Jean-Louis Bourlanges — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 déc. 2015 au 18 mars 2026
Questions
346
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 346 questions évaluables
Réponse directe
171
Réponse partielle
69
Réponse à côté
102
Refus explicite
4
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 346
Question 1Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Est-ce qu'au fond, il est, en quelque sorte, il subit les événements ?
Réponse à côté
– Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaid…
« – Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 81 observations89 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
« Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:10
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19
Question 2Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Où sont les bâtiments ?
Réponse à côté
Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il…
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
Question 3Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
D'abord un mot complémentaire sur la présence française. Je crois que nous sommes effectivement dans une position très claire de défense avec des obligations. L'article 43.7 de l'Union Européenne sur Chypre. Mais il est évident qu'entre la défense et l'implication on peut être entraîné. Et c'est là où nous sommes fondés à dire et ça rejoint votre question nous sommes fondés à dire que le président Trump a entraîné le monde dans une aventure dont il ne sait pas du tout comment la déboucler. Et là je crois que je le dis si pour l'Iran tenir c'est gagner la guerre. C'est comme ça qu'ils ont vaincu l'Irak. Tenir tenir tenir pour les Israéliens qu'est-ce qu'ils veulent faire exactement ?
Réponse partielle
oui bonjour je alors non je ne peux pas laisser dire que la France ne fait rien au Liban on a plusieurs centaines de soldats au sud Liban dans la finule l'opération de maintien de la paix des Nations Unies qui était déployée au sud Liban et ce n'est pas une mission facile on a effectivement le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée orientale ce qui est un soutien au Liban on a une opération humanitaire qui est en cours qui est très forte et on a une action diplomatique qui consiste comme le président le fait à travailler aussi entre la Syrie et le Liban parce qu'il y a un sujet sur ce point là et en 2024 c'est la France avec les Etats-Unis d'ailleurs qui a travaillé à une médiation mais…
« oui bonjour je alors non je ne peux pas laisser dire que la France ne fait rien au Liban on a plusieurs centaines de soldats au sud Liban dans la finule l'opération de maintien de la paix des Nations Unies qui était déployée au sud Liban et ce n'est pas une mission facile on a effectivement le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée orientale ce qui est un soutien au Liban on a une opération humanitaire qui est en cours qui est très forte et on a une action diplomatique qui consiste comme le président le fait à travailler aussi entre la Syrie et le Liban parce qu'il y a un sujet sur ce point là et en 2024 c'est la France avec les Etats-Unis d'ailleurs qui a travaillé à une médiation mais vous entendez Marc il vous dit protéger »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 17:36Voir 1 autre passage
« je voulais juste pour rassurer nos auditeurs dire que la France n'est jamais entraînée j'entends l'antiquitude dans ce que vous avez dit tout à l'heure c'est pour ça que j'ai mal répondu à votre question je m'excuse la France décide des conditions de ce qu'elle fait »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 21:08
Question 4Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Est-ce qu'il agit sous la pression d'Israël, qui pour le coup a des buts de guerre beaucoup plus clairs, faire tomber le régime que les États-Unis ?
Réponse à côté
– Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaid…
« – Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 7:58Voir 2 autres passages
« Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:10
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
Question 5Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Quelle est votre analyse ?
Réponse directe
– Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaid…
« – Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 7:58Voir 2 autres passages
« Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:10
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
Question 6Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Ils font quoi ?
Réponse directe
Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il…
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
Question 7Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Est-ce qu'il permet encore de créer beaucoup de torts dans la région, alors même que les Etats-Unis et Israël font abattre leur puissance de feu sur l'Iran depuis désormais 19 jours ?
Réponse directe
Oui, de toute évidence, puisqu'il y a eu encore des frappes cette nuit sur les pays du Golfe, que vous voyez ce qui se passe au Liban à travers le Hezbollah, vous voyez ce qui se passe en Irak à travers les milices affiliées au régime iranien. Donc oui, il y a des capacités de nuisance et de chaos tout à fait fortes de l'Iran encore. Maintenant, sur les volumes, comme vous le dites très justement, il y a en fait les Etats-Unis et Israël frappent. Les Etats-Unis et Israël se concentrent sur les cibles politiques. Vous avez les Etats-Unis qui frappent les capacités de production de vecteurs, c'est-à-dire de missiles, de drones, etc. Puis les capacités maritimes aussi. Néanmoins, effectivement…
« Oui, de toute évidence, puisqu'il y a eu encore des frappes cette nuit sur les pays du Golfe, que vous voyez ce qui se passe au Liban à travers le Hezbollah, vous voyez ce qui se passe en Irak à travers les milices affiliées au régime iranien. Donc oui, il y a des capacités de nuisance et de chaos tout à fait fortes de l'Iran encore. Maintenant, sur les volumes, comme vous le dites très justement, il y a en fait les Etats-Unis et Israël frappent. Les Etats-Unis et Israël se concentrent sur les cibles politiques. Vous avez les Etats-Unis qui frappent les capacités de production de vecteurs, c'est-à-dire de missiles, de drones, etc. Puis les capacités maritimes aussi. Néanmoins, effectivement, il y a encore des ripostes qui sont extrêmement dangereuses pour la stabilité de la région. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 4:11
Question 8Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
La Méditerranée orientale ?
Réponse directe
Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il…
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
Question 9Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Oui, mais on voit bien que dans cette région qui est en plein chaos, l'Iran qui tire des centaines de missiles et de drones qui attaquent des installations pétrolières, les intérêts américains, si d'aventure l'un de nos bâtiments était frappé, qu'est-ce qui se passerait ?
