Jean-Christophe Fromantin — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 nov. 2017 au 5 sept. 2026
Questions
43
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 43 questions évaluables
Réponse directe
24
Réponse partielle
11
Réponse à côté
7
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 43
Question 1Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)
Pour bien comprendre, qu'est-ce qu'il faudrait pour relancer justement ces territoires ?
Réponse directe
Moi, je suis convaincu qu'il y a une industrie qui peut lever dans toutes les régions. Parce que justement, ces facteurs de production, la technologie, l'innovation, la formation, le capital, si on la distribue mieux à travers la France, on aura cet effet de fécondité, de fertilisation dont on a besoin. Donc je pense qu'on a deux grandes réformes à faire. On a une réforme institutionnelle pour remettre du pouvoir dans les territoires, remettre de la fiscalité, de la finance, des moyens dans les territoires. Des vrais impôts régionaux qui restent dans les régions et dont les politiques régionaux et locaux sont redevables auprès des administrés.
« Moi, je suis convaincu qu'il y a une industrie qui peut lever dans toutes les régions. Parce que justement, ces facteurs de production, la technologie, l'innovation, la formation, le capital, si on la distribue mieux à travers la France, on aura cet effet de fécondité, de fertilisation dont on a besoin. Donc je pense qu'on a deux grandes réformes à faire. On a une réforme institutionnelle pour remettre du pouvoir dans les territoires, remettre de la fiscalité, de la finance, des moyens dans les territoires. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'avais été sur un rond-point au moment du gilet jaune dans l'Eure-et-Loire. J'avais passé une journée avec les gilets jaunes et certains m'avaient dit, « je serais ravi de rester dans la petite ville dans laquelle j'habite, j'ai un job, mon épouse aussi, on peut acheter la maison dont on rêve, mais on ne sait pas si la gare va rester, on ne sait pas si l'école va rester, on ne sait pas si la maternité va rester, on ne sait pas quel est l'avenir de notre ville, et donc on préfère investir à Paris qu'investir là où on rêve de vivre ». Et ça m'a amené, dans mon livre, à repenser le concept d'habiter et de dire, « Attention, se loger et habiter, c'est deux choses différentes. Se loger, c'est pragmatique, mais en fin de compte, les gens ne veulent pas se loger, ils veulent habiter, alors on a besoin de se loger, mais habiter, c'est aussi faire corps avec un territoire, avoir un projet de vie familial, pouvoir avoir des enfants, pour créer une »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 3:08
Voir 1 autre passage
« Des vrais impôts régionaux qui restent dans les régions et dont les politiques régionaux et locaux sont redevables auprès des administrés. »
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 3:38
Question 2Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)
Comment va vraiment la France sur le terrain ?
Réponse directe
J'ai voulu sonder un peu cette France des territoires, cette France des réalités, comprendre un peu le ressenti de tous ces acteurs, maires, patrons d'entreprises, artisans, agriculteurs. j'ai senti deux choses. D'abord, un ressenti d'abandon, de délaissement, de déclassement, comme s'ils ne comptaient plus pour la France. du coup, j'ai senti aussi dans leur discours l'impression qu'ils étaient perçus, qu'ils se percevaient comme une charge et puis comme une chance. Et je pense que c'est la grande leçon, c'est ce que j'ai retiré beaucoup de ce voyage, en disant que la France ne peut pas être dans une dialectique les riches, la start-up nation, le progrès, l'innovation, la technologie à Pari…
« J'ai voulu sonder un peu cette France des territoires, cette France des réalités, comprendre un peu le ressenti de tous ces acteurs, maires, patrons d'entreprises, artisans, agriculteurs. »
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 0:23Voir 2 autres passages
« j'ai senti deux choses. D'abord, un ressenti d'abandon, de délaissement, de déclassement, comme s'ils ne comptaient plus pour la France. »
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 0:37
« du coup, j'ai senti aussi dans leur discours l'impression qu'ils étaient perçus, qu'ils se percevaient comme une charge et puis comme une chance. Et je pense que c'est la grande leçon, c'est ce que j'ai retiré beaucoup de ce voyage, en disant que la France ne peut pas être dans une dialectique les riches, la start-up nation, le progrès, l'innovation, la technologie à Paris, et le reste finalement, une espèce de friche qu'on assume, avec des subventions, avec l'État-providence, mais sur lequel on ne mise plus en termes d'opportunités pour le développement du pays. Et je suis convaincu qu'un renouveau politique et économique partira de ce qu'on a de différent, de ce qu'on a de singulier. Et il n pas un mètre carré en France qui n'a pas un atout, une chance, une opportunité, quelque chose à lever pour notre prospérité. »
Question 3Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26
Alors, il y a évidemment une ville où la politique nationale influe beaucoup sur la campagne des municipales. C'est Paris, ville voisine de Neuilly. Ce n'est pas le même tableau que chez vous. Il y a un match très serré entre Rachida Dati pour LR, Emmanuel Grégoire pour la gauche et cinq candidats qui peuvent se qualifier au second tour. Je rappelle qu'il faut faire plus de 10%. Vous êtes plutôt Rachida Dati ou Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizon et Renaissance ?
Refus explicite
Oui, au même titre que je veux désintoxiquer nos élections locales des partis politiques, je ne suis pas compétent aujourd'hui pour dire tel ou tel est le meilleur. Et comme je ne suis pas dans un parti, je ne vais pas choisir celui qui porte l'étiquette d'un parti auquel je n'appartiens pas. Donc, moi, ce qui me déçoit dans Paris, c'est que je vois la politique politicienne s'inviter dans le débat. Je vois les critiques fusées et dont beaucoup sont justifiées. Mais quel souffle pour Paris ? C'est quand même la ville capitale. C'est la locomotive aussi de l'attractivité française. C'est le lieu où des millions de touristes viennent chaque année. Et on s'interroge. Et nous, en particulier, c…
« Oui, au même titre que je veux désintoxiquer nos élections locales des partis politiques, je ne suis pas compétent aujourd'hui pour dire tel ou tel est le meilleur. Et comme je ne suis pas dans un parti, je ne vais pas choisir celui qui porte l'étiquette d'un parti auquel je n'appartiens pas. Donc, moi, ce qui me déçoit dans Paris, c'est que je vois la politique politicienne s'inviter dans le débat. Je vois les critiques fusées et dont beaucoup sont justifiées. Mais quel souffle pour Paris ? C'est quand même la ville capitale. C'est la locomotive aussi de l'attractivité française. C'est le lieu où des millions de touristes viennent chaque année. Et on s'interroge. Et nous, en particulier, comme une de la petite couronne contingente de l'attractivité parisienne, je dis mais quel souffle dans cette campagne ? Aucun souffle. Quelle vision pour Paris ? Quelle attractivité demain pour Paris ? Alors que la ville perd des habitants, alors qu'il y a quand même beaucoup de quartiers qui sont mal entretenus, alors qu'il y a du surtourisme avec un problème aussi d'embolisation de Paris vis-à-vis de l'international, alors qu'il y a quand même encore des problèmes de transport multiples et notamment aux portes de Paris. On se dit mais comment ça se fait que sur une élection qui devrait être aussi emblématique, sur laquelle les candidats devraient non pas simplement critiquer les bouchons qu'il y a dans tel quartier, etc. Mais produire finalement une vraie ambition pour notre ville capitale, je ne vois rien. Et je trouve ça extrêmement décevant parce que ce grand Paris auquel on a prêté toute une série d'élans et d'ambitions, il est aujourd'hui totalement embolisé par une ville de Paris qui ne produit pas le souffle dont on mériterait qu'elle produise. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 3:51
Question 4Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26
Bonjour Jean-Christophe Cromantin, bonjour, vous êtes vice-président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, ancien député de ce département et surtout maire d'Hiverdroite de Neuilly depuis 2008, candidat à votre réélection pour un quatrième mandat. Et pour la première fois, il n'y aura pas de liste LR dans l'ancien fief de Nicolas Sarkozy, puisque les Républicains ont décidé de vous apporter leur soutien. C'est la première fois depuis 2008 que vous aviez affronté et battu le candidat sarkoziste David Martinon. C'est l'épilogue d'une longue histoire de presque deux décennies de guerre fratricide à droite. Ça veut dire que l'âge de guerre est définitivement enterrée à Neuilly entre les différentes familles de la droite ?
Réponse partielle
Moi, je n'ai jamais déterré l'âge de guerre, oui. Je suis simplement rentré en campagne en 2008 avec cette indépendance, alors qu'elle a été mal perçue, mal vécue, qui a énervé beaucoup, parce qu'on est dans un monde où il y a des fiefs, où chacun prend la main sur tel et tel territoire. Et moi, je voulais m'affranchir de tout ça. Je n'avais pas d'idées politiques dans ma tête. Je voulais simplement servir ma ville. Mais cette indépendance, elle était suspecte dans cet univers politicien de gens qui sont abonnés à des carrières politiques. Et du coup, ça a généré une grande défiance et qui a fini par se calmer, parce que le sujet, c'est la ville. Et quand on voit que la ville tourne bien et…
« Moi, je n'ai jamais déterré l'âge de guerre, oui. Je suis simplement rentré en campagne en 2008 avec cette indépendance, alors qu'elle a été mal perçue, mal vécue, qui a énervé beaucoup, parce qu'on est dans un monde où il y a des fiefs, où chacun prend la main sur tel et tel territoire. Et moi, je voulais m'affranchir de tout ça. Je n'avais pas d'idées politiques dans ma tête. Je voulais simplement servir ma ville. Mais cette indépendance, elle était suspecte dans cet univers politicien de gens qui sont abonnés à des carrières politiques. Et du coup, ça a généré une grande défiance et qui a fini par se calmer, parce que le sujet, c'est la ville. Et quand on voit que la ville tourne bien et bien gérée, etc., ça casse un peu les velléités. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 0:46
Question 5Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26
Justement, le gouvernement a fait des annonces récemment sur le cas de la capitale. Qu'est-ce que vous pensez de ces pistes qui ont été évoquées ?
