Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères — Gouvernement Lecornu II·MoDem
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Jean-noël Barrot — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
31 oct. 2024 au 3 mars 2026
Questions
281
Entretiens
13
Sources
13
Heures analysées
3,9 h
Répartition sur 281 questions évaluables
Réponse directe
149
Réponse partielle
37
Réponse à côté
76
Refus explicite
19
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 101 à 125 sur 281
Question 101"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Est-ce que ça n'est pas une forme aussi d'hypocrisie, sachant qu'il y a deux États et qu'un État se comporte vis-à-vis de l'autre, vis-à-vis de Taïwan, comme d'un oppresseur ?
Réponse directe
Nous avons, il y a entre le peuple français et les entreprises françaises et Taïwan, des échanges que nous ne bridons pas, mais nous restons fidèles à cet attachement au statu quo et à la politique d'une seule Chine.
« Nous avons, il y a entre le peuple français et les entreprises françaises et Taïwan, des échanges que nous ne bridons pas, mais nous restons fidèles à cet attachement au statu quo et à la politique d'une seule Chine. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 12:35
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous développons avec eux des projets de coopération pour tout le volet de notre sécurité qui n'est pas nucléaire. C'est ce qu'on appelle dans le jargon militaire le volet conventionnel. Les systèmes d'alerte pour savoir quand des missiles, nucléaires ou non, entrent dans nos espaces ou se dirigent vers nos espaces aériens. La défense anti-aérienne, comment c'est le grand sujet du moment dans la guerre avec l'Iran. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 17:22
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 102"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Y a-t-il, aujourd'hui, un refus de la France de soutenir la démocratie taïwanaise ?
Réponse directe
Non, nous restons fidèles à la position qui est celle de la France, celle du statu quo, la politique d'une seule Chine, le refus d'une modification de ce statu quo. Monsieur le ministre, est-ce que vous êtes... Oui, c'est la position de la France. La politique d'une seule Chine, l'absence de modification par la force sous la coercition unilatérale du statu quo dans le détroit de Taïwan.
« Non, nous restons fidèles à la position qui est celle de la France, celle du statu quo, la politique d'une seule Chine, le refus d'une modification de ce statu quo. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 11:57Voir 1 autre passage
« Monsieur le ministre, est-ce que vous êtes... Oui, c'est la position de la France. La politique d'une seule Chine, l'absence de modification par la force sous la coercition unilatérale du statu quo dans le détroit de Taïwan. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 12:12
Question 103"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Une semaine extrêmement importante pour la paix et la guerre entre les nations avec Volodymyr Zelensky en quête de soutien à Paris. C'est la raison pour laquelle nous souhaitions vous inviter. Jean-Noël Barraud, bonjour. Merci d'être là. Vous êtes ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Pour dialoguer avec vous, mon camarade Jean-Lémarie est ici même dans ce studio avec une situation qui semble de plus en plus inquiétante. À la une du Wall Street Journal, le plan secret de l'Allemagne en cas de guerre contre la Russie. Jean-Noël Barraud, est-ce que la France a un plan de ce type ?
Réponse à côté
C'est très simple. Nous, nous voulons la paix. Mais la paix, ça ne se décrète pas. Ça se prépare. Ça s'organise. Et aujourd'hui, avec l'élèvement du niveau de la menace, qui est lié notamment au réarmement de la Russie, mais pas seulement, puisqu'on voit du Sahel jusqu'à l'Asie mineure, les réseaux du terrorisme se reconstituer, qu'on voit aussi le risque de prolifération nucléaire plus élevé qu'il ne l'a jamais été, face à cette menace qui s'élève. Il nous faut relever nos défenses pour écarter la menace de la guerre, pour la dissuader, pour l'éloigner de nous. Et c'est précisément ce que nous faisons lorsque nous doublons les moyens que nous consacrons aux dépenses militaires, dans cet es…
« C'est très simple. Nous, nous voulons la paix. Mais la paix, ça ne se décrète pas. Ça se prépare. Ça s'organise. Et aujourd'hui, avec l'élèvement du niveau de la menace, qui est lié notamment au réarmement de la Russie, mais pas seulement, puisqu'on voit du Sahel jusqu'à l'Asie mineure, les réseaux du terrorisme se reconstituer, qu'on voit aussi le risque de prolifération nucléaire plus élevé qu'il ne l'a jamais été, face à cette menace qui s'élève. Il nous faut relever nos défenses pour écarter la menace de la guerre, pour la dissuader, pour l'éloigner de nous. Et c'est précisément ce que nous faisons lorsque nous doublons les moyens que nous consacrons aux dépenses militaires, dans cet esprit, non pas dans un esprit d'agressivité, mais pour dissuader la menace et pour l'écarter. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 0:50
Question 104"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Le 3 décembre prochain, Emmanuel Macron va se rendre en Chine en visite d'État. C'est une visite, là aussi, périlleuse. Il y a la question de Taïwan. Emmanuel Macron a dit, en substance, que si Taïwan était attaqué, la France ne répliquerait pas. Pourquoi dire cela ?
Réponse directe
Non, nous restons fidèles à la position qui est celle de la France, celle du statu quo, la politique d'une seule Chine, le refus d'une modification de ce statu quo. Monsieur le ministre, est-ce que vous êtes... Oui, c'est la position de la France. La politique d'une seule Chine, l'absence de modification par la force sous la coercition unilatérale du statu quo dans le détroit de Taïwan.
« Non, nous restons fidèles à la position qui est celle de la France, celle du statu quo, la politique d'une seule Chine, le refus d'une modification de ce statu quo. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 11:57Voir 1 autre passage
« Monsieur le ministre, est-ce que vous êtes... Oui, c'est la position de la France. La politique d'une seule Chine, l'absence de modification par la force sous la coercition unilatérale du statu quo dans le détroit de Taïwan. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 12:12
Question 105"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Benyamin Netanyahou demande sa grâce au président israélien Isaac Herzog. Une réaction, Jean-Noël Barraud. Est-ce normal de demander sa grâce s'il a un certain nombre d'affaires, de corruption, de fraude et d'abus de confiance ?
Refus explicite
Vous me permettrez de ne pas commenter les deux procédures judiciaires et singulièrement lorsqu'elles sont en cours dans d'autres pays.
« Vous me permettrez de ne pas commenter les deux procédures judiciaires et singulièrement lorsqu'elles sont en cours dans d'autres pays. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 7:41
Question 106"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Qu'en pensez-vous ?
Refus explicite
Vous me permettrez de ne pas commenter les deux procédures judiciaires et singulièrement lorsqu'elles sont en cours dans d'autres pays.
« Vous me permettrez de ne pas commenter les deux procédures judiciaires et singulièrement lorsqu'elles sont en cours dans d'autres pays. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 7:41
Question 107"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Comment la France voit-elle le plan Trump pour le Moyen-Orient et notamment, disons, les incertitudes, mais vous ne serez peut-être pas d'accord avec ce mot, les incertitudes autour de la création d'un État palestinien ?