Réponse à côté
mais simplement, je pense qu'il faut rappeler l'essentiel. Le major que vous citez à qui je veux rendre hommage aujourd'hui a été engagé dans une opération de lutte contre le terrorisme en Irak en appui à la souveraineté et à l'intégrité de l'Iran. De l'Irak, pardon, excusez-moi. Le fait est qu'il faut à tout prix être fidèle aussi à cet engagement de nos forces qui se battent pour notre sécurité. Je rappelle que quand on a des forces engagées en Irak dans la lutte contre Daesh, contre le terrorisme aux côtés des Kurdes, c'est pour notre sécurité. Donc ça, il faut le maintenir. Le deuxième élément que vous posez comme question, c'est les moyens militaires français, est-ce qu'ils se défenden…
« mais simplement, je pense qu'il faut rappeler l'essentiel. Le major que vous citez à qui je veux rendre hommage aujourd'hui a été engagé dans une opération de lutte contre le terrorisme en Irak en appui à la souveraineté et à l'intégrité de l'Iran. De l'Irak, pardon, excusez-moi. Le fait est qu'il faut à tout prix être fidèle aussi à cet engagement de nos forces qui se battent pour notre sécurité. Je rappelle que quand on a des forces engagées en Irak dans la lutte contre Daesh, contre le terrorisme aux côtés des Kurdes, c'est pour notre sécurité. Donc ça, il faut le maintenir. Le deuxième élément que vous posez comme question, c'est les moyens militaires français, est-ce qu'ils se défendent ? Mais ils ont des moyens extrêmement puissants de défense antiaérienne et de protection de force. Donc c'est puissant quand la France se déploie. C'est dissuasif quand la France se déploie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 14:02
Question 10Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Pourquoi est-ce que vous refusez ?
Réponse directe
Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait partic…
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
Question 11Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
puisse revenir. Mais qu'est-ce qu'on y fait en Mer Rouge, Alice Ruffeau ?
Réponse directe
Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il…
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
Question 12Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Est-ce qu'il sait où il va ?
Réponse à côté
– Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaid…
« – Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 7:58Voir 2 autres passages
« Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:10
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
Question 13Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Oui. Alors, cette armada française qui a été dépêchée dans la région, qu'est-ce qu'elle fait ?
Réponse directe
Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il…
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
Question 14Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
N'hésitez pas, chers auditeurs, vos questions sont les bienvenues au 01 45 24 7000 et sur l'appli Radio France. Alors, la France et le monde entier ont les yeux rivés sur les conséquences de cette guerre lancée par les Etats-Unis et Israël en Iran. On va parler de la position française au lendemain du dernier Conseil de Défense présidé par Emmanuel Macron. Mais d'abord, cette question à tous les deux. Malgré les frappes, malgré l'élimination méthodique des hommes clés du pouvoir iranien, est-ce que vous êtes surpris par les capacités de résistance du régime, Alice Ruffo ?
Réponse directe
Non. D'abord, je pense qu'elles sont quand même limitées, c'est-à-dire qu'il y a une forme d'attrition qui joue. Mais ensuite, c'est une stratégie du chaos qui est menée par l'Iran depuis le début, d'où les frappes sur les pays de la région, d'où l'activation des milices un peu partout. Et donc, c'est une stratégie de chaos qui se déploie, ce qui n'est pas surprenante. Parce qu'on savait, et je pense que l'armée américaine aussi sait que l'Iran peut tout à fait répondre.
« Non. D'abord, je pense qu'elles sont quand même limitées, c'est-à-dire qu'il y a une forme d'attrition qui joue. Mais ensuite, c'est une stratégie du chaos qui est menée par l'Iran depuis le début, d'où les frappes sur les pays de la région, d'où l'activation des milices un peu partout. Et donc, c'est une stratégie de chaos qui se déploie, ce qui n'est pas surprenante. Parce qu'on savait, et je pense que l'armée américaine aussi sait que l'Iran peut tout à fait répondre. »
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Question 15Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Et vous aussi, vous pensez que l'élimination d'Ali Larijani hier, l'élimination du général Soleimani, qui était aussi responsable de l'appareil répressif des gardiens de la Révolution, c'est-à-dire deux hommes clés du pouvoir iranien, ça n'est pas de nature à porter un coup fatal au régime, comme Jean-Louis Bourlange ?
Réponse partielle
C'est quand même des éliminations tout à fait importantes. Je ne crois pas qu'on change des régimes par des interventions militaires extérieures. Maintenant, c'est difficile de se prononcer. Il y a beaucoup de confusion. Je veux dire, la population iranienne doit pouvoir choisir son destin. Là, de toute évidence, ce n'est pas le cas. J'ajoute un point, c'est quand même qu'il y a un blackout qui est très inquiétant, qui est en train de se remettre en place en Iran. On sait ce qui s'est passé la dernière fois qu'il y a eu un blackout. C'est un élément à craindre, honnêtement.
« C'est quand même des éliminations tout à fait importantes. »
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« Je ne crois pas qu'on change des régimes par des interventions militaires extérieures. Maintenant, c'est difficile de se prononcer. Il y a beaucoup de confusion. Je veux dire, la population iranienne doit pouvoir choisir son destin. Là, de toute évidence, ce n'est pas le cas. J'ajoute un point, c'est quand même qu'il y a un blackout qui est très inquiétant, qui est en train de se remettre en place en Iran. On sait ce qui s'est passé la dernière fois qu'il y a eu un blackout. »
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Question 16Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Est-ce que c'est une question de principe au nom de la posture dite défensive ?
Réponse à côté
Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait partic…
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
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Question 17Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Est-ce que c'est pour des raisons de sécurité ?
Réponse partielle
Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait partic…
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
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Question 18Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Alice Ruffaut, il faut qu'on parle là encore de ce qui a été dit hier en Conseil de Défense, et parler de ce qui se passe dans le Détroit d'Ormuse. Il y a eu des demandes d'assistance militaire des pays de l'OTAN d'à la part du président américain, un refus quasi général. C'était Emmanuel Macron qui l'a dit hier, c'est hors de question pour la France d'aller escorter des tankers, comme le demandait le président Trump, qui ensuite est revenu sur ses propos, en disant de toute façon, on n'en avait pas besoin, mais c'était un test pour les pays de l'OTAN. Pourquoi cette fin de non-recevoir de la France ?
Réponse directe
Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait partic…
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
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Question 19Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
Effectivement, on a dépêché le porte-avions Charles de Gaulle, des frégates, des portes hélicoptères. Alors quoi ?
