Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères — Gouvernement Lecornu II·MoDem
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Jean-noël Barrot — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
31 oct. 2024 au 3 mars 2026
Questions
281
Entretiens
13
Sources
13
Heures analysées
3,9 h
Répartition sur 281 questions évaluables
Réponse directe
149
Réponse partielle
37
Réponse à côté
76
Refus explicite
19
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 281
Question 76Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Il y a eu un signalement qui a été fait au procureur de Marseille. Il a été détourné, ce bateau, sous escorte. Vous pouvez nous dire où il est d'ailleurs ?
Refus explicite
C'est à l'autorité judiciaire qu'il appartient de faire toute la lumière sur cette affaire. Et c'est à elle qu'il faut se tourner pour toute question.
« C'est à l'autorité judiciaire qu'il appartient de faire toute la lumière sur cette affaire. Et c'est à elle qu'il faut se tourner pour toute question. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 1:29
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous développons avec eux des projets de coopération pour tout le volet de notre sécurité qui n'est pas nucléaire. C'est ce qu'on appelle dans le jargon militaire le volet conventionnel. Les systèmes d'alerte pour savoir quand des missiles, nucléaires ou non, entrent dans nos espaces ou se dirigent vers nos espaces aériens. La défense anti-aérienne, comment c'est le grand sujet du moment dans la guerre avec l'Iran. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 17:22
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 77Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Il y a quand même un risque aujourd'hui ?
Réponse à côté
Je salue le sens des responsabilités du PS, des Républicains, mais aussi des forces centrales qui acceptent un compromis qui n'a rien de parfait, mais qui permet au pays d'avancer dans un moment où il est confronté à un contexte international très dur et où il doit, s'il veut pouvoir peser, s'il veut pouvoir être entendu, faire preuve d'unité. Ceux qui, au contraire, chez la France insoumise ou au Rassemblement national, multiplient l'émotion de censure, affaiblissent notre pays et son image à l'international.
« Je salue le sens des responsabilités du PS, des Républicains, mais aussi des forces centrales qui acceptent un compromis qui n'a rien de parfait, mais qui permet au pays d'avancer dans un moment où il est confronté à un contexte international très dur et où il doit, s'il veut pouvoir peser, s'il veut pouvoir être entendu, faire preuve d'unité. Ceux qui, au contraire, chez la France insoumise ou au Rassemblement national, multiplient l'émotion de censure, affaiblissent notre pays et son image à l'international. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 17:27
Question 78Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Dans quel port il va aller mouiller, ce bateau ?
Refus explicite
C'est à l'autorité judiciaire qu'il appartient de faire toute la lumière sur cette affaire. Et c'est à elle qu'il faut se tourner pour toute question.
« C'est à l'autorité judiciaire qu'il appartient de faire toute la lumière sur cette affaire. Et c'est à elle qu'il faut se tourner pour toute question. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 1:29
Question 79Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
L'autre grand sujet, c'est évidemment l'Ukraine. Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump, a rencontré Vladimir Poutine pendant plus de trois heures à Moscou. Volodymyr Zelensky a évoqué une trilatérale qui va commencer à Abu Dhabi dans les Émirats. Cette trilatérale, c'est l'Ukraine, la Russie et les États-Unis. Il n'y a pas l'Europe ?
Réponse directe
Vous vous souvenez quand même qu'il y a deux semaines, c'est à Paris que se sont retrouvés les pays européens, les négociateurs américains, le président Zelensky et son équipe pour finaliser... Mais là, les Russes n'étaient pas là. Mais pour finaliser l'ensemble des documents qui touchent aux questions de sécurité, qui touchent aux questions de prospérité, avant que, effectivement, les médiateurs, les négociateurs américains puissent se tourner vers Moscou. Donc nous n'avons pas manqué ces deux derniers mois de séances de négociations très intenses. Mais l'Europe a été absolument centrale dans les discussions entre les États-Unis et l'Ukraine depuis deux mois, qui ont permis de bâtir un paq…
« Vous vous souvenez quand même qu'il y a deux semaines, c'est à Paris que se sont retrouvés les pays européens, les négociateurs américains, le président Zelensky et son équipe pour finaliser... Mais là, les Russes n'étaient pas là. Mais pour finaliser l'ensemble des documents qui touchent aux questions de sécurité, qui touchent aux questions de prospérité, avant que, effectivement, les médiateurs, les négociateurs américains puissent se tourner vers Moscou. Donc nous n'avons pas manqué ces deux derniers mois de séances de négociations très intenses. Mais l'Europe a été absolument centrale dans les discussions entre les États-Unis et l'Ukraine depuis deux mois, qui ont permis de bâtir un paquet pour la sortie de la guerre, pour le cessez-le-feu, que Vladimir Poutine doit aujourd'hui saisir. Sans quoi nous continuerons à accentuer la pression sur lui au moment où il continue de pilonner les villes ukrainiennes, les infrastructures énergétiques. Et nous allons continuer à soutenir l'Ukraine. D'ailleurs, cet après-midi, je présiderai une réunion associant les pays du G7, mais aussi les pays nordiques et les pays baltiques, pour apporter des réponses à l'état d'urgence énergétique qui a été décrité par le président Zelensky. À cette occasion, la France apportera, annoncera, qu'elle fournira à l'Ukraine l'équivalent de 13 mégawatts d'énergie, une centaine de générateurs, pour que dans les villes et dans les territoires où les infrastructures ont été détruites, ce soutien puisse être apporté. Ce soutien qui viendra s'ajouter à celui des autres pays qui seront présents à cette réunion. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 11:15
Question 80Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
C'est symbolique. C'est une façon d'envoyer un message diplomatique pour dire nous les Français, on est là ?
Réponse directe
Oui, c'est ce que nous avons fait l'été dernier. Le président de la République s'est rendu sur place au début de l'été. Il a annoncé que nous procéderions à cette ouverture, qui était une manière d'affirmer notre présence sur place, notre volonté de cultiver les liens avec le Groenland. Ma collègue groenlandaise a choisi la France lorsqu'elle s'est déplacée pour la première fois dans l'Union européenne. Et je lui ai rendu la politesse en me déplaçant sur place. Non, nous avons soutenu la création de ce Conseil de la paix, de ce Board of Peace, lorsqu'il a été inscrit dans une résolution, dans un texte des Nations Unies au mois de novembre dernier, le 17 novembre. Mais ça devait concerner qu…
« Oui, c'est ce que nous avons fait l'été dernier. Le président de la République s'est rendu sur place au début de l'été. Il a annoncé que nous procéderions à cette ouverture, qui était une manière d'affirmer notre présence sur place, notre volonté de cultiver les liens avec le Groenland. Ma collègue groenlandaise a choisi la France lorsqu'elle s'est déplacée pour la première fois dans l'Union européenne. Et je lui ai rendu la politesse en me déplaçant sur place. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 7:31Voir 2 autres passages
« Non, nous avons soutenu la création de ce Conseil de la paix, de ce Board of Peace, lorsqu'il a été inscrit dans une résolution, dans un texte des Nations Unies au mois de novembre dernier, le 17 novembre. Mais ça devait concerner que Gaza. Et nous saluons les efforts de l'administration américaine pour faire avancer ce plan de paix que le président Trump a présenté. Vous vous en souvenez, à la fin du mois de septembre, plan de paix auquel nous avons ouvert la voie avec l'initiative que nous avions portée pendant un an avec l'Arabie saoudite. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 8:29
« Et donc nous soutenons sans réserve la mise en œuvre du plan de paix. S'agissant du Conseil de la paix, du Board of Peace, qui a été lancé officiellement hier, nous avons indiqué, nous avons exprimé des réserves sur sa charte, c'est-à-dire sur son document constitutif, qui, à nous comme à beaucoup d'autres pays du monde, paraît, je dirais, incompatible, ou en tout cas, paraît, pouvoir se substituer à la charte des Nations Unies à laquelle nous sommes très profondément et indéfectiblement attachés. »
Question 81Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Les sanctions sur l'embargo sur le pétrole russe ?