Réponse directe
Soyons clairs, l'initiative que nous avons portée avec l'Arabie saoudite, qui a conduit le 12 septembre dernier à l'adoption par l'immense majorité des pays du monde d'une déclaration sur l'avenir de la Palestine, a ouvert la voie au plan de paix présenté par les États-Unis d'Amérique. Et nous avons salué la présentation de ce plan. Nous avons soutenu son adoption récente par les Nations Unies grâce au vote d'une résolution. Et nous comptons bien prendre notre part dans la mise en œuvre de ce plan, que ce soit sur son volet, je dirais, de sécurité, d'aide humanitaire et de reconstruction, mais aussi sur le volet administratif, puisque, vous l'avez vu, nous avons accueilli Mahmoud Abbas, le…
« Soyons clairs, l'initiative que nous avons portée avec l'Arabie saoudite, qui a conduit le 12 septembre dernier à l'adoption par l'immense majorité des pays du monde d'une déclaration sur l'avenir de la Palestine, a ouvert la voie au plan de paix présenté par les États-Unis d'Amérique. Et nous avons salué la présentation de ce plan. Nous avons soutenu son adoption récente par les Nations Unies grâce au vote d'une résolution. Et nous comptons bien prendre notre part dans la mise en œuvre de ce plan, que ce soit sur son volet, je dirais, de sécurité, d'aide humanitaire et de reconstruction, mais aussi sur le volet administratif, puisque, vous l'avez vu, nous avons accueilli Mahmoud Abbas, le président de l'autorité palestinienne, il y a quelques semaines à Paris. Et nous entendons travailler avec l'autorité palestinienne pour assurer le suivi de ces réformes, la renforcer, pour lui permettre, le moment venu, de reprendre, en quelque sorte, son rôle d'administration à Gaza. Ce plan du président Trump n'aurait pas pu voir le jour s'il n'avait pas été fait référence à un horizon politique, c'est-à-dire à l'aspiration légitime des Palestiniens à disposer d'un État, et à cette déclaration franco-saoudienne adoptée à l'immense majorité des pays du monde. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 10:13
Question 108"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
La France, justement, va assumer la présidence du G7 en 2026 avec, notamment, par rapport à la Chine, je cite, recréer les conditions d'une concurrence équitable pour tous. Ça veut dire, Monsieur le Ministre, qu'on va essayer de faire valoir nos droits ?
Réponse partielle
L'objectif du G7 dont la Chine n'est pas membre mais qui sera associée aux travaux si toutefois c'est son souhait, c'est de restaurer un équilibre dans les relations entre les grandes zones du monde au moment où on observe une forme de surproduction en Chine, un sous-investissement en Europe, un sur-endettement américain. Mais oui, dans la relation entre l'Union Européenne et la Chine, nous faut restaurer une forme d'équilibre parce que les performances spectaculaires de la Chine, regardons ce qui s'est passé depuis 25 ans, l'économie chinoise est passée de la taille de l'Italie à celle de l'Union Européenne tout entière. Aujourd'hui, tous les pays de l'Union Européenne accusent un déficit…
« L'objectif du G7 dont la Chine n'est pas membre mais qui sera associée aux travaux si toutefois c'est son souhait, c'est de restaurer un équilibre dans les relations entre les grandes zones du monde au moment où on observe une forme de surproduction en Chine, un sous-investissement en Europe, un sur-endettement américain. Mais oui, dans la relation entre l'Union Européenne et la Chine, nous faut restaurer une forme d'équilibre parce que les performances spectaculaires de la Chine, regardons ce qui s'est passé depuis 25 ans, l'économie chinoise est passée de la taille de l'Italie à celle de l'Union Européenne tout entière. Aujourd'hui, tous les pays de l'Union Européenne accusent un déficit commercial vis-à-vis de la Chine y compris dans des secteurs où nous avions jusqu'à présent de l'avance. C'est le cas des machines-outils, des biens d'équipement. Eh bien, si nous voulons éviter que ces performances spectaculaires de la Chine occasionnent pour l'Europe des conséquences dévastatrices et potentiellement irréversibles en matière d'emploi, eh bien, il nous faut trouver par le dialogue avec la Chine les moyens de restaurer l'équilibre, une concurrence équitable sans quoi, évidemment, il nous faudra prendre des mesures pour défendre en quelque sorte nos industries, nos entreprises profondément bousculées par ces performances économiques chinoises. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 15:01
Question 109"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Est-ce que nous avons négligé la Palestine, Jean-Noël Barraud ?
Réponse directe
Vous savez, après le massacre antisémite du 7 octobre et la guerre qui a commencé dès le lendemain du 8 octobre, la France a été en première ligne pour apporter des réponses aux souffrances des Palestiniens. C'est à Paris qu'a eu lieu, un mois après le début de cette guerre, la première conférence internationale permettant de rassembler un milliard d'euros au profit de l'aide humanitaire à Gaza. C'est encore la France qui est la première à envoyer un bâtiment militaire à proximité de Gaza pour soigner les Palestiniens blessés dans les premiers mois de la guerre. Et c'est encore la France qui est l'un des rares pays au monde à soutenir directement sur le plan budgétaire l'autorité palestinie…
« Vous savez, après le massacre antisémite du 7 octobre et la guerre qui a commencé dès le lendemain du 8 octobre, la France a été en première ligne pour apporter des réponses aux souffrances des Palestiniens. C'est à Paris qu'a eu lieu, un mois après le début de cette guerre, la première conférence internationale permettant de rassembler un milliard d'euros au profit de l'aide humanitaire à Gaza. C'est encore la France qui est la première à envoyer un bâtiment militaire à proximité de Gaza pour soigner les Palestiniens blessés dans les premiers mois de la guerre. Et c'est encore la France qui est l'un des rares pays au monde à soutenir directement sur le plan budgétaire l'autorité palestinienne. Mais tout cela est évidemment essentiel, mais cela doit s'accompagner, si je puis dire, d'initiatives politiques. Et je souhaiterais que les voix qui s'élèvent pour critiquer l'attitude du président de la République ou de la France et de son gouvernement puissent saluer la dynamique internationale que nous avons créée autour de la reconnaissance de l'État de Palestine. Beaucoup l'avaient promis, nous l'avons fait. Et nous l'avons fait dans un cadre qui associe l'ensemble des pays du monde, dans une approche multilatérale où nous avons fait prendre à la communauté internationale un double engagement, une double déclaration. Faire en sorte que les pays arabes, le moment venu, puissent établir des relations normales avec Israël et en même temps condamner le Hamas à appeler à son désarmement et à son exclusion de tout rôle dans la gouvernance future de Gaza. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 5:47
Question 110État de Palestine, droits de douane, Russie... L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Mais une conférence, M. le ministre, sans les États-Unis, sans Israël, ça sert à quoi ?
