Pourquoi ? Eh bien parce que la Russie d'aujourd'hui n'est pas celle d'il y a 15 ans. Et que Vladimir Poutine aujourd'hui n'est pas le Vladimir Poutine que le président Chirac ou que le président Hollande ont connu. Depuis trois ans et le début de cette guerre d'agression, la menace a pris une forme nouvelle. D'abord celle d'une invasion à grande échelle. Ensuite elle s'est mondialisée avec l'arrivée sur le sol européen de soldats nord-coréens. Et puis elle a pris des formes nouvelles, y compris des campagnes de désinformation qui ont perturbé des élections dans l'Union Européenne, des campagnes cyber, des actes de sabotage avec des colis piégés en Allemagne et l'assassinat d'opposants politiques à l'étranger. Et donc cette agressivité redoublée de Vladimir Poutine ne connaît pas les frontières et se rapproche sans cesse de nous. Si nous restons aveugles à cette transformation de la menace, nous serons, oui, un jour ou l'autre, entraînés vers la guerre. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 1:07
Question 159Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Et tout cela est très joliment dit. J'essaie de comprendre ce qu'il y a derrière le vocabulaire du diplomate. Quand vous dites « je crois que Victor Orban se ralliera », en avez-vous un début d'indice ?
Réponse partielle
Vous savez, dans ce genre de discussions, de sommets, de conférences, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuée. Donc attendons la fin de cette réunion. Ce que je sais, c'est que les arguments du président de la République ont été entendus.
« Vous savez, dans ce genre de discussions, de sommets, de conférences, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuée. Donc attendons la fin de cette réunion. Ce que je sais, c'est que les arguments du président de la République ont été entendus. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 10:16
Question 160Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Cet effort européen, comme vous dites, en vrai, il n'a d'européen que le nom. C'est-à-dire que ce sera quand même des efforts, surtout individuels, de chacun des États. Ce n'est pas l'Europe qui va nous donner de l'argent pour acheter les missiles. C'est la France qui va investir. Et simplement, l'Europe sera un peu moins regardante sur la rigueur budgétaire habituelle.
Réponse directe
C'est un peu réducteur parce qu'en effet, ce que nous allons obtenir aujourd'hui, c'est que l'Europe nous permette effectivement de faire des dépenses militaires sans que ce soit décompté dans les critères comptables européens. Et puis, l'Europe va se mettre, je dirais, en situation d'emprunter pour pouvoir faire des prêts aux États européens qui en ont besoin. Mais quel est l'enjeu, je dirais presque principal, de cette réunion au-delà des 800 milliards qui vont nous permettre, si tout cet argent est bien mis à profit, de relever considérablement nos défenses ? Eh bien, c'est de passer un message clair et simple. Nous voulons produire et acheter en Europe. Nous ne supportons plus d'être dé…
« C'est un peu réducteur parce qu'en effet, ce que nous allons obtenir aujourd'hui, c'est que l'Europe nous permette effectivement de faire des dépenses militaires sans que ce soit décompté dans les critères comptables européens. Et puis, l'Europe va se mettre, je dirais, en situation d'emprunter pour pouvoir faire des prêts aux États européens qui en ont besoin. Mais quel est l'enjeu, je dirais presque principal, de cette réunion au-delà des 800 milliards qui vont nous permettre, si tout cet argent est bien mis à profit, de relever considérablement nos défenses ? Eh bien, c'est de passer un message clair et simple. Nous voulons produire et acheter en Europe. Nous ne supportons plus d'être dépendants pour nos approvisionnements militaires et pour notre armement, de dépendre des États-Unis, de la Corée du Sud ou d'autres pays du monde. Parce que nous ne voulons pas que nos choix en matière de politique et de politique internationale soient conditionnés par une dépendance excessive, par un asservissement à d'autres pays du monde. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 4:25
Question 161Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Est-ce qu'il pourrait y avoir une sorte de partage du fardeau ?
Réponse directe
Pas de partage envisagé à ce stade. Pas de partage à décision. Bien sûr.
« Pas de partage envisagé à ce stade. Pas de partage à décision. Bien sûr. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 14:00
Question 162Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Vers une guerre mondiale. Le mot de mondialisation de cette guerre a été prononcé. Vous le disiez d'abord par l'implication de ces soldats, y compris nord-coréens, aux côtés des troupes russes. Aujourd'hui, sur quelle alliance pouvons-nous nous reposer ?
Réponse partielle
Vous avez posé la question sur qui pouvons-nous nous reposer ? Eh bien, nous ne pouvons nous reposer que sur nous-mêmes. Et c'est le moment, après des décennies d'insouciance, pendant lesquelles nous, les Européens, avons vécu, je dirais, sous la protection américaine, de reprendre notre destin en main et en particulier, et c'est le plus fondamental, notre sécurité et notre défense. C'est tout l'enjeu de la réunion de cet après-midi. En tout cas, on a considéré... On a trouvé ça confortable, peut-être. On a trouvé ça confortable. Et vous voyez bien que, cependant que nous vivions sous la protection américaine, la menace se rapprochait de nous. Et nous, nous trouvons aujourd'hui à la croisée…
« Vous avez posé la question sur qui pouvons-nous nous reposer ? Eh bien, nous ne pouvons nous reposer que sur nous-mêmes. Et c'est le moment, après des décennies d'insouciance, pendant lesquelles nous, les Européens, avons vécu, je dirais, sous la protection américaine, de reprendre notre destin en main et en particulier, et c'est le plus fondamental, notre sécurité et notre défense. C'est tout l'enjeu de la réunion de cet après-midi. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 2:35Voir 2 autres passages
« En tout cas, on a considéré... On a trouvé ça confortable, peut-être. On a trouvé ça confortable. Et vous voyez bien que, cependant que nous vivions sous la protection américaine, la menace se rapprochait de nous. Et nous, nous trouvons aujourd'hui à la croisée des chemins. Alors évidemment, c'est un peu différent pour la France. On en reparlera sans doute. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 3:02
« Oui, la dissuasion nucléaire. Et puis parce que, depuis 8 ans, nous avons relevé considérablement nos moyens militaires. Et donc, nous avons pris de l'avance sur un certain nombre de partenaires européens. Mais clairement, il faut changer d'échelle. Je rappelle, simplement pour ceux qui s'intéressent aux chiffres, que depuis les années 50, nous avons fait diminuer par 3. Nous avons divisé par 3 la part de nos défenses militaires dans la richesse nationale. Nous étions aux alentours de 6 à 7%. Et là, grâce aux efforts qu'on sentit depuis 8 ans, nous sommes remontés à 2%. Mais ça n'est pas suffisant. Et c'est pourquoi, avec l'effort européen qui sera décidé aujourd'hui à Bruxelles, nous allons pouvoir nous donner les moyens de notre indépendance. »
Question 163Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Donc on peut faire confiance à Donald Trump, c'est un interlocuteur fiable ?