Réponse partielle
Sur la circulation de navires battant faux pavillons pour continuer à vendre du pétrole et financer l'effort de guerre.
« Sur la circulation de navires battant faux pavillons pour continuer à vendre du pétrole et financer l'effort de guerre. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 1:10
Question 82Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Le plus vite possible. Aujourd'hui, c'est jour de motion de censure à l'Assemblée. D'ailleurs, dans quelques instants après cet entretien, vous allez rejoindre les bancs du gouvernement. Le PS et les Républicains ont annoncé qu'ils ne voteraient pas cette motion de censure. Vous êtes inquiet ?
Réponse directe
Je salue le sens des responsabilités du PS, des Républicains, mais aussi des forces centrales qui acceptent un compromis qui n'a rien de parfait, mais qui permet au pays d'avancer dans un moment où il est confronté à un contexte international très dur et où il doit, s'il veut pouvoir peser, s'il veut pouvoir être entendu, faire preuve d'unité. Ceux qui, au contraire, chez la France insoumise ou au Rassemblement national, multiplient l'émotion de censure, affaiblissent notre pays et son image à l'international.
« Je salue le sens des responsabilités du PS, des Républicains, mais aussi des forces centrales qui acceptent un compromis qui n'a rien de parfait, mais qui permet au pays d'avancer dans un moment où il est confronté à un contexte international très dur et où il doit, s'il veut pouvoir peser, s'il veut pouvoir être entendu, faire preuve d'unité. Ceux qui, au contraire, chez la France insoumise ou au Rassemblement national, multiplient l'émotion de censure, affaiblissent notre pays et son image à l'international. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 17:27
Question 83Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Vous savez ce qu'il y a dedans ?
Réponse partielle
Je n'en ai pas les détails à ce stade, mais ce que je puis dire... Ce que je puis dire, c'est que nous soutons le Danemark qui est évidemment souverain et qui est, je dirais, le premier acteur de cette négociation. Ils nous le soutiendront toujours, ainsi que les autorités groenlandaises qui connaissent l'appui des autorités françaises. Le président de la République s'est rendu sur place. Je me suis rendu moi aussi. Je m'y rendrai sans doute dans les prochaines semaines. Mais l'OTAN est effectivement le cadre que nous avons désigné comme étant le cadre pertinent pour apporter une réponse et pour que l'Arctique puisse être sûr. Et de la sécurité de l'Arctique dépend de la sécurité européenne…
« Je n'en ai pas les détails à ce stade, mais ce que je puis dire... »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 5:52Voir 2 autres passages
« Ce que je puis dire, c'est que nous soutons le Danemark qui est évidemment souverain et qui est, je dirais, le premier acteur de cette négociation. Ils nous le soutiendront toujours, ainsi que les autorités groenlandaises qui connaissent l'appui des autorités françaises. Le président de la République s'est rendu sur place. Je me suis rendu moi aussi. Je m'y rendrai sans doute dans les prochaines semaines. Mais l'OTAN est effectivement le cadre que nous avons désigné comme étant le cadre pertinent pour apporter une réponse et pour que l'Arctique puisse être sûr. Et de la sécurité de l'Arctique dépend de la sécurité européenne. Et c'est la raison pour laquelle il est bien naturel qu'au sein de l'OTAN, les Européens prennent en charge cette responsabilité. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 5:57
« La souveraineté est indivisible. La souveraineté sur le Groenland dépend du royaume du Danemark et du gouvernement groenlandais, du peuple groenlandais. C'est dans cet esprit que nous nous sommes positionnés dès le premier jour. Et c'est la position qui est la nôtre aujourd'hui. »
Question 84Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Vous étiez à Davos. Hier, il y a eu ce sommet européen extraordinaire à Bruxelles. On a évidemment beaucoup de questions à vous poser sur Donald Trump, sur le Groenland, sur l'Ukraine. Mais d'abord, l'actualité, c'est ce pétrolier en provenance de Mourmansk en Russie, le pétrolier cargo Grilch, qui a été arraisonné en Méditerranée par la marine française, un pétrolier sous sanction internationale, suspecté d'arborer un faux pavillon. Emmanuel Macron disait hier, nous ne laisserons rien passer. On en sait plus ce matin, M. le ministre, sur ce navire. Il fait partie de la flotte fantôme russe ?
Réponse partielle
Une enquête est en cours qui va déterminer, je dirais, la question de ce pavillon, les motivations de ce navire. Mais cette opération, qui est tout à fait conforme à celle qui a été menée il y a quelques mois, au mois d'octobre, au large de Madère, pour entraver la circulation des navires de la flotte fantôme que la Russie utilise pour contourner les sanctions qui ont été appliquées par les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Europe.
« Une enquête est en cours qui va déterminer, je dirais, la question de ce pavillon, les motivations de ce navire. Mais cette opération, qui est tout à fait conforme à celle qui a été menée il y a quelques mois, au mois d'octobre, au large de Madère, pour entraver la circulation des navires de la flotte fantôme que la Russie utilise pour contourner les sanctions qui ont été appliquées par les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Europe. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 0:42
Question 85Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Mais cet accord dont Donald Trump parle avec le secrétaire général de l'OTAN, vous en avez pris connaissance ?