Réponse directe
Les États-Unis mènent actuellement des efforts que nous saluons et que nous soutenons pour obtenir un cessez-le-feu à Gaza, la libération de tous les otages du Hamas. Mais il est illusoire de penser pouvoir obtenir un cessez-le-feu durable sans que ne soient dessinés les contours de l'après-guerre à Gaza, sans que ne soit dessiné un horizon politique. Et c'est ce à quoi cette conférence historique aura contribué, créer les conditions d'un avenir, d'une solution politique pour l'après-guerre à Gaza. Par ailleurs, les États-Unis, lors du premier mandat de Donald Trump, avaient, avec les accords d'Abraham, commencé à créer les conditions d'une organisation régionale pacifique. Eh bien, avec le…
« Les États-Unis mènent actuellement des efforts que nous saluons et que nous soutenons pour obtenir un cessez-le-feu à Gaza, la libération de tous les otages du Hamas. Mais il est illusoire de penser pouvoir obtenir un cessez-le-feu durable sans que ne soient dessinés les contours de l'après-guerre à Gaza, sans que ne soit dessiné un horizon politique. Et c'est ce à quoi cette conférence historique aura contribué, créer les conditions d'un avenir, d'une solution politique pour l'après-guerre à Gaza. Par ailleurs, les États-Unis, lors du premier mandat de Donald Trump, avaient, avec les accords d'Abraham, commencé à créer les conditions d'une organisation régionale pacifique. Eh bien, avec les engagements qui ont été pris par la France, par le Royaume-Uni, par d'autres pays, par les pays arabes, l'Arabie saoudite au premier rang, eh bien, nous créons les conditions pour que les États-Unis, le moment venu, puissent réamorcer cette logique des accords d'Abraham. Mais en attendant qu'ils le fassent, l'inaction n'était pas une option. »
BFMTV · État de Palestine, droits de douane, Russie... L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 2:09
Question 111État de Palestine, droits de douane, Russie... L'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Une question d'actualité, M. le ministre, concernant l'accord commercial avec les États-Unis. Vous allez recevoir demain à Bercy avec votre collègue ministre de l'Économie, les filières concernées. Qu'est-ce que vous pouvez faire concrètement après cet accord qui est intervenu dimanche entre l'Union européenne et le président américain ?
Réponse partielle
Je l'ai dit à mes interlocuteurs américains ici à New York, les droits de douane sont un impôt sur les classes moyennes et notamment les classes moyennes américaines. Et l'unilatéralisme en matière commerciale nous appauvrira de part et d'autre de l'Atlantique. S'agissant des discussions qui ont lieu, elles devront être réajustées pour tenir compte évidemment de l'excédent considérable du commerce entre les États-Unis et l'Europe en matière de services numériques ou de services financiers. Il faudra parvenir à un accord qui puisse être équilibré.
« Je l'ai dit à mes interlocuteurs américains ici à New York, les droits de douane sont un impôt sur les classes moyennes et notamment les classes moyennes américaines. Et l'unilatéralisme en matière commerciale nous appauvrira de part et d'autre de l'Atlantique. S'agissant des discussions qui ont lieu, elles devront être réajustées pour tenir compte évidemment de l'excédent considérable du commerce entre les États-Unis et l'Europe en matière de services numériques ou de services financiers. Il faudra parvenir à un accord qui puisse être équilibré. »
BFMTV · État de Palestine, droits de douane, Russie... L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 5:46
Question 112Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Est-ce que la France doit avoir sa place à cette table des négociations ?
Réponse directe
Écoutez, on a eu ce débat pendant de longs mois jusqu'à ce que la France accueille pour la première fois les Ukrainiens, les Américains et les Européens à Paris. C'était il y a quelques mois. Nous jouons un rôle évidemment essentiel dans la résolution de cette crise. La semaine dernière encore, la France a joué un rôle majeur pour que l'Europe adopte des sanctions massives contre la Russie pour forcer Vladimir Poutine à cesser le feu. Si, les 17 premiers paquets de sanctions ont amputé le budget russe de nombreuses ressources qui lui auraient permis. Sinon, peut-être, aujourd'hui, de fragiliser l'Ukraine un peu plus. Ce nouveau paquet de sanctions est beaucoup plus massif que les précédents…
« Écoutez, on a eu ce débat pendant de longs mois jusqu'à ce que la France accueille pour la première fois les Ukrainiens, les Américains et les Européens à Paris. C'était il y a quelques mois. Nous jouons un rôle évidemment essentiel dans la résolution de cette crise. La semaine dernière encore, la France a joué un rôle majeur pour que l'Europe adopte des sanctions massives contre la Russie pour forcer Vladimir Poutine à cesser le feu. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 1:35Voir 1 autre passage
« Si, les 17 premiers paquets de sanctions ont amputé le budget russe de nombreuses ressources qui lui auraient permis. Sinon, peut-être, aujourd'hui, de fragiliser l'Ukraine un peu plus. Ce nouveau paquet de sanctions est beaucoup plus massif que les précédents. Nous avons beaucoup travaillé à faire en sorte qu'il permette d'assécher les ressources pétrolières notamment sur lesquelles s'appuie Vladimir Poutine pour financer son effort de guerre. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 2:04
Question 113Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche, on a vu quand même un changement de paradigme de la part des Etats-Unis au regard de l'Ukraine. Comment est-ce qu'on compose avec quelqu'un comme Donald Trump qui peut changer d'avis entre le lundi, le mardi ou le mercredi ?
Réponse directe
Je constate que le président Trump a fixé un ultimatum de 50 jours à Vladimir Poutine pour cesser le feu, sous peine de très lourdes sanctions, de droits de douane de 100% sur la Russie et sur ses partenaires commerciaux. Je constate également qu'il a marqué sa disponibilité à fournir du matériel militaire à l'Ukraine, ce qui est sans doute le signal le plus crédible qu'il a choisi son camp et qu'il a décidé désormais de soutenir l'Ukraine pour aboutir à son objectif, exprimer très clairement depuis le début, qu'il a paix durablement en Ukraine. Depuis des semaines, nous nous coordonnons avec les sénateurs américains qui ont eux aussi conçu un paquet de sanctions un peu à l'image de celui q…
« Je constate que le président Trump a fixé un ultimatum de 50 jours à Vladimir Poutine pour cesser le feu, sous peine de très lourdes sanctions, de droits de douane de 100% sur la Russie et sur ses partenaires commerciaux. Je constate également qu'il a marqué sa disponibilité à fournir du matériel militaire à l'Ukraine, ce qui est sans doute le signal le plus crédible qu'il a choisi son camp et qu'il a décidé désormais de soutenir l'Ukraine pour aboutir à son objectif, exprimer très clairement depuis le début, qu'il a paix durablement en Ukraine. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 3:20Voir 1 autre passage
« Depuis des semaines, nous nous coordonnons avec les sénateurs américains qui ont eux aussi conçu un paquet de sanctions un peu à l'image de celui que nous venons d'adopter au niveau européen, qui est très dissuasif et qui a vocation à presser, à pousser Vladimir Poutine à cesser le feu. Je souhaite vivement que ce paquet de sanctions américains, qui est aujourd'hui soutenu par la quasi-intégralité des sénateurs américains, puisse être adopté au plus vite. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 4:02
Question 114Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Justement, ces sanctions, c'est le 18e train de sanctions. Qu'est-ce que ça veut dire qu'on en arrive à 18 trains de sanctions ?