Réponse à côté
En tout cas, c'est un interlocuteur important parce que les États-Unis sont évidemment une grande puissance. Et donc, en créant une forme d'incertitude vis-à-vis de Vladimir Poutine, Donald Trump peut effectivement l'amener à faire des concessions. Et d'ailleurs, je remarque qu'hier, quelque chose de très important s'est produit. Suite à la discussion avec le président de la République, Donald Trump a été interrogé sur un point qui est celui qui a fait échouer les accords de paix par le passé. Pensez-vous, ou acceptez-vous, ou soutenez-vous l'idée, monsieur le président Trump, que des capacités militaires européennes puissent, une fois la paix trouvée, être installées en Ukraine ? Donald Tr…
« En tout cas, c'est un interlocuteur important parce que les États-Unis sont évidemment une grande puissance. Et donc, en créant une forme d'incertitude vis-à-vis de Vladimir Poutine, Donald Trump peut effectivement l'amener à faire des concessions. Et d'ailleurs, je remarque qu'hier, quelque chose de très important s'est produit. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 6:34Voir 2 autres passages
« Suite à la discussion avec le président de la République, Donald Trump a été interrogé sur un point qui est celui qui a fait échouer les accords de paix par le passé. Pensez-vous, ou acceptez-vous, ou soutenez-vous l'idée, monsieur le président Trump, que des capacités militaires européennes puissent, une fois la paix trouvée, être installées en Ukraine ? Donald Trump a répondu que oui et qu'il parviendrait à forcer, si je puis dire, Poutine à accepter ce principe. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 6:54
« Et dans la foulée, le Kremlin de Vladimir Poutine a publié un communiqué disant « pourquoi pas ? » Ça, c'est une rupture absolue par rapport à tout ce que nous avons entendu de la part de Vladimir Poutine qui a toujours dit « quoi qu'il arrive, je ne veux voir aucune forme de réassurance militaire pour les Ukrainiens ». »
Question 164Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Mais Jean-Noël Barraud, c'est intéressant la réponse que vous fournissez sur la résolution, mais vous n'avez pas le sentiment, le matin même de la rencontre d'hier, Donald Trump publiait sur ses réseaux sociaux, sur le réseau social Truth, un message vantant les accords économiques qu'il allait passer avec la Russie. Vous n'avez pas le sentiment au fond que Donald Trump il se comporte un peu en fonction du dernier échange qu'il a eu avec le dernier interlocuteur et que si dans les jours qui suivent il échange avec Vladimir Poutine, au fond tout ce qu'il a dit là ne l'engagera plus ?
Réponse partielle
Je crois qu'il est déterminé à obtenir une cessation durable des hostilités en Ukraine, c'est-à-dire la paix. Il l'a dit à plusieurs reprises, dans différents formats, et le message que nous sommes venus porter, que le président de la République a porté et qui a été reçu 5 sur 5, c'est que nous avons déjà essayé d'avoir la paix il y a 10 ans en Ukraine et que en nous contentant, si je puis dire, d'un cessez-le-feu, nous n'y sommes pas parvenus parce que la Russie l'a violée par 20 fois avant de lancer son invasion de l'Ukraine il y a 3 ans jour pour jour.
« Je crois qu'il est déterminé à obtenir une cessation durable des hostilités en Ukraine, c'est-à-dire la paix. Il l'a dit à plusieurs reprises, dans différents formats, et le message que nous sommes venus porter, que le président de la République a porté et qui a été reçu 5 sur 5, c'est que nous avons déjà essayé d'avoir la paix il y a 10 ans en Ukraine et que en nous contentant, si je puis dire, d'un cessez-le-feu, nous n'y sommes pas parvenus parce que la Russie l'a violée par 20 fois avant de lancer son invasion de l'Ukraine il y a 3 ans jour pour jour. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 5:57
Question 165Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Un mot encore avant de parler de l'Algérie sur ce qui va advenir dans les jours qui viennent. Vous nous expliquez qu'il y aura ce calendrier-là. Jeudi, le Premier ministre britannique qui sera à la Maison-Blanche. Ce week-end, un sommet entre alliés. Est-ce que le Président de la République, vous-même, allait vous rendre à Kiev, en Ukraine, pour voir Volodymyr Zelensky dans les jours qui viennent ?
Réponse partielle
Le Président de la République s'entretient très régulièrement avec Volodymyr Zelensky. Et pour ma part, avec mon homologue ukrainien, c'est presque tous les jours que je m'entretiens pour le tenir informé de toutes les démarches que nous entreprenons. Je n'exclus pas un déplacement, pour ma part, à Kiev dans les semaines et les mois qui viennent, lorsque ça sera utile. Et la même chose s'applique au Président, mais c'est à lui qu'il faudra le demander.