Réponse partielle
Je n'en ai pas les détails à ce stade, mais ce que je puis dire... Ce que je puis dire, c'est que nous soutons le Danemark qui est évidemment souverain et qui est, je dirais, le premier acteur de cette négociation. Ils nous le soutiendront toujours, ainsi que les autorités groenlandaises qui connaissent l'appui des autorités françaises. Le président de la République s'est rendu sur place. Je me suis rendu moi aussi. Je m'y rendrai sans doute dans les prochaines semaines. Mais l'OTAN est effectivement le cadre que nous avons désigné comme étant le cadre pertinent pour apporter une réponse et pour que l'Arctique puisse être sûr. Et de la sécurité de l'Arctique dépend de la sécurité européenne…
« Je n'en ai pas les détails à ce stade, mais ce que je puis dire... »
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« Ce que je puis dire, c'est que nous soutons le Danemark qui est évidemment souverain et qui est, je dirais, le premier acteur de cette négociation. Ils nous le soutiendront toujours, ainsi que les autorités groenlandaises qui connaissent l'appui des autorités françaises. Le président de la République s'est rendu sur place. Je me suis rendu moi aussi. Je m'y rendrai sans doute dans les prochaines semaines. Mais l'OTAN est effectivement le cadre que nous avons désigné comme étant le cadre pertinent pour apporter une réponse et pour que l'Arctique puisse être sûr. Et de la sécurité de l'Arctique dépend de la sécurité européenne. Et c'est la raison pour laquelle il est bien naturel qu'au sein de l'OTAN, les Européens prennent en charge cette responsabilité. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 5:57
« La souveraineté est indivisible. La souveraineté sur le Groenland dépend du royaume du Danemark et du gouvernement groenlandais, du peuple groenlandais. C'est dans cet esprit que nous nous sommes positionnés dès le premier jour. Et c'est la position qui est la nôtre aujourd'hui. »
Question 86Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Deux autres sujets rapidement dans l'actualité. Le Parlement a voté la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne. Est-ce qu'il serait concevable que la Commission européenne passe outre et demande l'application immédiate du traité sans attendre la décision de la Cour ?
Réponse directe
Je crois qu'elle doit respecter les procédures, respecter le Parlement qui s'est exprimé très clairement, d'une manière tout à fait cohérente d'ailleurs, avec la position que la France avait dépendue. La France a pris une position. Elle a d'ailleurs été, je dirais, accablée, y compris par des médias français, la semaine dernière, comme étant isolée. Je constate que le Parlement européen s'est rallié.
« Je crois qu'elle doit respecter les procédures, respecter le Parlement qui s'est exprimé très clairement, d'une manière tout à fait cohérente d'ailleurs, avec la position que la France avait dépendue. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 15:49
Question 87Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Alors, il y aura les ministres des Affaires étrangères de ces pays, donc dans le cadre du G7 que la France dirige cette année. Vous allez demander aux Russes la restitution de la centrale de Zaporizhia ?
Réponse partielle
C'est l'un des sujets qui est au cœur des négociations.
« C'est l'un des sujets qui est au cœur des négociations. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 13:05
Question 88Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Le président de la République a dit hier que cette opération avait été menée par la marine française avec des alliés. On a cité le Royaume-Uni. Il y a d'autres pays qui ont permis l'arraisonnement de ce bateau ?
Réponse partielle
Comme pour l'opération qui avait eu lieu au large de Madère, c'est en lien avec nos alliés, avec les pays qui, comme nous, soutiennent l'Ukraine et qui ont l'intention d'entraver la flotte fantôme que nous avons par ailleurs sanctionnée, que nous avons mené cette opération.
« Comme pour l'opération qui avait eu lieu au large de Madère, c'est en lien avec nos alliés, avec les pays qui, comme nous, soutiennent l'Ukraine et qui ont l'intention d'entraver la flotte fantôme que nous avons par ailleurs sanctionnée, que nous avons mené cette opération. »
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Question 89Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Puisqu'il n'y a plus d'escalade, il n'y a plus de riposte, mais on garde le pistolet sur la table. C'est ça l'idée ?
Réponse à côté
Les chefs d'État et de gouvernement ont constaté d'abord que les messages qui ont été adressés avec beaucoup de calme, mais aussi avec beaucoup de fermeté, ont sans doute contribué à faire évoluer la position américaine, qu'il fallait donc, disons, se tenir prêt à ce que, quelle que soit la menace et d'où qu'elle provienne, des messages puissent être adressés avec autant de calme et avec autant de fermeté pour produire les résultats utiles. Et ça, c'est un moment très important puisque c'est un moment où les Européens décident ensemble de s'affirmer comme une puissance, la puissance européenne qui sait défendre ses intérêts.
« Les chefs d'État et de gouvernement ont constaté d'abord que les messages qui ont été adressés avec beaucoup de calme, mais aussi avec beaucoup de fermeté, ont sans doute contribué à faire évoluer la position américaine, qu'il fallait donc, disons, se tenir prêt à ce que, quelle que soit la menace et d'où qu'elle provienne, des messages puissent être adressés avec autant de calme et avec autant de fermeté pour produire les résultats utiles. Et ça, c'est un moment très important puisque c'est un moment où les Européens décident ensemble de s'affirmer comme une puissance, la puissance européenne qui sait défendre ses intérêts. »
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Question 90Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Volandimir Zelensky a été très rude hier avec l'Europe. Il a dit que l'Europe était fragmentée, qu'elle était un peu perdue, notamment dans sa réponse à Donald Trump. Ça vous a frappé, ces propos ?
Réponse à côté
Je constate que l'Europe a répondu, je le disais tout à l'heure, avec beaucoup de fermeté, s'agissant des droits de douane ou de l'intérité territorial du Danemark. Je constate aussi que c'est désormais l'Union européenne, l'Europe, qui apporte la quasi-intégralité du soutien à l'Ukraine.
« Je constate que l'Europe a répondu, je le disais tout à l'heure, avec beaucoup de fermeté, s'agissant des droits de douane ou de l'intérité territorial du Danemark. Je constate aussi que c'est désormais l'Union européenne, l'Europe, qui apporte la quasi-intégralité du soutien à l'Ukraine. »
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Question 91Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
À quoi ça sert un consulat au Groenland ?
Réponse à côté
Oui, c'est ce que nous avons fait l'été dernier. Le président de la République s'est rendu sur place au début de l'été. Il a annoncé que nous procéderions à cette ouverture, qui était une manière d'affirmer notre présence sur place, notre volonté de cultiver les liens avec le Groenland. Ma collègue groenlandaise a choisi la France lorsqu'elle s'est déplacée pour la première fois dans l'Union européenne. Et je lui ai rendu la politesse en me déplaçant sur place. Non, nous avons soutenu la création de ce Conseil de la paix, de ce Board of Peace, lorsqu'il a été inscrit dans une résolution, dans un texte des Nations Unies au mois de novembre dernier, le 17 novembre. Mais ça devait concerner qu…
« Oui, c'est ce que nous avons fait l'été dernier. Le président de la République s'est rendu sur place au début de l'été. Il a annoncé que nous procéderions à cette ouverture, qui était une manière d'affirmer notre présence sur place, notre volonté de cultiver les liens avec le Groenland. Ma collègue groenlandaise a choisi la France lorsqu'elle s'est déplacée pour la première fois dans l'Union européenne. Et je lui ai rendu la politesse en me déplaçant sur place. »
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« Non, nous avons soutenu la création de ce Conseil de la paix, de ce Board of Peace, lorsqu'il a été inscrit dans une résolution, dans un texte des Nations Unies au mois de novembre dernier, le 17 novembre. Mais ça devait concerner que Gaza. Et nous saluons les efforts de l'administration américaine pour faire avancer ce plan de paix que le président Trump a présenté. Vous vous en souvenez, à la fin du mois de septembre, plan de paix auquel nous avons ouvert la voie avec l'initiative que nous avions portée pendant un an avec l'Arabie saoudite. »
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« Et donc nous soutenons sans réserve la mise en œuvre du plan de paix. S'agissant du Conseil de la paix, du Board of Peace, qui a été lancé officiellement hier, nous avons indiqué, nous avons exprimé des réserves sur sa charte, c'est-à-dire sur son document constitutif, qui, à nous comme à beaucoup d'autres pays du monde, paraît, je dirais, incompatible, ou en tout cas, paraît, pouvoir se substituer à la charte des Nations Unies à laquelle nous sommes très profondément et indéfectiblement attachés. »
Question 92Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Encore un mot sur le Groenland. Vous aviez annoncé l'ouverture d'un consulat français à NUC au Groenland. Il était question que ce soit le 6 février. C'est toujours à l'ordre du jour ?