Réponse directe
Si, les 17 premiers paquets de sanctions ont amputé le budget russe de nombreuses ressources qui lui auraient permis. Sinon, peut-être, aujourd'hui, de fragiliser l'Ukraine un peu plus. Ce nouveau paquet de sanctions est beaucoup plus massif que les précédents. Nous avons beaucoup travaillé à faire en sorte qu'il permette d'assécher les ressources pétrolières notamment sur lesquelles s'appuie Vladimir Poutine pour financer son effort de guerre.
« Si, les 17 premiers paquets de sanctions ont amputé le budget russe de nombreuses ressources qui lui auraient permis. Sinon, peut-être, aujourd'hui, de fragiliser l'Ukraine un peu plus. Ce nouveau paquet de sanctions est beaucoup plus massif que les précédents. Nous avons beaucoup travaillé à faire en sorte qu'il permette d'assécher les ressources pétrolières notamment sur lesquelles s'appuie Vladimir Poutine pour financer son effort de guerre. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 2:04
Question 115Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Est-ce que ça veut dire que les 17 premières n'ont pas suffisamment porté leurs fruits ?
Réponse directe
Si, les 17 premiers paquets de sanctions ont amputé le budget russe de nombreuses ressources qui lui auraient permis. Sinon, peut-être, aujourd'hui, de fragiliser l'Ukraine un peu plus. Ce nouveau paquet de sanctions est beaucoup plus massif que les précédents. Nous avons beaucoup travaillé à faire en sorte qu'il permette d'assécher les ressources pétrolières notamment sur lesquelles s'appuie Vladimir Poutine pour financer son effort de guerre.
« Si, les 17 premiers paquets de sanctions ont amputé le budget russe de nombreuses ressources qui lui auraient permis. Sinon, peut-être, aujourd'hui, de fragiliser l'Ukraine un peu plus. Ce nouveau paquet de sanctions est beaucoup plus massif que les précédents. Nous avons beaucoup travaillé à faire en sorte qu'il permette d'assécher les ressources pétrolières notamment sur lesquelles s'appuie Vladimir Poutine pour financer son effort de guerre. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 2:04
Question 116Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Dernière question, M. le ministre. Très rapidement, en une phrase, est-ce qu'aujourd'hui l'Ukraine a les moyens de gagner cette guerre sur le terrain militaire ?
Réponse partielle
En tout cas, elle a la force d'armes pour le faire et c'est ce qui compte le plus puisque dans cette guerre d'agression, c'est avant tout au moral des Ukrainiens que Vladimir Poutine cherche à s'en prendre.
« En tout cas, elle a la force d'armes pour le faire et c'est ce qui compte le plus puisque dans cette guerre d'agression, c'est avant tout au moral des Ukrainiens que Vladimir Poutine cherche à s'en prendre. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 4:32
Question 117Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Volodymyr Zelensky a annoncé un nouveau ronde de négociations mercredi à Istanbul avec la Russie. Est-ce qu'il faut en attendre sincèrement quelque chose ou est-ce que finalement c'est juste pour la forme ces négociations ?
Réponse partielle
Ça fait cinq mois que l'Ukraine a marqué sa disponibilité pour un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours et permettant d'ouvrir des négociations conduisant à une paix juste et durable en Ukraine. Je crois que c'est à la Russie désormais d'accepter le même principe et quoi qu'il en soit, la condition pour y parvenir, c'est une rencontre au niveau des chefs d'État entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine et c'est un cessez-le-feu inconditionnel.
« Ça fait cinq mois que l'Ukraine a marqué sa disponibilité pour un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours et permettant d'ouvrir des négociations conduisant à une paix juste et durable en Ukraine. Je crois que c'est à la Russie désormais d'accepter le même principe et quoi qu'il en soit, la condition pour y parvenir, c'est une rencontre au niveau des chefs d'État entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine et c'est un cessez-le-feu inconditionnel. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 1:07
Question 118Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Vous avez parlé hier de fraternité d'armes. Votre homologue, que peut faire aujourd'hui la France pour aider son frère d'armes, l'Ukraine, à gagner cette guerre ?
Réponse directe
Écoutez, c'est d'abord accentuer la pression sur la Russie en continuant à travailler sur des paquets de sanctions de plus en plus massifs pour faire changer à Vladimir Poutine son calcul qui le conduit aujourd'hui à cibler de manière indiscriminée, de manière inhumaine et indigne les populations civiles ici à Kharkiv ou encore à Kiev et dans les autres villes ukrainiennes. Et puis d'autre part, c'est de poursuivre notre soutien résolu à l'Ukraine, soutien budgétaire, soutien militaire, soutien économique également. Autant de chantiers sur lesquels nous avons échangé avec les autorités ukrainiennes depuis mon arrivée hier.
« Écoutez, c'est d'abord accentuer la pression sur la Russie en continuant à travailler sur des paquets de sanctions de plus en plus massifs pour faire changer à Vladimir Poutine son calcul qui le conduit aujourd'hui à cibler de manière indiscriminée, de manière inhumaine et indigne les populations civiles ici à Kharkiv ou encore à Kiev et dans les autres villes ukrainiennes. Et puis d'autre part, c'est de poursuivre notre soutien résolu à l'Ukraine, soutien budgétaire, soutien militaire, soutien économique également. Autant de chantiers sur lesquels nous avons échangé avec les autorités ukrainiennes depuis mon arrivée hier. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 2:36
Question 119Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Justement, ces sanctions promises par Trump en cas de refus de cesser le feu de la Russie, vous y croyez totalement à leur mise en œuvre à l'issue de ces 50 jours ou pas ?
Réponse directe
Depuis des semaines, nous nous coordonnons avec les sénateurs américains qui ont eux aussi conçu un paquet de sanctions un peu à l'image de celui que nous venons d'adopter au niveau européen, qui est très dissuasif et qui a vocation à presser, à pousser Vladimir Poutine à cesser le feu. Je souhaite vivement que ce paquet de sanctions américains, qui est aujourd'hui soutenu par la quasi-intégralité des sénateurs américains, puisse être adopté au plus vite.
« Depuis des semaines, nous nous coordonnons avec les sénateurs américains qui ont eux aussi conçu un paquet de sanctions un peu à l'image de celui que nous venons d'adopter au niveau européen, qui est très dissuasif et qui a vocation à presser, à pousser Vladimir Poutine à cesser le feu. Je souhaite vivement que ce paquet de sanctions américains, qui est aujourd'hui soutenu par la quasi-intégralité des sénateurs américains, puisse être adopté au plus vite. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 4:02
Question 120Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël Barrot
Aujourd'hui on n'est plus à Kiev, on est dans l'est de l'Ukraine, à quelques dizaines de kilomètres de la ligne de front. Pourquoi avoir choisi de venir jusqu'ici ?