Réponse directe
Alors, il y a effectivement trois textes sur la décentralisation qui sont annoncés sans très bien savoir ce qu'il y aura dedans. Dans le troisième texte, c'est sur le Grand Paris. On ne sait pas non plus ce qu'il y aura dedans. Il y a simplement le rapport Wörth, il y a un an et demi, qui pointait tous les dysfonctionnements de la métropole du Grand Paris. Moi, je suis convaincu qu'elle est inutile. Il y a une région capitale qui finalement a à peu près les mêmes compétences. Et puis ensuite, on a toute une série d'intercommunalités de proximité qu'on appelle des EPT, dans un terme un peu barbare. Et je pense qu'il faudrait rationaliser la carte. C'est-à-dire qu'il y a nos communes, il y a…
« Alors, il y a effectivement trois textes sur la décentralisation qui sont annoncés sans très bien savoir ce qu'il y aura dedans. Dans le troisième texte, c'est sur le Grand Paris. On ne sait pas non plus ce qu'il y aura dedans. Il y a simplement le rapport Wörth, il y a un an et demi, qui pointait tous les dysfonctionnements de la métropole du Grand Paris. Moi, je suis convaincu qu'elle est inutile. Il y a une région capitale qui finalement a à peu près les mêmes compétences. Et puis ensuite, on a toute une série d'intercommunalités de proximité qu'on appelle des EPT, dans un terme un peu barbare. Et je pense qu'il faudrait rationaliser la carte. C'est-à-dire qu'il y a nos communes, il y a nos départements qui gèrent la politique sociale avec beaucoup de difficultés depuis que la fiscalité a changé. Et puis ensuite, il y a ces établissements publics, territoriaux, ces futures intercommunalités à fiscalité propre, ce que j'espère, qui devraient remplacer la métropole du Grand Paris. Donc il y a un réglage à faire sur le Grand Paris, parce qu'aujourd'hui, il y a trop de couches qui viennent se sédimenter. Mais d'une manière générale, je pense qu'il y a une grande réforme de la décentralisation qui est indispensable, qui n'est pas simplement une réforme de l'aménagement du territoire ou de la gouvernance des collectivités, mais une réforme d'économie politique pour le pays, parce qu'un pays comme le nôtre vit d'un excès de centralité qui produit, je pense, toutes les crises qu'on connaît aujourd'hui. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 5:31
Question 6Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26
Alors l'été dernier, justement, vous aviez écrit au Premier ministre de l'époque, c'était encore François Bayrou, pour pousser un coup de gueule contre les prélèvements de l'État. Entre les nouveaux prélèvements, les dépenses contraintes et la péréquation fiscale, votre ville, écriviez-vous, perdait 33 millions d'euros, ce qui représente un tiers de son budget de fonctionnement ?
Réponse directe
C'est-à-dire que depuis quelques temps, nos collectivités sont devenues la variable d'ajustement du budget de l'État, mais c'est très assumé d'ailleurs par l'État, et donc au fur et à mesure que l'État va mal, il vient pomper, il vient prélever, il vient diminuer aussi ses services publics et ses dispositifs territoriaux. Et à Neuilly, on cumule quasiment tous les dispositifs de péréquation, de prélèvements, de lissage, et j'en passe. Et moi, aujourd'hui, il y a un tiers de mon budget, un tiers de ce qui est considérable, qui est prélevé par l'État pour venir finalement se substituer à des lignes budgétaires que l'État ne peut plus assumer. Et donc là, je dis stop, parce qu'on ne peut plus…
« C'est-à-dire que depuis quelques temps, nos collectivités sont devenues la variable d'ajustement du budget de l'État, mais c'est très assumé d'ailleurs par l'État, et donc au fur et à mesure que l'État va mal, il vient pomper, il vient prélever, il vient diminuer aussi ses services publics et ses dispositifs territoriaux. Et à Neuilly, on cumule quasiment tous les dispositifs de péréquation, de prélèvements, de lissage, et j'en passe. Et moi, aujourd'hui, il y a un tiers de mon budget, un tiers de ce qui est considérable, qui est prélevé par l'État pour venir finalement se substituer à des lignes budgétaires que l'État ne peut plus assumer. Et donc là, je dis stop, parce qu'on ne peut plus aller comme ça, et il y a un double phénomène. Il y a le montant du prélèvement qui est confiscatoire et énorme, et il y a l'imprévisibilité. C'est-à-dire que quand je vote mon budget en décembre, je ne sais pas qu'est-ce qu'il y aura dans la loi de finances. Et donc entre l'imprévisibilité et le montant des prélèvements, par rapport à ce qui est dans la Constitution, c'est-à-dire le principe de libre administration de nos communes, il y a un gap, il y a un problème, il y a une tension, il y a un frottement qui est majeur. Et donc je vais probablement dans les jours qui viennent lancer une action contentieuse contre l'État pour dire ça va, on s'arrête, on n'est plus dans les règles de bonne gouvernance, et vous nous entraînez surtout dans votre délitement, ce qui est contre-productif pour l'ensemble du pays, parce que ce qui reste comme potentiel d'investissement en France, ce sont à 70% les collectivités qui l'assurent. Et si demain ils viennent détruire nos marges d'autofinancement, c'est-à-dire notre capacité à investir, alors on va encore accélérer le déclassement du pays. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 7:06
Question 7Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26
Justement, quel regard vous portez sur les difficiles, très difficiles discussions sur le budget à l'Assemblée nationale, qui a enfin accouché il y a quelques jours, quelques semaines, d'un projet de loi de finances, et plus généralement du blocage que nous connaissons depuis la dissolution ?
Réponse directe
On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit. Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi…
« On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit. Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi de finances triennale. C'est-à-dire qu'on stabilise aussi la manière de construire un budget, en le faisant sur trois ans et non plus sur un an, avec une autorisation de variation d'une année sur l'autre limitée à 5%, sauf cas exceptionnel. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on ouvre aujourd'hui des réformes qui stabilisent aussi la gouvernance du pays, la gouvernance budgétaire. Et donc on n'est plus dans des réglages de curseurs, en augmentant un peu les taux, en augmentant un peu telle ou telle chose. On est aujourd'hui dans un changement de moteur, dans une nouvelle économie politique et il faut construire les conditions à la fois d'une stabilité, mais aussi surtout d'une prospérité. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 8:48
Question 8Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26
Votre ville, Neuilly, abrite une importante communauté juive. Comment est-ce que vous jugez l'explosion de l'antisémitisme depuis le 7 octobre ?
Réponse partielle
On a l'avantage d'être une échelle de ville où on peut contrôler, où le maire, l'équipe municipale se déploie sur le terrain, donc vit au quotidien les risques. Une très bonne communication avec les communautés, et en particulier, vous l'avez rappelé, la communauté juive. Des moyens de police exceptionnels, qui viennent compléter ceux de la police nationale. Des systèmes de caméras, on a 530 caméras partout sur Neuilly. Et donc cette quotidienneté, cette proximité, elle permet finalement de stopper ou de contenir toutes ces dérives et tous ces risques. Mais on sent que c'est tendu, c'est-à-dire que ce n'est jamais acquis. On ne peut pas dire, oui, c'est clair, c'est confortable, il n'y a pl…
« On a l'avantage d'être une échelle de ville où on peut contrôler, où le maire, l'équipe municipale se déploie sur le terrain, donc vit au quotidien les risques. Une très bonne communication avec les communautés, et en particulier, vous l'avez rappelé, la communauté juive. Des moyens de police exceptionnels, qui viennent compléter ceux de la police nationale. Des systèmes de caméras, on a 530 caméras partout sur Neuilly. Et donc cette quotidienneté, cette proximité, elle permet finalement de stopper ou de contenir toutes ces dérives et tous ces risques. Mais on sent que c'est tendu, c'est-à-dire que ce n'est jamais acquis. On ne peut pas dire, oui, c'est clair, c'est confortable, il n'y a plus de problème. On est en permanence, en vigilance, en attention, en observation, en échange avec la communauté, de telle manière à ce qu'ensemble, on gère cette tension, on gère cette stabilité, et on puisse éviter ce qui malheureusement se passe ailleurs. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 10:07
Question 9Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26
Donc vous considérez, à la différence de Jean-Luc Mélenchon, qui explique que l'antisémitisme est résiduel en France, que ce n'est pas le cas. Est-ce que vous jugez que la France insoumise a une responsabilité, avec son utilisation des événements du Proche-Orient, dans la montée de l'antisémitisme en France ?