Réponse directe
C'est toujours à l'ordre du jour. Et comme je vous l'ai dit, je me déplacerai à l'invitation des autorités danoises et groenlandaises dans les prochaines semaines. La date n'est pas encore fixée.
« C'est toujours à l'ordre du jour. Et comme je vous l'ai dit, je me déplacerai à l'invitation des autorités danoises et groenlandaises dans les prochaines semaines. La date n'est pas encore fixée. »
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Question 93Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Et autre sujet, l'Iran, un mot sur l'Iran. Vous avez des nouvelles de Cécile Collère et Jacques Paris. Ils ont été libérés de la prison d'Evin le 4 novembre dernier, mais ils sont toujours retenus en Iran. Vous avez de leurs nouvelles ?
Réponse directe
Ils sont en sécurité à l'ambassade de France, à Téhéran. Comme nos compatriotes sur place, ils se sont inquiétés des conséquences que pourraient avoir la répression très violente, les violences d'État qui se sont déployées ces dernières semaines. Ils vont bien. J'aurai un contact avec eux aujourd'hui. Je leur redirai notre soutien et notre mobilisation s'en relâche pour obtenir leur retour en France.
« Ils sont en sécurité à l'ambassade de France, à Téhéran. Comme nos compatriotes sur place, ils se sont inquiétés des conséquences que pourraient avoir la répression très violente, les violences d'État qui se sont déployées ces dernières semaines. Ils vont bien. J'aurai un contact avec eux aujourd'hui. Je leur redirai notre soutien et notre mobilisation s'en relâche pour obtenir leur retour en France. »
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Question 94Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Il y a un sondage qui m'a beaucoup frappé, sondage Elab pour BFMTV. Dans ce sondage, il dit que 4% des Français, je dis bien 4% seulement, considèrent encore les États-Unis comme un allié. 44% voient les États-Unis comme un ennemi, et la moitié des Français disent que c'est au mieux un partenaire, mais avec qui il faut rester prudent. Est-ce qu'au fond, la voie diplomatique française, désormais, est alignée sur ce ressenti des Français ?
Réponse directe
Je crois qu'en tout cas, nous avons dit très clairement non, nous avons dit très clairement stop, et je veux saluer d'ailleurs l'unanimité qui s'est formée sur l'ensemble du spectre politique pour soutenir les positions du président de la République et de la diplomatie française cette semaine. S'agissant des États-Unis, avec les États-Unis, nous sommes alliés, mais nous ne sommes pas alignés. Et quand je dis que nous sommes alliés, nous sommes alliés avec les États-Unis en tant que tels, pas avec leur président en tant que personne, intuitu personné. C'est un élément à garder en tête.
« Je crois qu'en tout cas, nous avons dit très clairement non, nous avons dit très clairement stop, et je veux saluer d'ailleurs l'unanimité qui s'est formée sur l'ensemble du spectre politique pour soutenir les positions du président de la République et de la diplomatie française cette semaine. S'agissant des États-Unis, avec les États-Unis, nous sommes alliés, mais nous ne sommes pas alignés. Et quand je dis que nous sommes alliés, nous sommes alliés avec les États-Unis en tant que tels, pas avec leur président en tant que personne, intuitu personné. C'est un élément à garder en tête. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 15:04
Question 95Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralité
Alors c'est nous les Européens qui disons que Donald Trump a reculé. Lui, il ne lit pas la séquence de la même manière. Il dit « en fait j'ai trouvé un accord avec Marc Routteux, le secrétaire général de l'OTAN, sans qu'on sache d'ailleurs très bien de quoi il s'agit. Parce que cet accord, il ne peut pas porter sur la souveraineté du Danemark. Est-ce que vous savez ce qu'il y a dans cet accord justement avec l'OTAN ?
Réponse à côté
D'abord, il faut souligner le rôle que la France a joué et celui du président de la République pour tenir cette ligne de fermeté que j'évoquais à l'instant. Cette ligne de fermeté sur la défense de nos intérêts s'est accompagnée effectivement de propositions formulées par le Danemark que nous avons soutenues aux Etats-Unis s'agissant de la sécurité du Groenland et de la sécurité de l'OTAN. C'était une manière de montrer que les Européens sont prêts à prendre en charge les questions de sécurité, y compris dans l'Arctique et y compris au Groenland.
« D'abord, il faut souligner le rôle que la France a joué et celui du président de la République pour tenir cette ligne de fermeté que j'évoquais à l'instant. »
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« Cette ligne de fermeté sur la défense de nos intérêts s'est accompagnée effectivement de propositions formulées par le Danemark que nous avons soutenues aux Etats-Unis s'agissant de la sécurité du Groenland et de la sécurité de l'OTAN. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 5:24
« C'était une manière de montrer que les Européens sont prêts à prendre en charge les questions de sécurité, y compris dans l'Arctique et y compris au Groenland. »
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 5:38
Question 96"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Est-ce que c'est aujourd'hui une hypothèse cette guerre contre la Russie ?
Réponse à côté
C'est très simple. Nous, nous voulons la paix. Mais la paix, ça ne se décrète pas. Ça se prépare. Ça s'organise. Et aujourd'hui, avec l'élèvement du niveau de la menace, qui est lié notamment au réarmement de la Russie, mais pas seulement, puisqu'on voit du Sahel jusqu'à l'Asie mineure, les réseaux du terrorisme se reconstituer, qu'on voit aussi le risque de prolifération nucléaire plus élevé qu'il ne l'a jamais été, face à cette menace qui s'élève. Il nous faut relever nos défenses pour écarter la menace de la guerre, pour la dissuader, pour l'éloigner de nous. Et c'est précisément ce que nous faisons lorsque nous doublons les moyens que nous consacrons aux dépenses militaires, dans cet es…
« C'est très simple. Nous, nous voulons la paix. Mais la paix, ça ne se décrète pas. Ça se prépare. Ça s'organise. Et aujourd'hui, avec l'élèvement du niveau de la menace, qui est lié notamment au réarmement de la Russie, mais pas seulement, puisqu'on voit du Sahel jusqu'à l'Asie mineure, les réseaux du terrorisme se reconstituer, qu'on voit aussi le risque de prolifération nucléaire plus élevé qu'il ne l'a jamais été, face à cette menace qui s'élève. Il nous faut relever nos défenses pour écarter la menace de la guerre, pour la dissuader, pour l'éloigner de nous. Et c'est précisément ce que nous faisons lorsque nous doublons les moyens que nous consacrons aux dépenses militaires, dans cet esprit, non pas dans un esprit d'agressivité, mais pour dissuader la menace et pour l'écarter. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 0:50
Question 97"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Mais alors, indépendamment de ce fonctionnement qui est évidemment essentiel, est-ce que vous pensez qu'on doit passer à une ère où les chefs d'État qui se comportent comme des criminels de guerre, qui perpètrent des crimes contre l'humanité, doivent être jugés, Jean-Noël Barraud ?