« Le Président de la République s'entretient très régulièrement avec Volodymyr Zelensky. Et pour ma part, avec mon homologue ukrainien, c'est presque tous les jours que je m'entretiens pour le tenir informé de toutes les démarches que nous entreprenons. Je n'exclus pas un déplacement, pour ma part, à Kiev dans les semaines et les mois qui viennent, lorsque ça sera utile. Et la même chose s'applique au Président, mais c'est à lui qu'il faudra le demander. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 11:26
Question 166Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Il n'a pas voulu répondre. Donc je vous repose cette question. Est-ce que selon vous, vous évoquiez la détention de Boilem Sansal ?
Réponse à côté
Je vous ai déjà répondu, mais vous voyez, je l'ai fait d'une manière qui me permet d'assurer les intérêts des Français. Je vous ai dit, quoi qu'on pense du régime algérien, on doit garder les yeux rivés sur la sécurité et les intérêts des Français. Si je me lance dans une escalade verbale contre l'Algérie, je mets en suspens le sort de Boilem Sansal. J'entrave notre capacité à expulser les Algériens en situation irrégulière. Donc ne comptez pas sur moi
« Je vous ai déjà répondu, mais vous voyez, je l'ai fait d'une manière qui me permet d'assurer les intérêts des Français. Je vous ai dit, quoi qu'on pense du régime algérien, on doit garder les yeux rivés sur la sécurité et les intérêts des Français. Si je me lance dans une escalade verbale contre l'Algérie, je mets en suspens le sort de Boilem Sansal. J'entrave notre capacité à expulser les Algériens en situation irrégulière. Donc ne comptez pas sur moi »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 17:20
Question 167Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Sous la pression de Bruno Retailleau ?
Réponse à côté
Comme je vous l'ai dit, en matière de diplomatie, nous avons toute une palette d'outils, certains plus durs que d'autres et ça n'est pas toujours avec les outils les plus durs qu'on obtient des résultats. D'ailleurs, on a pu le mesurer par le passé puisque lorsqu'on a durci le ton avec l'Algérie, on a fait baisser le nombre d'expulsions. Moi, mon objectif, c'est d'expulser plus d'Algériens en situation irrégulière, pas d'en expulser moins.
« Comme je vous l'ai dit, en matière de diplomatie, nous avons toute une palette d'outils, certains plus durs que d'autres et ça n'est pas toujours avec les outils les plus durs qu'on obtient des résultats. D'ailleurs, on a pu le mesurer par le passé puisque lorsqu'on a durci le ton avec l'Algérie, on a fait baisser le nombre d'expulsions. Moi, mon objectif, c'est d'expulser plus d'Algériens en situation irrégulière, pas d'en expulser moins. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 15:47
Question 168Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Mais donc, ça veut dire qu'il ne faut pas en faire plus ?
Réponse à côté
Non. Ce que ça veut dire, c'est que vous avez un débat qui s'ouvre au Royaume-Uni, les dépenses militaires et l'aide au développement. Vous avez un débat qui s'ouvre au Danemark, les dépenses militaires, et travailler plus longtemps, peut-être jusqu'à 70 ans. Cela est annonciateur des débats que nous allons devoir avoir en France sur les priorités qui sont les nôtres et sur les efforts douloureux parfois auxquels nous allons devoir nous résoudre si nous voulons assurer notre propre sécurité, si nous voulons éviter le décrochage technologique, et si nous voulons faire face à tous les défis, et en particulier l'adaptation aux dérèglements climatiques. Il n'y a aucun chemin devant nous... Et d…
« Non. Ce que ça veut dire, c'est que vous avez un débat qui s'ouvre au Royaume-Uni, les dépenses militaires et l'aide au développement. Vous avez un débat qui s'ouvre au Danemark, les dépenses militaires, et travailler plus longtemps, peut-être jusqu'à 70 ans. Cela est annonciateur des débats que nous allons devoir avoir en France sur les priorités qui sont les nôtres et sur les efforts douloureux parfois auxquels nous allons devoir nous résoudre si nous voulons assurer notre propre sécurité, si nous voulons éviter le décrochage technologique, et si nous voulons faire face à tous les défis, et en particulier l'adaptation aux dérèglements climatiques. Il n'y a aucun chemin devant nous... Et donc, vous ne dites pas la même chose que le Premier ministre britannique ? »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 9:54Voir 1 autre passage
« Je dis que ces efforts que nous allons devoir faire, qui vont représenter plusieurs points de PIB, plusieurs points de notre richesse nationale, supplémentaires à dépenser, nous ne pourrons pas les financer par de la dette. Il va nous falloir faire des économies, il va nous falloir travailler plus. C'est un débat national qui doit permettre aux Français de s'approprier pleinement ces questions et de choisir les sacrifices qu'ils sont prêts à faire. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 10:40
Question 169Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Vous n'avez pas eu le sentiment d'un fossé qui continue de se creuser entre les pays européens et les États-Unis ?