Réponse directe
Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il…
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
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Question 20Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"
– Alice Ruffo, vous êtes ministre déléguée, donc vous ne pouvez peut-être pas dire les choses avec autant de liberté. Et vous confirmez que Jean-Louis Bourlange, peut-être que vous allez quand même citer Sachet-Guetri, il se pose quand même cette interrogation stratégique sur Donald Trump. Je rappelle qu'avant d'avoir été ministre, vous avez été conseillère du président de la République sur les questions diplomatiques. Vous avez donc suivi ces entretiens, vous avez suivi aussi cette relation étroite entre Emmanuel Macron et Donald Trump. Qu'est-ce qui se passe dans la tête de Donald Trump ?
Refus explicite
– Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaid…
« – Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 7:58
Question 21Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»
Mais c'était sur Volodymyr Zelensky ?
Réponse à côté
Il est un peu un gras, donc il signale quelque chose de juste. Il y a une petite russe tactique. C'est qu'il se dit, en disant un peu de mal des Européens, ça ne va pas déplaire au président Trump. Enfin, il reste que l'aide américaine, elle est payée par les Européens. Donc, il devrait... Les payeurs, c'est nous, ce n'est pas Trump.
« Il est un peu un gras, donc il signale quelque chose de juste. Il y a une petite russe tactique. C'est qu'il se dit, en disant un peu de mal des Européens, ça ne va pas déplaire au président Trump. Enfin, il reste que l'aide américaine, elle est payée par les Européens. Donc, il devrait... Les payeurs, c'est nous, ce n'est pas Trump. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 31:00
Question 22Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»
Alors, on entend beaucoup dire aussi que Donald Trump veut vassaliser l'Europe. Est-ce qu'il n'y a pas une responsabilité des Européens eux-mêmes dans leur rapport avec les États-Unis ?
Réponse directe
Le Danemark ne peut pas être légal des États-Unis, il le sait. Nous avons, je crois que les Européens... On met à part la France. La France qui, avec le général de Gaulle, a tracé une voie qui lui est propre. Avec le nucléaire militaire. Mais on a toujours été considéré comme assez... un peu particulier, un peu barjot à vrai dire, par rapport à l'ensemble européen, et assez attardé à des grandeurs passées comme celle de Louis XIV, du Duc de Choiseul ou de Napoléon Bonaparte. Donc, de ce point de vue-là, on était assez suspect des autres. Maintenant, ils sont obligés de dire qu'on n'avait peut-être pas tout à fait tort. Mais que pouvait-on ? Je crois qu'on n'a pas imaginé, moi non plus. Moi,…
« Le Danemark ne peut pas être légal des États-Unis, il le sait. Nous avons, je crois que les Européens... On met à part la France. La France qui, avec le général de Gaulle, a tracé une voie qui lui est propre. Avec le nucléaire militaire. Mais on a toujours été considéré comme assez... un peu particulier, un peu barjot à vrai dire, par rapport à l'ensemble européen, et assez attardé à des grandeurs passées comme celle de Louis XIV, du Duc de Choiseul ou de Napoléon Bonaparte. Donc, de ce point de vue-là, on était assez suspect des autres. Maintenant, ils sont obligés de dire qu'on n'avait peut-être pas tout à fait tort. Mais que pouvait-on ? Je crois qu'on n'a pas imaginé, moi non plus. Moi, j'ai préconisé, quand j'étais président de la Commission des Affaires étrangères, qu'on admette la Suède et la Finlande au sein de l'OTAN. Parce que c'était une étape de rapprochement des Suédois et des Finlandais, une étape de rapprochement de l'Union européenne par le biais de l'OTAN. Le Danemark, qui a été très longtemps, comme vous le dites, très uniquement atlantique, qui n'adhérait pas, par exemple, à la politique extérieure et de sécurité commune de l'Europe. Ils avaient ce qu'on appelle un opting-out là-dessus. Eh bien, il y a trois ans, ils ont changé d'attitude. Mais jamais nous n'avons imaginé que la relation avec les États-Unis prendrait ce tour. Ce qui était légitime, et là, vous avez raison, nous avons été mauvais, fragiles, c'est quand les Américains nous disaient le burden sharing, le partage du fardeau, n'est pas équitable. Vous n'en faites pas assez pour votre défense. Vous vous contentez trop, vous vous reposez trop, je ne parle pas de la France, encore, mais sur votre allié. Et nous, nous sommes intéressés par des... Enfin, nous sommes très concernés par ce qui se passe en Extrême-Orient. Il faudrait que vous en fassiez plus. Ça, c'était un débat qui était légitime, qu'on avait commencé à mener dès Obama et avec Biden. Et là, il fallait y aller. Et on n'a pas été résistants. Mais ce n'est pas du tout ce cas de figure. Ce cas de figure, c'est une rupture des intérêts. C'est quelque chose de très profondément différent. Trump se sent plus proche de Poutine que de nous. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 25:38
Question 23Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»
On a le sentiment qu'il y a quelque chose de particulier contre Emmanuel Macron chez Donald Trump. Il l'attaque, il le critique, il le moque régulièrement. Comment vous l'expliquez, ça ?
Réponse directe
Écoutez, vous avez vu ce qu'a dit Vance sur Starmer, sur les Européens. Alors, c'est assez normal parce que la France est sans doute le pays qui souhaite. Je ne dis pas qu'on s'en donne les moyens. Il suffit de voir le budget qu'on est en train d'adopter pour voir qu'on n'a pas, nous, les moyens de nos ambitions. C'est le contraire de l'Europe. L'Europe n'a pas les ambitions de ses moyens. Ce n'est pas la même chose. C'est une formule d'un de vos confrères, Galger Fenwick, qui dit ça. L'Europe n'a pas les ambitions de ses moyens. Mais la France, elle, n'a pas les moyens de ses ambitions. Et là, nous ne faisons pas le travail. Mais enfin, nous les affichons, ses ambitions. Et comme le présid…
« Écoutez, vous avez vu ce qu'a dit Vance sur Starmer, sur les Européens. Alors, c'est assez normal parce que la France est sans doute le pays qui souhaite. Je ne dis pas qu'on s'en donne les moyens. Il suffit de voir le budget qu'on est en train d'adopter pour voir qu'on n'a pas, nous, les moyens de nos ambitions. C'est le contraire de l'Europe. L'Europe n'a pas les ambitions de ses moyens. Ce n'est pas la même chose. C'est une formule d'un de vos confrères, Galger Fenwick, qui dit ça. L'Europe n'a pas les ambitions de ses moyens. Mais la France, elle, n'a pas les moyens de ses ambitions. Et là, nous ne faisons pas le travail. Mais enfin, nous les affichons, ses ambitions. Et comme le président français est très affaibli politiquement depuis la dissolution, vous savez que la grande tentation du président Trump, c'est de frapper les faibles et pas les forts. Donc, il dit, cet homme est fragile, je peux lui taper dessus. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 28:02
Question 24Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»
Est-ce que vous pensez que nous soyons en train d'assister à la disparition de l'ordre mondial qui prévalait depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'ordre mondial qui allait comme il pouvait, mais enfin qui existait ?