Réponse partielle
Évidemment, c'est-à-dire que tout ce qui tend à mettre dans l'actualité cette espèce de justification, de légitimation, pour telle ou telle raison, vient finalement désinhiber beaucoup de comportements, et je pense que les mouvements terroristes n'attendent que ça, c'est-à-dire des petits proxys sur le terrain, totalement désinhibés et inconscients, sur lesquels on a finalement instillé cette idée que l'antisémitisme était finalement une réponse à un conflit au Moyen-Orient, et on voit bien que c'est ce risque, ce que d'aucuns ont appelé l'ubérisation finalement, du terrorisme, d'une forme de terrorisme, qui vient s'inviter dans nos... Et donc d'où cette vigilance au quotidien, parce que to…
« Évidemment, c'est-à-dire que tout ce qui tend à mettre dans l'actualité cette espèce de justification, de légitimation, pour telle ou telle raison, vient finalement désinhiber beaucoup de comportements, et je pense que les mouvements terroristes n'attendent que ça, c'est-à-dire des petits proxys sur le terrain, totalement désinhibés et inconscients, sur lesquels on a finalement instillé cette idée que l'antisémitisme était finalement une réponse à un conflit au Moyen-Orient, et on voit bien que c'est ce risque, ce que d'aucuns ont appelé l'ubérisation finalement, du terrorisme, d'une forme de terrorisme, qui vient s'inviter dans nos... Et donc d'où cette vigilance au quotidien, parce que tout peut paraître sous contrôle, un individu qui a cette influence, ou cette vulnérabilité, il peut tout à fait demain commettre l'irréparable dans nos villes. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 11:16
Question 10J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno Cautrè
On a énormément de questions via franceinter.fr autour des abstentionnistes. Un peu moins de 50% d'abstentionnistes hier. Est-ce que ça peut changer la donne dans la perspective des élections législatives, Philippe Foglio ?
Réponse directe
Oui, pour une bonne et simple raison. C'est que si ma mémoire ne me fait pas défaut aux dernières élections législatives, nous avions presque 70% de taux de participation. Donc, si nous avons 20% de nos concitoyens supplémentaires et qui se déplacent, ça peut changer les choses. Et puis ensuite, jamais rien n'est sûr en matière politique. Et il y aura aussi un deuxième aspect. C'est peut-être un aspect correctif entre les deux tours, qui pourra jouer, comme ça a été le cas sur des précédentes élections législatives. Pour l'inscription des listes électorales, juste un point qui est d'ordre technique, mais tous nos jeunes concitoyens qui vont avoir 18 ans d'ici le premier tour, eux seront ins…
« Oui, pour une bonne et simple raison. C'est que si ma mémoire ne me fait pas défaut aux dernières élections législatives, nous avions presque 70% de taux de participation. Donc, si nous avons 20% de nos concitoyens supplémentaires et qui se déplacent, ça peut changer les choses. Et puis ensuite, jamais rien n'est sûr en matière politique. Et il y aura aussi un deuxième aspect. C'est peut-être un aspect correctif entre les deux tours, qui pourra jouer, comme ça a été le cas sur des précédentes élections législatives. Pour l'inscription des listes électorales, juste un point qui est d'ordre technique, mais tous nos jeunes concitoyens qui vont avoir 18 ans d'ici le premier tour, eux seront inscrits automatiquement sur les listes électorales. »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 25:09
Question 11J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno Cautrè
J'accueille également notre historien Thomas Négaroff. Bonjour Thomas. Bonjour Jérôme. On va se balader aussi avec vous sur cette carte de France et nous allons aller avec vous en Bretagne, puisque pour la première fois le RN arrive en tête dans cette terre qu'on baptisait autrefois terre de conquête pour les troupes de Marine Le Pen. D'abord votre sentiment à tous les deux, Philippe Foliot, peut-être, sur les résultats d'hier soir. Est-ce que vous vous attendiez à une telle progression du RN ?
Réponse partielle
Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'…
« Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'élection de 2022 ? Puisqu'en 2017, il y a eu une adhésion à Emmanuel Macron, en 2022, ça a été un rejet de Marine Le Pen au second tour. Et que donc dans ce cadre-là, le socle qui était le sien n'était assurément pas suffisant pour pouvoir faire de telle sorte que tout cela tienne pendant cinq ans. Et puis ensuite, il y a bien entendu dans les territoires un certain nombre d'interrogations. Moi je vois dans mon département, mais c'est aussi le cas dans nombre de départements de notre pays, il n'y a pas d'immigration, il n'y a pas de chômage, il n'y a pas de délinquance. Et pour autant, le Front National, excusez-moi, arrive en tête. Et donc dans ce cadre-là... »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 2:02
Question 12J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno Cautrè
Quel est l'état d'esprit des électeurs ?
Réponse partielle
Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'…
« Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'élection de 2022 ? Puisqu'en 2017, il y a eu une adhésion à Emmanuel Macron, en 2022, ça a été un rejet de Marine Le Pen au second tour. Et que donc dans ce cadre-là, le socle qui était le sien n'était assurément pas suffisant pour pouvoir faire de telle sorte que tout cela tienne pendant cinq ans. Et puis ensuite, il y a bien entendu dans les territoires un certain nombre d'interrogations. Moi je vois dans mon département, mais c'est aussi le cas dans nombre de départements de notre pays, il n'y a pas d'immigration, il n'y a pas de chômage, il n'y a pas de délinquance. Et pour autant, le Front National, excusez-moi, arrive en tête. Et donc dans ce cadre-là... »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 2:02Voir 1 autre passage
« Mais il faut se poser un certain nombre de questions. Et puis surtout, il ne s'agit pas forcément de stigmatiser celles et ceux qui ont voté. Parce que s'il y a dans notre pays d'authentiques personnes qui sont vraiment d'extrême droite, mais la plupart de ceux qui votent pour, à l'occurrence hier, Bardella, le font un petit peu par dépit. Et puis c'est un vote qui est un vote d'un cri du cœur pour dire écoutez-nous, entendez-nous. »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 3:30
Question 13J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno Cautrè
Comment expliquer cette carte de France inattendue, en tout cas dans ses proportions peut-être, avec un RN en tête dans quasiment tous les départements à l'exception de l'Île-de-France ?
Réponse partielle
Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'…
« Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'élection de 2022 ? Puisqu'en 2017, il y a eu une adhésion à Emmanuel Macron, en 2022, ça a été un rejet de Marine Le Pen au second tour. Et que donc dans ce cadre-là, le socle qui était le sien n'était assurément pas suffisant pour pouvoir faire de telle sorte que tout cela tienne pendant cinq ans. Et puis ensuite, il y a bien entendu dans les territoires un certain nombre d'interrogations. Moi je vois dans mon département, mais c'est aussi le cas dans nombre de départements de notre pays, il n'y a pas d'immigration, il n'y a pas de chômage, il n'y a pas de délinquance. Et pour autant, le Front National, excusez-moi, arrive en tête. Et donc dans ce cadre-là... »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 2:02Voir 1 autre passage
« Mais il faut se poser un certain nombre de questions. Et puis surtout, il ne s'agit pas forcément de stigmatiser celles et ceux qui ont voté. Parce que s'il y a dans notre pays d'authentiques personnes qui sont vraiment d'extrême droite, mais la plupart de ceux qui votent pour, à l'occurrence hier, Bardella, le font un petit peu par dépit. Et puis c'est un vote qui est un vote d'un cri du cœur pour dire écoutez-nous, entendez-nous. »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 3:30
Question 14J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno Cautrè
Dans quel état d'esprit seront-ils dans trois semaines, dans un mois pour le second tour ?
Réponse partielle
Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'…
« Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'élection de 2022 ? Puisqu'en 2017, il y a eu une adhésion à Emmanuel Macron, en 2022, ça a été un rejet de Marine Le Pen au second tour. Et que donc dans ce cadre-là, le socle qui était le sien n'était assurément pas suffisant pour pouvoir faire de telle sorte que tout cela tienne pendant cinq ans. Et puis ensuite, il y a bien entendu dans les territoires un certain nombre d'interrogations. Moi je vois dans mon département, mais c'est aussi le cas dans nombre de départements de notre pays, il n'y a pas d'immigration, il n'y a pas de chômage, il n'y a pas de délinquance. Et pour autant, le Front National, excusez-moi, arrive en tête. Et donc dans ce cadre-là... »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 2:02Voir 1 autre passage
« Mais il faut se poser un certain nombre de questions. Et puis surtout, il ne s'agit pas forcément de stigmatiser celles et ceux qui ont voté. Parce que s'il y a dans notre pays d'authentiques personnes qui sont vraiment d'extrême droite, mais la plupart de ceux qui votent pour, à l'occurrence hier, Bardella, le font un petit peu par dépit. Et puis c'est un vote qui est un vote d'un cri du cœur pour dire écoutez-nous, entendez-nous. »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 3:30
Question 15J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno Cautrè
Voilà les questions que je vais poser à mes invités dans quelques minutes, que vous nous posez aussi, 01 45 24 7000. Vous le faites également via l'application France Inter. J'accueille Jean-Christophe Fromantin et Philippe Folio. Bonjour à tous les deux. Jean-Christophe Fromantin, vous êtes maire indépendant de Neuilly-sur-Seine. Philippe Folio, vous êtes sénateur du Tarn. A priori, vous n'avez pas grand-chose à faire ensemble, mais vous aviez pour ambition de monter une liste pour ces élections européennes. Ça ne s'est pas fait. Et avant cela, vous avez parcouru la France à bicyclette, à vélo, à la rencontre des Français et de leurs élus. Vous allez nous dire ce que vous avez ressenti en traversant le pays et si c'était peut-être annonciateur de ce que nous avons constaté hier soir dans les résultats de ces élections européennes. Nous sommes en ligne également avec Anne-Charlene Bézina. Bonjour. Bonjour. Vous êtes constitutionnaliste et vous allez nous expliquer comment on peut organiser un scrutin en aussi peu de temps, trois semaines, avant le premier tour de ces élections législatives. Est-ce que c'est prévu tout simplement par notre droit constitutionnel ?