Réponse directe
Non, mais il ne faut pas se le cacher. Les États-Unis ont exprimé à plusieurs reprises et ça ne date pas de Donald Trump. Ça date même d'avant et d'Obama. L'idée de se désengager de l'Atlantique pour se concentrer sur le Pacifique. Et nous avons, nous aussi, reçu le message 5 sur 5 puisque depuis 2017, le président de la République le dit, il nous faut reprendre en main notre sécurité. Au niveau français, c'est pour ça qu'on a doublé nos budgets militaires, mais il faut le faire au niveau européen parce qu'il va falloir reprendre la place que les États-Unis veulent nous laisser. Pourquoi il faut reprendre cette place ? Parce que dans le monde dans lequel nous entrons, où on voit le réveil d…
« Non, mais il ne faut pas se le cacher. Les États-Unis ont exprimé à plusieurs reprises et ça ne date pas de Donald Trump. Ça date même d'avant et d'Obama. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 8:13Voir 1 autre passage
« L'idée de se désengager de l'Atlantique pour se concentrer sur le Pacifique. Et nous avons, nous aussi, reçu le message 5 sur 5 puisque depuis 2017, le président de la République le dit, il nous faut reprendre en main notre sécurité. Au niveau français, c'est pour ça qu'on a doublé nos budgets militaires, mais il faut le faire au niveau européen parce qu'il va falloir reprendre la place que les États-Unis veulent nous laisser. Pourquoi il faut reprendre cette place ? Parce que dans le monde dans lequel nous entrons, où on voit le réveil des empires qui ne connaissent pas les frontières, qui ne les reconnaissent pas, si nous ne sommes pas forts, si nous ne sommes pas capables d'assurer notre propre sécurité, alors nous devenons une proie. Et ça, nous devons l'éviter, c'est notre responsabilité. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 8:20
Question 170Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Un tout dernier mot sur les conditions et la santé de Boilem Sansal. Ça fait plus de trois mois qu'il est incarcéré, il a 80 ans, il est malade. Est-ce que vous avez des nouvelles de son état de santé ?
Réponse directe
Des nouvelles très régulières puisque notre ambassade sur place en prend régulièrement auprès de sa famille et de son avocat. Je suis préoccupé par les conditions de sa détention et préoccupé par sa santé, évidemment.
« Des nouvelles très régulières puisque notre ambassade sur place en prend régulièrement auprès de sa famille et de son avocat. Je suis préoccupé par les conditions de sa détention et préoccupé par sa santé, évidemment. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 18:03
Question 171Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Vous êtes mise à faire étrangère, vous avez coutume parfois d'y aller plus ou moins discrètement dans les endroits où il y a des sujets à régler. Pourquoi ne pas y aller ?
Réponse directe
J'ai échangé récemment avec mon homologue algérien et je lui ai indiqué ce qu'étaient nos attentes et ce que nous attendions avant qu'effectivement la discussion puisse reprendre en lui faisant part de ma volonté de ce que les sujets puissent avancer et en lui redisant que j'étais prêt à me rendre à Alger si ça permettait de débloquer un certain nombre de situations.
« J'ai échangé récemment avec mon homologue algérien et je lui ai indiqué ce qu'étaient nos attentes et ce que nous attendions avant qu'effectivement la discussion puisse reprendre en lui faisant part de ma volonté de ce que les sujets puissent avancer et en lui redisant que j'étais prêt à me rendre à Alger si ça permettait de débloquer un certain nombre de situations. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 16:38
Question 172Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Mais je retiens ce message, en tout cas ce soir, Jean-Noël Barro, si d'aventure, il n'y a pas de collaboration et si donc Alger n'accepte pas de délivrer davantage de laisser passer consulaires, vous ouvrez la porte au fait de mettre en place davantage de mesures. J'ai deux petites questions pour terminer. La première, pourquoi ne pas aller à Alger ?
Réponse directe
J'ai échangé récemment avec mon homologue algérien et je lui ai indiqué ce qu'étaient nos attentes et ce que nous attendions avant qu'effectivement la discussion puisse reprendre en lui faisant part de ma volonté de ce que les sujets puissent avancer et en lui redisant que j'étais prêt à me rendre à Alger si ça permettait de débloquer un certain nombre de situations.
« J'ai échangé récemment avec mon homologue algérien et je lui ai indiqué ce qu'étaient nos attentes et ce que nous attendions avant qu'effectivement la discussion puisse reprendre en lui faisant part de ma volonté de ce que les sujets puissent avancer et en lui redisant que j'étais prêt à me rendre à Alger si ça permettait de débloquer un certain nombre de situations. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 16:38
Question 173Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Quel bilan tirer de cette visite ?
Réponse directe
Non, c'était un tournant, c'est exactement ça. Il fallait que le président de la République, au nom des Européens, puisqu'il s'était entretenu avec eux auparavant, toute la semaine dernière, viennent à la Maison-Blanche, dans le bureau Oval, exprimer un certain nombre d'attentes qui sont celles des Européens, grands partenaires, partenaires historiques des Américains. Et nous repartons hier soir, effectivement, à peu près à la même heure, avec plusieurs résultats qui sont extrêmement satisfaisants. D'abord, la confirmation d'une rencontre à venir entre le président Trump et le président Volodymyr Zelensky, ce qui n'était pas gagné d'avance. Ça, c'est la France qui l'a obtenue ? En tout cas,…
« Non, c'était un tournant, c'est exactement ça. Il fallait que le président de la République, au nom des Européens, puisqu'il s'était entretenu avec eux auparavant, toute la semaine dernière, viennent à la Maison-Blanche, dans le bureau Oval, exprimer un certain nombre d'attentes qui sont celles des Européens, grands partenaires, partenaires historiques des Américains. Et nous repartons hier soir, effectivement, à peu près à la même heure, avec plusieurs résultats qui sont extrêmement satisfaisants. D'abord, la confirmation d'une rencontre à venir entre le président Trump et le président Volodymyr Zelensky, ce qui n'était pas gagné d'avance. Ça, c'est la France qui l'a obtenue ? En tout cas, c'est la France qui a obtenue la confirmation. La deuxième chose, c'est cette idée qu'il y a une différence fondamentale entre un cessez-le-feu et une paix durable, et que le président américain, répondant aux interrogations du président de la République, a bien marqué la différence entre une trêve, qui pourrait intervenir très prochainement, et qui permettrait la négociation d'un accord de paix en bonne et due forme. Et le troisième point, c'est que pour que cette paix soit durable, il faudra l'entourer de garanties. Ces garanties, ce seront d'abord les Européens qui les apporteront, y compris avec des capacités militaires en Ukraine, et les Américains seront, si l'on peut dire, solidaires de ces garanties. Et ça aussi, ça n'était pas gagné. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 0:45
Question 174Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Et parlez-vous différemment que votre collègue ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau. Mais juste avant, vous êtes donc rentré de Washington ce matin, le président hier soir a parlé, je cite, d'un tournant et d'un chemin commun. La poignée de main était assez chaleureuse, il faut le dire, mais sur le fond, le président américain n'a pris aucun engagement. Est-ce que c'était une visite pour pas grand-chose, un dialogue de sourds ?