Réponse directe
Je crois plutôt à cette seconde thèse, mais je ne veux pas... Enfin, il faut toujours se dire, il y a un mot du grand historien, Lavis, qui avait été, avant d'être républicain, qui avait été précepteur du prince impérial sous Napoléon III. Et l'impératrice Le Génie lui avait dit un jour, monsieur le professeur, dites-nous, à quel moment a-t-on été vraiment heureux en histoire ? À quel moment ? Et Lavis avait répondu, je crains, madame, que ça ne se soit jamais bien passé. Et je crois qu'effectivement, il n'y a pas d'âge d'or. La période a été formidable après la guerre. C'est la période qui nous a donné, à nous autres Européens, le maximum de liberté, le maximum de paix, le maximum de solid…
« Je crois plutôt à cette seconde thèse, mais je ne veux pas... Enfin, il faut toujours se dire, il y a un mot du grand historien, Lavis, qui avait été, avant d'être républicain, qui avait été précepteur du prince impérial sous Napoléon III. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 8:34Voir 1 autre passage
« Et l'impératrice Le Génie lui avait dit un jour, monsieur le professeur, dites-nous, à quel moment a-t-on été vraiment heureux en histoire ? À quel moment ? Et Lavis avait répondu, je crains, madame, que ça ne se soit jamais bien passé. Et je crois qu'effectivement, il n'y a pas d'âge d'or. La période a été formidable après la guerre. C'est la période qui nous a donné, à nous autres Européens, le maximum de liberté, le maximum de paix, le maximum de solidarité, de prospérité. Donc, c'est quand même quelque chose... On n'a jamais vu ça dans toute notre histoire, et on n'a jamais vu ça ailleurs qu'en Europe. Il faut mesurer. Je ne sais pas si les gens mesurent à quel point c'est un paradis que nous sommes en train de perdre. Ils ont l'air de dire que ça n'a aucune importance, etc. Évidemment, rien n'était satisfaisant. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 8:51
Question 25Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»
Est-ce que depuis des décennies, une partie des pays de l'Union Européenne, et on pourrait par exemple citer le Danemark en particulier, ne se sont pas délibérément mis dans cette position de vassaux des États-Unis ?
Réponse partielle
Le Danemark ne peut pas être légal des États-Unis, il le sait. Nous avons, je crois que les Européens... On met à part la France. La France qui, avec le général de Gaulle, a tracé une voie qui lui est propre. Avec le nucléaire militaire. Mais on a toujours été considéré comme assez... un peu particulier, un peu barjot à vrai dire, par rapport à l'ensemble européen, et assez attardé à des grandeurs passées comme celle de Louis XIV, du Duc de Choiseul ou de Napoléon Bonaparte. Donc, de ce point de vue-là, on était assez suspect des autres. Maintenant, ils sont obligés de dire qu'on n'avait peut-être pas tout à fait tort. Mais que pouvait-on ? Je crois qu'on n'a pas imaginé, moi non plus. Moi,…
« Le Danemark ne peut pas être légal des États-Unis, il le sait. Nous avons, je crois que les Européens... On met à part la France. La France qui, avec le général de Gaulle, a tracé une voie qui lui est propre. Avec le nucléaire militaire. Mais on a toujours été considéré comme assez... un peu particulier, un peu barjot à vrai dire, par rapport à l'ensemble européen, et assez attardé à des grandeurs passées comme celle de Louis XIV, du Duc de Choiseul ou de Napoléon Bonaparte. Donc, de ce point de vue-là, on était assez suspect des autres. Maintenant, ils sont obligés de dire qu'on n'avait peut-être pas tout à fait tort. Mais que pouvait-on ? Je crois qu'on n'a pas imaginé, moi non plus. Moi, j'ai préconisé, quand j'étais président de la Commission des Affaires étrangères, qu'on admette la Suède et la Finlande au sein de l'OTAN. Parce que c'était une étape de rapprochement des Suédois et des Finlandais, une étape de rapprochement de l'Union européenne par le biais de l'OTAN. Le Danemark, qui a été très longtemps, comme vous le dites, très uniquement atlantique, qui n'adhérait pas, par exemple, à la politique extérieure et de sécurité commune de l'Europe. Ils avaient ce qu'on appelle un opting-out là-dessus. Eh bien, il y a trois ans, ils ont changé d'attitude. Mais jamais nous n'avons imaginé que la relation avec les États-Unis prendrait ce tour. Ce qui était légitime, et là, vous avez raison, nous avons été mauvais, fragiles, c'est quand les Américains nous disaient le burden sharing, le partage du fardeau, n'est pas équitable. Vous n'en faites pas assez pour votre défense. Vous vous contentez trop, vous vous reposez trop, je ne parle pas de la France, encore, mais sur votre allié. Et nous, nous sommes intéressés par des... Enfin, nous sommes très concernés par ce qui se passe en Extrême-Orient. Il faudrait que vous en fassiez plus. Ça, c'était un débat qui était légitime, qu'on avait commencé à mener dès Obama et avec Biden. Et là, il fallait y aller. Et on n'a pas été résistants. Mais ce n'est pas du tout ce cas de figure. Ce cas de figure, c'est une rupture des intérêts. C'est quelque chose de très profondément différent. Trump se sent plus proche de Poutine que de nous. »
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France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
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« Oui, de toute évidence, puisqu'il y a eu encore des frappes cette nuit sur les pays du Golfe, que vous voyez ce qui se passe au Liban à travers le Hezbollah, vous voyez ce qui se passe en Irak à travers les milices affiliées au régime iranien. Donc oui, il y a des capacités de nuisance et de chaos tout à fait fortes de l'Iran encore. Maintenant, sur les volumes, comme vous le dites très justement, il y a en fait les Etats-Unis et Israël frappent. Les Etats-Unis et Israël se concentrent sur les cibles politiques. Vous avez les Etats-Unis qui frappent les capacités de production de vecteurs, c'est-à-dire de missiles, de drones, etc. Puis les capacités maritimes aussi. Néanmoins, effectivement, il y a encore des ripostes qui sont extrêmement dangereuses pour la stabilité de la région. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 4:11
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46Voir 2 autres passages