Réponse directe
Parce que Kharkiv est une ville symbole de la résistance et de la résilience ukrainienne. C'est une ville qui, à 30 kilomètres de la ligne de front, à 30 kilomètres de la Russie, a repoussé par trois fois l'envahisseur en 2014, en 2022, en 2024. C'est donc un exemple, c'est la deuxième ville de l'Ukraine et c'est une ville dont la population a été héroïque et que nous soutenons au travers d'un certain nombre de projets qui sont portés par des entreprises françaises ou des associations.
« Parce que Kharkiv est une ville symbole de la résistance et de la résilience ukrainienne. C'est une ville qui, à 30 kilomètres de la ligne de front, à 30 kilomètres de la Russie, a repoussé par trois fois l'envahisseur en 2014, en 2022, en 2024. C'est donc un exemple, c'est la deuxième ville de l'Ukraine et c'est une ville dont la population a été héroïque et que nous soutenons au travers d'un certain nombre de projets qui sont portés par des entreprises françaises ou des associations. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 0:32
Question 121Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Vous pourriez signer cela ?
Réponse à côté
Il vise aussi... Il y a les hydrocarbures et le pétrole en particulier. Il vise aussi les institutions financières et la banque centrale russe. Moi, ce que je souhaite, en coordination étroite avec ce sénateur qui a quand même réussi à rassembler 80 signatures sur les 100 sénateurs américains et qui peut donc, en principe, faire adopter ce paquet à tout moment, je souhaite que l'Europe puisse à son tour brandir des sanctions sur les hydrocarbures, sur les institutions financières.
« Il vise aussi... Il y a les hydrocarbures et le pétrole en particulier. Il vise aussi les institutions financières et la banque centrale russe. Moi, ce que je souhaite, en coordination étroite avec ce sénateur qui a quand même réussi à rassembler 80 signatures sur les 100 sénateurs américains et qui peut donc, en principe, faire adopter ce paquet à tout moment, je souhaite que l'Europe puisse à son tour brandir des sanctions sur les hydrocarbures, sur les institutions financières. »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 12:55
Question 122Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
est-ce que vous pourrez réussir à convaincre, c'est-à-dire qu'il a réussi à convaincre ces homologues là-bas, est-ce que vous, vous arriverez à convaincre les autres pays européens ?
Réponse directe
En tout cas, c'est ce à quoi je m'emploie. Je crois qu'il faut maintenant qu'on ait quelque chose qui soit véritablement dissuasif pour forcer Vladimir Poutine, qui de toute évidence n'en a aucunement l'intention, à cesser le feu et à s'asseoir de bonne foi à la table des négociations.
« En tout cas, c'est ce à quoi je m'emploie. Je crois qu'il faut maintenant qu'on ait quelque chose qui soit véritablement dissuasif pour forcer Vladimir Poutine, qui de toute évidence n'en a aucunement l'intention, à cesser le feu et à s'asseoir de bonne foi à la table des négociations. »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 13:38
Question 123Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Il n'y a pas de contradiction pour vous dans les termes et dans les affirmations de François Bayrou ?
Réponse à côté
Non, il y a un procès politique instruit par la France Insoumise qui veut comme elle le fait depuis 8 ans semer le chaos. Il ne vous a pas échappé que le procureur dans cette affaire c'est M. Vanier de la France Insoumise qui sur ce sujet comme sur d'autres cherche à semer le chaos. Vous ne croyez pas à la sincérité
« Non, il y a un procès politique instruit par la France Insoumise qui veut comme elle le fait depuis 8 ans semer le chaos. »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 24:32Voir 1 autre passage
« Il ne vous a pas échappé que le procureur dans cette affaire c'est M. Vanier de la France Insoumise qui sur ce sujet comme sur d'autres cherche à semer le chaos. Vous ne croyez pas à la sincérité »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 24:45
Question 124Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
– Peut-on espérer demain le début d'un moment historique et peut-être d'un processus de paix ?
Réponse à côté
– Nous avons assisté ce week-end, sous l'impulsion du président de la République, je crois qu'il faut le rappeler, ne serait-ce parce que c'est lui qui a fait le lien, le lien téléphonique entre les Européens et le président américain, à un moment d'histoire, une très forte unité, à l'issue d'une semaine européenne, marquée par les commémorations du 8 mai, par le jour de l'Europe le 9 mai, j'étais moi-même en Ukraine ce jour-là, où nous avons acté la création du tribunal spécial pour juger du crime d'agression russe en Ukraine, et puis cette démonstration de force. S'agissant de jeudi, il est essentiel que Vladimir Poutine réponde à l'invitation qui lui a été faite par le président Trump, p…
« – Nous avons assisté ce week-end, sous l'impulsion du président de la République, je crois qu'il faut le rappeler, ne serait-ce parce que c'est lui qui a fait le lien, le lien téléphonique entre les Européens et le président américain, à un moment d'histoire, une très forte unité, à l'issue d'une semaine européenne, marquée par les commémorations du 8 mai, par le jour de l'Europe le 9 mai, j'étais moi-même en Ukraine ce jour-là, où nous avons acté la création du tribunal spécial pour juger du crime d'agression russe en Ukraine, et puis cette démonstration de force. S'agissant de jeudi, il est essentiel que Vladimir Poutine réponde à l'invitation qui lui a été faite par le président Trump, par le président Zelensky, et se rende à Istanbul. – Vous avez des informations là-dessus ? – Non, mais s'il ne le fait pas, s'il ne se présente pas à Istanbul, eh bien ce sera une nouvelle confirmation que Vladimir Poutine veut la guerre, qu'il la poursuivra, qu'il ira aussi loin que nous le laisserons aller en Ukraine, et qu'une fois qu'il en aura terminé avec l'Ukraine, qu'il poursuivra cette guerre coloniale et impérialiste, au-delà, et toujours plus proche des frontières de l'Union européenne. »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 17:21
Question 125Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
– Jean-Noël Barrault, à la question du génocide ou non à Gaza, Emmanuel Macron a dit « Ce n'est pas à un président de la République de dire ça c'est un génocide » ou ça, ça n'est pas un génocide. « Mon boulot, c'est de tout faire pour que ça s'arrête. » Ça, est-ce que vous, ministre des Affaires étrangères, vous le qualifiez de génocide ou pas de génocide ?