Réponse directe
Nous soutenons les institutions, la Cour pénale internationale, la Cour internationale de justice, qui font appliquer le droit international et le droit international humanitaire. Et c'est essentiel dans un moment que nous traversons, où nous voyons la violence désinhiber, se décomplexer, et sur les théâtres de guerre, les violations au droit international se multiplient. C'est pourquoi ces instances doivent être confortées dans leur travail, leur travail indépendant, qu'elles doivent pouvoir ouvrir des enquêtes, aller jusqu'au bout de ces enquêtes et prononcer le cas échéant des sanctions.
« Nous soutenons les institutions, la Cour pénale internationale, la Cour internationale de justice, qui font appliquer le droit international et le droit international humanitaire. Et c'est essentiel dans un moment que nous traversons, où nous voyons la violence désinhiber, se décomplexer, et sur les théâtres de guerre, les violations au droit international se multiplient. C'est pourquoi ces instances doivent être confortées dans leur travail, leur travail indépendant, qu'elles doivent pouvoir ouvrir des enquêtes, aller jusqu'au bout de ces enquêtes et prononcer le cas échéant des sanctions. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 9:26
Question 98"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Une semaine extrêmement importante pour la paix et la guerre entre les nations avec Volodymyr Zelensky en quête de soutien à Paris. C'est la raison pour laquelle nous souhaitions vous inviter. Jean-Noël Barraud, bonjour. Merci d'être là. Vous êtes ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Pour dialoguer avec vous, mon camarade Jean-Lémarie est ici même dans ce studio avec une situation qui semble de plus en plus inquiétante. À la une du Wall Street Journal, le plan secret de l'Allemagne en cas de guerre contre la Russie. Jean-Noël Barraud, est-ce que la France a un plan de ce type ?
Réponse à côté
C'est très simple. Nous, nous voulons la paix. Mais la paix, ça ne se décrète pas. Ça se prépare. Ça s'organise. Et aujourd'hui, avec l'élèvement du niveau de la menace, qui est lié notamment au réarmement de la Russie, mais pas seulement, puisqu'on voit du Sahel jusqu'à l'Asie mineure, les réseaux du terrorisme se reconstituer, qu'on voit aussi le risque de prolifération nucléaire plus élevé qu'il ne l'a jamais été, face à cette menace qui s'élève. Il nous faut relever nos défenses pour écarter la menace de la guerre, pour la dissuader, pour l'éloigner de nous. Et c'est précisément ce que nous faisons lorsque nous doublons les moyens que nous consacrons aux dépenses militaires, dans cet es…
« C'est très simple. Nous, nous voulons la paix. Mais la paix, ça ne se décrète pas. Ça se prépare. Ça s'organise. Et aujourd'hui, avec l'élèvement du niveau de la menace, qui est lié notamment au réarmement de la Russie, mais pas seulement, puisqu'on voit du Sahel jusqu'à l'Asie mineure, les réseaux du terrorisme se reconstituer, qu'on voit aussi le risque de prolifération nucléaire plus élevé qu'il ne l'a jamais été, face à cette menace qui s'élève. Il nous faut relever nos défenses pour écarter la menace de la guerre, pour la dissuader, pour l'éloigner de nous. Et c'est précisément ce que nous faisons lorsque nous doublons les moyens que nous consacrons aux dépenses militaires, dans cet esprit, non pas dans un esprit d'agressivité, mais pour dissuader la menace et pour l'écarter. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 0:50
Question 99"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Ces mêmes parties, en tout cas la France Insoumise, accusent votre gouvernement de complaisance vis-à-vis d'Israël. Est-ce que la politique française a été trop proche des intérêts israéliens ?
Réponse directe
Vous savez, après le massacre antisémite du 7 octobre et la guerre qui a commencé dès le lendemain du 8 octobre, la France a été en première ligne pour apporter des réponses aux souffrances des Palestiniens. C'est à Paris qu'a eu lieu, un mois après le début de cette guerre, la première conférence internationale permettant de rassembler un milliard d'euros au profit de l'aide humanitaire à Gaza. C'est encore la France qui est la première à envoyer un bâtiment militaire à proximité de Gaza pour soigner les Palestiniens blessés dans les premiers mois de la guerre. Et c'est encore la France qui est l'un des rares pays au monde à soutenir directement sur le plan budgétaire l'autorité palestinie…
« Vous savez, après le massacre antisémite du 7 octobre et la guerre qui a commencé dès le lendemain du 8 octobre, la France a été en première ligne pour apporter des réponses aux souffrances des Palestiniens. C'est à Paris qu'a eu lieu, un mois après le début de cette guerre, la première conférence internationale permettant de rassembler un milliard d'euros au profit de l'aide humanitaire à Gaza. C'est encore la France qui est la première à envoyer un bâtiment militaire à proximité de Gaza pour soigner les Palestiniens blessés dans les premiers mois de la guerre. Et c'est encore la France qui est l'un des rares pays au monde à soutenir directement sur le plan budgétaire l'autorité palestinienne. Mais tout cela est évidemment essentiel, mais cela doit s'accompagner, si je puis dire, d'initiatives politiques. Et je souhaiterais que les voix qui s'élèvent pour critiquer l'attitude du président de la République ou de la France et de son gouvernement puissent saluer la dynamique internationale que nous avons créée autour de la reconnaissance de l'État de Palestine. Beaucoup l'avaient promis, nous l'avons fait. Et nous l'avons fait dans un cadre qui associe l'ensemble des pays du monde, dans une approche multilatérale où nous avons fait prendre à la communauté internationale un double engagement, une double déclaration. Faire en sorte que les pays arabes, le moment venu, puissent établir des relations normales avec Israël et en même temps condamner le Hamas à appeler à son désarmement et à son exclusion de tout rôle dans la gouvernance future de Gaza. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 5:47
Question 100"Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
pour aider l'Ukraine ?