« oui bonjour je alors non je ne peux pas laisser dire que la France ne fait rien au Liban on a plusieurs centaines de soldats au sud Liban dans la finule l'opération de maintien de la paix des Nations Unies qui était déployée au sud Liban et ce n'est pas une mission facile on a effectivement le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée orientale ce qui est un soutien au Liban on a une opération humanitaire qui est en cours qui est très forte et on a une action diplomatique qui consiste comme le président le fait à travailler aussi entre la Syrie et le Liban parce qu'il y a un sujet sur ce point là et en 2024 c'est la France avec les Etats-Unis d'ailleurs qui a travaillé à une médiation mais vous entendez Marc il vous dit protéger »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 17:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04Voir 2 autres passages
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 17 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19Voir 2 autres passages
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 36 observations38 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Alors je me suis donné pour principe de ne pas chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête des présidents, mais de regarder ce qu'ils disent, parce qu'en général, il y a quelque chose qui est très marquant dans la période contemporaine, c'est que quand les gens parlent, ils font ce qu'ils disent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 7:58Voir 2 autres passages
« Donc il faut prendre assez littéralement les déclarations, d'où qu'elles viennent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:10
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19Voir 2 autres passages
« – Sauf que là, il avait dit, si la négociation n'aboutit pas, il y aura une guerre. Sur la surprise que constitue la réponse iranienne, c'est-à-dire qu'en fait, c'est assez absurde comme réponse, puisqu'on sait que les pays du Golfe, qui sont nos alliés, nos partenaires, etc., avaient plutôt temporisé, plaidé pour une solution diplomatique, craignant une déstabilisation régionale, provoquée par une réponse sous forme de stratégie du chaos de la part de l'Iran. Donc effectivement, c'est une réponse de la part de l'Iran qui cible des pays qui ne les ont pas attaqués, qui bloquent le trafic international. C'est une réponse, je ne sais pas s'il y a un élément de surprise, mais en tout cas, c'est une stratégie du chaos. Donc on ne peut que comprendre que cette stratégie du chaos n'est pas valable. En tout cas, on peut la condamner. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes11 juin 2024 au 18 mars 2026 · 36 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne crois pas qu'on change des régimes par des interventions militaires extérieures. Maintenant, c'est difficile de se prononcer. Il y a beaucoup de confusion. Je veux dire, la population iranienne doit pouvoir choisir son destin. Là, de toute évidence, ce n'est pas le cas. J'ajoute un point, c'est quand même qu'il y a un blackout qui est très inquiétant, qui est en train de se remettre en place en Iran. On sait ce qui s'est passé la dernière fois qu'il y a eu un blackout. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 5:26Voir 2 autres passages
« Les deux. Le diagnostic est juste. Nous ne sommes pas à la hauteur, mais je le dis sur toutes les chaînes, depuis le début de la guerre, on a parlé d'économie de guerre, on a parlé de changement d'air, on n'a pas fait le quart de la moitié de ce qu'on devrait faire. De plus, on est effectivement en profondeur désunis. Vous savez, le couple franco-allemand est fragile. Ce n'est pas que nous ne nous aimons pas. Nous avons de bons rapports entre les sociétés actuellement, ce qui n'a pas toujours été le cas. Mais notre perception de l'ordre n'est pas la même. Si l'affaire du Groenland avait perduré, je crois qu'on avait un risque fort de fracture entre l'Allemagne et la France sur la nature de la réponse. Parce que les Allemands ne touchent pas à ma bagnole, ne touchent pas à ma sidérurgie, ne touchent pas à ma chimie. L'industrie, c'est l'identité nationale allemande telle qu'elle s'est reconstruite depuis 1945. Tandis que la France, elle, son identité nationale, c'est de caracoler dans l'histoire. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 29:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées10 juil. 2024 au 18 mars 2026 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« oui bonjour je alors non je ne peux pas laisser dire que la France ne fait rien au Liban on a plusieurs centaines de soldats au sud Liban dans la finule l'opération de maintien de la paix des Nations Unies qui était déployée au sud Liban et ce n'est pas une mission facile on a effectivement le Charles de Gaulle qui est en Méditerranée orientale ce qui est un soutien au Liban on a une opération humanitaire qui est en cours qui est très forte et on a une action diplomatique qui consiste comme le président le fait à travailler aussi entre la Syrie et le Liban parce qu'il y a un sujet sur ce point là et en 2024 c'est la France avec les Etats-Unis d'ailleurs qui a travaillé à une médiation mais vous entendez Marc il vous dit protéger »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 17:36Voir 2 autres passages
« écoutez laissez-nous le bénéfice d'essayer et de travailler en tout cas lorsque nous avons fait la médiation en 2024 il n'y avait pas des autorités aussi courageuses au Liban on va le faire on va y travailler et surtout on va réarmer très fort les forces armées libanaises »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 18:53