Refus explicite
– C'est une qualification juridique. Et il appartient à la Cour pénale internationale, à la Cour internationale de justice, de trancher cette question. C'est pourquoi on ne fait pas de la politique avec des décisions, des questions judiciaires. Que ce soit sur le plan national ou sur le plan internationale. – Vous n'utilisez pas cette qualification ? – Bien sûr que non. – Bien sûr que non. C'est aux juridictions internationales qui ont été saisies sur cette question et qui se sont prononcées, ou en tout cas qui se sont prononcées partiellement, en disant qu'il y avait un risque, en appelant Israël ou le gouvernement israélien à limiter ce risque, à le prendre en compte, mais sans jamais à c…
« – C'est une qualification juridique. Et il appartient à la Cour pénale internationale, à la Cour internationale de justice, de trancher cette question. C'est pourquoi on ne fait pas de la politique avec des décisions, des questions judiciaires. Que ce soit sur le plan national ou sur le plan internationale. – Vous n'utilisez pas cette qualification ? – Bien sûr que non. »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 22:22Voir 1 autre passage
« – Bien sûr que non. C'est aux juridictions internationales qui ont été saisies sur cette question et qui se sont prononcées, ou en tout cas qui se sont prononcées partiellement, en disant qu'il y avait un risque, en appelant Israël ou le gouvernement israélien à limiter ce risque, à le prendre en compte, mais sans jamais à ce stade ne le qualifier. Maintenant, il faut évidemment que ça cesse. On me dit hier qu'il y a, depuis le début de l'année, 9000 enfants dans la bande de Gaza, selon l'UNICEF, qui sont soignés, qui ont été soignés pour malnutrition. Ce qui se passe aujourd'hui à Gaza, c'est une catastrophe humanitaire sans précédent, avec des familles, des femmes, des enfants qui sont assoiffés, qui sont affamés parce que le gouvernement israélien maintient depuis bientôt deux mois et demi un blocus absolument étanche sur l'entrée de l'aide humanitaire, des médicaments, de l'alimentation dans cette enclave. Et même si nous appelons au désarmement du Hamas, même si nous voulons que le Hamas libère l'intégralité des otages qu'il détient depuis le 7 octobre, nous ne pouvons pas nous satisfaire ou en tout cas rester insensibles à cette situation dramatique. »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 22:42
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« Vous m'avez posé deux questions. La première, c'est le type de vol. Eh bien, il y a toutes les possibilités. Il y a des vols commerciaux sur lesquels on parvient à obtenir des blocs de place. Il y a des vols que nous pouvons affrêter, des vols civils que nous pouvons affrêter. Il y a aussi des possibilités qui pourraient se présenter ou que nous pourrions solliciter d'avions de la République française. Ensuite, s'agissant des personnes vulnérables, ce sont les postes diplomatiques, les ambassades et les consulats qui sont au contact de nos ressortissants sur place, en lien avec le Quai d'Orsay, qui établit ces listes pour que les personnes vulnérables puissent retourner en France en priorité. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 10:50
« Elle n'est pas faite pour faire peur à Vladimir Poutine à ce stade. Elle est faite pour, une fois la paix conclue, dissuader toute nouvelle agression. Et de ce point de vue-là, oui, elle sera dissuasive et elle est prête à l'être, prête à être déployée. Cette coalition des volontaires, vous le savez, elle a une triple vocation. La première, c'est d'apporter le soutien nécessaire à l'armée ukrainienne une fois la paix intervenue pour qu'elle puisse se maintenir à niveau et donc repousser toute menace. Deuxième volet, c'est son, loin de la ligne de front, et après le cessez-feu conclu, des capacités militaires dans les airs, en mer, sur terre, qui dissuaderont un peu plus encore toute nouvelle agression. Et puis enfin, ce sont des arrangements juridiques qui garantissent que toute nouvelle agression sera suivie de conséquences. Et ce travail de planification militaire qui rassemble plus de 30 pays est absolument inédit dans notre histoire récente, sans doute depuis la création de l'OTAN, puisque beaucoup des pays qui participent à cette coalition, que le président de la République réunit aujourd'hui, n'avaient jamais participé à des exercices de ce type, ou en tout cas à un travail de ce type, à l'extérieur de l'OTAN. »
franceinfo · Ukraine, Etats-Unis, ingérences, Mexique... L'interview de Jean-Noël BarrotVérifier à 19:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous avons, aux Émirats, puisque nous avons cette base navale et cette base aérienne, où nous d'ailleurs nous nous sommes rendus avec le président de la République, la ministre des Armées, au mois de décembre, pour soutenir nos troupes. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 4:27Voir 2 autres passages
« Merci de rappeler que les autorités libanaises, hier, ont été très claires. Elles ont dénoncé les frappes menées par le Hezbollah sur le nord d'Israël. Elles ont appelé à son désarmement. Elles ont déclaré comme illégale la branche armée du Hezbollah. Et ce désarmement, il est indispensable, il est essentiel. Nous l'appelons de nos voeux et nous ne faisons pas que l'appeler de nos voeux. Nous avions prévu d'organiser ce jeudi une conférence consacrée au renforcement des forces armées libanaises, celles qui doivent disposer du monopole des armes. Cette conférence, nous espérons pouvoir la tenir au plus vite, mais pour ça, il faut bien sûr que l'escalade militaire puisse s'arrêter dans la région. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 14:36
« des images qui me rappellent, exactement, qui me rappellent celles de l'automne 2024 qui a précipité le Liban au bord du précipice. Et si le pays n'y est pas tombé, c'est parce que la France, en lien avec les États-Unis, a obtenu un cessez-le-feu et un accord de cessez-le-feu. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 13:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 39 observations39 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pardon. Les 25 000 personnes, c'est celles qui se sont inscrites, celles qui s'étaient inscrites avant le début des opérations militaires et celles qui se sont inscrites depuis. Et j'invite ceux qui ne l'ont pas encore fait à le faire pour que nous puissions les localiser. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 8:50Voir 2 autres passages
« Pour l'essentiel, ce sont des Français qui résident dans la région, y compris des binationaux. Pour d'autres, ce sont des Français de passage. Ces Français de passage, nous les invitons pour pouvoir les recenser, pour pouvoir savoir où ils sont, à s'inscrire sur le filarian, sur le site du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. À ce stade, c'est plus de 25 000 personnes que nous identifions comme Français de passage s'étant inscrits. Et c'est vers eux, bien sûr, que nous nous tournerons. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 8:06