Réponse partielle
Non, il ne se passe pas sans nous. D'ailleurs, si le président Zelensky est à Paris aujourd'hui, ça n'est pas tout à fait un hasard. Nous n'avons ménagé aucun effort pour que tout soit fait dans l'intérêt de la paix pour l'Ukraine et de la sécurité pour l'Europe et notre mobilisation a payé puisque, vous l'avez vu, suite à la présentation de ce plan initial en 28 points, nous avons d'une part obtenu que tout ce qui concerne les Européens en soit retranché et nous avons obtenu par ailleurs que les Etats-Unis pour la première fois expriment clairement leur intention de travailler avec nous à la préparation de ce qu'on appelle les garanties de sécurité, c'est-à-dire les éléments militaires qui…
« Non, il ne se passe pas sans nous. D'ailleurs, si le président Zelensky est à Paris aujourd'hui, ça n'est pas tout à fait un hasard. Nous n'avons ménagé aucun effort pour que tout soit fait dans l'intérêt de la paix pour l'Ukraine et de la sécurité pour l'Europe et notre mobilisation a payé puisque, vous l'avez vu, suite à la présentation de ce plan initial en 28 points, nous avons d'une part obtenu que tout ce qui concerne les Européens en soit retranché et nous avons obtenu par ailleurs que les Etats-Unis pour la première fois expriment clairement leur intention de travailler avec nous à la préparation de ce qu'on appelle les garanties de sécurité, c'est-à-dire les éléments militaires qui permettront une fois la paix obtenue d'éviter toute nouvelle agression. Et donc, en même temps que nous soutenons ou que nous poursuivons notre politique de soutien à l'Ukraine et de pression sur la Russie, nous jouons un rôle dans les discussions. Mais tout ça ne doit pas nous faire oublier le rôle de la culture parce que la guerre ne se livre pas seulement avec des tanks et des canons, elle se livre aussi avec les armes de l'esprit. Et c'est la raison pour laquelle nous sommes si fiers de lancer aujourd'hui la saison culturelle franco-ukrainienne qui va durer quatre mois et qui, »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 19:49
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« Vous m'avez posé deux questions. La première, c'est le type de vol. Eh bien, il y a toutes les possibilités. Il y a des vols commerciaux sur lesquels on parvient à obtenir des blocs de place. Il y a des vols que nous pouvons affrêter, des vols civils que nous pouvons affrêter. Il y a aussi des possibilités qui pourraient se présenter ou que nous pourrions solliciter d'avions de la République française. Ensuite, s'agissant des personnes vulnérables, ce sont les postes diplomatiques, les ambassades et les consulats qui sont au contact de nos ressortissants sur place, en lien avec le Quai d'Orsay, qui établit ces listes pour que les personnes vulnérables puissent retourner en France en priorité. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 10:50
« Elle n'est pas faite pour faire peur à Vladimir Poutine à ce stade. Elle est faite pour, une fois la paix conclue, dissuader toute nouvelle agression. Et de ce point de vue-là, oui, elle sera dissuasive et elle est prête à l'être, prête à être déployée. Cette coalition des volontaires, vous le savez, elle a une triple vocation. La première, c'est d'apporter le soutien nécessaire à l'armée ukrainienne une fois la paix intervenue pour qu'elle puisse se maintenir à niveau et donc repousser toute menace. Deuxième volet, c'est son, loin de la ligne de front, et après le cessez-feu conclu, des capacités militaires dans les airs, en mer, sur terre, qui dissuaderont un peu plus encore toute nouvelle agression. Et puis enfin, ce sont des arrangements juridiques qui garantissent que toute nouvelle agression sera suivie de conséquences. Et ce travail de planification militaire qui rassemble plus de 30 pays est absolument inédit dans notre histoire récente, sans doute depuis la création de l'OTAN, puisque beaucoup des pays qui participent à cette coalition, que le président de la République réunit aujourd'hui, n'avaient jamais participé à des exercices de ce type, ou en tout cas à un travail de ce type, à l'extérieur de l'OTAN. »
franceinfo · Ukraine, Etats-Unis, ingérences, Mexique... L'interview de Jean-Noël BarrotVérifier à 19:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous avons, aux Émirats, puisque nous avons cette base navale et cette base aérienne, où nous d'ailleurs nous nous sommes rendus avec le président de la République, la ministre des Armées, au mois de décembre, pour soutenir nos troupes. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 4:27Voir 2 autres passages
« Merci de rappeler que les autorités libanaises, hier, ont été très claires. Elles ont dénoncé les frappes menées par le Hezbollah sur le nord d'Israël. Elles ont appelé à son désarmement. Elles ont déclaré comme illégale la branche armée du Hezbollah. Et ce désarmement, il est indispensable, il est essentiel. Nous l'appelons de nos voeux et nous ne faisons pas que l'appeler de nos voeux. Nous avions prévu d'organiser ce jeudi une conférence consacrée au renforcement des forces armées libanaises, celles qui doivent disposer du monopole des armes. Cette conférence, nous espérons pouvoir la tenir au plus vite, mais pour ça, il faut bien sûr que l'escalade militaire puisse s'arrêter dans la région. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 14:36
« des images qui me rappellent, exactement, qui me rappellent celles de l'automne 2024 qui a précipité le Liban au bord du précipice. Et si le pays n'y est pas tombé, c'est parce que la France, en lien avec les États-Unis, a obtenu un cessez-le-feu et un accord de cessez-le-feu. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 13:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 39 observations39 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pardon. Les 25 000 personnes, c'est celles qui se sont inscrites, celles qui s'étaient inscrites avant le début des opérations militaires et celles qui se sont inscrites depuis. Et j'invite ceux qui ne l'ont pas encore fait à le faire pour que nous puissions les localiser. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 8:50Voir 2 autres passages
« Pour l'essentiel, ce sont des Français qui résident dans la région, y compris des binationaux. Pour d'autres, ce sont des Français de passage. Ces Français de passage, nous les invitons pour pouvoir les recenser, pour pouvoir savoir où ils sont, à s'inscrire sur le filarian, sur le site du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. À ce stade, c'est plus de 25 000 personnes que nous identifions comme Français de passage s'étant inscrits. Et c'est vers eux, bien sûr, que nous nous tournerons. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 8:06
« Bien sûr. C'est un discours historique qui fait franchir une étape à notre dissuasion, qui est un trésor national et qui va rester indépendante et française de bout en bout. Plus précisément, l'appréciation des intérêts vitaux appartiendra uniquement au président de la République et la décision d'emploi de l'arme nucléaire appartiendra exclusivement au président de la République. Mais il y a deux dimensions nouvelles. La première, c'est que nous allons durcir notre dissuasion en relevant notre arsenal, le nombre de nos têtes nucléaires. Le deuxième élément majeur, c'est que nous allons créer des coopérations nouvelles avec les pays européens. Dans le cadre de cette dissuasion avancée qui va leur permettre de participer à des exercices, de s'associer à des manœuvres de signalement ou de pouvoir accueillir sur leur sol des déploiements de circonstances. C'est ce qui est très avantageux pour nous. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées31 oct. 2024 au 3 mars 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour l'essentiel, ce sont des Français qui résident dans la région, y compris des binationaux. Pour d'autres, ce sont des Français de passage. Ces Français de passage, nous les invitons pour pouvoir les recenser, pour pouvoir savoir où ils sont, à s'inscrire sur le filarian, sur le site du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. À ce stade, c'est plus de 25 000 personnes que nous identifions comme Français de passage s'étant inscrits. Et c'est vers eux, bien sûr, que nous nous tournerons. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 8:06Voir 2 autres passages