« Simplement, l'ordre européen en 1918 ne s'est pas mis en place à cause, en réalité, de la défection américaine. C'est-à-dire que Wilson avait joué un rôle, le président Wilson avait joué un rôle très important dans la construction de la paix. Une paix qu'il avait voulue, et elle l'était globalement, même si on critique le traité de Versailles, de façon un peu abusive. Le traité de Trianon, avec la Hongrie, méritait d'être critiqué. Le traité de Versailles n'était pas si déséquilibré que ça, contrairement à ce qu'a dit Keynes et d'un autre genre en Bainville. Il n'a pas favorisé l'arrivée d'Hitler au pouvoir, le traité de Versailles ? Non, mais enfin, c'était une situation. Non, parce qu'on a quand même engagé un processus de réconciliation avec Briand. On a passé les accords de Locarno. Pour finir, on n'a pas du tout touché les réparations qu'on devait toucher. Donc tout ça a été construit. Mais à partir du moment où les Américains se sont retirés de l'affaire, les Anglais ont suivi. On dit non, non, nous, on ne peut pas être garant de nouvel ordre politique. Ça a toujours été l'hésitation anglaise, le désengagement, le large ou l'Europe. Et la France s'est retrouvée devant assumer l'ensemble de l'équilibre européen avec une population très insuffisante, un niveau technologique et industriel qui n'était pas comparable à celui de l'Allemagne. Et on a organisé tout ce système avec la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, qui sont des créations françaises assez largement. Mais on n'avait pas la force. Je crois que c'est ce que dit Haro, je crois qu'il a raison. Plus encore que ce que dit Bloch, ce qui nous a perdus, c'était vraiment la disproportion des charges par rapport aux moyens que nous avions. Et alors, en 1945, les choses ont changé parce qu'essentiellement, grâce à Truman, Roosevelt, on ne savait plus très bien où il en était à la fin de son mandat, mais Truman a estimé, et quand vous voyez la NSS de Truman, c'est exactement le contraire de la NSS de Trump. C'est-à-dire qu'il dit que l'ordre passe par une solidarité profonde, politique, économique, militaire et de valeur entre les deux rives de l'Atlantique, entre l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada et puis les pays européens. Et on a construit ça, à ce moment-là, d'une façon très solide. Et c'était quand même les conséquences, en réalité, de l'horreur de la Première Guerre mondiale et puis de la récidive qu'a été la Seconde Guerre mondiale. On avait pris la mesure. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 juin 2024 au 24 janv. 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28Voir 2 autres passages
« Simplement, l'ordre européen en 1918 ne s'est pas mis en place à cause, en réalité, de la défection américaine. C'est-à-dire que Wilson avait joué un rôle, le président Wilson avait joué un rôle très important dans la construction de la paix. Une paix qu'il avait voulue, et elle l'était globalement, même si on critique le traité de Versailles, de façon un peu abusive. Le traité de Trianon, avec la Hongrie, méritait d'être critiqué. Le traité de Versailles n'était pas si déséquilibré que ça, contrairement à ce qu'a dit Keynes et d'un autre genre en Bainville. Il n'a pas favorisé l'arrivée d'Hitler au pouvoir, le traité de Versailles ? Non, mais enfin, c'était une situation. Non, parce qu'on a quand même engagé un processus de réconciliation avec Briand. On a passé les accords de Locarno. Pour finir, on n'a pas du tout touché les réparations qu'on devait toucher. Donc tout ça a été construit. Mais à partir du moment où les Américains se sont retirés de l'affaire, les Anglais ont suivi. On dit non, non, nous, on ne peut pas être garant de nouvel ordre politique. Ça a toujours été l'hésitation anglaise, le désengagement, le large ou l'Europe. Et la France s'est retrouvée devant assumer l'ensemble de l'équilibre européen avec une population très insuffisante, un niveau technologique et industriel qui n'était pas comparable à celui de l'Allemagne. Et on a organisé tout ce système avec la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, qui sont des créations françaises assez largement. Mais on n'avait pas la force. Je crois que c'est ce que dit Haro, je crois qu'il a raison. Plus encore que ce que dit Bloch, ce qui nous a perdus, c'était vraiment la disproportion des charges par rapport aux moyens que nous avions. Et alors, en 1945, les choses ont changé parce qu'essentiellement, grâce à Truman, Roosevelt, on ne savait plus très bien où il en était à la fin de son mandat, mais Truman a estimé, et quand vous voyez la NSS de Truman, c'est exactement le contraire de la NSS de Trump. C'est-à-dire qu'il dit que l'ordre passe par une solidarité profonde, politique, économique, militaire et de valeur entre les deux rives de l'Atlantique, entre l'Amérique du Nord, les États-Unis, le Canada et puis les pays européens. Et on a construit ça, à ce moment-là, d'une façon très solide. Et c'était quand même les conséquences, en réalité, de l'horreur de la Première Guerre mondiale et puis de la récidive qu'a été la Seconde Guerre mondiale. On avait pris la mesure. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités11 juin 2024 au 24 janv. 2026 · 23 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28Voir 2 autres passages
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités11 juin 2024 au 29 sept. 2025 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« jusqu'en 2027 ? Je ne sais pas, ça dépend des partis politiques. Est-ce que le Parti Socialiste cherchera la dissolution, c'est-à-dire le rapprochement du RN du pouvoir ? Est-ce que le RN lui-même voudra gouverner maintenant ? Est-ce qu'il n'aura pas la tentation de faire précéder son arrivée au pouvoir d'une victoire présidentielle, si je puis dire ? Tout ça est très incertain. Mais il y a une chose dont je suis sûr, c'est qu'aujourd'hui, ce qui manque, ce sont des idées. Ce qui manque, c'est... Il n'y a pas de débat politique en France. Il y a des débats sur à qui je prends de l'argent, à qui j'en donne, etc. Est-ce que je diminue de temps ? Mais vous n'avez pas de débat sur la politique économique. Quelle doit être la politique économique ? Comment se situer par rapport au plan Draghi ? Vous n'avez pas de débat sur la politique européenne. Quelle doit être... Comment doit s'organiser la relance européenne ? Comment doit-on prendre la relève d'une Amérique défaillante ? Vous n'avez pas de débat sur la politique sociale, en réalité. Nous voyons bien que la solidarité sociale ne peut pas être reposée entièrement sur les salariés. Donc il s'agit de trouver d'autres formes d'association au financement. Tout ça est en débat, n'est pas en débat. Et donc les Français sont en face d'un mur et je pense que l'une des solutions, l'une des voies, pas de solution que devrait suivre Sébastien Lecornu, c'est d'afficher une véritable offre politique. Ce que Bayrou a commencé de faire mais qu'il n'a pas fait suffisamment. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Louis Bourlanges : "Sébastien Lecornu doit gagner une partie de poker avec un deux de trèfle"Vérifier à 13:13Voir 2 autres passages
