Hadrien Clouet — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
25 mai 2023 au 28 juil. 2026
Questions
57
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 57 questions évaluables
Réponse directe
28
Réponse partielle
17
Réponse à côté
12
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 57 sur 57
Question 51"Je suis en faveur de l'impôt universel" affirme Hadrien Clouet
C'est une mesure qui coûte extrêmement cher, la rénovation de tous les logements de France et de tout ce qu'on appelle les passoires thermiques. Financer est un énorme défi ?
Réponse directe
Oui, tout à fait. C'est un énorme défi et ça rend d'autant moins compréhensible que M. Macron ait baissé de 60 milliards d'euros par an les impôts sur les plus hauts revenus. Je pense à l'ISF, je pense à l'exit taxe, je pense à l'égalisation des différentes taxes entre les revenus issus des dividendes et les revenus issus du travail, etc. Avec ce volume-là qui a été rendu en cadeaux fiscaux aux plus riches, 80 milliards d'euros par an, vous avez de quoi, en l'espace de deux décennies, finaliser l'ensemble de la rénovation thermique du pays.
« Oui, tout à fait. C'est un énorme défi et ça rend d'autant moins compréhensible que M. Macron ait baissé de 60 milliards d'euros par an les impôts sur les plus hauts revenus. Je pense à l'ISF, je pense à l'exit taxe, je pense à l'égalisation des différentes taxes entre les revenus issus des dividendes et les revenus issus du travail, etc. Avec ce volume-là qui a été rendu en cadeaux fiscaux aux plus riches, 80 milliards d'euros par an, vous avez de quoi, en l'espace de deux décennies, finaliser l'ensemble de la rénovation thermique du pays. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 37 observations44 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ben non, puisque le problème, c'est la loi générale de la LOPMI qui... Bref, on peut avoir une discussion sur la défense nationale, mais cette loi, elle fait uniquement du conventionnel et pas les différentes formes de défense du futur, à savoir la cybersécurité, le satellitaire, etc. Donc, on n'était pas d'accord avec l'angle qui est pris. Maintenant, les A400M, on les a de toute façon, aujourd'hui, en France. C'est ceux qu'on a aujourd'hui, dont on parle, qu'on équiperait avec les kits de largage. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 3:23
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis en faveur de l'impôt universel" affirme Hadrien ClouetVérifier à 7:42
Question 52France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronie
Adrien Clouet, est-ce qu'on aurait pu garder l'institution, la réadapter ?
Réponse partielle
De toute façon, on peut tout faire, c'est une question de volonté politique, bien sûr. Qu'est-ce que c'est aujourd'hui Pôle emploi ? C'est un service public dans lequel il y a des agents qui travaillent, souvent d'arrache-pied, qui pour une part d'entre eux, d'entre elles, reçoivent des demandeurs d'emploi pour essayer de leur trouver des emplois existants qui correspondent à leur qualification, à ce qu'ils ont envie de faire, à leur parcours et pour d'autres parts, calculent les droits, c'est-à-dire s'assure que les gens reçoivent leur argent à temps et que l'argent correspond effectivement à leur emploi précédent. La question qui se pose, c'est le modèle. Qu'est-ce qu'on veut ? Il y a deu…
« De toute façon, on peut tout faire, c'est une question de volonté politique, bien sûr. Qu'est-ce que c'est aujourd'hui Pôle emploi ? C'est un service public dans lequel il y a des agents qui travaillent, souvent d'arrache-pied, qui pour une part d'entre eux, d'entre elles, reçoivent des demandeurs d'emploi pour essayer de leur trouver des emplois existants qui correspondent à leur qualification, à ce qu'ils ont envie de faire, à leur parcours et pour d'autres parts, calculent les droits, c'est-à-dire s'assure que les gens reçoivent leur argent à temps et que l'argent correspond effectivement à leur emploi précédent. La question qui se pose, c'est le modèle. Qu'est-ce qu'on veut ? Il y a deux manières de faire un service public d'emploi. Il y a la manière Macroniste, c'est-à-dire on crée un espèce de bitonio géant qui vise à absorber les offres d'emploi les plus précaires et les rediffuser de force auprès des usagers. Ça, c'est une version libérale. Le service public d'emploi servirait à ça. Eh bien, moi, je ne défends pas ça. Je défends un service public d'emploi. On pourrait l'appeler France Calife, par exemple, si on voulait nous aussi trouver des slogans publicitaires. France Calife, ça serait un service public où les demandeurs d'emploi sont accueillis et on ne leur propose que des offres qui sont plus qualifiées, mieux formées, mieux payées, mieux rémunérées, mieux indemnisées selon les différentes logiques qui existent au sein de l'institution. Bref, qui les mettent dans un parcours de vie qui améliore leurs conditions. Ben voilà, contre-proposition, faisons un service public d'emploi dans la mission exclusive et d'élever la rémunération des gens qui sont accueillis. Ça, c'est un vrai projet. Ça, c'est un vrai projet parce que ça veut dire que le patronat saura qu'il ne peut se tourner vers ce service public d'emploi qu'avec des offres qui sont valables, qui sont potables. Ça, c'est un beau projet parce que ça veut dire que les conseillers et les conseillères auront un sens à l'activité. Elles recevront des personnes qui, parfois, ont eu des difficultés à bosser à temps partiel ou au SMIC. Elles auront un objectif de on peut faire mieux avec la personne. On peut la mettre sur un parcours qui la sécurise plus pour son existence. Et je souhaiterais également sonner l'alerte sur un point qu'a évoqué Yann à l'instant. C'est l'émission locale. On est dans un risque de disparition d'émissions locales qui risquent d'être englouties dans cette espèce de monstre bureaucratique que va être France Travail si jamais ils y arrivent. Comptez sur nous pour qu'ils n'y arrivent pas. Mais s'ils y arrivent, ils veulent l'engloutir. Or, l'émission locale, c'est quelque chose de très important parce que ce n'est pas Pôle emploi. Ça a été dit à l'instant. Ça ne l'est pas. Ce sont d'autres agents »
Le Média — Podcasts · France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronieVérifier à 15:26Voir 1 autre passage
« des usagers et des usagères selon un mode de gestion qui est très autonome. Les mettre sur le même logiciel que Pôle emploi, les mettre sous la même tutelle avec les mêmes objectifs, c'est extrêmement dangereux parce que c'est la fin de leur autonomie et de leur esprit d'initiative. Un exemple, chez moi, en Haute-Garonne, la mission locale, par exemple, a fait des bus pour aller dans le commun, côté Pyrénées, et passer dans les toutes petites communes pour expliquer leurs droits aux plus jeunes, aux moins de 25 ans. La mission locale fait de l'intervention en milieu scolaire. La mission locale passe par des employés en poste pour savoir qui dans la famille, les petits frères, les petites sœurs, n'a pas de boulot et peut être accueillie et aidée. La mission locale aide à l'élévation du niveau de formation des jeunes. La mission locale n'a pas comme objectif exclusif de mettre les gens à l'emploi. Ils peuvent se dire on a reçu quelqu'un, cette personne, elle veut faire une licence pro, on l'accompagne, on lui explique comment faire une licence pro. Donc ça, ce sont des missions qui risquent de disparaître dès lors que France Travail triomphe des missions locales et qu'on met fin à ce qui se fait de mieux dans le pays. »
Le Média — Podcasts · France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronieVérifier à 17:32
Question 53France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronie
Alors selon vous, quels sont les principaux points à retenir de ce projet plein emploi de la création de France Travail ?
Réponse directe
Moi je pointerais deux sujets qui sont vraiment essentiels. Le premier, c'est un problème d'humanité. C'est-à-dire que l'idée qui préside même à la création de France Travail comme il l'appelle, elle est assez simple. C'est l'idée que finalement, tout bénéficiaire d'une allocation sociale, toute personne qui est inoccupée, qui n'a pas d'accès à un emploi, en est responsable. Et que donc dès lors qu'elle est responsable, il faut la forcer, la contraindre. Et donc, ça nous donne le projet gouvernemental qui veut imposer aux bénéficiaires d'aides sociales minimum de devoir faire des activités obligatoires. Donc dès lors, deux choses l'une. Soit ça veut dire qu'il n'y a plus de minimum vital en…
« Moi je pointerais deux sujets qui sont vraiment essentiels. Le premier, c'est un problème d'humanité. C'est-à-dire que l'idée qui préside même à la création de France Travail comme il l'appelle, elle est assez simple. C'est l'idée que finalement, tout bénéficiaire d'une allocation sociale, toute personne qui est inoccupée, qui n'a pas d'accès à un emploi, en est responsable. Et que donc dès lors qu'elle est responsable, il faut la forcer, la contraindre. Et donc, ça nous donne le projet gouvernemental qui veut imposer aux bénéficiaires d'aides sociales minimum de devoir faire des activités obligatoires. Donc dès lors, deux choses l'une. Soit ça veut dire qu'il n'y a plus de minimum vital en France, puisque un minimum contre une activité, on appelle ça un salaire d'ordinaire, sauf qu'ils ne sont pas payés. Soit ça veut dire qu'il y a du boulot pour des gens, mais qu'on n'a pas envie de leur verser un salaire, puisqu'apparemment on trouve des choses à leur faire faire. Donc dans les deux options, c'est évidemment dramatique. Et puis tout cela prend place dans un moment où il y a une offre d'emploi pour, ça dépend les mois, entre 20 et 30 chômeurs. Donc dès lors qu'on est dans une situation de pénurie d'emploi, ça n'a pas de sens de contraindre les gens, de leur faire pression pour qu'ils accèdent à des emplois qui n'existent pas. Pourtant, c'est ce qu'on appelle le macronisme. »
Le Média — Podcasts · France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronieVérifier à 0:49
Question 54France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronie
et donc c'est l'Etat qui va via les impôts financer cette prestation d'assurance chômage et donc si c'est l'Etat qui finance et bien c'est l'Etat qui décide Nicolas Framont que vous connaissez certainement sociologue qui a écrit un article très fourni sur France Travail il voit une façon d'ériger l'Etat en pourvoyeur du nomone et de stigmatiser davantage les pauvres est-ce que vous partagez son avis ?