« Bien sûr. C'est un discours historique qui fait franchir une étape à notre dissuasion, qui est un trésor national et qui va rester indépendante et française de bout en bout. Plus précisément, l'appréciation des intérêts vitaux appartiendra uniquement au président de la République et la décision d'emploi de l'arme nucléaire appartiendra exclusivement au président de la République. Mais il y a deux dimensions nouvelles. La première, c'est que nous allons durcir notre dissuasion en relevant notre arsenal, le nombre de nos têtes nucléaires. Le deuxième élément majeur, c'est que nous allons créer des coopérations nouvelles avec les pays européens. Dans le cadre de cette dissuasion avancée qui va leur permettre de participer à des exercices, de s'associer à des manœuvres de signalement ou de pouvoir accueillir sur leur sol des déploiements de circonstances. C'est ce qui est très avantageux pour nous. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour l'essentiel, ce sont des Français qui résident dans la région, y compris des binationaux. Pour d'autres, ce sont des Français de passage. Ces Français de passage, nous les invitons pour pouvoir les recenser, pour pouvoir savoir où ils sont, à s'inscrire sur le filarian, sur le site du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. À ce stade, c'est plus de 25 000 personnes que nous identifions comme Français de passage s'étant inscrits. Et c'est vers eux, bien sûr, que nous nous tournerons. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 8:06Voir 2 autres passages
« De toute évidence, les mouvements, les mouvances politiques qui soutiennent Donald Trump aux États-Unis ont choisi leur relais en Europe. Et ces relais, ce sont notamment et principalement les forces politiques d'extrême droite. Le Rassemblement national en France, l'AFD en Allemagne et leurs collègues dans les autres pays européens. Les forces politiques d'extrême droite américaines ne s'en cachent pas. Elles mettront tout en œuvre pour tenter de donner le maximum d'élan à ces forces politiques. Pourquoi ? Eh bien parce qu'elles considèrent que le Rassemblement national considère que l'AFD en Allemagne ont un projet, ce qui est loin d'être inexact, ont un projet qui vise à fragiliser de l'intérieur les liens de solidarité que nous avons bâtis au sein de l'Union européenne et au sein de l'OTAN. Et elles comptent en quelque sorte sur ces forces politiques pour faire le travail à leur place. »
franceinfo · Ukraine, Etats-Unis, ingérences, Mexique... L'interview de Jean-Noël BarrotVérifier à 9:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack14 mai 2025 au 1 déc. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Jean-Noël Barraud Oui c'est l'un des plus grands scandales de cette guerre d'agression russe en Ukraine des enfants arrachés à leur famille déportés de force dans des camps de redressement en Russie et en Biélorussie où on leur désapprend leur amour de l'Ukraine et de leur pays par dizaines de milliers même si les chiffres sont difficiles à établir c'est évidemment la volonté délibérée de Vladimir Poutine d'éteindre l'âme d'un peuple en s'en prenant à ses enfants et c'est tout à fait inacceptable c'est ce qui vaut d'ailleurs à Vladimir Poutine son mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale et donc face à ça nous agissons nous soutenons les initiatives lancées par le président Zelensky par son épouse nous allons d'ailleurs accueillir au Quai d'Orsay tout à l'heure la première dame ukrainienne pour une manifestation d'envergure au sujet du retour des enfants ukrainiens et j'annoncerai à cette occasion que nous allons financer un troisième centre de protection de l'enfance c'est centre celui-ci sera à Tcherkassi que nous avons soutenu pour accueillir les enfants lorsqu'ils reviennent si je puis dire de la déportation ou de la captivité soutien psychologique mais aussi si je puis dire écoute des témoignages de manière à pouvoir renseigner le travail d'enquête qui va se poursuivre dans le cadre du mandat d'arrêt émis contre Vladimir Poutine pour déportation des enfants ukrainiens »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 28:21Voir 2 autres passages
« Non, c'est évidemment tout le contraire, puisque, je le disais, la paix ne se décrète pas. Si nous avons vécu 8 décennies de paix, c'est d'abord parce que la génération de celles et ceux qui nous ont précédés ont décidé d'en finir avec les guerres qui avaient déshonoré et ensanglanté l'Europe, avec l'Union Européenne, avec l'OTAN, qui sont au fond des architectures de sécurité qui créent des solidarités entre des pays qui, jusque-là, s'étaient combattus. Et nous avons, grâce à ces mécanismes de solidarité qui sont constamment attaqués par l'extrême droite et l'extrême gauche, garantis à l'Europe la paix et la prospérité pendant des décennies. Aujourd'hui, notre objectif doit être le même, celui de préserver pour les générations à venir une architecture de sécurité pour l'Europe qui préserve la paix et la sécurité. Mais dans le moment que nous traversons, il nous faut relever nos défenses pour écarter le risque d'une guerre, la menace que peut représenter la Russie et les autres menaces par ailleurs. Et les responsables politiques qui, aujourd'hui, critiquent ces choix que nous faisons sont irresponsables. Mais nous ne sommes pas tellement surpris, puisque nous les avons vus tout au long de leur parcours politique. En réalité, manger dans la main du Kremlin notamment, c'est-à-dire se montrer très complaisant à l'égard de ces dirigeants autoritaires à tendance belliqueuse. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 3:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés6 mars 2025 au 1 déc. 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'objectif du G7 dont la Chine n'est pas membre mais qui sera associée aux travaux si toutefois c'est son souhait, c'est de restaurer un équilibre dans les relations entre les grandes zones du monde au moment où on observe une forme de surproduction en Chine, un sous-investissement en Europe, un sur-endettement américain. Mais oui, dans la relation entre l'Union Européenne et la Chine, nous faut restaurer une forme d'équilibre parce que les performances spectaculaires de la Chine, regardons ce qui s'est passé depuis 25 ans, l'économie chinoise est passée de la taille de l'Italie à celle de l'Union Européenne tout entière. Aujourd'hui, tous les pays de l'Union Européenne accusent un déficit commercial vis-à-vis de la Chine y compris dans des secteurs où nous avions jusqu'à présent de l'avance. C'est le cas des machines-outils, des biens d'équipement. Eh bien, si nous voulons éviter que ces performances spectaculaires de la Chine occasionnent pour l'Europe des conséquences dévastatrices et potentiellement irréversibles en matière d'emploi, eh bien, il nous faut trouver par le dialogue avec la Chine les moyens de restaurer l'équilibre, une concurrence équitable sans quoi, évidemment, il nous faudra prendre des mesures pour défendre en quelque sorte nos industries, nos entreprises profondément bousculées par ces performances économiques chinoises. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 15:01Voir 1 autre passage