Réponse directe
Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'…
« Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'élection de 2022 ? Puisqu'en 2017, il y a eu une adhésion à Emmanuel Macron, en 2022, ça a été un rejet de Marine Le Pen au second tour. Et que donc dans ce cadre-là, le socle qui était le sien n'était assurément pas suffisant pour pouvoir faire de telle sorte que tout cela tienne pendant cinq ans. Et puis ensuite, il y a bien entendu dans les territoires un certain nombre d'interrogations. Moi je vois dans mon département, mais c'est aussi le cas dans nombre de départements de notre pays, il n'y a pas d'immigration, il n'y a pas de chômage, il n'y a pas de délinquance. Et pour autant, le Front National, excusez-moi, arrive en tête. Et donc dans ce cadre-là... »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 2:02Voir 1 autre passage
« Mais il faut se poser un certain nombre de questions. Et puis surtout, il ne s'agit pas forcément de stigmatiser celles et ceux qui ont voté. Parce que s'il y a dans notre pays d'authentiques personnes qui sont vraiment d'extrême droite, mais la plupart de ceux qui votent pour, à l'occurrence hier, Bardella, le font un petit peu par dépit. Et puis c'est un vote qui est un vote d'un cri du cœur pour dire écoutez-nous, entendez-nous. »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 3:30
Question 16J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno Cautrè
Et précisément, hier soir, Philippe Foliot, dans ses mots, le président de la République a fait référence à ce désordre parlementaire. Il a dit la fièvre. La fièvre à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'en discutant avec les Français, quand vous avez traversé la France ces derniers mois, il y avait ce ressentiment un peu de ce qui se passait à l'Assemblée nationale ?
Réponse partielle
C'est une réalité. Et je crois qu'il y a une grande part de responsabilité aussi, à certains égards, de la France insoumise, qui, par ses outrances, à bien des égards, a permis de notabiliser le Rassemblement national avec tout ce que cela représente. Et Mélenchon et toutes ses équipes ont été, à certains égards, des vecteurs de notabilité, donc, pour le Front national. Moi, je crois qu'il y a maintenant une nouvelle situation politique telle que nous ne l'avons jamais connue sous la Ve République.
« C'est une réalité. Et je crois qu'il y a une grande part de responsabilité aussi, à certains égards, de la France insoumise, qui, par ses outrances, à bien des égards, a permis de notabiliser le Rassemblement national avec tout ce que cela représente. Et Mélenchon et toutes ses équipes ont été, à certains égards, des vecteurs de notabilité, donc, pour le Front national. Moi, je crois qu'il y a maintenant une nouvelle situation politique telle que nous ne l'avons jamais connue sous la Ve République. »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 18:43
Question 17Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23
Comment on sort de cela ?
Réponse à côté
Non, je pense qu'à l'échelle du maire, il y a d'abord construire un vrai dialogue. C'est aller au-devant des gens, pas attendre qu'ils viennent vers vous, aller au-devant des gens, par des rendez-vous de quartier, etc. Il y aller en marquant la distance, au sens fort du mot, c'est-à-dire une distance en ne cédant pas à tout, en maintenant finalement aussi en gardant en tête la notion de bien commun, de bien de tous les acteurs de la ville, en n'individuant pas la relation, en ayant cette posture aussi, en assumant cette posture, vous voyez tout simplement en étant attentif aux symboles qu'on renvoie. Il y a beaucoup de symboles autour d'une ville, il y a une mairie, il y a un drapeau, il y…
« Non, je pense qu'à l'échelle du maire, il y a d'abord construire un vrai dialogue. C'est aller au-devant des gens, pas attendre qu'ils viennent vers vous, aller au-devant des gens, par des rendez-vous de quartier, etc. Il y aller en marquant la distance, au sens fort du mot, c'est-à-dire une distance en ne cédant pas à tout, en maintenant finalement aussi en gardant en tête la notion de bien commun, de bien de tous les acteurs de la ville, en n'individuant pas la relation, en ayant cette posture aussi, en assumant cette posture, vous voyez tout simplement en étant attentif aux symboles qu'on renvoie. Il y a beaucoup de symboles autour d'une ville, il y a une mairie, il y a un drapeau, il y a une écharpe, il y a une manière de parler aux gens, il y a une cordialité, il y a un respect en répondant à leur courrier. En installant cette relation, je pense qu'on installe un peu une réciprocité. Et moi je suis très attentif à ça, cette qualité de maire, elle incarne un respect vis-à-vis de la population, et je pense qu'en maintenant ce respect, on a un retour sur les mêmes valeurs, en temps vert en tout cas, même si ce n'est pas tous les jours le cas. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 5:11
Question 18Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23
Vous vous êtes senti agressé, percuté ?
Réponse directe
Je demandais quelque chose de très simple. Je demandais à un cycliste qui roulait sur le trottoir de rouler sur la piste cyclable à 2 mètres, qui n'a pas voulu obtempérer, qui m'est rentré dedans délibérément. Donc voilà, c'est malheureusement le quotidien des incivilités auxquelles sont confrontés nos concitoyens, mais que le maire doit marquer par un acte d'autorité, par un acte de rappel tout simplement de la loi.
« Je demandais quelque chose de très simple. Je demandais à un cycliste qui roulait sur le trottoir de rouler sur la piste cyclable à 2 mètres, qui n'a pas voulu obtempérer, qui m'est rentré dedans délibérément. Donc voilà, c'est malheureusement le quotidien des incivilités auxquelles sont confrontés nos concitoyens, mais que le maire doit marquer par un acte d'autorité, par un acte de rappel tout simplement de la loi. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 0:19
Question 19Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23
Est-ce que le cumul des mandats, le retour à un certain cumul des mandats, est une solution ?
Réponse directe
Je pense que c'est une erreur institutionnelle. C'est-à-dire que quand on était, moi j'étais député maire, j'avais à côté de moi le maire de Bar-le-Duc, j'avais de l'autre côté le maire de Cholet. Vous voyez, chaque texte était mis à l'épreuve de nos regards. Et ça se négociait souvent à la buvette, où on disait, tiens, tu devrais amender ton texte, monsieur le ministre, parce qu'honnêtement, dans nos communes, ça ne marchera pas. Et donc cette politique du réel, cette politique enracinée, elle n'existe plus aujourd'hui. Donc on a à la fois une politique nationale qui n'est pas inspirée par des valeurs, je dénonçais ce pragmatisme gestionnaire ou sécuritaire, et on a un pouvoir local qui n'…
« Je pense que c'est une erreur institutionnelle. C'est-à-dire que quand on était, moi j'étais député maire, j'avais à côté de moi le maire de Bar-le-Duc, j'avais de l'autre côté le maire de Cholet. Vous voyez, chaque texte était mis à l'épreuve de nos regards. Et ça se négociait souvent à la buvette, où on disait, tiens, tu devrais amender ton texte, monsieur le ministre, parce qu'honnêtement, dans nos communes, ça ne marchera pas. Et donc cette politique du réel, cette politique enracinée, elle n'existe plus aujourd'hui. Donc on a à la fois une politique nationale qui n'est pas inspirée par des valeurs, je dénonçais ce pragmatisme gestionnaire ou sécuritaire, et on a un pouvoir local qui n'est pas écouté, qui n'est pas relayé, qui n'est pas en dialogue, dans une dialectique forte avec l'État. Donc on a isolé tout le monde, l'État s'est isolé, les parlementaires sont assez isolés finalement, les collectivités sont isolées, et là, on ne répond plus d'une logique institutionnelle qui avait son sens. Et le cumul de mandats a participé de ce lien, de cette correspondance efficace, ce dialogue qu'il y avait entre le local et le national. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 8:59
Question 20Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23
Ça vous vaut une assurance qui couvre tout ?
Réponse à côté
Non, pas nécessairement. Quand c'est un homicide involontaire, ce n'est pas du tout évident. Donc je ne peux pas pour l'instant avoir la protection fonctionnelle de la mairie pour les suites de l'affaire, ce qui est regrettable. Ce qui nous laisse face finalement à ces actes d'incivilité, sans reconnaître véritablement l'autorité qu'on représente comme maire. Moi, je mets un point d'honneur à intervenir dès que je vois une incivilité, même si c'est inconfortable, parce que ce n'est jamais confortable de reprocher en public quelque chose à quelqu'un. Et quand je vois quelqu'un qui pose un Jacques Poubelle dans les massifs de fleurs, quand je vois quelqu'un qui jette son bégo, quand je vois u…
« Non, pas nécessairement. Quand c'est un homicide involontaire, ce n'est pas du tout évident. Donc je ne peux pas pour l'instant avoir la protection fonctionnelle de la mairie pour les suites de l'affaire, ce qui est regrettable. Ce qui nous laisse face finalement à ces actes d'incivilité, sans reconnaître véritablement l'autorité qu'on représente comme maire. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 1:17Voir 1 autre passage
« Moi, je mets un point d'honneur à intervenir dès que je vois une incivilité, même si c'est inconfortable, parce que ce n'est jamais confortable de reprocher en public quelque chose à quelqu'un. Et quand je vois quelqu'un qui pose un Jacques Poubelle dans les massifs de fleurs, quand je vois quelqu'un qui jette son bégo, quand je vois un vélo sur le trottoir qui représente un danger, je m'interpose, je mets en avant ma qualité de maire, et je dis « Voilà, vous ne devez pas faire ça. » 95 cas sur 100, ça se passe bien, les gens grognent, on discute, on explique, ou alors ils obtempèrent, mais dans certains cas comme celui-là, ils vont au bout et refusent le principe d'autorité. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 1:42
Question 21Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23
Est-ce que vous avez dû augmenter la sécurité des lieux de culte, des écoles ?