Réponse directe
Oui tout à fait ce qu'on voit là chez M. Macron est extrêmement clair il annonce le programme il y avait ce qu'on appelle une assurance chômage donc c'est une assurance c'est-à-dire vous mettez de l'argent au pot commun parce qu'il y a un risque il y a un risque de perdre l'emploi on sait bien qu'il y a un risque c'est-à-dire quel salarié décide du contrat qui signe ? Aucun donc si vous ne décidez pas c'est bien que vous n'êtes pas en capacité de tout contrôler si vous ne pouvez pas contrôler c'est qu'il y a des risques point donc il y a des risques on était assuré c'est-à-dire qu'on mettait une partie de notre salaire au pot commun et on touchait une partie du pot commun en cas de difficul…
« Oui tout à fait ce qu'on voit là chez M. Macron est extrêmement clair il annonce le programme il y avait ce qu'on appelle une assurance chômage donc c'est une assurance c'est-à-dire vous mettez de l'argent au pot commun parce qu'il y a un risque il y a un risque de perdre l'emploi on sait bien qu'il y a un risque c'est-à-dire quel salarié décide du contrat qui signe ? Aucun donc si vous ne décidez pas c'est bien que vous n'êtes pas en capacité de tout contrôler si vous ne pouvez pas contrôler c'est qu'il y a des risques point donc il y a des risques on était assuré c'est-à-dire qu'on mettait une partie de notre salaire au pot commun et on touchait une partie du pot commun en cas de difficulté ça c'est le principe de l'assurance au sens général du terme maintenant Emmanuel Macron a décidé de tordre le bras à tout le monde pour substituer à l'assurance un régime qui est effectivement un régime qu'on appelle bevridgien dans le langage en question mais en gros un régime fiscalisé où c'est l'impôt qui vient financer cela cela veut dire que des personnes qui ne sont pas elles-mêmes exposées au risque payent pour d'autres qui le sont ou les fonctionnaires et donc vous avez une situation où par définition vous jetez des populations les unes contre les autres puisque là où avant chacun s'assure et assure les autres pour se protéger c'est une situation où on dit vous vous n'êtes pas concerné mais quand même payé évidemment que celui qui paye dans ces conditions se dit moi je paye je pouvais payer moins je préférerais payer moins mais ça ne me concerne pas et donc par le fait de supprimer le fait d'être concerné par le mode de financement et bien vous affaiblissez l'idée même du chômage et c'est ce que dit Emmanuel Macron il dit il y avait un droit au chômage alors on ne sait pas trop ce que c'est le droit au chômage il y a un mec qui se levait le matin il disait je m'en vais sachant que s'il s'en va il est de façon démissionnaire donc il ne peut pas toucher le chômage donc c'est du délire absolu mais l'idée de Macron c'était il y a un droit au chômage maintenant il n'y en a plus je vais reformuler ce que fait Emmanuel Macron c'est de dire vous aviez un droit à être protégé si vous perdiez votre boulot »
Le Média — Podcasts · France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronieVérifier à 34:09
Question 55France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronie
Ce qui se passe actuellement avec le Pôle emploi, en fait ?
Réponse directe
Ce qui se passe un peu moins, quand même, parce que c'est assez rare, finalement, d'être expédié vers une formation sans discussion avec le conseiller. En revanche, là, rajouter 2 millions d'inscrits en plus, sans personnel pour les accompagner, ça signifie clairement qu'ils vont être dépossédés et les allocataires usagés et les professionnels de la capacité à parler, en fait, du parcours de vie que l'allocataire souhaiterait.
« Ce qui se passe un peu moins, quand même, parce que c'est assez rare, finalement, d'être expédié vers une formation sans discussion avec le conseiller. En revanche, là, rajouter 2 millions d'inscrits en plus, sans personnel pour les accompagner, ça signifie clairement qu'ils vont être dépossédés et les allocataires usagés et les professionnels de la capacité à parler, en fait, du parcours de vie que l'allocataire souhaiterait. »
Le Média — Podcasts · France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronieVérifier à 11:06
Question 56France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronie
Donc, un dispositif qui ne serait pas contraignant. S'il n'est pas inscrit dans la loi, ce sera un dispositif qui ne serait pas contraignant ?
Réponse à côté
Oui, oui, tout à fait. Mais parce que je suis toujours d'accord avec Anne là-dessus. Disons que ça pose la question de ce qu'est une sanction dans une République. Est-ce qu'une personne qui est bénéficiaire d'une aide publique doit se voir retirer le minimum vital parce qu'elle ne se comporte pas de la manière dont envie qu'elle se comporte ? Mais c'est un vieux débat. C'est le débat déjà au moment du RMI, qu'on a créé l'idée d'un minimum vital. Vous avez des réactionnaires patentés qui faisaient « Non, mais si jamais la personne, elle ne fait pas exactement ce qu'on lui dit, il faut lui retirer et qu'elle crève dans la rue. » Voilà, ça, c'est un discours réactionnaire qui existe. Et donc,…
« Oui, oui, tout à fait. Mais parce que je suis toujours d'accord avec Anne là-dessus. Disons que ça pose la question de ce qu'est une sanction dans une République. Est-ce qu'une personne qui est bénéficiaire d'une aide publique doit se voir retirer le minimum vital parce qu'elle ne se comporte pas de la manière dont envie qu'elle se comporte ? Mais c'est un vieux débat. C'est le débat déjà au moment du RMI, qu'on a créé l'idée d'un minimum vital. Vous avez des réactionnaires patentés qui faisaient « Non, mais si jamais la personne, elle ne fait pas exactement ce qu'on lui dit, il faut lui retirer et qu'elle crève dans la rue. » Voilà, ça, c'est un discours réactionnaire qui existe. Et donc, c'est ça qui est en jeu. C'est ce qu'on estime, qu'il y a une dignité humaine fondamentale non négociable et que même la personne qui accomplit la pire des activités, qui ne se comporte pas comme on le voudrait, qui ne cherche pas le bon boulot, etc., eh bien, elle doit vivre. Ou est-ce qu'on estime, au contraire, que cette personne doit se voir suspendre le minimum vital ? Et c'est une question qui n'est pas qu'un engagement de celui ou celle dont on parle. Parce qu'en fait, les gens qui ont mis en cause ici, ils ont une famille, ils ont des enfants. Donc, on sait très bien ce qui se passe derrière. C'est du châtiment collectif, ce dont on parle ici. La suspension et remobilisation, ça veut dire le gamin ne mangera plus le soir parce que son père ou sa mère a mal cherché du boulot. C'est ça, la réelle signification, notamment dans une allocation type RSA, qui prend en compte l'ensemble du ménage. Et donc, il y a cette question qui se pose. C'est le retour des formes de punitions collectives. Et effectivement, souvent, c'est annoncé de la manière suivante. On dit, on va faire une graduation. C'est-à-dire, on a eu ça pour l'assurance chômage depuis 40 ans. Chaque fois, on dit, regardez, c'est compliqué. Il y a une sanction mécanique. Alors, ce serait quand même plus simple qu'il y ait plus de sanctions différentes qu'on puisse apprécier. Bilan, qu'est-ce qui se passe ? On crée quatre sanctions différentes. Au fur et à mesure du temps, on se concentre sur les sanctions les plus lourdes. Et les sanctions les plus légères disparaissent. Là où avant, elles étaient mécaniques. Mais bon, donc, je n'ai aucune confiance. Bon, alors, dans M. Dussault, en général, évidemment, comme personne, mais comme dirigeant politique, ça va de soi. Mais surtout, je pense, ça va mettre effectivement les personnels dans une situation inexplicable. Puisque ceux qui vont gérer les formations obligatoires seront en dehors de France Travail. Donc, ceux qui prononcent les sanctions ne seront pas ceux qui vont effectivement assurer les activités forcées. Et donc, dès lors, en plus, on rend impossible pour l'animateur de la formation de pouvoir faire un retour d'expérience ou de pouvoir pondérer la décision de France Travail. Donc, en plus, ce truc est bureaucratique totalement. On ne voit pas comment il peut être mis en place. Et enfin, je conclue là-dessus. Il y a quand même une histoire qui est de fou dans France Travail. Une histoire de fou. Il nous annonce, chaque bénéficiaire du RSA doit être suivi par France Travail. Il faut des conseillers qui suivent chacun 40 allocataires du RSA. Il y en a 2 millions en France. C'est-à-dire qu'il faut embaucher 50 000 personnes à France Travail. Aujourd'hui, ils sont 50 000 à Pôle emploi à gérer l'ensemble des demandeurs d'emploi. C'est-à-dire qu'il faut doubler l'effectif pour accueillir les gens au RSA. Ça n'aura pas lieu. Donc, il n'y aura pas ce suivi de 40 personnes. Donc, les gens ne seront pas suivis. Donc, ils seront envoyés de manière extrêmement rapide après un coup de fil parce que les agents n'auront pas le moyen de faire autrement. Ils seront expédiés dans des formations qu'ils n'auront pas choisis, qu'ils n'auront pas été discutées avec des gens qu'ils n'auront pas envie de voir. »
Le Média — Podcasts · France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronieVérifier à 8:09
Question 57France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronie
Alors, messieurs, tous les deux, clairement, vous êtes en train de décrire une structure infantilisante qui va condamner, on va dire, les bénéficiaires de ces prestations sociales à du travail forcé, que du négatif et un projet de loi qui intervient quand même après la réforme des retraites contre laquelle on est encore très mobilisés. C'est quand même une drôle de manière de passer à autre chose. C'est quoi l'agenda politique d'Emmanuel Macron ?