« De toute évidence, les mouvements, les mouvances politiques qui soutiennent Donald Trump aux États-Unis ont choisi leur relais en Europe. Et ces relais, ce sont notamment et principalement les forces politiques d'extrême droite. Le Rassemblement national en France, l'AFD en Allemagne et leurs collègues dans les autres pays européens. Les forces politiques d'extrême droite américaines ne s'en cachent pas. Elles mettront tout en œuvre pour tenter de donner le maximum d'élan à ces forces politiques. Pourquoi ? Eh bien parce qu'elles considèrent que le Rassemblement national considère que l'AFD en Allemagne ont un projet, ce qui est loin d'être inexact, ont un projet qui vise à fragiliser de l'intérieur les liens de solidarité que nous avons bâtis au sein de l'Union européenne et au sein de l'OTAN. Et elles comptent en quelque sorte sur ces forces politiques pour faire le travail à leur place. »
franceinfo · Ukraine, Etats-Unis, ingérences, Mexique... L'interview de Jean-Noël BarrotVérifier à 9:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack14 mai 2025 au 1 déc. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Jean-Noël Barraud Oui c'est l'un des plus grands scandales de cette guerre d'agression russe en Ukraine des enfants arrachés à leur famille déportés de force dans des camps de redressement en Russie et en Biélorussie où on leur désapprend leur amour de l'Ukraine et de leur pays par dizaines de milliers même si les chiffres sont difficiles à établir c'est évidemment la volonté délibérée de Vladimir Poutine d'éteindre l'âme d'un peuple en s'en prenant à ses enfants et c'est tout à fait inacceptable c'est ce qui vaut d'ailleurs à Vladimir Poutine son mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale et donc face à ça nous agissons nous soutenons les initiatives lancées par le président Zelensky par son épouse nous allons d'ailleurs accueillir au Quai d'Orsay tout à l'heure la première dame ukrainienne pour une manifestation d'envergure au sujet du retour des enfants ukrainiens et j'annoncerai à cette occasion que nous allons financer un troisième centre de protection de l'enfance c'est centre celui-ci sera à Tcherkassi que nous avons soutenu pour accueillir les enfants lorsqu'ils reviennent si je puis dire de la déportation ou de la captivité soutien psychologique mais aussi si je puis dire écoute des témoignages de manière à pouvoir renseigner le travail d'enquête qui va se poursuivre dans le cadre du mandat d'arrêt émis contre Vladimir Poutine pour déportation des enfants ukrainiens »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 28:21Voir 2 autres passages
« Non, c'est évidemment tout le contraire, puisque, je le disais, la paix ne se décrète pas. Si nous avons vécu 8 décennies de paix, c'est d'abord parce que la génération de celles et ceux qui nous ont précédés ont décidé d'en finir avec les guerres qui avaient déshonoré et ensanglanté l'Europe, avec l'Union Européenne, avec l'OTAN, qui sont au fond des architectures de sécurité qui créent des solidarités entre des pays qui, jusque-là, s'étaient combattus. Et nous avons, grâce à ces mécanismes de solidarité qui sont constamment attaqués par l'extrême droite et l'extrême gauche, garantis à l'Europe la paix et la prospérité pendant des décennies. Aujourd'hui, notre objectif doit être le même, celui de préserver pour les générations à venir une architecture de sécurité pour l'Europe qui préserve la paix et la sécurité. Mais dans le moment que nous traversons, il nous faut relever nos défenses pour écarter le risque d'une guerre, la menace que peut représenter la Russie et les autres menaces par ailleurs. Et les responsables politiques qui, aujourd'hui, critiquent ces choix que nous faisons sont irresponsables. Mais nous ne sommes pas tellement surpris, puisque nous les avons vus tout au long de leur parcours politique. En réalité, manger dans la main du Kremlin notamment, c'est-à-dire se montrer très complaisant à l'égard de ces dirigeants autoritaires à tendance belliqueuse. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 3:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés6 mars 2025 au 1 déc. 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'objectif du G7 dont la Chine n'est pas membre mais qui sera associée aux travaux si toutefois c'est son souhait, c'est de restaurer un équilibre dans les relations entre les grandes zones du monde au moment où on observe une forme de surproduction en Chine, un sous-investissement en Europe, un sur-endettement américain. Mais oui, dans la relation entre l'Union Européenne et la Chine, nous faut restaurer une forme d'équilibre parce que les performances spectaculaires de la Chine, regardons ce qui s'est passé depuis 25 ans, l'économie chinoise est passée de la taille de l'Italie à celle de l'Union Européenne tout entière. Aujourd'hui, tous les pays de l'Union Européenne accusent un déficit commercial vis-à-vis de la Chine y compris dans des secteurs où nous avions jusqu'à présent de l'avance. C'est le cas des machines-outils, des biens d'équipement. Eh bien, si nous voulons éviter que ces performances spectaculaires de la Chine occasionnent pour l'Europe des conséquences dévastatrices et potentiellement irréversibles en matière d'emploi, eh bien, il nous faut trouver par le dialogue avec la Chine les moyens de restaurer l'équilibre, une concurrence équitable sans quoi, évidemment, il nous faudra prendre des mesures pour défendre en quelque sorte nos industries, nos entreprises profondément bousculées par ces performances économiques chinoises. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 15:01Voir 1 autre passage
« C'est un peu réducteur parce qu'en effet, ce que nous allons obtenir aujourd'hui, c'est que l'Europe nous permette effectivement de faire des dépenses militaires sans que ce soit décompté dans les critères comptables européens. Et puis, l'Europe va se mettre, je dirais, en situation d'emprunter pour pouvoir faire des prêts aux États européens qui en ont besoin. Mais quel est l'enjeu, je dirais presque principal, de cette réunion au-delà des 800 milliards qui vont nous permettre, si tout cet argent est bien mis à profit, de relever considérablement nos défenses ? Eh bien, c'est de passer un message clair et simple. Nous voulons produire et acheter en Europe. Nous ne supportons plus d'être dépendants pour nos approvisionnements militaires et pour notre armement, de dépendre des États-Unis, de la Corée du Sud ou d'autres pays du monde. Parce que nous ne voulons pas que nos choix en matière de politique et de politique internationale soient conditionnés par une dépendance excessive, par un asservissement à d'autres pays du monde. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 4:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, c'est évidemment tout le contraire, puisque, je le disais, la paix ne se décrète pas. Si nous avons vécu 8 décennies de paix, c'est d'abord parce que la génération de celles et ceux qui nous ont précédés ont décidé d'en finir avec les guerres qui avaient déshonoré et ensanglanté l'Europe, avec l'Union Européenne, avec l'OTAN, qui sont au fond des architectures de sécurité qui créent des solidarités entre des pays qui, jusque-là, s'étaient combattus. Et nous avons, grâce à ces mécanismes de solidarité qui sont constamment attaqués par l'extrême droite et l'extrême gauche, garantis à l'Europe la paix et la prospérité pendant des décennies. Aujourd'hui, notre objectif doit être le même, celui de préserver pour les générations à venir une architecture de sécurité pour l'Europe qui préserve la paix et la sécurité. Mais dans le moment que nous traversons, il nous faut relever nos défenses pour écarter le risque d'une guerre, la menace que peut représenter la Russie et les autres menaces par ailleurs. Et les responsables politiques qui, aujourd'hui, critiquent ces choix que nous faisons sont irresponsables. Mais nous ne sommes pas tellement surpris, puisque nous les avons vus tout au long de leur parcours politique. En réalité, manger dans la main du Kremlin notamment, c'est-à-dire se montrer très complaisant à l'égard de ces dirigeants autoritaires à tendance belliqueuse. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 3:13Voir 2 autres passages