Réponse partielle
Bien entendu, immense fébrilité, immense inquiétude après les événements du 7 octobre. Moi, j'ai agi dans deux directions. J'ai d'abord validé, avec les services de l'État, avec l'armée pour Sentinelle, un dispositif de sécurité fort. Mais j'ai aussi beaucoup envoyé des signes d'amitié. Parce que quand on vit une épreuve, on est sensible bien sûr au pragmatisme qui permet de se sécuriser, mais on est sensible aussi aux signes d'amitié. J'ai été probablement un des premiers à mettre le dapos israélien sur la façade de l'hôtel de ville. Et j'ai fait le jour de la grande manifestation, le matin même, avec 3000 personnes, un grand rassemblement silencieux devant la mairie, avec juste quelques p…
« Bien entendu, immense fébrilité, immense inquiétude après les événements du 7 octobre. Moi, j'ai agi dans deux directions. J'ai d'abord validé, avec les services de l'État, avec l'armée pour Sentinelle, un dispositif de sécurité fort. Mais j'ai aussi beaucoup envoyé des signes d'amitié. Parce que quand on vit une épreuve, on est sensible bien sûr au pragmatisme qui permet de se sécuriser, mais on est sensible aussi aux signes d'amitié. J'ai été probablement un des premiers à mettre le dapos israélien sur la façade de l'hôtel de ville. Et j'ai fait le jour de la grande manifestation, le matin même, avec 3000 personnes, un grand rassemblement silencieux devant la mairie, avec juste quelques prises de parole très dignes. Et vous voyez, les retours, ça fait chaud au cœur. Et je pense que se retrouver physiquement dans des moments de détresse ou dans des moments de grande inquiétude comme ceux qu'on vit, ça compte aussi, ça fait partie du rôle du maire. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 11:21
Question 22Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23
Que s'est-il passé ?
Réponse directe
Je demandais quelque chose de très simple. Je demandais à un cycliste qui roulait sur le trottoir de rouler sur la piste cyclable à 2 mètres, qui n'a pas voulu obtempérer, qui m'est rentré dedans délibérément. Donc voilà, c'est malheureusement le quotidien des incivilités auxquelles sont confrontés nos concitoyens, mais que le maire doit marquer par un acte d'autorité, par un acte de rappel tout simplement de la loi.
« Je demandais quelque chose de très simple. Je demandais à un cycliste qui roulait sur le trottoir de rouler sur la piste cyclable à 2 mètres, qui n'a pas voulu obtempérer, qui m'est rentré dedans délibérément. Donc voilà, c'est malheureusement le quotidien des incivilités auxquelles sont confrontés nos concitoyens, mais que le maire doit marquer par un acte d'autorité, par un acte de rappel tout simplement de la loi. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 0:19
Question 23Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23
Pour ceux qui n'ont que la radio, vous avez le bras en écharpe à la suite de l'accident qu'évoquait Annabelle. Mais était-ce un accident ?
Réponse directe
Je demandais quelque chose de très simple. Je demandais à un cycliste qui roulait sur le trottoir de rouler sur la piste cyclable à 2 mètres, qui n'a pas voulu obtempérer, qui m'est rentré dedans délibérément. Donc voilà, c'est malheureusement le quotidien des incivilités auxquelles sont confrontés nos concitoyens, mais que le maire doit marquer par un acte d'autorité, par un acte de rappel tout simplement de la loi.
« Je demandais quelque chose de très simple. Je demandais à un cycliste qui roulait sur le trottoir de rouler sur la piste cyclable à 2 mètres, qui n'a pas voulu obtempérer, qui m'est rentré dedans délibérément. Donc voilà, c'est malheureusement le quotidien des incivilités auxquelles sont confrontés nos concitoyens, mais que le maire doit marquer par un acte d'autorité, par un acte de rappel tout simplement de la loi. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 0:19
Question 24Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23
Vous êtes protégé, le fait d'être maire ?
Réponse directe
Non, pas nécessairement. Quand c'est un homicide involontaire, ce n'est pas du tout évident. Donc je ne peux pas pour l'instant avoir la protection fonctionnelle de la mairie pour les suites de l'affaire, ce qui est regrettable. Ce qui nous laisse face finalement à ces actes d'incivilité, sans reconnaître véritablement l'autorité qu'on représente comme maire. Moi, je mets un point d'honneur à intervenir dès que je vois une incivilité, même si c'est inconfortable, parce que ce n'est jamais confortable de reprocher en public quelque chose à quelqu'un. Et quand je vois quelqu'un qui pose un Jacques Poubelle dans les massifs de fleurs, quand je vois quelqu'un qui jette son bégo, quand je vois u…
« Non, pas nécessairement. Quand c'est un homicide involontaire, ce n'est pas du tout évident. Donc je ne peux pas pour l'instant avoir la protection fonctionnelle de la mairie pour les suites de l'affaire, ce qui est regrettable. Ce qui nous laisse face finalement à ces actes d'incivilité, sans reconnaître véritablement l'autorité qu'on représente comme maire. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 1:17
Question 25Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23
Alors pour vous, six semaines avec le bras immobilisé, une vie quotidienne évidemment compliquée. Si vous aviez été une très vieille dame, vous seriez peut-être au cimetière. Et pour lui, que va-t-il se passer ?
Réponse directe
J'ai déposé plainte, le procureur a demandé une confrontation et il y aura probablement un procès derrière, puisqu'il y a 42 jours d'ITT judiciaire, ce qui est très long. Et du coup, ce qui permettra, je l'espère, de qualifier cet homicide.
« J'ai déposé plainte, le procureur a demandé une confrontation et il y aura probablement un procès derrière, puisqu'il y a 42 jours d'ITT judiciaire, ce qui est très long. Et du coup, ce qui permettra, je l'espère, de qualifier cet homicide. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 0:50
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 4:47
Voir 2 autres passages
« Moi, je suis convaincu qu'il y a une industrie qui peut lever dans toutes les régions. Parce que justement, ces facteurs de production, la technologie, l'innovation, la formation, le capital, si on la distribue mieux à travers la France, on aura cet effet de fécondité, de fertilisation dont on a besoin. Donc je pense qu'on a deux grandes réformes à faire. On a une réforme institutionnelle pour remettre du pouvoir dans les territoires, remettre de la fiscalité, de la finance, des moyens dans les territoires. »
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 3:08
« 'est-à-dire que je pense qu'il y un moment assez intéressant qui n'était pas forcément le même qu'au moment de Paris et le désert français, où vous aviez une massification, une tertiarisation de l'économie, les Trente Glorieuses, et la massification, la concentration urbaine devenait finalement un vrai sujet économique. Aujourd'hui, on a une architecture beaucoup plus horizontale, une architecture numérique, qui a cette capacité à irriguer tous nos territoires, à amener de la valeur ajoutée, de l'innovation, des talents dans les territoires. Et ce qui est vrai aujourd'hui ne l'était pas forcément au moment de Paris et du désert français. Donc je pense qu'aujourd'hui, si on veut redonner un cycle de prospérité à la France, il faut irriguer. Il ne faut pas miser sur le ruissellement comme on l'a fait depuis quelques années. Il faut au contraire irriguer la France avec du capital, avec des talents, avec de l'innovation, avec de la technologie. Et on aura ce qui s'est passé à la révolution industrielle. Quand on a irrigué la France avec des machines au »
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 1:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'est-à-dire que je pense qu'il y un moment assez intéressant qui n'était pas forcément le même qu'au moment de Paris et le désert français, où vous aviez une massification, une tertiarisation de l'économie, les Trente Glorieuses, et la massification, la concentration urbaine devenait finalement un vrai sujet économique. Aujourd'hui, on a une architecture beaucoup plus horizontale, une architecture numérique, qui a cette capacité à irriguer tous nos territoires, à amener de la valeur ajoutée, de l'innovation, des talents dans les territoires. Et ce qui est vrai aujourd'hui ne l'était pas forcément au moment de Paris et du désert français. Donc je pense qu'aujourd'hui, si on veut redonner un cycle de prospérité à la France, il faut irriguer. Il ne faut pas miser sur le ruissellement comme on l'a fait depuis quelques années. Il faut au contraire irriguer la France avec du capital, avec des talents, avec de l'innovation, avec de la technologie. Et on aura ce qui s'est passé à la révolution industrielle. Quand on a irrigué la France avec des machines au »
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 1:45Voir 2 autres passages
« On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit. Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi de finances triennale. C'est-à-dire qu'on stabilise aussi la manière de construire un budget, en le faisant sur trois ans et non plus sur un an, avec une autorisation de variation d'une année sur l'autre limitée à 5%, sauf cas exceptionnel. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on ouvre aujourd'hui des réformes qui stabilisent aussi la gouvernance du pays, la gouvernance budgétaire. Et donc on n'est plus dans des réglages de curseurs, en augmentant un peu les taux, en augmentant un peu telle ou telle chose. On est aujourd'hui dans un changement de moteur, dans une nouvelle économie politique et il faut construire les conditions à la fois d'une stabilité, mais aussi surtout d'une prospérité. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 8:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'est-à-dire que je pense qu'il y un moment assez intéressant qui n'était pas forcément le même qu'au moment de Paris et le désert français, où vous aviez une massification, une tertiarisation de l'économie, les Trente Glorieuses, et la massification, la concentration urbaine devenait finalement un vrai sujet économique. Aujourd'hui, on a une architecture beaucoup plus horizontale, une architecture numérique, qui a cette capacité à irriguer tous nos territoires, à amener de la valeur ajoutée, de l'innovation, des talents dans les territoires. Et ce qui est vrai aujourd'hui ne l'était pas forcément au moment de Paris et du désert français. Donc je pense qu'aujourd'hui, si on veut redonner un cycle de prospérité à la France, il faut irriguer. Il ne faut pas miser sur le ruissellement comme on l'a fait depuis quelques années. Il faut au contraire irriguer la France avec du capital, avec des talents, avec de l'innovation, avec de la technologie. Et on aura ce qui s'est passé à la révolution industrielle. Quand on a irrigué la France avec des machines au »