Réponse directe
Non, c'était un tournant, c'est exactement ça. Il fallait que le président de la République, au nom des Européens, puisqu'il s'était entretenu avec eux auparavant, toute la semaine dernière, viennent à la Maison-Blanche, dans le bureau Oval, exprimer un certain nombre d'attentes qui sont celles des Européens, grands partenaires, partenaires historiques des Américains. Et nous repartons hier soir, effectivement, à peu près à la même heure, avec plusieurs résultats qui sont extrêmement satisfaisants. D'abord, la confirmation d'une rencontre à venir entre le président Trump et le président Volodymyr Zelensky, ce qui n'était pas gagné d'avance. Ça, c'est la France qui l'a obtenue ? En tout cas,…
« Non, c'était un tournant, c'est exactement ça. Il fallait que le président de la République, au nom des Européens, puisqu'il s'était entretenu avec eux auparavant, toute la semaine dernière, viennent à la Maison-Blanche, dans le bureau Oval, exprimer un certain nombre d'attentes qui sont celles des Européens, grands partenaires, partenaires historiques des Américains. Et nous repartons hier soir, effectivement, à peu près à la même heure, avec plusieurs résultats qui sont extrêmement satisfaisants. D'abord, la confirmation d'une rencontre à venir entre le président Trump et le président Volodymyr Zelensky, ce qui n'était pas gagné d'avance. Ça, c'est la France qui l'a obtenue ? En tout cas, c'est la France qui a obtenue la confirmation. La deuxième chose, c'est cette idée qu'il y a une différence fondamentale entre un cessez-le-feu et une paix durable, et que le président américain, répondant aux interrogations du président de la République, a bien marqué la différence entre une trêve, qui pourrait intervenir très prochainement, et qui permettrait la négociation d'un accord de paix en bonne et due forme. Et le troisième point, c'est que pour que cette paix soit durable, il faudra l'entourer de garanties. Ces garanties, ce seront d'abord les Européens qui les apporteront, y compris avec des capacités militaires en Ukraine, et les Américains seront, si l'on peut dire, solidaires de ces garanties. Et ça aussi, ça n'était pas gagné. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 0:45
Question 175Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Que les deux positions se rapprochent ?
Réponse directe
Non, mais il ne faut pas se le cacher. Les États-Unis ont exprimé à plusieurs reprises et ça ne date pas de Donald Trump. Ça date même d'avant et d'Obama. L'idée de se désengager de l'Atlantique pour se concentrer sur le Pacifique. Et nous avons, nous aussi, reçu le message 5 sur 5 puisque depuis 2017, le président de la République le dit, il nous faut reprendre en main notre sécurité. Au niveau français, c'est pour ça qu'on a doublé nos budgets militaires, mais il faut le faire au niveau européen parce qu'il va falloir reprendre la place que les États-Unis veulent nous laisser. Pourquoi il faut reprendre cette place ? Parce que dans le monde dans lequel nous entrons, où on voit le réveil d…
« Non, mais il ne faut pas se le cacher. Les États-Unis ont exprimé à plusieurs reprises et ça ne date pas de Donald Trump. Ça date même d'avant et d'Obama. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 8:13Voir 1 autre passage
« L'idée de se désengager de l'Atlantique pour se concentrer sur le Pacifique. Et nous avons, nous aussi, reçu le message 5 sur 5 puisque depuis 2017, le président de la République le dit, il nous faut reprendre en main notre sécurité. Au niveau français, c'est pour ça qu'on a doublé nos budgets militaires, mais il faut le faire au niveau européen parce qu'il va falloir reprendre la place que les États-Unis veulent nous laisser. Pourquoi il faut reprendre cette place ? Parce que dans le monde dans lequel nous entrons, où on voit le réveil des empires qui ne connaissent pas les frontières, qui ne les reconnaissent pas, si nous ne sommes pas forts, si nous ne sommes pas capables d'assurer notre propre sécurité, alors nous devenons une proie. Et ça, nous devons l'éviter, c'est notre responsabilité. »
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 8:20
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« Vous m'avez posé deux questions. La première, c'est le type de vol. Eh bien, il y a toutes les possibilités. Il y a des vols commerciaux sur lesquels on parvient à obtenir des blocs de place. Il y a des vols que nous pouvons affrêter, des vols civils que nous pouvons affrêter. Il y a aussi des possibilités qui pourraient se présenter ou que nous pourrions solliciter d'avions de la République française. Ensuite, s'agissant des personnes vulnérables, ce sont les postes diplomatiques, les ambassades et les consulats qui sont au contact de nos ressortissants sur place, en lien avec le Quai d'Orsay, qui établit ces listes pour que les personnes vulnérables puissent retourner en France en priorité. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 10:50
« Elle n'est pas faite pour faire peur à Vladimir Poutine à ce stade. Elle est faite pour, une fois la paix conclue, dissuader toute nouvelle agression. Et de ce point de vue-là, oui, elle sera dissuasive et elle est prête à l'être, prête à être déployée. Cette coalition des volontaires, vous le savez, elle a une triple vocation. La première, c'est d'apporter le soutien nécessaire à l'armée ukrainienne une fois la paix intervenue pour qu'elle puisse se maintenir à niveau et donc repousser toute menace. Deuxième volet, c'est son, loin de la ligne de front, et après le cessez-feu conclu, des capacités militaires dans les airs, en mer, sur terre, qui dissuaderont un peu plus encore toute nouvelle agression. Et puis enfin, ce sont des arrangements juridiques qui garantissent que toute nouvelle agression sera suivie de conséquences. Et ce travail de planification militaire qui rassemble plus de 30 pays est absolument inédit dans notre histoire récente, sans doute depuis la création de l'OTAN, puisque beaucoup des pays qui participent à cette coalition, que le président de la République réunit aujourd'hui, n'avaient jamais participé à des exercices de ce type, ou en tout cas à un travail de ce type, à l'extérieur de l'OTAN. »