« si nous n'avions pas pris ces trains de sanctions la Russie aurait pu bénéficier de centaines de milliards d'euros qu'elle aurait sans nul doute engouffré dans sa guerre d'agression et donc si l'Ukraine tient debout et si aujourd'hui la Russie est en échec sur le front c'est évidemment l'héroïsme le courage des Ukrainiens et c'est aussi le soutien des alliés de l'Ukraine et la pression qu'ils ont exercée sur la Russie qui explique si l'on peut dire la situation dans laquelle nous sommes »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 32:16
« C'est très simple. Nous, nous voulons la paix. Mais la paix, ça ne se décrète pas. Ça se prépare. Ça s'organise. Et aujourd'hui, avec l'élèvement du niveau de la menace, qui est lié notamment au réarmement de la Russie, mais pas seulement, puisqu'on voit du Sahel jusqu'à l'Asie mineure, les réseaux du terrorisme se reconstituer, qu'on voit aussi le risque de prolifération nucléaire plus élevé qu'il ne l'a jamais été, face à cette menace qui s'élève. Il nous faut relever nos défenses pour écarter la menace de la guerre, pour la dissuader, pour l'éloigner de nous. Et c'est précisément ce que nous faisons lorsque nous doublons les moyens que nous consacrons aux dépenses militaires, dans cet esprit, non pas dans un esprit d'agressivité, mais pour dissuader la menace et pour l'écarter. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées6 mars 2025 au 1 déc. 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, c'est évidemment tout le contraire, puisque, je le disais, la paix ne se décrète pas. Si nous avons vécu 8 décennies de paix, c'est d'abord parce que la génération de celles et ceux qui nous ont précédés ont décidé d'en finir avec les guerres qui avaient déshonoré et ensanglanté l'Europe, avec l'Union Européenne, avec l'OTAN, qui sont au fond des architectures de sécurité qui créent des solidarités entre des pays qui, jusque-là, s'étaient combattus. Et nous avons, grâce à ces mécanismes de solidarité qui sont constamment attaqués par l'extrême droite et l'extrême gauche, garantis à l'Europe la paix et la prospérité pendant des décennies. Aujourd'hui, notre objectif doit être le même, celui de préserver pour les générations à venir une architecture de sécurité pour l'Europe qui préserve la paix et la sécurité. Mais dans le moment que nous traversons, il nous faut relever nos défenses pour écarter le risque d'une guerre, la menace que peut représenter la Russie et les autres menaces par ailleurs. Et les responsables politiques qui, aujourd'hui, critiquent ces choix que nous faisons sont irresponsables. Mais nous ne sommes pas tellement surpris, puisque nous les avons vus tout au long de leur parcours politique. En réalité, manger dans la main du Kremlin notamment, c'est-à-dire se montrer très complaisant à l'égard de ces dirigeants autoritaires à tendance belliqueuse. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 3:13Voir 1 autre passage
« Nous verrons à l'issue du Conseil européen extraordinaire qui se tient à Bruxelles. Mais je crois que le président de la République aura convaincu Victor Orban que, y compris pour la Hongrie, qui est parfois très critique de la politique que nous menons pour l'Ukraine, il est indispensable que cette souveraineté en matière de défense, que cette réappropriation de notre sécurité puisse se faire. Et de ce point de vue-là, je crois que Victor Orban se ralliera aux ambitions nouvelles qui sont celles de l'Europe. À condition, bien sûr, mais c'est une exigence, même si nous ne la formulons pas de la même manière que nous partageons, que ce réarmement européen n'échappent pas aux États membres qui restent, je dirais, les maîtres en matière de sécurité nationale. La Commission met sur la table, propose des dispositifs européens, notamment pour financer cet effort des États membres. »
BFMTV · Ukraine, défense européenne, LFI...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 9:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités14 mai 2025 au 14 mai 2025 · 1 observation1 passage
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« – Et jusqu'à présent, nous avons réussi, malgré ses amitiés ou ses fidélités, dont je redis qu'elles sont d'une naïveté confondante, étant donné ce que sont les intentions de Vladimir Poutine vis-à-vis du continent européen, elles ne nous ont pas empêchés d'adopter à 17 reprises des paquets. »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 16:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes20 janv. 2025 au 20 janv. 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est très difficile d'établir ce bilan. Ce sont là des estimations. Ce n'est qu'après la réouverture de Gaza que ce bilan pourra être précisé. Mais ce que l'on pressent d'ores et déjà, c'est que parmi ces victimes civiles, on compte un nombre très important d'enfants et d'enfants très jeunes. C'est évidemment un drame. »
BFMTV · Donald Trump, Tiktok, otages français du Hamas...L'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 15:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 9:01
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 6:51
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 6:51
BFMTV · Groenland, Ukraine, pétrolier arraisonné...L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 9:01
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de Jean-Noël BarrotVérifier à 15:48
« Concrètement, cela veut dire que nous devons avoir avec lui une explication. Je crois que tous les Français partagent le même sentiment. Nous n'acceptons pas que des pays étrangers puissent venir interférer, puissent s'inviter dans le débat politique national, quelles que soient les circonstances. C'est cette explication que nous devons avoir. Nous en avons d'autres également. On pourra peut-être en parler. Les sanctions qui visent des citoyens français, le juge Guillou de la Cour pénale internationale, ou encore Thierry Breton, ancien ministre, ancien vice-président de la Commission européenne, tous deux interdits d'accès aux territoires américains sur des fondements qui nous paraissent injustifiés. Bref, une explication, tout simplement, de manière à ce que nous puissions retrouver un mode de fonctionnement normal. »
franceinfo · Ukraine, Etats-Unis, ingérences, Mexique... L'interview de Jean-Noël BarrotVérifier à 1:58
« Il ne vous a pas échappé que le procureur dans cette affaire c'est M. Vanier de la France Insoumise qui sur ce sujet comme sur d'autres cherche à semer le chaos. Vous ne croyez pas à la sincérité »
BFMTV · Tensions entre Paris et Alger, Gaza, Ukraine... L'interview de Jean-Noël Barrot en intégralitéVérifier à 24:45
France Culture — L'invité(e) des Matins · "Préparer la paix en relevant notre défense" : entretien avec Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèresVérifier à 0:50