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 1:45Voir 2 autres passages
« Évidemment, c'est-à-dire que tout ce qui tend à mettre dans l'actualité cette espèce de justification, de légitimation, pour telle ou telle raison, vient finalement désinhiber beaucoup de comportements, et je pense que les mouvements terroristes n'attendent que ça, c'est-à-dire des petits proxys sur le terrain, totalement désinhibés et inconscients, sur lesquels on a finalement instillé cette idée que l'antisémitisme était finalement une réponse à un conflit au Moyen-Orient, et on voit bien que c'est ce risque, ce que d'aucuns ont appelé l'ubérisation finalement, du terrorisme, d'une forme de terrorisme, qui vient s'inviter dans nos... Et donc d'où cette vigilance au quotidien, parce que tout peut paraître sous contrôle, un individu qui a cette influence, ou cette vulnérabilité, il peut tout à fait demain commettre l'irréparable dans nos villes. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 11:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes21 nov. 2023 au 5 sept. 2026 · 13 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'avais été sur un rond-point au moment du gilet jaune dans l'Eure-et-Loire. J'avais passé une journée avec les gilets jaunes et certains m'avaient dit, « je serais ravi de rester dans la petite ville dans laquelle j'habite, j'ai un job, mon épouse aussi, on peut acheter la maison dont on rêve, mais on ne sait pas si la gare va rester, on ne sait pas si l'école va rester, on ne sait pas si la maternité va rester, on ne sait pas quel est l'avenir de notre ville, et donc on préfère investir à Paris qu'investir là où on rêve de vivre ». Et ça m'a amené, dans mon livre, à repenser le concept d'habiter et de dire, « Attention, se loger et habiter, c'est deux choses différentes. Se loger, c'est pragmatique, mais en fin de compte, les gens ne veulent pas se loger, ils veulent habiter, alors on a besoin de se loger, mais habiter, c'est aussi faire corps avec un territoire, avoir un projet de vie familial, pouvoir avoir des enfants, pour créer une »
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 4:47Voir 2 autres passages
« Oui, au même titre que je veux désintoxiquer nos élections locales des partis politiques, je ne suis pas compétent aujourd'hui pour dire tel ou tel est le meilleur. Et comme je ne suis pas dans un parti, je ne vais pas choisir celui qui porte l'étiquette d'un parti auquel je n'appartiens pas. Donc, moi, ce qui me déçoit dans Paris, c'est que je vois la politique politicienne s'inviter dans le débat. Je vois les critiques fusées et dont beaucoup sont justifiées. Mais quel souffle pour Paris ? C'est quand même la ville capitale. C'est la locomotive aussi de l'attractivité française. C'est le lieu où des millions de touristes viennent chaque année. Et on s'interroge. Et nous, en particulier, comme une de la petite couronne contingente de l'attractivité parisienne, je dis mais quel souffle dans cette campagne ? Aucun souffle. Quelle vision pour Paris ? Quelle attractivité demain pour Paris ? Alors que la ville perd des habitants, alors qu'il y a quand même beaucoup de quartiers qui sont mal entretenus, alors qu'il y a du surtourisme avec un problème aussi d'embolisation de Paris vis-à-vis de l'international, alors qu'il y a quand même encore des problèmes de transport multiples et notamment aux portes de Paris. On se dit mais comment ça se fait que sur une élection qui devrait être aussi emblématique, sur laquelle les candidats devraient non pas simplement critiquer les bouchons qu'il y a dans tel quartier, etc. Mais produire finalement une vraie ambition pour notre ville capitale, je ne vois rien. Et je trouve ça extrêmement décevant parce que ce grand Paris auquel on a prêté toute une série d'élans et d'ambitions, il est aujourd'hui totalement embolisé par une ville de Paris qui ne produit pas le souffle dont on mériterait qu'elle produise. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 3:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'avais été sur un rond-point au moment du gilet jaune dans l'Eure-et-Loire. J'avais passé une journée avec les gilets jaunes et certains m'avaient dit, « je serais ravi de rester dans la petite ville dans laquelle j'habite, j'ai un job, mon épouse aussi, on peut acheter la maison dont on rêve, mais on ne sait pas si la gare va rester, on ne sait pas si l'école va rester, on ne sait pas si la maternité va rester, on ne sait pas quel est l'avenir de notre ville, et donc on préfère investir à Paris qu'investir là où on rêve de vivre ». Et ça m'a amené, dans mon livre, à repenser le concept d'habiter et de dire, « Attention, se loger et habiter, c'est deux choses différentes. Se loger, c'est pragmatique, mais en fin de compte, les gens ne veulent pas se loger, ils veulent habiter, alors on a besoin de se loger, mais habiter, c'est aussi faire corps avec un territoire, avoir un projet de vie familial, pouvoir avoir des enfants, pour créer une »
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 4:47Voir 2 autres passages
« Moi, je suis convaincu qu'il y a une industrie qui peut lever dans toutes les régions. Parce que justement, ces facteurs de production, la technologie, l'innovation, la formation, le capital, si on la distribue mieux à travers la France, on aura cet effet de fécondité, de fertilisation dont on a besoin. Donc je pense qu'on a deux grandes réformes à faire. On a une réforme institutionnelle pour remettre du pouvoir dans les territoires, remettre de la fiscalité, de la finance, des moyens dans les territoires. »
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 3:08
« Alors, il y a effectivement trois textes sur la décentralisation qui sont annoncés sans très bien savoir ce qu'il y aura dedans. Dans le troisième texte, c'est sur le Grand Paris. On ne sait pas non plus ce qu'il y aura dedans. Il y a simplement le rapport Wörth, il y a un an et demi, qui pointait tous les dysfonctionnements de la métropole du Grand Paris. Moi, je suis convaincu qu'elle est inutile. Il y a une région capitale qui finalement a à peu près les mêmes compétences. Et puis ensuite, on a toute une série d'intercommunalités de proximité qu'on appelle des EPT, dans un terme un peu barbare. Et je pense qu'il faudrait rationaliser la carte. C'est-à-dire qu'il y a nos communes, il y a nos départements qui gèrent la politique sociale avec beaucoup de difficultés depuis que la fiscalité a changé. Et puis ensuite, il y a ces établissements publics, territoriaux, ces futures intercommunalités à fiscalité propre, ce que j'espère, qui devraient remplacer la métropole du Grand Paris. Donc il y a un réglage à faire sur le Grand Paris, parce qu'aujourd'hui, il y a trop de couches qui viennent se sédimenter. Mais d'une manière générale, je pense qu'il y a une grande réforme de la décentralisation qui est indispensable, qui n'est pas simplement une réforme de l'aménagement du territoire ou de la gouvernance des collectivités, mais une réforme d'économie politique pour le pays, parce qu'un pays comme le nôtre vit d'un excès de centralité qui produit, je pense, toutes les crises qu'on connaît aujourd'hui. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit. Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi de finances triennale. C'est-à-dire qu'on stabilise aussi la manière de construire un budget, en le faisant sur trois ans et non plus sur un an, avec une autorisation de variation d'une année sur l'autre limitée à 5%, sauf cas exceptionnel. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on ouvre aujourd'hui des réformes qui stabilisent aussi la gouvernance du pays, la gouvernance budgétaire. Et donc on n'est plus dans des réglages de curseurs, en augmentant un peu les taux, en augmentant un peu telle ou telle chose. On est aujourd'hui dans un changement de moteur, dans une nouvelle économie politique et il faut construire les conditions à la fois d'une stabilité, mais aussi surtout d'une prospérité. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 8:48Voir 2 autres passages
« C'est-à-dire que depuis quelques temps, nos collectivités sont devenues la variable d'ajustement du budget de l'État, mais c'est très assumé d'ailleurs par l'État, et donc au fur et à mesure que l'État va mal, il vient pomper, il vient prélever, il vient diminuer aussi ses services publics et ses dispositifs territoriaux. Et à Neuilly, on cumule quasiment tous les dispositifs de péréquation, de prélèvements, de lissage, et j'en passe. Et moi, aujourd'hui, il y a un tiers de mon budget, un tiers de ce qui est considérable, qui est prélevé par l'État pour venir finalement se substituer à des lignes budgétaires que l'État ne peut plus assumer. Et donc là, je dis stop, parce qu'on ne peut plus aller comme ça, et il y a un double phénomène. Il y a le montant du prélèvement qui est confiscatoire et énorme, et il y a l'imprévisibilité. C'est-à-dire que quand je vote mon budget en décembre, je ne sais pas qu'est-ce qu'il y aura dans la loi de finances. Et donc entre l'imprévisibilité et le montant des prélèvements, par rapport à ce qui est dans la Constitution, c'est-à-dire le principe de libre administration de nos communes, il y a un gap, il y a un problème, il y a une tension, il y a un frottement qui est majeur. Et donc je vais probablement dans les jours qui viennent lancer une action contentieuse contre l'État pour dire ça va, on s'arrête, on n'est plus dans les règles de bonne gouvernance, et vous nous entraînez surtout dans votre délitement, ce qui est contre-productif pour l'ensemble du pays, parce que ce qui reste comme potentiel d'investissement en France, ce sont à 70% les collectivités qui l'assurent. Et si demain ils viennent détruire nos marges d'autofinancement, c'est-à-dire notre capacité à investir, alors on va encore accélérer le déclassement du pays. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 7:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit. Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi de finances triennale. C'est-à-dire qu'on stabilise aussi la manière de construire un budget, en le faisant sur trois ans et non plus sur un an, avec une autorisation de variation d'une année sur l'autre limitée à 5%, sauf cas exceptionnel. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on ouvre aujourd'hui des réformes qui stabilisent aussi la gouvernance du pays, la gouvernance budgétaire. Et donc on n'est plus dans des réglages de curseurs, en augmentant un peu les taux, en augmentant un peu telle ou telle chose. On est aujourd'hui dans un changement de moteur, dans une nouvelle économie politique et il faut construire les conditions à la fois d'une stabilité, mais aussi surtout d'une prospérité. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 8:48Voir 2 autres passages