franceinfo · Ukraine, Etats-Unis, ingérences, Mexique... L'interview de Jean-Noël BarrotVérifier à 19:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous avons, aux Émirats, puisque nous avons cette base navale et cette base aérienne, où nous d'ailleurs nous nous sommes rendus avec le président de la République, la ministre des Armées, au mois de décembre, pour soutenir nos troupes. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 4:27Voir 2 autres passages
« Merci de rappeler que les autorités libanaises, hier, ont été très claires. Elles ont dénoncé les frappes menées par le Hezbollah sur le nord d'Israël. Elles ont appelé à son désarmement. Elles ont déclaré comme illégale la branche armée du Hezbollah. Et ce désarmement, il est indispensable, il est essentiel. Nous l'appelons de nos voeux et nous ne faisons pas que l'appeler de nos voeux. Nous avions prévu d'organiser ce jeudi une conférence consacrée au renforcement des forces armées libanaises, celles qui doivent disposer du monopole des armes. Cette conférence, nous espérons pouvoir la tenir au plus vite, mais pour ça, il faut bien sûr que l'escalade militaire puisse s'arrêter dans la région. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 14:36
« des images qui me rappellent, exactement, qui me rappellent celles de l'automne 2024 qui a précipité le Liban au bord du précipice. Et si le pays n'y est pas tombé, c'est parce que la France, en lien avec les États-Unis, a obtenu un cessez-le-feu et un accord de cessez-le-feu. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 13:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 39 observations39 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pardon. Les 25 000 personnes, c'est celles qui se sont inscrites, celles qui s'étaient inscrites avant le début des opérations militaires et celles qui se sont inscrites depuis. Et j'invite ceux qui ne l'ont pas encore fait à le faire pour que nous puissions les localiser. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 8:50Voir 2 autres passages
« Pour l'essentiel, ce sont des Français qui résident dans la région, y compris des binationaux. Pour d'autres, ce sont des Français de passage. Ces Français de passage, nous les invitons pour pouvoir les recenser, pour pouvoir savoir où ils sont, à s'inscrire sur le filarian, sur le site du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. À ce stade, c'est plus de 25 000 personnes que nous identifions comme Français de passage s'étant inscrits. Et c'est vers eux, bien sûr, que nous nous tournerons. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 8:06
« Bien sûr. C'est un discours historique qui fait franchir une étape à notre dissuasion, qui est un trésor national et qui va rester indépendante et française de bout en bout. Plus précisément, l'appréciation des intérêts vitaux appartiendra uniquement au président de la République et la décision d'emploi de l'arme nucléaire appartiendra exclusivement au président de la République. Mais il y a deux dimensions nouvelles. La première, c'est que nous allons durcir notre dissuasion en relevant notre arsenal, le nombre de nos têtes nucléaires. Le deuxième élément majeur, c'est que nous allons créer des coopérations nouvelles avec les pays européens. Dans le cadre de cette dissuasion avancée qui va leur permettre de participer à des exercices, de s'associer à des manœuvres de signalement ou de pouvoir accueillir sur leur sol des déploiements de circonstances. C'est ce qui est très avantageux pour nous. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour l'essentiel, ce sont des Français qui résident dans la région, y compris des binationaux. Pour d'autres, ce sont des Français de passage. Ces Français de passage, nous les invitons pour pouvoir les recenser, pour pouvoir savoir où ils sont, à s'inscrire sur le filarian, sur le site du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. À ce stade, c'est plus de 25 000 personnes que nous identifions comme Français de passage s'étant inscrits. Et c'est vers eux, bien sûr, que nous nous tournerons. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 8:06Voir 2 autres passages
« De toute évidence, les mouvements, les mouvances politiques qui soutiennent Donald Trump aux États-Unis ont choisi leur relais en Europe. Et ces relais, ce sont notamment et principalement les forces politiques d'extrême droite. Le Rassemblement national en France, l'AFD en Allemagne et leurs collègues dans les autres pays européens. Les forces politiques d'extrême droite américaines ne s'en cachent pas. Elles mettront tout en œuvre pour tenter de donner le maximum d'élan à ces forces politiques. Pourquoi ? Eh bien parce qu'elles considèrent que le Rassemblement national considère que l'AFD en Allemagne ont un projet, ce qui est loin d'être inexact, ont un projet qui vise à fragiliser de l'intérieur les liens de solidarité que nous avons bâtis au sein de l'Union européenne et au sein de l'OTAN. Et elles comptent en quelque sorte sur ces forces politiques pour faire le travail à leur place. »
franceinfo · Ukraine, Etats-Unis, ingérences, Mexique... L'interview de Jean-Noël BarrotVérifier à 9:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack14 mai 2025 au 1 déc. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Jean-Noël Barraud Oui c'est l'un des plus grands scandales de cette guerre d'agression russe en Ukraine des enfants arrachés à leur famille déportés de force dans des camps de redressement en Russie et en Biélorussie où on leur désapprend leur amour de l'Ukraine et de leur pays par dizaines de milliers même si les chiffres sont difficiles à établir c'est évidemment la volonté délibérée de Vladimir Poutine d'éteindre l'âme d'un peuple en s'en prenant à ses enfants et c'est tout à fait inacceptable c'est ce qui vaut d'ailleurs à Vladimir Poutine son mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale et donc face à ça nous agissons nous soutenons les initiatives lancées par le président Zelensky par son épouse nous allons d'ailleurs accueillir au Quai d'Orsay tout à l'heure la première dame ukrainienne pour une manifestation d'envergure au sujet du retour des enfants ukrainiens et j'annoncerai à cette occasion que nous allons financer un troisième centre de protection de l'enfance c'est centre celui-ci sera à Tcherkassi que nous avons soutenu pour accueillir les enfants lorsqu'ils reviennent si je puis dire de la déportation ou de la captivité soutien psychologique mais aussi si je puis dire écoute des témoignages de manière à pouvoir renseigner le travail d'enquête qui va se poursuivre dans le cadre du mandat d'arrêt émis contre Vladimir Poutine pour déportation des enfants ukrainiens »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 28:21Voir 2 autres passages