Réponse partielle
C'est logique. C'est très logique. Il y a eu, en novembre dernier, la réforme de l'assurance chômage. On a limité dans le temps la perception des indemnisations chômage pour que les gens, en fait, les chômeurs de longue durée, c'est qui ? C'est des salariés de plus de 55 ans. Donc, pour leur retirer la perception de l'allocation chômage et faire en sorte qu'ils soient obligés d'accepter un boulot moins bien payé que celui d'avant. Bon, maintenant qu'ils ont ce boulot moins bien payé, ils vont avoir une allocation chômage qui sera moins bonne. Et en plus, on leur oblige à se taper entre 6 mois et un an et demi pour les plus âgés parce que ça ne va pas rentrer en application tout de suite, ma…
« C'est logique. C'est très logique. Il y a eu, en novembre dernier, la réforme de l'assurance chômage. On a limité dans le temps la perception des indemnisations chômage pour que les gens, en fait, les chômeurs de longue durée, c'est qui ? C'est des salariés de plus de 55 ans. Donc, pour leur retirer la perception de l'allocation chômage et faire en sorte qu'ils soient obligés d'accepter un boulot moins bien payé que celui d'avant. Bon, maintenant qu'ils ont ce boulot moins bien payé, ils vont avoir une allocation chômage qui sera moins bonne. Et en plus, on leur oblige à se taper entre 6 mois et un an et demi pour les plus âgés parce que ça ne va pas rentrer en application tout de suite, mais on les oblige à se taper des mois de travail en plus, des mois d'emploi en plus et donc vous avez un peu face, tu perds, pile, ils gagnent, eux. Puisque ces mêmes personnes donc ont moins de droits, doivent rester plus longtemps en emploi. Et bien maintenant, comment on articule les deux ? Comment vous faites lorsque vous avez baissé les droits des gens qui doivent rester au boulot plus longtemps ? Vous trouvez une structure pour les obliger à passer de l'état du dernier boulot à l'état d'un futur boulot précaire pour tenir les un an et demi, deux ans de plus ? »
Le Média — Podcasts · France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronieVérifier à 18:47Voir 2 autres passages
« si bien sûr il y a une dimension morale très forte dans ce type de dispositif et là aussi c'est la réhabilitation d'un vieux discours un peu réactionnaire qui consiste à dire il y a ceux qui bossent et ceux qui bossent pas ce qui évidemment dans un moment où il y a un emploi pour 30 chômeurs n'a rigoureusement aucun sens mais ce discours existe et d'ailleurs si je peux faire la petite parenthèse moi je trouve intéressant de voir ce qui se passe depuis le premier quinquennat d'Emmanuel Macron c'est-à-dire en gros on est passé d'un discours à un autre entre 2017-2022 il y avait le discours un peu à la castanère c'est-à-dire le discours poujadiste ouais mais il y a des gens ils bossent pas il faut aller chercher chez eux pour montrer qu'ils truandent etc et les remettre au boulot de force à la schlag bon ça c'était le discours castanère maintenant depuis 2022 on a le discours plus à la ferrachi vous voyez l'économiste qui conseille Macron qui dit mais en fait c'est prouvé scientifiquement par les chiffres on fait des régressions logistiques qui montrent que les gens de toute façon ils cherchent pas si on les force pas donc en fait c'est scientifique et les gens ils ont besoin de la schlag c'est scientifiquement prouvé mais il y a un peu un décalage assez intéressant à observer c'est-à-dire que c'est la même thèse c'est les mêmes zanneries qui sont dites dans les deux cas mais la justification est devenue très différente on est passé de je connais le voisin de la belle-sœur de mon pote qui bosse pas à je peux vous faire un modèle extrêmement raffiné statistiquement pour vous montrer que les gens de toute façon ils bossent pas donc c'est assez intéressant de voir cette évolution mais elle conduit finalement à renouveler le discours on a l'impression que ces gens racontent des choses différentes alors que c'est exactement pareil et surtout qu'ils ont accumulé les différentes étapes c'est-à-dire depuis 2017 il y a quand même eu trois réformes de l'assurance chômage une qui a baissé le montant des allocations une qui a baissé la durée de perception et une qui a baissé le nombre de gens qui avaient le droit de le percevoir donc si vous voulez à chaque fois ils vous font le coup ils vous disent attendez cette fois-ci on bouge juste la durée de perception mais promis on touche pas ni au montant ni à l'éligibilité du coup d'après ils vous font alors on bouge l'éligibilité mais on touche pas ni à la durée ni au montant ils vous font le coup à chaque fois donc maintenant ils sont aussi dans un moment où ils ont un peu tout épuisé ils ont rogné partout la prochaine étape c'est juste que les gens soient totalement en insécurité et puissent même pas subvenir à leurs besoins alors qu'ils ont baissé pendant dix ans »
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« Vous voyez bien qu'on est sur des textes qui sont redondants. Le sujet, ce n'est pas d'aller faire des textes qui font de l'affichage pour redire la même chose que ce que la loi prévoit déjà. Le sujet, c'est de savoir est-ce qu'on demande, oui ou non, d'avoir des effectifs de personnel à l'ONF pour faire le boulot ? Ce qu'on avait proposé dans le cadre de cette loi. Après, quand vous proposez des choses efficaces et que vos amendements sont refusés, à la fin, vous n'accompagnez pas la loi jusqu'au bout. Dès lors que vous avez fait plein de propositions, que les macronistes disent non, on n'en veut pas et qu'on finit dans une situation cataclysmique comme celle d'aujourd'hui. C'était de l'obstruction déjà à l'époque ? Ce n'est pas de l'obstruction. On n'a pas passé un temps fou dessus à mettre plein d'amendements. On a proposé des choses très concrètes. On a dit on veut de l'effectif à l'ONF, on veut de la qualification professionnelle pour les agents qui interviennent dedans, on veut que la puissance publique puisse reprendre la main sur le domaine domanial lorsqu'il est mis en danger. À partir du moment où la Macronie dit non à toutes les propositions qu'on met sur la table, à la fin, évidemment, on n'accompagne pas le texte de loi. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 10:12
« Je ne pense pas qu'elle le soit, à mon avis ce qui est nécessaire c'est des crédits, du matériel et de l'équipement pour pouvoir mener à bien le travail. Parce que ce à quoi on assiste, à mon sens, c'est un véritable scandale d'Etat. Un gouvernement qui a vidé de sa capacité la sécurité civile, une porte-parole du gouvernement qui ment nuit et jour sur les capacités et sur les projets gouvernementaux, ça justifie à mon sens qu'on se réunisse rapidement. Un exemple, j'ai été hier avec des équipes d'Airbus, comme des députés de Toulouse, qui m'ont partagé cette information, à savoir que les kits pour l'A400M, tout le monde a un peu suivi pour les gens qui nous écoutent, l'A400M c'est un avion militaire qu'on peut équiper avec un kit produit par Airbus qui est rempli notamment de retardants, qui peut être disséminé. Figurez-vous qu'à l'heure où on parle là, il n'y a eu aucune commande publique, zéro. Il n'y a pas un kit qui est aujourd'hui commandé par la puissance publique. Or, si on ne les commande pas d'ici septembre, on ne les aura pas pour l'été prochain. Donc, on est vraiment sur une pantalonnade absolue. Il y a un gouvernement qui ferait mieux de passer moins de temps à tweeter et un peu plus à réunir l'Assemblée nationale pour qu'on vote les crédits nécessaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 0:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 12 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais ce n'est pas vrai. Le 25 novembre 2025, les gens pourront aller vérifier, en novembre 2025, c'est un amendement de la France insoumise qui a été adopté en commission des finances pour ouvrir les crédits sur l'A400M, sur les kits de largage. Sur les kits, pas sur l'avion. Non, mais les avions, on les a aujourd'hui. L'enjeu, c'est les kits. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 3:03Voir 2 autres passages