« C'est-à-dire que depuis quelques temps, nos collectivités sont devenues la variable d'ajustement du budget de l'État, mais c'est très assumé d'ailleurs par l'État, et donc au fur et à mesure que l'État va mal, il vient pomper, il vient prélever, il vient diminuer aussi ses services publics et ses dispositifs territoriaux. Et à Neuilly, on cumule quasiment tous les dispositifs de péréquation, de prélèvements, de lissage, et j'en passe. Et moi, aujourd'hui, il y a un tiers de mon budget, un tiers de ce qui est considérable, qui est prélevé par l'État pour venir finalement se substituer à des lignes budgétaires que l'État ne peut plus assumer. Et donc là, je dis stop, parce qu'on ne peut plus aller comme ça, et il y a un double phénomène. Il y a le montant du prélèvement qui est confiscatoire et énorme, et il y a l'imprévisibilité. C'est-à-dire que quand je vote mon budget en décembre, je ne sais pas qu'est-ce qu'il y aura dans la loi de finances. Et donc entre l'imprévisibilité et le montant des prélèvements, par rapport à ce qui est dans la Constitution, c'est-à-dire le principe de libre administration de nos communes, il y a un gap, il y a un problème, il y a une tension, il y a un frottement qui est majeur. Et donc je vais probablement dans les jours qui viennent lancer une action contentieuse contre l'État pour dire ça va, on s'arrête, on n'est plus dans les règles de bonne gouvernance, et vous nous entraînez surtout dans votre délitement, ce qui est contre-productif pour l'ensemble du pays, parce que ce qui reste comme potentiel d'investissement en France, ce sont à 70% les collectivités qui l'assurent. Et si demain ils viennent détruire nos marges d'autofinancement, c'est-à-dire notre capacité à investir, alors on va encore accélérer le déclassement du pays. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 7:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités21 nov. 2023 au 12 févr. 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est-à-dire que depuis quelques temps, nos collectivités sont devenues la variable d'ajustement du budget de l'État, mais c'est très assumé d'ailleurs par l'État, et donc au fur et à mesure que l'État va mal, il vient pomper, il vient prélever, il vient diminuer aussi ses services publics et ses dispositifs territoriaux. Et à Neuilly, on cumule quasiment tous les dispositifs de péréquation, de prélèvements, de lissage, et j'en passe. Et moi, aujourd'hui, il y a un tiers de mon budget, un tiers de ce qui est considérable, qui est prélevé par l'État pour venir finalement se substituer à des lignes budgétaires que l'État ne peut plus assumer. Et donc là, je dis stop, parce qu'on ne peut plus aller comme ça, et il y a un double phénomène. Il y a le montant du prélèvement qui est confiscatoire et énorme, et il y a l'imprévisibilité. C'est-à-dire que quand je vote mon budget en décembre, je ne sais pas qu'est-ce qu'il y aura dans la loi de finances. Et donc entre l'imprévisibilité et le montant des prélèvements, par rapport à ce qui est dans la Constitution, c'est-à-dire le principe de libre administration de nos communes, il y a un gap, il y a un problème, il y a une tension, il y a un frottement qui est majeur. Et donc je vais probablement dans les jours qui viennent lancer une action contentieuse contre l'État pour dire ça va, on s'arrête, on n'est plus dans les règles de bonne gouvernance, et vous nous entraînez surtout dans votre délitement, ce qui est contre-productif pour l'ensemble du pays, parce que ce qui reste comme potentiel d'investissement en France, ce sont à 70% les collectivités qui l'assurent. Et si demain ils viennent détruire nos marges d'autofinancement, c'est-à-dire notre capacité à investir, alors on va encore accélérer le déclassement du pays. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 7:06Voir 2 autres passages
« On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit. Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi de finances triennale. C'est-à-dire qu'on stabilise aussi la manière de construire un budget, en le faisant sur trois ans et non plus sur un an, avec une autorisation de variation d'une année sur l'autre limitée à 5%, sauf cas exceptionnel. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on ouvre aujourd'hui des réformes qui stabilisent aussi la gouvernance du pays, la gouvernance budgétaire. Et donc on n'est plus dans des réglages de curseurs, en augmentant un peu les taux, en augmentant un peu telle ou telle chose. On est aujourd'hui dans un changement de moteur, dans une nouvelle économie politique et il faut construire les conditions à la fois d'une stabilité, mais aussi surtout d'une prospérité. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 8:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. Et on voit d'ailleurs dans le dernier baromètre, c'est Vipoff, combien l'écart s'est creusé entre les députés notamment et la politique nationale d'une manière générale et les maires qui gardent la confiance. Et moi, je suis convaincu que tout se reconstruira à partir du local, parce que c'est là où il y a encore la confiance et que vous ne pouvez construire un avenir qu'en partant du dernier fil de confiance qui existe en politique. Et donc, vous voyez, moi, je suis très distant des partis politiques, parce que justement, je ne veux pas qu'ils viennent intoxiquer nos élections locales. J'avais même produit un rapport avec Jean-Dominique Sénard sur l'idée qu'il fallait interdire les investitures des partis politiques aux élections locales pour laisser finalement ce débat entre la population et les candidats se libérer pour nos villes et non pas par l'influence de tout ce qu'une politique nationale peut venir perturber. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 2:41Voir 2 autres passages
« On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit. Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi de finances triennale. C'est-à-dire qu'on stabilise aussi la manière de construire un budget, en le faisant sur trois ans et non plus sur un an, avec une autorisation de variation d'une année sur l'autre limitée à 5%, sauf cas exceptionnel. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on ouvre aujourd'hui des réformes qui stabilisent aussi la gouvernance du pays, la gouvernance budgétaire. Et donc on n'est plus dans des réglages de curseurs, en augmentant un peu les taux, en augmentant un peu telle ou telle chose. On est aujourd'hui dans un changement de moteur, dans une nouvelle économie politique et il faut construire les conditions à la fois d'une stabilité, mais aussi surtout d'une prospérité. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 8:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je n'ai jamais déterré l'âge de guerre, oui. Je suis simplement rentré en campagne en 2008 avec cette indépendance, alors qu'elle a été mal perçue, mal vécue, qui a énervé beaucoup, parce qu'on est dans un monde où il y a des fiefs, où chacun prend la main sur tel et tel territoire. Et moi, je voulais m'affranchir de tout ça. Je n'avais pas d'idées politiques dans ma tête. Je voulais simplement servir ma ville. Mais cette indépendance, elle était suspecte dans cet univers politicien de gens qui sont abonnés à des carrières politiques. Et du coup, ça a généré une grande défiance et qui a fini par se calmer, parce que le sujet, c'est la ville. Et quand on voit que la ville tourne bien et bien gérée, etc., ça casse un peu les velléités. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 0:46Voir 2 autres passages
« Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'élection de 2022 ? Puisqu'en 2017, il y a eu une adhésion à Emmanuel Macron, en 2022, ça a été un rejet de Marine Le Pen au second tour. Et que donc dans ce cadre-là, le socle qui était le sien n'était assurément pas suffisant pour pouvoir faire de telle sorte que tout cela tienne pendant cinq ans. Et puis ensuite, il y a bien entendu dans les territoires un certain nombre d'interrogations. Moi je vois dans mon département, mais c'est aussi le cas dans nombre de départements de notre pays, il n'y a pas d'immigration, il n'y a pas de chômage, il n'y a pas de délinquance. Et pour autant, le Front National, excusez-moi, arrive en tête. Et donc dans ce cadre-là... »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 2:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités21 nov. 2023 au 11 juin 2024 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il faut se poser un certain nombre de questions. Et puis surtout, il ne s'agit pas forcément de stigmatiser celles et ceux qui ont voté. Parce que s'il y a dans notre pays d'authentiques personnes qui sont vraiment d'extrême droite, mais la plupart de ceux qui votent pour, à l'occurrence hier, Bardella, le font un petit peu par dépit. Et puis c'est un vote qui est un vote d'un cri du cœur pour dire écoutez-nous, entendez-nous. »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 3:30Voir 2 autres passages
« C'est une réalité. Et je crois qu'il y a une grande part de responsabilité aussi, à certains égards, de la France insoumise, qui, par ses outrances, à bien des égards, a permis de notabiliser le Rassemblement national avec tout ce que cela représente. Et Mélenchon et toutes ses équipes ont été, à certains égards, des vecteurs de notabilité, donc, pour le Front national. Moi, je crois qu'il y a maintenant une nouvelle situation politique telle que nous ne l'avons jamais connue sous la Ve République. »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 18:43