« Non, c'est évidemment tout le contraire, puisque, je le disais, la paix ne se décrète pas. Si nous avons vécu 8 décennies de paix, c'est d'abord parce que la génération de celles et ceux qui nous ont précédés ont décidé d'en finir avec les guerres qui avaient déshonoré et ensanglanté l'Europe, avec l'Union Européenne, avec l'OTAN, qui sont au fond des architectures de sécurité qui créent des solidarités entre des pays qui, jusque-là, s'étaient combattus. Et nous avons, grâce à ces mécanismes de solidarité qui sont constamment attaqués par l'extrême droite et l'extrême gauche, garantis à l'Europe la paix et la prospérité pendant des décennies. Aujourd'hui, notre objectif doit être le même, celui de préserver pour les générations à venir une architecture de sécurité pour l'Europe qui préserve la paix et la sécurité. Mais dans le moment que nous traversons, il nous faut relever nos défenses pour écarter le risque d'une guerre, la menace que peut représenter la Russie et les autres menaces par ailleurs. Et les responsables politiques qui, aujourd'hui, critiquent ces choix que nous faisons sont irresponsables. Mais nous ne sommes pas tellement surpris, puisque nous les avons vus tout au long de leur parcours politique. En réalité, manger dans la main du Kremlin notamment, c'est-à-dire se montrer très complaisant à l'égard de ces dirigeants autoritaires à tendance belliqueuse. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 3:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés6 mars 2025 au 1 déc. 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'objectif du G7 dont la Chine n'est pas membre mais qui sera associée aux travaux si toutefois c'est son souhait, c'est de restaurer un équilibre dans les relations entre les grandes zones du monde au moment où on observe une forme de surproduction en Chine, un sous-investissement en Europe, un sur-endettement américain. Mais oui, dans la relation entre l'Union Européenne et la Chine, nous faut restaurer une forme d'équilibre parce que les performances spectaculaires de la Chine, regardons ce qui s'est passé depuis 25 ans, l'économie chinoise est passée de la taille de l'Italie à celle de l'Union Européenne tout entière. Aujourd'hui, tous les pays de l'Union Européenne accusent un déficit commercial vis-à-vis de la Chine y compris dans des secteurs où nous avions jusqu'à présent de l'avance. C'est le cas des machines-outils, des biens d'équipement. Eh bien, si nous voulons éviter que ces performances spectaculaires de la Chine occasionnent pour l'Europe des conséquences dévastatrices et potentiellement irréversibles en matière d'emploi, eh bien, il nous faut trouver par le dialogue avec la Chine les moyens de restaurer l'équilibre, une concurrence équitable sans quoi, évidemment, il nous faudra prendre des mesures pour défendre en quelque sorte nos industries, nos entreprises profondément bousculées par ces performances économiques chinoises. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 15:01Voir 1 autre passage
« C'est un peu réducteur parce qu'en effet, ce que nous allons obtenir aujourd'hui, c'est que l'Europe nous permette effectivement de faire des dépenses militaires sans que ce soit décompté dans les critères comptables européens. Et puis, l'Europe va se mettre, je dirais, en situation d'emprunter pour pouvoir faire des prêts aux États européens qui en ont besoin. Mais quel est l'enjeu, je dirais presque principal, de cette réunion au-delà des 800 milliards qui vont nous permettre, si tout cet argent est bien mis à profit, de relever considérablement nos défenses ? Eh bien, c'est de passer un message clair et simple. Nous voulons produire et acheter en Europe. Nous ne supportons plus d'être dépendants pour nos approvisionnements militaires et pour notre armement, de dépendre des États-Unis, de la Corée du Sud ou d'autres pays du monde. Parce que nous ne voulons pas que nos choix en matière de politique et de politique internationale soient conditionnés par une dépendance excessive, par un asservissement à d'autres pays du monde. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 4:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, c'est évidemment tout le contraire, puisque, je le disais, la paix ne se décrète pas. Si nous avons vécu 8 décennies de paix, c'est d'abord parce que la génération de celles et ceux qui nous ont précédés ont décidé d'en finir avec les guerres qui avaient déshonoré et ensanglanté l'Europe, avec l'Union Européenne, avec l'OTAN, qui sont au fond des architectures de sécurité qui créent des solidarités entre des pays qui, jusque-là, s'étaient combattus. Et nous avons, grâce à ces mécanismes de solidarité qui sont constamment attaqués par l'extrême droite et l'extrême gauche, garantis à l'Europe la paix et la prospérité pendant des décennies. Aujourd'hui, notre objectif doit être le même, celui de préserver pour les générations à venir une architecture de sécurité pour l'Europe qui préserve la paix et la sécurité. Mais dans le moment que nous traversons, il nous faut relever nos défenses pour écarter le risque d'une guerre, la menace que peut représenter la Russie et les autres menaces par ailleurs. Et les responsables politiques qui, aujourd'hui, critiquent ces choix que nous faisons sont irresponsables. Mais nous ne sommes pas tellement surpris, puisque nous les avons vus tout au long de leur parcours politique. En réalité, manger dans la main du Kremlin notamment, c'est-à-dire se montrer très complaisant à l'égard de ces dirigeants autoritaires à tendance belliqueuse. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 3:13Voir 2 autres passages