« Moi, ça m'indiffère qu'il soit là, qu'il ne soit pas là. Le sujet, c'est d'abord qu'il n'occupe pas trop les services qui ont d'autres choses à faire. Après, c'est la position du président de la République. Mon sujet, moi, c'est de savoir quand est-ce que l'Assemblée sera réunie. Et nous, les Insoumis, nous demandons à être réunis au plus vite pour pouvoir voter un projet de loi de finances rectificatif, ouvrir les crédits nécessaires, avoir le retour d'expérience avec les pompiers et leur donner les moyens dont ils ont besoin en matériel roulant et en matériel aéroporté. Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement précisément, là, aujourd'hui, ce matin ? Que la commande soit passée dans les jours qui viennent pour les kits de largage A400M. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 1:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De toute façon il faut que l'État soit là. On voit bien à l'heure actuelle que le capitalisme est un problème pour notre pays. D'abord le réchauffement et le dérèglement climatique sont évidemment la conséquence on le sait bien d'une économie carbonée à savoir sur le plan industriel mais aussi sur le plan des grands organismes de crédit et de finance qui s'associent qui prêtent l'argent pour les projets extractivistes polluants. Et puis en aval dès lors qu'on n'est pas en capacité aujourd'hui par le secteur privé par le marché de protéger la population et d'assurer l'ensemble des risques climatiques. Ces risques sont d'un niveau jamais vu dans l'histoire humaine. Les dépenses nécessaires chaque année pour couvrir incendies ici ou la crise du gel également chaque année sont d'un niveau qui augmente d'année après année. Les assureurs privés n'arrivent plus à les honorer. Ça invite je pense à avoir une réflexion sur la sécurité sociale climatique. C'est-à-dire comment on fait pour que les primes d'assurance qui aujourd'hui vous savez dépendent de votre bâti du lieu où vous êtes etc soient remplacées par une prise en charge collective de l'ensemble des risques assurantiels des risques habitat parce qu'on n'est plus en capacité de le gérer. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 16:11Voir 2 autres passages
« Bien sûr. Bien sûr, je crains l'abstention. Pour deux raisons. D'abord, parce que, pour une question de principe, l'abstention, ça veut dire évidemment des personnes qui n'ont pas donné leur opinion, et dans un régime démocratique, ça pose un problème. Et deuxièmement, parce qu'on constate, si on regarde les circonscriptions du pays, que ce sont celles où l'abstention a le moins reculé, où le RN fait les meilleurs scores. Donc, la mobilisation des abstentionnistes, c'est toujours le meilleur rempart contre le fascisme. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis en faveur de l'impôt universel" affirme Hadrien ClouetVérifier à 1:44
« Bien sûr, tout à fait, vous avez raison. Ça l'est pour deux motifs. D'abord, parce que du côté de l'ex-majorité, de la minorité présidentielle, il y a eu une succession de renoncements, que ce soit sur le glyphosate, que ce soit sur la protection des agriculteurs, les accords de libre-échange, etc. Donc ils n'ont aucun bilan. Donc ils se taisent. Et puis, du côté de l'extrême droite, évidemment, c'est encore pire. Vous avez la moitié d'entre eux qui nie le rôle humain dans le changement climatique, voire même qui nie le dérèglement climatique lui-même. Donc vous avez des climato-sceptiques qui menacent d'arriver au pouvoir. Ce serait un désastre absolu. Ce serait un recul de plusieurs décennies. Et puis une injure faite à tous les scientifiques du monde, internationalement. Donc évidemment, dans ce cadre-là, il ne reste plus que la gauche pour s'y intéresser. Mais savoir que le dérèglement climatique, il existe, il a une origine humaine, il est avancé, il est irréversible. Et que donc, il faut des mesures fortes pour faire bifurquer le pays. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parce que ça existe déjà. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 10:10Voir 2 autres passages
« Ben non, puisque le problème, c'est la loi générale de la LOPMI qui... Bref, on peut avoir une discussion sur la défense nationale, mais cette loi, elle fait uniquement du conventionnel et pas les différentes formes de défense du futur, à savoir la cybersécurité, le satellitaire, etc. Donc, on n'était pas d'accord avec l'angle qui est pris. Maintenant, les A400M, on les a de toute façon, aujourd'hui, en France. C'est ceux qu'on a aujourd'hui, dont on parle, qu'on équiperait avec les kits de largage. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 3:23
« Moi, ça m'indiffère qu'il soit là, qu'il ne soit pas là. Le sujet, c'est d'abord qu'il n'occupe pas trop les services qui ont d'autres choses à faire. Après, c'est la position du président de la République. Mon sujet, moi, c'est de savoir quand est-ce que l'Assemblée sera réunie. Et nous, les Insoumis, nous demandons à être réunis au plus vite pour pouvoir voter un projet de loi de finances rectificatif, ouvrir les crédits nécessaires, avoir le retour d'expérience avec les pompiers et leur donner les moyens dont ils ont besoin en matériel roulant et en matériel aéroporté. Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement précisément, là, aujourd'hui, ce matin ? Que la commande soit passée dans les jours qui viennent pour les kits de largage A400M. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 27 observations34 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez raison c'est un très bon sujet je prends un exemple sur le financement pour que tout le monde comprenne bien. Il y avait marqué ce matin sur le bandeau qui est en dessous de l'écran qu'on avait dépensé 76 millions d'euros en chômage partiel en Gironde. C'est le chiffre de France Info. Donc ça veut dire que pour économiser 50 millions au Canadair on a dépensé 76 millions en chômage partiel. Moi je voudrais prendre le sujet dans l'autre sens. Combien ça nous a coûté les incendies là ? On va voir des milliards de dégâts. Ça veut dire que ceux qui ont voulu économiser 10 millions par là se retrouvent à la fin à nous faire payer des milliards d'euros de dégâts. Donc financer les sapeurs-pompiers c'est pas un coût c'est pas une dépense c'est un investissement pour la protection collective. Il faut trouver l'argent quelque part. Oui. 52 millions d'euros l'argent des Canadair 52 millions d'euros d'annulation c'est 4 jours d'impôt sur la fortune avant que Macron la supprime. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 12:57Voir 2 autres passages
« Oui, oui, oui. On en a plusieurs qui peuvent être déployés. Même s'il y en avait 4, 5, 6, l'enjeu est d'avoir le kit nécessaire pour pouvoir les transformer selon les besoins, bien sûr. Parce que l'avantage de l'A400M, c'est bien sûr d'abord qu'il peut être piloté de nuit, contrairement à des Canadaires. et ensuite qu'il a une charge qui est modulable entre soit de l'eau, soit des retardants en fonction des besoins. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 2:23
« Alors, le budget a très légèrement augmenté de la sécurité civile après des coupes tout à fait détestables. En 2024, notamment. En 2024, M. Attal a coupé 52 millions d'euros. Il a annulé deux commandes de Canadair. Alors, vous avez Mme Bréjon qui vient sur les plateaux nous expliquer que l'usine ne pouvait pas en produire plus. C'est très étonnant puisque, dans le même temps, l'État d'Alberta au Canada et l'Indonésie en ont commandé alors que la France y renonçait. Donc, visiblement, il y en avait des commandes qui étaient possibles. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 37 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez raison c'est un très bon sujet je prends un exemple sur le financement pour que tout le monde comprenne bien. Il y avait marqué ce matin sur le bandeau qui est en dessous de l'écran qu'on avait dépensé 76 millions d'euros en chômage partiel en Gironde. C'est le chiffre de France Info. Donc ça veut dire que pour économiser 50 millions au Canadair on a dépensé 76 millions en chômage partiel. Moi je voudrais prendre le sujet dans l'autre sens. Combien ça nous a coûté les incendies là ? On va voir des milliards de dégâts. Ça veut dire que ceux qui ont voulu économiser 10 millions par là se retrouvent à la fin à nous faire payer des milliards d'euros de dégâts. Donc financer les sapeurs-pompiers c'est pas un coût c'est pas une dépense c'est un investissement pour la protection collective. Il faut trouver l'argent quelque part. Oui. 52 millions d'euros l'argent des Canadair 52 millions d'euros d'annulation c'est 4 jours d'impôt sur la fortune avant que Macron la supprime. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 12:57Voir 2 autres passages
« Bien sûr. Alors, si on veut agir immédiatement, d'abord, il faut passer les commandes pour l'année prochaine parce que le sujet, c'est celui-là. Est-ce que l'été prochain a une capacité de réagir ? Les kits de largage ne sont pas là. Les hélicoptères, notamment Super Puma, ne sont pas là. Il faut passer la commande immédiate maintenant. Ensuite, il faut travailler et rétablir les budgets avec l'ensemble des associations agréées de sécurité civile, avec, par exemple, l'entraide valable qui fait la formation générale sur la culture de la sécurité civile aujourd'hui en France qui est totalement dévastée. Et puis, il faudrait quand même commencer par traiter correctement les sapeurs-pompiers qui sont sur le front. Je rappelle tout de même qu'ils ont des cagoules à 12 euros pièce qui ne protègent pas des produits cancérogènes. C'est quand même ça qui se passe aujourd'hui. Les pompiers sont envoyés au feu avec des matériels. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 7:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 9 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais si vous prenez tous les services anti-incendies, ce n'est pas le cas. D'abord parce que, dans la sécurité civile, il n'y a pas que les sapeurs-pompiers. Il y a d'autres types de budgets qui ont été mobilisés. Ensuite, parce que cet argent qui a été mis là, on sait d'où il vient, il a été coupé dans tout l'écosystème de la prévention des incendies. Je prends deux exemples. Météo France, qui a perdu des centaines de postes. Or, on a besoin des travailleuses et des travailleurs de Météo France pour avoir une observation satellite. En France, aujourd'hui, on n'a toujours pas de surveillance satellitaire H24 du territoire pour pouvoir prévenir les incendies et intervenir directement en cas de détection. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 4:54Voir 2 autres passages