« C'est une réalité. Et je crois qu'il y a une grande part de responsabilité aussi, à certains égards, de la France insoumise, qui, par ses outrances, à bien des égards, a permis de notabiliser le Rassemblement national avec tout ce que cela représente. Et Mélenchon et toutes ses équipes ont été, à certains égards, des vecteurs de notabilité, donc, pour le Front national. Moi, je crois qu'il y a maintenant une nouvelle situation politique telle que nous ne l'avons jamais connue sous la Ve République. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
CNEWS · Jean-Christophe Fromantin (Maire de Neuilly-sur-Seine) : L'Hebdo de l'Éco (Émission du 05/09/2026)Vérifier à 0:47
« C'est-à-dire que depuis quelques temps, nos collectivités sont devenues la variable d'ajustement du budget de l'État, mais c'est très assumé d'ailleurs par l'État, et donc au fur et à mesure que l'État va mal, il vient pomper, il vient prélever, il vient diminuer aussi ses services publics et ses dispositifs territoriaux. Et à Neuilly, on cumule quasiment tous les dispositifs de péréquation, de prélèvements, de lissage, et j'en passe. Et moi, aujourd'hui, il y a un tiers de mon budget, un tiers de ce qui est considérable, qui est prélevé par l'État pour venir finalement se substituer à des lignes budgétaires que l'État ne peut plus assumer. Et donc là, je dis stop, parce qu'on ne peut plus aller comme ça, et il y a un double phénomène. Il y a le montant du prélèvement qui est confiscatoire et énorme, et il y a l'imprévisibilité. C'est-à-dire que quand je vote mon budget en décembre, je ne sais pas qu'est-ce qu'il y aura dans la loi de finances. Et donc entre l'imprévisibilité et le montant des prélèvements, par rapport à ce qui est dans la Constitution, c'est-à-dire le principe de libre administration de nos communes, il y a un gap, il y a un problème, il y a une tension, il y a un frottement qui est majeur. Et donc je vais probablement dans les jours qui viennent lancer une action contentieuse contre l'État pour dire ça va, on s'arrête, on n'est plus dans les règles de bonne gouvernance, et vous nous entraînez surtout dans votre délitement, ce qui est contre-productif pour l'ensemble du pays, parce que ce qui reste comme potentiel d'investissement en France, ce sont à 70% les collectivités qui l'assurent. Et si demain ils viennent détruire nos marges d'autofinancement, c'est-à-dire notre capacité à investir, alors on va encore accélérer le déclassement du pays. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 7:06
« On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit. Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi de finances triennale. C'est-à-dire qu'on stabilise aussi la manière de construire un budget, en le faisant sur trois ans et non plus sur un an, avec une autorisation de variation d'une année sur l'autre limitée à 5%, sauf cas exceptionnel. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on ouvre aujourd'hui des réformes qui stabilisent aussi la gouvernance du pays, la gouvernance budgétaire. Et donc on n'est plus dans des réglages de curseurs, en augmentant un peu les taux, en augmentant un peu telle ou telle chose. On est aujourd'hui dans un changement de moteur, dans une nouvelle économie politique et il faut construire les conditions à la fois d'une stabilité, mais aussi surtout d'une prospérité. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 8:48
« On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit. Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi de finances triennale. C'est-à-dire qu'on stabilise aussi la manière de construire un budget, en le faisant sur trois ans et non plus sur un an, avec une autorisation de variation d'une année sur l'autre limitée à 5%, sauf cas exceptionnel. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on ouvre aujourd'hui des réformes qui stabilisent aussi la gouvernance du pays, la gouvernance budgétaire. Et donc on n'est plus dans des réglages de curseurs, en augmentant un peu les taux, en augmentant un peu telle ou telle chose. On est aujourd'hui dans un changement de moteur, dans une nouvelle économie politique et il faut construire les conditions à la fois d'une stabilité, mais aussi surtout d'une prospérité. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 8:48
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 5:31
« On a vécu, je pense, une espèce de quoi qu'il en coûte budgétaire, mais c'est catastrophique. C'est-à-dire qu'on retarde l'échéance d'une mise aux normes de nos finances publiques, et d'une mise à l'équilibre, avec toute une série de conséquences délétères sur l'investissement, je l'évoquais tout à l'heure, sur la perte de marge de manœuvre. Et à un moment où la France et l'ensemble du monde vivent des grandes périodes de transformation, il faudrait au contraire qu'on augmente nos marges de manœuvre, or nous on les détruit. Dans un livre à sortir dans quelques temps, je vais défendre une idée qui est totalement nouvelle, c'est qu'on arrête une loi de finances annuelle et on passe à une loi de finances triennale. C'est-à-dire qu'on stabilise aussi la manière de construire un budget, en le faisant sur trois ans et non plus sur un an, avec une autorisation de variation d'une année sur l'autre limitée à 5%, sauf cas exceptionnel. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on ouvre aujourd'hui des réformes qui stabilisent aussi la gouvernance du pays, la gouvernance budgétaire. Et donc on n'est plus dans des réglages de curseurs, en augmentant un peu les taux, en augmentant un peu telle ou telle chose. On est aujourd'hui dans un changement de moteur, dans une nouvelle économie politique et il faut construire les conditions à la fois d'une stabilité, mais aussi surtout d'une prospérité. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 8:48
« Absolument. Et on voit d'ailleurs dans le dernier baromètre, c'est Vipoff, combien l'écart s'est creusé entre les députés notamment et la politique nationale d'une manière générale et les maires qui gardent la confiance. Et moi, je suis convaincu que tout se reconstruira à partir du local, parce que c'est là où il y a encore la confiance et que vous ne pouvez construire un avenir qu'en partant du dernier fil de confiance qui existe en politique. Et donc, vous voyez, moi, je suis très distant des partis politiques, parce que justement, je ne veux pas qu'ils viennent intoxiquer nos élections locales. J'avais même produit un rapport avec Jean-Dominique Sénard sur l'idée qu'il fallait interdire les investitures des partis politiques aux élections locales pour laisser finalement ce débat entre la population et les candidats se libérer pour nos villes et non pas par l'influence de tout ce qu'une politique nationale peut venir perturber. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 2:41
« Je demandais quelque chose de très simple. Je demandais à un cycliste qui roulait sur le trottoir de rouler sur la piste cyclable à 2 mètres, qui n'a pas voulu obtempérer, qui m'est rentré dedans délibérément. Donc voilà, c'est malheureusement le quotidien des incivilités auxquelles sont confrontés nos concitoyens, mais que le maire doit marquer par un acte d'autorité, par un acte de rappel tout simplement de la loi. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23Vérifier à 0:19
« Alors, il y a effectivement trois textes sur la décentralisation qui sont annoncés sans très bien savoir ce qu'il y aura dedans. Dans le troisième texte, c'est sur le Grand Paris. On ne sait pas non plus ce qu'il y aura dedans. Il y a simplement le rapport Wörth, il y a un an et demi, qui pointait tous les dysfonctionnements de la métropole du Grand Paris. Moi, je suis convaincu qu'elle est inutile. Il y a une région capitale qui finalement a à peu près les mêmes compétences. Et puis ensuite, on a toute une série d'intercommunalités de proximité qu'on appelle des EPT, dans un terme un peu barbare. Et je pense qu'il faudrait rationaliser la carte. C'est-à-dire qu'il y a nos communes, il y a nos départements qui gèrent la politique sociale avec beaucoup de difficultés depuis que la fiscalité a changé. Et puis ensuite, il y a ces établissements publics, territoriaux, ces futures intercommunalités à fiscalité propre, ce que j'espère, qui devraient remplacer la métropole du Grand Paris. Donc il y a un réglage à faire sur le Grand Paris, parce qu'aujourd'hui, il y a trop de couches qui viennent se sédimenter. Mais d'une manière générale, je pense qu'il y a une grande réforme de la décentralisation qui est indispensable, qui n'est pas simplement une réforme de l'aménagement du territoire ou de la gouvernance des collectivités, mais une réforme d'économie politique pour le pays, parce qu'un pays comme le nôtre vit d'un excès de centralité qui produit, je pense, toutes les crises qu'on connaît aujourd'hui. »
Radio J — L'interview politique · Jean-Christophe Fromantin - L'interview politique du 12/02/26Vérifier à 5:31
« Écoutez, tout d'abord quand nous avons parcouru la France à vélo, mais moi aussi dans mon département, nous voyons poindre de la part de nombre de nos concitoyens un sentiment d'insatisfaction à deux niveaux. Un, sur la politique menée, et puis deux, il faut le dire, à l'égard du président de la République. Parce qu'il s'est fortement engagé dans cette campagne. Peut-être comme jamais un président de la République ne s'était engagé jusqu'à ce jour dans une élection européenne. À tel point qu'on pouvait presque se demander si ce n'était pas lui qui était candidat. Et que donc dans ce cadre-là, il y a un message sanction. Qui a aussi ses origines par rapport, excusez-moi à certains égards, l'élection de 2022 ? Puisqu'en 2017, il y a eu une adhésion à Emmanuel Macron, en 2022, ça a été un rejet de Marine Le Pen au second tour. Et que donc dans ce cadre-là, le socle qui était le sien n'était assurément pas suffisant pour pouvoir faire de telle sorte que tout cela tienne pendant cinq ans. Et puis ensuite, il y a bien entendu dans les territoires un certain nombre d'interrogations. Moi je vois dans mon département, mais c'est aussi le cas dans nombre de départements de notre pays, il n'y a pas d'immigration, il n'y a pas de chômage, il n'y a pas de délinquance. Et pour autant, le Front National, excusez-moi, arrive en tête. Et donc dans ce cadre-là... »
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 2:02
France Inter · J-C Fromantin, Philippe Folliot, Thomas Snégaroff, Anne-Charlène Bezzina et Bruno CautrèVérifier à 18:43