« si nous n'avions pas pris ces trains de sanctions la Russie aurait pu bénéficier de centaines de milliards d'euros qu'elle aurait sans nul doute engouffré dans sa guerre d'agression et donc si l'Ukraine tient debout et si aujourd'hui la Russie est en échec sur le front c'est évidemment l'héroïsme le courage des Ukrainiens et c'est aussi le soutien des alliés de l'Ukraine et la pression qu'ils ont exercée sur la Russie qui explique si l'on peut dire la situation dans laquelle nous sommes »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 32:16
« C'est très simple. Nous, nous voulons la paix. Mais la paix, ça ne se décrète pas. Ça se prépare. Ça s'organise. Et aujourd'hui, avec l'élèvement du niveau de la menace, qui est lié notamment au réarmement de la Russie, mais pas seulement, puisqu'on voit du Sahel jusqu'à l'Asie mineure, les réseaux du terrorisme se reconstituer, qu'on voit aussi le risque de prolifération nucléaire plus élevé qu'il ne l'a jamais été, face à cette menace qui s'élève. Il nous faut relever nos défenses pour écarter la menace de la guerre, pour la dissuader, pour l'éloigner de nous. Et c'est précisément ce que nous faisons lorsque nous doublons les moyens que nous consacrons aux dépenses militaires, dans cet esprit, non pas dans un esprit d'agressivité, mais pour dissuader la menace et pour l'écarter. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 mars 2025 au 1 déc. 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, c'est évidemment tout le contraire, puisque, je le disais, la paix ne se décrète pas. Si nous avons vécu 8 décennies de paix, c'est d'abord parce que la génération de celles et ceux qui nous ont précédés ont décidé d'en finir avec les guerres qui avaient déshonoré et ensanglanté l'Europe, avec l'Union Européenne, avec l'OTAN, qui sont au fond des architectures de sécurité qui créent des solidarités entre des pays qui, jusque-là, s'étaient combattus. Et nous avons, grâce à ces mécanismes de solidarité qui sont constamment attaqués par l'extrême droite et l'extrême gauche, garantis à l'Europe la paix et la prospérité pendant des décennies. Aujourd'hui, notre objectif doit être le même, celui de préserver pour les générations à venir une architecture de sécurité pour l'Europe qui préserve la paix et la sécurité. Mais dans le moment que nous traversons, il nous faut relever nos défenses pour écarter le risque d'une guerre, la menace que peut représenter la Russie et les autres menaces par ailleurs. Et les responsables politiques qui, aujourd'hui, critiquent ces choix que nous faisons sont irresponsables. Mais nous ne sommes pas tellement surpris, puisque nous les avons vus tout au long de leur parcours politique. En réalité, manger dans la main du Kremlin notamment, c'est-à-dire se montrer très complaisant à l'égard de ces dirigeants autoritaires à tendance belliqueuse. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 3:13Voir 1 autre passage
« Nous verrons à l'issue du Conseil européen extraordinaire qui se tient à Bruxelles. Mais je crois que le président de la République aura convaincu Victor Orban que, y compris pour la Hongrie, qui est parfois très critique de la politique que nous menons pour l'Ukraine, il est indispensable que cette souveraineté en matière de défense, que cette réappropriation de notre sécurité puisse se faire. Et de ce point de vue-là, je crois que Victor Orban se ralliera aux ambitions nouvelles qui sont celles de l'Europe. À condition, bien sûr, mais c'est une exigence, même si nous ne la formulons pas de la même manière que nous partageons, que ce réarmement européen n'échappent pas aux États membres qui restent, je dirais, les maîtres en matière de sécurité nationale. La Commission met sur la table, propose des dispositifs européens, notamment pour financer cet effort des États membres. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 9:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités14 mai 2025 au 14 mai 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Et jusqu'à présent, nous avons réussi, malgré ses amitiés ou ses fidélités, dont je redis qu'elles sont d'une naïveté confondante, étant donné ce que sont les intentions de Vladimir Poutine vis-à-vis du continent européen, elles ne nous ont pas empêchés d'adopter à 17 reprises des paquets. »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 16:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes20 janv. 2025 au 20 janv. 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est très difficile d'établir ce bilan. Ce sont là des estimations. Ce n'est qu'après la réouverture de Gaza que ce bilan pourra être précisé. Mais ce que l'on pressent d'ores et déjà, c'est que parmi ces victimes civiles, on compte un nombre très important d'enfants et d'enfants très jeunes. C'est évidemment un drame. »
BFMTV · Donald Trump, Tiktok, otages français du Hamas...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 15:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 3:23
BFMTV · Algérie, Ukraine, Europe... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 7:26
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 15:48
« Concrètement, cela veut dire que nous devons avoir avec lui une explication. Je crois que tous les Français partagent le même sentiment. Nous n'acceptons pas que des pays étrangers puissent venir interférer, puissent s'inviter dans le débat politique national, quelles que soient les circonstances. C'est cette explication que nous devons avoir. Nous en avons d'autres également. On pourra peut-être en parler. Les sanctions qui visent des citoyens français, le juge Guillou de la Cour pénale internationale, ou encore Thierry Breton, ancien ministre, ancien vice-président de la Commission européenne, tous deux interdits d'accès aux territoires américains sur des fondements qui nous paraissent injustifiés. Bref, une explication, tout simplement, de manière à ce que nous puissions retrouver un mode de fonctionnement normal. »
franceinfo · Ukraine, Etats-Unis, ingérences, Mexique... L'interview de Jean-Noël BarrotVérifier à 1:58
« Il ne vous a pas échappé que le procureur dans cette affaire c'est M. Vanier de la France Insoumise qui sur ce sujet comme sur d'autres cherche à semer le chaos. Vous ne croyez pas à la sincérité »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 24:45
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 0:50