« Tout à fait. Alors, peut-être d'abord pour que tout le monde saisisse bien l'intérêt Total et l'industrie pétrolière en France. Ce sont des milliers de salariés hautement qualifiés à tous les postes de travail qui se lèvent le matin parce qu'ils veulent fournir de l'énergie. D'ailleurs, pour une bonne partie, ils travaillent aussi pour décarboner. Cette énergie. Donc ça, c'est ce que font les gens qui travaillent dedans. Maintenant, ils ont deux obstacles importants. Le premier obstacle, c'est le caractère de rente de cette industrie, notamment le cas de Total. Vous voyez que Total, si vous prenez l'évolution de son taux de marge, de son bénéfice net, c'est uniquement lorsqu'il y a une crise que la spéculation est possible, que le taux de marge explose. Ce n'est pas parce qu'il y a une innovation, parce qu'il y a une percée technologique. C'est parce qu'ils se positionnent sur des moments de crise que du coup, ils peuvent spéculer. C'est ce qu'a dit Aurélie à l'instant. C'est un problème. Et ce problème, il est d'autant plus vif que l'argent qui en est tiré est utilisé au bénéfice des actionnaires, essentiellement. L'année dernière, c'était 16 milliards qui sont allés aux actionnaires sous forme soit de dividendes, soit de rachats d'actions, 15 milliards dans l'investissement. C'est-à-dire que cette entreprise qui profite des crises par effet de rente redistribue aux actionnaires plus qu'elle investit dans l'outil productif. Donc c'est un double problème. Face à ça, il nous semble qu'il faut reprendre la main. Et reprendre la main, ça nécessite de placer sous contrôle public les deux piliers industriels qu'on crée aujourd'hui de la production. D'une part, ce qui concerne le transport entre les raffineries et les dépôts. Il y a des infrastructures qui existent aujourd'hui. C'est notamment les différentes sociétés, la STPP, la société de Pipeline Méditerranée-Rhône et la compagnie industrielle maritime. Ces trois entreprises font le transfert, en fait, raffiner les défauts et transportent les essences. Et la difficulté qu'on a là-dessus, c'est qu'elles font des prix discriminatoires entre les stations de service. Et donc, en fait, c'est elles qui pilotent la variation des prix d'une station à une autre. Donc il faut les placer sous le contrôle public. Et l'avantage, c'est qu'une fois que c'est sous le contrôle public, comme pour l'électricité, par exemple, vous pouvez avoir une marge maximum. Au lieu d'avoir trois acteurs qui se répartissent le marché entre eux et qui font la marge la plus haute, vous avez une marge publique qui dit qu'au-delà d'un tel niveau de bénéfice, vous reversez tout à un fonds public ou au budget de l'État. Donc, premièrement... Ça serait fixé par l'État, du coup. Exactement. Comme on a, par exemple, pour les commissions sur l'énergie. Vous savez, il y a des tarifs maximum, il y a un plafond. On doit faire pareil sur le transport, sur les essences. Et puis, si on remonte plus haut, il faut arriver évidemment à la raffinerie. Aujourd'hui, il en reste six sur le territoire hexagonal des raffineries. Alors, on pourrait toutes les citer. Gonfreville, Donge, Faisin, Lavera, Fosse-sur-Mer, Port-Jérôme, Gravenchon. Ces six raffineries, aujourd'hui, ont le même défaut que Total en général. Mais elles ne sont pas toutes de Total, attention. Mais elles ont le même défaut, c'est-à-dire qu'elles ont des bénéfices qui explosent dans les périodes de crise, où elles peuvent créer une pénurie et, en fait, utiliser leur pouvoir sur le marché pour prendre captifs les consommateurs, les consommatrices, les conducteurs et les conductrices. Donc, face à cela, on a une difficulté. C'est qu'ils profitent de leur pouvoir de marché contre nous toutes et nous tous. Donc, il faut en reprendre le contrôle public à la fois pour pouvoir alimenter le pays par rapport à ses besoins, effectivement. Et puis, et même peut-être surtout, pour pouvoir réorienter la production carbonée. Parce qu'on voit bien que le privé, aujourd'hui, ferme des raffineries en France. On a perdu un tiers des raffineries depuis 2008. On ferme des raffineries tous les ans en France. Enfin, tous les ans. On ferme des raffineries, on va dire, depuis 20 ans en France. Et, en fait, sans aucune espèce de reconversion de l'outil productif vers la question des énergies renouvelables. Alors, pourtant, il y a eu un ensemble de tentatives. Je pense, par exemple, à ce qui a pu se faire à Grand-Puit. Alors, on souffre, évidemment, que ce ne soit pas sous contrôle salarié et que ce ne soit pas dans un cadre public intégral. Mais enfin, à Grand-Puit, il y a un projet solaire. Il y a des projets de recyclage. Il y a des projets biochimiques. Bref, une tentative de faire autrement de l'énergie en utilisant toute l'infrastructure concrète, physique, qui est déjà disponible, mais qui, aujourd'hui, ne sert que les actionnaires et pas le grand public. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités25 mai 2023 au 16 avr. 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce qu'on envisage surtout, c'est d'aller arracher des augmentations de salaires, des augmentations de salaires et aussi de parler d'indexation des salaires sur les prix, des salaires sur l'inflation. C'est ça qu'il faut qu'on pose. Parce qu'en fait, si vous voulez, tous les ans, repartir en grève à chaque fois qu'on a une inflation forte et remettre encore et encore les travailleurs en grève, alors qu'on pourrait tout simplement aller chercher, grâce au rapport de force, l'indexation des salaires sur l'inflation, qui, je rappelle, a été retirée par un gouvernement de gauche, a été retirée sous le gouvernement Mitterrand. Cette indexation, il faut qu'on aille la chercher, en particulier pour l'ensemble des travailleurs qui sont aujourd'hui dans une précarité énorme, en fait. Je veux dire, les petits chèques à droite, à gauche, sur le carburant, etc. Bien sûr que ça peut faire du bien au portefeuille, mais c'est la politique de la miette, en fait. Alors que je rappelle quand même que Total, c'est 35 milliards de bénéfices en 2023. Enfin, je veux dire, on est en train de parler de cette entreprise-là. Et en fait, on nous propose des petites mesurettes, alors qu'ils ont la capacité de payer. Il n'y a pas de problème à ce niveau-là, sauf qu'il faut qu'on l'impose par le rapport de force. Voilà. Donc il ne faut pas aller chercher des petites mesurettes. Il faut vraiment qu'on aille vers la nationalisation sous contrôle des travailleurs, de l'ensemble du secteur de la production, parce qu'on parle beaucoup du pétrole et de ses dérivés. Mais en fait, le problème énergétique, il s'imbrique avec les autres secteurs, les secteurs du transport, les secteurs de l'énergie, de l'électricité, etc. Et tant qu'on n'a pas ce pouvoir sur les outils de production, en fait, on ne cesse de reculer. On ne cesse de reculer sur tout, sur la retraite, sur les salaires. On ne cesse de reculer sur nos conditions de travail. On ne cesse de reculer sur toutes les lois qui ont aussi détruit le code du travail. Donc il faut que ça s'arrête. Il faut que ça s'arrête. Moi, vraiment. Et ça, ça ne passera que par le rapport de force, par la grève qui se multiplie dans les différents secteurs. Et pour moi, le rôle aujourd'hui, c'est de porter ces mots d'ordre principaux qui sont à mettre en avant, le plafonnement des prix, mais aussi l'indexation des salaires sur l'inflation et la nationalisation sous contrôle des travailleurs. Et je voudrais terminer pour dire qu'il y a vraiment énormément, dans ce contexte-là, de travailleurs chez nous, de sous-traitants qui sont immigrés ou issus de l'immigration, et qui, dans ce contexte-là aussi violent qu'on vit actuellement en France, où on ressent le racisme, etc., où on voit à quel point il y a cette volonté aussi pour le patronat qu'on a vu dîner récemment avec Marine Le Pen, de se lier au secteur d'extrême droite, à quel point, si nous, on n'accélère pas le recul du patronat, en 2027, on pourrait voir une alliance entre le patronat du CAC 40 et l'extrême droite en France. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 23:47Voir 2 autres passages