« C'est un peu réducteur parce qu'en effet, ce que nous allons obtenir aujourd'hui, c'est que l'Europe nous permette effectivement de faire des dépenses militaires sans que ce soit décompté dans les critères comptables européens. Et puis, l'Europe va se mettre, je dirais, en situation d'emprunter pour pouvoir faire des prêts aux États européens qui en ont besoin. Mais quel est l'enjeu, je dirais presque principal, de cette réunion au-delà des 800 milliards qui vont nous permettre, si tout cet argent est bien mis à profit, de relever considérablement nos défenses ? Eh bien, c'est de passer un message clair et simple. Nous voulons produire et acheter en Europe. Nous ne supportons plus d'être dépendants pour nos approvisionnements militaires et pour notre armement, de dépendre des États-Unis, de la Corée du Sud ou d'autres pays du monde. Parce que nous ne voulons pas que nos choix en matière de politique et de politique internationale soient conditionnés par une dépendance excessive, par un asservissement à d'autres pays du monde. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 4:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, c'est évidemment tout le contraire, puisque, je le disais, la paix ne se décrète pas. Si nous avons vécu 8 décennies de paix, c'est d'abord parce que la génération de celles et ceux qui nous ont précédés ont décidé d'en finir avec les guerres qui avaient déshonoré et ensanglanté l'Europe, avec l'Union Européenne, avec l'OTAN, qui sont au fond des architectures de sécurité qui créent des solidarités entre des pays qui, jusque-là, s'étaient combattus. Et nous avons, grâce à ces mécanismes de solidarité qui sont constamment attaqués par l'extrême droite et l'extrême gauche, garantis à l'Europe la paix et la prospérité pendant des décennies. Aujourd'hui, notre objectif doit être le même, celui de préserver pour les générations à venir une architecture de sécurité pour l'Europe qui préserve la paix et la sécurité. Mais dans le moment que nous traversons, il nous faut relever nos défenses pour écarter le risque d'une guerre, la menace que peut représenter la Russie et les autres menaces par ailleurs. Et les responsables politiques qui, aujourd'hui, critiquent ces choix que nous faisons sont irresponsables. Mais nous ne sommes pas tellement surpris, puisque nous les avons vus tout au long de leur parcours politique. En réalité, manger dans la main du Kremlin notamment, c'est-à-dire se montrer très complaisant à l'égard de ces dirigeants autoritaires à tendance belliqueuse. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 3:13Voir 2 autres passages
« si nous n'avions pas pris ces trains de sanctions la Russie aurait pu bénéficier de centaines de milliards d'euros qu'elle aurait sans nul doute engouffré dans sa guerre d'agression et donc si l'Ukraine tient debout et si aujourd'hui la Russie est en échec sur le front c'est évidemment l'héroïsme le courage des Ukrainiens et c'est aussi le soutien des alliés de l'Ukraine et la pression qu'ils ont exercée sur la Russie qui explique si l'on peut dire la situation dans laquelle nous sommes »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 32:16
« C'est très simple. Nous, nous voulons la paix. Mais la paix, ça ne se décrète pas. Ça se prépare. Ça s'organise. Et aujourd'hui, avec l'élèvement du niveau de la menace, qui est lié notamment au réarmement de la Russie, mais pas seulement, puisqu'on voit du Sahel jusqu'à l'Asie mineure, les réseaux du terrorisme se reconstituer, qu'on voit aussi le risque de prolifération nucléaire plus élevé qu'il ne l'a jamais été, face à cette menace qui s'élève. Il nous faut relever nos défenses pour écarter la menace de la guerre, pour la dissuader, pour l'éloigner de nous. Et c'est précisément ce que nous faisons lorsque nous doublons les moyens que nous consacrons aux dépenses militaires, dans cet esprit, non pas dans un esprit d'agressivité, mais pour dissuader la menace et pour l'écarter. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 mars 2025 au 1 déc. 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, c'est évidemment tout le contraire, puisque, je le disais, la paix ne se décrète pas. Si nous avons vécu 8 décennies de paix, c'est d'abord parce que la génération de celles et ceux qui nous ont précédés ont décidé d'en finir avec les guerres qui avaient déshonoré et ensanglanté l'Europe, avec l'Union Européenne, avec l'OTAN, qui sont au fond des architectures de sécurité qui créent des solidarités entre des pays qui, jusque-là, s'étaient combattus. Et nous avons, grâce à ces mécanismes de solidarité qui sont constamment attaqués par l'extrême droite et l'extrême gauche, garantis à l'Europe la paix et la prospérité pendant des décennies. Aujourd'hui, notre objectif doit être le même, celui de préserver pour les générations à venir une architecture de sécurité pour l'Europe qui préserve la paix et la sécurité. Mais dans le moment que nous traversons, il nous faut relever nos défenses pour écarter le risque d'une guerre, la menace que peut représenter la Russie et les autres menaces par ailleurs. Et les responsables politiques qui, aujourd'hui, critiquent ces choix que nous faisons sont irresponsables. Mais nous ne sommes pas tellement surpris, puisque nous les avons vus tout au long de leur parcours politique. En réalité, manger dans la main du Kremlin notamment, c'est-à-dire se montrer très complaisant à l'égard de ces dirigeants autoritaires à tendance belliqueuse. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 3:13Voir 1 autre passage
« Nous verrons à l'issue du Conseil européen extraordinaire qui se tient à Bruxelles. Mais je crois que le président de la République aura convaincu Victor Orban que, y compris pour la Hongrie, qui est parfois très critique de la politique que nous menons pour l'Ukraine, il est indispensable que cette souveraineté en matière de défense, que cette réappropriation de notre sécurité puisse se faire. Et de ce point de vue-là, je crois que Victor Orban se ralliera aux ambitions nouvelles qui sont celles de l'Europe. À condition, bien sûr, mais c'est une exigence, même si nous ne la formulons pas de la même manière que nous partageons, que ce réarmement européen n'échappent pas aux États membres qui restent, je dirais, les maîtres en matière de sécurité nationale. La Commission met sur la table, propose des dispositifs européens, notamment pour financer cet effort des États membres. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 9:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités14 mai 2025 au 14 mai 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Et jusqu'à présent, nous avons réussi, malgré ses amitiés ou ses fidélités, dont je redis qu'elles sont d'une naïveté confondante, étant donné ce que sont les intentions de Vladimir Poutine vis-à-vis du continent européen, elles ne nous ont pas empêchés d'adopter à 17 reprises des paquets. »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 16:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes20 janv. 2025 au 20 janv. 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est très difficile d'établir ce bilan. Ce sont là des estimations. Ce n'est qu'après la réouverture de Gaza que ce bilan pourra être précisé. Mais ce que l'on pressent d'ores et déjà, c'est que parmi ces victimes civiles, on compte un nombre très important d'enfants et d'enfants très jeunes. C'est évidemment un drame. »
BFMTV · Donald Trump, Tiktok, otages français du Hamas...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 15:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 15:48
« Concrètement, cela veut dire que nous devons avoir avec lui une explication. Je crois que tous les Français partagent le même sentiment. Nous n'acceptons pas que des pays étrangers puissent venir interférer, puissent s'inviter dans le débat politique national, quelles que soient les circonstances. C'est cette explication que nous devons avoir. Nous en avons d'autres également. On pourra peut-être en parler. Les sanctions qui visent des citoyens français, le juge Guillou de la Cour pénale internationale, ou encore Thierry Breton, ancien ministre, ancien vice-président de la Commission européenne, tous deux interdits d'accès aux territoires américains sur des fondements qui nous paraissent injustifiés. Bref, une explication, tout simplement, de manière à ce que nous puissions retrouver un mode de fonctionnement normal. »
franceinfo · Ukraine, Etats-Unis, ingérences, Mexique... L'interview de Jean-Noël BarrotVérifier à 1:58
« Il ne vous a pas échappé que le procureur dans cette affaire c'est M. Vanier de la France Insoumise qui sur ce sujet comme sur d'autres cherche à semer le chaos. Vous ne croyez pas à la sincérité »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 24:45
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 0:50