« Non, je crois qu'il a estimé, et je crois qu'il avait raison, qu'il ne pouvait pas gouverner dans la confusion. Qu'il ne pouvait pas faire un budget, faire passer un budget qui reflétait ce qui lui paraissait être la priorité essentielle du pays, c'est-à-dire une concentration des forces gouvernementales, de l'autorité de l'État, sur le redressement financier et économique du pays. Il estimait que ce n'était pas possible. A-t-il quelle sera la conséquence de cela ? Je pense qu'il a quand même contribué à une prise de conscience accrue de la part de nos concitoyens. Pas évident, parce que moi, quand il a fait sa sortie il y a un mois, sur son projet de budget, je me suis dit, voilà quelqu'un qui dit la vérité au pays, il est très bas dans les sondages, il est à 16%, il devrait remonter un peu. Et bien non, il est descendu à 12%, ce qui prouve l'étendue du rejet d'une grande partie de nos concitoyens à l'égard du diagnostic du Premier ministre. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Après la chute de François Bayrou, quel avenir pour la France ? L'analyse de Jean-Louis BourlangesVérifier à 5:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 8:19
« Alors, le porte-avions qui a avec lui des frégates, pas seulement françaises d'ailleurs, européennes, il est en Méditerranée orientale, il est placé en soutien à nos partenaires, notamment en Chypre, qui a eu des conséquences très directes sur son territoire et il est en face du Liban où, je ne sais pas si on va y revenir, mais la situation s'aggrave. Voilà. Ensuite, premier élément. Deuxième élément, il y a une opération qui existe de l'Union Européenne en mer rouge, qui s'appelle l'opération ASPIDES, qui a un mandat et qui a vocation à assurer la liberté de circulation en mer rouge, c'est-à-dire à permettre le passage des bateaux commerciaux avec des escortes au moment où, vous savez, il y a eu ce pic de tension avec les Lenti à la suite des tensions au Moyen-Orient des dernières années. Il ne faut pas confondre les choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 12:46
« Non. D'abord, je pense qu'elles sont quand même limitées, c'est-à-dire qu'il y a une forme d'attrition qui joue. Mais ensuite, c'est une stratégie du chaos qui est menée par l'Iran depuis le début, d'où les frappes sur les pays de la région, d'où l'activation des milices un peu partout. Et donc, c'est une stratégie de chaos qui se déploie, ce qui n'est pas surprenante. Parce qu'on savait, et je pense que l'armée américaine aussi sait que l'Iran peut tout à fait répondre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 1:28
« Merci. L'intervention militaire, l'emploi de la force, elle se décide toujours, souverainement, singulièrement, pour un pays comme la France, qui a une tradition d'indépendance très forte. Un. Deux, que le Détroit d'Ormuse soit apaisé et qu'il y ait une reprise de la liberté de circulation et une sécurité maritime qui soit établie, c'est un intérêt mondial, y compris pour les pays d'Asie, parce qu'on voit bien ce que ça donne sur le cours de pétrole et du gaz, donc c'est un peu compliqué comme situation. Maintenant, participer, aujourd'hui, de vive force, à une intervention avec des moyens armés dans le Détroit d'Ormuse, est évidemment hors de question. Pourquoi ? Parce que ça serait participer à l'offensive. Or, nous n'avons pas choisi la guerre menée par Israël et les Etats-Unis, donc il n'y a pas de raison d'y participer. J'ajoute un autre point, c'est que, très bien, il y aurait une intervention de vie de force comme c'est proposé, mais en fait, ce qu'il s'agit de faire, c'est de rétablir le trafic. Forcément, il faut qu'il y ait une baisse du niveau de tension, parce que si vous ajoutez de la tension, vous ne rétablissez pas le trafic, vous accentuez la conflictualité. Donc non, par contre, ce que fait la France, c'est-à-dire qu'elle ne reste pas inactive pour autant loin de là, c'est qu'elle a un déploiement maritime très conséquent dans la région, en Méditerranée et en Mer Rouge, et elle travaille avec des partenaires d'Indo-Pacifique, en particulier l'Inde et d'autres, à faire en sorte que le niveau de tension baisse pour que la liberté de circulation maritime »
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
France Inter — L'invité de 8h20 · Guerre au Moyen-Orient : "Ce qui est très grave, c'est qu'on détruit tout" sans "aucune perspective de remplacement"Vérifier à 11:04
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
« Oui, alors, c'est ce que je disais quand on n'avait pas les moyens de nos ambitions. C'est qu'on ne fait pas du tout les choix qu'on doit faire sur le plan économique, sur le plan technologique, et même sur le plan militaire, même si Macron a fait de gros efforts sur ce plan-là. Donc, je pense que... J'ai perdu votre question, c'était... »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 30:32
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 10:01
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 10:01
« Bon, mettons de côté l'aspect militaire qui n'a aucun sens. Les Américains contrôlent totalement le Groenland sur le plan militaire. Ils ont une grosse base actuellement. Ils en avaient six ou sept avant et ils les ont eux-mêmes retirés. Et le traité de 1951 passé avec le Danemark les autorise à faire tout ce qu'ils veulent en matière de sécurité. Ça, c'est vraiment un prétexte, ce n'est pas du tout la réalité. Alors, quelle est la réalité ? Qu'est-ce qui motive ? Je vais vous dire, il y a deux choses, trois choses. Il y a une représentation du monde qui est très profondément inquiétante, un peu fasciste. C'est-à-dire que c'est le Lebensraum, l'espace vital. Il faut élargir l'espace vital pour exister. Un État ne peut pas survivre s'il n'augmente pas, il n'élargit pas son territoire. Ce qui d'ailleurs fait que Poutine en dit du bien. Il dit, ah oui, c'est justifié, le Groenland. Ça veut dire, moi aussi, en Ukraine. Et les Chinois vont dire, oui, c'est vrai, Taïwan pour moi. C'est absolument... Il y a cette idée et ça s'accorde avec son protectionnisme, son