« Non, mais il n'y a pas de revirement. On a un ministre qui nous explique, d'abord, qu'il veut, je cite de tête, concentrer les contrôles sur les prix chez les distributeurs qui sont à plus de 1,71. Alors, déjà, le problème, ce n'est pas le distributeur. En fait, il est en train de nous expliquer qu'il va aller contrôler ceux qui distribuent, c'est-à-dire là où il y a le moins de marge qui se fait dans toute la chaîne. Donc, c'est pour occuper la galerie, à défaut de l'amuser, parce qu'ils ne sont pas très marrants. Donc, non, tout cela n'a absolument aucun sens. Soit, on a un blocage, c'est-à-dire qu'on fixe un prix administratif qui ne peut pas être franchi, auquel cas, ça signifie que le producteur en amont, pour pouvoir vendre à ce niveau-là, tout au long de la chaîne, il est obligé de respecter le prix final et donc de prendre sur ses dividendes et sur ses marges. C'est ce qu'on souhaite pour que Total fasse l'effort avec ses revenus financiers, et non pas que ce soit le consommateur, à la fin, qu'il soit, évidemment, le larron de la foire et le prix répercuté. Enfin, le distributeur, si jamais ça lui arrive à 1,70 et qu'il ne peut pas le vendre à plus d'1,71, bon, on n'a pas fait grand-chose dans cette histoire. Donc non, à mon avis, c'est vraiment une improvisation. D'ailleurs, on l'a vu tout à l'heure, il y a eu des interrogations après les questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, et bon, aucun ministre n'est capable d'expliquer concrètement en quoi consistait ce projet. Donc ils ont inventé un truc sur un coin de table. Ils se sont dit, oulala, oulala, il y a le blocage des prix qui est très populaire, qui est défendu de plus en plus largement dans la population. Oulala, oulala, il y en a même maintenant qui arrivent sur la question de nationaliser l'outil de production et de raffinage, et d'y intégrer même les travailleuses et les travailleurs. Donc à partir de là, il leur faut un contrefeu. Le contrefeu, c'est nous expliquer qu'ils vont contrôler les marges de ceux qui n'en font pas. Eh bien, super. Merci. Repassez. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées25 mai 2023 au 16 avr. 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, bien sûr, il y a des objectifs de plus long terme. C'était juste la crise des carburants. On pourrait en rester au blocage des prix. Et finalement, on abandonnerait au capital privé les décisions fondamentales. Non, bien sûr qu'il s'agit d'abord d'avoir une bifurcation écologique. C'est le premier élément que j'évoquais. À savoir la reprise publique en main pour reconvertir l'outil, surtout le diversifier. Pour préparer l'économie post-carbone. Deuxièmement, parce que je pense que cet ordre public étendu, nationalisé, c'est le lieu pour déléguer, transférer, confier et accorder enfin du pouvoir aux travailleurs et aux travailleurs sur leur site, sur leur lieu de travail. Normalement, le secteur public national a toujours eu comme ambition d'être le lieu d'expérimentation des avancées démocratiques sur l'outil productif. Simplement, maintenant qu'on a mis toutes les usines dans le privé et qu'il n'y a plus de régies publiques productives, on n'est plus en capacité d'avoir ce secteur-là qui entraîne, qui est le secteur où les travailleurs testent des choses, s'organisent, revendiquent et surtout, comment dire, conçoivent localement quelque chose qui après est répondu ailleurs. Comme on l'a fait sur les semaines de congés payées, par exemple, dans les luttes des travailleurs et des travailleurs qui ont été expérimentées dans le public. Ensuite, elles sont reprises après dans le privé par cet effet de pression. Et puis, troisièmement, il y a un sujet international, c'est-à-dire que reprendre le contrôle public sur l'industrie pétrolière, c'est aussi repositionner la place de la France dans le monde par rapport aux pays pétroliers. C'est faire en sorte que Total, par exemple, ne soit pas l'ambassadeur officieux de la France et ne soit pas en charge de gérer les logiques d'extractivisme dans des pays tiers. Mais bel et bien que la France assume ses responsabilités de bout en bout en étant la responsable nationale du pétrole national. C'est une multinationale qui a pris trop de place par rapport à ce que devrait être ? Bien sûr. Il y a des multinationales comme Total qui, aujourd'hui, ont des revenus supérieurs à ceux de certains États et donc qui, à partir de là, négocient avec une force de frappe qui est incommensurable. Et je pense que c'est un problème démocratique que des multinationales soient aussi puissantes que cela. Non pas qu'elles aient des capacités productives très importantes, ça, tant mieux, c'est grâce aux salariés. Mais qu'elles aient une force de frappe financière telle que celle qu'elles ont aujourd'hui, ça conduit également, on le voit régulièrement, à des affaires en justice ou ça conduit à des arrangements avec des puissances étrangères, y compris hostiles. Je pense, par exemple, à l'abandon des projets renouvelables aux États-Unis sous pression de Donald Trump. Total a accepté un chèque des États-Unis pour abandonner des projets qui avaient été signés à l'époque de M. Biden. Eh bien, je pense qu'une entreprise nationale aurait pu avoir un avis beaucoup plus tranché là-dessus. Et puis surtout, le fait d'avoir par l'État un contrôle sur la logistique, la raffinerie et des prises de participation possibles à l'étranger nous donne les outils d'être autonome par rapport à une multinationale qui, aujourd'hui, a un monopole privé qui est assez insupportable. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 20:38Voir 2 autres passages
« Ce qu'on envisage surtout, c'est d'aller arracher des augmentations de salaires, des augmentations de salaires et aussi de parler d'indexation des salaires sur les prix, des salaires sur l'inflation. C'est ça qu'il faut qu'on pose. Parce qu'en fait, si vous voulez, tous les ans, repartir en grève à chaque fois qu'on a une inflation forte et remettre encore et encore les travailleurs en grève, alors qu'on pourrait tout simplement aller chercher, grâce au rapport de force, l'indexation des salaires sur l'inflation, qui, je rappelle, a été retirée par un gouvernement de gauche, a été retirée sous le gouvernement Mitterrand. Cette indexation, il faut qu'on aille la chercher, en particulier pour l'ensemble des travailleurs qui sont aujourd'hui dans une précarité énorme, en fait. Je veux dire, les petits chèques à droite, à gauche, sur le carburant, etc. Bien sûr que ça peut faire du bien au portefeuille, mais c'est la politique de la miette, en fait. Alors que je rappelle quand même que Total, c'est 35 milliards de bénéfices en 2023. Enfin, je veux dire, on est en train de parler de cette entreprise-là. Et en fait, on nous propose des petites mesurettes, alors qu'ils ont la capacité de payer. Il n'y a pas de problème à ce niveau-là, sauf qu'il faut qu'on l'impose par le rapport de force. Voilà. Donc il ne faut pas aller chercher des petites mesurettes. Il faut vraiment qu'on aille vers la nationalisation sous contrôle des travailleurs, de l'ensemble du secteur de la production, parce qu'on parle beaucoup du pétrole et de ses dérivés. Mais en fait, le problème énergétique, il s'imbrique avec les autres secteurs, les secteurs du transport, les secteurs de l'énergie, de l'électricité, etc. Et tant qu'on n'a pas ce pouvoir sur les outils de production, en fait, on ne cesse de reculer. On ne cesse de reculer sur tout, sur la retraite, sur les salaires. On ne cesse de reculer sur nos conditions de travail. On ne cesse de reculer sur toutes les lois qui ont aussi détruit le code du travail. Donc il faut que ça s'arrête. Il faut que ça s'arrête. Moi, vraiment. Et ça, ça ne passera que par le rapport de force, par la grève qui se multiplie dans les différents secteurs. Et pour moi, le rôle aujourd'hui, c'est de porter ces mots d'ordre principaux qui sont à mettre en avant, le plafonnement des prix, mais aussi l'indexation des salaires sur l'inflation et la nationalisation sous contrôle des travailleurs. Et je voudrais terminer pour dire qu'il y a vraiment énormément, dans ce contexte-là, de travailleurs chez nous, de sous-traitants qui sont immigrés ou issus de l'immigration, et qui, dans ce contexte-là aussi violent qu'on vit actuellement en France, où on ressent le racisme, etc., où on voit à quel point il y a cette volonté aussi pour le patronat qu'on a vu dîner récemment avec Marine Le Pen, de se lier au secteur d'extrême droite, à quel point, si nous, on n'accélère pas le recul du patronat, en 2027, on pourrait voir une alliance entre le patronat du CAC 40 et l'extrême droite en France. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés25 mai 2023 au 16 avr. 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, bien sûr, il y a des objectifs de plus long terme. C'était juste la crise des carburants. On pourrait en rester au blocage des prix. Et finalement, on abandonnerait au capital privé les décisions fondamentales. Non, bien sûr qu'il s'agit d'abord d'avoir une bifurcation écologique. C'est le premier élément que j'évoquais. À savoir la reprise publique en main pour reconvertir l'outil, surtout le diversifier. Pour préparer l'économie post-carbone. Deuxièmement, parce que je pense que cet ordre public étendu, nationalisé, c'est le lieu pour déléguer, transférer, confier et accorder enfin du pouvoir aux travailleurs et aux travailleurs sur leur site, sur leur lieu de travail. Normalement, le secteur public national a toujours eu comme ambition d'être le lieu d'expérimentation des avancées démocratiques sur l'outil productif. Simplement, maintenant qu'on a mis toutes les usines dans le privé et qu'il n'y a plus de régies publiques productives, on n'est plus en capacité d'avoir ce secteur-là qui entraîne, qui est le secteur où les travailleurs testent des choses, s'organisent, revendiquent et surtout, comment dire, conçoivent localement quelque chose qui après est répondu ailleurs. Comme on l'a fait sur les semaines de congés payées, par exemple, dans les luttes des travailleurs et des travailleurs qui ont été expérimentées dans le public. Ensuite, elles sont reprises après dans le privé par cet effet de pression. Et puis, troisièmement, il y a un sujet international, c'est-à-dire que reprendre le contrôle public sur l'industrie pétrolière, c'est aussi repositionner la place de la France dans le monde par rapport aux pays pétroliers. C'est faire en sorte que Total, par exemple, ne soit pas l'ambassadeur officieux de la France et ne soit pas en charge de gérer les logiques d'extractivisme dans des pays tiers. Mais bel et bien que la France assume ses responsabilités de bout en bout en étant la responsable nationale du pétrole national. C'est une multinationale qui a pris trop de place par rapport à ce que devrait être ? Bien sûr. Il y a des multinationales comme Total qui, aujourd'hui, ont des revenus supérieurs à ceux de certains États et donc qui, à partir de là, négocient avec une force de frappe qui est incommensurable. Et je pense que c'est un problème démocratique que des multinationales soient aussi puissantes que cela. Non pas qu'elles aient des capacités productives très importantes, ça, tant mieux, c'est grâce aux salariés. Mais qu'elles aient une force de frappe financière telle que celle qu'elles ont aujourd'hui, ça conduit également, on le voit régulièrement, à des affaires en justice ou ça conduit à des arrangements avec des puissances étrangères, y compris hostiles. Je pense, par exemple, à l'abandon des projets renouvelables aux États-Unis sous pression de Donald Trump. Total a accepté un chèque des États-Unis pour abandonner des projets qui avaient été signés à l'époque de M. Biden. Eh bien, je pense qu'une entreprise nationale aurait pu avoir un avis beaucoup plus tranché là-dessus. Et puis surtout, le fait d'avoir par l'État un contrôle sur la logistique, la raffinerie et des prises de participation possibles à l'étranger nous donne les outils d'être autonome par rapport à une multinationale qui, aujourd'hui, a un monopole privé qui est assez insupportable. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 20:38Voir 2 autres passages
« Tout à fait. Alors, peut-être d'abord pour que tout le monde saisisse bien l'intérêt Total et l'industrie pétrolière en France. Ce sont des milliers de salariés hautement qualifiés à tous les postes de travail qui se lèvent le matin parce qu'ils veulent fournir de l'énergie. D'ailleurs, pour une bonne partie, ils travaillent aussi pour décarboner. Cette énergie. Donc ça, c'est ce que font les gens qui travaillent dedans. Maintenant, ils ont deux obstacles importants. Le premier obstacle, c'est le caractère de rente de cette industrie, notamment le cas de Total. Vous voyez que Total, si vous prenez l'évolution de son taux de marge, de son bénéfice net, c'est uniquement lorsqu'il y a une crise que la spéculation est possible, que le taux de marge explose. Ce n'est pas parce qu'il y a une innovation, parce qu'il y a une percée technologique. C'est parce qu'ils se positionnent sur des moments de crise que du coup, ils peuvent spéculer. C'est ce qu'a dit Aurélie à l'instant. C'est un problème. Et ce problème, il est d'autant plus vif que l'argent qui en est tiré est utilisé au bénéfice des actionnaires, essentiellement. L'année dernière, c'était 16 milliards qui sont allés aux actionnaires sous forme soit de dividendes, soit de rachats d'actions, 15 milliards dans l'investissement. C'est-à-dire que cette entreprise qui profite des crises par effet de rente redistribue aux actionnaires plus qu'elle investit dans l'outil productif. Donc c'est un double problème. Face à ça, il nous semble qu'il faut reprendre la main. Et reprendre la main, ça nécessite de placer sous contrôle public les deux piliers industriels qu'on crée aujourd'hui de la production. D'une part, ce qui concerne le transport entre les raffineries et les dépôts. Il y a des infrastructures qui existent aujourd'hui. C'est notamment les différentes sociétés, la STPP, la société de Pipeline Méditerranée-Rhône et la compagnie industrielle maritime. Ces trois entreprises font le transfert, en fait, raffiner les défauts et transportent les essences. Et la difficulté qu'on a là-dessus, c'est qu'elles font des prix discriminatoires entre les stations de service. Et donc, en fait, c'est elles qui pilotent la variation des prix d'une station à une autre. Donc il faut les placer sous le contrôle public. Et l'avantage, c'est qu'une fois que c'est sous le contrôle public, comme pour l'électricité, par exemple, vous pouvez avoir une marge maximum. Au lieu d'avoir trois acteurs qui se répartissent le marché entre eux et qui font la marge la plus haute, vous avez une marge publique qui dit qu'au-delà d'un tel niveau de bénéfice, vous reversez tout à un fonds public ou au budget de l'État. Donc, premièrement... Ça serait fixé par l'État, du coup. Exactement. Comme on a, par exemple, pour les commissions sur l'énergie. Vous savez, il y a des tarifs maximum, il y a un plafond. On doit faire pareil sur le transport, sur les essences. Et puis, si on remonte plus haut, il faut arriver évidemment à la raffinerie. Aujourd'hui, il en reste six sur le territoire hexagonal des raffineries. Alors, on pourrait toutes les citer. Gonfreville, Donge, Faisin, Lavera, Fosse-sur-Mer, Port-Jérôme, Gravenchon. Ces six raffineries, aujourd'hui, ont le même défaut que Total en général. Mais elles ne sont pas toutes de Total, attention. Mais elles ont le même défaut, c'est-à-dire qu'elles ont des bénéfices qui explosent dans les périodes de crise, où elles peuvent créer une pénurie et, en fait, utiliser leur pouvoir sur le marché pour prendre captifs les consommateurs, les consommatrices, les conducteurs et les conductrices. Donc, face à cela, on a une difficulté. C'est qu'ils profitent de leur pouvoir de marché contre nous toutes et nous tous. Donc, il faut en reprendre le contrôle public à la fois pour pouvoir alimenter le pays par rapport à ses besoins, effectivement. Et puis, et même peut-être surtout, pour pouvoir réorienter la production carbonée. Parce qu'on voit bien que le privé, aujourd'hui, ferme des raffineries en France. On a perdu un tiers des raffineries depuis 2008. On ferme des raffineries tous les ans en France. Enfin, tous les ans. On ferme des raffineries, on va dire, depuis 20 ans en France. Et, en fait, sans aucune espèce de reconversion de l'outil productif vers la question des énergies renouvelables. Alors, pourtant, il y a eu un ensemble de tentatives. Je pense, par exemple, à ce qui a pu se faire à Grand-Puit. Alors, on souffre, évidemment, que ce ne soit pas sous contrôle salarié et que ce ne soit pas dans un cadre public intégral. Mais enfin, à Grand-Puit, il y a un projet solaire. Il y a des projets de recyclage. Il y a des projets biochimiques. Bref, une tentative de faire autrement de l'énergie en utilisant toute l'infrastructure concrète, physique, qui est déjà disponible, mais qui, aujourd'hui, ne sert que les actionnaires et pas le grand public. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités4 août 2025 au 16 avr. 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les tentatives à l'Assemblée, elles ont eu lieu des dizaines et des dizaines de fois. Et elles n'ont jamais porté leurs fruits. Et la grande victoire qu'on a eue contre Total, elle s'est passée en 2022, où on a réussi à arracher des grosses augmentations de salaire pendant cette période d'inflation. Je rappelle quand même que des profits historiques ont été gagnés par Total en 2022 et en 2023, liés notamment à la guerre en Ukraine. Et aujourd'hui, cette inflation qui va tous nous toucher, on voit les prix, y compris des courses, qui sont en train de flamber. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 18:13Voir 2 autres passages
« Ça comprend le travail au noir, ce chiffre. Tout à fait. Ça le comprend, mais ce n'est pas la plus grande partie en termes de volume de capital. Vous avez 100 milliards d'euros de fraude fiscale. Elle s'intéresse à 13 milliards d'euros qui seraient de la fraude sociale. Elle s'appuie sur un rapport le Haut Conseil aux finances publiques. 13 milliards d'euros. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gaza : le député LFI Hadrien Clouet exhorte la France à "constituer la coalition la plus large possible" pour "contraindre" IsraëlVérifier à 13:11