colberti, c'est-à-dire la prospérité de l'économie américaine, doit se faire au détriment de la prospérité des autres. C'est-à-dire le contraire même de ce qu'on a fait depuis 1945, où on a estimé que c'était un jeu à somme positive, le jeu économique. Et troisièmement, une organisation à refus du multilatéralisme, avec notamment ce Conseil de paix, qui est simplement une sorte de mainmise impériale, qui ne marchera pas d'ailleurs, mais du président sur les autres. Donc, il y a cette vision des choses. Pas de sécurité. Et troisièmement, je crois qu'on n'a pas mesuré à quel point la démarche fondamentale de Trump depuis le début est anti-européenne. Ce qui caractérise... Parce qu'au bout du compte, les ressources, pétrole, terres rares, etc., c'est un pays européen. C'est un ensemble européen, le Groenland autonome, par rapport à un État européen. Donc, ça consiste à prendre aux Européens des matières premières. Or, quand vous regardez la politique de Trump depuis le début, elle est obsessionnellement anti-européenne. Même la NSS-20, on dit son document stratégique, il ne parle que de l'Europe. Il y a dix lignes sur la Chine. On dit que la Chine a la grande obsession américaine. Ce n'est pas celle de Trump dans ce document. Ce document, c'est critique idéologique des Européens, avec le discours de Vance et maintenant le discours de Trump. Mise en cause des intérêts économiques européens avec la montée des droits de douane. L'automaticité de la protection américaine dans le cadre de l'OTAN avec les incertitudes sur l'article 5. Et là, une attaque en règle contre les Européens. Pourquoi ? Totalement injustifiée, totalement absurde. Mais l'effet a été très, très profond. C'est que les Européens ont enfin pris conscience qu'ils n'avaient pas simplement eu affaire à quelqu'un qui flottait un peu et qui voulait améliorer sa situation, mais qu'ils étaient en face de quelqu'un qui était un véritable adversaire, sinon un ennemi. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 20:28
« Je crois que c'est simplement l'expression d'un délire égocentrique qui ne peut mener nulle part. Alors, évidemment, on a tout un tas de clients qui y vont parce qu'ils ne veulent pas se brouiller avec lui. Donc, c'est un peu comme dans la pièce de Pirandello, Henri IV de Pirandello, où on voit l'empereur, l'empereur d'Allemagne, Henri IV, et tout le monde qui lui fait la cour. Bon, s'ils sont tous avec des costumes bons. Et puis, on s'aperçoit à la fin du premier acte que, en fait, c'est une salle de clinique et qu'Henri IV est fou. Donc, il se croit au XIe siècle, c'est quelqu'un qui se croit au XIe siècle et tout le monde lui donne la comédie, rentre dans son jeu. Je trouve qu'on en est là. On en est là. Les gens jouent la comédie du respect. Personne. Le mépris est total. Ce qui s'est passé récemment sur les affaires du Groenland, c'est une étape très... On va en parler du Groenland. Psychologiquement, c'est une étape extrêmement importante parce que des gens qui étaient un peu incertains de Trump, ont pris la mesure qu'il était dangereusement irresponsable. Et il y a un certain nombre de contrefeux qui se sont allumés, principalement aux États-Unis, un peu en Europe. Mais c'est la découverte du caractère presque pathologique de la politique américaine du président des États-Unis qui a émergé sur la scène internationale. »
RFI — L'Atelier politique · Jean-Louis Bourlanges: «L'humanisme est mort. L'homme est en train de disparaître»Vérifier à 17:53
« Non, je crois que c'est assez difficile, c'est très difficile pour Emmanuel Macron, mais je crois qu'il ne se débrouille pas très bien, si je puis dire, pour une raison simple, c'est qu'il porte, avec ce communiqué d'hier, il porte la responsabilité de l'échec d'une tentative Front Populaire qui, de toute manière, était inscrite dans les faits. Personne ne peut imaginer un seul instant que les formations qui sont réunies sur ce programme assez profondément d'aimant des forces du Front Populaire, animées par un homme qui est très contesté, qui dans les sondages apparaît comme très rejeté par l'opinion publique qu'est Jean-Luc Mélenchon. Personne ne pouvait imaginer qu'un tel attelage aurait eu une majorité à l'Assemblée nationale. Simplement, en procédant comme il procède, le président porte sur lui la responsabilité politique devant l'opinion de cet échec qui ne lui est pas imputable. Car en réalité, il faut bien voir que la situation, certes, la dissolution, notre ami Guillaume Tabard l'a expliqué très bien, la dissolution a été le fait générateur d'une situation très difficile, mais les résultats de l'élection n'ont fait que confirmer et amplifier les résultats de l'élection législative deux ans plus tôt. C'est-à-dire qu'est apparu un pays profondément divisé, profondément en trois groupes qui sont incompatibles les uns avec les autres, et ça, le président n'en est pas responsable, même s'il a la responsabilité, en revanche, d'en gérer les conséquences. Donc je crois que là, il y a une situation dont il faut partir. Alors, la question, moi, je souffre beaucoup en tant que citoyen depuis des semaines, parce que je trouve qu'il y a un immense absent dans la discussion à laquelle nous assistons. Nous avons des forces politiques, des partis, nous avons des personnalités, nous avons des jeux, nous avons, comme dirait le général de Gaulle, les poisons et les délices du système, des chausse-trappes un peu partout, un Mélenchon qui excelle aux jeux politiciens, comme il l'a encore montré en disant qu'au bout du compte, son parti n'était pas candidat à des postes gouvernementaux. C'était très très malin. Mais tout ça n'a aucun sens. La vérité, c'est qu'on ne met pas sur la table les seuls problèmes qui comptent, c'est-à-dire les options pour le pays. Et tant qu'on ne partira pas de ce qui est bon ou mauvais pour le pays, de ce qu'on veut faire... Alors, le programme, ce n'est pas un programme. Le programme du Nouveau Front Populaire, c'est un catalogue de promesses catégorielles destinées à attirer un certain nombre d'électeurs non financés. Un programme, c'est autre chose. Ce sont des réponses à des questions fondamentales. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Jean-Louis Bourlanges
Essayiste, ancien député européenVérifier à 0:40