« Ça comprend le travail au noir, ce chiffre. Tout à fait. Ça le comprend, mais ce n'est pas la plus grande partie en termes de volume de capital. Vous avez 100 milliards d'euros de fraude fiscale. Elle s'intéresse à 13 milliards d'euros qui seraient de la fraude sociale. Elle s'appuie sur un rapport le Haut Conseil aux finances publiques. 13 milliards d'euros. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Média — Podcasts · France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronieVérifier à 22:26
« Oui tout à fait ce qu'on voit là chez M. Macron est extrêmement clair il annonce le programme il y avait ce qu'on appelle une assurance chômage donc c'est une assurance c'est-à-dire vous mettez de l'argent au pot commun parce qu'il y a un risque il y a un risque de perdre l'emploi on sait bien qu'il y a un risque c'est-à-dire quel salarié décide du contrat qui signe ? Aucun donc si vous ne décidez pas c'est bien que vous n'êtes pas en capacité de tout contrôler si vous ne pouvez pas contrôler c'est qu'il y a des risques point donc il y a des risques on était assuré c'est-à-dire qu'on mettait une partie de notre salaire au pot commun et on touchait une partie du pot commun en cas de difficulté ça c'est le principe de l'assurance au sens général du terme maintenant Emmanuel Macron a décidé de tordre le bras à tout le monde pour substituer à l'assurance un régime qui est effectivement un régime qu'on appelle bevridgien dans le langage en question mais en gros un régime fiscalisé où c'est l'impôt qui vient financer cela cela veut dire que des personnes qui ne sont pas elles-mêmes exposées au risque payent pour d'autres qui le sont ou les fonctionnaires et donc vous avez une situation où par définition vous jetez des populations les unes contre les autres puisque là où avant chacun s'assure et assure les autres pour se protéger c'est une situation où on dit vous vous n'êtes pas concerné mais quand même payé évidemment que celui qui paye dans ces conditions se dit moi je paye je pouvais payer moins je préférerais payer moins mais ça ne me concerne pas et donc par le fait de supprimer le fait d'être concerné par le mode de financement et bien vous affaiblissez l'idée même du chômage et c'est ce que dit Emmanuel Macron il dit il y avait un droit au chômage alors on ne sait pas trop ce que c'est le droit au chômage il y a un mec qui se levait le matin il disait je m'en vais sachant que s'il s'en va il est de façon démissionnaire donc il ne peut pas toucher le chômage donc c'est du délire absolu mais l'idée de Macron c'était il y a un droit au chômage maintenant il n'y en a plus je vais reformuler ce que fait Emmanuel Macron c'est de dire vous aviez un droit à être protégé si vous perdiez votre boulot »
Le Média — Podcasts · France Travail : la nouvelle arme de guerre sociale de la macronieVérifier à 34:09
« Alors, le budget a très légèrement augmenté de la sécurité civile après des coupes tout à fait détestables. En 2024, notamment. En 2024, M. Attal a coupé 52 millions d'euros. Il a annulé deux commandes de Canadair. Alors, vous avez Mme Bréjon qui vient sur les plateaux nous expliquer que l'usine ne pouvait pas en produire plus. C'est très étonnant puisque, dans le même temps, l'État d'Alberta au Canada et l'Indonésie en ont commandé alors que la France y renonçait. Donc, visiblement, il y en avait des commandes qui étaient possibles. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 4:19
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis en faveur de l'impôt universel" affirme Hadrien ClouetVérifier à 4:36
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 1:25
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 4:19
« Bien sûr, ils ont des cagoules à 12 euros alors qu'on sait en faire à 60 euros qui sont protectrices mais qui ne sont pas adaptées au même type d'intervention. Donc, vous voyez bien que tout cela est dans l'improvisation la plus totale. Et je pense que c'est un danger d'improviser dans cette situation-là. Et la base, me semble-t-il, c'est de partir des demandes des sapeurs-pompiers elles-mêmes et eux-mêmes qui nous disent depuis des années les mêmes choses. Les besoins en matériel roulant, les besoins en cagoules, les besoins en matériel aéroporté, les besoins en hélicoptère et en avion d'intervention. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 8:29
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 2:22
« Alors, nous, les Insoumis, nous avons proposé le déploiement sous mandat de l'ONU. En fait, de casques bleus sur place. Parce qu'on peut envoyer la marine pour faire des transports plus faciles. Le problème, c'est qu'il n'y a pas de port en eau profonde, au large de Gaza. Donc, ça vient largement limiter techniquement, logistiquement, la pertinence de la proposition-là. Mais oui, il faut que la France se déploie. Par exemple, vous avez bien vu qu'il y a deux semaines de cela, il y avait un bateau humanitaire, le Handala, qui était en route pour Gaza. Ce bateau n'a pas eu de protection militaire française, alors qu'il y avait des ressortissants français à bord. Eh bien, moi, je dis, je pense à mes collègues Gabriel Catala ou Emma Fourreau, qui sont députés de la France Insoumise. Elles devaient avoir la protection militaire de la marine française pour arriver à Bonport »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gaza : le député LFI Hadrien Clouet exhorte la France à "constituer la coalition la plus large possible" pour "contraindre" IsraëlVérifier à 3:37
« Moi, je pense que la fraternité, c'est quelque chose qui existe à partir de grands projets entre tout le monde. Et c'est évidemment une urgence aujourd'hui parce que vous avez une partie des candidats qui ont décidé de vouloir trier selon la couleur de peau ou les convictions religieuses réelles ou supposées de la population. Et si on veut sortir de ce risque, c'est-à-dire un risque de chaos dans le pays ou de division profonde, de haine entre des Françaises et des Français, eh bien il faut fixer des caps, des grands projets. Et je pense que, par exemple, se dire que la France doit être la première nation à atteindre la neutralité carbone, c'est-à-dire à contribuer à son échelle à la survie de l'humanité, ça c'est un projet où il y a une fraternité entre Françaises et Français pour y arriver, et puis même avec les peuples du monde avec lesquels on a envie de coopérer. Ça c'est un exemple concret. La fraternité, c'est des grands projets qu'on partage d'où qu'on vienne et qu'il conçoit. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis en faveur de l'impôt universel" affirme Hadrien ClouetVérifier à 11:39
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 23:47
« Oui, continuer à mettre la pression. Et le meilleur outil qu'on a, nous, les travailleurs, c'est la grève. Et y compris, voilà, on se souvient du grand mouvement de grève qu'il y a eu en 2023, qui a déployé beaucoup de secteurs du monde du travail. Et aujourd'hui, on a fait la démonstration que les travailleurs de Total, qu'il y avait vraiment deux secteurs, en fait, dans cette entreprise. D'un côté, le patron. D'ailleurs, le ministre Lescure et tout son gouvernement veulent toujours épargner les profits de Total. Il ne faut jamais toucher aux profits. Il ne faut jamais viser cette entreprise en particulier. Et nous, ce qu'on dit, justement, c'est qu'aujourd'hui, le rapport de force, il est dans les usines. Il est dans la grève. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 17:22
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 2:22
« Et combien de travailleurs vont être plongés dans cette précarité, nous, on a tous une carte à jouer. Et nous, les travailleurs, on a la possibilité de bloquer l'appareil de production pour imposer ce rapport de force et aller arracher beaucoup plus qu'un plafonnement des prix. C'est vraiment quand on parle de s'échanger de paradigme quelque part, s'échanger de qui décide de ce qu'on produit et pourquoi. Et c'est là où on doit poser cette question-là, cette question démocratique. Parce que nous, bien sûr que nous, on est les premiers à attraper des cancers à cause des produits, à cause du benzène. Donc on n'a aucun intérêt, quelque part, à faire perdurer le pétrole. Mais aujourd'hui, on nous vend des solutions qui sont complètement loufoques. On nous parle de passer à l'électrique avec des voitures familiales à plus de 30 000 euros. On nous parle d'accentuer aussi l'extractivisme qui existe dans les pays du Sud. Il faut rappeler ça à quel point toute l'électrification passe aussi par polluer l'Argentine, le Chili, »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 18:43
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gaza : le député LFI Hadrien Clouet exhorte la France à "constituer la coalition la plus large possible" pour "contraindre" IsraëlVérifier à 13:11